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Alan Cole
DATE D'INSCRIPTION : 06/04/2020 PSEUDO/PRENOM : Haeny MULTICOMPTES : / MESSAGES : 1415 CELEBRITE : Fionn Whitehead COPYRIGHT : Mistspell (avatar) - EXCEPTION (signature) METIER/APTITUDES : Architecte / Mécanicien TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 1365

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le Sam 11 Avr 2020 - 18:22
Read my mind
ft. Elijah
Mars 2114 – Odyssée

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Alan contemplait les murs sombres qui lui tenaient compagnie depuis un petit peu plus d'un mois. Le jeune homme avait arrêté de compter les jours. Il essayait maintenant de tenir le compte des semaines qui s'écoulaient. Les journées lui semblaient interminables. De quoi devenir fou ...

Les rares promenades accompagnées auxquelles il avait droit le divertissaient à peine. La cantine était peut-être son moment préféré de la semaine, car il avait parfois l'occasion de discuter avec Autumn. Pourtant, Alan peinait à accepter sa nouvelle réalité. Il avait préféré déconnecter son esprit. Ne plus penser à rien. Faire le vide. C'était sans doute la seule solution pour supporter ce qu'était devenu sa vie. Et ce à quoi elle allait ressembler, durant les dix ans qui lui restaient sur ce vaisseau. Dix ans. Puis la mort. Ca donnait juste le vertige. Il aurait préféré en finir tout de suite, plutôt que d'être en sursis dans cette boîte de conserve, seul avec son esprit.

Son esprit... Parlons-en. Le peu de fois qu'il s'y perdait, Alan revivait la tentative de meurtre. La seule personne à laquelle il était capable de penser, c'était Nora. Il se perdait dans l'immensité de ses yeux. Elle le fixait, un sourire frais et spontané aux lèvres. Ensuite, ses yeux s'écarquillaient d'horreur et elle poussait un hurlement. Il devait la faire taire. Il se revoyait enserrer son cou. Il revivait la scène des dizaines de fois. Le résultat était toujours le même : il perdait le fil et sombrait dans l'angoisse. Parfois, il se réveillait en sursaut. L'enfermement lui faisait presque perdre la notion d'éveil et de sommeil.

Il se tint la tête et haleta. Il ne devait pas penser à elle. Il ne devait penser à rien. C'était le seul moyen pour qu'il garde toute sa tête. Que ferait-on de lui, d'ailleurs, s'il venait à perdre la raison ? Il perdrait sans doute ses droits de sortie, aussi infimes soient-ils. Le cas devait déjà s'être produit... Les hurlements qui résonnaient parfois dans la prison le soir ne pouvaient que confirmer ses craintes. Constamment alerte, Al' perdait le contrôle, petit à petit.

Il l'avait su le jour où il avait distinctement entendu sa voix. Il avait cédé le jour où il lui avait répondu. Nora lui parlait. Parfois de manière incohérente, parfois en hurlant. Lorsqu'elle surgissait dans sa tête, Alan avait toute les peines du monde à l'en sortir. Lui répondre était souvent la solution la plus facile. Ensuite, il s'en voulait d'avoir cédé aux sirènes de son esprit. Car tout ça, ce n'était que le produit de son cerveau complètement détraqué. Elle l'avait cassé.

Alors, ce jour-là, Al' avait décidé de résister. D'au moins essayer. Il faisait le vide.

Il sursauta lorsque la porte de sa cellule s'ouvrit brusquement.

« Cole. Bouge pas. Je te passe les menottes. »

Sans crier gare, un garde pénétra dans son espace pour le menotter. Il le redressa sans ménagement et lui passa les bracelets métalliques avec la délicatesse d'un bucheron.

« Allez, sors. »

Il le traîna hors de sa cellule sans explications. Ses mains enserraient le bras d'Alan. Un deuxième garde les suivait, sans doute pour éviter que le jeune homme s'échappe.

« Vous m'emmenez où ? J'ai une visite ? »

Le jeune homme s'emplit d'espoir. Ses parents voulaient-ils le voir ? Depuis un mois sans nouvelle de sa famille, Alan avait fini par se penser abandonné. Il avait presque cessé d'espérer. Ce ne pouvait être que ça, de toute façon. Le garde resta étrangement silencieux. Lorsqu'ils passèrent devant les salles de visite, Alan se décomposa.

« C'était là... On va où putain ? »

Il commençait à s'agiter. Al' perdait patience. Allait-on l'éjecter ? Refaire son procès ? Le torturer ? Ses pensées s'emballaient et il tenta d'arrêter sa progression, de revenir vers l'espace de visite qui était devenu soudainement l'objet de son obsession.

« Merde Cole. Aide-moi s'te-plaît »
Aussitôt, le collègue saisit le deuxième bras d'Alan, non sans laisser échapper un coup de coude pour calmer les ardeurs du détenu. Alan reprit son souffle et consentit enfin à suivre les gardes, empli d'appréhension. Il n'avait de toute façon pas le choix.

Enfin, ils ouvrirent une pièce qui ressemblait à une salle d'interrogatoire. Pas très rassurant ... On l'amena vers la table qui trônait au centre de la pièce. On allait l'attacher pour qu'il subisse il ne savait quoi. Pourquoi l'interroger de nouveau ? Alan n'en pouvait plus. Il aurait juste voulu qu'on le laisse tranquille. Poings liés, il attendit que l'un des deux gardes se penche pour le menotter à la table. Le jeune homme rua alors vers l'arrière, faisant basculer le vigile qui s'était baissé. Surpris, le deuxième laissa son bras lui échapper, avec de se ruer sur lui pour le plaquer au sol.

« C'est bon je l'ai... »

Le premier garde se releva, empli de haine
« Espèce de vieille merde... » . Il approcha Alan d'un pas ferme « Tu comptais aller jusqu'où crétin ? Hein ? » Il lui envoya un coup de pied dans les côtes en guise de correction. On le redressa avec encore plus de violence et on l'attacha à la table. Al' n'eut plus la force de résister. Pendant qu'ils s'exécutaient, le jeune homme furetait comme un animal en cage, à la recherche de quelque chose qui aurait pu apaiser ses craintes. En face de lui, il y avait une autre porte, qui devait mener à un bureau, ou à un couloir parallèle. Alan soupira. Tout cela ne présageait rien de bon. Lui qui redoutait la vacuité de son quotidien trouvait cette journée un peu trop différente des autres. Il peinait à garder son calme. Ses mains tremblaient toujours et il peinait à reprendre son souffle.

« Il va jamais se calmer c'est pas possible.»

La psychologie des gardes ...

Spoiler:


Dernière édition par Alan Cole le Sam 23 Mai 2020 - 16:26, édité 1 fois
Admin - Panic Station
Elijah Callaghan
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Admin - Panic Station

Read My Mind (Elijah) Empty Re: Read My Mind (Elijah)

le Lun 18 Mai 2020 - 2:03
Read my mind
Alan & Elijah
C’est un peu différent aujourd’hui. Il s’occupe d’un cas particulier, d’un dossier comme il n’a pas tant l’habitude de les traiter. Le plus souvent, c’est des personnes au dossier plutôt vierge qu’il reçoit, qu’il tente d’aider. Cette fois, quand il lit sur sa tablette les informations sur ce Cole, c’est totalement différent, c’est une démarche assez différente pour lui aussi. Il ne voit pas au premier abord pourquoi on se penche sur son cas à présent, pourquoi ce n’est pas son ancien psychologue qui s’occupe de lui. Il ne serait jamais passé par la trappe du système si bien huilé de l’Odyssée pas vrai ? Beaucoup d’habitants à gérer, beaucoup de cas diversifiés et à la fois si semblables. Il s’interroge, c’est plutôt pas commun un gars comme Alan Cole qui du premier coup d’œil n’a pas vraiment l’air de quelqu’un de dangereux. Il a plutôt l’air de quelqu’un d’un peu paumé à vrai dire, pas de quelqu’un qui n’a pas été loin de tuer quelqu’un. Il éteint la tablette, tentera de comprendre ce qu’il s’est passé comme toujours.

Dans le fond même s’il ne comprend pas pourquoi il lui arrive à présent, ce Cole, il sait que ça l’arrange quelque part : c’est différent. Il y a bien quelques personnes plus intéressantes que d’autres dans ce vaisseau mais bien souvent, c’est des dépressions bien futiles, pas nécessaires que les Odysséens se mettent sur le dos sans parvenir à les retirer parce que vivre dans cette boite de métal les pèse alors qu’ils devraient s’y être faits depuis bien longtemps. Et ça le fatigue quand c’est des futilités qui auraient pu être évitées avec juste un peu de bon sens. Alors cet Alan Cole, il est curieux de savoir, de voir l’énergumène déjà. S’il peut se faire une idée sur une photo, c’est totalement autre chose que de voir la façon qu’il aura d’agir face à lui. C’est toujours différent, des informations en plus qu’il récupérera bien évidemment. Tablette en main il s’apprête à quitter la pièce qui lui sert de bureau. Elle n’est pas si grande mais lui suffit amplement. Il n’y vit pas. Il ne lui faut pas longtemps avant d’arriver dans le quartier de la prison, il n’est jamais bien loin, pourtant, c’est bien là son premier cas criminel. Il n’oublie pas le badge qui lui permet de passer dans cet endroit des cas des causes perdues. Il va d’un bureau à l’autre mais d’abord cette grande pièce aux gardes nerveux.

Il regarde le jeune qui semble tout autant nerveux. Lui aussi, il doit se demander ce qu’il fait là. Il n’a pas besoin de menottes avec lui, les gardes resteront en dehors, seront là si le jeune Cole veut mourir plus tôt que prévu. Il doute que cela soit ce qu’il veut. « Je doute qu’il essaye de s’échapper une deuxième fois. » Il suppose qu’il a essayé, c’est le point commun qu’ils ont tous, rares sont ceux qui acceptent leur destin ainsi scellé par leur façon d’agir. Ils sont coupables dès l’instant ou l’idée du méfait s’incruste dans leurs pensées. Le tout est de définir aujourd’hui l’état psychologique du détenu. Il voit bien l’hésitation des gardes mais sait tout autant qu’il a raison de leur demander ça. Cette entrevue ne servira à rien si Cole est menotté. Les conditions ne sont déjà pas optimales par la simple situation critique du plus jeune alors un petit coup de pouce de la part des gardes, cela ne serait pas de trop.

Il ne bouge pas d’un pouce tant qu’ils n’agissent pas. S’ils veulent perdre leur temps, c’est leur souhait, mais lui il a tout son temps. Alan Cole est la dernière personne qu’il  doit voir aujourd’hui. Ils s’exécutent et Elijah fait signe au détenu de le suivre sans autre forme de procès. « Je suis ton psychologue désigné jusqu’à la fin. » Il est inutile de préciser quelle sera la fin, ils le savent tous les deux sauf s'il y a autre chose derrière cette analyse qu'on lui demande. C’est probablement le cas mais quoiqu’il en soit, il préfère ne rien savoir. La porte se referme derrière eux, bien, peut-être a-t-il compris qu’il serait stupide de tenter quoique ce soit. Il note le souffle moins régulier du brun, il doit le savoir pourtant que certains gardes n’ont pas la patience de leur côté, que lui l’a pour un temps indéterminé mais qu’il choisi bien peu souvent de la perdre face à ses patients. « Tu peux t’asseoir si tu veux. » Qu’il décide ou pas de s’asseoir ne va pas changer sa façon de faire avec lui. « Alors dis moi Alan, pourquoi avoir tenté de t’échapper ? » Alors qu’il savait qu’il ne ferait qu’aggraver son cas. « Une envie d’exercice peut-être ? » Il est calme quand il tente. Il sait pertinemment Elijah, qu'il est entrain de le tester. Il devinera bien facilement comment poursuivre cette séance selon ses réactions.



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code by exordium.


Alan Cole
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Read My Mind (Elijah) Empty Re: Read My Mind (Elijah)

le Ven 29 Mai 2020 - 23:19
Read my mind
ft. Elijah

Mars 2114 – Odyssée

Les gardes s’affairaient pour le menotter à la table. Alan restait nerveux, tendu. Et en cela, il ne leur facilitait pas la tâche. Raide et figé, il leur opposait une forme de résistance passive. Et même si la colère de ses geôliers s’était calmée avec ses envies d’évasion, la tension restait palpable, étouffante. Soudain, un homme passa la porte située juste en face d’eux. Alan leva les yeux vers l’intrus, tout comme les gardes, qui se figèrent à sa vue. L’adolescent n’avait encore jamais vu cet homme. Sans même prononcer un mot, il rétablit une forme d’ordre là où avant, il n’y avait que le chaos. Grand, brun, ténébreux, des billes bleues perçantes et une voix caverneuse, il imposait naturellement le respect.

Al’ le détailla et se raidit encore davantage. Qui était-il ? Un enquêteur ? Un exécuteur ? Il en avait parfaitement l’allure cela ne rassura pas vraiment le jeune homme. En quelques paroles seulement, l’inconnu fit comprendre aux gardes que leur empressement pour le menotter était inutile. En effet, après une première tentative infructueuse et totalement irrationnelle, l’envie de s’échapper lui était complètement passée. Il n’aurait de toute façon pas été bien loin… C’était la peur qui le guidait et rien d’autre. Les gardes s’écartèrent et l’étranger l’invita à le suivre, précisant au passage qu’il serait son « psychologue ». Interloqué, Al’ resta assis quelques secondes avant de comprendre qu’il devait quitter cette pièce. Il lança un œillade aux gardes, qui devaient être bien frustrés de le laisser filer après tant d’efforts pour le maintenir en place. Mais soit. Au moins, il avait l’occasion de quitter cette salle froide et sombre, à l’allure de vieux film noir de l’ancien temps. Il se redressa, encore tremblant de l’altercation qui venait d’avoir lieu, et suivit son nouveau psy… Cette idée le rassura quant à la suite des événements, mais le décevait un peu aussi… On l’avait traîné à l’autre bout de la prison pour une simple consultation. C’était… inattendu. Il aurait préféré de loin recevoir une visite… mais il n’aurait pas voulu subir un nouvel interrogatoire. Un psy ce n’était … pas le pire qu’il aurait pu subir, disons.

Et l’idée le dérangeait, en même temps. Il avait déjà été suivi psychologiquement les années précédentes. Sa mère le sentait parfois instable. Elle craignait que sa relation avec Nora ne lui cause des ennuis, et avait insisté pour qu’Alan voie un thérapeute. Si son père s’était un peu moqué d’elle, à l’époque, et qu’Al’ ne voyait qu’une crainte irrationnelle à ces vaines inquiétudes, sa méfiance prenait aujourd’hui des airs de prémonition. A croire qu’elle avait senti, au plus profond d’elle, que cette fille causerait sa perte. Elle regrettait également que son fils soit si renfermé, et qu’il n’y ait que ces lignes de codes qui lui parlent vraiment.

Le détenu et le psychologue entrèrent dans un bureau, plus petit que la pièce d’interrogatoire. Plus agréable, aussi, il devait bien le reconnaître. Pour la première fois depuis des semaines, Alan pénétrait dans un espace un tant soi peu chaleureux, où on ne se tuait pas à lui rappeler qu’il était un détenu, dans une prison. Cette pièce lui semblait presque confortable. Il lorgnait sur la chaise qui semblait plus accueillante que ce qui lui servait de lit depuis un mois. Aussi, quand le Docteur l’invita à s’asseoir, il ne se fit pas prier. Néanmoins, il restait méfiant, sur ses gardes, c’est pourquoi il n’avait encore prononcé le moindre mot. L’idée que quelqu’un essaie de rentrer dans sa tête… de comprendre ce qu’il s’y passait alors que lui-même perdait pied depuis quelques jours ne pouvait que l’angoisser.

Son interlocuteur ne perdit pas de temps : il brisa la glace en lui demandant la cause de sa piètre tentative d’évasion. Pire : il ironisa. Faire de l’exercice ? Il était sérieux ? Déjà nerveux, Al’ sentit l’étrange colère qui l’habitait depuis quelques semaines se réveiller soudainement. Mais il parvenait encore à la contrôler, bien que son anxiété transparaissait malgré lui. Il ne put retenir un rire amer qui marquait le début des hostilités. S’il écoutait la voix qui s’insinuait dans son esprit ces derniers temps, il aurait sans doute choisi l’agressivité. Mais Al’ avait encore assez de lucidité pour ne pas céder à la facilité. C’était sans doute ce que ce type voulait…

« Je ne crois pas avoir entendu votre nom. »

Même si ça pouvait paraître stupide, Alan voulait rétablir une injustice savamment entretenue par son nouveau psy : ce type savait tout de lui, c’était certain. Il avait sans doute parcouru son dossier, et avait dû se renseigner soigneusement sur son état avant de le rencontrer. Il avait clairement un temps d’avance. Alors, même si un nom n’aiderait pas vraiment à Alan à en apprendre plus sur son interlocuteur, pouvoir le nommer lui semblait être le minimum. Mettre un mot sur un objet, un nom sur un visage, c’était un besoin pour n’importe quel être humain sain d’esprit. Mais l’était-il encore vraiment ?          
« Le Docteur Turner me suit depuis quatre ans. Il lui est arrivé quelque chose ? Ou mon cas a soudainement éveillé votre curiosité malsaine ? »

S’il voulait du sarcasme, il en aurait. C’était la forteresse privilégiée d’Alan. Celle derrière laquelle il murerait son esprit de ce voyeur. Du moins, il essaierait … Après tout, ses tremblements ne pouvaient berner personne, surtout pas un professionnel.

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