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le Ven 3 Avr 2020 - 13:49
Nice to meet youNear & Alita
Voilà longtemps que je n’avais pas ressentis ça. Cette sensation de s’envoler loin comme si plus rien d’autre n’existait. Les arbres défilant dans mon champ de vision ainsi réduit au simple fait de foncer droit comme une flèche. Libre comme un oiseau dans le ciel planant sur ces étendues de terres à perte de vue. Comme un rêve devenu réalité. Voir du paysage, s’imprégner de la nature, vadrouiller à la découverte de l’inconnu, c’était d’un esprit libertin dont je pensais. Mais connaissez-vous donc cette sensation ? Sentir l’air s’engouffrer dans les cheveux, la fraicheur sur le visage, la douceur du soleil sur la peau. Le simple fait d’aller plus vite qu’à l’ordinaire pouvant si je le souhaitais m’enfuir et galoper vers de nouvelles terres. Même si le danger était grand voire permanant sur cette terre. Savoir prendre des risques comme pour survivre. Mais cet esprit-là étant synonyme de solitaire sans liens ni attaches sur cette Terre. L’attachement étant donc un frein tout comme un lien affectif pouvant contraindre ces plans. L’abandon étant le risque si la liberté est prise. Persuadée qu’il y avait tant à découvrir et à partager ailleurs, mais que cela pouvait attendre d’être tous ensemble. On en revenait donc à cet attachement qui faisait notre force. L’esprit de groupe qui nous permettait à tous de rester en vie et de survivre.

C’était donc à cheval que j’arrivais vers les terres des Pikunis. Ce peuple que j’avais pour habitude d’appeler les agriculteurs ou les éleveurs. Leur village se situait sur une plaine, entièrement recouvert de végétation et leurs habitations étaient formées de pierres et de métaux. J’aimais beaucoup ce peuple même si ma préférence allait pour les Athnas. Les Pikunis étaient des commerçants, des personnes aimables et souriantes, un peuple que j’avais rarement vu vouloir combattre, plutôt des pacifistes à mon humble avis. Leur réseau commercial s’étendait bien au-delà de ce que je connaissais. J’enviais leurs terres pour leurs cultures et leurs élevages, notre côté n’étant pas aussi garni. Mais notre proximité avec leur village était un atout pour les échanges, c’était déjà ça. C’était le moment de descendre de ma monture, arrivant à l’entrée de leur village. Une petite caresse à l’animal que je confiais aux Pikunis. Les connaissant je savais qu’ils prendraient soin de lui. S’il avait eu un nom, je l’aurais appelé Rébélio en lien avec son caractère fougueux, à vrai dire un peu comme moi. Un merci en direction du terrien qui le prit en charge tandis que j’entrai dans le village. Je saluai quelques personnes me rendant compte ne pas grandement les connaître, mais qu’importe la politesse avant tout. Puis je me dirigeai vers les champs. La culture de la terre, l’agriculture, à les voir faire ça semblait facile mais personnellement, ce n’était pas du tout mon truc. A les regarder, on y voyait de la passion et de l’entraide, deux choses extrêmement importantes de nos jours. Ces choses qui nous aident à surmonter les dangers sur Terre comme les guerres. Inconsciemment, mes pas m’avaient guidé vers l’enclos des chevaux situé à côté de celui des bovins. Fascinée par ces animaux je ne pus m’empêcher d’en caresser un à la longue crinière dorée. « Magnifique. Je ne sais pas comment tu peux t’appeler, mais tu es une beauté fatale. » – Remarquant que c’était une femelle. Puis je sentis comme une présence derrière moi. Sur le moment je ne m’étais pas retournée profitant de l’instant avec cette jument.

« Il ne savait donc pas que je savais qu’il était là. Enfin j’disais « il » comme ça pouvait être « elle », puis aussi bien ça pouvait être un dangereux psychopathe qui voulait ma mort ou un animal qui se serait mystérieusement transformé dans la nuit en monstre ? Sérieusement ? Pfff, non mais j’délire grave. Bon admettons : je sais courir vite, je peux escalader les arbres sans tomber de préférence… – Je regardais devant moi à la recherche d’arbres et de forêt, étant mon terrain favori. – « Et je… n’ai pas d’armes, mais j’ai mon corps et je sais me défendre. – Petite pause. – « Bon ok, c’est ma faute je n’aurais pas dû discuter avec Mr. Parano. » – Quelle cruche, il y a deux secondes je disais sentir une présence derrière moi puis maintenant je me mettais à parler toute seule. – Petit rire non contrôlé. – Bon on ne va pas s’mentir, si ça avait été un animal ou un psychopathe, il m’aurait déjà attaqué. Si cette personne ne savait pas qui j’étais, elle devait déjà me prendre pour une délurée.
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le Mar 12 Mai 2020 - 15:07



Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting.


Alita & Near


C’est calme ces derniers temps. Il ne va pas mentir, cela fait du bien de ne pas avoir à s’inquiéter, de profiter simplement d’être là sur cette île si souvent malmenée par leurs actes, par la terre qui n’en fait qu’à sa tête. Il y a bien des événements étranges mais de ce qu’il sait, ceux qui ont effectué leurs recherches n’ont rien trouvé de vraiment concluant. C’est la dose d’inconnu qui leur fait se poser des questions mais qui ne les empêche pas de vivre comme ils l’ont toujours fait pour autant. Il paraisse un peu quand il se décide à se diriger vers la sortie du village Pikuni. Il ne sait pas encore ce qu’il compte faire par cette journée qui s’annonce plutôt belle en réalité. L’hiver est passé depuis longtemps, il n’a pas tant souffert, pas du froid, de ces températures qui chutent inévitablement à chaque fois. Il sait qu’ils ont eu plus de mal, les débarqués mais il sait aussi que la plupart s’en sont sortis, il en est soulagé, inévitablement.

Il ne sait pas que d’ici quelques jours tout changera drastiquement, qu’il se retrouvera dans l’agitation qu’aucun attendent et peut-être probablement pas celle qu’il repère, bien différente des autres, certainement pas Pikuni pour l’avoir vue de temps à autres sans pour autant l’approcher. Elle vient de ceux du ciel et lui se demande pourquoi elle est là si proche de ce village qui n’est pas le sien. Il n’est pas méfiant, non, il se demande juste parce qu’il y a toujours une raison pour qu’ils viennent s’approcher quand ils ne sont pas en groupes, comme invités ensemble dans ces lieux tel que ça a été le cas à diverses occasions.

Elle semble intéressée par les chevaux, une jument en particulier. C’est vrai qu’ils n’en ont pas beaucoup, peut-être en a-t-il vu une mais assez vieille. Ce n’est pas vers lui qu’elle devra marchander si vraiment elle souhaite une jument, il sait en tout cas que l’affaire sera bien difficile. Les chevaux les aident beaucoup dans les champs, se séparer de l’un d’entre eux, c’est leur donner plus de difficulté à labourer la terre et il ne pense pas que les Pikunis autant faciles à approcher qu’ils le soient, soient  prêts pour ça. Il comprend par bribe de mots parce qu’il n’est pas si prêt, qu’il ne veut pas réellement la déranger dans ce moment avec la jument même s’il est curieux de savoir pourquoi elle semble là. La curiosité est comme son deuxième prénom. « Et je… n’ai pas d’armes, mais j’ai mon corps et je sais me défendre. » Il roule un peu des yeux, amusé par cette façon d’être qu’ils sont de chercher plus souvent à se protéger d’un danger qui n’existe pas, pas ici, pas  chez les Pikunis, pas sur l’île. Du moins, cette partie de l’île bien loin du désert. «  Je ne suis pas là pour me battre, je n’ai jamais été là pour ça. » Il a appris leur langue nécessaire aux Calusas pour les commerces et l’a gardé en parlant avec Aliénor toutes ces fois-là où ils se sont croisés. Elle l’aide, le corrige un peu même si sa prononciation à ne pas en douter, reste encore bien déplorable. Elle parle, elle parle, continue de parler le dos tourné, c’est drôle leur façon d’agir tout de même, comme si elle parlait à l’invisible qui lui a adressé pourtant la parole. Il ne s’en offusque pas pour autant, il ne s’offusque jamais de rien sauf si on s’en prend aux autres, à ces autres qu’il aime. Il s’approche néanmoins, c’est tout de même mieux de voir à qui l’on s’adresse pas vrai ? « Tu parles beaucoup plus que moi. » Il est amusé, ce n’est pas tous les jours, ça en fait il n’y a qu’Aliénor pour parler autant que lui, aussi rapidement quand ils se comprennent dans l’entièreté, quand il n’y a pas de ces quiproquo, de ces mots dont il ne comprend pas toujours le sens. «  C’est qui  Mr Parano ? » Il ne l’a pas compris celle-là. «  Si c’est moi, Mr Parano s’appelle Near. » Et il n’est pas tant méfiant que cela, il ne voulait juste pas plus la déranger que cela mais maintenant que c’est fait il est bien curieux de voir où cette rencontre improvisée peut les mener.

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le Mer 13 Mai 2020 - 13:54

Nice to meet you

Comment pouvais-je l’avoir déjà oublié. Je suis plantée là, à imaginer toutes sortes de scénarios alors qu’en réalité, il n’y avait aucun danger sur ces terres appartenant aux Pikunis. C’est le peuple le plus pacifiste que j’ai pu connaître jusqu’à maintenant. Ils avaient cette gentillesse, cette ouverture d’esprit avec les autres que nous n’avions pas forcément et j’enviais grandement leurs cultures ainsi que leur manière de vivre.

Quand nous avions débarqués sur Terre, les natifs étaient à nos yeux des tueurs et des kidnappeurs que nous devions éliminer pour notre survie. Nombreux d’entre nous ne voulaient pas les connaître et désiraient être le plus loin possible de ces hommes. Pour ma part, j’ai toujours eu cette petite fibre de curiosité envers eux qui n’a fait que grandir avec le temps et les évènements. Aujourd’hui, nous avons appris à les apprécier et à les côtoyer plus souvent. Nous apprenons à nous connaître durant les festivités et en dehors aussi. Malgré quelques petites réticences ou méfiances, nous n’avons plus ce réflexe de voir si notre arme est bien avec nous ou si des endroits pouvaient permettre de se cacher. Tout cela était terminé et c’était bien mieux comme ça.

Tandis que je parlais seule face à l’enclos des chevaux, un homme était venu. Probablement du village des Pikunis, et m’avait adressé la parole en anglais. L’accent était plutôt drôle à écouter et la langue anglaise plutôt bien maîtrisée. Je me demandais comment avait-il appris notre langue alors que moi-même je peinais à apprendre le Trigedasleng. Ma mère prenait beaucoup de note à son sujet et parvenait à le parler bien mieux que moi qui ne connaît que quelques mots. N’ayant pas toujours le temps d’aller au camp des Odysséens pour cela. Regrettant quelque peu étant donné la situation actuelle même si, comme j’avais pu le constater, je n’avais pas forcément besoin de parler de Tri pour lui adresser la parole.

« Oh bonjour, oui ça m’arrive de parler beaucoup. Parfois trop d’ailleurs » – Amusée également par la réponse du natif qui se trouvait toujours derrière moi. « Mr. Parano ? Ahem, ce n’est personne. En vrai, je me fais des films toute seule. » – Réalisant ce que je venais de lui dire, il devait encore plus ne pas comprendre, ou se dire que j’étais encore plus délurée que j’en avais l’air. Je décide donc de me retourner et de faire face à mon interlocuteur. Il était bien plus plaisant de lui faire face, puis beaucoup plus respectueux à mon humble avis. Mais maintenant que j’y pense, il me semble l’avoir déjà vu quelque part. Ce visage, ce regard parmi la foule. Je pense l’avoir déjà vu serait-ce après le tremblement de terre ? « Nous sommes-nous déjà rencontrés ? Je ne sais pas mais… votre tête me dit clairement quelque chose. » – Examinant son visage et son physique puis son air curieux comme pouvait l’être un enfant. Il me semblait avoir déjà vu son visage quelque part même peut-être plusieurs fois. Comme si un marqueur était inscrit sur son front. Je n’aurais jamais pu oublier ce visage, il est si… habituel ?

« Ai laik Alita en yu ? » – Me rappelant quelques mots, voulant aussi montrer mes aptitudes proches des siennes en ce qui concerne l’apprentissage de la langue. Je n’étais pas méfiante envers lui car mon intuition me dit qu’il est quelqu’un de bien. Voulant en découvrir plus sur sa personne, je pris le temps de m’asseoir dans l’herbe et d’inspirer grandement l’air pur de cette belle journée.


©️S a n i e


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le Mar 14 Juil 2020 - 23:27



Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting.


Alita & Near


Il n’avait jamais été des présents pour se battre, même lors des journées organisées pour toutes sortes d’entraînement chez les Athnas, il avait plutôt répondu présent pour retrouver de nouvelles têtes. Elle n’avait rien à craindre en vérité, c’était une simple curiosité de sa part que d’être là, que de pouvoir se demander ce qu’elle faisait ainsi à discuter aux chevaux, si proche du village finalement, c’était ça la grande question. Elle devait avoir une raison et il lui tardait de découvrir de laquelle il s’agissait. Il essayait de s’exprimer dans cet anglais qu’il n’utilisait pas très souvent alors c’était un peu hasardeux, il ne comprenait pas toujours tout, comme des diminutifs comme celui qu’elle venait d’utiliser. Il n’avait jamais entendu ce mot.

Alors si Parano était quelqu’un, elle devait savoir qu’il s’agissait de Near à moins qu’il ne se trompe complètement, c’était une possibilité également. Il a un sourire quand elle commence. « Oh bonjour, oui ça m’arrive de parler beaucoup. Parfois trop d’ailleurs. Mr. Parano ? Ahem, ce n’est personne. En vrai, je me fais des films toute seule. » Elle le perdait un peu même si lui pensait qu’on ne parlait jamais trop, du moins. Ca dépendait des moments, puis avec qui en réalité. Ca ne l’avait jamais dérangé quelqu’un qui pouvait parler pour trois. « Nous sommes-nous déjà rencontrés ? Je ne sais pas mais… votre tête me dit clairement quelque chose. » Il n’a pas tant le temps de lui répondre maintenant qu’elle n’est plus de dos, la voilà qui continue. Elle ne parle pas trop, c’est juste que. Oui. Il n’a pas tant le temps de lui répondre, c’est ça en réalité. Ca en aurait agacé quelques uns, il a le regard rieur même s’il est un peu perdu par quelques termes qu’il ne comprend pas trop, peut-être qu’elle image un peu trop, il ne sait pas. « Ai laik Alita en yu ? » Il hoche la tête. « Ait. Ai laik Near kom Krashakru. » Il ne savait pas si elle connaissait, dans leur langage peut-être ne l’avait-elle jamais entendu. « Calusa. » C’était plus facile dit comme cela pur qu’elle comprenne plus clairement. Le tremblement de terre avait fait des dégâts sur l’île mais ils avaient été chanceux de se trouver loin. D’ici quelques mois il n’aurait jamais pensé que cette terre ou il est né leur réserverait un sort bien funeste.

« On. Commerce par la mer. » C’était pas si simple de parler en anglais même s’il s’en sortait rien qu’un peu. Ils n’avaient pas tant d’autres choix, c’était comme un terrain d’entente pour tout le monde même si chacun préférait négocier dans sa propre langue, ça avait toujours été ainsi. Le commerce aidait à la communication même si cela restait rare un commerçant qui avait choisi de parler la langue de leurs ancêtres, de ceux qui avaient choisi l’ère des étoiles même s’ils ne connaissaient pas tant l’histoire, l’avaient tous oublié. Connaître le passé pour mieux connaitre le présent, c’était une idée mais parfois il était bon de simplement vivre avec ce présent sans y traîner les chaînes de ce passé que semblaient avoir emporté avec eux les débarqués en chutant sur terre. « Near. C'est anglais ? » Il croit, il ne sait plus trop  ce que cela signifie mais en tout cas cela n’a pas une consonance de la langue la plus parlée sur l’île. « Parce que je serais toujours là. » Peut-être, c’est ça la signification, celle qui se donne et il aime bien l’idée. « Tu aimes les chevaux ? » Il parle en phrases courtes, réfléchi entre deux d’entre elles comme s’il essayait de ne pas faire d’erreur. C’est plus simple pour lui dans sa langue mais il n’est pas bon professeur. S’il a la patience, il n’a pas la façon de s’y prendre et c’est tout un art. « Hanch yu Sleng ? C’est bon ? » Enfin voilà qu’il lui demande à sa façon s’il ne la perd pas trop avec ces quelques mots même si ce n’est pas grand-chose du moins de son point de vue en tout cas.


Spoiler:
@Alita Wheeler Désolée encore pour le retard monstre Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting | Near Reinhart 4068885034 Alors pour la suite ça serait bien de mettre la traduction parce que j'aurais du mal sinon Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting | Near Reinhart 4186525286 Du coup pour moi, j'ai essayé avec les sites et le dico du fow **

Ait. Ai laik Near kom Krashakru. (juste. En mode c'est juste. Je suis Near des Calusas.
Hanch yu Sleng ? Tu apprends depuis combien de temps ?

 
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le Sam 1 Aoû 2020 - 1:37

Nice to meet you

Son visage me disait vraiment quelque chose. J’avais déjà dû le voir durant les réunions de pourparlers ou juste après le tremblement de terre quand j’étais allée les aider à reconstruire. Je ne savais plus trop et franchement ce n’était pas si important. Pourtant, une petite voix dans ma tête me répétait qu’il était malgré tout important. Que sa présence ne fût pas anodine et qu’elle comptait véritablement. Si ce n’était pas pour moi alors pour qui sa présence pouvait-elle compter autant ? Aliénor ? Je me souvenais vaguement les avoir vu discuter. Je ne connaissais pas la nature de leur lien et cela les regardaient personnellement. Je n’avais guère à m’interposer entre eux deux. A l’exception près que s’il tentait de la nuire. Car oui j’appréciais énormément Aliénor et ce depuis des années maintenant. Elle a toujours su me redonner le sourire et su me donner des conseils quand j’en avais besoin. A mes yeux, elle est comme la sœur que je n’ai jamais eue.

Je lui avais demandé de se présenter comme je venais de le faire et il me répondit en langage terrien comme il avait l’habitude de le faire. Il s’appelait Near et sa tribu dont il est originaire s’appelait les Krashakrus. Je n’avais aucune idée de quelle tribu il pouvait bien parler et je pensais qu’il délirait totalement. Je ne pus que sourire puis à l’énonce du mot Calusa mon regard changea instantanément. Je me souvenais avoir entendu des histoires concernant cette tribu de par la mer. De très bon pêcheurs à ce qu’il paraît. Leur village a péri durant le passage du cyclone ayant tout détruit. Leurs habitations, leur maison. Je n’imaginais même pas la peine qu’il avait dû ressentir à ce moment-là. Peine qui était peut-être venue tardivement, si l’on considère les nombreux évènements qui ont dû s’enchaîner rapidement. Ces mêmes évènements qui faisaient maintenant partis du passé mais qui restaient tout de même douloureux. « Calusa. Oui j’ai déjà entendu parler de cette tribu lointaine sur les eaux. Un village qui devait être magnifique si j’en crois les descriptions faites par mes camarades. » Je ne savais pas s’il comprenait un traître mot de ce que je lui disais mais au fond ce n’était pas très grave. J’appuyais ces mots d’un regard rassurant et je continuais de l’écouter à son tour. Me disant qu’ils commerçaient par la mer appuyant les origines de sa tribu. « J’aime regarder la mer. » lui disais-je soudainement, me rappelant certaines histoires de marins. Je prenais le temps de lui dévoiler quelques petits détails me concernant. Le genre de détail qui n’a pourtant pas grand-chose à voir avec ma personnalité quotidienne si l’on considère mon penchant pour le combat, la traque et la chasse. Mais je ne sais pas, c’était une envie simple et soudaine que de lui dire ses quelques mots. Une confidence qui n’est pas un secret. Un petit moment de détente à la fois plaisant et suspicieux. « Vous commercez des produits provenant des Calusas également ou vous commercez uniquement dans la culture des Pikunis ? » Demandais-je en articulant chacun des mots pour qu’il comprenne. Il avait un très bon anglais et cela m’avait frappé quand je l’ai entendu pour la première fois. Ainsi, j’espérais qu’il me comprenne et auquel cas, je déciderais de passer au langage terrien qui était une source sûre de communication entre nous.

Je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie si le souvenir de son ancienne tribu était encore présente dans sa mémoire. Je pris donc l’initiative de reparler des chevaux et de lui dire à quel point ils étaient beaux. Mais Near avait décidé de reprendre la parole se posant la question sur l’origine de son propre nom. A savoir si c’était anglais et je ne pus réprimer un petit rire incontrôlable. « Désolée Hum, oui il me semble que Near fait très anglais. D’ailleurs à votre accent on pourrait penser que vous l’êtes réellement. » Puis il commença à dire qu’il serait toujours là faisant référence à la traduction de son nom. Sur le moment je n’avais pas très bien compris jusqu’à faire le rapprochement. « Proche. Restant proche des personnes qui vous sont chères. » Puis un autre sujet vient faire son apparition. J’avais l’impression de passer d’un sujet à l’autre en un rien de temps comme une conversation alternée. Ainsi il m’avait demandé si j’aimais les chevaux et je ne pus que sourire à l’évocation de ces animaux si fabuleux. « Oui. Je trouve qu’ils sont à l’image de votre peuple. Gentils, respectueux et parfois sauvages. » Ai-je dit les yeux cessant de regarder l’homme pour venir se poser de nouveau sur ces animaux. Ils broutaient de l’herbe dans leur champ, content d’avoir un peu de vent dans leur crinière. Il ne semblait pas connaître la violence ni même la guerre et je les enviais énormément. Puis mon regard se détournait de nouveau pour revenir sur Near. Me posant une question en langage terrien, me demandant depuis combien de temps j’apprenais ce langage. Un langage que ma mère m’avait appris étant professeur de langue et devenue traductrice sur Terre. Elle avait énormément appris en pratiquant avec les Naoris. Un peuple très ouvert et avec qui elle s’entendait très bien. « 4 years nau. » 4 ans que j’apprenais le langage terrien par intermittence. Evidemment je n’allais pas rendre visite tous les jours à ma mère au campement des Odysséens car la distance était inévitable. D’autant plus que j’avais des responsabilités de mon côté et je ne pouvais pas toujours m’absenter. D’ailleurs, je me demandais quelle fonction il occupait dans sa tribu. « Chit function do yu don kom Ingrankrus ? Chit job ? » Je souhaitais faire connaissance avec cet homme qui semblait véritablement avoir un bon fond et même si j’avais l’impression de le connaître, ce n’était bien évidemment qu’une impression.


©️S a n i e


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Aucun soucis @Near Reinhart, il suffit de survoler le texte en langage terrien pour avoir la traduction Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting | Near Reinhart 2215546156
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le Ven 25 Sep 2020 - 19:30



Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting.


Alita & Near


Elle parle beaucoup Alita mais c’est pas dérangeant. Il a l’habitude. Il est plutôt bavard quand il s’y met lui aussi, quand il est intrigué et c’est le cas. Il a toujours été d’un genre plutôt curieux de tout et pas seulement des Débarqués même si c’est le cas depuis qu’ils sont arrivés. Elle parle de mots dont il n’en comprend pas toujours le sens mais là aussi il fait par raccourcis plutôt simples pour en comprendre l’essentiel. Si Near ne comprend pas 'parano' ce n’est pas bien grave n’est-ce pas ? Il se présente à son tour en terrien parce qu’elle a commencé alors c’est qu’elle semble savoir dire quelques mots. Il ne va pas lui parler des heures, ils vont switcher rapidement dans la langue qu'elle connaît le mieux même s’il a des lacunes, dans l’ensemble il parvient toujours à se faire comprendre. Il n’a jamais eu de problème avec Ali, sauf au début parfois, faut dire que la brune parle sans arrêt, a le double du temps de parole que celle qui est face à lui. Il parle des Calusas parce que c’est tout naturel pour lui de parler de la mer même s’il est aux portes des Pikunis à parler avec celle qui ne sera bientôt plus une étrangère. Il aime bien l’idée.

Near, c’est anglais ? Il ne sait pas d’où ça lui vient cette question sur son prénom. Il ne sait pas trop ce que veut dire Alita non plus à vrai dire, c’est une question pour tous les deux si jamais elle en sait un peu plus sur ses origines, autres que celles venant d’un vaisseau écrasé sur terre parce que cette partie de l’histoire, ils la connaissent tous bien par ici. Elle reste près des chevaux, ne peut pas aller beaucoup plus loin même en venant avec lui, quelqu’un ne venant pas de la terre ne peut pas venir tout seul comme ça dans un village. Les déplacements se font plutôt en groupe du moins en général, c’est tout un groupe qui est venu aider, pas juste deux trois personnes après le tremblement de terre. Ce sera toujours ainsi il a l’impression, la prudence sera toujours de mise même s’il dirait pour le moment qu’ils se font relativement confiance.

« Calusa. Oui j’ai déjà entendu parler de cette tribu lointaine sur les eaux. Un village qui devait être magnifique si j’en crois les descriptions faites par mes camarades. »  Il hoche la tête même si sur les eaux le fait sourire légèrement. Ils n’étaient pas à proprement parlé sur les eaux mais ils en étaient proches de la mer. Il est toujours assez proche de la mer malgré tout ce qu’il s’est passé, malgré ce village qui n’existe plus. Certains essayent de remettre les choses en état, de remettre cette plage comme elle l’a été avant mais chacun sait que ce ne sera jamais possible. « C’était un bel endroit pour ceux qui aiment l’eau et n’ont pas peur de la hauteur. » C’est vrai. C’est possible qu’ils ne connaissent pas beaucoup l’eau ces débarqués sauf l’eau de la pluie qui est bien différente ou l’eau des rivières qui n’est pas pareille tant en goût qu’en volume que celle de la mer. « Il ne nous reste que la mémoire pour vous le montrer ce village. » A elle, à ceux qui ont envie de voir un peu à quoi ressemblait ce village, ces maisons sur pilotis. « J’y vais le plus souvent possible. » Il ira moins plus tard, quand un événement venant de la mer changera tout pour eux mais pour le moment il n’a aucune conscience de ce qu’il pourrait se passer dans les mois à venir. « Tu n’es jamais venue avant le cyclone ? » Il connaît certaines têtes qui ont fait leurs curieux mais qui jamais ne se sont approchées trop près du village. Ils n’auraient pas pu. Même s’ils sont plutôt compréhensifs, altruistes, cette approche du village d’inconnus n’aurait jamais pu se produire même venant des Calusas commerçants. « On travaillait avec les Pikunis c’est vrai. Mais la mer possède des ressources toutes aussi bonnes pour le commerce, faut pas croire. » Faut pas croire qu’ils ne commerçaient que des denrées des Pikunis et autres tribus avec les alliances des tribus. Chacune avaient de plus leurs commerçants s’ils s’y connaissaient rien qu’un peu en technique maritime mais c’est vrai que l’on faisait toujours beaucoup plus confiance à des marins Calusas ou Iskaars pour arriver à bon port. « Les Pikunis c'est surtout des céréales. » Il lui en apprend un peu plus comme ça, n’est pas vexé, c’est pas tellement son genre de l’être puis là il lui apprend des choses alors c’est plutôt cool.

« On a pêché un requin une fois. » Il était grand, presque la moitié de sa taille en plus. « Ils sont jamais revenus, l’eau ne devait pas être assez chaude. Mais pour ceux qui savent écrire, on était les premiers fournisseurs d’encre. De papier aussi, le bois on le connait pas mal. » Parce qu’il faut du bois pour leurs maisons sur pilotis du bois particulier pour que le tout tienne. Ils en savaient tout autant que les autres tribus sur certains sujets, beaucoup moins sur d’autres. Il sait bien sur que beaucoup de tribus y connaissent en bois. S’il aime les Pikunis qui l’ont accueillit, il aime d’autant plus montrer que les Calusas savaient faire des choses aussi, autre que la pêche. Ce qui était vrai, ce qui est vrai. Ils sont encore là. « P’être qu’un de mes ancêtre l’était. Anglais. » Pour le moment il ne se considère encore que Calusa malgré son rattachement aux Pikunis.

Ils reparlent des chevaux. Il y a des chevaux de la mer aussi, il se demande si elle sait. « Oui. Je trouve qu’ils sont à l’image de votre peuple. Gentils, respectueux et parfois sauvages. » « Je ne crois pas que tout le monde aime cette comparaison. » Parce qu’ils sont civilisés, ils savent faire des choses que les débarqués seraient bien incapables d’imiter. Mais lui, ça ne le dérange pas cette comparaison. Il faut du temps peut-être pour qu’ils fassent confiance. « Tu te débrouilles bien. » C’est pas si mal. L’anglais est venu facilement pour le Calusa quand il était plus jeune, c’était facile pour les échanges avec des tribus qu'ils apprenaient tout juste à connaître. Même si l’accent est variable, que le plus important comme ici est de se comprendre. « Tu préfères continuer en anglais ? » Qu’il demande dans ce langage qui peut paraître un peu compliqué pour eux, ceux qui l’apprennent si tard. C’est plus facile, toujours, d’apprendre quand on est plus jeune. « Je pêche encore. J’aide pour la reconstruction. Vous avez aussi appris sur terre non ? » Il pense à leur sorte de rempart autour de le campement même s’il est plutôt mince, c’est quelque chose que de le construire, il trouve. « J’vais sur l’île aussi. Y’a des côtés que je connais moins bien. Même si j’aime découvrir. » Comme il apprécie de les découvrir à chaque fois sous un autre jour. « Tu devrais lui donner à manger. Il se rapprochera peut-être » Il fouille dans sa besace, quelques légumes s’y trouvent pour le cas où. C’est qu’il n’a pas toujours le temps quand il vadrouille de penser à vraiment cuisiner.  

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le Lun 5 Oct 2020 - 22:03

Nice to meet you

De la verdure et des animaux, c’est tout ce qu’il y a de plus reposant dans ce bas-monde. J’écoutais cet homme qui semblait simple à première vue et tellement calme à l’image du peuple des Pikunis. Bien entendu, on m’avait demandé de rester ici près de l’enclos des chevaux et de ne pas me disperser car malgré le fait que nous soyons en paix aujourd’hui, ils préféraient ne prendre aucun risque et c’était tout à fait normal et respectable. Je passais donc mon temps ici à admirer cette magnifique espèce à la crinière longue et au poil lisse. Les chevaux étaient des animaux fidèles et incroyablement majestueux. Je les regardais intensément, rêvant d’en avoir un peut-être un jour, et en même temps j’écoutais les douces paroles de l’homme présent à mes côtés.

« C’était un bel endroit pour ceux qui aiment l’eau et n’ont pas peur de la hauteur. » … « Il ne nous reste que la mémoire pour vous le montrer ce village. » … « J’y vais le plus souvent possible. »

Je pouvais sentir l’admiration qu’il portait pour son village d’origine. Son ancienne maison, aujourd’hui détruite par le passage d’un cyclone monstrueux. J’étais triste pour lui car il avait tout perdu. Comme il le disait, il ne restait que sa mémoire pour se souvenir de chaque détail et de chaque moment passé. De toute évidence, j’aimerais qu’il me décrive ce village. J’aimerais qu’il me dise ce qu’il aimait dans ce village et ce qu’il aimait faire de ses journées. Ainsi, peut-être que j’arriverais à le visualiser de mes propres yeux, en faisant appel à ma capacité de projection. Je surpris l’homme me confier qu’il y allait le plus souvent possible. Mais qu’avait-il encore à voir là-bas ? Comme je venais de le penser, tout avait été détruit et il ne restait plus grand-chose… Pensait-il retrouver des objets ou des survivants de sa tribu ? Pensait-il pouvoir reconstruire un semblant de village ressemblant à ce qu’il avait connu ? Je n’en avais aucune idée et je ne voulais pas briser l’espoir de ce jeune homme en parlant de tout cela.

« Pourrais-tu me décrire le village des Calusas ? Pourrais-tu m’en dire plus sur son architecture, sur sa culture, sur sa faune et sa flore ? Sur son étendue et sur ses habitants ? Je te demande ça par curiosité simplement. »

Curieuse, oui je l’étais et pas qu’un peu. C’est pourquoi j’ai toujours voulu en plus d’être combattante, d’être une traqueuse. Je suis une personne observatrice et discrète quand il le faut. Par la suite, Near m’avait demandé si j’étais déjà venu chez les Calusas avant le cyclone. Sa question m’avait quelque peu surprise en évoquant ce sujet qui n’était pas des plus faciles pour lui. Pourtant je n’avais pas remarqué d’émotions particulières à son égard, juste de la curiosité de sa part comme j’ai pu l’avoir précédemment.

« Non, je n’ai pas eu cette chance. Mais peut-être que tu pourrais m’y amener un jour ? » Dis-je mi-déçue, mi-contente de cette idée tandis qu’il enchaînait avec les ressources maritimes qui selon lui étaient bonnes pour le commerce. « Je n’en doute pas, je crois même que c’est l'un des premiers repas que j’ai pu avoir en arrivant sur Terre. » Sur ces mots, j’avais souri pensant à ce souvenir près de la rivière. Je me souvins avoir mangé un poisson et des arrêtes s’étaient logées dans mes dents me rendant complètement dingue à l’idée de devoir les enlever. Mais cette sensation était un mélange de découverte et d’apprentissage car sur l’Odyssée, nous n’avions droit qu’à des légumes. Nous étions nombreux à avoir découvert de nouveaux aliments comme la viande, le poisson et les fruits qui nous ont apporté de nouveaux minéraux bons pour le corps humain. Les céréales faisaient aussi partis de notre alimentation grâce aux Pikunis. Leur agriculture portait essentiellement sur cette ressource qui était inépuisable à les croire. Je comprenais mieux maintenant pourquoi je voyais revenir mes camarades chargés avec de gros sacs. Si c’était bel et bien leur marchandise courante, toutes les tribus devaient alors en avoir.

Notre discussion avait dérivé sur les requins. Une espèce pas très sympathique qui pouvait s’avérer très dangereuse en s’y approchant de trop près. Avait-il bien dit en avoir pêché un ? Pas forcément lui mais son peuple. Comment avaient-ils fait ? « Avec quels moyens/outils vous l’avez pêché ? C’est surprenant. » Des techniques, les terriens en avaient des tonnes. J’avais même l’impression qu’ils étaient bien plus évolués que nous. Il me parlait aussi de leurs connaissances et de leur savoir-faire comme si je faisais partie de leur peuple, sur la fabrication du papier et de l’encre puis du bois. Une confiance s’était comme créée autour de nous et je me sentais réellement bien en sa présence. Sachant qu’il me faisait confiance, je me sentais moi-aussi en totale osmose avec lui et comme il venait de le faire j’étais prête à lui raconter mes souvenirs et ce qu’était la vie sur l’Odyssée.

« Sur l’Odyssée, nous étions protégés des maladies présentes sur Terre. Nous mangions des rations de légumes chaque jour et notre production était entièrement due grâce à une serre spatiale. Je n’avais jamais connu jusqu’à ce que nous atterrissions sur Terre, d’animaux et d’autres humains que notre peuple. Autant te dire que ma vie avant d’arriver ici était plutôt triste et récurrente. Maintenant, elle est franchement plus belle. »

J’aimais cette conversation. Nous parlions de manière honnête et respectueuse sans se préoccuper des autres, hormis des chevaux dont la présence était plaisante. La comparaison entre eux et les chevaux ne semblait pas être permise. Lui-même se permettait de me dire que certains n’apprécieraient pas. Et pourquoi donc ? Je trouvais que l’image était belle et sans sous-entendu. Je n’avais guère compris sa réponse et je restais donc silencieuse. Malgré cette intervention, il m’avait complimenté sur mes talents linguistiques et je l’en remerciais. « Merci, c’est gentil. » Et pour être encore plus gentil, il m’avait demandé si je préférais continuer en anglais. Je ne voulais pas le déranger en changeant de langage mais lui-même semblait l’accepter. Je hochais la tête en réponse à sa question. « Pourquoi pas. Mais si jamais, nous pouvons à tout moment revenir en langage terrien. Ma mère enseigne le langage terrien et j'apprends assez vite. »

L’apprentissage de la langue et de la culture terrienne n’était pas toujours facile pour nous les débarqués. Nous découvrons chaque jour un peu plus comment vivre sur Terre et comment survivre également. « Je pêche encore. J’aide pour la reconstruction. Vous avez aussi appris sur terre non ? » Comme il le disait si bien, nous avions appris sur Terre et nous continuons encore aujourd’hui. Tellement de choses sont encore à découvrir et des terres encore inexplorées. « Oui nous sommes des enfants du ciel apprenant à vivre sur cette planète. Nous avons encore tant à explorer. Nous fabriquons des armes rudimentaires et nous bâtissons des murs pour notre campement. Nous avons parfois peur qu’ils s’écroulent ou que quelque-chose nous attaque… ou des Terriens. » Des mots, des espérances, des souvenirs mais aussi des rêves qui nous abritaient tous autant que nous sommes. Des réticences et des craintes qui nous rendaient vulnérables ou forts selon les personnalités de chacun. « J’vais sur l’île aussi. Y’a des côtés que je connais moins bien. Même si j’aime découvrir. » Sur l’île ? Une île était présente chez les Calusas ? « Je ne sais pas si j’arrive à tout suivre. Vas-tu dans ton ancien village pour reconstruire ? Ou y vas-tu simplement pour te balader ? Ou pour découvrir de nouveaux coins ? » Je cherchais à comprendre ce qu’il disait. Je trouvais parfois que notre conversation partait un peu dans tous les sens mais j’aimais bien sa spontanéité. Nous parlions de tout comme si nous nous connaissions depuis plusieurs années.

Il me conseilla ensuite de donner à manger aux chevaux si je voulais qu’ils se rapprochent. Un sourire se dévoila sur mon visage illuminé par le soleil, encore plus grand lorsque je découvris qu’il transportait des légumes avec lui. « Tu accepterais de m’en donner un ? J’aimerais voir vos chevaux de plus près. » J’espérais qu’il accepterait. En attendant, je continuais d’admirer ces beautés de la nature.


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le Dim 1 Nov 2020 - 1:04



Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting.


Alita & Near


C’est plus agréable de connaître la personne quand on s’adresse à elle même si connaître est un bien grand mot. Savoir comment elle s’appelle lui suffit pour le moment, parler de choses et d’autres aussi ça aide à mieux la cerner. Il arrive à parler des Calusas sans partir dans une grande déprime, c’est déjà une grande avancée en vérité, c’est même plutôt agréable de partager des souvenirs même si elle ne peut pas vraiment imaginer venant du ciel, enfin, elle peut du moins essayer. S’ils s’en sont sortis jusqu’à présent c’est bien qu’ils peuvent visualiser les choses, comment cela se passe, les imaginer rien qu’un peu avant qu’elles ne leur arrivent même si tout n’est pas prévisible. Alors il est curieux, il suppose qu’elle n’est jamais venue avant le cyclone que cela soit ici comme chez les Calusas. Même Aliénor, il ne l’a pas emmenée si près de la plage, pas si loin, juste assez pour avoir une belle vue. Il est amusé par l’intérêt qu’elle porte au village qui n’est plus. Qu’il le soit pour ceux qui se sentiront peut-être encore toujours Calusas même dans des dizaines d’années c'est normal mais cette curiosité, il ne l’a que très rarement vue. Ils échangent, il y a ce troc entre eux mais chacun semble pourtant s’associer à un lieu de vie sans réellement vouloir voir beaucoup plus loin. Les débarqués sont des sortes de voyageurs du ciel comme eux peuvent l’être de la mer. Ils l’ont été même s’il n’a pas arrêté la pêche pour autant. Il y est retourné si vite après et même après cette drôle d’hallucination au bord de la plage avec d’autres débarqués, c’est qu’il sait que jamais rien ne va l’empêcher de revenir de temps à autres même si des événements voudront lui dire plus tard que c’est pour le mieux d’avoir un certain recul.

Pour le moment ce n’est pas le cas et parler du village et bien pourquoi pas. Il est plus nostalgique que dévastaté. Les Pikunis les ont beaucoup aidé à passer le cap, de reconstruire une vie ici. Un peu comme le groupe dont elle vient même si c’est différent. C’est vrai qu’il n’a jamais eu des tensions entre lui et ceux de la terre. Jamais de dangereuses pour lui en tout cas. « On était pas la seule tribu proche de la mer. » Du moins, de ce qu’il sait. Il y a des tribus sur d’autres îles et peut-être même encore plus loin que ces dernières. « Si on ne vivait pas dans les montagnes, certains vivaient dans la falaise. » C’était un rempart naturel, des endroits pour vivre pour tout le monde, ou chacun suivait bien facilement sa famille. Il a vécu dans les deux demeures, il doit bien admettre que c’était plus agréable sur pilotis malgré le vent. Malgré la catastrophe qu’ils n’avaient pas su voir à l’avance. « Tu en sais déjà pas mal en vérité. La mer. Si tu visualises ce qu’est la mer. » Il la taquine un peu, elle apprendra que ça fait partie de lui. Il ne sait pas ce qu’elle sait et c’est là toute la différence. « Les tribus ont des symboles ici. Nous c’était une pieuvre. Une sorte d’animal à plusieurs pattes qui ondulent dans l’eau. » Il ne peut pas mieux expliquer et sincèrement il espère qu’elle comprend ainsi. Depuis qu’elle est présente, elle a dû voir les emblèmes des autres tribus, du moins ceux des tribus sœurs. « L’imprévisibilité de l’eau était la nôtre aussi. » Il a un sourire amusé parce que c’est vrai finalement. Chacun est parti là où il se sentait le plus à l’aise et en même temps chacun sait qu’ils se sentent encore Calusas malgré tout, que malgré le cyclone, certains sont retournés vers la plage comme lui le fait parfois.

Ellen en sait déjà un bon bout sur les Calusas, ceux qu’ils étaient, ceux qu’ils sont toujours même s’ils sont plus dispersés. Il réfléchi un peu à sa demande. C’est lui qui lui a posé la question après tout et ce n’est pas comme si on pouvait encore parler de l’endroit comme étant un village à part entière même si certains choisissent d’y rester. « Peut-être. Il faudra que je demande à ceux qui ont choisi d’y vivre encore. » Même si en soi maintenant, la plage est plus un lieu à remettre en état qu'autre chose. Il voit des améliorations tous les jours mais c’est du travail sur du long terme, c’est certain. « Du poisson ? » Il est plutôt curieux de savoir en réalité, c’est pas une chose qu’il a souvent entendue venant de ceux du ciel. « J’aurais pensé que t’aurais mangé de la viande d’abord. » Parce que la forêt a toujours été plus proche d’eux que l’océan. C’est plutôt pas mal qu’elle ait eu l’occasion de tester différentes choses. « J’ai trop l’habitude d’associer le poisson à la mer, c’est idiot. » Il explique ainsi. Comme pour le requin. « On était plusieurs. C’est des lances à bouts bien tranchants qui sont bien plus efficaces que des filets dans ce cas-là. » Ils ont été chanceux surtout, le requin aurait pu faire d’eux son festin. Mieux valait le tuer en premier. Il parle beaucoup mais elle aussi. C'est la curiosité qui lui fait s’interroger sur ce qu’ils ont appris depuis presque quatre ans. Pas mal de choses, il n’en doute pas un seul instant et en même temps, ça doit être plutôt compliqué vu ce qu’ils ont traversé.

« On a dû vous surprendre. » Il plaisante un peu parce qu’il vaut mieux en parler ainsi maintenant que les traités sont là. « Mais je vois. Au bout d’un moment, fallait descendre. C’est pas très bon l’air pas réel comme ça. » Il sait que c'était pas vraiment ça pour les premiers mais il préfère en parler ainsi. Il hoche la tête quand elle dit que la terre est belle : ça c’est un point qui pourrait mettre tous les habitants de l’île d’accord même les plus bourrus qui la diraient peut-être en premier lieu dangereuse. Quand elle lui demande pour parler en sa langue maternelle, il décline même si elle a peut-être envie de pouvoir en parler avec quelqu’un d’autre que ceux qui sont dans son campement ou l’autre si proche au sien. Il peut parler s’il se concentre assez pour retrouver les mots qu’il veut dire. « Je me débrouille bien. On est peu nombreux à avoir appris l’anglais. Mais bien plus chez les Calusas. » Parce qu’ils sont marchands, qu’ils étaient amenés à devoir s’exprimer peut-être dans ce langage avec des tribus bien plus étrangères à celles de cette île. « T’as pas l’habitude de parler notre langue hien ? » C’est pas vraiment une question. Parce que finalement c'est pareil pour lui et l'anglais.  

Il passe volontairement à côté du sujet quand elle parle des terriens violents envers eux. Ils étaient une curiosité pour lui, une méfiance pour d’autres. C’est le passé. Mais il veut bien croire qu’ils ont beaucoup appris quand elle lui dit tout ça. « Certains essayent de reconstruire. Je les aide parfois. Mais la plupart du temps j’y vais parce que la mer me manque. » Il ne sait pas si elle connaît ça, un endroit qui lui manque. Là-haut, ce là-haut là il n’a pas l’air de vraiment leur manquer de ce qu’il a compris avec Aliénor. Il la regarde et elle semble toujours autant intéressée par les chevaux. C’est sur qu’ils ne doivent pas en avoir dans le campement. Il lui coupe une carotte en deux. « Tu sais comment lui donner ? » Parce qu’il ne voudrait pas qu’elle se blesse. Le cheval ne va pas refuser, il s’en doute bien. « Faut éviter d’avoir des mouvements brusques. Tu tends la main comme ça quand tu veux lui montrer la carotte. » Parce qu’il y a eu des accidents qui auraient pu être évités quand ils étaient plus jeunes. Pas forcément lui mais d’autres qui ont voulu aller trop vite vers des chevaux qui étaient peut-être déjà agités. « Celui-là a l’air calme, cela devrait aller. Tendre la main toujours vers le bas. » Légèrement du moins pour que le légume ne tombe pas sur le sol. « Les animaux étaient une grande première pas vrai ? » Parce que ça s’est sur, dans le ciel, ça devait pas être possible.  

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@Alita Wheeler On avait pas trop situé le moment du rp. Je l'ai mis un peu avant le phare hanté, septembre 2118, n'hésite pas à me dire si ça te va ou pas Seeing yourself having become a habit to end up on a meeting | Near Reinhart 484338566  

 
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le Mer 11 Nov 2020 - 16:01

Nice to meet you

Un petit vent léger venait chatouiller mon nez tandis que Near me racontait l’histoire des Calusas. J’étais absorbée par ce qu’il me disait sur eux. C’était un peuple qui semblait merveilleux, une tribu venant de la mer, des pêcheurs tels qu’ils l’étaient et tels qu’ils le seront toujours. Des falaises surplombaient leur village de marins et en imaginant qu’il pouvait y avoir des abris sur l’une d’entre elle, j’imaginais une vue exceptionnelle sur la mer et son horizon. Le soleil couchant devait être aussi un superbe panorama aux couleurs spectaculaires, un paysage qui était impossible d’observer dans l’espace avec cette impression d’immensité stellaire. La tribu des Calusas avait un symbole pour représenter leur peuple, c’était une pieuvre. Un animal qui possédait plusieurs pattes ondulant dans l’eau, d’après ce qu’il me disait. J’imaginais cet animal dans ma tête ne l’ayant pas encore découvert en mer. « Est-ce un animal qui se mange ? Est-ce dangereux ? » Une curiosité de plus sur un animal mystère, peut-être que mes camarades et moi-même en verront et dans ce cas, il était important de savoir si l’animal était comestible ou non pour notre survie. La nourriture était parfois difficile à trouver et bien entendu, j’avais peu de chance de trouver des pieuvres si ces animaux étaient visibles en mer, simplement nous ne savions pas de quoi était fait l’avenir et un jour peut-être, nous pourrions en voir. « L’imprévisibilité de l’eau était la nôtre aussi. » La Terre était tellement imprévisible. Nous étions là depuis maintenant presque 4 ans. Ce n’était pas suffisant pour connaître tous les aléas de la nature. Nous avions encore du chemin à parcourir et probablement des guerres à mener. Rien n’était facile maintenant que nous étions sur Terre, l’hostilité des lieux était quotidienne. Le repos n’était pas toujours facile car la sécurité était bien moindre que dans l’espace où là-haut, nous étions vraiment certains de ne croiser personne.

Visiter le village des Calusas après le passage du cyclone n’était pas une priorité. Mais, la curiosité me piquait encore une fois et découvrir des territoires que mes camarades n’avaient pas encore vu était une occasion que je ne voulais pas rater. Ma demande franche et plutôt intrusive dans sa vie et dans ses intérêts, le laissait dubitatif, pensif à l’idée probablement qu’une étrangère visite ses terres d’origines. Je ne savais pas vraiment si nous étions des étrangers en réalité, car nous nous étions déjà croisés et nous avions Aliénor comme amie en commun. Pouvions-nous donc considérer notre relation comme étant d’une bonne entente et qu’une amitié était possible entre eux ? Aliénor était-elle déjà allée chez les Calusas, avec lui ? « Peut-être. Il faudra que je demande à ceux qui ont choisi d’y vivre encore. » Des Calusas vivaient toujours sur leurs terres ? Mais comment faisaient-ils pour vivre s’il n’y avait plus rien à manger ? Et couper du monde, tel un navire échoué sur une île, même si des visites d’anciens Calusas ou de Pikunis étaient évidemment faites, pourquoi choisir de rester alors que des terres bien plus accueillantes leurs tendaient les bras ? Je trouvais que leur choix était à la fois courageux et dangereux. Le déclenchement d’un tsunami ou d’un nouveau cyclone pouvait avoir lieu à tout moment et s’il décidait de frapper une seconde fois le village des Calusas, les habitants ne survivraient pas à une deuxième vague et beaucoup mourraient en ces lieux. J’imaginais cependant leur attachement à leurs terres, à leurs marchandises et à leur tradition. Leurs maisons, leur vie était chez les Calusas et pour certains, je supposais qu’ils n’avaient pas leurs places ailleurs. « Si c’est trop compliqué, ce n’est pas grave. Je ne voudrais pas m’imposer même si mon aide peut rendre service. J’ai déjà pu aider par le passé les Pikunis après le tremblement de terre, et c’est bien déjà. » Sincère, oui ça l’était. Comme pour le premier repas sur Terre que j’ai pu manger. Du poisson, oui c’était vrai aussi. Je me souvenais qu’un de mes camarades avait failli s’étouffer avec une arrête. Il était devenu rouge et si personne n’était intervenu pour lui, il serait peut-être mort. Depuis, nous avions alors appris à faire attention et à bien enlever toutes les arrêtes des poissons que nous mangions. Même si nous préférions la viande pour la majorité, nous faisions avec ce que nous avions. Near m’avait d’ailleurs fait la réflexion de la viande qu’il pensait être la première chose que j’eus manger. Et bien non. J’aurais préféré en soi, mais je faisais partie du groupe qui a découvert la rivière à proximité de notre camp. Des poissons se baladaient dans ce cours d’eau et nous avions réussi à les pêcher avec beaucoup de patience tout de même. « Non, c’était du poisson. Certains de mes camarades avaient ramené de la viande de la forêt. C’était bien meilleur la viande d’ailleurs, mais nous avons appris à vivre avec les ressources naturelles. » Le poisson, il l’associait bien trop souvent avec la mer, c’était pourtant logique même si nous pouvions en trouver dans les rivières ou les cours d’eau. Le requin était lui aussi un gros poisson venant de la mer. D’après ce qu’il me disait, des lances tranchantes étaient nécessaires pour le pêcher. Cela voulait dire qu’il avait une peau très épaisse probablement. Cet animal était bien plus gros que la pieuvre ou que le poisson. Il était aussi très dangereux et je n’en avais jamais vu. « Tu pourras m’en faire voir un, une fois ? » S’il était possible de le chasser et de le manger, et que sa chair était épaisse, nous pouvions en faire un festin.

Il était passé à un autre sujet qui était possible d’aborder maintenant que les traités de paix étaient là. Nous surprendre ? Oui c’était le cas de le dire, et pas dans le bon sens au début. Nous pensions être les seuls sur Terre, nous pensions être les seuls survivants durant plus d’un siècle et ce n’était pas le cas. Nous nous étions posés beaucoup de questions sur les origines des terriens. Ils étaient des humains comme nous, mais comment avaient-ils fait pour survivre durant toutes ces années ? Nous avions pensé aux bunkers et c’était d’ailleurs la seule probabilité. Beaucoup de nourriture avait dû y être stocké pour tenir toutes ces années. Et peut-être que la Terre était déjà viable avant même que nous atterrissions en Juillet 2114. « Oui c’est vrai. Il faut dire que nous pensions être les seuls depuis toujours. L’accueil n’a pas été des plus chaleureux. » Un petit sourire qui n’aurait pas pu voir le jour avant Septembre 2115. Trois ans étaient passés maintenant et beaucoup de recul nous a permis de voir l’avenir sous un meilleur jour. « Mais je vois. Au bout d’un moment, fallait descendre. Ce n’est pas très bon l’air pas réel comme ça. » Certes, l’air n’était pas du tout naturel. C’était le vide interstellaire tout autour de notre vaisseau et nous vivions d’oxygène produit par notre habitacle de vie. Un jour, sans notre accord, nous étions cents prisonniers à descendre sur Terre sous l’ordre du conseil. Cents prisonniers ayant commis des fautes criminelles et peut-être injustes pour certain(e)s et dont la vie n’était pas si importante que ça pour nous dégager du vaisseau, notre seul lieu de vie que l’on pensait être sécuritaire et vivable. Nous n’avions aucune idée du pourquoi de cette décision qui nous inspirait du dégout et de la colère. Dans l’incompréhension la plus totale, nous avons dû nous adapter à un nouvel environnement qui nous semblait accueillant aux premiers abords. Nous nous imaginions enfin libres et libérés de ce vaisseau qui nous laissait penser que nous étions enfermés pour toujours. Toutefois, nous avions appris à nos dépends que nous n’étions pas seuls sur Terre et que la vie n’était pas si facile à vivre en ce bas-monde. « La liberté n’a pas de prix. Nous étions considérés comme des prisonniers là-haut. Nous avons eu la chance de descendre les premiers. Une chance maintenant mais qui n’en était pas une au début. » Des morts. Des catastrophes naturelles et des guerres ont eu lieux les jours et les mois suivants notre arrivée. Nous avions peur des répercussions et de ce que nous réserverait le futur. « L’air est beaucoup plus respirable ici que sur notre vaisseau. » Une vérité, un air beaucoup plus pur et naturel. Un air qui n’avait pas besoin d’être produit par l’homme car la nature s’occupait de tout. Elle était autonome cette nature et bien plus intelligente que ce que l’on pourrait croire. « Vous avez toujours vécu sur Terre, comment avez-vous fait pour survivre ? J’imagine que les conditions de vie n’étaient pas des plus faciles. » Une facilité s’était imposée pour nous là-haut. Dans ce vaisseau à la technologie de pointe qui nous offrait une vie certes routinière mais saine et durable.

Le langage terrien n’était pas toujours évident à traduire ni même à parler. Pourtant, quand j’étais en présence d’un terrien, je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir parler ce langage pour me prouver à moi-même que j’étais douée. J’apprenais ce langage avec ma mère par des cours qu’elle me donnait. Depuis les traités de paix, c’était plus encourageant et plus motivant d’apprendre le langage terrien, pour les commerces avec les Pikunis par exemple ou pour tout simplement apprendre à connaître les habitants des peuples qui nous entouraient. Ils étaient peu nombreux à avoir appris l’anglais mais bien plus chez les Calusas. La maîtrise du langage était pratiquement acquise hormis peut-être sur certains mots ou certaines syllabes. Ça n’empêche qu’il se débrouillait très bien. Je pensais qu’il voulait continuer en anglais pour se prouver lui-aussi qu’il était doué et je sourie à ses derniers mots. Bien sûr que je n’avais pas l’habitude de parler leur langue, c’était long d’apprendre tout un langage et ce n’était pas en quatre ans que j’allais tout savoir sur celui-ci. « Votre langage n’est pas si difficile en soi, ce n’est qu’une question d’habitude et pour le coup, j’ai encore besoin d’apprendre. Mais je dois dire que c’est une langue très intéressante le Trigedasleng. » Je l’admettais, il me restait encore quelques leçons à prendre mais je me savais être sur la bonne voie. J’avais choisi de lui parler de nos peurs communes avec mes camarades concernant nos constructions peut-être trop fragiles ou de la possibilité d’une attaque extérieur. Des paroles personnelles et profondes au sujet de notre base de campement et au sujet de notre psychologie qui pouvait être une véritable source de vulnérabilité. Je sentais que je pouvais avoir confiance en lui et le sujet pris fin plus vite que je ne l’aurais cru. Son manque de réponse, je l’avais remarqué mais j’avais préféré de ne pas y tenir compte continuant notre discussion sur les Calusas. Near les aidait et c’était logique étant donné son lien avec eux. La mer avait été toute sa vie et je comprenais qu’elle lui manque alors qu’il vit maintenant dans des plaines verdoyantes. De mon côté, ce qui me manquait, c’était les dortoirs sur le vaisseau, la tranquillité des lieux et leur sûreté. C’était important de se sentir à l’aise dans un endroit et pour le moment, je ne l’étais pas vraiment dans notre campement. Peut-être que le temps aiderait à passer ça, et les traités de paix était déjà un bon pas vers une union paisible et sans contraintes, permanente je l’espérais. « Crois-tu que la paix va durer éternellement entre les terriens et le peuple du ciel ? » J’avais un petit peu peur de sa réaction, pensant que j’avais peut-être créé un malaise entre nous. Toutefois, je préférais connaître son avis avant de continuer plus loin notre conversation pacifique.

Les chevaux, ces créatures surprenantes qui nous regardaient avec leurs oreilles droites et leurs regards mystérieux. Ils se rapprochaient de nous tandis qu’il me demandait si je savais leur donner. En réalité, je n’avais pas beaucoup d’expérience dans ce domaine. Je savais monter sur leur dos, je savais les diriger mais pour en prendre soin, je ne savais pas vraiment faire. Alors il m’expliquait avec des mots doux et attentionnés, la paume placée vers le haut, tendue et légèrement inclinée vers le bas pour éviter de se faire mordre les doigts. Le cheval devant moi semblait calme et attendait patiemment que je lui donne la carotte que j’avais dans la main. J’avais suivi ses conseils et d’un mouvement le cheval avait récupéré le légume qu’il mangeait avec force. Je sourie longuement avant de remercier Near pour sa gentillesse. « Les animaux étaient, une grande première, pas vrai ? » Carrément oui ! Je n’avais pas idée de leur existence sur Terre encore moins pour ceux transformés par la radioactivité. Dans l’espace, rien n’était pareil et la vie semblait belle au début mais bien moins belle maintenant que nous avions vu tout ceci sur Terre. « Oui. Les animaux ne vivent pas dans l’espace, il n’y a que les étoiles. Nous étions nous les humains les seuls animaux vivants. Le fait de voir ces chevaux et tous ces animaux dans la forêt sur Terre, c’est vraiment incroyable. » C’était surprenant de voir toute cette vie sur cette Terre qui était autrefois sans vie par toute cette radioactivité. De voir tous ces êtres et toutes ces vies, c’était une bonne chose et j’espérais que plus jamais une guerre nucléaire n’apparaisse.


©️S a n i e


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