Aller en bas
Nothing lasts forever
Alita Wheeler
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Jenn MULTICOMPTES : No MESSAGES : 1398 CELEBRITE : Odette Yustman COPYRIGHT : Vava - Laenai ♥ | Image/Signa - Laenai/Wiise METIER/APTITUDES : Combattante | Guerrière - Traqueuse TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 595

people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 Empty Re: people vent in different ways ⊰ ft. Alita

Dim 23 Aoû 2020 - 18:48

People vent in different ways

Rachel & Alita
Certains évènements du passé sont destructeurs. Tellement destructeurs qu’ils peuvent provoquer la mort ou la souffrance. Certaines personnes peuvent ne pas survivre ou tout simplement se laisser périr sans aides particulières. Rachel aurait pu finir ainsi. Elle aurait pu périr et mourir sans recevoir. Mais des évènements positifs se sont déroulés et de ce fait, grâce à la présence des Cents, de ce nouveau groupe qui s’est construit petit à petit, elle a réussi à surmonter cette souffrance. Bien entendu, la douleur est toujours omniprésente, dans sa tête, dans son cœur. Mais elle reste surmontable et c’est ce qui fait toute la différence. J’avais décidé de faire partie de ces personnes qui l’aide à remonter la pente doucement. A progresser dans la force et la lumière. Tournant son regard vers le présent et non plus vers le passé. Ce que nous voulions tous, tous ses amis, c’était de la voir de nouveau épanouie et prête à se battre de nouveau. Pour elle et pour ses proches. Ne voulant plus la voir aussi triste et démunie. Elle méritait amplement d’être heureuse de nouveau et de se laisser bercer par la vie et non plus par la mort.

Encore un pied dans le passé, Rachel me répondait qu’elle voulait y retourner afin d’y faire des modifications. Dire des choses qu’elle n’a pas su dire. Exprimer son avis qu’elle a gardé en elle, lui laisser du temps sur ce qu’elle considérait être important. Mais les mots qu’elle n’avaient pas su dire, ses mêmes mots qui n’avaient pu être révélés et qui s’étaient perdus en chemin avaient causé des dégâts qu’elle n’avait pas envisagé. Surprise mais aussi démunie face à tant d’incompréhension. Des émotions qui finalement ont explosé aux visages de ses amis qui ne comprenaient toujours pas son comportement. Une distance qui a été créée à cette suite d’évènements et qui a finalement eu raison de sa solitude. Ces émotions n’auraient pas pu être évitées. Elles font parties de chacun d’entre nous, faisant partie de notre personnalité. Elles peuvent se manifester de façon direct ou indirect et le contrôle n’est pas toujours maitrisé.

« On ne peut pas toujours contrôler ses émotions. Moi-même la première, je suis quelqu’un de très émotif. Malgré ça, il est important après de se remettre en question. Et si l’on pense qu’on a fait une erreur de comportement, il faut savoir y remédier et ne pas laisser les jours s’écouler sans que rien ne se passe. Car sinon, on finit par se dire qu’il est trop tard. Trop tard pour rattraper ses torts. Et pourtant, parfois ce n’est pas le cas et la situation peut être rattrapée. Il faut s’en donner les moyens, réprimer sa fierté personnelle et faire l’effort de dire pardon aux personnes concernées. »

Certes, elle avait fait du mal autour d’elle. Elle a blessé des personnes qui ne le méritaient pas. Elle a franchi les lignes et s’est retrouvée seule et vulnérable. Elle est devenue instable aux yeux des autres, comme elle venait de me le dire à l’instant. Du coup, elle s’est éloignée pensant que c’était la meilleure solution voir le seul choix possible. Mais elle n’avait pas toutes les cartes en main. Elle n’avait pas pensé qu’elle pouvait blesser en s’éloignant. En s’excluant de ce cercle d’amis qu’elle aimait tant. Elle n’avait pas pensé qu’eux aussi pouvaient le prendre mal, que son comportement pouvait être considéré comme désintéressé. Je voyais qu’elle s’en voulait énormément même encore aujourd’hui. Alors que ses amis ont tous probablement tourné la page sur cette histoire, elle ne l’avait pas fait. Une tristesse qui avait pris place en conséquence reflétant ce passé encore présent dans sa mémoire. L’envie que tout redevienne comme avant comme si de rien ne s’était passé. L’envie de réécrire l’histoire, envie d’effacer cet évènement de ce passé. Comme l’effacement d’une action sur une vidéo. Seulement, cela ne marchait pas comme ça.

« Je comprends. Pour épargner les autres et toi-même tu as préféré t’éloigner de sorte à ne pas faire plus de mal que ce que tu faisais déjà. Mais… Vraiment j’insiste sur le fait que même si tu as pu dire ou faire des choses malencontreuses, le tout est de savoir pardonner, aux autres et à toi-même. Rachel, il est important que tu te pardonnes. »

Sur ces mots, je voulais la voir de nouveau relever la tête et ainsi lui donner un signe d’espoir. Mais ses souvenirs semblaient bien plus nombreux et plus forts. Des souvenirs irremplaçables représentants le lien entre frère et sœur. Un lien indestructible perdurant dans le temps même si l’un d’eux meurt. Un lien qui continuait de perdurer dans les étoiles, pouvant être représenté par un fil d’or descendant du ciel. Difficile de rompre un lien si puissant et ce n’était pas du tout le but. Ce lien devait continuer d’exister car représentait l’amour sous sa forme la plus pure. L’amour d’une sœur pour son frère décédé était d’une puissance incomparable. C’est pourquoi elle devait se servir de ce moteur pour avancer, de cet amour puissant et passionné, indomptable et démesuré pour se relever et remonter la pente. Certes, la détermination et la motivation étaient des atouts pour y arriver, et il serait plus difficile de réussir sans eux, mais pas impossible.

« Ce n’est pas simple ni magique je sais bien. Il n’est pas facile de changer de comportement car cela demande de la réflexion quotidiennement. Mais avec un peu d’aide, tout peut arriver. Yu gonplei nou ste odon. Oso gonplei. Nous combattons tous quelque chose et ce n’est jamais terminé. Nowe. Le chemin de la vie est parsemé d’embuches, il faut malgré tout continuer d’avancer. »

Mélangeant le langage terrien à notre langue pour lui faire comprendre qu’il n’y a pas qu’elle sur Terre. Que les terriens comme nous les débarqués, avons nos propres problèmes, nos propres complications et embuches. De ce fait, chacun de nous peut devenir vulnérable au moindre problème. Malgré tout, nous continuons de nous battre car nous voulons continuer de vivre. Nous ne voulons pas rester sur les problèmes et les complications qui peuvent très vite nous barrer la route et nous empêcher d’avancer. Rachel ne devait pas se focaliser sur le passé, elle devait reprendre son chemin là où il s’était arrêté.

Notre conversation profonde et intense continuait de plus belle. Nous avions toutes les deux des avis différents et étrangement proches sur la prise de risque et le danger sur Terre. Selon elle, elle ne survivrait pas si elle devait aider ses proches et pourtant, lorsque nous sommes pris d’un instinct de survie, nous pouvons être surpris des actions réalisées qui entraînent parfois notre perte dans le cas où la blessure est trop grave. Mais si la blessure peut être guérie, alors les actions pourront être récompensées. Je comprenais son point de vu qui me semblait moins lâche qu’aux premiers abords. Mais je continuais de croire qu’il était important de prendre des risques pour sauver les personnes que l’on aime. Je continuais d’écouter son raisonnement reprenant point par point mes propos. La mort de Chris qui pouvait la faire souffrir tout autant que celle de son frère, leurs présences qui au contraire lui permettraient d’être heureuse, chose qu’elle ne connait plus aujourd’hui. Des paroles honnêtes et un raisonnement qui prenait de son sens. Un avenir qu’elle aurait pensé différemment si son frère était encore là.

« La perte de ton frère a détruit une partie de toi et c’est ce qui fait que tu n’es plus heureuse mais écoute-moi bien Rachel. Autour de toi, tu as d’autres personnes qui eux-aussi ont perdu des êtres chers à leurs yeux. Ils se sont relevés car ils ne voulaient pas sombrer dans la folie et dans les ténèbres préférant la lumière à l’obscurité. Tu sais la vie peut s’arrêter à n’importe quel moment pour n’importe qui d’entre nous. Ça peut être moi comme ça peut être toi ou Autumn ou Alan ou Chris… Prendre le risque de sauver quelqu’un de la mort, c’est vouloir sauver cette personne au périple de sa propre vie. Prendre sa place ou pas… En tout cas, c’est un symbole d’amour et de paix. En effectuant cette action tu peux être en paix avec toi-même car tu auras tout fait pour sauver la vie de cette personne. » Sur ces derniers mots, j’avais porté ma main sur mon cœur, symbole fort de la vie.

Ce n’était pas évident de faire passer l’envie de s’entraîner ou de se battre à quelqu’un qui n’en ressentait pas la moindre motivation. Rachel n’avait aucune envie de s’entraîner, ni de se battre car la violence n’était pas du tout son intérêt. Toutefois à mes yeux l’entraînement n’était pas synonyme de violence et si elle pensait que se sacrifier était la seule solution face au combat, elle avait tort. Pensait-elle que nous nous consultions ? Que nous nous passions le mot pour lui dire ce qu’elle a besoin d’entendre. Elle faisait totalement fausse route. Cela dit, je continuais de l’écouter en souriant légèrement de par ses paroles qui sous-entendaient de l’agacement. Malgré tout je l’avais laissé parler. Continuant de dire qu’elle détestait l’entraînement et reprenant les mêmes phrases sur le progrès et les efforts qui seraient vite oubliés selon elle.

« Donc si je reprends ce que tu dis, ça ne te plairait pas de savoir te battre un minimum, j’entends bien les bases pour te défendre toi-même et les autres au périple de ta vie ? Aussi, bien que ce ne soit pas un plaisir, ne voudrais-tu pas faire l’effort de juste connaître une ou deux techniques d’approches, d’attaques ou de défenses, juste au cas où ? Connaissant ses techniques, peut-être que tu aurais pu sauver ton frère ? Même si l’attaque d’un animal est difficilement défendable, je l’admets. »

Rachel pouvait détester s’entraîner ou se battre, d’accord c’est un choix et c’est son avis. Toutefois, nous sommes dans un environnement, sur une planète qui demande à ce qu’on soit préparé un minimum. Prêt en cas d’urgence absolue. Elle n’était pas la seule à détester le combat parmi les Cents. C’est pourquoi, elle devrait comme cette catégorie-là de personnes, apprendre les bases et se contenter de ça. Si j’en viens à penser à ce que je déteste par-dessus tout, je dirais les Rahjaks. Bien, s’il fallait collaborer un jour avec eux, je devrais le faire pour le bien de tous. Je me forcerais, certes je n’y prendrais absolument aucun plaisir, mais je devrais le faire car c’est important pour tout le monde qu’il n’y ait pas de complications par la suite.

Le vide a été comblé par une nouvelle Rachel. Une Rachel plus pessimiste mais aussi plus franche. La mort de son frère a changé sa façon de voir la vie. Elle est devenue aussi plus terre à terre et bien moins rêveuse. Ou l’était-elle mais un peu trop centré sur le passé. Cette tragédie la poussait à grandir intérieurement. Elle a vu la mort de près et c’est ce qui lui a ouvert les yeux sur les valeurs de la vie. Toutefois, la mort est quelque chose qui peut faire peur, moi-même j’ai peur de la mort et pour la masquer, j’imagine que la mort est un voyage, une poursuite de la vie dans un autre univers. J’avais beau penser comme cela, ce n’était pas une raison pour dire que j’étais une enfant. On aurait pu le croire, mais pour moi c’était tout simplement une façon d’envisager la mort autrement que par le simple fait qu’elle soit arrivée. Rachel elle, avait la vision de la mort comme un fait. C’était du concret et une fois la personne décédée ben… elle était morte et puis c’est tout. Sa franchise n’avait d’ailleurs pas été très bien pris par certaines personnes. Je me souvenais avoir entendu des dires sur elle, disant qu’elle était très direct et qu’elle n’avait pas de honte à le crier sur les toits que son frère était mort. Bon, oui et alors ? Peut-être que c’était plus facile pour elle après tout de le voir comme cela. A chacun sa façon de voir les choses. Bien entendu, son côté négatif n’arrangeait pas les choses. Elle broyait beaucoup de noir, son chemin s’étant arrêté à la mort de son frère. Bien évidemment, elle a dû connaître des moments plus sombres et plus durs à vivre. Le positif est au bout du chemin, il suffisait juste d’avancer mais pour l’instant ce n’était pas gagner à l’écoute de ses propos sur l’abandon de l’entraînement et des progrès. Pourtant avec un peu de temps et de patience, cela pouvait fonctionner et elle semblait attendre des explications de ma part qui ne doutait pas une seule seconde.

« L’entraînement ou du moins l’apprentissage des bases si tu ne veux pas aller plus loin, pourrait te permettre de savoir te défendre et attaquer. Tu pourrais affronter l’ennemi en cas d’attaque sur une personne que tu aimes. Tu pourrais sauver la vie de personnes importantes à tes yeux et même des enfants innocents et vulnérables. Tu pourrais te sentir forte et utile pour les autres. Tu pourrais faire en sorte que ce qui est arrivé à ton frère n’arrive pas à quelqu’un d’autre… Et enfin, tu pourrais apprendre à te défendre et à sauver ta vie, ce qui permettrait aux personnes qui t’aime de ne pas devenir ce que tu es devenu. Instable, triste, en colère et exclue des autres. »

En réalité, je voulais qu’elle pense à elle mais aussi aux autres. Se mettre à la place des autres, une façon de pensée qu’elle n’avait plus aujourd’hui. Pensant essentiellement à ce qu’elle avait fait, au passé. Une piqure de rappel que je pensais nécessaire pour elle. La vie valait d’être vécue et pour l’instant, elle s’était arrêtée à mi-chemin, là où son frère est mort. Bien entendu, j’avais proposé une alternative à l’entraînement. Une autre façon de voir le sport, de s’entraîner tout en restant en forme. Le footing. Courir dans les bois à la fraîcheur du soir ou du matin. Cela faisait un bien fou, qu’elle essaie avant de critiquer. Il était difficile de la persuader et de la convaincre malgré mes arguments tournés sur la culture des plantes en pleine forêt. L’endurance et la marche rapide n’étaient clairement pas de son ressort. L’envie n’y était pas et même elle me disait détester ça. Encore une fois, je voulais lui faire essayer avec moi. Je ne comptais pas la brusquer, ni même la forcer. Si cela ne lui plaisait vraiment pas, alors on arrêterait tout simplement. Je tenterais alors une approche sur la conversation comme nous venions de l’avoir depuis maintenant plusieurs heures.

« Fais le test et tu verras. Avec moi, une seule fois pour commencer puis si vraiment ce n’est pas possible ben on arrêtera. Je ne te dirais rien, ni encouragements ni réflexions de coach. Rien, juste toi et moi dans la forêt à marcher ou courir et profitant des alentours. »

Elle m’aura prévenu et moi aussi je l’aurais prévenu. J’avais décidé de la laisser choisir d’elle-même, la laissant plus libre de ses choix car il est vrai que j’avais été un peu trop directive. J’espérais qu’elle essaie au moins une fois et qu’elle juge après seulement. J’admet que son caractère têtu et prise de tête qui est aussi le mien n’a pas aidé à faciliter notre communication. Malgré tout, je voulais qu’elle se rende compte par elle-même en l’exerçant et non pas par de simples mots. Des préjugés qu’elle avait depuis le début sur le sport. Il était difficile de la pousser à essayer. De plus, elle continuait de donner son avis négatif pensant que cela allait me faire renoncer. D’accord, elle pouvait penser ce qu’elle voulait, je voyais bien qu’elle n’aimait pas qu’on ne la presse ni même la rapidité. Je vois bien qu’elle est plutôt du genre à aimer profiter et à se gambader dans la nature. Elle pouvait se plaindre, certes je n’aimais pas trop ça mais si c’était le prix à payer pour qu’elle essaie. Pourquoi pas.

« Je comprends ce que tu dis, mais là je te parle d’entraînement et ça ne changera en rien tes ballades dans la forêt. Les moments avec moi seront différents de ceux que tu as avec toi-même dans la forêt. Puis, le footing peut commencer en marche rapide. C’est juste un tour dans la forêt en accéléré et sans prise de tête. Peut-être que tu ne ressentiras aucun plaisir, mais ton corps te remerciera. Aller tu verras, tu ne le regretteras peut-être pas ! »

Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais qu’elle détestait l’idée de partir courir avec moi. Non pas qu’elle n’aimait pas ma présence mais le simple fait de faire du sport lui déplaisait énormément. Je voulais lui faire voir l’entraînement autrement. Aussi, c’était une manière pour moi de lui sauver la vie car quelque part, sans avoir appris les bases de l’entraînement, elle était en danger de mort. Elle n’en avait pas conscience car elle espérait toujours s’en sortir autrement que par l’entraînement. Elle s’est souvent débrouillée seule comme elle avait pu me le dire. Depuis que son frère est mort, elle s’est retrouvée seule et elle s’en ait pas mal sortie. Mais elle devait tout de même faire attention car nous n’étions pas à l’abris d’un danger. Contre toute attente, je la surpris cogner le sac avec hargne et un sourire se dessina sur mon visage car Rachel était une battante quoi qu’elle en dise. Elle avait juste besoin d’être titillée un peu…
Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
@Rachel A. Gomez > Si quelque chose ne va pas tu me dis. Ta réponse m'a plu comme toujours! people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 484338566 people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 3048774416
Si tu vois du langage terrien il suffit de survoler le texte avec la souris people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 2215546156
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 706 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Constellation (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 40

people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 Empty Re: people vent in different ways ⊰ ft. Alita

Lun 9 Nov 2020 - 7:03

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
On peut parfaitement dire que la mort de mon frère a été une blessure profonde qui fit bien plus de dommages qu’une quelconque attaque physique. C’est pire parce qu’on ne voit pas nécessairement de trace, et que dans mon cas, je réussis un temps à garder mes problèmes et mes angoisses pour moi. Évitant de voir Chris, évitant de discuter trop longtemps avec les gens du campement, je fus capable de me montrer sous des airs de quelqu’un qui se porte bien, dans la mesure du possible. Mais ce que les gens voient de l’extérieur n’est pas semblable au tumulte qui fait rage à l’intérieur. Oh, j’aurais parfaitement pu continuer à crouler. À la vitesse que j’allais, on aurait eu à enterrer une autre Cent sans comprendre exactement ce qu’il se serait passé chez moi. Ce qui a changé la donne …? Un mélange de détermination, d’entêtement, et surtout de bienveillance de la part de ceux et celles se faisant du soucis pour moi. On ne me permit pas de me noyer, on me tendit la main et on me força hors de l’eau. Aujourd’hui encore, j’essaie de retrouver mon souffle, mais ce n’est pas une tâche si facile. Certaines distractions me permettent d’oublier momentanément plus que d’autres, sauf que j’en reviens toujours à ce qui me trouble, tôt ou tard. Ce qu’il me faudrait, c’est une activité pouvant me donner un deuxième souffle, une perspective différente. L’avenue, je m’en doutais bien, ne me plairait pas.

Malheureusement, pour justement tourner la page, il me faudrait me pardonner mes propres erreurs et arrêter de ressasser ce que je ne pus accomplir par le passé. Trop de regrets, que ce soit dans les adieux qui ne se firent pas comme je l’aurais souhaité, jusqu’aux paroles blessantes envers les gens préoccupés par mon bien-être. J’attaquais verbalement à gauche et à droite en ne prenant pas soin de me poser et de réfléchir quand au poids de mes mots. Des émotions à fleur de peau, un bien mauvais défaut qui ne me quitte pas. « J’aimerais pouvoir contrôler mes émotions, parce que souvent, je m’emporte à un rien. Ça me réussit pas du tout, la preuve; je sais avoir perdu des amitiés à cause de ma façon d’aborder les gens. Au fond, je ne voulais pas leur répondre aussi froidement, mais ce fut instinctif. Je me sentais trop aux prises avec mes angoisses et ma peine, et je ne supportais pas l’idée que quelqu’un essaie de me consoler en prétextant me comprendre. » Je soupirais avant de poursuivre. « Est-ce que tu crois sincèrement qu’on pourra me pardonner? Même après tout ce temps? Je sais qu’à leur place, je n’en serais pas capable. » Cette fois, c’était une amertume qui me vint en bouche, un moment de rage, presque. « Je pensais réellement que de m’éloigner aurait été la meilleure solution. Avoir quelqu’un dans ton quotidien qui ne va pas bien ne te permet pas de te concentrer sur le bien du camp, sur les autres. J’estimais qu’en prenant mes distances, les autres pourraient accomplir de grandes choses … que ma présence, que mes troubles ne feraient que peser sur le moral du groupe. Aussi stupide que ça puisse paraître, je croyais bien faire. Je voulais juste … que les autres … soient … plus heureux. » Plus heureux que moi, là est la vérité. Tant que le groupe se portait bien, c’est tout ce qui comptait à mes yeux. C’est pour ça que même sans envie, j’allais en cuisine, je faisais exactement ce qu’on me demandait de faire. Même si je ne mangeais pas, je souhaitais que le groupe puisse … survivre. Je compris à ce moment précis que j’avais préféré prioriser tout le monde sauf moi. Je m’étais mis en bas de la liste. Probablement parce que j’estimais ne plus en avoir pour très longtemps. « C’est plus facile à dire qu’à faire Alita. J’ai commis beaucoup trop d’erreurs pour simplement les balayer avec des pardons. »

Momentanément, il y eut d’autres flash-back. Les souvenirs de moi et mon frère sur le vaisseau, suivit de cette nuit fatidique. Un vide, un trou immense qui ne pouvait jamais être juste boucher. Une cicatrice invisible sur le coeur, une douleur qui remonte à la surface de temps à autre. Ce lien qui nous avait unis … depuis que j’avais sombré dans la noirceur, je ne le sentais plus. J’avais cessé de lui parler, j’avais enterré les objets qu’il me restait de lui. Une partie de moi voulant juste faire un trait alors que l’autre cherchait à communiquer avec lui par tout les moyens. Un voeu, un seul. Pouvoir le voir ne serait-ce qu’une dernière fois. J’aurais tout donné pour ça. Bordel, j’aurais été jusqu’au bout du monde si on m’avait promis pouvoir poser mes yeux sur lui et lui dire au combien je l’aime. La fraternité, cette façon de s’aimer, de se sentir connecter, c’est une sensation qui me manque horriblement. Je l’aimais … non … je l’adorais. « Je retombe déjà dans des réflexions insoutenables, parfois. Pardonne-moi si je n’est pas le courage qu’il faut pour changer complètement ma perspective et ma façon de penser. » Quelques mots dans le langage terrien, mais je ne les compris pas. « Je ne sais pas si Chris te l’a dis … mais je ne comprends rien au langage terrien … » Je sais parfaitement pourquoi elle mélangeait les deux. Elle voulait me faire relativiser. Nous n’étions pas seuls sur Terre, et nous avions tous nos lots de problèmes. La différence, c’est que j’avais cessé de me battre car je ne voyais aucune réellement beauté à la vie telle que nous la connaissons. Mes yeux se posant sur le paysage, je voyais le sang couler, je voyais les corps s’empiler, mais jamais je ne portais d’espoir. « Mais avancer vers quoi, exactement? D’autres embûches? Est-ce que c’est ça, que réserve le futur? Il faut que j’apprenne à quoi? À doser la souffrance? À souffrir un jour et passer à autre chose le lendemain? » Je n’avais pas de vision de moi-même dans un an, dans deux … ni même dans dix ans. J’estimais probablement restée plus ou moins semblable à ce que j’étais devenue. Je sais bien que Chris souhaiterait revoir certains traits de l’ancienne Rachel, mais cela faisait bien longtemps que celle-ci n’existait plus. Elle n’avait plus de raison d’exister, trop insouciante de ce qu’est que vivre.


La conversation ne cessait de s’intensifier. Si cela s’était passé il y a de cela quelques mois, je ne crois pas que j’aurais tenu bon. Après tout, je parlais de sacrifice, je parlais du vide que me causerais la mort de Chris, tout autant que celle de mon frère. J’avouais même souhaiter un passé où tous seraient là. Je sais qu’en ayant ce trio dans ma vie, comme à l’époque, j’aurais la même gaieté de coeur d’autrefois. Qui sait, j’aurais même pu m’intéresser d’un peu plus près aux grounders, voire négocier avec eux pour qu’ils puissent m’enseigner un peu plus de leur savoir. Des avenues qui me semblaient aujourd’hui carrément impossibles. « Ces personnes sont plus fortes que moi, c’est tout. Cela m’est venu plus naturellement de m’enfoncer dans les ténèbres et d’y rester. Même si je souffrais, je m’y sentais bien. Maintenant qu’on en parle, ça me sonne complètement dérangé. Pourtant, je savais pertinemment que cela me protégerait de la perte d’un autre être cher. J’estimais qu’en me noyant déjà dans mes troubles, je deviendrais engourdie à un tel point que la mort de quelqu’un d’autre ne m’affecterait plus. » Ses dernières paroles me firent un pincement au coeur. « Tu crois que mon frère … est parti en paix? » Je secouais la tête. « Même si ce fut le cas, je sais qu’après toutes mes conneries, il n’est clairement plus en paix. Il a sauvé Chris sans nécessairement penser que son sacrifice causerait ma perte. » Une bonne action, aussi douloureuse soit-elle, mais qui au final, s’est soldé par ma descente dans un enfer sur terre.


On en vint à l’entraînement, à la possibilité que je débute, ou plutôt, que je l’essaie une fois de plus. Je m’entêtais à dire que je ne prônais pas la violence, que je l’évitais à tout prix. Je soutins ne pas avoir l’envie et qu’ainsi, je ne me souvenais jamais des mouvements à faire. À chaque fois, sous le coup du stress, je figeais, tout s’effaça dans mon esprit. Il y en a pour qui l’adrénaline leur permet de tout faire. Dans mon cas, je restais tétanisée. Voilà pourquoi je ne comprenais pas l’importance de savoir me battre. Ne serait-ce pas une perte de temps? « Tu as tout compris. Que ce soit les bases ou pas, cela tombera dans l’oreille d’un sourd, en quelque sorte. Les dernières fois où j’ai cru être attaquée, même avec les quelques entraînements avec Chris, j’ai réagi exactement comme à mon habitude. Figée, incapable de me souvenir de quoi que ce soit. Ou alors, je trouve un trou, un tronc d’arbre, peu importe, et je me cache. Mon dernier instinct, celui que j’utilise le moins, c’est juste de courir dans n’importe quel sens, pourvu que je mette de la distance entre moi et l’ennemi. Alors non, vaut mieux ne pas compter sur moi pour sauver qui que ce soit. Je réagis toujours d’une de ces trois façons. Instinctivement, je ne fais pas appel aux techniques que Chris m’a apprit. Enfin … je ne sais pas si je m’en souviens encore. Mais bref, tout ça pour dire; je travaille en cuisine pour une raison précise. » Donnez-moi des légumes à couper et je saurais le faire. Mais en cas d’urgence, il vous faudra trouver quelqu’un d’autre.

Que les gens me disent être trop pessimiste ou direct, je m’en fiche. Je préférais de loin voir la mort comme ce que c’était, la fin, plutôt que de rêvasser aux étoiles, à un lien cosmique ou une connerie de ce genre. Et je n’avais aucun problème à le faire savoir aux autres. Pourquoi venir me dire qu’il est là, qu’il veille sur moi? Il est parti, effacé de l’histoire. Je m’en fiche que cette façon de penser puisse me causer plus de problèmes, au final. Eh oui, je broie encore un peu du noir. Eh oui, j’ai toujours cette impression qu’après la mort de mon frère, ma vie a prit un mauvais tournant et que mon futur est plus que jamais teinté d’obscurité. Ça ne m’empêche pas d’avancer. « Mais ce n’est pas dans mon sang. Tu as beau croire que l’adrénaline me poussera à me battre, si j’apprends les bases, mais mon instinct le plus rapide, c’est celui de figer. J’ai trop peur pour faire quoi que ce soit. » J’avalais de travers. « Non. Tu te sens forte et utile pour les autres quand tu les défends. Je me sens utile quand je cuisine pour tout le monde. Mais jamais on ne pourra me qualifier de forte. Je ne veux pas de cette qualité. Ce serait mentir que de supposer ça. » Les mots, Alita sut les trouver. « Bah oui, ils verront ce que je suis devenue, et alors? Autant faire en sorte de ne pas mentir, non? Au moins comme ça, ils savent qu’il vaut mieux ne pas compter sur moi. Y’a pas besoin de prétendre que je me suis hissée au sommet. Je reste instable, triste, en colère et parfois, oui, je m’exclue des autres. Mais c’est la Rachel d’aujourd’hui. C’est celle de demain. L’ancienne Rachel que tout le monde espère revoir est morte avec mon frère. Personne veut l’entendre mais c’est vrai. Elle. est. morte. » Des larmes qui se mirent à couler, et une colère qui résonnait. J’essuyais rapidement mes yeux et prit mes distances.

Mais ce n’était pas fini. Le coeur du sujet me prit de court. Alita ne lâchait pas prise, espérant sincèrement me convaincre de laisser tomber tout mes préjugés. « Ne t’attends à rien. Non, mieux. Attends-toi au pire. Au moins comme ça, tu ne seras pas surprise. » Autant qu’elle s’imagine le truc le plus horrible qui soit. À vouloir me placer plus haut, elle aurait une énorme déception. Ce n’est pas pour rien que je me cachais en cuisine et que j’y passais une grande partie de mon temps. Là, je me sentais en contrôle, je me savais capable de beaucoup. À embarquer dans des entraînements, dans du footing, j’estimais déjà que je détesterais ça. Être démunie et voir l’énormité du chemin à traverser me donne souvent juste envie de renoncer immédiatement. Alita n’aimera pas ça. Pourquoi diable s’acharnait-elle?! « Ne t’attends pas à ce que j’aime ça. Ne t’attends pas à ce que je me sente bien. S’il y a bien une sensation que je déteste, c’est de me sentir essoufflée à un tel point que je ne tiens pas debout. » Je ne sais plus si c’était ma façon d’essayer de la convaincre d’oublier, ou si je tentais de me convaincre de refuser. Embrouillée dans ma décision, ce fut presque un automatisme que de cogner le sac. Je le faisais parfois sur des petites branches, juste pour que la rage éclate et disparaisse. J’oubliais le temps d’un instant la présence d’Alita, me concentrant sur le sac, visualisant le pour et le contre d’une telle décision. Les voix s’entremêlaient dans ma tête. Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à juste prendre ma décision? En colère, je donnais encore deux autres coups, avant de m’arrêter et de m’éloigner dudit sac. Encore un moment de silence. Puis, … « Oh je sens que je vais amèrement le regretter. » Je n’arrive pas à croire que je m’apprête à lui dire que: « J’le fais. Mais je test avant. J’veux être sûre que ce ne sera pas trop. Autrement, je me retire. » Je sens que j’allais en revenir à ce moment et que je me maudirais.
(c) DΛNDELION


Hors-Jeu:
@Alita Wheeler mon dieu, je suis vraiment désolée! Je me suis voilée la face, mais la vérité est que ce satané virus me fait réellement broyer du noir, au quotidien. J'ai eu beau essayé, ma réponse aurait réellement sonnée fausse people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 338696913 J'ai été obligée de faire appel à une psy pour m'aider un peu. Mais si jamais ma réponse arrive trop tard et que tu n'as plus envie de rp, je comprends parfaitement. Moi, en tout cas, je continue toujours à adorer notre rp people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 171928021  
Nothing lasts forever
Alita Wheeler
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Jenn MULTICOMPTES : No MESSAGES : 1398 CELEBRITE : Odette Yustman COPYRIGHT : Vava - Laenai ♥ | Image/Signa - Laenai/Wiise METIER/APTITUDES : Combattante | Guerrière - Traqueuse TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 595

people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 Empty Re: people vent in different ways ⊰ ft. Alita

Dim 29 Nov 2020 - 12:28

People vent in different ways

Rachel & Alita
Je comprenais ce qu’elle voulait me dire et en même temps je la voyais si vulnérable. Je sentais qu’elle avait tout de même une partie d’elle-même qui se battait contre ce qu’elle pouvait dégager comme émotions. Je sentais qu’elle voulait se libérer de ce poids, de ce fardeau qu’elle traîne depuis longtemps. J’aimerais beaucoup l’aider à aller mieux. J’aimerais pouvoir l’accompagner comme la fait Aliénor avec moi depuis tout le temps où nous étions dans l’Odyssée et même encore sur Terre. Je n’étais pas toujours fière de moi non plus, souvent déstabilisée par l’histoire avec mon père et par cette injustice que j’avais vécu pendant deux ans si ce n’est plus maintenant. Je n’avais toujours pas digéré cette histoire avec lui encore plus maintenant qu’il était en vie et toujours aussi innocent aux yeux des Odysséens. Malgré tout, je savais que c’était mieux ainsi pour ne pas qu’il soit banni. Sur Terre, je savais qu’il ne survivrait pas en étant seul. Il y avait bien plus de dangers ici que sur l’Odyssée et j’étais la mieux placée pour le savoir même bien avant lui.

Tourner la page était l’alternative à suivre autant pour l’une que pour l’autre. Concernant Rachel, elle devait se pardonner à elle-même de ne pas avoir était à la hauteur quand il le fallait. Ce n’était pas un crime, elle n’avait rien fait de mal. Ce n’était pas elle qui avait tué son frère, c’était un malheureux accident. Elle se rendait coupable d’un crime qu’elle n’avait pas réalisé car elle pensait qu’elle aurait pu aider, qu’elle aurait pu jouer aux héroïnes en le sauvant des griffes de cet animal. Mais à quel prix Rachel ? L’aurais-tu sauvé au risque de perdre ta vie ? Elle n’aurait pas pu s’en sortir vivante si elle avait tenté ne serait-ce que de l’approcher. Les animaux sur Terre avait muté à cause de la radioactivité. Leurs aptitudes se sont amplifiées, ainsi leurs capacités mentales et physiques ont été décuplées au point qu’elles sont beaucoup plus puissantes et plus dangereuses. Elle n’aurait rien pu faire, c’était peine perdue. Son frère l’aurait pardonné c’est certain mais c’est Rachel qui doit le comprendre et non l’inverse. L’aide qu’elle a reçu de ses proches n’avait pas eu le succès escompté et c’était en un sens compréhensible après l’épreuve qu’elle venait de traverser. Elle pensait et peut-être encore aujourd’hui, être la seule à comprendre ce sentiment de perdre quelqu’un que l’on aime sans n’avoir bouger le petit doigt. En ayant eu peur pour sa vie et sans nécessairement que cela soit vu comme de la lâcheté mais comme de la survie. Et l’instinct premier de la survie est la protection de soi-même contre tous et pour ça, c’était s’isoler, se cacher pour mieux se relever plus tard.

« Je pense que tu devrais demander pardon si tu crois que c’est nécessaire. Tu peux demander pardon et ne rien attendre en retour. Tu voudrais que l’on te pardonne ? Ce n’est pas à toi d’en décider mais tu peux toujours te dire qu’en ayant demandé pardon, tu fais honneur à ton frère et tu tournes la page en élimant ce fardeau que tu portes avec toi depuis tout ce temps. » Aie confiance en toi lui disais-je. Il n’y a pas plus belle intention que d’écouter ce que son cœur veut dire. Il me semblait que dans le cas de Rachel, elle voulait demander pardon et même si c’était après tout ce temps, ben c’était dit. Le plus important, c’était l’annonce et non quand elle avait été dite. C’était les mots et non la manière dont elle s’y prenait. J’accompagnerais Rachel si elle le voulait. Cassant des dents et des poignets à qui voulait la rejeter. Peut-être qu’elle n’était pas capable elle de pardonner mais d’autres en étaient capables et n’avaient pas la même vision qu’elle sur les ressentiments. Elle devait laisser le choix à la personne concernée de voir ce qu’elle voulait en faire de son pardon. Personne ne réagissait de la même manière, chacun possédait son propre esprit et ses propres sentiments. « Je pensais réellement que de m’éloigner aurait été la meilleure solution. Avoir quelqu’un dans ton quotidien qui ne va pas bien ne te permet pas de te concentrer sur le bien du camp, sur les autres. J’estimais qu’en prenant mes distances, les autres pourraient accomplir de grandes choses … que ma présence, que mes troubles ne feraient que peser sur le moral du groupe. Aussi stupide que ça puisse paraître, je croyais bien faire. Je voulais juste … que les autres … soient … plus heureux. » La meilleure solution ? Peut-être que pour Lucie c’était la meilleure chose à faire car elle s’alarmait souvent quand elle voyait que quelqu’un avait des sentiments négatifs pouvant avoir un effet dévastateur sur les autres. Toutefois, pour Rachel ce n’était clairement pas la bonne solution car avancer, se donner les moyens de réussir procuraient des moteurs pour soi-même et pour les autres. C’était important de se sentir heureux, mais certaines personnes ne l’étaient pas si d’autres ne les accompagnaient pas dans leur vie. Elle avait commis des erreurs, trop pensait-elle. Elle ne devait pas y penser. Elle pensait avoir franchi la limite qu’elle s’était donnée. Elle se disait qu’elle ne méritait pas de vivre et qu’elle ne méritait plus d’avoir d’amis, de proches à ses côtés pour l’aider à remonter la pente. C’était faux. A l’écoute de son histoire, elle méritait très largement une seconde chance. Elle n’avait peut-être pas fait les bons choix, cela dit elle pouvait faire en sorte justement de se rattraper sur l’avenir.

« Les autres ne seront pas plus heureux de te voir malheureuse. Rachel, tu as été leur amie pendant longtemps. Crois-tu qu’ils puissent te pardonner ? Bien-sûr que oui. Tu voulais bien faire en t’isolant, préférant rester seule plutôt que d’amener destruction sur ton passage. Tu préfères que tes amis soient heureux ensemble plutôt que malheureux avec toi. Tu t’es négligée pour les autres car tu penses que les autres sont bien plus à la hauteur que toi alors que c’est faux ! Tu mérites largement ta place parmi nous. Tu participes à la vie du camp en étant en cuisine. Tu concoctes des plats pour nous pensant que ça nous rendra plus forts alors que toi-même tu en as besoin aussi, de force. Tu es une Cent comme nous tous. Tu penses que tes erreurs sont impardonnables alors qu’elles le sont, il suffit simplement d’y croire et surtout de te libérer de toute cette souffrance que tu gardes en toi. »

Je sentais qu’elle partait dans ses pensées les plus profondes. Je l’avais presque perdu dans les méandres de sa mémoire. Je voulais lui laisser le temps de reprendre ses esprits et de voyager si tel était son souhait le plus cher. Un voyage spirituel l’attendait peut-être et je restais là auprès d’elle pour l’accompagner si besoin. Du courage, elle en avait quoi qu’elle puisse dire. Je tournais ma tête de gauche à droite pour lui signifier que je n’étais pas d’accord avec elle. Continuer de vivre après la mort d’un proche et dans son cas de son frère, c’était courageux. Elle devait chaque jour se lever le matin pensant qu’elle devrait vivre un jour de plus sans son frère pour l’accompagner physiquement. Elle devait vivre un jour de plus en sachant qu’il ne reviendra pas et qu’il resterait dans son cœur et dans sa tête. Ce n’était pas facile de s’imaginer vivre sans une personne que l’on aime. Personnellement, je ne me voyais pas vivre sans Autumn Kane pour me regarder avec ses yeux de braise. Le lien entre Rachel et son frère était fort et même au-delà de la mort, celui-ci restait figé dans le temps, comme inchangé et indestructible. Sa façon de penser et de voir la vie était devenue plus terne et plus négative qu’avant s’expliquant par la mort si soudaine qu’a été celle de son frère. Les mots que j’avais rajouté en langage terrien, elle ne les comprit pas. Ce n’était pas grave alors à la place je lui avais sourie. « Mais avancer vers quoi, exactement ? D’autres embûches ? Est-ce que c’est ça, que réserve le futur ? Il faut que j’apprenne à quoi ? À doser la souffrance ? À souffrir un jour et passer à autre chose le lendemain ? »« Avancer dans la vie, avancer en continuant de survivre comme tu le fais aujourd’hui. Continuer d’avancer pour se créer un chemin, une route vers l’avenir qui nous attend. Nous avons la chance de vivre encore, d’être encore là alors que nous aurions pu mourir bien plus tôt. Des embûches, des obstacles si tu préfères, il y en aura toujours car tout n’est pas toujours rose. Le futur, je ne sais pas ce qu’il nous réserve. Des surprises sans aucun doute. Il faut apprendre à tourner la page, à s’ouvrir aux autres, à pardonner quand c’est nécessaire, à partager sa confiance et sa vie avec les autres. La souffrance fait partie de nous, il faut apprendre à vivre avec. Elle sera toujours présente, il faut juste l’accepter et voir le lendemain comme un nouveau jour et une nouvelle opportunité. » J’essayais de m’exprimer clairement, tentant de ne pas la perdre en chemin. Je voyais du progrès dans toute cette analyse comportementale. Je n’étais pourtant pas psychologue mais je sentais que j’avançais doucement vers un questionnement qu’elle se posait sur sa vie et sur son existence.

« Ces personnes sont plus fortes que moi, c’est tout. Cela m’est venu plus naturellement de m’enfoncer dans les ténèbres et d’y rester. Même si je souffrais, je m’y sentais bien. Maintenant qu’on en parle, ça me sonne complètement déranger. Pourtant, je savais pertinemment que cela me protégerait de la perte d’un autre être cher. J’estimais qu’en me noyant déjà dans mes troubles, je deviendrais engourdie à un tel point que la mort de quelqu’un d’autre ne m’affecterait plus. » Pourquoi se comparer aux autres ? Plus fortes ou plus courageuses peu importe en fait. Ce qui était important, c’était le comportement de Rachel et uniquement d’elle. Elle avait préféré s’enfoncer dans les ténèbres, préférant souffrir que guérir. Ne plus ressentir aucun sentiment pour la perte d’un autre être cher, une sorte de désintoxication à l’amour, à l’attachement que l’on peut avoir avec un autre être humain. C’était dur à entendre et j’avais tellement de peine pour Rachel. Elle s’infligeait ce châtiment pour ne plus rien ressentir, ni peine ni douleur en étant seule. Ainsi elle pouvait mourir en paix sans que personne ne la pleure et sans qu’elle ne puisse pleurer elle aussi d’autres morts. Une solution de facilité complètement dingue. « Se sociabiliser, s’aimer, communiquer, s’attacher, devenir proche, s’informer, tu ne peux pas réaliser toutes ces actions en étant seule. Tu ne peux pas te noyer dans ta noirceur et faire comme si tout allait bien. Qu’est ce qui t’es passée par la tête pour envisager une telle transformation ? T’infliger une punition aussi stricte pour n’avoir plus à aimer par peur de perdre encore un être cher. Tu ne peux pas tirer un trait sur les autres sous prétexte qu’ils peuvent mourir du jour au lendemain. Il faut vivre avec ça toute la vie. Moi par exemple, j’ai peur de perdre Aliénor ou Autumn, ce n’est pas pour autant que je vais m’éloigner d’elles et limite les rejeter pour me sentir mieux. Tu te fais du mal pour rien ! » Stupéfaite, je finissais ma phrase d’un ton plus fort qu’avant pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à faire ça. Elle devait se rentrer dans le crâne qu’elle était importante et qu’elle se devait d’aimer les autres car quoi qu’elle fasse, d’autres l’aimeront quand même. Chris étant le premier à qui je pense pour Rachel. Il l’aimait énormément, j’avais pu le voir quand nous nous sommes entraînés à la base militaire.  « Tu crois que mon frère … est parti en paix ? »« Oui et de là où il est, il continue de veiller sur toi. »« Même si ce fut le cas, je sais qu’après toutes mes conneries, il n’est clairement plus en paix. Il a sauvé Chris sans nécessairement penser que son sacrifice causerait ma perte. » Ses conneries ? Mais pourquoi fallait-il qu’elle se rejette la faute sur elle-même sans arrêt à défaut de s’attaquer aux autres qui essayent de l’aider. Je soupirais à force d’entendre tant de paroles stupides qui n’avaient aucune valeur. Elles pouvaient blesser si j’étais proches d’elle et je plaignais Chris si elle était comme ça avec lui. Je l’appréciais mais je n’étais pas dupe de ses absurdités. J’avais pris assez de recul pour ne pas être assommée par tant de maladresse. « Il est en paix. Peu importe ce que tu diras, dans sa tête il sait qu’il aura tout donné pour que tu continues de vivre. Pour l’instant, tu es encore là et en vie donc il est en paix. Continue de vivre et saches qu’il le sera toujours. Il a sauvé Chris… » J’étais surprise, Rachel ne m’avait pas dit que c’était le fait d’avoir sauvé Chris qui lui a valu la mort. Chris n’avait lui aussi rien dit, probablement par culpabilité. « Ecoute, il a sauvé Chris car pour lui c’était sûrement la meilleure chose à faire. Il a sauvé Chris de la mort, ne sachant pas qu’il mourrait à sa place. Il pensait le sauver et en même temps pouvoir survivre mais ça n’a pas été le cas. Il ne pouvait pas savoir qu’il allait mourir, ou peut-être le pensait-il mais sans imaginer une seule seconde que sa mort provoquerait autant de désespoir pour toi. » A mon avis, il savait que les Cents pourraient l’aider en plus de ses proches. C’était indéniable. Aussi, je supposais qu’il connaissait le lien très particulier qui s’était créé entre Rachel et Chris. Il savait probablement que Chris la protègerait et qu’il en prendrait soin comme la prunelle de ses yeux.

L’entraînement était un sujet fastidieux avec Rachel. J’avais compris qu’elle ne voulait pas savoir se battre car elle pensait que ça ne servirait à rien à part faire perdre du temps. En réalité, j’imaginais qu’elle pourrait se battre contre elle-même car la véritable raison de sa perte était sa propre personne. Elle plongeait indéfiniment au fin fond de l’océan. Noyée, elle ne l’était pas encore mais elle continuait de maintenir sa tête sous l’eau pensant que c’était la meilleure chose à faire. Je ne tolérais pas ce genre de comportement. Je ne le comprenais même pas. Elle me disait préférer la fuite au combat. Être lâche plutôt que d’être courageuse. Elle dit ne plus se souvenir des techniques en présence de danger. Elle était comme pétrifiée, incapable de faire quoi que ce soit hormis de courir le plus loin possible. « Tu ne peux pas toujours fuir les dangers. Parfois certains sont plus proches que tu ne le crois. Te laisserais-tu battre sans rien faire si tu étais prisonnière par des ennemis violents ? Te laisserais-tu, je ne sais pas, être opérée ou bien être malmenée sans rien faire car tu ne sais pas te battre ? Franchement Rachel, juste une ou deux techniques pourraient sauver la vie à tes proches mais aussi te sauver la vie ! » Elle avait choisi la cuisine car c’était le seul domaine dans lequel elle se trouvait utile. Bien évidemment elle pensait ne pas savoir se battre alors que si elle s’en donnait les moyens, elle saurait.

Elle ne voulait pas défendre les autres car elle n’était pas forte. Certes, ses capacités physiques étaient basses. Mais elle pouvait se contenter d’être endurante grâce à la course ou à la boxe qu’elle pouvait pratiquer. Certes elle se figeait, elle préférait fuir mais dans un cas où elle ne le pouvait pas. Elle se figerait sans rien faire attendant la sentence ? Elle devait au moins savoir frapper ou savoir pousser. Se défouler d’une manière ou d’une autre. Je faisais le lien avec son esprit si négatif, elle gardait tout en elle mais à force elle allait finir par exploser. Se défouler, elle n’allait pas le trouver en cuisine. Elle n’allait pas le trouver en marchant dans la forêt pour trouver des remèdes. Il fallait qu’elle fasse autre chose de plus constructif. Ne pas mentir. Ne pas se voiler la face, voilà ce qu’elle était, faible. Ce qu’elle pensait d’elle-même et ce qu’elle sera toujours à ses yeux. Elle se disait que l’ancienne Rachel était morte, que la nouvelle triste et en colère était là à la place. Je sentais que ce n’était pas totalement vrai. Certes, ce qu’elle projetait était bien une nouvelle Rachel plus négative, plus triste et malheureuse que jamais. Une femme bouleversée qui n’a rien d’autre dans la tête que son frère décédé par sa faute. Elle avait pleuré sur ses mots forts qui auraient pu en blesser plus d’un de ses proches. J’avais moi aussi des larmes même si je la connaissais moins qui stagnaient dans mes yeux, prouvant les sentiments que j’avais pour elle. Aussitôt elle s’était mise à l’écart, prenant un peu de distance pour se rétablir un peu le temps d’un instant. Alors je m’approchais en restant tout de même à distance de peur qu’elle prenne la fuite, chose que je ne voulais pas qui se produise.
« N’en as-tu pas assez d’être comme ça Rachel ? » Je montais le ton pour lui faire comprendre la portée de ses mots. « Tes proches ne sont pas restés auprès de toi car sûrement qu’ils ont été blessés par tes paroles si douloureuses soient elles ! Pourquoi tu fais ça hein ? POURQUOI ? Tu ne penses pas qu’il serait temps de te réveiller ? Tu n’es pas TOUTE SEULE. Tu auras beau te voiler la face, tu auras beau ne pas savoir te battre, et alors comme tu dis ? Tu sais cuisiner, tu sais être attachante, tu sais être à l’écoute, tu sais discuter et être positive d’habitude ! Ce n’est pas l’ancienne Rachel qui est morte mais bien TON FRERE. » Les mots sortaient fortement, sans retenue car je perdais légèrement patience. Je n’avais pas peur de Rachel et encore moins de ce qu’elle pouvait me répondre de plus fort que ça. Je n’avais pas peur des autres qui pouvaient nous voir et observer cette scène des plus dramatiques. « Tu ne sais pas te battre, ça c’est toi qui le dis. Tu as essayé quoi, une fois ou deux avec Chris ? Tu ne te souviens pas des techniques parce que tu ne les as pas assez pratiquées ! Bien évidemment ! Il faut les répéter plusieurs fois et longtemps, c’est comme une chorégraphie. Tu penses savoir mieux que personne ce qui est bien pour toi alors qu’en réalité tu n’en as AUCUNE IDEE ! » Les larmes qui s’étaient maintenues dans mes yeux coulaient le long des joues, rosies par la colère et la franchise qui éclataient dans tous les sens.

Je ne lâchais pas et continuais de me battre avec elle, verbalement bien sûr. « Ne t’attends à rien. Non, mieux. Attends-toi au pire. Au moins comme ça, tu ne seras pas surprise. » Je devrais m’attendre au pire. Pas de problème, je relèverais le défi avec plaisir ! Je ne serais pas surprise, consciente de la situation et de la personnalité qu’était Rachel. Elle n’était pas mon ennemie, elle était juste une âme perdue. Une âme vagabonde qui n’avait plus de but précis. Je ne voulais pas forcément l’amener au sommet. Je voulais juste qu’elle revienne parmi les vivants. Qu’elle arrête de culpabiliser, qu’elle arrête de négativer tout ce qu’elle voyait et qu’elle devienne libre de tous ses préjugés. « Ne t’attends pas à ce que j’aime ça. Ne t’attends pas à ce que je me sente bien. S’il y a bien une sensation que je déteste, c’est de me sentir essoufflée à un tel point que je ne tiens pas debout. » Oui elle n’aimerait peut-être pas ça. Elle se positionne comme étant contre alors qu’elle n’avait jamais essayé ou si peu. Elle ne se sentira pas bien, super. Elle verrait à quel point c’est dur de remonter la pente et de tourner la page après la perte d’un être cher. Il fallait la confronter, j’en étais persuadée. C’est pourquoi je ne lâchais rien avec elle, même si elle devenait méchante, je savais que c’était une parade pour s’auto-protéger. Elle pouvait se lâcher, elle pouvait essayer de me détruire, elle n’y arriverait pas car grâce à Chris, je savais qu’elle était une belle personne. « Tu tiendras debout c’est certain car nous n’allons pas faire du sport au point de se retrouver dans cet état. Et je t’assure que ce n’est pas en faisant 5 minutes de marche rapide que tu seras déjà essoufflée. C’est ce que tu crois et c’est totalement faux. » Je souriais, contente qu’elle capitule enfin sur de l’entraînement débutant. Je la voyais frapper deux, trois fois le sac et j’étais stupéfaite devant tant de force. Mes paroles l’avaient peut-être motivée ou peut-être ragée au point qu’elle s’en prenne à ce sac. Elle me disait amèrement le regretter. Chose qui me fit rire tandis qu’elle s’éloignait du sac pour mieux revenir. « J’le fais. Mais je test avant. J’veux être sûre que ce ne sera pas trop. Autrement, je me retire. » Ravie, oh ça oui. Tester était déjà un très grand cap de franchi. Je lui passais des bandages autour de ses mains pour ne pas qu’elle ait mal. Et quand elle se sentirait prête, elle pouvait continuer de frapper dans ce sac. « Je te remercie d’essayer. Quand voudrais-tu tester un footing ou marche rapide en forêt ? Cela peut être programmé la semaine prochaine si tu préfères pour commencer en douceur. » Je préférais la laisser choisir, mais ce qui était sûr, c’était qu’elle n’y échapperait pas.
Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
@Rachel A. Gomez comme je t'ai dit par MP, ne t'inquiète pas et prends le temps qu'il faut. J'adore toujours notre rp, il est vraiment trop bien people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 484338566 des poutous poulette  people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 2732326958
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 706 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Constellation (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 40

people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 Empty Re: people vent in different ways ⊰ ft. Alita

Lun 15 Fév 2021 - 8:25

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
On aimerait ça avoir la capacité de pouvoir évoluer en un rien de temps. Être capable de classer ses sentiments et les ranger dès qu’ils deviennent trop étouffants afin de se concentrer sur le moment présent, à la place de rester prisonnière du passé. Je vous le jure, si je pouvais, je le ferais immédiatement. Un grand ménage dans mes souvenirs et dans mes états d’âmes, question que je puisse enfin respirer l’air frais sans soucis. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Je compare ce que je trimbale avec moi depuis un temps fou comme des chaînes qui traînent. J’adorerais pouvoir m’en défaire, mais elles restent indéfiniment attachées à moi. Il n’y a pas moyen de me débarrasser d’elles d’un seul coup. La patience n’est pas une grande vertu chez moi, et de savoir qu’il me faudra encore beaucoup de temps avant d’enfin me défaire de ces poids, ça me fait parfois désespérer. Des hauts et des bas, chose tout à fait normal. Cependant, de voir les gens autour de moi prendre leur envol, s’épanouir malgré des chutes et malgré des pertes, ça me remet en question. Suis-je trop fragile? Est-ce qu’au final, je ralentis le groupe? Je n’ose pas demander aux autres s’ils pensent ainsi, mitigée entre la possibilité qu’ils me mentent pour ne pas me heurter ou encore la sensation que d’entendre la vérité ne vienne que cristalliser mes craintes actuelles.

Sans oublier le détail qui me hante encore aujourd’hui; ma froideur d’antan, quand on voulut me tendre la main et que je crachais littéralement sur mes bienfaiteurs. Pas étonnant qu’ils gardent rancune, qu’ils s’abstiennent de venir faire la conversation. Il faut dire que bon, quand ils virent vers moi, j’étais en proie à un mélange de haine, de tristesse et de culpabilité. Moi à l’époque qui crut naïvement pouvoir le sauver et ainsi, porter sa mort en blâme. Chaque reflet de ma propre personne, je ne voyais qu’un visage blême et un corps frêle, exténuée de toutes ces petites voix qui me murmuraient constamment que c’était ma faute. Que tout était de ma faute. Ces mêmes voix que j’écoutais lorsque je décidais de m’éloigner de tout le monde. L’impression que je ralentissais tout le monde. L’étape qui suivit, ce fut celle de porter un masque, de prétendre que tout allait bien et qu’on devrait juste ne plus se faire de soucis pour moi. Se concentrer sur ce qui a de plus important puisque de toute façon, je me plaçais au plus bas de l’échelle. Je ne méritais rien d’autre. Mon dieu, si Alita entendait tout ce que je pensais, … si Chris l’entendait aussi … ils se poseraient certainement des questions sur ma santé mentale. « Si c’est nécessaire? Crois-moi, j’ai réagi de façon tellement vive. Je me souviens parfaitement du choc sur leurs visages, je sais que sans pardon verbalisé, ils estimeront que je suis encore capable de leur répondre aussi froidement. Mais tant que je ne me pardonne pas mes propres erreurs, je ne me sens pas prête d’aller leur demander pardon. Ce ne serait pas honnête de ma part de m’appuyer sur ça pour reprendre confiance alors qu’à la base, c’est moi qui me suis écroulée. Mon coeur est encore trop confus pour être parfaitement sûre de mes intentions. » Le travail commence, d’après moi, par une retrospective. Qu’est-ce que je veux, exactement, en allant revoir ces gens? Est-ce que je veux bâtir seulement après avoir entendu leurs paroles? Est-ce que je suis assez forte, mentalement parlant, pour accepter que certaines me traitent de la même façon que je les ait traités? Tant que la réponse à l’une de ces questions est ‘non’, alors je ne suis pas encore prête. Si je ne fais pas attention à ce genre de détails, qui me donnera la garantie que je n’aurais pas l’instinct de fuir le campement, comme ce fut le cas au début de mon déboire? J’informais donc Alita de ma perspective, à l’époque. Mon éloignement et les bonnes répercussions qu’il pourrait avoir sur l’ensemble des Cents. Le fait que je place le bien-être du groupe avant le mien, pensant que c’était la seule façon pour moi de repayer une dette sans fin. Contribuer sans vraiment avoir de retours. « Leur amour me faisait encore plus mal que leur haine, du moins avant. Je préférais imaginer qu’on me voit comme un fardeau parce qu’au moins… » Je ne voulais pas garder de secrets. Je ne voulais pas retomber dans les ténèbres, et pour cela, je savais qu’il me fallait parler. « Je croyais qu’en étant un poids de trop dans le groupe, cela serait un soulagement que de me voir partir. Parce que je ne voulais pas qu’on souffre comme j’ai souffert en perdant mon frère. » Je voulais tout de même expliquer un peu mieux les choses. « Ça, c’était ce qui m’a traversé l’esprit les premières semaines. Par après, je me suis battue pour … on ne peut pas appeler ça vivre, donc juste survivre. Parce que je savais qu’on avait besoin de moi en cuisine, parce que je ne voulais pas que cela ait un impact sur le groupe. » Je repris mon souffle; il était difficile d’entrer dans les détails plus sombres de ces temps difficiles. « Mais certaines de mes erreurs … et surtout, certaines de mes pensées … crois-moi, elles sont impardonnables. Tu ne veux pas savoir tout ce qui a pu me traverser la tête, quand je me retrouvais seule. Alita, j’te jure, même Chris ne sait pas tout. Ça … ce sont des blessures qui prendront énormément de temps à cicatriser. » Mon ton de voix devint plus grave. Personne ne sut qu’une fois, j’étais partie seule pendant la nuit, que je m’étais retrouvée complètement isolée du groupe, littéralement en terrain inconnu, prête à juste attendre que le froid m’emporte.

Vivre. Essayer de s’accrocher devant chaque levé et chaque couché de soleil. Il y avait des jours où cela semblait se faire plus facilement que d’autres. Avancer, mais vers quoi? Je ne voyais pas nécessairement quelle était la raison de continuer mon chemin alors que j’aurais sans aucun doute à subir d’autres pertes, d’autres déchirements. Vraisemblablement, Alita avait sa propre perspective des choses. « Continuer en ne faisait que survivre, je ne le souhaite pas à qui que ce soit. C’est comme s’accrocher à une corde si mince qu’elle pourrait se briser en une seconde. Malheureusement, c’est le fait d’avancer et de ne pas savoir ce qui m’attend encore qui m’agace. De la façon que je suis, même si je progresse à petits pas, il suffirait d’une autre perte pour que je m’écroule à nouveau. Et est-ce que je suis prête à me relever plus rapidement cette fois? Non. Je n’ai pas les outils pour ça, pas encore. Je n’arrive pas à tourner la page, je ne me pardonne pas tout alors ne parlons pas des autres. Puis partager ma vie et ma confiance … c’est encore difficile, surtout en sachant que de porter quelqu’un dans son coeur, c’est de s’ouvrir à une gamme d’émotions qui pourraient se retourner contre nous. Créer un lien avec une autre personne, c’est un couteau à double tranchant. » Il n’y avait pas de promesse de meilleur lendemain dans mon discours parce que je ne vivais que vaguement au jour le jour, sans vraiment espérer quoi que ce soit pour mon lendemain. Des habitudes qui se sont greffés et qui seront horriblement difficile à quitter. Comme celle de ne pas entretenir d’amitié, de ne pas communiquer ni de m’approcher des autres. Une barrière invisible que je m’étais imposée et qui semblait fortement déplaire à Alita. Son discours et son ton de voix forte ne m’étonnent guère; Chris m’en voulu tout autant. « Parce que j’étais brisée. J’étais vide. Vides de larmes, vide d’amour, vide d’envie, vide de tout. Et je savais que si je subissais une autre perte de ce genre, le peu d’énergie qui me tenait encore debout n’aurait pas suffit pour que je continue de vivre. » Pour la première fois, devant quelqu’un d’autre que Chris, j’avais parlé du plus profond de mon coeur. « Imagine-toi une fleur qui se fane. Un seul pétale y reste accroché. Il suffirait d’un coup de vent, et ce serait fini. Eh bien voilà, c’était moi. J’étais cette fleur fanée qui ne tenait qu’à un pétale de disparaître. Appelle ça l’instinct de préservation, mais je ressentis le besoin de me recroqueviller et de m’éloigner. À mes yeux, ce n’était pas une punition. J’estimais que je trouverais mes appuis en temps voulu et qu’au moins comme ça, le groupe n’aurait pas à s’inquiéter de moi. Ils ont déjà assez sur leurs épaules. »

La conversation ne cessait de réveiller toutes les questions que je me posais continuellement, très souvent en silence. Mon frère … était-il là, à me surveiller? M’en voulait-il? S’inquiétait-il? Était-il parti en paix? Selon la jeune femme, oui. Et à ses yeux, il veillait sur moi. Mais alors, que pouvait-il bien penser de moi, maintenant? Lui qui s’était sacrifié pour que je vive, pour que Chris vive, et voilà que je crache sur lui, sur le dernier soupir qu’il rendit. Ne suis-je pas ignoble? Quel monstre je faisais! « Il a dû se tourner plus d’une fois dans sa tombe, autant par mes paroles que par mes pensées. » Horrible pour lui, j’en suis sûre, que sa propre soeur ait songé à la mort pour que la douleur cesse enfin. Je relevais les yeux, voyant la surprise dans les yeux de la jeune femme. Visiblement, même Chris ne lui a pas parlé des moindres détails. « Je n’ai pas tout vu, je n’étais pas là quand tout cela s’est passé. Je n’ai même pas pu lui parler une dernière fois. Tout ce que je sais, c’est qu’il a fait juré à Chris qu’il prenne soin de moi. Mais il aurait dû savoir que je réagirais ainsi. Notre lien allait au-delà de tout. Il est sincèrement celui qui me connaissait le mieux, le seul lien qu’il me restait à ma famille. » C’était lui qui me permit de pétiller de cette énergie si chaleureuse et qui me la déroba dès qu’il poussa son dernier soupir.

L’entraînement, un autre sujet tendu chez moi. Un refus catégorique, une mentalité instinctivement négative. Je n’avais qu’un seule habilité, celle de courir comme une folle dès que le danger débarquait, personnalité qui décourageait notamment Alita, elle qui était si certaine d’une possibilité à ce que je change. « Je me laisserais battre, être malmenée ou même torturée par des ennemis, parce que je n’ai pas l’instinct de survie aussi accru que toi ou qui ce soit d’autre. Le déclic se fait pas chez moi. Si je me sens en danger, je reste figée. Même si j’ai connaissance de ces techniques, je ne les utilise pas. Mon corps devient comme de la roche. C’est comme ça que je réagis, c’est tout. Donc sois je fuis, … sois bah … j’suis foutue. » Que les gens se mettent ça en tête; je ne suis pas une guerrière. Déjà, lors de notre tout premier affrontement avec les Grounders, mon frère a dû me mettre une gifle énorme au visage parce que j’étais paralysée, tétanisée par ce que je voyais. C’est un tic qui ne change pas, et pire encore, qui s’accroit avec le temps.

Le fait est qu’avec le temps qui passe, je suis devenue quelqu’un de différent. Les épreuves qui m’on forgé d’une autre façon. Voilà pourquoi je disais que l’ancienne Rachel n’existait plus. Elle était trop naïve en croyant que son monde tiendrait bon et qu’en arrivant sur Terre, que la vie serait meilleure. Elle a dû apprendre à la dure qu’en fait, il n’y a rien de véritablement ‘heureux’ dans le fait de se réveiller et de se coucher, jour après jour. Des larmes qui se mirent à couler, une distance que je m’imposais entre elle et moi alors que j’étais en proie à mes émotions. Je l’entendis s’approcher un peu. Irait-elle jusqu’à me consoler? Non. Sa personnalité est plus forte que cela. Son ton de voix du début de son discours me laissa immédiatement savoir que son intention était de me secouer. « Je … » Dépassée par ce qu’elle me disait. « Si j’en ai assez? Crois-moi, ça m’étouffe sans cesse d’être comme ça. Mais tout le monde semble croire que cela se fait en un claquement de doigts. Je me suis laissée engloutir par les ténèbres depuis tellement longtemps, il n’y a pas de recette magique pour que cela redevienne comme avant. Parce que oui, même si c’est mon frère qui est mort et non pas l’ancienne Rachel, comme tu supposes, personne ici ne peut nier le fait que je ne suis plus du tout la même personne. C’est comme de me dire que même si un puzzle a une pièce en moins, qu’il est exactement le même qu’au départ. Non. Cette pièce en moins, tu peux la remplacer par quelque chose d’autre, mais jamais ce ne sera totalement pareil. Je ne peux pas revenir à la Rachel d’avant, parce qu’elle était entière. » Ma voix se fait bien plus faible, plus émotive. « Parce qu’elle avait le meilleur des confidents, celui qui lui ramenait toujours une fleur lors de ses balades, celui qui l’encourageait à aller de l’avant. » Je baissais la tête. « Maintenant, quand je rentre, c’est le silence. Le petit vase où l’ancienne Rachel pouvait voir la fleur qu’on lui laissait, il est vide depuis des lustres. À chaque fois que je passe à côté, je n’ai qu’une seule envie, c’est le le briser une bonne fois pour toutes. Je veux détruire ces liens qui me rappellent qu’il n’est plus là, qu’il ne sera jamais là. Je voudrais que les fleurs disparaissent pour ne pas me causer autant de douleur. Je voudrais que le ciel ne soit pas aussi bleu, et que les étoiles brillent moins. » Je hurlais presque la fin de mes paroles. Les objets qu’il laissa derrière et que j’avais enterré, que je voulais oublié, que j’aimerais effacer de ma mémoire. Mais les larmes dans les yeux d’Alita qui eurent un impact dévastateur. C’est la première fois que je voyais quelqu’un pleurer pour moi. Personne n’avait versé de larme lorsque mon frère est mort, et là, elle pleurait pour … pour … moi. « Arrête. » Je n’aimais pas ça voir la douleur que je pouvais causer. « Et toi, tu crois savoir ce qui est bien pour moi? Personne ici ne sait ce qui est bien pour moi. Les gens qui perdent des êtres chers s’en remette. Ils se relèvent et continuent. Moi, je suis encore à terre. Qu’on le veuille ou non, ça prouve que je suis faible, que les liens que je forge avec les gens sont trop forts. Donc non, je ne sais pas me battre. J’ai essayé bon nombre de fois avec Chris, ça n’a pas marché. Et puis quoi, si je n’ai pas assez pratiqué? Qu’est-ce que ça peut changer au fait que ça ne marchera jamais avec moi? Mais vas-y, dis-moi qu’est-ce qu’il me faut? Apporte du concret, ne commence pas à faire comme les autres et juste d’utiliser des mots tels le deuil et tout le tralala. Parce que c’est bien joli de savoir parler, mais apporter des conseils et me laisser me débrouiller pour trouver toute seule ‘la bonne réponse’ c’est comme me lancer une aiguille dans une botte de foin et me dire de la trouver. » J’en avais assez des conseils répétés à gauche et à droite. ‘Me reprendre en main’ ou encore ‘aller de l’avant’ … c’est bien beau, mais comment fait-on ça? On se lève un matin, on se répète la phrase et hop, le tour est joué? C’est bien beau quand on est en groupe, mais quand je suis seule dans ma tente, je suis de retour avec mes démons habituels. Eux ils ne quittent pas le domicile.

Mais je finis par céder. J’acceptais enfin de commencer ces sessions de footing avec Alita. Elle n’avait pas gagner la guerre, seulement une bataille. Je ne suis cependant pas bête; je sais que derrière tout ça, elle voulait me ramener un peu sur terre, que je reprenne contact avec les autres et que je change de mental. Si la jeune femme s’attendait à de tels changements, alors elle devra redoubler d’effort et s’armer de patience, parce que le chemin sera long. Très long. Mon entêtement est sans nom. Même après avoir accepter, je continuais à spécifier que je n’aimerais pas ça et que je ne me sentais pas bien pendant ni après ce début de cheminement physique. Clairement, j’avais devant moi quelqu’un d’aussi entêtée que moi. « M’ouais … 5 minutes de marche rapide … c’est probablement juste la première journée. À te voir aller, cela ne sera pas assez à tes yeux. Donc ce n’est pas tant l’introduction qui me freine, mais la progression en difficulté qui me fait déjà douter. » J’étais furieuse contre moi-même d’avoir capitulé. Voilà pourquoi je frappais dans le sac. Mais clairement, Alita ne pouvait cacher sa joie de me voir ainsi, de m’entendre résister jusqu’au bout tout en remarquant clairement que de toute façon, j’allais finir par exploser si je ne me reprenais pas en main. Des bandages qu’elle me mit aux mains, question que je puisse continuer à frapper le sac. « La semaine prochaine, parce que je dois consulter les autres pour changer mon horaire. » Je me tins de nouveau devant le sac. Je l’observais encore quelques minutes, à me questionner sur ce que je faisais. Puis soudainement, les émotions me revenaient d’un seul coup, j’avais juste envie de pleurer. Je plaçais mes main sur mes tempes, je voulais juste faire taire les voix qui me hantaient. Question de les étouffer, je me remis à frapper dans le sac avec toute la rage et le désarroi qui m’habitaient. Une remontée qui fut rapide mais forte, et qui se solda par moi qui tombait à genou. « J’ai essayé de me suicider. Alita, j’ai voulu mettre fin à tout ça. Je sais pas pourquoi j’en suis arrivée à ce point, mais j’ai été si proche de le faire. » Mes poings à terre pour supporter le poids de mon corps, je pleurais. Je n’avais pas démontrer toute ma peine, toute l’angoisse qui m’habite que devant trois personnes, et justement, cette troisième personne, c’était Alita. « J’suis tellement désolée. J’suis … tellement … stupide. »
(c) DΛNDELION


Hors-Jeu:
@Alita Wheeler avec beacoup de retard, mais voici une réponse qui, je l'espère, te plaira!  people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 171928021  people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 171928021  
Nothing lasts forever
Alita Wheeler
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Jenn MULTICOMPTES : No MESSAGES : 1398 CELEBRITE : Odette Yustman COPYRIGHT : Vava - Laenai ♥ | Image/Signa - Laenai/Wiise METIER/APTITUDES : Combattante | Guerrière - Traqueuse TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 595

people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 Empty Re: people vent in different ways ⊰ ft. Alita

Lun 22 Fév 2021 - 19:33

People vent in different ways

Rachel & Alita
Nous avions tous nos problèmes et nos épreuves à surmonter. Pour certains, cela représentait des défis à relever chaque jour et pour d’autres, des énigmes à élucider en moins de 24h. La chance elle, n’est pas donnée à tout le monde. Il fallait parfois la provoquer pour l’obtenir. Seuls les plus chanceux d’entre nous pouvait en user de façon si excessive. La mort est irrémédiable même la chance ne peut rien y faire. La mort est le début d’un long voyage dans les ténèbres et l’obscurité, qu’ils soient noirs ou blancs. Le voyage est probablement long et sinueux, comme l’est notre vie. Ce voyage se déroule dans un monde inexistant où seules les âmes libérées peuvent y vivre. Les âmes libérées de leurs hôtes humains dans le but d’aller dans un monde meilleur. Puissions-nous les retrouver un jour.

Le pardon est un acte où toute fierté disparait. La vulnérabilité est visible à partir du moment où ses mots sont exprimés avec sincérité. Demander pardon est une forme d’intelligence et marque un avancement dans la vie. Rachel a besoin de demander pardon pour se libérer et ainsi tourner la page. Elle se doit de le faire. Elle se torture tellement avec son passé. Elle mériterait de s’épanouir de nouveau, de savourer des instants de bonheur qu’elle pourrait vivre ou revivre aux côtés de Chris et de ses proches. Pourquoi continuer de s’infliger autant de douleur et de souffrance alors que le passé prend doucement forme derrière elle ? La réaction de ses proches dans le passé n’est plus la même que dans le présent. Elle devrait leur donner une chance de comprendre ses actes et se donner la chance à elle-même de pouvoir l’expliquer. « Je suis d’accord avec toi. Demander pardon est important surtout après toutes ces années. De l’eau a coulé sous les ponts Rachel et je pense qu’il est temps pour toi de leur dire ce que tu penses vraiment pour qu’ils comprennent d’eux-mêmes ce qui t’as poussé à réagir comme tu l’as fait par le passé. Mais avant ça, te pardonner toi-même est la meilleure chose à faire. Aies confiance en toi Rachel. Peu importe le temps que ça prendra, toutefois… N’oublie pas qu’un jour tout peut basculer et que le temps que tu auras mis à te pardonner peut avoir une influence sur l’avenir et sur le temps qui restent à tes amis pour être en vie. La vie de chacun est imprévisible et toutes vies à une fin malheureusement… » Certes son cœur est encore lourd de conséquences, lourd de confusion et de traumatisme en lien avec la mort de son frère. Elle ne doit pas oublier pour autant que la vie est courte et que le temps est littéralement contre nous. En gagner du temps est une chance que peu de monde est capable d’obtenir. Ses proches, ses amis sont un moyen pour elle de se battre. C’est pourquoi elle est si vulnérable sans eux. Une petite chose fragile qui s’est égarée en chemin… voilà ce qu’elle montre aux autres alors qu’elle est bien plus que ça. Elle a bien plus de force en elle qu’elle ne veut l’admettre. L’amour est une force qu’elle a décidé de négliger au détriment de la haine. Deux sentiments similaires en termes de puissance. Elle a choisi la haine par facilité pour eux, pensant qu’il gèrerait mieux de leur côté de cette façon-là alors que la haine est un sentiment tellement mauvais. « L’amour aurait pu amener de la compassion que tu ne voulais pas recevoir à l’époque. Tu as choisi la voie de la facilité pour eux en les laissant croire que tu n’étais qu’un fardeau alors que tu avais besoin d’amour pour être sauvée. » Tu commences à y voir clair dans sa tête, comme si elle laissait y entrevoir la lumière. « T’infliger une telle souffrance… » Tu ne finis pas ta phrase et baisses la tête, attristée d’entendre sa douleur qui s’en ressent dans sa voix. Ce qu’elle a traversé te frappe littéralement de plein fouet et tu trembles. Tu ne pensais pas qu’elle pouvait avoir traversée tant d’émotions. « Comment as-tu pu penser ça ? Que tu sois en cuisine ou ailleurs, tu comptes beaucoup pour tous ceux qui te sont proches. Les repousser n’est pas la solution ! » Tu laisses la colère te submerger un peu, tapant l’arbre le plus proche avec ta main comme pour te défouler. Puis finalement tu arrives à te radoucir un peu grâce à quelques inspirations. « Tu… tu peux penser ce que tu veux. Avoir les pires pensées de l’humanité ça n’empêche que tu peux être pardonnée car rien de ce que tu as dit n’est immuable. » Tu prends une grande inspiration et enchaînes. « Peu importe ce que tu me dis ou ne dis pas, même à Chris. Tes blessures sont profondes, c’est pourquoi elles seront difficiles à cicatriser. Et celles-ci seront justement là pour te rappeler de qui tu es même dans les moments les plus sombres. Une cicatrice n’est pas forcément due à une blessure physique, elle peut être infligée d’une toute autre manière et la tienne… – tu lui touches le front – elle est là. »

L’avenir est incertain. Il est parsemé de doutes et de questionnements. L’avancée vers le futur est une chose pas toujours facile, selon les embûches créées sur le chemin. Certaines sont plus épaisses que d’autres et les enjamber se révèle parfois impossible, du moins en étant seul. Accompagné, l’avancée est nettement plus facile. Il suffit d’y croire pour le voir. D’ailleurs, tes yeux se mettent à pétiller d’espoir en écoutant Rachel. La tête droite, tu la fixes longuement, t’imprégnant de chaque détail de ses pensées. Tu réfléchies à ce que tu vas lui répondre de sensé. « Tu ne peux pas avoir peur continuellement et te demander à chaque fois qui sera la prochaine personne à mourir. Si c’est l’un de tes proches, tu seras triste bien entendu. Mais tu ne seras pas dans le même état d’esprit que la dernière fois car tu as déjà surmonté ça une fois. Ce que tu as vécu avec ton frère était tragique et tu as pu te sentir fautive d’une manière ou d’une autre car tes actions auraient peut-être pu influencer l’histoire. Ton passé ne va pas se répéter avec quelqu’un d’autre pour la simple et bonne raison que cette fois-ci tu feras les choses différemment. Tu n’es peut-être pas prête maintenant, mais tu le seras un jour et très bientôt. » Tu souries lorsqu’elle dit qu’avoir quelqu’un de proche dans son cœur, c’est s’ouvrir à des émotions pouvant se liguer contre soi. A l’époque, tu aurais été d’accord avec elle car tu fonctionnais presque comme un robot dénué d’émotions et de sentiments. Il n’y avait qu’avec ta meilleure amie que tu arrivais quelque peu à t’ouvrir. Mais tu restais très réservée et tu te méfiais de tout. C’est finalement l’atterrissage sur Terre qui t’as permis de voir les choses autrement. Le rêve d’une vie meilleure et pleine d’opportunités. Un changement radical qui t’a poussé à devenir quelqu’un d’autre. Finalement, l’amitié comme l’amour sont des sentiments qui font que ta vie maintenant à un sens. « Avoir quelqu’un dans son cœur n’est pas synonyme de fragilité. Au contraire, une personne proche de toi peut t’aider à te relever et vice-versa. Ta vie est bien plus belle accompagnée que seule. Il suffit de trouver les bonnes personnes et celles-ci t’accompagneront pendant longtemps. Tout du moins, aussi longtemps qu’elles le peuvent. Tu ne peux pas mettre des barrières autour de ton cœur par peur de perdre la personne que tu décides d’y ajouter. Je pense que c’est un risque à prendre si tu veux continuer d’être heureuse. Tu ne peux pas rester comme ça Rachel. » Tu la regardes intensément et poses une main sur son genou. « De toute manière tu vas devoir faire avec parce que j’ai décidé que tu étais une personne proche à mes yeux et donc tu rejoins toutes celles déjà présentes dans mon cœur. » Tu mets ta main sur ton cœur pour lui faire comprendre qu’elle va devoir s’armer de courage pour relever la pente et devenir la Rachel qu’elle peut et veut être avec une pincée d’amour et d’amitié, que tu lui donnes sans attendre un retour de sa part. Tu continues de l’écouter et tu ne dis rien quant à sa métaphore de la rose fanée. Tu comprends ce qu’elle veut dire, la survie étant le mot-clé de toute cette image fleurie. L’éloignement, elle l’a fait non pas pour elle mais pour ses proches et cet acte est bien plus courageux que tout ce que l’on pourrait penser.

Son frère est mort en héros. Il avait tout donné pour ses proches, même sa vie. Ce n’est pas la faute de Rachel s’il est mort. Ce n’est la faute de personne. L’animal serait le seul à blâmer. Les paroles et pensées de Rachel n’étaient pas toutes belles et d’ailleurs si cette conversation depuis son début venait aux oreilles de son frère comme elle venait de le dire très justement, il se retournerait probablement dans sa tombe. Sa confession concernant Chris m’avait surprise et pas forcément dans le bon sens. Enfin je ne savais quoi penser. Lui qui était si dur et si froid, parfois mystérieux et distant. Dur à cuire aussi et tu repenses instantanément à la fois où il t’a frappé au visage alors que tu n’avais rien fait de mal pensais-tu. Tu te remémores votre conversation juste après cet élan de colère. Sans t’en rendre compte tu serres les poings, tes ongles rentrant dans ta peau y laissant leur marque. Tu déglutis difficilement. « Tu sais… je comprends mieux pourquoi vous êtes si proches à présent Chris et toi. Il tient beaucoup à toi. » Tu ne lui dis pas pour le coup de poing. Tu ne veux pas qu’elle le sache, qu’il peut parfois être violent sous le coup de l’émotion. En fin de compte, elle le sait peut-être déjà… De toute façon elle ne serait pas prête à l’entendre et ce n’était clairement pas le bon moment, alors tu te forces à rester calme et à reconcentrer toute ton attention sur votre conversation. « Le jour viendra où vous aurez cette conversation tous les deux, je crois... Alors seras-tu prête à l’entendre ? Seras-tu prête à l’écouter ? Je suppose qu’il ne t’a pas tout dit sur ce qu’il s’est passé entre lui et ton frère ? » Tu te recules un peu, détournant légèrement le visage pour ne pas lui montrer ta déception face aux non-dits de Chris concernant cette histoire. C’est ton ami, tu pensais qu’il te parlerait de son passé aussi sombre soit-il. Tu pensais qu’il s’ouvrirait un peu à toi comme un ami le ferait. Tu te sens non pas trahi mais… seule d’imaginer qu’il ne te fait suffisamment pas confiance pour te parler à toi, son amie depuis longtemps.

Discuter de techniques d’apprentissage et des bases de l’entraînement était quasi peine perdue avec elle. Tu sentais qu’elle n’avait aucune envie de faire d’efforts même en lui parlant de sa propre vie et des enjeux sur ses proches. D’ailleurs ses paroles ne te surprenaient pas et tu te resignais pour finalement capituler. « Très bien. » Tu n’en dis pas plus. Tu sais qu’elle n’abdiquera pas et tu préférais la laisser réfléchir à tout ça plutôt que d’insister davantage.

Cependant une distance s’était créée et des mots sortis de nos bouches durs et lourds de sens semblaient se heurter dans l’air comme des armes blanches. Tu peines à contrôler tes émotions et des larmes s’échappent de tes beaux yeux marrons et coulent sur tes joues rougies par la colère. Tu ressens la même perte de contrôle que tu as ressentis avec Chris. Tu sais que tu ne lui feras pas de mal à Rachel. Elle ne t’a rien fait, du moins pas directement. Tu essaies tant bien que mal de te calmer, de reprendre tes esprits tout en écoutant son récit. Tu t’apprêtes à répliquer comme tu sais si bien le faire mais finalement, c’est son changement de comportement soudain qui t’arrêtes. Sa voix se brisant presque en évoquant ses sentiments profonds pour son frère. Racontant les bonnes intentions de son frère pour elle. Tu comprends mieux pourquoi elle avait fait l’allusion avec la fleur fanée. Tu essuies les larmes sur tes joues et te rapproches un peu plus d’elle sans l’effrayer. Tu espères qu’elle acceptera que tu sois de nouveau proche comme c’était le cas juste avant. « Rachel… » Tu fermes les yeux un instant. « Ecoute… » Tes yeux se rouvrent et tu sens le vent s’y engouffrer, te donnant légèrement la chair de poule. « Tu n’as pas à redevenir l’ancienne Rachel. Elle n’existe plus d’accord, j’ai eu tort de le penser. Tu peux devenir quelqu’un de mieux. Ton frère serait tellement fier de toi de voir que tu continues de vivre même si pour toi tu n’as fait que survivre. Si le simple fait de voir des fleurs te fait penser à lui, alors tu devrais en mettre dans ce vase pour éviter qu’il ne soit vide. Ça lui rendrait un bel hommage en plus de penser à lui d’une autre manière. C’est un peu comme s’il était avec toi, sous forme de fleur. C’est comme ça que tu dois voir les choses. De plus, tu n’es pas un puzzle où il manque une pièce ou bien une lampe où il manque des piles. Tu es juste une femme qui a besoin de temps pour guérir. Je t’aiderais mais il faut que tu m’en donnes la chance et tu dois aussi me faire confiance. » Tu lui offre un regard plus tendre malgré son hurlement finissant son récit. Tu savais que Rachel avait besoin d’aide car Chris t’avais dit de la voir, mais tu ne savais pas à quel point cette jeune femme était réellement perdue dans les ténèbres. Tes yeux larmoyants ont l’air de la perturber et d’ailleurs elle te demande d’arrêter ça. « Je ne peux pas. » Sous ta façade de guerrière, tu as une âme sensible et sincère que tu ne dévoiles que très rarement. Les confessions personnelles de Rachel t’ont ainsi montré, plus vulnérable que jamais. Tu n’aimes pas ça mais tu sais qu’en sa présence, tu ne risques pas grand-chose et c’est ce qui te permets de déculpabiliser. Ses paroles te prouvent à quel point elle est différente et ce n’est pas forcément une mauvaise chose et tu as envie de le lui dire. « Oui les gens se remettent d’un être cher et toi non. Mais justement c’est là où tu es différente des autres. Tu es bien plus humaine que nous tous réunis. Et être humain ne veut pas dire être faible bien au contraire. Tu as su te préserver de toute cette violence, de toutes ces guerres en gardant ton humanité intacte. Alors que d’autres sont devenus insensibles à la souffrance et certains sont même sans-cœur. Tu veux du concret ? Très bien. Alors acceptes de me voir certains jours de la semaine. Accepte de faire des activités avec moi que tu n’as pas l’habitude de faire comme courir, discuter avec des gens, chasser, enquêter, sortir des sentiers battus et découvrir de nouveaux horizons. Ouvre-toi aux autres et à moi pour commencer. » Tu es ferme avec elle, comme elle l’est avec toi. Seule elle n’arrivera à rien alors tu tentes de lui faire accepter d’être avec toi au moins deux-trois fois par semaine pour commencer. Une présence à ses côtés fera déjà toute la différence même si les conversations venaient à tourner autour de la cuisine ou autour de sujets banales comme le temps qu’il fait ou l’heure qu’il est. Peu importe tant qu’elle ne s’enfuit pas en courant.

La proposition de courir dans les bois avait l’air de faire son chemin dans sa tête. Ton entêtement a porté ses fruits et tu te sens confiante. Même si elle semble pessimiste à l’idée que tu trouves ses efforts non suffisants, tu préfères l’ignorer, sachant qu’elle pensera toujours à du négatif concernant le sport. Tu souries pour l’embêter. « Ne t’inquiète pas pour la progression, on n’en ait pas encore là. On n’a même pas commencé que tu penses déjà à la suite. Ne va pas trop vite ! On va commencer tout en douceur. » Tu sens qu’elle s’en veut contre elle-même comme si elle était sujette à un conflit intérieur. Tu ricanes de joie et tu acquiesces concernant le changement d’horaire. « Je calerai nos activités sur tes horaires, pas de problèmes. » Tu lui souries, consciente qu’elle venait d’accepter officiellement. Tu avais hâte de commencer avec elle car tu aimes les défis et tu sais qu’avec elle, tu seras servie.

Alors que tu pensais votre conversation terminée, tu sens les émotions de Rachel revenir et tu t’inquiètes. Tu ne sais pas ce qu’elle va faire et tu t’apprêtes à la prendre dans tes bras si elle venait à s’écrouler sous tes yeux. Toutefois, c’est après le sac qu’elle décide d’exprimer toute sa rage et ses émotions. Tu ne sais pas si c’est un trop-plein qu’elle décide de vider comme si elle vidait son propre sac. Tu la regardes faire les yeux ronds car tu ne t’attendais pas à cette réaction de sa part. Tu sens ses genoux fléchir et tu la retiens légèrement. Finalement ses paroles arrivent sur toi comme un tsunami venant de l’océan, te submergeant entièrement sans t’y attendre. « Qu-Quoi ? » Tu frissonnes après cette révélation et tu ne te rends pas compte que tu serres les épaules de ta partenaire un peu trop fortement. Tu le remarques peu après et décides de la relâcher totalement. « Rachel ne refait plus jamais ça. Tu m’entends ? » Au plus profond de toi tu le savais. Tu savais qu’elle aurait tenté de se suicider après tout ça. C’était évident. Mais tu ne sais pas, tu t’es dit : et pourquoi aurait-elle fait ça ? Puis finalement la vérité est là, juste devant toi, juste devant tes yeux. « Ne sois pas désolée, être désolée est une marque de faiblesse. » Tu te raccroches à ce que disais toujours ton père sur l’Odyssée. Il te disait de ne jamais t’excuser, de toujours être dure et forte. De ne pas pleurer car c’était mal et si faible. Tes souvenirs te hantent quelques secondes. Te suicider aurait été de ta faute et aurait été une telle honte. Tu revois le sourire de ton père derrière cette façade de pierre alors que tout indiquait le contraire le jour où il a décidé de voler des médicaments pour des pauvres. Tu ne sais quoi penser de lui depuis ce jour. Tu ne lui as jamais pardonné de t’avoir trahi, de t’avoir balancé à sa place. Mais sans ça, il serait déjà mort et tu le sais. « Tu n’es pas stupide Rachel. Bien loin de là. Enlève-moi cette pensée-là de la tête et souviens-toi que tu es bien plus forte que tu ne veux l’admettre. » Tu poses tes mains sur ses épaules et lui souries en essuyant les larmes sur ses joues. « Ecoute, je vais devoir te laisser, je dois entraîner d’autres personnes aujourd’hui. N’oublie pas de me dire pour tes horaires ! Et maintenant que tu as accepté, tu n’as pas de retour en arrière possible Rachel ! A tes risques et périls ! » Tu lui fais un clin d’œil, l’embrasse sur la joue espérant la réconforter même si tu sais ne pas être très douée dans ces moments-là. Puis tu décides de t’éloigner tranquillement pour te préparer pour ta prochaine séance d’entraînement. Cette conversation t’aura profondément touché et tu as envie de poursuivre cette conversation mais pas maintenant. Beaucoup d’émotions, de confessions et de sentiments ont été dévoilés. Tu veux garder tout ça pour plus tard en espérant qu’elle veuille toujours s’ouvrir à toi.
Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
@Rachel A. Gomez comme toujours tu écris super bien ! Ne t'inquiète pas pour le retard, j'aime toujours autant notre rp et l'inspiration est toujours là people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 171928021
PS. Désolée j'ai changé de personne j'ai utilisé "tu" au lieu de "je", j'essaie de voir si ça peut mieux me correspondre pour rp et pour l'instant j'aime beaucoup people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 3048774416 people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 484338566
PS.2. Je pense qu'on peut clôturer notre rp avec cette conversation vraiment très intéressante. Je pense qu'un rp futur entre nous pourrait même voir le jour, si tu es toujours d'accord pour approfondir cette conversation et pourquoi pas parler de @Chris Wilson ou de son frère comme tu le sens people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 2300209421 - le contexte pourrait être dans la forêt lors d'un petit footing matinal que Rachel n'aimera pas mais qu'elle devra accepter car finalement elle a cédé héhé :P - Tu me diras on peut en parler aussi par MP ou Didi. Des bisous à toi et merci pour ce merveilleux rp (je n'ai jamais écris autant et je t'en remercie j'ai apprécié people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 484338566)
Contenu sponsorisé

people vent in different ways ⊰ ft. Alita - Page 2 Empty Re: people vent in different ways ⊰ ft. Alita

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum