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Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 657 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Valtersen (avatar), alaska (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 65

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le Mer 25 Mar - 4:43

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Ce matin, je me levais avec plus d’entrain, chose assez rare chez moi. Normalement, je me marmonne des excuses, puis je pars dans les cuisines avec une humeur plutôt noire. Aujourd’hui, cependant, j’ai envie d’aller faire ce qu’il faut en cuisine. Je suis pas nécessairement le bonheur sur deux pattes, cet état d’âme est encore loin dans mon cheminement personnel. Par contre, rien ne me tient plus dans ce recoin qui m’appartient. Et puis plus tôt je termine mes tâches quotidiennes, plus vite je pourrais me promener hors du campement pour prendre l’air et me consacrer à mon carnet de notes. Je sortis donc en coup de vent, ne saluant qu’une ou deux personnes au passage. Bah quoi? J’avais beau essayé de socialiser avec tout le monde, je ne me sentais pas assez stable pour reparler à ceux et celles que j’avais complètement ignoré depuis la perte de mon frère. Qu’importe, c’est le progrès qui compte! Il fallait que je m’en souvienne, autrement, je ne verrais que le négatif. J’entrais donc dans une cuisine très occupée, déjà, avec les gens qui s’affairaient devant les fruits de la chasse de ce matin. Je mis les mains à la pâte dès que possible, espérant ainsi que le temps passe plus vite. Couper les morceaux de viandes, couper les légumes, … ça devient presque une routine que je pourrais faire les yeux fermés. Mais puisque je tiens un couteau, ce n’est pas l’idéal, n’est-ce pas? Cela deviendrait une arme en temps de guerre, même si dans ce cas-là, je ne crois pas que j’aurais l’instinct de l’utiliser. Je perds immédiatement tout sens de la logique quand je me sens en danger. Chris a eu beau me montrer quelques mouvements, tout disparait de ma mémoire lorsque je panique. De toute façon, à quoi cela sert, que de savoir me battre et me défendre, si mes bras ressemblent à des cure-dents? Je n’ai pas la force nécessaire pour causer des dégâts, ni pour soutenir les coups d’un ennemi.

Mes pensées qui me font toujours défaut, qui me remémorent ce que je n’ai pas ou ne suis pas. On en reparlera, d’un peu de positivité! Je sais bien que Sierra voudrait que je vois la vie autrement, mais pour que ça arrive, il faudrait presque je perde la mémoire, que j’efface toute négativité, car celle-ci s’accapare de mon cerveau au grand complet. Heureusement, j’ai encore mes tâches quotidiennes pour me changer les idées. Ça, en plus de la botanique, c’est ce que j’utilise comme supposé ‘tremplin’ vers un meilleur futur. Il manquait néanmoins un élément important. Je repensais à cette rencontre au ruisseau, avec Chris. Je me rappelais ma franchise, mon besoin de lui avouer mes sentiments. Sa réaction et ses paroles ne me rassurèrent pas. Il semblait confus, incertain … presque … triste que je lui ai dis ça. Je ne comprenais pas pourquoi. L’ironie, c’est qu’il pensait être celui qui me causerait du mal alors qu’en y réfléchissant bien, c’est moi qui foutait le trouble dans sa vie. J’haussais les épaules, et  le jeune Cent à ma droite me regarda bizarrement. J’essayais de le rassurer, dire que j’avais hâte de manger. Il me crut, ou préféra ne pas poser plus de questions, car il rigola avant de hocher la tête et continuer à faire son boulot. Ouf! Je ne voulais pas que tout le monde le sache. En fait, je préférais que cela reste un secret, surtout si Chiraz remporte cette … victoire. Oh non! J’étais vraiment horrible. Qui est-ce qui pense ainsi? Une personne horrible. Je devenais encore pire que je ne l’étais déjà.

Le repas du midi fut finalement servi! Mon estomac ne pouvait plus attendre, et mon envie était de prendre ma portion en premier. Cependant, je restais convenablement à attendre que d’autres se mettent à manger avant de débarquer et prendre quelques victuailles, puis m’installer à l’extérieur du garde-manger, à l’air frais, assise. Je saluais discrètement certains Cents qui avaient travaillés avec moi, mais ne m’éternisais pas à faire la conversation. Je ne mêlais pas non plus aux groupes d’amis qui se formaient ici et là. Je ne savais jamais quoi dire pour m’approcher d’eux sans avoir l’air louche. Décidément, je m’étais laissé trop allée, et maintenant, même les habitudes les plus normales du monde me semblaient compliquées. J’aimerais sincèrement pouvoir agir comme la Rachel d’autrefois, avoir sa fougue, son énergie, sa joie de vivre. Je sais bien que mon frère détesterais voir la personne que je suis devenue. Il voudrait que je fasse plus, que je ne baisse pas les bras. Malheureusement, c’est un talent inné, chez moi, que de ne pas surpasser mes peurs.
(c) DΛNDELION
Nothing lasts forever
Alita Roberts
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2020 MULTICOMPTES : No MESSAGES : 136 CELEBRITE : Odette Annable COPYRIGHT : Vava - Electric Soul <3 ~ Signa - Justayne METIER/APTITUDES : Combattante | Guerrière - Traqueuse TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 295

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le Ven 27 Mar - 20:51

People vent in different ways

Rachel & Alita

C’était une journée accentuée par la douceur chaleureuse du soleil matinal. Il était encore tôt et les jeunes semblaient déjà travailler à leurs postes. Je revenais de la forêt, quelques étirements n’étant pas de trop et accompagnée de chasseurs ramenant du gibier pour le garde-manger. Un bref signe de tête puis direction les abris. Je devais me changer avant d’aller manger car je ne ressemblais visiblement à rien. Je venais de faire du sport et quand il était question de s’entraîner, j’y n’allais pas de main morte, et pour cause. Des égratignures sur le visage et quelques marques de terre sur les genoux, on aurait dit une vraie guerrière. Vous savez, un peu comme les entraînements militaires dans les bases. C’était à peu de choses près le même programme, en plus dangereux car évidemment le danger était partout autour de nous. On avait beau se sentir en sécurité ici, se dire qu’on allait vivre en paix en harmonie avec la nature, qu’on allait vivre des années et se projeter vraiment sur le long terme. Mais pour ma part, ce n’était que du flan. Des idées absurdes pour les personnes voulant se rassurer. Mais bon sang, il était tellement important de se battre, de s’entraîner au cas où d’une guerre. Quand on évoque ce mot, c’était le drame, en général les personnes baissaient les yeux ou rigolaient comme des ânes. Des moqueries voilà tout, juste pour se cacher de la vérité qui fait mal. Car oui, je présentais une guerre. Elle pouvait survenir n’importe quand et n’importe où. C’est pour cela qu’il fallait qu’on soit prêt le moment venu. Lucie avait beau faire des efforts et c’était une leader hors pair. Elle n’avait pas d’empathie, il n’y avait pas l’temps pour ça, c’est ce qu’elle disait parfois. Des entraînements se réalisaient, il y avait plus d’hommes que de femmes, quels préjugés d’ailleurs de voir ça. Comme si les femmes ne pouvaient pas se battre tout autant que les hommes. Les choses commencent à évoluer, Lucie fait tout pour que les femmes s’y mettent elles aussi car plus il y a du monde sur le front mieux on sera préparé. Mais encore trop de femmes « fragiles » ne souhaitant pas se battre ou ayant trop peur. J’étais prête pourtant à les entraîner s’il le fallait. Mais le plus dur étant de les persuader, de leur faire prendre conscience du danger et de l’avenir de l’humanité.

Je me dirigeai vers le garde-manger passant devant une cuisine surpeuplée de petites mains pressées et surmenées par les différentes tâches. Je fis signe bonjour à quelques têtes connues et pris une portion. L’odeur était enivrante et mon ventre se retenait de toutes ses forces pour ne pas tout dévorer. C’est que le sport, ça creuse. La chaleur qui se dégageait du garde-manger était insoutenable, tellement que je pris la portion et partis aussitôt la manger plus loin. « Désolée les gars mais là, c’est trop après du sport ». C’était limite si je suais encore. Certaines personnes me saluaient voulant que je les rejoigne mais mon humeur était tout autre et plutôt décidée à déguster cette douce proie ailleurs, je me dirigeai vers de l’air plus frais, à l’écart des autres. Enfin, je pensais être seule mais une jeune femme était assise non loin de là ayant pris aussi ses aises de son côté. Je lui fis un petit signe de la tête comme pour dire bonjour et m’approchai. Je ne savais pas si elle avait peur ou si elle n’était pas du genre à s’intégrer mais une intuition me dit qu’elle avait l’habitude de se retrouver seule. Peut-être que j’avais tort mais bon.

« Salut… Rachel ? Excuse-moi de te déranger, je peux me joindre à toi ? » J’étais plutôt à l’aise, mais pas très bavarde pour le coup. Je pris quand même place à côté d’elle comme certaine qu’elle dirait oui. « Tu travailles en cuisine non ? Ça doit être fatiguant parfois de travailler là-dedans. D’ailleurs, moi c’est Alita mais peut-être que tu le savais déjà. » - Petit sourire gêné - « Je n’ai pas pour habitude de traîner à l’écart des autres mais cette fois-ci je ne sais pas, peut-être l’envie de nouveauté. » J’essayai tant bien que mal de relancer la discussion.

La nourriture était succulente. J’irais plus tard remercier les chasseurs et cuisiniers de tout ce bon festin. En attendant, je regardai la nature autour de moi, la remerciant de nous maintenir en vie. Bien sûr elle n’était pas toujours reconnaissante, on avait eu droit dans le passé à de la pluie acide par exemple, et l’existence des Terriens qui avait bousculé nos vies. Mais l’avantage c’était qu’avec cette trêve, on n’avait plus besoin d’avoir peur d’eau. Enfin, c’était vite dit, un dérapage et c’était fini. Mais bon, soyons optimistes. Etudions chaque situation les unes après les autres et soyons clairs. La franchise n’étant pas une marque de faiblesse mais bien de force en ces temps-là.
Codage par Libella sur Graphiorum
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