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Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 703 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Constellation (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 10

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le Mer 25 Mar 2020 - 4:43

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Ce matin, je me levais avec plus d’entrain, chose assez rare chez moi. Normalement, je me marmonne des excuses, puis je pars dans les cuisines avec une humeur plutôt noire. Aujourd’hui, cependant, j’ai envie d’aller faire ce qu’il faut en cuisine. Je suis pas nécessairement le bonheur sur deux pattes, cet état d’âme est encore loin dans mon cheminement personnel. Par contre, rien ne me tient plus dans ce recoin qui m’appartient. Et puis plus tôt je termine mes tâches quotidiennes, plus vite je pourrais me promener hors du campement pour prendre l’air et me consacrer à mon carnet de notes. Je sortis donc en coup de vent, ne saluant qu’une ou deux personnes au passage. Bah quoi? J’avais beau essayé de socialiser avec tout le monde, je ne me sentais pas assez stable pour reparler à ceux et celles que j’avais complètement ignoré depuis la perte de mon frère. Qu’importe, c’est le progrès qui compte! Il fallait que je m’en souvienne, autrement, je ne verrais que le négatif. J’entrais donc dans une cuisine très occupée, déjà, avec les gens qui s’affairaient devant les fruits de la chasse de ce matin. Je mis les mains à la pâte dès que possible, espérant ainsi que le temps passe plus vite. Couper les morceaux de viandes, couper les légumes, … ça devient presque une routine que je pourrais faire les yeux fermés. Mais puisque je tiens un couteau, ce n’est pas l’idéal, n’est-ce pas? Cela deviendrait une arme en temps de guerre, même si dans ce cas-là, je ne crois pas que j’aurais l’instinct de l’utiliser. Je perds immédiatement tout sens de la logique quand je me sens en danger. Chris a eu beau me montrer quelques mouvements, tout disparait de ma mémoire lorsque je panique. De toute façon, à quoi cela sert, que de savoir me battre et me défendre, si mes bras ressemblent à des cure-dents? Je n’ai pas la force nécessaire pour causer des dégâts, ni pour soutenir les coups d’un ennemi.

Mes pensées qui me font toujours défaut, qui me remémorent ce que je n’ai pas ou ne suis pas. On en reparlera, d’un peu de positivité! Je sais bien que Sierra voudrait que je vois la vie autrement, mais pour que ça arrive, il faudrait presque je perde la mémoire, que j’efface toute négativité, car celle-ci s’accapare de mon cerveau au grand complet. Heureusement, j’ai encore mes tâches quotidiennes pour me changer les idées. Ça, en plus de la botanique, c’est ce que j’utilise comme supposé ‘tremplin’ vers un meilleur futur. Il manquait néanmoins un élément important. Je repensais à cette rencontre au ruisseau, avec Chris. Je me rappelais ma franchise, mon besoin de lui avouer mes sentiments. Sa réaction et ses paroles ne me rassurèrent pas. Il semblait confus, incertain … presque … triste que je lui ai dis ça. Je ne comprenais pas pourquoi. L’ironie, c’est qu’il pensait être celui qui me causerait du mal alors qu’en y réfléchissant bien, c’est moi qui foutait le trouble dans sa vie. J’haussais les épaules, et  le jeune Cent à ma droite me regarda bizarrement. J’essayais de le rassurer, dire que j’avais hâte de manger. Il me crut, ou préféra ne pas poser plus de questions, car il rigola avant de hocher la tête et continuer à faire son boulot. Ouf! Je ne voulais pas que tout le monde le sache. En fait, je préférais que cela reste un secret, surtout si Chiraz remporte cette … victoire. Oh non! J’étais vraiment horrible. Qui est-ce qui pense ainsi? Une personne horrible. Je devenais encore pire que je ne l’étais déjà.

Le repas du midi fut finalement servi! Mon estomac ne pouvait plus attendre, et mon envie était de prendre ma portion en premier. Cependant, je restais convenablement à attendre que d’autres se mettent à manger avant de débarquer et prendre quelques victuailles, puis m’installer à l’extérieur du garde-manger, à l’air frais, assise. Je saluais discrètement certains Cents qui avaient travaillés avec moi, mais ne m’éternisais pas à faire la conversation. Je ne mêlais pas non plus aux groupes d’amis qui se formaient ici et là. Je ne savais jamais quoi dire pour m’approcher d’eux sans avoir l’air louche. Décidément, je m’étais laissé trop allée, et maintenant, même les habitudes les plus normales du monde me semblaient compliquées. J’aimerais sincèrement pouvoir agir comme la Rachel d’autrefois, avoir sa fougue, son énergie, sa joie de vivre. Je sais bien que mon frère détesterais voir la personne que je suis devenue. Il voudrait que je fasse plus, que je ne baisse pas les bras. Malheureusement, c’est un talent inné, chez moi, que de ne pas surpasser mes peurs.
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Alita Wheeler
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le Ven 27 Mar 2020 - 20:51

People vent in different ways

Rachel & Alita

C’était une journée accentuée par la douceur chaleureuse du soleil matinal. Il était encore tôt et les jeunes semblaient déjà travailler à leurs postes. Je revenais de la forêt, quelques étirements n’étant pas de trop et accompagnée de chasseurs ramenant du gibier pour le garde-manger. Un bref signe de tête puis direction les abris. Je devais me changer avant d’aller manger car je ne ressemblais visiblement à rien. Je venais de faire du sport et quand il était question de s’entraîner, j’y n’allais pas de main morte, et pour cause. Des égratignures sur le visage et quelques marques de terre sur les genoux, on aurait dit une vraie guerrière. Vous savez, un peu comme les entraînements militaires dans les bases. C’était à peu de choses près le même programme, en plus dangereux car évidemment le danger était partout autour de nous. On avait beau se sentir en sécurité ici, se dire qu’on allait vivre en paix en harmonie avec la nature, qu’on allait vivre des années et se projeter vraiment sur le long terme. Mais pour ma part, ce n’était que du flan. Des idées absurdes pour les personnes voulant se rassurer. Mais bon sang, il était tellement important de se battre, de s’entraîner au cas où d’une guerre. Quand on évoque ce mot, c’était le drame, en général les personnes baissaient les yeux ou rigolaient comme des ânes. Des moqueries voilà tout, juste pour se cacher de la vérité qui fait mal. Car oui, je présentais une guerre. Elle pouvait survenir n’importe quand et n’importe où. C’est pour cela qu’il fallait qu’on soit prêt le moment venu. Lucie avait beau faire des efforts et c’était une leader hors pair. Elle n’avait pas d’empathie, il n’y avait pas l’temps pour ça, c’est ce qu’elle disait parfois. Des entraînements se réalisaient, il y avait plus d’hommes que de femmes, quels préjugés d’ailleurs de voir ça. Comme si les femmes ne pouvaient pas se battre tout autant que les hommes. Les choses commencent à évoluer, Lucie fait tout pour que les femmes s’y mettent elles aussi car plus il y a du monde sur le front mieux on sera préparé. Mais encore trop de femmes « fragiles » ne souhaitant pas se battre ou ayant trop peur. J’étais prête pourtant à les entraîner s’il le fallait. Mais le plus dur étant de les persuader, de leur faire prendre conscience du danger et de l’avenir de l’humanité.

Je me dirigeai vers le garde-manger passant devant une cuisine surpeuplée de petites mains pressées et surmenées par les différentes tâches. Je fis signe bonjour à quelques têtes connues et pris une portion. L’odeur était enivrante et mon ventre se retenait de toutes ses forces pour ne pas tout dévorer. C’est que le sport, ça creuse. La chaleur qui se dégageait du garde-manger était insoutenable, tellement que je pris la portion et partis aussitôt la manger plus loin. « Désolée les gars mais là, c’est trop après du sport ». C’était limite si je suais encore. Certaines personnes me saluaient voulant que je les rejoigne mais mon humeur était tout autre et plutôt décidée à déguster cette douce proie ailleurs, je me dirigeai vers de l’air plus frais, à l’écart des autres. Enfin, je pensais être seule mais une jeune femme était assise non loin de là ayant pris aussi ses aises de son côté. Je lui fis un petit signe de la tête comme pour dire bonjour et m’approchai. Je ne savais pas si elle avait peur ou si elle n’était pas du genre à s’intégrer mais une intuition me dit qu’elle avait l’habitude de se retrouver seule. Peut-être que j’avais tort mais bon.

« Salut… Rachel ? Excuse-moi de te déranger, je peux me joindre à toi ? » J’étais plutôt à l’aise, mais pas très bavarde pour le coup. Je pris quand même place à côté d’elle comme certaine qu’elle dirait oui. « Tu travailles en cuisine non ? Ça doit être fatiguant parfois de travailler là-dedans. D’ailleurs, moi c’est Alita mais peut-être que tu le savais déjà. » - Petit sourire gêné - « Je n’ai pas pour habitude de traîner à l’écart des autres mais cette fois-ci je ne sais pas, peut-être l’envie de nouveauté. » J’essayai tant bien que mal de relancer la discussion.

La nourriture était succulente. J’irais plus tard remercier les chasseurs et cuisiniers de tout ce bon festin. En attendant, je regardai la nature autour de moi, la remerciant de nous maintenir en vie. Bien sûr elle n’était pas toujours reconnaissante, on avait eu droit dans le passé à de la pluie acide par exemple, et l’existence des Terriens qui avait bousculé nos vies. Mais l’avantage c’était qu’avec cette trêve, on n’avait plus besoin d’avoir peur d’eau. Enfin, c’était vite dit, un dérapage et c’était fini. Mais bon, soyons optimistes. Etudions chaque situation les unes après les autres et soyons clairs. La franchise n’étant pas une marque de faiblesse mais bien de force en ces temps-là.
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Rachel A. Gomez
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le Mar 28 Avr 2020 - 18:52

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Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Je ne sais pas exactement pourquoi je n’avais pas retenté l’entraînement, depuis cette promesse que je fis à Chris. De l’amélioration dans mon état émotif, des étapes que je gravissais à compte-goutte. Que je sorte de ma tente et que ce ne soit sous le coup de la mauvaise humeur, ou d’une froideur habituelle, c’était déjà nettement mieux. Un bon point, un début à ce processus compliqué. Un travail que je devrais faire sans arrêt, autrement, je reviendrais à la case départ assez vite. Je ne pouvais opter pour ça, car mon corps ne survivrait pas longtemps. Ne pas manger, ne pas dormir assez, me soucier constamment du passé que je ne pouvais réparer, ça finirait par m’épuiser. Ainsi, je naviguais dans des eaux tumultueuses, tantôt essayant de communiquer avec certains, et ensuite, m’enfermant un peu, fatiguée de nager à contre contre-courant. J’estimais faire du progrès, mais à bien y penser, je ne sais pas si je faisais surtout du sur-place. Comme Sierra me l’avait si bien dit, afin de vraiment prendre mon envol, le mieux serait de me trouver un but. Au final, je voulais surtout pouvoir parler de mon frère et du passé sans cette amertume qui me vient normalement en bouche. Mais ça, ce sera ma récompense finale. Alors que devrais-je faire en cours de chemin? J’en revins à l’entraînement, à dépenser mon énergie. Peut-être que c’est ce qu’il me fallait, justement, question de porter mon attention ailleurs. Serait-ce utilise, autrement que pour ça? Selon certains, il était primordial de savoir se défendre. Une guerre pourrait éclater à tout moment. C’est bien vrai, je le leur accorde. Le hic, c’est que ce n’est pas seulement la force qui me fait défaut; mes instincts aussi. En situation critique, qu’on ne compte pas sur moi. J’ai cette fâcheuse tendance à chercher la cachette la plus proche et y rester jusqu’à ce que ça passe.

Encore aujourd’hui, alors que les petits groupes se formaient pour le repas, je me cachais, préférant la quiétude de ma place habituelle. J’y étais bien, dans mon silence, mais ne manquait pas de saluer quelques personnes passant par-là. J’arrivais à améliorer l’aspect social de ma vie, même si j’avais des lacunes. On remarquera notamment mon absence à presque tous les évènements précédents, où il y avait une réunion entre Odysséens, Cents et Terriens. Des rancunes qui résistaient au temps, clairement. Je percevais que certains n’aimaient pas nécessairement voir qu’il y avait encore de la tension. Voilà pourquoi j’évitais de me présenter. Sans confrontation, les négociations iraient bien, et c’est exactement ce que la plupart des gens espéraient. Des accords qui se devaient d’être maintenus, pour le bien de tous. Je ne m’y opposais pas, pensant toujours au groupe, jamais à mes propres besoins.

Perdue dans mes pensées, mon regard croisa finalement celui d’une brunette. Celle-ci me fit un petit signe de tête, une façon de me saluer, et je répondis de la même façon. Elle s’approcha, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, et se mit à me parler. « Je … oui, je … salut! Bien sûr, assied-toi. » Elle avait de toute façon déjà pris place, mais je préférais quand même être polie. « Effectivement, je travaille en cuisine. Oh, tu sais, c’est pas si fatiguant que ça. Une fois que tu t’y habitues, tu vois pas nécessairement le temps passé. » Elle se présenta ensuite, et son prénom me percuta d’un coup. Mais oui, je me souviens d’elle! « Oui, je me rappelle de toi, Alita! Chris venait souvent te voir sur l’Odyssée, non? Je me tenais toujours avec lui, mon frère et leur cercle d’amis, donc on s’est sûrement croisées plus d’une fois. » Petit malaise qui s’installa, alors que je me sentais trop directe dans mes propos. Bordel, est-ce que j’avais perdu la capacité à parler correctement avec les gens? Heureusement, Alita relançait la conversation, ce qui me donnait une deuxième chance. « C’est pas tout le monde qui aime traîner à l’écart des gens. Mais ça permet parfois d’écouter la nature et de penser à pleins de trucs, aussi. » Bah quoi, c’est vrai! Pour n’importe qui étant toujours en contact avec d’autres, le silence leur permettait de se concentrer. Cependant, dans mon cas, peut-être que c’était le cas contraire. Je passais trop de temps seule, à réfléchir sans arrêt. Le mieux serait, qui sait, de commencer à traîner avec certains, question de ne pas resasser le passé. « Ouais, c’est bien, un peu de nouveauté, dans son quotidien. » Ça ne me ferait pas de mal, c’est sûr. « Et toi, alors, ça n’est pas trop fatiguant, l’entraînement? T’as l’air essoufflée. J’espère qu’on ne te mène pas la vie dure. » Je parlais bien entendu de ceux et celles ayant finalement opter pour de l’exercice physique plus intense, supervisé par Alita ou encore Lucie, et qui revenaient souvent exténués.
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le Sam 2 Mai 2020 - 18:38

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Rachel & Alita

Finalement mon repas venait d’être terminé. Mon ventre avait dévoré ce festin en deux-deux et je savais pertinemment qu’il fallait laisser des portions pour les autres et ne pas être trop gourmand. La tentation était rude et pour cause le sport n’avait rien arrangé. Mon ventre commençait à gargouiller comme frustré de ne pas avoir plus manger. Malheureusement pour lui, il fallait qu’il tienne jusqu’à ce soir ou demain selon le stock et le butin de la chasse de cette après-midi. Tandis que Rachel continuait de manger, je voyais qu’elle ne se sentais pas forcément à l’aise d’être avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. La cuisine étant un bon moyen pour lancer la conversation et pour mettre à l’aise comprenant ce qu’elle voulait dire par l’habitude. Puis pour continuer sur cette lancée, j’avais préféré me présenter en bonne et due forme pour ainsi casser la glace. C’est là qu’elle semblait avoir compris, j’étais comme rassurée qu’elle veuille bien me parler. Elle me répondait me connaître par le biais de Chris, m’en étant doutée. Puis elle avait enchaîné avec son frère et leur cercle d’amis. Je fais donc appelle à mes souvenirs sur l’Odyssée et me rappelle vaguement d’un groupe avec Chris. Je me souviens ne pas être allée vers eux ce jour-là car je n’étais pas très à l’aise puis focalisée sur mes entraînements de base. Mais en y repensant, j’aurais pu aller les voir et apprendre à les connaître, chose que je peux faire ici avec Rachel. Me demandant si le cercle d’amis continuait toujours d’exister sur Terre. Si tel était le cas, je pourrais faire la connaissance de tout le monde.

« Oui ! Je me souviens d’une fois où je vous aie vu tous ensemble. Mais je n’étais pas venue, sans doute trop préoccupée. J’aurais peut-être dû. » – Déçue et en même temps ravie de lui rappeler ce souvenir peut-être pas très important. Alors que je ne la sentais pas très à l’aise de parler de ça, je pensais bien faire que d’en parler encore un peu. « D’ailleurs, je suis désolée de ne pas être venue me présenter plus tôt, pour la peine je peux le faire ici c’est tout aussi bien. » – Petit clin d’œil. Comme une deuxième chance de pouvoir se présenter, espérant pouvoir faire la même chose avec son frère et leurs amis. Puis mes pensées se recentraient sur Chris et sa proposition d’entraînement pour Rachel. J’espérais qu’elle veuille bien que je l’entraîne, ça me ferait tellement plaisir comme rattraper le temps perdu à ne pas s’être connue avant. Je continue de l’écouter parler de l’isolement et le lien avec la nature, deux choses abstraites pour ma part mais qui pouvait se révéler très utiles parfois. N’ayant jamais vraiment pensé à ces choses-là. Comme une évasion le temps d’un instant, rechercher le calme et la sérénité, deux choses pas très signifiantes selon moi et pourtant importantes pour certaines personnes. Me rappelant d’Alan et sa manie à toujours vouloir rester seul. Peut-être ressentait-il la même chose que Rachel, cette envie de s’évader dans sa tête, de réfléchir le temps d’un instant comme si le temps comptait comme du beurre. Personnellement je ne pouvais consacrer mon temps à ces choses-là étant obstinée et beaucoup trop active, mais aussi impatiente et dans le jus complet. Malgré tout je me surpris à aimer ça, enfin un p’tit peu cela va sans dire.

« La nouveauté ouvre de nombreuses voies, il faudrait qu’on y pense plus souvent. » – Philosophique, je repense à ce qu’elle m’a dit ; relatant du temps passé sur l’Odyssée où rien de tout ce qui nous entoure n’était réel jusqu’à preuve du contraire. « L’entraînement ? Non ça va, il faut dire que je bosse dur pour ça. Puis c’est tellement libérateur de s’entraîner. On se sent tellement bien et j’ai cette sensation que tous soucis s’envolent. » – A mes yeux, le sport permettait de souffler mais aussi de se focaliser sur soi-même en étant plus concentré qu’à l’habitude. Pensant à soi et non aux autres, se mettant dans une bulle le temps d’un entraînement. C’était mon passe-temps, cela me permettait aussi de réfléchir. Certains préfèrent être à l’écart pour ça, d’autres préfèrent avoir une occupation, pour ma part, c’était le sport.
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le Mar 12 Mai 2020 - 6:26

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Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Comment est-ce que les autres faisaient pour dévorer aussi rapidement leur repas? Il est vrai que les portions sont pas très généreuses, mais de là à tout terminer en un instant? Je voyais ça comme un compliment, vu que personne ne s’en plaignait, mais je n’arrivais pas à manger à la même vitesse. Mon appétit encore un peu chamboulé par mes décisions passées. Pas le paquet d’os que j’étais, cependant, il y quelques mois de ça. Je faisais attention à mon alimentation, sachant pertinemment que c’est grâce à cela que l’on obtient plus d’énergie. Même si en soit, mon quotidien ne me force pas à courir, je reste plus active qu’a mon habitude. Je prends de longues marches, souvent sans me rendre compte du temps que je passais hors du campement. Pas de sédentarité, donc, ce qui en soit, est un bon point. Néanmoins, ce n’est pas en me promenant que je gagne en endurance. Souvent, je prends place et essaie de dessiner ce que je vois. Il n’y avait aucun mal à ce que je fasse ce genre de trucs, mais en cas de danger, on ne pourra pas compter sur moi pour assurer. Je ne tiendrais pas longtemps dans une course, je risquerais de paniquer, je ne saurais pas quoi faire, … bref, je tomberais dans le groupe qu’il faudra protéger, et ça, ce n’est pas facile, surtout si des ennemis surgissent de partout. Qu’importe! Nous ne sommes pas en guerre, il n’y a rien à craindre.

Je ne tus sur ces pensées, préférant plutôt porter attention à ce qu’Alita me disait, alors que la conversation qui s’installa aux premiers abords sembla … compliquée. Je n’avais pas l’habitude de juste prendre place à côté de quelqu’un et me mettre à lui parler directement. En comparaison, mon interlocutrice savait parfaitement dénouer les moments de malaise, alors qu’elle redirigea un peu la conversation. Je ne le pris pas mal; au moins, comme ça, j’avais la chance de continuer sans trop me sentir bête. « On t’aurais certainement bien accueilli dans le groupe. Mais bon, ce qui est dans le passé … on ne peut pas vraiment le changer. L’important, c’est le présent. » Des phrases un peu toutes crues, oui, mais qui prenaient doucement racine en moi. Un deuil encore loin d’être terminé, et pourtant, d’autres étapes de franchies sans que je ne m’attarde trop. Un long chemin avant que je me sente complètement bien, donc il fallait continuer avec ces petites victoires quotidiennes. « Ne t’en fais pas. Je crois que c’est effectivement le meilleur moment pour faire connaissance. Il y a quelques mois de ça, je crois pas que tu aurais été si enclin à venir me parler. » Pas quand j’avais le visage aigri et maigre. Pas quand je faisais en sorte de m’éloigner de tout le monde. Alita aurait été incapable de m’adresser la parole une seule seconde. À voir comment j’ai presque craché la main que Chris et Devos m’ont tendu … non. Mon interlocutrice ne me verrait pas sous le même regards, sinon. Heureusement, je trouvais les moyens nécessaires pour faire fi de cette agressivité, reprenant contact avec la nature. C’est ce que je faisais, pendant que mon frère était en vie, et ce que j’ai évité après sa mort. Maintenant, j’appréciais pouvoir prendre place au coeur d’une forêt et entendre les oiseaux. C’était une façon de me détendre, d’oublier mes soucis.

« Ce n’est pas la première fois que j’entends ça. Mais je dois l’admettre, la nouveauté rend les jours qui passent moins maussades. » Une erreur que je savais commettre constamment. Ne pas vouloir apporter des changements plus dramatiques à ma vie ne la rendra pas très captivante. On en avait justement discuté, moi et Sierra. Essayer de nouvelles choses, aller voir les autres et apprendre d’un peu tout le monde. Une recette magique, une bonne façon pour moi de tourner la page, et pourtant, même avec une solution entre mes mains, je restais incertaine de mes décisions. « Si tu aimes ça, c’est tout ce qui compte. » Quand on est passionné par ce qu’on fait, on détient une vraie mine d’or, n’est-ce pas? J’avais bien choisi la cuisine parce que j’aimais ça. « Bah écoute, chacun trouve sa façon d’oublier ces problèmes. Dans ton cas … et dans celui de Chris, il semblerait que l’entraînement vous aide grandement. » Une des raisons pourquoi ils s’entendaient bien, tout les deux. Ils s’entraînaient probablement entre eux, de temps à autre. Pour avoir essayé de suivre dans le rythme de Chris, je n’imagine pas celui d’Alita. Je ne sais pas comment ils font pour se rappeler de tout les mouvements, de prendre les bonnes décisions au bon moment. Mais à voir leur physique à tout les deux, ils avaient la force nécessaire pour asséner de bon coups. Pendant ce temps, les cure-dents qui me servent de bras ne tiendraient même pas une minute à essayer de marteler des coups.
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le Jeu 14 Mai 2020 - 13:40

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Rachel & Alita

Le passé reste dans le passé. Nous n’avons pas encore découvert comment retourner dans le temps afin d’y faire les choses différemment et peut-être sauver plus de vies en connaissant les évènements avant même qu’ils ne se produisent. Nous ne pouvions faire cela et nombreux d’entre nous seraient probablement pour y revenir pour sauver des proches, de la famille de la mort. Mais c’est impossible. Tout ce que nous pouvions faire étaient d’aller leur rendre hommage de temps à autre sur leurs emplacements de terre non loin de la navette et continuer de vivre dans le présent. Continuer de se battre pour notre survie et continuer de vivre tout simplement.

Des bribes de souvenirs me venaient à l’esprit comme par morceaux du passé. Je me souviens des entraînements avec Chris sur l’Odyssée, des entraînements avec mon père, avec nos pères aussi. Je me souviens de cette jeune fille Lucie, déterminée à vouloir se battre pour ses raisons. Je me souviens d’avoir déjà vu Rachel une ou deux fois avec son groupe d’amis, avec Chris aussi. Je me souviens des brefs moments en famille souvent divisés entre ma mère et moi et mon père et moi puis entre eux ; jamais vraiment tous ensemble. C’était très rare. Je me souviens du moment où je suis allée en prison connaissant le secret de mon père et n’ayant rien dit de peur des conséquences. Ne voulant pas le voir mourir et laisser seule ma mère si… fragile.

Les paroles de Rachel m’avaient sortie de mon état lunaire. Je me doute bien que l’accueil aurait été aux présentations et peut-être que ma vie aurait été bien différente si j’avais connu ces personnes-là que maintenant. Mais le temps et mes décisions ont en voulu autrement. « C’est gentil, et ce qui est du passé doit le rester. » – Approuvant ses paroles et l’écoutant encore parler sur les bienfaits de faire ce que l’on aime. Oui, je me souviens que c’est justement ce pourquoi j’avais décidé de ne pas aller les voir et d’aller plutôt en direction de la salle de sport toujours aussi dévouée à l’entraînement. Mais c’est tout aussi important de prendre en considération qu’il ne faut pas s’isoler et rester dans sa bulle de peur des autres. L’ayant appris plus tard, sur Terre en vérité. Quand la navette s’est écrasée sur Terre et qu’on devait s’entraider pour survivre. C’est là où j’ai appris à redoubler d’effort pour aller vers les autres et non à m’isoler. Mais parfois, il faut savoir attendre avant d’aller vers les autres car certains ne sont pas encore prêts à t’accueillir comme ça avait été le cas pour Rachel visiblement. « Pourquoi dis-tu ça ? Enfin sans vouloir être indiscrète, qu’est-ce qu’il t’est arrivée ? » – Voulant en découvrir plus, en espérant ne pas aller trop loin pour ne pas l’énerver ou la rendre trop triste. Je ne sais pas ce qui a pu lui arriver, est-ce à cause de Chris ou de son cercle d’amis ? Si j’avais fait partie de ce cercle, j’aurais probablement déjà su la vérité.

« Oui, la nouveauté a du bon, et c’est probablement ce qui nous fait avancer tous ensemble. » – Je continuais de discuter avec elle, de vouloir la connaître. Je ne pensais pas la manipuler en voulant en savoir plus sur elle dans le but de lui proposer un entraînement avec moi comme me l’avait suggéré Chris. Elle-même pourrait le penser, étant intelligente. Mais selon moi, seules des personnes manipulatrices, de stratège comme moi, Chris ou d’autres peuvent comprendre le véritable fond et faire en sorte que ça ne se voit pas. Avoir toutes les informations nécessaires pour les utiliser à des fins d’entraînements, pour de la motivation. Cette méthode ne fonctionnait pas à tous les coups car elle dépend du caractère de la personne visée. Pour le savoir, il fallait soit le découvrir en discutant soit l’essayer au cours d’un entraînement.

« L’entraînement est très efficace pour évacuer le stress, l’excès de colère et même la tristesse. En vrai, toutes les émotions et sentiments que nous pouvons ressentir. Voudrais-tu essayer ? » – Je voulais qu’elle accepte, non pas que pour Chris, mais pour elle aussi car en la regardant, je me dis qu’elle avait bien plus à évacuer qu’elle ne voudra sûrement l’admettre. Son repas pratiquement terminé, je me lève doucement et lui tend la main pour l’aider à se relever. En cette main tendue, j’espérais aussi son approbation.
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Rachel A. Gomez
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le Mar 26 Mai 2020 - 5:29

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
J’aimerais bien que le passé reste entièrement derrière moi, mais ce n’est guère le cas. Même si mon esprit est bel et bien tourné vers le présent, il n’en reste pas moins que je ne cesse de ressasser. Mon frère revient souvent dans mes pensées, souvent sous forme de mélancolie. Personne ne serait étonné d’apprendre qu’à la moindre chance de pouvoir revisiter mon passé, je le ferais sans hésité, qu’importe le coût. Un seul moment de plus avec lui, une dernière chance de lui faire comprendre au combien je l’adorais. Je donnerais toute les richesses du monde pour entendre de nouveau sa voix. C’est un vide qui ne pourra jamais être entièrement comblé, qu’importe mes actions. Un puzzle incomplet, et ce, pour le restant de ma vie. Et c’est exactement là que ça coince. J’avance dans les étapes du deuil, mais cette dernière prendra sans aucun doute bien plus de temps que le reste. Trouver une raison de vivre est une tâche non-exhaustive, qui demande énormément de patience. Malheureusement, je ne possède pas cette qualité. J’attends toujours de voir des résultats immédiatement, ou sinon, j’ai l’impression de stagner.

Peut-être est-ce cette façon de penser qui m’a poussé à avouer mes sentiments à Chris. Je ne voulais pas continuer à empiler les regrets, et surtout, à vivre dans le ‘et si’, le voyant cultiver son bonheur, et attendant que le mien puisse naître sous les débris. Je m’en voulais quand même, de lui avoir balancer un tel aveu sans préavis. Il aimait Chiraz, ils semblaient bien s’entendre, tout les deux. Une petite jalousie qui ne naissait pas pour autant, sachant tout au fond que je n’arrivais pas à la cheville de l’Odysséenne. Bien moins débrouillarde, plus naïve, et très entêtée … je ne savais pas si Chris me considérait encore plutôt comme une fillette. Vague de frustration qui me revint en tête, alors que j’admettais, dans un certain sens, ne pas avoir tellement évoluée. Les choses auraient pu être différentes, mais on dirait bien que j’étais vouée à un chemin rude et plein d’obstacles au travers de ma vie. Celui ou celle qui dessina ma ligne du temps prenait un malin plaisir à me voir souffrir et me remettre constamment en question.

La douce voix d’Alita me réveillèrent de ma torpeur momentanée. Je hochais simplement la tête, essayant justement de changer ma façon de voir les choses. C’est bien ce qu’il me fallut faire, de cesser de vivre au passé, si ce n’était qu’à cause de mes cauchemars constants, causant trop de nuits blanches. Sommeil que je regagnais peu à peu, maintenant, malgré quelques épisodes moins récurrents de réveils brutaux en plein milieu de la nuit. Le temps qui fait son effet, dirait-on. Mes efforts, aussi, qui aident à ce que ma routine ne soit plus aussi solitaire, à ce que je communique avec d’autres. Après tout, cette conversation entre moi et Alita n’aurait probablement pas eu lieu, il y a de cela quelques mois. J’aurais fait en sorte de m’échapper en douce, de prétendre être occupée, et m’éclipser. Pourtant, j’essaie de vaincre l’isolation et … de briser le silence. « Je n’allais pas bien. Enfin … je ne suis pas encore complètement … moi, mais je fais mon possible pour changer les choses. » Je soupirais légèrement avant de continuer. « Mon frère, il a été tué par un animal, et je n’ai jamais fait mon deuil. À la place d’en parler, j’ai juste laissé ça me ronger de l’intérieur jusqu’à ce que je sois complètement méconnaissable. J’écartais tout le monde qui voulait essayé de m’aider, du moins jusqu’à ce que je sente réellement que mon corps ne survivrait plus très longtemps. J’ai fini par craqué et demander de l’aide à Chris. Maintenant … bah je suis en … rémission, si l’on peut dire qualifier ma situation ainsi. » Je n’entrais pas nécessairement dans les détails. De toute façon, mes cernes sous les yeux encore présentes et mon corps qui regagnait doucement ses formes pourraient témoigner de ce que j’affirmais.

« C’est ce qu’on m’a dit, donc j’essaie d’écouter les conseils et me tourner vers un peu de nouveauté. Je sais juste pas par où commencer, mais j’y vais une étape à la fois. » Je savais devoir opter pour une activité qui me sortirais de ma zone de confort, autrement, jamais je ne réussirais à avancer. Le hic, c’est que cela se jouait entre ma raison et mon envie. D’un côté, la logique me poussait à chercher une situation où je ne me sentirais pas nécessairement en contrôle, mais où je pourrais grandir et apprendre. De l’autre côté, il y avait mes appréhensions et mon attitude défaitiste qui tenait bon et qui me répétait sans cesse que mes capacités se résumaient à la cuisine et à la botanique. Ces deux vois s’entre-tuaient dans ma tête, causant cette impression de sur-place. J’étais, en vérité, ma pire ennemie. Il fallait quelqu’un de l’extérieur, quelqu’un ayant la volonté de me pousser à bout pour que je finisse par repêcher la motivation que j’avais avant. Serait-ce Alita? En tout cas, la jeune femme semblait avoir une idée bien précise en tête; que j’essaie l’entraînement. Récitant ses bienfaits, peut-être croyait-elle que je serais immédiatement convaincue. Mais ce ne serait pas si simple que ça. « Alita, c’est très gentil, mais j’ai déjà essayé avec Chris, et ça n’a rien donné ou presque. Il avait beau me montrer jour après jour quoi faire, comment réagir, … y aller étape par étape, mouvement par mouvement, je ne me souvenais de rien. Je n’ai certainement pas la tête, pas l’instinct, et encore moins le physique pour ça. » Je regardais sa main tendue vers moi, croisais son regard, puis haussait mes épaules. Ses intentions étaient bonnes, certes, mais elle avait choisi la mauvaise personne. Je ne compterais même pas sur ma propre personne pour survivre, alors encore moins pour me défendre … ni pour me battre.
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Alita Wheeler
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le Ven 29 Mai 2020 - 22:14

People vent in different ways

Rachel & Alita
Être solitaire et devenir solitaire sont deux choses relativement différentes. On peut être solitaire car cela fait partie de nous, comme un point de notre personnalité. Alors que devenir solitaire, c’est un choix qu’on a pu faire ou qui nous a été ordonné de faire. Dans mon cas, dans le passé, j’ai été solitaire par choix et non par nécessité. J’avais choisi d’être seule et de me détourner de toute forme de sociabilisation car je pensais que c’était plus simple. L’amitié étant une chose bien compliquée, l’amour encore plus. Je ne voulais pas m’embarquer dans des histoires sans queues ni têtes. Je voulais rester dans mon cocon, dans ma bulle qui restait intacte. Si une personne se rajoutait à ma vie d’avant, elle aurait pu à tout moment exploser car deux personnes dans une bulle, c’est deux fois plus de chance de la percer. Mais parfois, percer sa bulle peut avoir des effets positifs sur le cours de sa vie. Il fallait parfois prendre le risque d’entamer de nouveaux concepts comme de nouvelles relations. Faire rentrer de nouvelles personnes dans sa vie et ainsi vivre de bien belles histoires.

Maintenant, c’était au tour de Rachel de me raconter son histoire. Je voulais qu’elle me parle d’elle à défaut de ne pas l’avoir connu dans le passé. Je ne sais pas ce qui a pu se passer dans sa vie pour qu’elle dise de telles choses mais je savais que je ne tarderai pas à le savoir. Elle semblait vouloir se confier et j’étais d’une bonne oreille. Que voulait-elle dire par : elle n’était pas tellement elle ? Elle avait un sombre passé, ça crevait les yeux. Mais je ne savais pas encore lequel. Je sentais sa tristesse et son soupir avant qu’elle me raconte son histoire. L’histoire de Rachel A. Gomez. Sombre était bel et bien le mot. Perdre son frère dans de telles circonstances a dû être une terrible épreuve. Je n’ai pas de frères ni de sœurs, je ne sais donc pas ce que cela peut faire. Mais imaginer un membre de sa famille mourir sous ses yeux, cela doit être difficile et sûrement qu’elle a dû être profondément affectée. Peut-être avait-elle subi un traumatisme suite à cette tragédie. La souffrance qu’elle a pu ressentir me faisait littéralement lever le poil. Je ressentais encore un peu de souffrance dans ses mots, comme une marque du passé qui faisait surface à mesure qu’elle parlait. Je ne voulais pas la stopper, je voulais qu’elle continue de me dévoiler son histoire. Chris a dû grandement l’aider dans cette remontée, je reconnaissais bien là notre très cher Chris Wilson. Toujours à prendre soin des autres malgré son côté sarcastique et incontrôlable. « Je suis sincèrement désolée pour ton frère. Pourquoi avoir demandé de l’aide à Chris ? Les autres du groupe, où sont-ils ? » Je ne savais pas si ma question était déplacée, peut-être étais-je indiscrète ou étais-je partie trop loin sur ce terrain, mais en quête de vérité, je voulais en savoir plus. Qui plus est, ne pas avoir fait son deuil c’est comme sauter une page sans l’avoir lue, comme faire un saut sans parachute. Il était important de faire son deuil pour repartir de zéro et sur de bonnes bases. « Es-tu allée voir où a été enterré ton frère ? » Lui demandais-je dans les yeux. « Tu n’as pas fait ton deuil et… je pense que tu devrais le faire. Le jour où tu seras prête, dis-le-moi et je t’accompagnerais. Si tu veux bien entendu. » Je lui souris doucement. Ne voulant pas la brusquer davantage.

Alors que ma main tendait toujours vers ma partenaire, je la voyais réticente à cette idée. Réfractaire à l’idée de recommencer un entraînement qu’elle avait tenté avec Chris. Un échec qu’elle croyait irrémédiable. Un manque de confiance qui lui portait défaut alors qu’elle valait bien plus que ce qu’elle disait, j’en étais persuadée. Je me baisse alors, mes mains touchant les siennes doucement et lui dit doucement ces quelques mots. « Rachel, je ne suis pas Chris. Essayons, tu m’as parlé de nouveauté. C’est justement le bon moment. » Lui rappelant ses mots qu’elle m’avait dit.  Peut-être qu’elle n’avait pas la tête à ça, ses pensées pour son frère et sur elle-même n’effaçant en rien son triste passé. Mais c’était justement ça qu’elle devait faire. Se battre contre elle-même, contre ses pensées et son passé qui contrôle actuellement son esprit. Elle devait se laisser une chance d’y arriver et de ne pas se résoudre à un seul échec. Elle devait se forcer à continuer malgré la peine et la souffrance. « Viens avec-moi on va aller là-bas un peu plus loin et je vais t’aider. » Je lui prends la main, résolue à lui montrer l’endroit tant attendue, près du mur d’enceinte. « Je vais faire ce que Chris n’a pas fait avec toi. Je vais t’aider à faire ton deuil. »

Sur ces mots que j’espérais convaincants, je pris le temps d’aller chercher mes affaires de sports puis de revenir. Comme elle l’avait dit, j’allais procéder pas à pas, mouvement par mouvement afin de ne pas la stresser ni la bloquer. Notre première séance d’entraînement ensemble, symbole de notre première rencontre allait être le début d’une belle amitié.
Codage par Libella sur Graphiorum


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Dernière édition par Alita Wheeler le Jeu 2 Juil 2020 - 23:41, édité 2 fois
Rachel A. Gomez
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le Jeu 11 Juin 2020 - 6:36

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
J’ai choisi de devenir solitaire, chose qui était complètement différente de ma personnalité habituelle … ou devrais-je dire ma personnalité d’avant. En temps normal, je cherchais la compagnie d’autrui. La preuve; je suivais constamment le groupe d’amis de mon frère, quitte à en faire suer plus d’un quand ils voulaient se retrouver entre garçons. Je communiquais plus facilement avec les autres, aimait particulièrement faire de nouvelles connaissances … bref, malgré une certaine gêne, je naviguais bien les relations humaines. C’est après la mort de mon frère que cela changea. Au début, je craignais la solitude, je ne voulais pas me retrouver sans lui. Par contre, je ne guettais pas la pitié des autres, ce qui m’a poussé, au final, à m’éloigner. C’était trop compliqué d’expliquer ce que je ressentais, et j’avais peur qu’on me dise de tourner la page sans vraiment prendre le temps de se mettre à ma place et imaginer la véritable douleur que je sentais. Pour que cela me prenne tant de temps avant d’avouer avoir besoin d’aide, c’est la preuve que je préférais la solitude, qu’elle m’englobait mieux, qu’elle me protégeait, en quelque sorte, de ce qui ne m’allait pas du tout.

Cela ne se voyait probablement pas, l’évolution intérieure que je subissais continuellement, mais croyez-moi quand je vous dis, ça m’a prit du temps avant que je n’arrive réellement à parler de mon passé, de la perte de cet être cher, de … de tout. Je n’entrais pas dans les détails morbides ou personnels, j’y allais de façon très brève, mais ne cachais pas que les choses avaient mal tournées et que je continue à faire ce qu’il faut pour tourner la page. J’ajoutais avoir reçu l’aide de Chris, non pas sans qu’il ne doive me tordre le bras plus d’une fois. C’est à bout de souffle et à voir le monde vriller que je finis par craquer et laisser comprendre que ça n’allait pas. Je n’ose pas croire ce que je serais devenue, si je n’avais pas atteint cette limite. Heureusement, je me reprenais en main. Heureusement … je parlais, je ne gardais plus le silence. « Je … je n’ai pas demandé de l’aide à Chris. J’étais juste à bout. J’en étais au point où si je continuais sur cette route, je n’en sortirais pas en un seul morceau. Et les autres, je les ai éloignés aussi. J’ai repoussé tout le monde, Alita. Je ne voulais pas qu’on m’aide, même si je les voyais s’inquiéter pour moi. » Je m’étais acharnée sur Devos, même, alors qu’il était venu en renfort avec Chris pour essayer de me convaincre de verbaliser mon deuil. Je ne voulais personne dans ma vie, pas seulement pour ne pas avoir à tourner la page, mais aussi pour ne pas retomber dans cette noirceur, si l’un d’entre eux mourrait aussi. « Non, je n’ai pas été voir. Je sais où c’est, mais tant que je suis encore … déséquilibrée dans ma vie, je ne crois pas être capable d’y aller. » J’essayais de ne pas la quitter du regard, mais c’était difficile, surtout en pensant à mon frère. « Je ne suis pas prête à faire mon deuil. Il me faut quelque chose pour me raccrocher, et je n’ai pas encore trouver le bon ancrage pour ça. » Il me fallait trouver une raison de vivre, en quelque sorte. Je passerais probablement encore des années à chercher, mais au moins, une fois trouvée, je pourrais vraiment songer à mon avenir, et non au passé. « Quand je me déciderais à le faire, je te le dirais. » Pas de sourire, juste un visage calme. J’avais encore du mal à mimer une expression joviale quand mon coeur n’était pas à la bonne place.

Notre conversation prit ensuite un nouveau tournant. Complètement prise au dépourvu, alors qu’Alita me proposait qu’on s’entraîne, la main tendue vers moi. Pourquoi? Pourquoi est-ce que les gens sont tous si sûrs que je pourrais en arriver à un bon niveau? Comment pouvaient-il voir en moi du potentiel alors que je savais moi-même ne pas en posséder. Ne voulant pas l’offusquer, j’essayais d’y aller avec une approche moins directe. J’affirmais avoir essayé avec Chris, auparavant, et que ça n’avait rien donné, au final. Alita et lui s’y donnaient clairement corps et âme, à l’entraînement. Ils ne pourraient pas s’attendre à ce que ce soit pareil pour moi. Et je sais qu’au bout d’un moment, si la personne qu’on guide n’apprend rien, on se sent perdre du temps que l’on pourrait consacrer à autre chose. Ce fut un refus, donc. J’osais croire qu’elle n’irait pas plus loin. Mais visiblement, j’avais devant moi la version féminine de Chris, du moins dans l’entêtement. Je la vois se baisser avant de venir toucher mes mains. Elle n’est pas Chris. Bah peut-être pas en tout, mais dans ce cas précis, j’avais la nette impression que je me retrouvais encore une fois à être pousser vers un chemin trop incertain. « J’ai parlé de nouveauté, mais je n’imaginais pas ça. Je ne suis pas mentalement prête. » Je ne m’étais pas fixé cet objectif dès le début, alors je me sentais déboussolée de voir qu’on prenait certaines décisions pour moi. Et encore, je n’avais rien vu! Elle n’attendit pas que je me décide, prenant plutôt ma main, disant que l’on irait plus loin, là-bas. À ses dires, elle voulait m’aider à faire mon deuil, mais je ne voyais pas en quoi l’entraînement me serait si bénéfique. Déterminée à ce que l’on débute cette première séance, Alita partie chercher ses affaires de sport avant de revenir. « Je te dis, tu perds ton temps. Je ne suis pas faites pour ça. J’suis la première à fuir le danger, peu importe ce qu’on me dit de faire. Mon instinct est de prendre mes jambes à mon cou, et y’a rien qui changera ça. Que ce soit dans deux jours, deux semaines, deux mois, deux ans, il n’y aura aucun changement, et j’aurais certainement tout oublié ce que tu essayeras de me montrer. Demande à Chris, il le sait. » Je la fixais, les bras croisés, mal à l’aise parce que je ne voulais pas qu’on me voit, pessimiste car je me doutais avoir perdu toute connaissance de ce que Chris m’avait montré. Et pourquoi diable avait-elle parlé de faire mon deuil? Je ne comprenais rien.
(c) DΛNDELION


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Alita Wheeler
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le Sam 13 Juin 2020 - 13:16
People vent in different ways
Rachel & Alita
Au campement des Cents ▬ Début Mars 2026

Choisir de devenir solitaire n’était pas si facile qu’on pouvait le penser. On pouvait avoir plusieurs raisons ou qu’une seule qui avait le don de tout faire basculer. C’est probablement ce qui est arrivé pour Rachel. Je n’avais pas vraiment vécu cela mais je pouvais grandement l’imaginer. Notamment en repensant au passé et à ce qui s’est passé durant l’épisode du cyclone ravageur. Beaucoup de pertes matérielles et humaines avaient eu lieu suite à cette catastrophe. Nous n’avions pas été préparés à un tel phénomène et nos abris de fortune n’avaient pas résisté face à tant de violence. Ce cyclone avait balayé tout sur son passage et les arbres aussi avaient beaucoup soufferts. Des branches et même des troncs avaient été arrachés. C’est comme cela que ma mère s’est retrouvée inconsciente au bord du camp des Odysséens. Heureusement pour elle, d’autres étaient là pour la rapatrier en lieu sûr. Elle avait pu recevoir les soins nécessaires pour sa blessure à la tête, et le diagnostic d’un choc crânien lui avait été valu. Celui-ci aurait pu lui être fatale si elle n’avait pas été secouru à temps. Dieu seul sait comment j’aurais pu réagir en apprenant sa mort ce jour-là. Je me serais sentie mal mais à quel point et quelles en seraient les conséquences ? N’imaginons pas le pire des scénarios car le plus important était qu’elle soit toujours en vie. C’est une fois le cyclone réellement parti que j’avais pu aller voir ma mère et savoir si tout allait bien. J’étais aussi allée voir les soigneurs pour connaître leur avis sur son état qui était bien évidemment positif. J’avais pu être rassurée et depuis lors je passais plus souvent au camp des Odysséens. Finalement, j’espère que cet épisode est derrière nous et qu’il ne reviendra pas de sitôt. Nous avions passé des journées et des semaines à tout reconstruire. Ravageur, tel était le mot. Ce cyclone a été gravé dans les esprits de tout le monde, moi y compris.

Tout comme Rachel, j’avais aussi eu ma période solitaire. Grâce à Aliénor mais aussi à Autumn et d’autres personnes de mon entourage, j’ai pu remonter la pente et devenir plus avenante et plus sociable m’autorisant des relations amicales permanentes avec les autres. Ce qui m’avait fait changer, c’était l’atterrissage sur Terre offrant de nouvelles perspectives et une nouvelle vie. Là-haut sur l’Odyssée, j’avais l’impression d’étouffer à force de faire les mêmes choses tous les jours. Aujourd’hui, nous n’avions plus cette répétabilité. Nous pouvions faire bien d’activités et nous étions plus libres. L’air pur que nous respirions était lui aussi devenu primordiale. A ce jour, nous ne pouvions rêver mieux en termes de condition de vie. Même si nous avions eu peu à manger surtout au début et que nous avions dû nous adapter, nous avions finalement réussi et nous en étions très fiers.

Maintenant, c’était au tour de Rachel de se sentir fière d’elle-même. De reprendre confiance en elle comme j’avais pu le faire quelques années plus tôt. Je voulais absolument l’aider, non pas parce que @Chris Wilson me l’avait demandé, mais parce qu’au fond je savais qu’elle pouvait changer. Au fond d’elle, je ressentais qu’elle avait encore du cran et qu’elle avait et encore aujourd’hui une personnalité très forte. Je ne pouvais que le voir dans sa façon de dire et percevoir les choses. Elle a vécu des évènements forts et durs et aujourd’hui elle se sent bien plus capable d’en parler. On pouvait y voir un réel progrès qu’elle semblait elle-même avoir oublié ou qu’elle semblait ne pas prendre en considération. « Tu les as repoussés parce que tu en as eu le besoin à ce moment-là Rachel. Ça ne veut pas dire que tu es une mauvaise personne. » Lui répondais-je gentiment. « Tu sais, moi aussi j’ai été seule et je pensais pouvoir régler mes problèmes moi-même. Une personne m’a aidé à voir les choses autrement et m’a dit que je n’avais pas à faire ça seule, que je n’étais pas seule et qu’il suffisait de demander. Que de l’aide, on en a tous besoin un moment où à un autre et qu’il fallait l’accepter pour avancer. » Je tentais une approche vers elle. Je voulais qu’elle essaie de comprendre qu’elle n’était pas obligée de rester seule. Qu’elle avait des personnes autour d’elle qui pouvait l’aider ou qui pouvait simplement l’écouter. Je comprenais qu’elle ne puisse pas encore aller sur la tombe de son frère. Le cœur n’y était pas et les sentiments étaient encore trop puissants. L’affrontement n’étant pas de taille pour le moment. « Il ne t’en voudra pas, il attendra que tu sois prête et ce jour-là si tu le souhaites, je serais là. » Toujours près d’elle, voulant la rassurer au mieux sur ses paroles qu’elle disait sans trop de difficultés même si je ressentais une faiblesse dans le fond de sa voix. Malgré tout, je la remercie d’un regard souriant quand elle me dit me prévenir quand elle sera prête. Une chose pour laquelle elle devait être préparée et pour cela je comptais bien y remédier.

Je ne voulais pas la brusquer non loin de là cette idée, mais lui montrer l’endroit auquel je pensais pour s’entraîner était important. Je voulais bien plus que la persuader, je voulais la convaincre de s’entraîner avec moi. S’il fallait discuter avant d’y arriver, alors je déciderais de l’écouter et de lui répondre le plus simplement possible. Ainsi, je m’étais approchée en posant mes mains sur les siennes. Je pensais la rassurer et lui montrer qu’on pouvait commencer en douceur et non dans la violence. « Rachel, mentalement tu es prête. C’est toi qui te dis que tu ne vas pas y arriver mais c’est faux. » Lui dis-je dans les yeux. « Je ne vais pas t’entraîner dans le sens que tu l’imagine. Je vais y aller progressivement, je te le promets. » Promesse que je comptais garder. Promesse qui perdurerait dans le temps. Après tout, nous avions le temps et notre entraînement pouvait durer des jours, des semaines voir des mois s’il le fallait. Me direz-vous : pourquoi m’obstiner pour une inconnue ? Une inconnue qu’elle était bien plus tôt n’ayant pas encore fais sa rencontre officielle. Je sentais sa positivité au fond de toute cette marée noire. Je sentais que c’était une personne douce et gentille qui a oublié ce que c’était que de chanter sous la pluie. Je voulais lui redonner confiance en elle et disperser les nuages de son esprit si tourmenté. Pour moi, je voyais cela comme un défi et quand j’en voyais un, je décidais toujours de le relever.

« Tu vois, tu fuis le danger comme tu fuis tes propres peurs. Tu as besoin d’aide. Tu penses que cela est temporaire et que l’aide que tu as demandé à Chris est suffisante. Mais au fond de toi, tu sais que tu dois réagir, que tu dois changer cette manie que tu as de broyer du noir. » J’insistais sur les mots, essayant de la faire changer d’avis afin qu’elle accepte de s’entraîner avec moi. « Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le au moins pour ton frère. » Culotée peut-être, je n’avais pas peur de lui dire les choses en face. Franche et rebelle mais aussi téméraire, je continuais de la regarder droit dans les yeux, insistant sur des mots forts qui à mon sens pouvait très bien la faire réagir. Son frère ayant été tué par un animal de sang-froid. Il serait tellement triste de voir sa propre sœur réagir de la sorte. Peut-être qu’en pensant à son frère et à cette colère qu’elle pouvait ressentir si tant est qu’elle la ressentait, peut-être qu’elle serait source de motivation pour l’entraînement ? Ces mots sur lesquels j’avais insisté, peut-être étais-je allée trop loin. Même si je pensais bien faire, tout le monde ne réagissait pas de la même façon. J’espérais qu’elle comprenne, qu’elle voit les choses autrement que sa façon à elle de les voir. Je ne savais pas si j’avais employé les bons mots mais au fond, je ne regrettais rien.

« Aller, place-toi à côté de moi. Ne sois pas pessimiste, du changement il y en aura forcément. Il faut juste s’en donner les moyens. Et oublie Chris, tu es avec moi maintenant » Lui dis-je avec un clin d’œil. Je savais que les deux étaient très liés mais ce n’était pas le moment de penser à ça. Les sentiments amoureux seront pour plus tard ! Ainsi, je pris le temps de lui expliquer comment se positionner face au sac de couverture qui était présent devant elle, accroché à une branche épaisse et solide. Une fois la position adoptée, c’était le moment de frapper. Doucement mais sûrement. Je lui montre ensuite comment bien frapper, comment se tenir et ce qu’elle pouvait utiliser, ses jambes comme ses mains ou ses bras. Le tout était de viser juste et de ressentir une sensation de libération.

« Essaie quelques frappes comme ça. Je vais tenir le sac pour que tu puisses y donner plus d’impulsions et d’amplitudes. » J’avais pris place derrière le sac, le maintenant avec force et ardeur tandis que j’attendais les premiers coups. « Tu sais, un de ces jours je voudrais bien que tu m’accompagnes faire un footing dans la forêt. » Lui laissant le choix de la réponse même si au fond, je pensais la réveiller un bon matin et l’extirper de son lit pour aller courir. Plus chiante que ça, tu meurs. Mais bon, c’est comme ça et je voulais à tout prix l’aider. Et je pense que niveau détermination, je la battais à pleine couture ! « Tu as des affaires plus décontractes aussi ? Auquel cas, je demanderais à @Anoki W. Lu de nous pondre quelque chose. » Il était notre couturier hors pair, celui qui savait manier la fibre mieux que n’importe qui d’autre au camp. Je n’avais pas eu l’occasion de lui parler très souvent mais je savais qu’il était très gentil.

Je voulais prouver à Rachel que je n’étais pas Chris. J’étais peut-être sa version féminine en termes d’entraînement et de combat mais je ne lui ressemblais en rien pour ce qui est question de sentiments. Je n’avais pas les sentiments qu’il éprouvait pour elle. Je pouvais être sa partenaire de combat ou sa confidente ou tout aussi bien son amie butée et déterminée. Ce qui est sûr, c’est que je n’allais pas la laisser comme cela. Elle méritait qu’on l’aide et qu’on la guide sur la bonne voie. Elle était encore trop fragile et à tout moment, elle pouvait tout aussi bien basculer dans les ténèbres les plus noirs. C’est pourquoi, tant que quelqu’un veillera sur elle, elle pourra remonter la pente et fuir l’obscurité du passé. « Tu n’es pas seule Rachel. Tu penses peut-être que tu vas tout oublier car tu n’éprouves aucune envie à faire ça, que tu ne t’y intéresses pas car tu penses que tu ne vas pas y arriver, mais c’est faux. Chris ne pense pas que tu as tout oublié, bien au contraire il pense réellement que tu peux y arriver aussi. C’est toi qui te bloques et uniquement toi. » Lui dis-je pour la mettre en confiance et surtout lui faire prendre conscience qu’elle ne voit pas les choses de la bonne manière. Elle se bloquait par peur d’avancer. Peut-être qu’avancer lui incitait à tourner la page sur quelque chose qu’elle n’avait pas encore totalement réglé. Et c’était probablement ça le fin fond du problème. Cette chose qu’elle tarde à régler perdurait dans le temps et tant que le changement n’avait pas eu lieu, celle-ci resterait à sa place. Malgré tout, Rachel pouvait encore changer. Il n’était pas trop tard pour elle. Elle avait déjà fait des progrès en se confiant à une inconnue telle que moi. Elle avançait sur la pente doucement mais progressivement et main dans la main, elle pouvait arriver à son sommet. Avec de l’aide, elle pouvait s’en sortir et retrouver ses qualités qu’elle avait longtemps gardé en elle. Ses qualités aujourd’hui masquée par la tristesse et la douleur dont le passé en était coupable. Mais bientôt, celui-ci sera derrière elle. Toujours présent mais en simple souvenir et non plus en cauchemar.



©️ Gasmask


Spoiler:
@Rachel A. Gomez, cette fois-ci je me suis surpassée, j'étais grandement inspirée, j'espère que ça te plairas  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 166108470
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le Mar 16 Juin 2020 - 6:37

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Certains ne comprendront pas pourquoi j’ai préféré me retrouver seule que d’aller demander de l’aide. C’est difficile à expliquer, mais je dirais que pendant un long moment, je me croyais tenir le cap. En fait, les premiers jours après son décès, je gardais la tête haute, je m’imaginais forte et apte à juste tourner la page immédiatement. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Au bout d’une semaine ou presque, à rentrer et à voir que ma tente était vide sans mon frère, à ne pas recevoir de ses conseils et à ne plus pouvoir me confier à lui, ça m’a fait chavirer. À ce moment-là, le vide m’a saisit d’un seul coup et m’a paralysé. Je ne savais pas vers qui me tourner, … ni même s’il me faudrait en parler à quelqu’un. J’imaginais déjà ce que les gens me diraient, et les réponses que je visualisais me déplaisaient grandement. ‘Donne-toi le temps’, ou encore ‘Fait ton deuil’ … ce sont toutes des phrases déjà pré-écrites, des paroles qu’on lance à gauche et à droite sans vraiment ressentir d’empathie envers son interlocuteur. Quand on ne perd pas d’être cher, il est facile de juste conseiller à autrui de tourner la page. On ne sait pas cependant que cette action coûtera, que la lourdeur de la page étouffe parfois celle qui essaie de la tourner, justement. J’optais, à la place, pour une distanciation et un silence que certains ont trouvés étrange. Dans la cuisine, je ne communiquais plus comme avant, laissant la place à d’autre de donner les ordres pendant que je m’occupais de mes propres trucs. Des modifications dans ma personnalité qui ne sont pas passées inaperçues et qui m’ont valu des regards interrogatifs, puis … de la tristesse. Non. Je ne voulais pas voir la désolation dans le regard de ceux et celles que je croise en cuisine. Ils pouvaient se la garder, leur pitié! Moi, tout ce que je souhaitais, c’était le silence. Et même ça, je ne réussis pas à l’obtenir, étant donné que je dû avoué à Chris ce qui n’allait pas avec moi. À partir de cet aveux, tout s’est échelonner rapidement, jusqu’à ce que j’atteigne le bas du plus bas, et que je demande finalement de l’aide. Ma chute jusque dans les ténèbres m’a tout de même valu des séquelles, notamment, une rage qui ne se tait pas. Je ne suis qu’une ombre de celle que j’étais avant, et encore … on me prendrait presque pour la soeur contraire de l’ancienne Rachel. Bordel, je n’avais même plus la capacité de sourire de façon aussi naïve. Sourire … c’est pas rien qu’un peu! Une expression faciale des plus basiques, oui, mais que je n’arrivais pas à exprimer, sentant que cela deviendrait un réel mensonge. Une fausse joie qu’on pourrait sentir à plein nez.


« J’aurais pu les repousser en m’éloignant sans rien dire, mais j’ai préféré faire mon possible pour qu’ils aient une bonne raison de ne plus venir me parler. J’ai laissé parler ma peine et ma rage, et je leur ai dis des trucs que je regrette maintenant. » Alita pouvait bien croire que je n’étais pas une mauvaise personne, mais il n’y avait rien pour me prouver que je ne l’étais pas. Insultes pour ceux et celles qui ont essayé de me tendre la main au tout début, puis maintenant, cet aveux que j’avais fait à Chris blessera sans aucun doute Chiraz. Je suis égoïste, parce que je ne pense qu’à moi. Je n’ai écouté que mes envies, je n’ai pas pensé deux minutes au mal que je faisais aux autres … et que je fais encore. « J’ai demandé de l’aide, et au final, j’ai accepté de me reprendre en main. Il y a certaines journées où je me réveille mieux que d’autres, où j’ai réellement envie de progresser. »  J’omettais la fin de phrase, mais Alita le devinerait. Des hauts et des bas. Après tout, la jeune femme doit savoir de quoi je parle, puisqu’elle affirme avoir voulu régler ses propres problèmes seule, avant d’en venir à accepter l’aide de quelqu’un. « Comment t’a fait pour avancer, après avoir accepter l’aide de cette personne? Est-ce que ça t’a pris un long moment, avant de te sentir plus stable? » J’essayais d’être à l’écoute, de prendre exemple sur d’autres. Qui sait, peut-être que le processus d’Alita me servirait aussi? M’enfin … ce n’est pas que le processus qui m’aiderait. Au final, il fallait que je réussisse à visiter le lieu où mon frère est enterré. C’est à partir de ce moment que je me sentirais plus forte, et ce, dans tout les sens du terme. « Oh il m’en veut certainement d’avoir réagit comme ça. J’espère seulement qu’il me pardonnera de toute cette attente. » Rajoutant que je lui ferais savoir, le jour où me sentirais prête. Ma réponse semble la satisfaire, du moins c’est ce que je pouvais lire dans son regard.

Mais peut-être aurais-je apercevoir dans ses yeux le reste de son plan. Bordel, je ne m’attendais pas à ce qu’une simple conversation devienne un guet-apens pour que je débute un entraînement impromptu! Me retrouvant ainsi au pied du mur, en quelque sorte, alors que je tentais de trouver les meilleurs excuses qu’il soit. J’accusais mon mental, que je ne m’étais pas fixé cette idée en tête, donc que je n’étais aucunement prête. Des paroles qui tombèrent à côté de la plaque. « Crois-moi, je ne le suis pas. Et puis je sais parfaitement que je ne vais pas y arriver parce que je connais mon corps, je connais mes instincts. Y’a rien qui changera le fait que j’ai des cure-dents comme bras et cette peur au ventre. » Arguments en papier, pendant qu’Alita soutenait ne pas m’entraîner comme je me l’imaginais. Y aller progressivement … cela ne changerait pas ma façon d’être hyper critique de ce que je fais. Des positions que je n’arrivais pas à retenir, des coups qui me semblaient dépourvu de force. J’avais presque l’envie de demander pourquoi est-ce qu’elle perdait son temps. Il y avait pleinement de Cents dans notre campement avec la passion pour ça, ou même pour le goût du risque. Moi, je ne faisais pas partir de ce lot. Et qu’est-ce qu’elle voulait dire, par un entraînement différent de ce que je m’imaginais? Qu’est-ce qu’Alita avait en tête, exactement?

« Je ne fuis pas le danger. J’ai appris à m’en préserver. Me cacher m’a permis de survivre jusqu’ici, donc je ne vois pas ce qu’il y a de mal à prendre la fuite. » Je détestais, quand les gens devant moi avaient raison, et que moi, j’entendais le tord sortir à toute vitesse de ma bouche. C’est une sensation horrible. « J’ai fais du progrès. Moi qui ne parlais à personne, je verbalise mieux, je décris ce que je ressens sans que cela me déstabilise comme avant. Mais changer comme ça, du jour au lendemain, c’est pas facile. Je sais que je dois réagir, crois-moi. Mais je suis sure qu’il y a d’autres façons de ne pas broyer du noir que de s’entraîner, pour ensuite se décevoir. » Car ça, elle ne le corrigera pas aussi facilement qu’elle le croit. Alita peut bien réussir à me faire bouger, mais même quelques coups ne changeront et des mots encourageants ne changeront pas ma perspective de voir un progrès quelconque. « Pardon? » L’entendre parler de mon frère, et de l’utiliser comme façon de me faire culpabiliser, alors là! « Mon frère n’a pas fuit, et il s’est fait tué. Moi je fuis, je suis encore là. C’est simple à comprendre. » Ton de voix plus froid, soudainement. J’avais beau avoir surpassé certains défis, reste qu’il y a une limite à ne pas atteindre, et celle-là, Alita l’avait franchie.

Deux têtues qui se font tête! Un spectacle à ne pas râter, je vous le dis. Bras croisés, posture laissant comprendre que je refusais cette participation, et pourtant, la brunette s’en contre-fichait. Me demandant de me placer à côté d’elle et d’oublier Chris, du moins pendant un moment. « Je suis pessimiste, c’est dans ma nature. Là où les gens voient une belle montagne, moi je vois les accidents à venir. » Voulant tant bien que mal lutter contre ses conseils et ses plans. Peine perdue, à vrai dire, alors qu’elle prit le temps de m’expliquer la position à adopter face au sac de couverture accroché devant moi. Long soupir avant d’essayer de l’imiter, pendant que je continuais à me trouver réellement stupide de croire à un changement tel que celui-là. Démonstrations des coups, des tentatives qui allaient se révéler infructueuses, ou alors simplement ridicules. Qu’elle se préparer à rigoler, parce que je m’attendais déjà à avoir l’air d’une poule sans tête en train de cogner dans le vide.

Essayer de frapper le sac? Et pourquoi? Plus d’impulsions? D’amplitudes? Mais de quoi est-ce qu’elle parlait. « Tu sais, niveau cuisine, je comprends le charabia qu’on y parle, mais là … j’ai rien compris. » Placée derrière le sac, elle le maintenait, s’attendant à ce que je donne mes premiers coups. Je me préparais mentalement à lui démontrer ce que j’étais capable et incapable de faire, mais la suite de son discours me déstabilisa. « Attends, quoi? Du footing? De la course? Non mais tu rêves? Je n’aime déjà pas l’idée que j’ai l’air d’un clown, là, devant ce sac, alors devoir me retrouver à bout de souffle à chaque deux minutes? Non merci. » Je ne faisais pas de sport, je détestais la sensation que cela me faisait. En fait, autant je détestais sentir que mon souffle était coupé et que je n’arrivais plus à marcher, autant je me renfrognais de voir les autres continuer et faire comme si cela s’apparentait à de la marche. « Non, je n’ai rien de décontracte. Je suis en cuisine la plupart du temps, je n’ai pas besoin de plus décontracte. Et Anoki a probablement d’autres trucs à faire. » Je ne connaissais pas beaucoup le jeune homme, mais je ne voulais pas accaparer de son temps, pour un truc qui, au final, n’aurait pas lieu. Parce que la détermination d’Alita à me faire bouger égale celle que j’ai de ne pas le faire. Ça viendrait à faire des flammèches, je vous le jure.

« Je ne suis pas seule, mais visiblement, je suis pas mal seule à penser que ça va tourner au vinaigre tout ça. » Je détestais quand on me remettait la vérité en pleine face, et que ma seule façon de répondre, c’est d’avouer indirectement qu’elle avait raison. Bordel! « Et c’est vrai que je n’ai aucune envie à faire ça. Je n’ai pas la passion que toi et Chris partagés pour les entraînements et le sport. J’aime faire de la cuisine, j’aime explorer les diverses plantes, et ça me satisfait pleinement. Je suis capable de te dire exactement que le coquelicot peut être utilisé en cas d’insomnie, mais ne me demande pas de te dire ce que j’ai appris avec Chris, parce que je ne m’en souviens plus. C’est pas que moi qui me bloques, c’est simplement que je n’ai pas cette passion pour tout ça. Quand je dois m’entraîner, c’est forcé, c’est une tâche horrible à faire, c’est … bordélique. » Pourquoi est-ce que personne ne comprenait ça? Je m’énervais, et pas rien qu’un peu. Exactement de la même façon, en fait, que lorsque je pars me promener en forêt et que la rage me fait bouillonner de l’intérieur. Mon instinct est de frapper. Souvent, c’est l’arbre le plus proche qui se prend un coup. Sauf que lorsque je prends ces longues marches, je le fais seule. Je sais bien que personne ne viendrait me corriger sur mes mouvements. Je le fais pour dépenser le trop d’émotions qui remonte à la surface subitement, puis je reprends mon calme. Mes poings peuvent en témoigner, vu les traces. Pas que les gens observent réellement ce genre de détails.
(c) DΛNDELION


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@Alita Wheeler ta réponse ... OMG, elle était juste parfaite!  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 3048774416  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 3048774416 Et tu m'a inspirée, donc j'espère que ma réponse te plaira aussi people vent in different ways ⊰ ft. Alita 171928021  
Nothing lasts forever
Alita Wheeler
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le Jeu 2 Juil 2020 - 23:38

People vent in different ways

Rachel & Alita
Parfois pour protéger les personnes auxquelles nous tenons, nous nous empressons de faire le vide autour de nous dans le but de faire le voyage seul. C’était probablement ce qu’avait pensé Rachel quand elle avait pris la décision de repousser ses proches. Ce n’était pas chose facile car il fallait avoir un sacré caractère pour vouloir être seule. Cela demandait du courage et beaucoup de volonté mais aussi de garder les choses pour soi. Nous les humains, nous avions tendance à nous agripper un peu trop aux autres comme s’ils étaient tout ce que nous avions alors que c’était faux. Chaque être est différent et possède sa propre personnalité et celui qui pense qu’il peut se débrouiller seul à tout compris car dans la vie nous étions le plus souvent seul et non accompagné. Rachel semblait avoir oublié ce que c’était que d’être indépendante. Penser constamment aux autres n’était pas la solution, imaginant ce qu’ils pouvaient penser de nous c’était comme se mettre des bâtons dans les roues. Et pourtant, elle me dit avoir laissé parler sa peine et sa rage, c’était une bonne chose que les choses sortes, cela voulait dire qu’elle n’avait pas peur de dire les choses au risque de se retrouver seule. Mais pourquoi ne pas rester sur ces mots sans aller jusqu’à les regretter. Ce n’était pas chose facile mais elle devait garder confiance en elle et croire que ce qu’elle avait dit était raisonné et non absurde. « Ecoute Rachel, tu n’as pas à regretter tes paroles, des choses ont été dites et alors ? Tout le monde dit des choses bien ou mal, le tout est de savoir les accepter. » Ai-je dit pour lui faire entendre raison. Lui ouvrir les yeux de manière à ce qu’elle comprenne que ce n’était pas sa faute, qu’elle n’avait rien fait de mal et qu’elle n’était pas responsable de la mort de son frère. A l’inverse, elle me disait que certains jours elle se voyait progresser, acceptant de se reprendre en main ce qui était plutôt rassurant. Je ne pouvais qu’apprécier ses propos en lui tapotant l’épaule telle une amie attentionnée. « Je suis contente de t’entendre dire ça. » Lui souriant de nouveau face à tant de positivité. Une éponge, telle qu’on pouvait me décrire. Emotive et sensible, j’encaissais les émotions et sentiments de mes interlocuteurs jusqu’au moment où la colère s’installait à la place de toute autre émotion. Ainsi et je le savais, je devais me retirer et frapper sur quelque chose comme pour me défouler. Je devais évacuer toutes ses émotions qui s’était accumulée en moi comme des boîtes empilées les unes sur les autres. A un moment où à un autre, il fallait faire tomber la pyramide de boîte afin de faire le vide. C’était le même processus pour une éponge. Il fallait l’essorer jusqu’à n’avoir plus d’eau pour pouvoir faire son boulot. Voilà comment je ressentais les choses le plus souvent et de ce fait, j’espérais que Rachel me donne au moins une seule fois raison pour ne pas en arriver à ce stade. « J’ai avancé parce-que c’était la meilleure chose à faire. Parfois, nous sommes confrontés à des choix et ce jour-là j’ai dû en faire un. J’ai choisi d’obtenir de l’aide de quelqu’un pour avancer dans les eaux troubles de la vie. Ça m’a pris le temps qu’il fallait pour que je rendosse mon rôle. Celui d’être la femme que je suis aujourd’hui. Une femme forte et indépendante qui pense que chaque jour est une chance de pouvoir vivre. » Comme si la mort m’avait suivie de près jusque-là, ce qui avait été durement le cas durant les nombreuses batailles contre les Terriens. Malgré tout et même si elles n’existent plus de nos jours, elles ont laissées des séquelles dans nos têtes même pour les plus forts d’entre nous.

« Bien-sûr qu’il te pardonnera, il le fera toujours car c’est ton frère et pas n’importe qui. » Ai-je répondu la regardant droit dans les yeux, sûre de ne pas me tromper. Il était évident que son frère attendrait. En même temps, il n’avait pas grand-chose à faire d’autre de là où il était. Il pouvait veiller sur elle et sur tous ses proches. Tel un ange-gardien ne quittant pas des yeux les personnes qui lui sont chers. J’imaginais de mon côté que chaque étoile filante que l’on pouvait observer dans le ciel était le signe qu’un être veillait sur nous et qu’il reviendrait encore la prochaine nuit. Nous pouvions penser ce que l’on veut de la destinée d’une âme, ça n’empêche qu’elle sera toujours dans le cœur de la personne qui l’a aimé. Ainsi, pour chaque personne perdue au cours du voyage, une étoile apparaîtra dans le ciel et une place apparaîtra dans le cœur.

C’est donc avec assurance et efficacité que j’avais amené Rachel devant un sac de couverture pouvant faire office de sac pour frapper. Probablement qu’elle n’y voyait aucun intérêt mais je savais que cela pouvait l’aider quoi qu’elle en pense. Alors qu’elle m’énonce les arguments sur le pourquoi du comment qu’elle ne pouvait pas s’entraîner. « Quoi ? Mais non, je suis sûre que tu as tords et que ton corps à envie que tu t’entraînes. » Ai-je dit sur un ton bienveillant. Représentant le corps comme un humain et non comme un vulgaire sac d’os et de chair. Je le voyais comme une personne voulant satisfaire des besoins personnels. Ainsi, c’est pourquoi je tentais de motiver chaque personne de s’entraîner le plus possible. J’étais persuadée que le corps parlait et qu’il suffisait de l’écouter pour se sentir bien. C’était donc important de prendre soin de son corps et pour cela rien de mieux qu’un entraînement pour le stimuler. « Ahem ok. Contente-toi juste de frapper dans ce sac avec tes poings. » Ai-je dit sans vouloir m’exprimer davantage. Voulant savoir si elle utiliserait la manière douce ou la manière forte ou si elle continuerait de refuser tout combat. Je détestais réellement perdre mon temps avec quelqu’un mais avec Rachel c’était différent car il y avait une véritable histoire derrière-elle qui méritait d’être approfondie en bonne et due forme. En plus de cela, elle représentait beaucoup aux yeux de Chris et je ne pouvais pas la laisser tomber aussi facilement. Qui plus est, je sentais qu’on pouvait bien s’entendre et je commençais à comprendre pourquoi Chris avait eu le béguin pour elle. Sa fragilité en plus de son assurance étaient deux de ses nombreuses facettes qui pouvaient rendre amoureux quiconque voudrait s’occuper d’une petite fleur sauvage.

« Rachel tu n’as pas à avoir peur. Tu es entourée de personnes qui ne te veulent que du bien. Serais-tu devenue parano ? Fuir n’arrange rien, c’est comme abandonner le navire alors qu’il est en train de couler. Il y a tellement de choses à faire avant qu’il ne sombre dans les abysses ! » Mon charabia n’était peut-être pas clair mais je voulais grandement lui faire comprendre que la fuite était la solution de facilité. Que derrière, il n’y avait que regret et amertume et aucune once de positivité. Du temps pouvait encore s’écouler où des actions pouvaient être menées à bien et Rachel ne semblait pas en avoir conscience. Nous avions tous peur de quelque chose. Nous avions peur de la mort par exemple de ce qu’elle peut nous réserver. Ce n’était pas pour autant que nous la fuyions bien au contraire. Nous l’affrontions chaque jour, elle et nos peurs sans même le savoir. C’était dans ce même thème que Rachel m’avait relaté ses progrès sur la communication et sur ses ressentiments. C’est alors qu’elle m’avait dit qu’il existait plusieurs manières de faire pour ne pas sombrer. « Alors pourquoi ne pas les mettre en pratique ? Je ne veux pas te forcer la main, mais je pense qu’il faut te secouer un peu les miches pour que tu te rendes compte du danger que tu représentes pour les autres et pour toi-même. » Ai-je dit sans la moindre once de culpabilité. Je savais pertinemment que Rachel était têtue et inflexible sur certaines choses. J’avais pu le constater en peu de temps déjà. Mais en imaginant qu’elle accepte de frapper dans ce sac, je pensais marquer au moins un point. Comme une première avancée vers une nouvelle Rachel plus combative et bien moins morose. Mais avant d’en arriver là, il fallait trouver le bon terrain d’entente et pour l’instant celui-ci se faisait légèrement désirer. Je venais d’appuyer sur un point sensible qui avait eu pour effet de l’énerver. Si bien que son ton était devenu froid et dur comme de la glace. Comme un voile d’hiver, une sensation de courant d’air s’était immiscée entre nous. « Ton frère s’est défendu comme il a pu et il a voulu te protéger avant tout. Il a su se montrer digne et fort. Alors que prendre la fuite n’apporte rien de plus que de la lâcheté et du déshonneur. » Ai-je répondu tout aussi froidement qu’elle. Je défendais mes propos d’un bras de fer, éclatant cette vérité sur elle comme une claque au visage. Je ne pouvais qu’imaginer ce qu’il s’était réellement passer dans cette forêt le jour où son frère a été tué. Je ne pouvais le comprendre totalement mais je savais ô combien se taire et se mettre à l’écart alors que des personnes risquent leur vie n’était que pure trahison. Je ne saurais comment réagir si la personne sur qui je comptais le plus était partie sans moi, me laissant seule face au danger et risquant de mourir sans aide ni personne. Probablement que je réagirais mal et serait même dans l’incompréhension. « Tu peux être pessimiste, mais que ça ne t’empêche pas d’avancer. » Lui ai-je dit, voulant avoir le dernier mot quoi qu’elle dise. Qu’est ce qui a de pire qu’une femme têtue, deux femmes têtues. Et ce n’était pas près de s’arrêter. Des arguments, nous en avions des tonnes. Préparez vos carnets, vous n’allez pas être déçus.

« Oui du footing et tu n’as pas l’air d’un clown tu exagères ! Allez, essaie au moins une frappe ou deux. Je ne te jugerais pas. » Ai-je répondu à ces râlements prononcés. Je voyais bien qu’elle avait une image d’elle faisant du sport complètement loufoque, et mon rôle était justement de lui prouver le contraire. Ainsi, je l’avais prévenu de ma venue le lendemain matin pour aller courir, lui ayant fait la promesse que cela n’allait pas durer longtemps. Une petite demi-heure tout au plus. « Je pourrais voir ce que tu as dans ta garde-robe ? Sinon ne t’inquiète pas pour Anoki, c’est son boulot et il sera content de t’aider. Si tu laissais un peu plus les gens rentrer dans ta vie tu verrais qu’ils ne veulent que ton bien. » Ai-je dit pour clore le sujet. J’avais l’impression d’entendre sans cesse des réponses négatives de sa part et cela me rendait folle intérieurement. Heureusement pour moi j’avais une bonne carapace à l’extérieure qui ne laissait rien transparaître pour le moment et j’espérais qu’elle résiste encore le temps de la convaincre ne serait-ce qu’un peu. Le calme était revenu comme la fin d’une tempête et Rachel me faisait comprendre que sa passion était la cuisine et les plantes. Visiblement pas le sport et je ne pouvais contrer ses arguments. Toutefois une idée me vint à l’esprit et je ne pouvais attendre plus longtemps pour la partager avec elle. « D’accord, tu sais quoi j’ai bien une idée. On pourrait cumuler les deux : le sport et la cuisine. Je m’explique. En gros, j’avais pensé aller régulièrement dans la forêt avec toi pour s’entraîner. » Devant son soupir je l’interromps, lui disant de me laisser finir et qu’après elle pourra dire ce qui ne va pas. « Nous pourrions courir un jour ou deux par semaines pour commencer. On ferait des étirements et de petits exercices de fitness et en parallèle tu pourrais récolter des herbes ou des plantes, tout ce que tu peux trouver dans la forêt pour les stocker en cuisine. Que penses-tu de ça ? Bon compromis ? » Je lui avais souris car je sentais que mon idée était excellente. Non pas pour me vanter, mais j’étais réellement satisfaite de cet argument qui pouvait remettre en question sa façon de voir le sport comme une pénibilité.
Codage par Libella sur Graphiorum


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@Rachel A. Gomez j'ai adoré ta réponse aussi  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 3048774416  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 1551717786
Rachel A. Gomez
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le Sam 25 Juil 2020 - 7:06

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Quand j’ai commencé à chuter dans les abîmes, je ne voulais pas emporter qui que ce soit avec moi. C’est un peu pour ça que j’ai gardé le silence, que j’ai fais comme si j’allais bien. Puis quand le physique véhiculait mes problèmes, que ce soit par les cernes sous mes yeux ou la maigreur de mon corps, je me distançais complètement. Je savais que je me faisais du mal et que tôt ou tard, si je ne prenais pas les choses en main, on ne retrouverait pas nécessairement en très bon état. Bah oui, que ça ne vous étonne pas, ma logique ne s’envolait pas pour autant. Le hic, c’est que mes craintes prenaient le dessus sur le reste. Ces petites voix me murmuraient que cela ferait plus mal à certains gens, dont à Chris, de me voir en si piteux état. Il avait une vie, était heureux, alors mieux vaudrait ne pas le bouleverser avec mes problèmes. De fil en aiguille, donc, je me suis mentis, estimant que par mon choix de solitude, j’aidais les autres à vivre sans soucis. Bien vite, ça se retourna contre moi, jusqu’à ce que ça finisse par exploser. À partir de ce moment, je commençais le long et pénible retour à une normalité que je ne connaissais plus. Panser les plaies, tourner la page, travaille sur soi, … c’est ce qui m’attendait, à chaque lever du jour et à chaque coucher aussi. Je devais également apprendre à me pardonner, ce qui s’avère être une tâche difficile. Mes regrets sont un peu la raison de ma chute. Comment faire pour qu’ils ne trahissent pas mon ascension? « Alita, quand j’ai prononcé ces mots, à l’époque, je les ai choisis spécifiquement pour faire en sorte qu’on ne veuille plus me parler. Mon but était qu’on s’éloigne et qu’on ne s’en fasse plus pour moi. Comment est-ce que je fais pour juste accepter ça? Je ne peux pas simplement hausser les épaules en sachant que j’ai été capable d’une telle agressivité. Il faut que je m’attende à ce que ces gens ne veuillent plus rien savoir de moi, et ce ne sera que bien mérité. C’est tout ce que je mérite après avoir fait ça. » J’étais dure, mais ce serait ridicule que de juste m’appuyer sur le fait que ça n’allait pas dans ma vie. Ces excuses pathétiques ne changent pas mon comportement ignoble. Bordel, même mon frère ne serait pas content de voir ça! C’est pour ça que je décidais finalement de me prendre en main, ne me basant pas nécessairement que sur les mauvais jours, mais revalorisant plutôt les matins où je me porte mieux et où je réussis à me réintégrer au campement. Visiblement, de savoir que je ne baissais pas les bras plut à Alita, qui me tapota l’épaule en guise d’encouragement. De mon côté, j’étais curieuse de savoir comment est-ce que la jeune femme avait fait pour avancer, pour progresser et en arriver à cette stabilité qui se reflète parfaitement dans ses paroles et ses gestes. Sa réponse me laissa surprise et au combien admirative de ce qu’elle décrivait. « Quand on a la détermination qu’il faut … » Un exemple à suivre, mais également … une description que j’aimerais bien pouvoir utilisée à mon égard. Une femme forte … indépendante. Pourtant, ce n’est pas ce que je vois dans mon reflet. Je faisais sincèrement honte à mon frère qui lui avait une personnalité très forte, même à l’époque. Il espérait que j’en fasse autant, et pourtant, me voilà, dans un sale état. Qu’est-ce qu’il penserait de moi, si je venais le voir sur sa tombe? J’imagine qu’il aurait peur pour moi, qu’il voudrait que je solidifie ma carapace. « En tout cas, s’il pouvait communiquer en ce moment, je sais qu’il me reprocherait mon comportement. » J’agissais d’une façon si immature, impropre à la jeune femme que je suis supposément devenue. En fait, à bien y penser, si l’on se recroisait par hasard, Robb ne me reconnaîtrait pas comme étant sa sœur. Je n’avais plus une seule once de la personnalité vive et positive d’avant.

Une conversation que j’estimais être simplement fixée sur nos vies personnelles et sur des aveux, mais qui devint bien vite plus que ça. Bientôt, je me retrouvais devant un sac de couverture en guise de sac pour frapper, avec Alita qui voulait voir un peu de quoi j’étais capable. J’aurais dû me douter que derrière tout ce qu’on se dit, la brunette avait une autre idée en tête. Bordel! Voilà que je me retrouvais dans une situation similaire à ce que Chris me faisait subir, quand il se mettait en tête de me pousser à m’entraîner. Ne se seraient-ils pas parlés, ces deux-là? Moi qui me croyais sauve au campement des Cents de ce genre de chose, voilà que même ici, je n’étais plus à l’abri. Pourquoi …. Pourquoi est-ce que les gens avaient cette foutue impression que j’avais la capacité d’arriver à un bon niveau? Rien de mon physique ni de mon mental laissait prédire ça. Je me sentais mieux et plus en contrôle quand je me trouvais en cuisine ou à la recherche de plantes. Pas avec des armes, ni devant ce truc accroché à une branche, ayant le devoir de frapper dessus. Et pourtant, selon Alita, j’avais tort de penser ainsi. Elle estimait que mon corps a envie que je m’entraîne. Je ne l’avouais pas, mais je savais bien qu’elle avait raison. Depuis le début de mon long rétablissement, il y avait des moments où je ressentais le besoin de juste frapper sur quelque chose, et j’attribuais cela comme à l’énergie que je n’avais plus dépensée depuis longtemps. « Pourquoi est-ce que j’aurais soudainement envie de m’entraîner? Qu’est-ce que cela me rapporterait de plus? » Bah oui, mon entêtement ne s’estomperait pas aussi facilement que le reste. La brunette aurait beau me dire de me contenter de frapper le sac avec mes poings, mon envie n’était pas là. Je ne feignais même pas un coup, rien. « Tout ce que ça te montrera, si je frappe ce sac, c’est que ça va me prendre des années et des années avant de vraiment savoir frapper. » Je devais déjà m’armer de patience pour arriver à faire mon deuil … alors apprendre le combat … autant se préparer à avoir des cheveux gris quand on en finira, parce que j’avance à pas de tortue.

Qu’avais-je dis, plus tôt? Des hauts et des bas? Eh bien voilà que je reprenais de mauvaises habitudes, cherchant excuse après excuse pour éviter l’humiliation. Alita possède une vaste connaissance du combat, alors si elle voyait à quel point j’ai beaucoup a rattrapé, je ne sais pas si elle perdrait courage après cette première session à l’improviste. « Je ne suis pas du tout parano! Je n’ai juste pas le courage qu’il faut pour affronter le danger. Donc oui, si serais celle qui quitterait le navire si ça m’évite d’avoir à attendre qu’il sombre. » Je comprenais parfaitement l’image qu’elle véhiculait avec son exemple. Profiter de la vie, ne pas fuir simplement parce qu’on craint ce qui viendrait plus tard. Si je me laisse guider par la peur éternellement, je raterais de belles occasions, je passerais à côté de … eh bien de tout. Encore fallait-il que je puisse me déroger de mes craintes afin de réellement pouvoir profiter des jours qui passent. Je ne peux pas dire que je réussis à tout régler et que maintenant, je vais mieux. Par contre, il va sans dire que j’en suis qu’au début d’un long cheminement. « Mais que dois-je mettre en pratique? Je parle aux gens et si je sens que la noirceur gagne du terrain, j’essaie de trouver quelqu’un que je peux alerter. Ce n’est pas suffisant? De quoi, me secouer les miches? Ah oui, … oui, je vois. Toi et Chris, sérieusement, vous êtes pas mal semblables sur certains points. Quel danger? Tu crois sincèrement qu’en cas d’attaque, je vais me foutre en plein milieu? S’il faut que je grimpe à un arbre et m’y cacher le temps que les gens passent, c’est ce que je ferais. Et je ne demande pas à ce que les autres viennent m’aider. S’il y a une chose que j’ai appris, dans tout ce bordel, c’est de savoir me débrouiller seule. » Aussi misérable soient mes méthodes, je n’allais pas demandé de l’aide, instinctivement. Il n’en tenait qu’à moi d’apprendre à me défendre, alors si des ennemis débarquaient, il n’en tenait qu’à moi de sauver mes propres fesses, et ce, même s’il faut que je me cache dans un trou pendant des semaines. Au moins, je serais en sécurité. Oh, mais c’est qu’Alita avait cette capacité à trouver mon talon d’Achille et de me le remettre en plein visage. Notre conversation évoluait de façon assez étrange, passant de la légèreté du début vers un brin de tension. Mon frère, un sujet particulièrement sensible. « Et qu’est-ce que ça lui a donné, en fin de compte, cette dignité et cette force? Rien. Il est mort. Pire encore, il croyait me protéger alors qu’en fait, son départ n’a fait que me précipiter vers l’abysse la plus proche. Qu’on m’appelle lâche, qu’on dise de moi que je déshonore mon frère … tout ça je m’en fiche. Ce ne sont pas ces idioties qui m’aideront à surpasser mon deuil. » Ce n’est pas en percevant que j’honorais mon frère que soudainement, tout irait mieux. Cependant, malgré mes paroles, le discours d’Alita faisait son chemin. De voir l’ultime sacrifice que fit mon frère, et de le savoir là-haut, à me voir tourner en rond, ou encore me faire du mal … j’imagine ce qu’il doit pensé. En tant qu’ange gardien, il doit mettre les bouchées doubles pour s’assurer que je puisse emprunter le bon chemin, et que je ne vienne pas le rejoindre trop tôt. « Ah oui? Et comment tu crois que ça fonctionne, dans ce cas? Une pessimiste ne fera jamais les choses avec la bonne mentalité en tête. Est-ce vraiment efficace que d’avoir quelqu’un qui frappe et qui, dans toute sa négativité, lance son poing en se répétant que ça ne servira à rien? T’appelle ça avancer? » Un vrai clash entre nous deux. Heureusement que personne passait par-là, autrement ils auraient droit à tout un spectacle.

Oh, mais attendez! Mon supplice ne s’arrête pas là. Une nouvelle révélation, une nouvelle façon de me torturer, mentalement parlant. Du footing? Mais elle me prenait pour qui? Je ne suis pas une passionnée du sport et de tout ce qui me laisse à bout de souffle. Et devoir me réveiller pour entamer mes journées du mauvais pied, alors là, quelle nouvelle! « Je n’exagères pas. Une seule minute de course et je suis déjà par terre, à paniquer parce que je n’arrive pas à respirer calmement. Je ne tiendrais pas le coup, alors mieux vaut éviter. À part si tu veux que je me retrouve à l’infirmerie en un rien de temps. » Encore une fois, elle voulait que je frappe ce foutu sac devant moi. Je soupirais, mes mains croisées, n’ayant pas envie d’y mettre du mien. Mais je sentais qu’elle ne lâcherait pas le morceau. Je jouais donc le jeu, feignant me plier à ce qu’elle me disait. Et dès que je dû frapper, je n’y mis aucune force. On verrait bien comment elle me jugerait. Peut-être que je lui répéterais ses propres paroles. Bon, d’accord, là, c’est carrément démoralisant et malsain, ma façon d’agir. Mais je détestais devoir me mettre au combat alors qu’au fond, je sais en avoir envie. Ce qui m’arrêtais réellement, c’est cette impression de repartir au plus bas de l’échelle, et d’avoir des années et des années de retard sur tout le monde. « Si ça te convaincs que de voir mon garde-robe, fais-toi plaisir. Mais Anoki a probablement d’autres trucs à faire. Il perdrait un peu son temps que de coudre des vêtement décontractés que je ne souhaite absolument pas utiliser. Et pour ton information, je laisse les gens rentrer dans ma vie … tant qu’ils ne me forcent pas la main. » Parce que là, ça deviendrait une corvée, ce footing matinal. J’imagine cela comme une punition, une forme de torture que je préférerais éviter. Préférant de suite changer le sujet, essayer de garder le calme qui régnait au début de notre rencontre. Je tentais une approche différente, comparant sa passion pour le combat à mes passions pour la cuisine et la botanique. J’espérais qu’elle comprenne et qu’elle tourne la page sur ses plans, mais visiblement, mes mots n’eurent pas cet effet. Au contraire, même, puisqu’Alita s’inspira de mes aveux pour réinventer son idée principale. Bordel! Qu’est-ce qu’elle voulait dire par ‘cumuler’ les deux? Rien que de l’entendre parler de nos sessions dans la forêt, à s’entraîner, me poussa à soupirer. La brunette m’interrompit alors, exprimant avec plus de clarté ses intentions. Donc oui, une torture avec une petite récompense à la fin. Mais quelle joie! Oh sarcasme, quand tu nous tiens. « Tu sais bien que peu importe comment tu présentes ça, tout ce que je vois, c’est que je vais devoir souffrir une à deux fois par semaine, et que ça, c’est qu’au début. Ce sera pire par la suite. Un bon compromis, vraiment? Ça dépend pour qui. Moi, je vois pas comment est-ce que j’aurais même l’envie de récolter quoi que ce soit, alors que je serais par terre, à bout de souffle, en sueur. Et si on fait ça le matin, comment j’vais tenir debout en cuisine? La dernière fois que j’ai essayé de faire un peu de sport, je me suis retrouvé avec les jambes qui tremblaient d’une telle façon que je n’arrivais pas à tenir dessus. » Petit détail à noter; je n’avais pas dis non. Pourquoi? Eh bien parce que je savais que peu importe mes paroles, Alita trouverait le moyen de me pousser à faire ce qu’elle voulait. Tout ce que je pourrais faire, c’est prouver mon point en montrant au combien je n’ai pas la forme et surtout, que je n’ai aucun foutu talent pour le combat. Peut-être qu’à force de voir mes ratés, elle s’avouerait vaincu.
(c) DΛNDELION


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@Alita Wheeler j'ai pris un peu plus de temps, mais ça ne change rien au fait que ta réponse m'a fait rêvé  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 3048774416  people vent in different ways ⊰ ft. Alita 484338566  
Nothing lasts forever
Alita Wheeler
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Jenn MULTICOMPTES : No MESSAGES : 1248 CELEBRITE : Odette Yustman COPYRIGHT : Vava - Laenai ♥ | Signa - rainmaker METIER/APTITUDES : Combattante | Guerrière - Traqueuse TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 275

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le Dim 2 Aoû 2020 - 2:30

People vent in different ways

Rachel & Alita
Savoir pardonner. Parfois, des histoires se terminent de façon dramatique ou tragique et le simple fait de savoir pardonner pouvait complètement changer la donne. Car cela voulait dire que nous avions avancé, que nous avions suivi un chemin différent du précédent. Que la roue avait tourné de façon progressive, donnant une chance à l’autre pour le meilleur comme pour le pire. Ce pour quoi j’imaginais son frère la pardonner pour ses dires. Pour sa façon d’être qui était complètement différente de ce qu’elle était auparavant. Une personnalité qu’elle a décidé de changer suite à sa mort. Une tragédie qui l’aura marqué et qui l’aura fait cesser d’avancer. Une Rachel devenue monotone, devenue distante et insociable. Une Rachel qui ne cherchait plus à se faire d’amis car la mort pouvait atteindre n’importe qui. Une carapace s’était formée tout autour d’elle et il était difficile d’y entrer à l’intérieur sans se faire écraser. Seules les personnes comptant énormément pour elle comme Chris pouvait se le permettre. Ayant la possibilité de l’atteindre ne serait-ce qu’un peu pour lui tendre la perche, pour la ramener un peu plus dans le monde réel. Se confrontant un peu plus chaque jour à son passé, la replongeant dans des eaux troubles et tourmentées. Des personnes comme Chris ou moi qui essayons de la remonter dans la barque pour la ramener sur la rive afin d’éviter qu’elle ne se noie. Cela dit, Rachel avait tendance à broyer du noir, à nager dans les profondeurs lointaines sans tenir compte de la distance avec la surface. Je sentais que mes paroles ne l’empêchaient pas de trouver d’autres arguments à son mémoire. Me détalant ses sentiments au grand jour, me permettant de comprendre ce qu’il se passait réellement dans sa tête. Une stratégie qu’elle avait mis en place pour que personne ne l’approche. Comme si elle était une femme dangereuse, une femme dont l’approche n’annonçait que malheur et tristesse. Souffrance également et colère qu’elle n’avait pas su dissimuler quand son frère a été tué.

« Je vois. Tu sais chacun fais des erreurs, certains plus que d’autres. Ces erreurs peuvent être des actes ou de simples mots et dès que c’est fait. Dès que l’erreur est faite, il n’y a aucun moyen de retourner en arrière et c’est ce sentiment qui fait que l’on a honte. »« Rappelles-toi toujours d’une chose. Quoi qu’il arrive, souviens-toi que tes erreurs ont fait de toi ce que tu es aujourd’hui. Elles sont là aussi comme une leçon, une règle que tu ne dois pas feindre. Nous avons tous fait des erreurs à un moment ou à un autre dans notre vie. Le tout est de savoir les surmonter et de ne pas abandonner. De ne pas se punir à causes de leurs existences car si elles n’existaient pas, il n’y aurait pas de leçons à en tirer. »« Tu ne mérites pas d’être seule, tu ne mérites pas de mourir ni même d’être bannie pour cela. Tu n’as rien fait de mal Rachel. Rien. »

Les mots pouvaient parfois être des armes. Des armes que nous pouvions utiliser contre nos ennemis, nos rivaux mais aussi contre nos amis et même nos familles à contre-cœur. Les mots pouvaient surpasser les actes même les plus violents. En revanche entre les mots et la mort, il n’y avait pas besoin de comparer pour savoir que la mort était un acte bien plus dévastateur que les mots qui paraissent tout à coup bien plus éphémères. Rachel ne semblait pas être très heureuse. Elle a beaucoup perdu quand son frère a été tué et depuis elle était devenue très pessimiste et très distante avec tout le monde. Pourtant sous ses airs de femme triste se cachait une femme forte et impulsive. Elle pouvait très bien se sortir de son passé pour revenir dans le présent, la volonté elle l’avait ancré en elle mais bien trop profondément pour le moment. D’ailleurs pour toutes réponses, et comme un brin de sarcasme dans la voix, elle voyait que ma détermination n’avait pas fait faux bond bien au contraire. Alors que dans son cas, les choses étaient bien plus compliquées. « La détermination, nous l’avons tous, il suffit d’y croire et de l’utiliser dans ton cas. » Certes, ce n’était pas par magie qu’elle venait, il fallait s’en donner les moyens. Et dans son cas, rien n’était perdu car cette petite lueur dans son regard, cette petite étincelle et ses émotions étaient toujours là bien présentes en elle. Et ça, rien ni personne ne pourrait le changer. Son frère ne pouvait que pardonner ses torts ou ses maladresses. Elle pouvait réagir de la sorte ou autrement, l’amour qu’il éprouvait et qu’il éprouvera pour elle au-delà même de la mort était plus qu’invincible. Immortel comme la pierre philosophale permettant de ressusciter les morts. « Raison de plus pour adopter un autre comportement alors ? » Petit tacle dans sa direction non pas pour la braquer davantage mais pour la mettre sur la voie de la raison et non plus sur le chemin tumultueux de la dérision. Je ne comprenais pas comment autant de contradictions pouvaient se bousculer dans sa tête. Des contradictions sur sa façon d’interpréter le passé de son frère et sur les conséquences qu’il pouvait avoir sur elle aujourd’hui. Des contradictions qui s’interposaient dans sa tête et qui l’empêchait d’y voir plus clair. Même si des personnes essayaient sans mal de lui faire voir la lumière, de lui faire comprendre la valeur des choses dans ce présent qu’elle adoptait peu et qui pourtant comptait à ses yeux de par ses sentiments pour Chris. Il était difficile de la faire changer d’avis. Malgré tout, j’essayais tout comme certains d’entrer dans sa bulle. D’entrer dans sa tête pour lui énoncer de nouvelles idées afin que celles-ci germent comme le semis de graines dans un potager. Arroser ces quelques graines et celles-ci pousseront jusqu’à devenir de belles plantes vertes. Ce que j’imaginais pour Rachel était similaire. Lui énoncer quelques idées et conseils, des avis sur ses émotions et ses sentiments différents de ce qu’elle pouvait penser. Continuant de persévérer jusqu’à ce que ces idées plus positives prennent la place sur celles négatives qui s’étaient étendues dans sa tête comme du lierre. J’espérais réellement qu’elle prenne conscience de la valeur de ces idées et de ces avis qui étaient différents de ceux qu’elle continuait de croire. Bien entendu, ses idées n’étaient pas toutes si mauvaises mais certaines n’avaient pas leurs places et paraissaient irrationnelles et démesurées.

L’entraînement était un bon moyen de se défouler. Peut-être n’était-ce pas son défouloir, peut-être n’était-ce pas son délire ni même son activité favorite. Mais qu’avait-il de mal à essayer, au moins juste une fois. Frapper dans un sac de couverture juste pour voir ce que ça fait que d’exprimer une pression contre un poids immobile. Rachel ne voulait pas s’entraîner. Elle n’avait aucune envie de taper dans ce sac qui pendait sur sa branche et à la place elle préférait demander en quoi cette pratique pouvait soulager ses pensées. En quoi taper dans un sac pouvait la rendre meilleure ? Qu’est ce que cette action pouvait lui valoir de plus que ce qu’elle possédait déjà. Des questions qu’elle se posait et des actions qu’elle ne se décidait pas d’exécuter. Une patience que je possédais très limitée mais qui pouvait s’étendre à son égard. Son histoire, son passé me conférant plus d’amplitude, de souplesse et de sagesse que je pouvais en avoir. Comprenant que l’entraînement n’était pas obligatoirement fait pour tout le monde. Je pris donc du recul face à ces mots. « Je comprends. Je ne te forcerais pas à frapper dans ce sac. » Comme elle l’avait dit, l’entraînement pouvait prendre du temps et même en connaissant les bases, il fallait de l’adaptation et de la motivation pour s’y tenir. Le temps étant le maître-mot de tout entraînement. « A la place nous pouvons simplement parler. » Je m’étais tenue à l’écart, je m’étais assise dans l’herbe près du tronc d’arbre et je la regardais longuement. Peut-être allait-elle penser que j’abandonnais comme tous les autres. Que je la laisser dans son jus, dans son bain sans insister davantage. Qu’il était impossible de discuter avec elle car elle restait fixée sur ses propres idéaux. Mais ce n’était pas le cas. Je ne comptais pas l’abandonner car j’avais d’autres idées en tête. Des idées que j’allais lui énoncer et qui n’allaient pas lui plaire. Mais je m’en foutais car je ne voulais pas en rester là. Elle n’avait encore rien vu.

Affronter le danger n’était pas chose facile. Il fallait du courage, beaucoup de courage pour affronter un danger quelque soit son degré de difficulté. Rachel possédait des peurs comme nous tous. Mais ses peurs à elle la terrifiait au point qu’elle préférait être lâche plutôt que de les affronter. Certes, certaines peurs étaient plus grandes que d’autres et parfois elles pouvaient faire partie de nous comme une partie de notre personnalité. Rachel venait très clairement de me dire qu’elle serait la première à se défiler si le danger était bien réel. A quel point était-elle capable de se défiler ? Au périple de sa vie d’accord mais à quel prix ? « Quand tu es seule c’est plus facile de partir du navire mais quand tu sais qu’il y a des personnes à bord qui te sont chères. Des personnes qui comptent comme ton frère ou tes parents. Ou comme Chris. Serais-tu prête à les laisser tomber pour sauver ta vie ? »« Imaginons que tu ais le choix entre fuir ou sauver Chris. Que choisirais-tu de faire ? »« D’accord le danger est bel et bien réel. Mais comme tu n’as pas pu l’anticiper ce soir-là dans la forêt, que serez-tu devenue si Chris n’était plus là. Que serez-tu devenue si ton frère était en vie aujourd’hui ? »

Des mots. Encore des mots forts et intenses représentatifs de conversations profondes et intenses.

« Tu dois mettre en pratique tes propres idées positives. Tes conseils que tu gardes au fond de toi car selon toi ils sont irréalisables. C’est faux ! Tu vaux bien plus que ça Rachel. Tu penses être une lâche et ne pas être courageuse du tout alors qu’au fond je suis persuadée que tu avais juste peur. Cette fois-là dans la forêt, tu n’as pas aidé ton frère parce que tu ne savais pas quoi faire. Tu n’avais aucune notion de combat ni même de survie. Tu ne veux pas essayer l’entraînement parce que tu estimes que c’est trop tard alors que pourtant des proches autour de toi n’attendent qu’une seule chose, c’est que tu te battes pour toi et pour eux. »« Nous sommes sur Terre maintenant. Nous commençons à connaître les dangers car nous avons dû les affronter de multiples fois sans compter les erreurs que nous avions pu commettre car nous n’avions pas connaissance du terrain. Nous sommes obligés de nous battre Rachel comme nous sommes contraint de nous entraider. Comme nous tous, tu dois apprendre les fondamentaux si tu veux survivre et te débrouiller seule. Et tu dis que tu as appris à te débrouiller seule. Moi je pense que tu as l’instinct de survie comme nous tous mais que seule, tu ne survivras pas longtemps car l’autonomie reposant sur la survie passe avant tout par l’apprentissage au dépend des autres. »

Nous ne pouvions devenir autonome qu’après avoir appris à l’être et pour cela, il fallait passer par l’étape de la formation et cela ne pouvait se faire qu’en groupe d’au moins deux personnes. L’une étant le formateur et l’autre l’apprenti. Toutefois, l’apprentissage passait parfois par des échecs avant d’atteindre la réussite et des tensions pouvaient apparaître comme c’était le cas maintenant à l’évocation de son frère qui s’était battu avec force. Des mots qui ne l’avait pas laissé indifférente car son ton de voix avait vrillé. Au point que ses mots devenaient plus forts et plus blessants, la blessant elle-même plus que moi. Je ne voulais pas la voir souffrir plus qu’elle ne l’était déjà. Mais, les mots sortaient de sa bouche comme s’ils avaient été si longtemps gardé en elle. Des mots comme enfouis dans un livre tout en bas de l’étagère dont la remontée était fracassante. « Il est peut-être mort mais il aura tout fait pour te protéger. Au périple de sa vie, il t’a sauvé toi, sa sœur de sang et de cœur. Il t’a sauvé de cet animal, il s’est sacrifié pour toi. En aucun cas il aurait pu prédire que tu allais changer. En aucun cas il n’aurait voulu te voir baisser les bras après sa mort. S’il t’a justement sauvé la vie, c’est pour que tu puisses continuer de vivre tout en restant la Rachel qu’il connaissait. Peu importe ce que peuvent penser les personnes de ton entourage sur toi et sur la manière dont tu as réagi. Que ces idioties comme tu dis ne t’atteignent pas, c’est déjà un grand pas de fait. »

Le chemin se faisait doucement dans sa tête. Son raisonnement était plus profond et plus rationnel qu’au départ. Son pessimisme était malgré tout toujours là. Moins prononcé peut-être mais toujours présent et loin de disparaître pour l’instant. Alors qu’elle me demandait comment avancer tout en étant pessimiste que les deux notions n’allaient pas dans le même sens. Je pris le temps de réfléchir, comprenant cette contradiction qui se rajoutait à celles déjà existantes. « Tu peux paraître pessimiste et penser ce que tu veux de négatif. Mais ce n’est pas parce que ton avis est négatif qu’il doit le rester. Tu peux toujours essayer de frapper dans ce sac et voir si tu ressens toujours de la négativité et si tu penses que ça ne sert à rien au bout de quelques essais, ben c’est que ce n’est pas fait pour toi. Mais rien n’est bloqué tout est remédiable. Après selon toi, qu’est ce qui pourrait t’aider à avancer si ce n’est pas l’entraînement ? »

Ouverte à d’autres suggestions de sa part. Je savais qu’elle pouvait me répondre qu’il n’y avait rien qui pouvait l’aider à guérir. Rien qui pourrait la faire redevenir ce qu’elle était avant que son frère ne meure. Mais c’était faux. Nous avions tous un moyen en nous en plus du temps qui nous permettait de positiver. Un moyen qui nous permettait de garder espoir et qui nous maintenait sur le droit chemin. Ce moyen, Rachel ne l’avait tout simplement pas trouvé. Pas encore. Le sport n’était peut-être pas fait pour elle et l’initier à faire du footing n’était peut-être pas la solution non plus. La course étant pourtant la base de l’entraînement afin de s’endurcir un peu en termes de force et d’endurance. Le pessimisme de Rachel continuait son chemin et ses dires m’ont fait doucement sourire car je l’imaginais étalée par terre telle une feuille morte que le vent emportait loin de tout en réponse à ses médiocres capacités alors qu’en vérité je savais qu’encore une fois elle exagérait. « Un essai, tu veux ? Une seule fois et si tu veux on commencera par de la marche rapide avec des pauses. Je t’assure que tu n’iras pas à l’infirmerie. A moins que tu n’ais une maladie du cœur ? Sinon tu n’as aucun risque. » Ses excuses ressemblaient à celles d’un enfant auprès duquel il fallait insister pour que l’information soit acquise. Toutefois Rachel était bien loin d’être une enfant. Ayant passée l’âge pour tous ces caprices. Elle prit quand même le temps de frapper dans ce sac. Bien entendu elle n’y avait mis aucune force ni aucune envie mais elle l’avait fait. Je n’insistais pas pour qu’elle recommence, j’avais bien compris qu’elle ne voulait pas frapper dans ce sac et je me contentais de l’observer.

Le dressing de Rachel m’importait peu en réalité. Je voulais simplement voir si elle acceptait de se faire aider ou si elle y voyait un inconvénient et clairement il y en avait bien un. Anoki pouvait lui tricoter un vêtement de fortune et décontracté qu’elle pourrait tâcher ou trouer pour du sport. Le temps qu’il pût prendre pour créer ce tissu n’allait pas le déranger, j’en étais persuadée surtout qu’en ce moment il n’y avait pas grand-chose à faire au camp hormis les tâches quotidiennes. Sa fin de phrase m’avait toutefois blessé légèrement dans mon estime. Certes je lui forçais la main pour essayer de l’aider et elle n’était pas obligée de m’aimer de toute manière. Même si j’aurais préféré que se soit le cas pour m’éviter des querelles avec Chris, j’avais quand même pris le risque de lui rentrer dedans. De lui balancer les choses comme elle les balançait aussi de son côté. Comme une balle de tennis qu’on se lançait à tour de rôle interminablement. J’avais décidé de ne pas répondre à ses propos sans grande importance selon moi et j’avais pris l’initiative de lui énoncer mon autre idée alliant le footing ou la marche rapide comme elle le souhaitait avec la recherche de plantes ou d’ingrédients de cuisine. Chose qui n’avait pas l’air de lui plaire malgré la présence de sa fonction qui clairement n’avait rien de reluisant. Elle m’avait répondu en insistant sur l’aspect sportif qui selon elle n’était pas approprié. Elle voyait le sport comme une activité de souffrance et de pénibilité. « Faisons-le le soir alors ? Une petite marche rapide, des exercices en forêt ou une petite course durant la soirée à la fraîcheur de la nuit tombée ou durant le soleil couchant. Une simple marche quotidienne pourrait te faire du bien et tu ne peux pas trembler des jambes avec une simple marche même rapide. »« La cuisine est peut-être importante et nécessite du temps mais tu as aussi besoin de prendre du temps pour toi et pour profiter un peu de la nature. Voir autre chose que des légumes, des fruits ou des cadavres d’animaux pour changer. » Peut-être changerait-elle d’avis ou resterait-elle sur ses convictions. Toutefois j’avais noté qu’elle n’avait pas refusé l’invitation. J’avais donc encore espoir de l’entendre accepter ma proposition. Rachel me faisait étrangement penser à Chris avec son côté incontrôlable et têtu. J’espérais vraiment que notre relation s’améliorerait et qu’elle n’allait pas pâtir de toutes ces paroles et émotions qui allaient et venaient constamment. Des montagnes russes sur lesquelles nous étions montées et qui n’étaient pas près de s’arrêter.
Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
@Rachel A. Gomez oh punaise ta réponse juste people vent in different ways ⊰ ft. Alita 2732326958 j'adore people vent in different ways ⊰ ft. Alita 484338566
J'espère que cette réponse te plaira également. Beaucoup de mots encore people vent in different ways ⊰ ft. Alita 2215546156
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 703 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Constellation (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 10

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le Lun 10 Aoû 2020 - 7:34

people vent in different ways
Alita & Rachel

« Venting every feeling isn't mature. Learning to deal with uncomfortable and unpleasant feelings is an important aspect of maturity. »
Dire que l’on a fait des erreurs et qu’il faut avancer est une chose. Il me manque l’essentiel, c’est-à-dire l’acte, le pardon lui-même. Je ne m’étais pas pardonner d’avoir commis autant d’erreurs, estimant que pour progresser, il fallait simplement exprimer ses tords et les porter avec soi, afin de pouvoir apprendre de ceux-ci. À mes yeux, c’est trop facile de dire qu’on a gaffé et qu’on tourne la page par la suite. Comment est-ce que les gens apprennent, dans ce cas? Non, ce n’est pas normal que de continuer comme si ne rien était. Voilà pourquoi je créais une barrière entre moi et certains Cents, ceux que j’ai blessé en agissant si froidement. Ils ne méritaient pas ma hargne, et ce, même si je portais en moi une énorme douleur à l’époque. J’estime que pour eux, le pont qui nous liait s’est brisé. De le reconstruire serait de leur rappeler au combien j’ai été répugnante à leur égard. L’éloignement m’est venu naturellement, donc. Et avec ça, eh bien une carapace s’est formée. Je prétextais que j’allais bien, je ne laissais jamais le temps aux autres de me poser plus de questions qu’il ne faut, et vaguait à mes occupations, feignant la normalité alors que je souffrais en silence. Je guettais également la présence de Chris, que j’évitais à chaque fois qu’il passait à notre campement. Heureusement, avec les efforts décuplés de certains, de ce cercle fermé de Cents et d’Odysséens qui s’en firent beaucoup pour moi, je débutais doucement à reprendre forme, quoique pour l’instant, j’étais encore en mode brouillon. Des hauts, des bas. Tantôt, je gravissais la pente, et le moment d’après, je la redescends rapidement. Dans ce cas-ci, lors de cette conversation avec Alita, je ne saurais dire si je progresse ou pas. Tout ce que je sais, c’est que je parle honnêtement, sans me cacher derrière des mensonges. Révolu, le temps où je faisais comme si tout allait bien, et que je n’avais aucun problème. « Exactement. J’aimerais retourner en arrière, j’aimerais pouvoir m’adresser à eux d’une autre façon, leur faire comprendre que ça n’allait pas et que je préférerais qu’on me laisse du temps. Mais j’étais tellement démunie devant tout ce que je ressentais que j’ai … explosé. » J’étais en proie à des sentiments si forts que je me sentais littéralement comme une bombe. Malheureusement, j’ai détruit pas mal d’amitiés sur mon passage. « Qu’est-ce que ça m’apprend? Que je ne devrais pas agir sous le coup des émotions? Je le sais, et pourtant, si j’me retrouve dans une situation similaire, je ne sais pas si je réussirais à me ressaisir pour ne pas commettre cette erreur à nouveau. » Quand on se pose et qu’on réfléchit aux gaffes commises, c’est facile de pointer du doigt. Ce n’est pas très clair, par contre, quand on est saisi par la colère, la tristesse ou un mélange des deux. « Ce n’est pas le fait de mériter d’être seule. Je me suis éloignée parce que je me savais instable, parce que je ne voulais pas créer plus de tensions. Mais j’ai fais du mal, Alita. J’ai fais du mal aux gens, et ça, je ne sais pas si je me le pardonnerais réellement. » Je baissais la tête, en proie à cette tristesse et mélancolie habituelle, rêvant au passé, voulant désespérément que tout revienne comme c’était avant. Oui … c’était mieux avant.


J’avais une façon différente d’apprivoiser la vie, dans le temps. La tête dans les nuages, certes, mais bien plus positive et surtout, souriante. Et dès que ça n’allait pas, j’avais quelqu’un à qui me confier. Il me connaissait bien … en fait, mieux que quiconque. Avec lui, j’étais sûre qu’il ne me jugerait pas, et je savais que ses conseils viendraient me rejoindre rapidement. Il avait cette façon de me remonter le moral, c’est fou. Mais en y repensant bien, maintenant qu’il n’est plus là, il était devenu aussi ma béquille. Sans lui, je ne marche plus correctement. Je comptais sur lui, et lui sur moi, comme deux pièces de puzzle qui s’emboîtent parfaitement. Obligée de naviguer seule, sans sa présence comme repère, ça devient horriblement compliquée. Je dois compter sur moi, seulement moi, pour me remonter le moral et pour me donner des conseils. Ce n’est pas difficile de voir qu’au final, ça ne fonctionne pas. Malheureusement, il n’y avait que lui qui me connaissait de fond en comble, qui était au courant de mes moindres secrets. « Tu dis ça comme si c’était facile. En un tour de main, voilà, t’as de la détermination. Mais c’pas aussi simple. » Je cherchais encore cette raison de me battre et de me hisser. Je le faisais pour Chris et pour mon frère. Pas pour moi. À mes yeux, ils sacrifient ou ont sacrifié plus qu’il ne le faut pour que je fasse les efforts nécessaires. Ils méritent de ne plus se faire de soucis, même si moi, je m’en fais tout le temps pour eux. De toute façon, qu’est-ce qui m’attendrais au bout de la route? Ce n’est pas comme si la vie sur la Terre est si palpitante, ou nous promets tout un futur. Et voilà … la négativité reprend sa place. C’est là que j’aurais besoin de mon frère, si ce n’est que pour lui en parler et qu’il me remette sur la bonne voie. « Encore une fois, tu dis ça comme si c’était magique. Même si je sais que je devrais changer mon comportement, ce serait un combat constant, un combat qui n’en finirait plus, entre le chemin le plus simple et celui bien plus long et compliqué. » Est-ce que je devrais passé le restant de ma vie à me casser la tête, à m’exténuer pour ne pas que je reparte vers cette noirceur intérieure? Est-ce que c’est ça que me réserve l’avenir? Autant dire qu’à partir de sa mort, jamais je ne connaîtrais la stabilité d’autrefois. Je me suis empêtrée dans un cercle vicieux et j’y suis coincée. Les gens autour de moi ne sauront jamais à qui ils s’adressent. Parle-t-on à la Rachel plus rayonnante et joyeuse, ou à celle qui broie du noir? Ce sera la surprise constante, autant pour eux que pour moi. Bordel, ce n’est pas une vie que de voguer selon deux émotions fortes. Ça me prend déjà assez d’énergie pour ne pas sombrer, alors de rester prise dans ces hauts et bas ne me fatiguera que plus.


Peut-être qu’il me faudrait placer mon énergie ailleurs. Changer le mal de place, comme certains ont tendance à dire. L’entraînement, une option à explorer, si l’on en croit Alita. Le hic, c’est qu’elle ne fit pas que le proposer verbalement. La jeune femme voulait m’inciter à m’y mettre, plaçant devant moi un sac de couverture, voulant que je le frappe. Je restais solide dans mes convictions, lui faisant comprendre que je ne voyais pas ce que cela me rapporterait de plus. Quelles seront les bienfaits, sur le long terme, de cette activité sportive? À mon avis, tout geste de ma part ne fera d’accentuer l’énorme retard que j’ai, et tout le temps que ça me prendra avant d’en arriver au niveau de base. Heureusement, Alita sembla comprendre, m’indiquant qu’elle ne me forcerait pas à frapper dans le sac. À la place, elle s’était écartée et a pris place par terre. Parler. Oui, c’est mieux. Et qui sait, peut-être qu’à force de parler, je finirais par délaisser mes inquiétudes. Je ne sais pas si je ferais exactement ce qu’elle désirait, c’est-à-dire montrer de quoi j’étais capable niveau coup de poings. Néanmoins, j’étais prête à discuter … ou pas. Visiblement, nous étions parties dans un affrontement verbal. Chacune d’entre nous est grandement entêtée, ce qui laisse lieu à une conversations assez directe. Ce n’est pas pour les coeurs fragiles. « C’est plus facile, oui. Je n’ai pas à me soucier de l’impact de mes décisions quand je suis seule. Mais … mais si Chris était en danger … si quelqu’un qui m’est cher l’est … je ne sais pas comment je réagirais. J’ose croire que je ferais mon possible pour les sauver, mais je saurais à ce moment-là que sera ma vie pour la sienne, parce qu’en cas de danger d’une grosse envergure, je ne survivrais pas. » Je n’avais pas les outils nécessaires pour rester en vie très longtemps, surtout s’il s’agit d’affronter un ennemi. Je servirais plus de bouclier, une façon pour la personne que je protège d’avoir un peu plus de temps pour prendre la fuite. « Je ne sais pas. L’absence de Chris me ferait tout aussi mal que celle de mon frère. Je ne crois pas que je me serais remise de la mort de l’un ni de l’autre. » Je pris quelques minutes, quand même, pour m’imaginer ce que ça donnerait, un monde où ils seraient tout les deux en vie. « Si Chris et mon frère étaient là, … ce serait … plus stable. En fait, j’aurais pas ce poids sur mes épaules et cette tristesse. Je me porterais mieux, et j’envisagerais l’avenir avec un regard complètement différent. » En soi, je serais exactement comme la Rachel d’autrefois, celle qui, avec le temps, a disparu sans laisser de traces. « Mes idées positives? Mes conseils? Je sais ce que tu veux que je dise. Je sais pas pourquoi est-ce que vous vous passez tous le mot, parce que sincèrement, on dirait des perroquets. » … « Oui, je sais que je dois en arriver moi-même à la conclusion que je dois m’entraîner. J’dois mettre mes craintes de côté pour me concentrer là-dessus, autant parce que les gens se font du soucis, autant parce que les dangers nous guettent toujours, autant parce que je suis un poids mort autrement. » Je grinçais des dents, sachant parfaitement qu’au final de cette conversation, je serais sur la ‘bonne’ voie, celle qu’Alita et Chris espéraient depuis un moment. « De devoir le faire pour le bien de tous, pour l’entraide, je le comprends parfaitement. Mais ce personne ne semble comprendre, par contre, c’est que je déteste ça. Qu’est-ce qu’il y a de si plaisant à s’essouffler, à apprendre des coups ou des positions qu’on oubliera vite, à ne faire aucun progrès malgré les efforts, pendant que d’autres le feront avec les yeux bandés? Qu’est-ce qu’on ressent, au final? Parce que si on attend de moi à ce que je ressente de la fierté, c’est peine perdue. Qu’on me force la main pour le bien de tous, je ferais le sacrifice nécessaire, mais cela restera à jamais une corvée, pas un plaisir. Jamais un plaisir. » Je venais de plier, si on veut, à sa demande. Néanmoins, je précisais que l’humeur n’y serait pas, et que cela ne m’apportera jamais les mêmes sensations que les autres. Si les gens prennent du plaisir à s’entraîner, c’est leur vie, je n’ai pas à les critiquer. Mais qu’on n’espère pas véhiculer ces sentiments vers moi, car ce ne sera pas le cas.


Je n’avais déjà pas hâte à l’idée de devoir me retrouver à donner des coups sans but. Si quelqu’un osait passer à côté de nous et me voyait en plein entraînement, il rirait à gorge déployée, c’est sûr. Depuis le temps que je n’avais plus repris les courtes petites sessions avec Chris, je devais être pas mal rouillée. Et ça, c’est si je me souvenais encore de ce qu’il m’avait montré. « Eh bien j’ai baissé les bras quand même. Sans lui, ce fut le vide, et j’ai dû comblé le vide comme j’ai pu. La Rachel d’autrefois n’aurait juste pas survécu à tout ça. Elle avait la tête dans les nuages, ne s’arrêtait pas pour réfléchir à ce que l’avenir pouvait bien lui réserver. J’ai dû prendre sa place parce qu’autrement, aucune d’entre nous n’aurait tenu le coup. Bon, d’accord, j’ai gaffé, j’ai perdu le contrôle et j’me suis juste enterrée vivante à un certain moment. Mais la Rachel d’avant ne peut pas revenir. Elle était trop insouciante … comme une gamine. » J’adorais et je détestais la personne que j’étais avant. Des bons comme des mauvais côtés, certes, mais à mes yeux, il fallait quelqu’un capable de dire les choses comme elles sont. Ne pas dire que mon frère est parti rejoindre les étoiles ou quelque chose d’aussi enfantin. Il fallait simplement dire qu’il est mort, ne reviendra plus, et espérer être capable de continuer mon chemin. Et si les gens n’aiment pas mes méthodes, eh bien c’est leur problème, pas le mien. « Ça me vient plus naturellement, de voir le négatif directement. S’il faut que je vois du positif, ça me prendra bien plus longtemps. Comme pour l’entraînement. Ce que vois directement, c’est que je vais finir par juste baisser les bras, exactement comme j’ai fais avec Chris. Et de ne pas voir de progrès pendant des semaines ou des mois, ça n’aide pas à ce que je vois le positif non plus. » … « Le temps. Juste, le temps. Mais toi qui a l’air si sûre de ce que t’avance, je t’écoute, qu’est-ce que l’entraînement fera, exactement pour ‘m’aider à avancer’? » J’attendais de voir ce qu’elle me dirait à ce propos. De la façon qu’elle me poussait à frapper le sac, à accepter une quelconque forme d’entraînement, on aurait dit qu’elle croyait qu’il s’agissait d’une solution miracle, et que dès le départ, je me sentirais guérie de tout mes maux. Elle ne m’avait pas vu à l’oeuvre. Même si j’y mets du mien, ça ne finira pas très bien.

Oh, mais qu’est-ce que j’entends? Voilà qu’elle me propose … du footing? Qu’est-ce qu’elle croit? Si j’ai refusé l’entraînement, c’est clair que je ne veux pas d’une autre activité physique, qu’importe qu’elle soit plus ‘facile’ ou pas. J’ai une hargne pour le sport, pour les sensations d’essoufflement et de faiblesse qu’on a. J’ai horreur des supposés ‘encouragements’ alors qu’on est à bout et que l’autre nous dit de continuer, qu’on est capable. Bah non. Si je décide d’arrêter, c’est parce que je ne suis plus capable. C’est facile pour eux de s’y donner à fond parce qu’ils adorent cette sensation. Tant mieux pour eux, mais respectez ceux qui ne le font que parce que d’autres les poussent à le faire puisque leur volonté n’est pas là. « Pourquoi, pourquoi est-ce que je ferais un essai alors que je déteste déjà l’idée d’une marche rapide? C’est bien, il y aura des pauses, mais je n’ai pas l’endurance qu’il faut. Je ne marche pas rapidement, que ce soit pour aller en cuisine ou pour trouver des plantes. Et je connais bien les techniques, dès que je commence à perdre de la vitesse, il y a toujours ce ’t’es capable’ et sincèrement, je déteste ça. Si je ralentis, c’est parce que mon corps me dit ne pas être capable. Si les gens ne sont pas prêts à se calmer les nerfs avec leur méthode, bah je n’y mettrais tout simplement pas du mien. » Encore une fois, pas de refus direct. C’était une façon pour moi de mettre les points sur les ‘i’, lui faire savoir ce que je détestais, mais aussi ce à quoi elle devrait s’attendre, en pleine session de footing.



Tenace, allant de l’avant, me proposant d’aller voir Anoki pour qu’il me tricote quelque chose de plus décontractée, agissant comme si j’avais déjà accepté alors que je continuais à lui tenir tête. Voulant lui faire comprendre que je suis comme une huître, je me referme dès qu’on s’incruste trop dans ma vie, qu’on me pousse hors de ma zone de confort. Alita voulait imposé une forme de régime militaire, avec des footing à chaque jour, y allant avec une proposition qu’elle espérait assez alléchante pour me faire changer d’avis. Faire du sport et puis s’arrêter pour chercher des plantes. Ne pouvait-on pas passer à la deuxième partie sans souffrir dans la première? J’aimais me promener en forêt pour me détendre, et je ne souhaitais pas que mes sorties habituelles deviennent synonymes de souffrance, maintenant. Visiblement, Alita ne l’imaginait pas ainsi. « Que ce soit le matin ou le soir, cela ne changera pas mon avis sur le footing. Et pour ton information, je marche quand je me promène en forêt. Mais je prends mon temps, je n’ai aucune raison d’y aller rapidement. Et ça, ça me détend. Jamais au grand jamais le footing ne deviendra synonyme de plaisir et de détente à mes yeux, soit en sûr. » Ma propre façon de dire indirectement que je ne refusais pas sa proposition, mais l’avertissant qu’elle m’entendrait me plaindre constamment. Autant la prévenir, pour qu’elle se fasse à l’idée. « Je profite déjà de la nature. Mais j’y vais doucement, ce n’est pas comme si j’ai une raison de courir. » J’allais le regretter longtemps. Je sens que les prochaines semaines, je les détesterais. Quel bordel, sérieux! Je devais dire adieu à la détente, car à partir d’aujourd’hui, ce sera plutôt souffrance. J’étais insatisfaite de ne pas être capable de lui dire non. Comme quoi mon subconscient savait que j’en avais de besoin, et il prenait le dessus sur moi. Et cette bataille, eh bien elle était constante. J’en oubliais, pendant un instant, la présence d’Alita. Tant et si bien que je fis comme à mon habitude, lorsque je m’emportais pendant mes promenades en forêts. En temps normal, j’aurais frappé sur un tronc d’arbre. Mais puisque le sac était là, devant moi, ce fut sur lui que je frappais. Et cette fois, mon coup ne fut pas aussi tendre, témoin de l’agitation qu’il y avait en moi.
(c) DΛNDELION


Spoiler:
@Alita Wheeler mon dieu, j'ai dû lire ta réponse plusieurs fois, parce que c'est sincèrement magnifique! people vent in different ways ⊰ ft. Alita 3048774416 Finalement, Rachel plie 'un peu' aux demandes ... mais c'est pas gagné non plus. people vent in different ways ⊰ ft. Alita 484338566  
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