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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3024 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : astrid ♥ (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 1612
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Hall of fame (Werowa) - Page 2 Empty Re: Hall of fame (Werowa)

le Mar 21 Avr 2020 - 22:02
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Elle se rapprochait toujours un peu plus. Mouvement presque imperceptible mais perceptible néanmoins à mes yeux. Si près. Ne reculant pas. Ne bougeant pas d'un iota, ni n'esquissant un geste pour la repousser. Regard que je croisais. Son regard qui n'était pas posé sur un point vague, ne cherchant pas à accrocher mon regard. Non son regard était descendu un peu plus bas pour accrocher un point plus précis qu'était mes lèvres. Certaine de ce fait. Frisson qui remontait le long de mon échine mais immobile alors qu'elle s'était penchée un peu dans ma direction. Obligée de lever la tête pour la regarder dans les yeux. A sa différence, cherchant peut être son regard. Des mots prononcés dans un murmure. Un murmure pourtant distinct, clair et net. Des mots que j'entendais précisément. "On va en parler ?" Une simple question. Et comme une énigme. Alors que les sujets que pouvaient dévoiler ce point d'interrogation étaient vastes. Ce qui semblait peut être même révéler d'une manie de la plupart des gens de la cité de parler par énigme, indirectement sans aller directement au but. Ce que je ne pouvais réellement lui reprocher car faisant aussi de même, jouant avec les sous-entendus, avec les flammes. Mais ayant aussi tendance à parler avec franchise, à aller droit au but. Ne disant pas qu'elle ne parlait avec franchise, avec honnêteté mais une question qui pouvait en dissimiler bien d'autres.

Pouvant vouloir parler de son départ de la cité. Mais cela paraissait délicat de croire qu'elle puisse vouloir parler de son départ de nouveau. Le tour de la question qui semblait avoir été fait. Lui ayant dit de foncer. Des mots prononcés d'une voix détachée alors que j'avais confirmé qu'il s'agissait d'une opportunité. N'ayant pas à me prononcer plus. Ne voyant pas de quel droit je pourrai me prononcer plus ou tenter d'influencer son choix. Le choix qui était le sien. Ce choix était aussi simplement qu'il soit le sien. Un choix qui n'en n'était peut-être pas non plus un alors qu'elle devait suivre le commandement des membres de la royauté. S’ils l'envoyaient là-bas en tant que garde rapprochée, elle ne pouvait que se plier aux ordres. M'ayant aussi fait comprendre par ses mots qu'elle tenait à y aller et qu'elle voulait aussi se saisir de cette opportunité pour se hisser plus haut dans les échelons. Son choix qui était déjà fait. Un choix personnel et qui était le sien. N'ayant rien à dire. Là qui n'était pas ma place. N'étant ni sa mère, ni sa soeur, ni réellement son amie. Une relation qui n'était toujours pas définie. Chacune dansant toujours un peu maladroitement avec l'autre. Il y avait peut-être plus de cris que de mots gentils prononcés bien que d'autres facettes pussent aussi être dévoilées. Une étiquette qu'il n'était pas là possible d'apposer. N'étant pas aussi facile d'en apposer une comme de dire que j'étais une esclave, de distinguer les pauvres des riches au sein de la cité rahjak. Certaines relations étaient plus difficiles à caractériser mais parfois le flou était aussi bien. Mais il n'en restait pas moins que ce n'était pas moi qui pouvais l'influencer. Aucun droit là-dessus. N'étant personne. Ce n'était pas ma vie qui était en jeu. Ce n'était pas devant moi que se dessinait un nouveau chemin qui la conduirait vers un futur plus glorieux. C'était devant elle que se dessinait un nouveau chemin différent de ceux qu'elle avait pu emprunté précédemment. Peut-être un clin d'oeil du dieu du soleil en personne. Peut-être. Mais au-delà de ne pas être celle concernée par cette destinée, par ces choix qui s'offraient devant moi, je ne voulais pas non plus l'influencer. Sa vie, pas la mienne. Tentant de ne pas chercher plus loin, de ne pas réfléchir plus. Deux vies distinctes. Il n'y avait besoin d'aller plus loin. Chacun qui faisait ses propres choix pour décrocher le soleil, pour réaliser ses rêves. Ayant saisi l'opportunité qui m'était donnée pour fuir. Ayant perdu en chemin des proches. Il y avait des liens qui ne seraient jamais totalement réparé ou auquel il faudrait laisser le temps pour se reconstruire, mais ayant vécu et ayant été libre. N'ayant aucun regret. Et ce choix qu'elle faisait il n'appartenait qu'à elle. N'appartenant qu'à elle de décider si elle voulait vivre avec des regrets ou sans n'éprouver aucun regret, aucun remord suivant la voie qu'elle choisirait. Un sujet sur lequel je ne pouvais donc pas me prononcer plus. Un sujet pour lequel il me paraissait difficile de croire qu'il répondait à son interrogation alors que je n'avais pas réellement plus à dire. Une possibilité.

Pouvant vouloir parler d'un autre sujet. Voix qui me soufflait dans mon esprit. Voix qui me chuchotait qu'elle pouvait vouloir parler de la soirée au cours de laquelle nous avions fini dans les bras l'une de l'autre. Mais pensée que je tentais de chasser alors qu'il était certain à mes yeux qu'elle ne pouvait se rappeler. Ce n'était pas un simple verre qu'elle avait bu. Et n'en n'ayant pas bu qu'un seul non plus. En ayant bu plus d'un. Ayant laissé couler le précieux nectar. Bouteille de vin qui s'était vidée gorgée par gorgée alors que le liquide aux teintes pourpres et écarlates avait disparu doucement. Se volatilisant. L'alcool qui glissait dans les veines. Notes d’enivrante. Note de plaisir qui remplaçait celle caractéristique du vin. Des notes de passion qui remplaçait des notes plus acides. Une saveur différente, distincte. Une bouteille vide qui avait fini par rouler le long de la table avant de s'écraser contre le sol. Une bouteille vide que ni l'une ni l'autre n'avions tenté d'arrêter la course. L'ayant laissé continuer à rouler lentement mais sûrement alors que dans cet espace dégagé, il n'avait suffi que d'un coup de main pour qu'elle commence sa descente. Chute qui pouvait être tardive mais qui était certaine. Éclats de verre contre le sol alors que s'écrasant, elle s'était éparpillée en mille morceaux. Des éclats de verre auquel ni l'une ni l'autre n'avions fait attention. Morceau de verre qui n'avait pu que transposer en miroir la scène qui se déroulait à côté. Morceaux de verre qui étaient restés après son départ, et que je n'avais pu que ramasser. Souvenir qui restait de cette nuit. Souvenir tranchant alors que mal aurait pu nous prendre de nous y couper mais ni l'une ni l'autre ne s'était coupée. Des souvenirs qui n'avaient pourtant pas des contours aussi nets et précis. Des souvenirs perdus dans la brume de l'alcool. Des souvenirs qui étaient plus précis au sein de mon esprit, de ma mémoire. Une simple explication à ce point alors que j'avais bu bien moins que la jeune femme aux cheveux bruns, que je n'avais pas descendu autant de verres. Bouteille que nous nous étions réparties, que nous avions fini à deux mais il était certain que je me rappelais nettement avoir rempli plus lourdement ses verres pour espérer qu'elle en vienne à dévoiler ses secrets. Secrets qu'elle avait au passage dévoilé. Côté humain révélé alors qu'elle avait dévoilé une partie de son passé et son histoire, comblant des blancs. Des mots qu'elle avait prononcé mais dont elle ne se rappelait peut être pas. Ce qui semblait une évidence à mes yeux alors que tout comme moi, tôt ou tard, elle avait dû commencé perdre contact avec la réalité, avec le temps. Logique suivie que de croire qu'elle n'avait quasiment aucun souvenir de cette soirée, ou des souvenirs confus. Doutant qu'ils puissent être aussi vifs et clairs que de mon esprit. Main qui se posait avec délicatesse.  Baiser qui s'enflammait. Doigts qui traçaient des segments sur la peau. Doigts qui s'emmêlaient dans des mèches de cheveux bruns. Baiser volés. Corps qui arc-boutaient alors que l'ivresse laissait sa place à la passion. Souvenirs qui remontaient à la surface. Égarant. Flash-backs. Rapide. Déconcertant. Brûlant. Électrisants. Si les miens étaient confus alors je n'osais imaginer que les siens l'étaient encore plus. Pouvant dès lors qu'en avoir déduit qu'elle ne se rappelait rien ou qu'elle aurait mis le compte de la soirée sur l'alcool ou qu'elle avait perdu court de la conversation voir que la soirée se révélait être une page noire. Paraissant délicat de pouvoir croire que c'était ce sujet-ci qu'elle voulait aborder. Doutant qu'elle puisse vouloir aborder cette énigme ou chercher là des explications à cette soirée. Chuchotement au sein de mon esprit que je ne pouvais donc que faire taire, parce qu'il était inutile de se concentrer sur des détails futiles quand-là n'était certainement le scénario envisageable ou le chemin que ses pensées empruntaient. Sans doute que cela n'était pas ce sujet qu'elle cherchait alors à aborder, mais dans ce cas, le mystère était entier.

Mais il existait aussi une possibilité qu'elle puisse vouloir aborder un autre sujet. Réponse que je cherchais à son interrogation ou cherchant le message implicite, car implicite l'était-il forcément qui se trouvait derrière ses mots. Mais là encore, un sujet que j'avais du mal à deviner alors que je n'avais là aucun indice. Trait caractéristique propre à sa personnalité qui aurait pu me faire sourire alors qu'elle n'avait prononcé que quatre mots. N'ayant prononcé que quatre mots comme si je devais comprendre automatiquement le message passé. Comme si je pouvais lire dans ses pensées. Comme si j'étais télépathe. Mais n'étant pas télépathe. Pourtant la télépathie qui m'aurait aidé à me sortir de certains mauvais pas ou comprendre plus facilement les pensées suivies par certains rahjaks. Peut-être qu'elle aurait aussi besoin de cette capacité pour me comprendre mais en doutant. Elle était capable de me cerner, de lire en moi comme si j'étais un livre ouvert. Mais en parallèle, j'étais incapable de réaliser le même exploit. Incapable de la comprendre totalement, de la cerner. Trait commun de ceux taillés dans la pierre brute, qui maniait les lames à croire. Cherchant et peinant à comprendre, à déchiffrer ce langage émotionnel qui n'était usé que par eux. Ce qui était parfois très frustrant. Comme maintenant alors que je pouvais ressentir cette note de frustration en bouche tandis que je cherchais sans rien trouver au bout de quelques secondes. Un débat qui paraissait bien plus long au coeur de mon esprit mais qui était en vérité dans la réalité, très court, ne révélant qu'une notion de temps infinie. Ne me laissant d'autre choix que de partir à l'aventure, sans avoir de carte en main pour découvrir le trésor au bout. Obligée de partir tenter d'obtenir des indices ou du moins une réponse plus intelligible. A la recherche de la lumière qui pourrait me guider. A la recherche d'un signe qui m'indiquait si je brûlais ou si je refroidissais dans le cheminement de mes pensées. Pour le moment, certaine que je refroidissais, que je me trouvais très loin du sujet qu'elle voulait évoquer. Mais alors que j'avais l'impression de refroidir, j'avais aussi l'impression de brûler, de ressentir cette chaleur dans mes joues, face à cette soudaine proximité que je n'avais rien pour empêcher. N'ayant pas retiré avec violence mon bras pour me dégager de son étreinte. Etant restée là prisonnière. N'ayant rien fait pour m'écarter cette fois-ci alors que de nouveau j'étais restée proche. Quelques centimètres qui nous séparaient. Peut-être cinquante. Peut-être moins. Distance qui se réduisait avec cette douceur presque imperceptible tandis que je tournais avec plus de délicatesse mon visage vers elle, me redressant légèrement pour que ces mots murmurés avec une note épicée, carmin et chaleureuse trouve leur destinataire. "Tu vas devoir être plus explicite, je crois..." Une certitude même. Elle allait devoir l'être si elle voulait que je la comprenne et que je puisse répondre à sa question, et lui affirmer par la positive ou la négative si justement je voulais en parler. Ce qu’elle voulait après tout, savoir si je voulais en parler ou pas. Pouvant avoir imaginer mille sujet et pourtant quelques instants plus tard à ne pas savoir encore quelle réponse lui donnait. Tout dépendant du sujet qu’elle pouvait vouloir aborder. Et quel sujet cela devait-il être si elle devait en murmurer la question. Le mystère qui continuait pour le moment de planer sans que j’en vienne en réussir à le percer.

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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 237 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vavas, capraccoon icons METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 371

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le Dim 26 Avr 2020 - 23:24
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
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« Tu vas devoir être plus explicite je crois... » Plus explicite de quoi ? Il y a d'autres options, vraiment ? Ezra s'est rapprochée, elle aussi, elle joue avec elle, encore. Werowa l'a remarquée, depuis le temps, des habitudes restées du bordel peut-être, ces petits mouvements, ces regards, ces taquineries. Créées, employées, pour que leurs victimes succombent. Avec toutes leurs disputes, Werowa a eu de quoi les oublier, les faire passer au second plan, mais la dernière fois qu'elles se sont vues, elle y a succombé. L'alcool aidant, l'alcool est un bon destructeur d'inhibitions, cette saloperie l'aura poursuivie toute sa vie, sans la lâcher. Lui rappeler ses origines, lui rappeler ses penchants, ah pour ça, l'alcool est fort. Mais pour lui éclaircir l'esprit, pour lui mettre des barrières, ça il ne sait pas faire. Il a fallu qu'elle en soit la victime, encore une fois, et que ce soit avec Ezra que ça se fasse. Une esclave. Une esclave qui n'hésiterait pas à la faire tomber, à le dire à son maître qui pourrait la provoquer en duel pour venger l'honneur bafoué de sa domestique. Ezra est tout sauf domestique, Roan le sait bien, Werowa le sait bien, mais il n'empêche qu'il a déjà vécu nombre d'humiliations à cause d'elle, il ne pourrait pas laisser celle-là passer. Si on apprenait qu'il avait laissé faire sans demander justice, ce serait la fin pour lui. Et il a fallu que ce soit avec Ezra qu'elle boive un verre et qu'elle se laisse aller. Ce n'était pas comme cette fois, à la taverne après la mort du roi, où Ezra avait disparu dans la foule, et Werowa avait disparu tout court. Non, là, elles étaient restées face à face, et elles avaient franchi une limite. Werowa ferme les yeux un instant, tangue légèrement. Les souvenirs ont décidé de la bombarder, d'affluer tous en même temps et de s'entrecroiser, d'entremêler leurs doigts vaporeux et leurs baisers de rêve. Les mains, les lèvres, les cheveux, la peau nue, dansent devant ses yeux, elle recompose un corps, deux corps, perd tout sens de proportion, gros plans, zooms resserrés se succèdent et se chevauchent, c'est un dédale d'un nouveau genre au sein duquel elle se perd, elle suit une mèche de cheveux qui aboutit à un bout de robe qui se poursuit avec un morceau de peau qui se confond avec un coin de lèvre c'est incompréhensible tout est complètement mêlé et mélangé, elle ne sait plus où donner de la tête, comme quand elle a sombré pour de vrai, il y a juste ce corps qui se dévoile devant elle, ces frissons tumultueux qui la parcourent et ses pupilles qui s'égarent. Subitement Werowa rouvre les yeux, et embrasse Ezra avec furie, la plaque de son corps contre le mur, parce qu'elles se sont rapprochées de la porte dans leur jeu du chat et de la souris. Cette fois-ci, Werowa est complètement lucide, et complètement insensée, elle met sa place dans la garde du prince en jeu, mais on en revient toujours à la même chose, entre une esclave qui a déjà fait des siennes et une garde irréprochable depuis deux ans, on préférera perdre l'esclave que la garde. Alors elle l'embrasse, ardemment, puis subitement brise le contact, juste le temps de murmurer un rauque « Parlons de ce que tu as tant aimé la dernière fois. » puis elle s'éloigne, met une distance raisonnable entre Ezra et elle. Werowa se replace vers le centre de la pièce, croise les bras dans une habitude qui devient un TIC, le soleil couchant danse derrière elle, réchauffe son dos et la peau nue de ses bras, s'amuse à étirer les ombres sur le sol et à les déformer, arrondit quelques angles et en aiguisent d'autres. Werowa aussi connaît quelques piques, quand ça lui chante. Alors elle l'observe avec un léger sourire en coin, sourire volontairement moqueur et insolent, elle se doute qu'Ezra n'appréciera pas cette moue sur son visage, il semblerait qu'elle cherche à la faire exploser, dans cette fougue si caractéristique. Elle ne sait toujours pas ce qu'elle veut en dire, de ce qui s'est passé, accident ou non, secret ou non. Et elle est bien loin de son idée première, qui était de s'éloigner d'Ezra, de faire en sorte qu'elles ne recommencent pas, et d'arrêter de boire du vin. Dans ses parages ou non, elle arrête de boire du vin, point barre. Ça suffit avec cette saloperie. Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas prévu de la supplier pour qu'elle ne dise rien, et il en est encore moins question dorénavant, l'option s'éloigne et disparaît derrière l'horizon telle une galère qui a pris la haute mer, toutes voiles dehors et en avant moussaillon ! Ses choix se réduisent, c'est une bonne chose, d'autant que maintenant elles sont sur la même longueur d'onde, et elles vont pouvoir se comprendre, enfin. « Suffisamment explicite pour toi ? »[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]








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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3024 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : astrid ♥ (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 1612
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le Lun 27 Avr 2020 - 12:57
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Lui demandant être plus explicite. Cette fois-ci voulant moins jouer avec ses nerfs que chercher une réponse, que la rencontrer. Ce que je voulais réellement. Voulant comprendre. Voulant savoir si j'étais prête ou non à répondre à sa question. Voulant connaitre le sujet pour lequel elle était intéressé. Une réponse qui ne dépendait que d'elle. Et la garde qui ne voyait pas alors de simples interrogations. La garde qui ne voyait pas alors seulement une quête pour rechercher la vérité. Voyant sans doute là aussi une nouvelle partie qui était lancée. De nouvelles cartes qui étaient distribuées. Pouvant sentir l'adrénaline dans ses veines. Le désir de répondre ou de jouer qui se faisait désirer. Tête tournée dans sa direction. Regard posé sur elle alors que j'observais son visage. Immobile, dans l'ombre, n'esquissant pas un pas pour aller plus loin. Attendant simplement alors que j'observais aussi ses paupières se fermaient. Son corps qui frémissait. Tremblement. Comme si elle était perdue dans ses pensées. Des souvenirs qui remontaient à la surface peut être. Des souvenirs que je tentais de deviner. Cheminement de pensées que je cherchais à deviner comme si j'étais en face d'une énigme. Ce que j'étais en train de faire. Fil précis que je n'arrivais pas à trouver. Chemin qui ne s'éclairait pas. Mais le fut soudainement. Comme être aveuglé par les rayons d'un soleil d'un seul coup.

Ses yeux qui se rouvraient d'un seul coup. M'embrassant la seconde d'après. Dos plaqué contre la porte. Soudain. L'explosion d'un volcan. La chaleur des flammes. Et se reculant aussi rapidement. « Parlons de ce que tu as tant aimé la dernière fois. » Un murmure rauque. La seconde d'après au centre de la pièce alors que mon dos restait contre le mur, la porte. Pantelante. Reprenant mon souffle. Surprise je l'étais certainement. choquée assurément. Tentant de reprendre contenance alors que je repoussais en arrière une mèche de cheveux bruns. Tri que je tentais de faire dans mes pensées sans réel succès bien que j'avais là ma réponse. Un sujet dont je ne pensais pas qu'elle se souviendrait. Pensant qu'elle avait tout oublié. Pensant qu'elle ne se rappelait de rien ou quasiment de rien, dû aux effets de l'alcool. Mais elle se rappelait plus que je ne le pensais. Elle se rappelait plus qu'elle ne l'avait laissé dévoilé, qu'elle l'avait laissé transparaître. Désormais claire sur le sujet alors que je savais de quoi elle voulait parler, sachant qu'elle voulait parler de la nuit dernière. La nuit dernière ou une nuit un peu plus lointaine que personne n'avait évoqué. Regard qui se posait sur alors que malgré des images troublées, je ne pouvais que reprendre la contenance. « Ce que tu as tant aimé aussi, il me semble... » Note d'assurance. Là une certitude. Regard qui cherchait le sien alors que j'étudiais son visage. Des cartes à distribuer avec soin alors que je l'observais. Mais n'étant la seule à m'être adonnée au plaisir bien que j'avais été celle qui avait initié cette danse.

Posture défensive qu'elle adoptait alors qu'elle croisait les bras sur sa poitrine. Posture plus détendue que j'avais adopté bien que je la surveillais avec attention. Vigilante certainement. « Suffisamment explicite pour toi ? » « Cela a le mérite d'être explicite oui. » A défaut de mots, elle avait exprimé ce qu'elle pensait. Des mots traduits par des actions. Distance qui nous séparait. Une distance raisonnable. Reprenant la parole calmement, parlant peut être cette fois-ci plus pour moi qu'à son encontre. « Je pensais que tu ne te souviendrais pas de grand chose. » La vérité. N'ayant pas peur de le dire. Son esprit qui avait été noyé dans l'alcool. Le mien aussi. Peut être une dose d'alcool que j'avais moins ingurgité qu'elle mais une bouteille de vin qui s'était vidée assurément avant de tomber sur le sol, se brisant en milles éclats. Des mots qui n'étaient pas ceux les plus délicats à prononcer mais jamais aucune d'entre nous n'avait pris des pincettes l'une avec l'autre. Doutant que cela puisse commencer aujourd'hui. Comme un chat qui étudierait sa proie. « Nous sommes deux adultes, deux femmes consentantes. » Ne semblant avoir été gêné par la situation. Venant après tout de m'embrasser. Ton nonchalant et légèrement détaché alors que je reprenais la parole. « Donc j'imagine qu'il n'y a pas de problème ? à moins que la nuit dernière t'a dérangé ? » Ne voyant un problème dans la situation, la question était de savoir ce qu'elle ressentait vis-à-vis de la situation. La question était de savoir ce qu'elle pensait de cette nuit et savoir ce qu'elle allait faire maintenant. Ayant abordé le sujet d'une manière plutôt originale voir saugrenue. Une approche différente certainement. Mais doutant réellement que cette nuit l'ait dérangé. Tentant peut être aussi à cet instant de ne pas trop réfléchir, de ne pas trop penser alors qu'elle m'avait aussi préalablement annoncé son départ de la cité. Sujet préalablement abordé chassé de mon esprit alors que mon regard était posé sur elle. Félin en train d'étirer ses pattes, nonchalant.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 237 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vavas, capraccoon icons METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 371

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le Lun 27 Avr 2020 - 16:28
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Rentrer dans le vif du sujet. La dague qui perçait la chair s'était muée en souvenir qui perçait la carapace, en désir qui pointait à travers les prunelles. Pupilles encore dilatées, de l'afflux subit de désir, créé par les deux corps qui s'étaient entrechoqués, et par ces souvenirs qui perçaient la carapace. Encore et toujours ces souvenirs qui perçaient la carapace et qui ballottaient la galère dans tous les sens, radeau emporté par les images et les méduses phosphorescentes. Le désir qui grimpait, escaladait, entourait en lianes serrées la statue de marbre jusqu'à enserrer et serrer son torse, désir fou désir violent désir incompris et désir sans réponse. Presque déçue, qu'Ezra n'y réponde pas, mais à quoi s'était-elle attendue, que voulait-elle au fond. Elles avaient brisé les règles une fois, rien ne les empêchait de le faire deux fois, mais deux fois ça devenait deux fois plus grave et après il n'y avait plus de retour possible. Ceux qui disaient que franchir la limite une seule fois suffisait à dépasser le point de non-retour, avaient tort. C'était la deuxième fois, qui comptait le plus. Celle dont on ne parle jamais, celle qui va de soi après-coup, mais qui est en réalité la pierre de voûte invisible de l'arche. La première pierre ne serre à rien, ce n'est qu'un jalon, qu'une borne. La deuxième pierre, celle qui est placée au-dessus, celle qui enfonce et donc stabilise la première, c'est celle-ci, qui est importante. C'est elle, qui fait des dégâts. Ce n'est pas la première qui fait que tout commence, que tout s'enchaîne inévitablement. C'est la seconde. Et Werowa a une folle envie de poser leur seconde pierre. "Ce que tu as tant aimé aussi, il me semble…" Voilà pourquoi elle veut poser la deuxième pierre, parce que justement elle a aimé, beaucoup trop aimé pour avoir envie de s'arrêter là. Alcool, guérison, il y avait plein d'explications pour justifier ce qu'elles avaient fait, pour se défendre, mais il n'y en avait aucune pour justifier son envie de le refaire. Et c'est pour ça que la seconde pierre est la plus importante, parce que quand on la pose elle assure les fondations, alors que si elle reste en suspens, elle s'effrite jusqu'à ou disparaître totalement, ou ne plus compter parce qu'elle est périmée. C'est la deuxième pierre qui lance l'embrayage, la première n'est rien en comparaison.


"Je n'ai jamais dit le contraire." D'où lui vient cette assurance, cette insolence et cette légèreté ? Elle passe définitivement trop de temps avec Ezra. C'est une raison de plus pour s'éloigner d'elle, elle est trop dangereuse pour elle. Ezra est celle qui a tout chamboulé. Ce serait facile de rejeter la faute sur elle, de la blâmer parce qu'elle l'a séduite, mais Werowa sait que ce n'est pas ça. Elle ne l'a pas séduite. Elle l'a provoquée, et elle y a répondu. Ezra est détendue face à elle, loin d'exploser comme elle s'y serait attendue. Un boulet de canon avait défoncé les bases de leur relation, et Werowa se retrouvait à nager en plein inconnu, encore une fois. Sauf que cette fois-ci, ça ne l'énervait plus, ça ne l'agaçait plus. Il n'y avait plus cette étincelle d'orage dans l'air. "Je pensais que tu ne te souviendrais pas de grand chose." Werowa ne répond pas, il n'y a rien à répondre, ce n'est qu'un aveu. Un aveu sincère, honnête, franc, et calme, si calme, si posé. Etalé devant ses yeux, Ezra le lui présente comme le marchand lui avait présenté ses tissus, à elle de choisir ce qu'elle veut en faire, si elle veut le découper, le tailler, le coudre ou le prendre brut. "Nous sommes deux adultes, deux femmes consentantes." Jusque là, elles étaient d'accord. Mais avec cela, les justifications d'esprit embrumé et de choix brouillé s'éloignaient et devenaient caduc… Ezra ne faisait que lui rend la tâche plus difficile, plus ardue. "Donc j'imagine qu'il n'y a pas de problème ? à moins que la nuit dernière t'a dérangé ?" Enfin, ça y est. Werowa est au dos du mur. Et la dernière fois ça lui a plutôt bien réussi, elle a pu se libérer de certaines contraintes. Leurs cordes se sont effilochées, mais les derniers fils sont les plus résistants, ils tiennent bon, avec l'énergie du désespoir. Telles les cordes d'un ring, ils sont élastiques, et la renvoient en plein cœur du combat. Tels les gardes autour de l'arène, placés dans l'ombre des portes, qui arrêtent les fugitifs et les renvoient sur la lame de l'adversaire. Werowa affronte le regard d'Ezra, elle est d'abord aussi calme qu'elle, et puis le tourment refait surface, les questionnements transparaissent dans ses yeux d'ébène, bien plus expressifs qu'à l'ordinaire. "Oui, ça m'a dérangé." répond-elle simplement, quelques mots qui peuvent briser cette entente qu'elles semblaient avoir enfin trouver, quelques mots qui peuvent craqueler le sol sous leurs pieds… ou la seconde pierre qu'elle tient à la main. Ses doigts se serrent inconsciemment en un poing signe du tumulte dans ses pensées, dans son corps. Oui, ça l'a dérangé, parce qu'elle s'est retrouvée dos au mur, comme à présent, mais cette fois-ci Werowa se demande si ce sera aussi productif que la dernière fois… ou si elle ne s'est pas juste acculée d'elle-même, d'elle-même épinglée dans une impasse.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3024 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : astrid ♥ (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 1612
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le Mar 28 Avr 2020 - 10:02
Hall of fame (Werowa & Ezra)
"Je n'ai jamais dit le contraire." Un point où nous étions d'accord, que nous partagions. Les avis convergents étaient rares entre nous. Il y avait plus des points de divergence que de convergence. La difficulté de trouver un terrain d'entente alors que bien souvent, les cris finissaient par résonnaient, le ton des voix étaient haussés. Il y avait les portes qui claquaient. Il y avait les doigts qui agrippaient. Il y avait la violence des mots. Il y avait des notes de franchise. Il y avait des regards. Mais parfois il y avait aussi des accords de musique qui résonnaient. Parfois il y avait des notes de musiques qui se joignaient entre eux et qui permettaient de former une chanson. Mais il était encore trop tôt pour dire si ces notes de musique pouvaient s'accorder entre elles, si une nouvelle chanson allait être chantée, si une nouvelle danse allaient être dansée. Des pas de danse qui étaient esquissés certes. Des pas de danse qui formaient pour le moment une chorégraphie lente alors que chacun tentait de comprendre et prédire les pas esquissés par son partenaire de danse. Partenaire de danse qu'elle formait alors bien qu'aucune danse endiablée n'était pour le moment réalisée. Il n'y avait aucun son de tambour. Il n'y avait aucune note de musique envoûtante ni d'air de flûte qui résonnait dans le ciel. Il n'y avait que ce jeu de regard. Une danse néanmoins, non pas un combat. Ne se dressant alors comme deux prédateurs prêts à se dévorer et se jeter dessus. Contentant de la regarder et d'attendre de voir la suite.

Yeux qui miroitaient du félin nonchalant alors que je l'observais. Ne voyant un problème dans la situation et il ne me semblait pas qu'elle puisse en voir un aussi, en vue de son récent comportement. Mais là où je me trompais que de croire qu'elle ne voyait pas de problème dans cette situation. Le contraire. Me prenant par surprise bien que par cette attitude nonchalante je réussissais à ne rien montrer. Me prenant néanmoins par surprise alors qu'elle affirmait soudainement le contraire, et contredisait cette présomption simple. "Oui, ça m'a dérangé." Certainement surprise alors que pendant une minute, je me contentais de l'observer dans le silence le plus profond. "Et pourtant tu viens de m'embrasser." Un constat. Une affirmation de ce qui venait de passer. Ce qui semblait être une contradiction entre ses mots et ses précédentes actions. Nuit qui l'avait dérangé et pourtant un sujet qu'elle avait abordé en m'embrassant. Une manière unique d'aborder un sujet et présenter une question. Ce qu'elle n'était pas obligée de faire alors qu'elle aurait simplement pu avec des mots m'expliquer qu'elle souhaitait parler de la nuit dernière. "Qu'est-ce qui t'as dérangé ?" La question. Si elle s'attendait à ne pas être questionnée, alors elle se trompait. Evidemment curieuse de savoir ce qui la dérangé dans cette nuit qui s'était passée. Sans doute que si elle aurait voulu avoir une porte de sujet et ce sujet, elle aurait dû se taire. Peut être une erreur que de l'aborder. Peut être ce qu'elle pensait désormais. Et pourtant si elle n'avait pas abordé ce sujet, fait référence à cette nuit, elle aurait pu être tranquille. Une référence que je n'aurai pas faite. Une nuit que je n'aurai pas mentionné alors que comme je lui avais dit je pensais qu'elle n'avait quasi aucun souvenir de cette nuit. Mais nous ayons maintenant face l'une à l'autre, mettant les choses à plat, tentant d’aplatir toutes les mottes de terre qui dépassaient. Au moins le sujet qui serait réglé avant qu'elle n'en vienne à partir de la cité et en vienne à s'absenter pour profiter des festivités, tenter de se faire une réputation. Peut être ce qu'elle voulait que d'éclaircir sa conscience pour partir là-bas sans penser à personne, effacer toutes les écritures à la craie. Les balayer dans un nuage de poussière. Sujet qui ne me mettait pas mal à l'aise, mais ne pouvant que me demander ce qui la dérangeait alors : d'avoir bu trop de vin ? d'avoir passé la nuit à mes côtés ? mon statut d'esclave ? Il y avait de nombreuses possibilités et de nombreuses questions qui pouvaient naître alors qu'elle avait pourtant accepté de m'entraîner. Ayant accepté de continuer de m'apprendre des techniques de combat pourtant. Contradiction entre entre ses gestes et ses mots de nouveau Des réponses que je n'avais pas. Des réponses qu'elle seule pouvait me donner. Des questions sur lequel je ne m'arrêtais pas plus alors qu'il suffisait d'attendre et de voir. Ne disposant de réelle solution que d'attendre et voir si elle était prête à parler. Et n'ayant pas encore décidé si cela était mon problème que cette nuit l'ait dérangé alors que là n'était pas mon cas. Poings fermés que j'observais alors qu'elle semblait acculée au pied du mur. Pourtant c'était la garde qui se trouvait au centre de la pièce, libre de faire les cents pas, de se mouvoir alors que j'étais celle de nous deux qui se trouvait le dos acculé contre la porte. N'ayant pas bougé depuis ce précédent baiser. Caresse encore sentie. Et attendant désormais de voir à distance si une tempête de sable allait surgir devant moi, si les grains de sable et de poussière allaient être balayées dans toutes les directions. Pour le moment aussi immobile et calme qu'un camélidé qui s'apprêtait à se promener dans le désert. Sans crainte.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 237 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vavas, capraccoon icons METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 371

Hall of fame (Werowa) - Page 2 Empty Re: Hall of fame (Werowa)

le Jeu 7 Mai 2020 - 22:42
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Werowa sait très bien ce qui l'a dérangé. Se l'avouer, c'est déjà fait dans son esprit, la première pierre est déjà posée. Mais on en revient à la même chose : ce qui importe, c'est la deuxième pierre. Et là, Werowa, elle peine. Elle a la pierre dans une main, le ciment par terre, les yeux rivés sur la place vacante, et elle ne bouge pas. Statufiée, comme à l'ordinaire. Non, pas comme à l'ordinaire. Elle était plus fébrile qu'à l'ordinaire. De l'extérieur, de loin, elle faisait la statue, mais il suffisait de porter un peu d'attention à ses yeux, à ses mains, pour voir la statue aux prises avec de légers tressaillements. Minimes, mais bien visibles pour qui voulait les voir. De minuscules frissons, d'aucuns diraient les signes d'une tempête intérieure. Ce n'était pas une tempête, pas même un combat. C'était un recul, une défaite. Reculer, à tout le train, se prendre les pieds dans le tapis, heurter le mur du dos, ne plus pouvoir faire face à ce qui se tenait devant nous. C'était informe, pour certains infâme, c'était éclatant de vérité et effrayant de sincérité. Un vrai monstre comme on n'en fait plus. Les pires monstres sont ceux qui ont raison. Ils voient la vérité, ils en font une lanterne et la promènent partout, on les déteste pour ça, la vérité devrait être libre, mais en même temps ça nous arrange bien que quelqu'un d'autre soit dépositaire de la lanterne. Ils ferment les parois les œillères font des cachotteries bien utiles, eux seuls voient la lumière et les autres rien, c'est la définition même de la lanterne sourde qui se ferme et s'ouvre pour quelques élus seulement, pour celui qui la porte et la transporte. Les monstres sont ceux qui voient tout, les taupes ont trop regardé et se sont brûlés la rétine, les cyclopes ne voient qu'une seule chose, les humains clignent des yeux pour ne pas tout voir. La lumière sur les parois de la caverne danse, forme des illusions d'optique, des jeux de perspective, des trompe-l'œil, tout tourne autour de l'œil, l'œil lui-même se révulse dans son orbite, une révolution signifie faire un tour à 360, revenir au point de départ, l'œil lavé mais toujours pas prêt à voir, l'œil voilé par cette troisième paupière la membrane nictitante qui le protège en enlève les débris mais le voile aussi, toujours cette double fonction du voile, dévoiler et cacher. Même si elle est transparente, la membrane refuse de voir la vérité, les yeux se détournent, ne peuvent pas la supporter. Elle n'est pas forcément claire, la vérité. Elle n'est pas forcément pure, la vérité. Elle n'est pas forcément nitescente, la vérité. Elle peut être sombre, trouble, âpre. Dure à avaler, la vérité est luciférienne : ange et démon, clarté et ténèbres. Et les monstres voient tout, les monstres la regardent en face, eux l'affrontent du regard et l'accueille dans leurs prunelles, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on les appelait les illuminés ? Maintenant vous savez, c'est parce qu'ils ont la lanterne. La Mort à sa faux, les monstres ont leur lanterne. Les dieux ? Ils ne sont pas dépositaires de la vérité eux aussi ?


"Et pourtant tu viens de m'embrasser." Tressaillement des phalanges, cillement des paupières. Le paradoxe, ce bon vieux paradoxe, encore et toujours. Tant que Werowa ne regarde pas la vérité en face elle n'est pas un monstre n'est-ce pas ? Pour l'instant elle a encore les yeux fixés sur les ombres. Lanterne sourde, lanterne magique. Lanterne magique avec ses dessins à l'ombre noire sur les murs, ses histoires qui se racontent sans un bruit sans un mot, au cœur d'une tempête comme au cœur du silence, sans aucun accompagnement. Pas de voix de conteur grave pour les accompagner et les expliquer. Pas de notes de musique, aucun instrument stridant pour donner une tonalité triste qui semble être la seule convenir à ces ombres sur le mur. La lanterne magique tourne et roule, les images se succèdent, l'histoire s'enchaîne. Châteaux, princesses et chevaliers, cavernes, îles et trésors, harpies, gobelins et dragons. Il y a une hiérarchie chez les monstres aussi. Au bout d'un moment, l'animalité rassure. On a associé l'animalité et la monstruosité, grossière erreur mon cher ami. Les deux ne sont pas irréductibles l'une à l'autre, on peut être animal sans être monstre, et être monstre sans être animal. Mais l'animalité rassure, c'est une justification, une cause plausible, une raison explicative qui suffit souvent, vite et bien, comme ça c'est expédié il n'y a pas à tergiverser. Le plus dérangeant c'est quand il n'y a pas d'animalité dans le monstre, quand il peut parler, pire encore, argumenter, encore pire, avoir raison. Pourquoi est-ce que le diable vous chuchote à l'oreille ? Parce qu'il sait qu'il a raison. Même si ce n'est pas ce que vous finissez par dire, il faut sauver les apparences, ça peut vous sauver, c'est ce que vous pensez. Diable ou chérubin, quelquefois les deux ne font qu'un, ça c'est quand il n'y a qu'une seule voie qui s'étend devant vous, chemin de terre qui n'attend que d'être pavé. Pose la deuxième pierre. Tu sais ce que tu vas dire. Tu n'y échapperas pas. Il n'y a pas de voix pour lui souffler ce qu'elle va dire, Werowa n'a besoin que de lire, que de plonger ses yeux sombres dans la lanterne qu'on lui a mise sous la nez, et de lire les caractères en lettres de feu ou tracés sur un miroir, ce n'est pas compliqué, il faut tourner la tête, lever les yeux. Arrêter de regarder fixement le début de la route, regarder la pierre, et une fois que le sésame ouvre-toi a été prononcé, la poser, parce que c'est comme ça que ça va se passer, elle le sait, elle le sait pertinemment. Il faut juste ces doigts sous le menton, ou ce poing sur sa joue, ou cette corde autour de son cou, pour qu'elle regarde dans la lanterne. Les parois s'ouvrent et se referment, elles s'excitent, si elles étaient des papillons elles battraient des ailes. La lumière danse sur les parois de la caverne, jour nuit, jour nuit, jour nuit, jour nuit, jour nuit, jour nuit, jour nuit, jour nuit, ça devient chiant à la fin. Les silhouettes sur les murs se sont immobilisées, elles ne sont plus l'histoire, elles sont spectatrices silencieuses de l'histoire. Elles attendent avant de reprendre leur farandole et leur fariboles. Werowa relève les yeux, la pierre est en face d'elle, incrustée dans le mur contre lequel Ezra est encore appuyée, avec dans son grain des caractères qui lui brûlent la langue et la gorge. Il ne s'agit pas de les vomir, de les balancer le plus vite possible pour qu'ils s'évanouissent dans l'air, pour passer outre, vite et loin. Il ne s'agit pas de les savourer non plus, ils sont trop épicés pour ça, trop pimentés, trop forts pour rester en bouche. Il faut les prononcer, lentement, c'est comme ça que ça se prononce, une épiphanie, une révélation. Une révolution. Avec lenteur, sous le choc ou par solennité de l'instant, par peur ou par fierté. Se rendre compte d'une vérité, rien de plus complexe, rien de plus épuisant. Qui aurait cru qu'ouvrir une lanterne était si éreintant ? "Que j'aie aimé." Réponse brève, à la Werowa. Des larmes sur ses joues, elles brûlent aussi les yeux la vérité et son ombre. Illuminée.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3024 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : astrid ♥ (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 1612
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le Ven 8 Mai 2020 - 21:45
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Curieuse de savoir ce qui l'avait dérangé. La curiosité qui était un vilain défaut. Mais pourtant là, naissant dans l'esprit des hommes, les poussant à faire des découvertes, à tester, à contourner les interdits. Mais n'étant pas moins détendue, curieuse mais savant attendre mon heure. Ce que j'attendais qu'elle en vienne à décliner doucement cette réponse, ces mots qui l'a tracassé, qui la forçaient à s'interroger. Des mots qui n'apparurent pas tout de suite. Un message délivré plus tard. Auparavant, ce silence calme, que certains pourraient qualifier d'effrayant. Ce silence apaisant mais qui pouvait aussi précéder la violence. Un silence qu'il serait possible de croire qu'il était possible de le couper à coup de couteau, du plat de sa lame. Comme un fil doré qu'il serait possible de casser mais dont on était aussi tenté de préserver. Parfois le silence qui était préférable aux mots. Parfois le silence qui était envié alors que parler pouvait vouloir dire commettre un impair, que parler signifiait mettre des mots sur la réalité. Or parfois, la réalité dérangeait et effrayait. Une vérité qu'il était préférable par moment d'apprécier de loin, de la regarder passer sans chercher à l'atteindre. L'inconnu qui pouvait être préféré à la vérité. Une vérité que je ne recherchais pas moins. Tendant la main pour l'atteindre ou la poussant à tendre cette main pour l'attraper de ses doigts, la tenir entre ses poings fermés. Une vérité qu'elle n'était pas obligée de constater alors qu'elle pouvait aussi ignorer cette question mais ce silence qui me laissait présager qu'elle en viendrait à se livrer de nouveau. En venant à se dévoiler. En venant à avoir le courage d'affronter cette vérité. Epée de Damoclès au-dessus de sa tête. Tendant le cou au risque de voir l'épée s'abattre. Vérité rendue visible aux yeux de tous alors qu'elle en venait finalement à me répondre et me dévoilait ce qui l'a dérangé dans cette nuit. "Que j'aie aimé." Des mots prononcés avec lenteur. Des mots dont elle ne se délectait pas comme certains pourraient apprécier leur portée, la puissance conférée. Des mots qu'elle ne précipitait pas dans le vide pour s'en débarrasser. Des mots qu'elle prononçait avec soin, constatant simplement cette vérité. Sincère. Larmes qui s'écoulaient de ses yeux. Le masque de la guerrière qui était de nouveau ôté. Le masque qui tombait sur le sol avec douceur. Ruban de satin. Des larmes qui dévalaient ses joues. La seconde fois que je la voyais exprimée autant d'émotions. La seconde fois que je voyais des perles d'eau salées. Là où elle aurait pu prétendre face à des yeux larmoyants qu'il ne s'agissait que d'un grain de poussière venu se prendre dans ses yeux. Mais ses yeux n'étaient pas simplement larmoyants alors que pour la seconde fois, des larmes s'écoulaient le long de ses joues. Proie à l'émotion comme elle l'avait été cet autre soir. Alors que guidée par l'alcool, avant que ses joues n'en viennent à s'enflammer, elle en était venue à replonger dans ses souvenirs. Alors la première fois, où j'avais vu la personne derrière la machine, derrière la garde impitoyable. Les portes de prison métalliques qui s'étaient transformées en tas de poussière. Toute froideur qui avait disparu. Émotions dévoilées.

Des questions qui traversaient mon esprit alors que je ne pouvais que demander ce que ses larmes signifiaient pour elle. Me demandant ce que ces mots signifiaient pour elle. Des hypothèses qui dessinaient alors qu'elle avait avoué que c'était le fait d'avoir aimé cette nuit qui l'avait dérangé tant que cela. Regard posé sur elle. Interrogations qui naissaient alors que je ne pouvais que me demander si elle avait peur de ce que ses mots représentaient. Me demandant si ses larmes trahissaient la tristesse ressentie à l'idée de cette révélation. Me demandant si c'était des larmes de joie suie à l'annonce de cette nouvelle, cette réalité révélée. Me demandant ce qu'elle craignait tant dans le fait d'avoir aimé cette nuit. Si elle craignait le fait ce que ce baiser signifiait.

Si elle avait peur de devenir dépendante, d'en vouloir plus, de ressentir de nouveau cette attraction physique comme elle semblait me l'avoir fait signifié. Ce que j'avais pu comprendre de ses gestes que cette attirance renouvelée. Son corps qui réagissait en présence du mien. Sa volonté subite de s'écarte alors que dans ce premier entraînement, nous nous étions retrouvées proches. Ce baiser volé avant qu'elle n'en vienne à s'éloigner aussitôt. Me demandant si cela la dérangeait d'être attirée par les femmes. Mais elle m'avait déjà préalablement avoué s'être retrouvé au bordel, s'être retrouvée entre les bras de la gente féminine. Mais peut être que si cela ne lui avait posé problème sur le moment, peut être qu'elle n'avait pas réfléchi, ni tenter de comprendre ce que cela signifiait.

Me demandant si elle craignait les répercussions de cette nuit, les risques pour sa carrière que cette aventure en vienne à être connue d'autres oreilles. Statut d'esclave. Me demandant si cela l'a dérangé encore plus alors que sa carrière était sur le point d'évoluer, qu'elle avait la possibilité de se rendre à la fête d'équinoxe, de faire partie du cortège chargé d'accompagner Demyan. Une possibilité d'évolution, de monter dans la société, de se créer une place plus respectable que celle qu'elle avait déjà. Un risque pour elle si cette nuit était su, mais aussi pour moi. Atteinte à ma réputation que je ne craignais pas. Comptant simplement éviter que mon maître en vienne à savoir. Mais crainte à ce sujet qu'elle n'aurait à avoir alors que ce secret était gardé.

Voix qui me chuchotait qu'elle craignait peut être de tomber amoureuse, que son coeur en vienne à succomber. Mais cette idée paraissait de loin risible. Non pas parce qu'elle n'avait pas de coeur, parce qu'elle était une guerrière métallique qui ne ressentait aucune émotion. Non, comme tout le monde elle ressentait. Son coeur battait. Ses battements de coeur s'accéléraient. Idée qui était ridicule non pas dans le sens qu'elle pouvait ressentir quelque chose mais simplement parce qu'elle n'était pas amoureuse et je ne l'étais pas non plus. Une attraction physique qui ne pouvait être déniée. Attirance que je ne rejetais pas, mais rejetant toute idée d'émotions alors que mon coeur était fermé. Ayant trop souffert. Ne voulant sans doute pas revivre cette même souffrance, voir la plaie s'ouvrir de nouveau. Coeur enflammée qui s'était refroidie. Le volcan qui s'était éteint. La glace qui avait recouvert toute trace du passage des flammes. Ce qu'il restait qu'une étendue glacée, enneigée. Froideur. Vent froid qui chassait les intrus. Stalacmites qui barraient le passage à ceux qui tentaient de s'approcher trop près. Rejetant avant d'être rejetée. Coeur encore ouvert à ceux qui comptait, mais coeur qui souffrait encore trop récent de cet énième rejet de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Il y avait les mots. Il avait l'écho des cris de colère qui restaient. Il y avait cette froideur qui naissait, qui prenait le dessus. Il y avait des portes qui se fermaient. Peut être plus simple. Alors idée qui était risible et espérant sans aucun doute que ce n'était pas cette idée qu'elle craignait, car elle n'avait là aucune peur à avoir. Chemin qui était condamné. Et le risque qu'elle prenait en s'y aventurant était de tomber. Mais ce que je savais ne risquait pas d'arriver. Ce que je ne disais toutefois pas pour détendre la parole, n'ajoutant pas avec une note détendue qu'elle n'avait rien à craindre alors que nous n'étions pas amoureuses. Mots qui seraient malvenus.

Faisant un pas dans sa direction. En dépit de ces questionnements, il était certain qu'à mes yeux, il n'y avait là aucun problème. Il n'y avait aucun blasphème. Il n'y avait aucune crainte de sa part à avoir quant à avoir aimé cette nuit. Ce qui n'était pas un mal. Etant libre. Etant une femme libre, encore plus que je ne l'étais. Garde affranchie. Libre de succomber au plaisir. Libre de rencontrer la passion. Pas dirigés lentement dans sa direction alors que je laissais derrière moi la porte qui était restée close. Laissant derrière moi cette porte contre laquelle je m'étais adossée. Porte que je n'avais jamais eu le temps d'ouvrir alors qu'elle m'avait retenu. Me dirigeant non pas rapidement dans sa direction mais lentement. Comme si un mouvement réalisé avec une pointe de vitesse l'effrayerait, comme si un mouvement réalisé trop soudainement viendrait rompre le silence de ce moment. Des pas esquissés lentement dans sa direction mais une lueur de détermination qui brillait dans mon regard alors que je m'approchais d'elle avant de m'arrêter juste en face. De nouveau quelques centimètres nous séparant. Mais n'étant pas là pour faire vibrer cette attirance, pour la reconnaître spécifiquement et faire naître de nouvelles étincelles. N'étant pas là pour cela  et erreur sans aucun doute qu'elle commettrait de croire qu'à cet instant là était le cas. Geste qui avait une origine plus lointaine, plus profonde. L'admission. Eclat de bienveillance, de respect. M'approchant un peu plus alors que doucement j'approcher mes mains de son visage. Un geste qui ne démontrait aucune violence. Mains qui ne se dirigeaient pas en direction de son cou comme si je voulais tenter de l'étrangler. Il n'y avait là aucune volonté de commettre une telle infraction, ni de la tuer. Non. Mains qui se dirigeaient vers une toute autre cible, s'approchant de ses joues. Et c'est avec douceur que du bout de mes doigts, j'en venais à effacer les larmes qui continuaient de dévaler le long de ses visages. Venant chasser ces perles au goût salé. Les effaçant de son visage. Sourire qui se dessinait sur mon visage. Regard qui recherchait le sien alors que lentement, calmement je prenais la parole. "Il n'y a rien de mal à cela." Une affirmation. Une certitude. Elle n'avait là commis aucun impair. Ayant le droit de désirer. Ayant le droit de vivre. Ayant le droit de ressentir la passion. Ayant le droit de se sentir vivante. Libre. Il n'y avait rien de criminel à faire ce choix. Certes, le sujet qui restait néanmoins mal vu au sein de la cité. Ceux du même sexe qui s'aimaient étaient tolérés mais à petite dose. Un rejet qui n'était pas caractérisé spécifiquement mais il était certain que toutes relations de son genre était mal vue, jugée contre productive. Ce qui était sans doute un peu ironique alors que la cité était aussi connue pour ses lieux de luxure, pour ses frivolités, pour ses jeux de carte, pour ses tavernes où l'alcool coulait à flot, pour ses bordels. Des moeurs qui restaient, celles du mariage. Mais n'ayant été jamais douée pour suivre les règles et ne voyant pas de difficulté à continuer de les contourner. Aucun mal qui était fait. Et elle ne devrait certainement pas se sentir mal pour éprouver une attirance pour des femmes, pour d'autres personnes, pour vouloir vivre. Une vie qui était déjà bien trop courte. Alors s'il fallait se poser des interdits en plus des interdits qui existaient déjà, autant mourir là maintenant. Vivre pleinement valait le coup. Mais à l'opposé, vivre en étant confiné dans les normes paraissait bien fade, bien norme. Vie que je semblais impossible de suivre alors qu'il me fallait du piment. Mais cette histoire qui n'était la mienne, et ne pensant alors à moi mais à Werowa qui se trouvait juste en face de moi. Sincérité de ses mots que je lui avais adressé alors qu'elle ne devrait avoir honte de vivre, mais devrait plutôt se sentir fière ou accepter enfin de croquer la vie à pleine dent. Ressentir qui n'avait pas que des mauvais côtés bien qu'il était sûr que parfois il valait mieux fermer les portes avant qu'il ne soit trop tard, avant que le couteau ne soit enfoncé profondément. Pensées chassées. Main que je retirais avec délicatesse de ses joues. Larmes effacées. De nouveau elle-même.Ou du moins, ce n’était pas encore tout à fait sûr. Pour le moment, ce masque de guerrière qui était encore abaissée. Masque qu’elle n’avait pas de nouveau apposé sur son visage pour empêcher toute autre personne de lire ces émotions. Ce moment de vulnérabilité encore présent bien que si je pouvais voir les expressions de son visage, là n’était pas encore aisée de deviner ce qui se passait dans sa tête, ce qu’elle pensait ou ce qu’elle ressentait.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 237 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vavas, capraccoon icons METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 371

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le Dim 10 Mai 2020 - 23:12
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Illuminée. Il y a un autre terme pour les désigner, les monstres qui voient la lumière. Parce qu'ils voient la lumière par des fentes, ils sont des fêlés. Fêlée. C'est ce qu'elle est. Son masque de marbre, son masque de sable, ils sont fêlés, craquelés. Séchées, les larmes sur ses joues, alors le masque se craquèle. Werowa se retrouve les bras ballants. "Il n'y a rien de mal à cela." Ezra insolente, Ezra flamboyante a disparu, il n'y a plus que cette bonté dans son regard, bien loin de la tempête habituelle. Elle est bonne avec elle, douce, sympathique. Sympathique, c'est bien le mot, comme si elle avait vécu cette douleur elle aussi. Mais Werowa ne sent que la fêlure, ces failles qui mènent au gouffre, au magma, au cœur en fusion derrière. Il suffirait que les failles s'étendent pour que le volcan entre en éruption, explose, que la tempête de sable et de feu recommence, mais ce n'est pas le cas, pour le moment le volcan est endormi. Sa lave est fossilisée, et il y a cette paresse au fond d'elle, elle n'a pas envie de s'énerver. Qu'elle ait une raison ou non, à vrai dire ça n'a pas d'importance, c'est facile de s'énerver sans raison. Il suffirait qu'elle dise qu'elle ne voulait pas qu'Ezra la touche, mais c'est fau, ça ne la dérange pas. C'est drôle : ça, ça ne la dérange pas. Sa sollicitude, sa gentillesse, ça, ça ne la dérange pas, mais dès que ça devient sensuel, sexuel, ça, ça la dérange. C'est ce pont qu'elle n'a pas l'habitude de franchir, cette route qu'elle n'a pas l'habitude d'emprunter. Pourquoi une route, pourquoi un pont ? Pourquoi pas un carrefour ? Ce serait plus logique, mais la logique n'a rien à voir là-dedans n'est-ce pas ? La logique voudrait que Werowa se reprenne, se recule, essuie ses larmes d'un geste rageur et ordonne à Ezra ne parler à personne de cet instant de faiblesse, la menace de lui faire porter le blâme si elle dit quoi que ce soit, la logique voudrait qu'elle réaffermisse son autorité de garde. Mais la logique a déserté la baraque n'est-ce pas, alors Werowa continue de pleurer, avec ce calme olympien si étrange et si dérangeant, les larmes continuent de rouler sur ses joues, et les pouces d'Ezra ne peuvent les essuyer. La statue est fêlée, et elle abritait une fontaine, Werowa sanglote doucement, presque sans bruit, et ça, ça la dérange, ça, ça l'agace, elle aimerait que ça sorte, en gros flots, une bonne fois pour toutes, mais des années de contraintes, des années de restriction, et elle a l'impression d'être emmaillotée dans un filet de pêche aux mailles serrées, l'eau ne sort qu'à petites gouttes, qu'en fins ruisselets, dans un tintement inaudible. Elle ne veut pas qu'Ezra la serre dans ses bras, ou peut-être que si, mais pas comme un enfant qu'on consolerait. Donc non, en fait elle sait, elle ne veut pas qu'Ezra la serre dans ses bras, mais elle veut quand même sentir sa peau contre la sienne, ou au moins son contact, ou juste ses paumes, juste un toucher délicat et chaud pour se sentir accompagnée. C'est primaire, instinctif, animal, le besoin de sentir ce toucher, ça va à l'encontre de son caractère alors c'est que ça vient de plus loin, de plus profond, de la part d'animalité que chaque homme porte en lui, que chaque femme porte en son sein. Lionne, louve, on l'a qualifiée de bien des surnoms pour la décrire, pour faire ressortir sa férocité, sa hargne, mais Werowa ne feule pas, ne hurle pas, elle combat en silence, les crocs serrés. Elle ne cherche pas à intimider par des grognements ou des paroles, le silence est une arme bien plus efficace. Ils passaient à l'action, sous son silence, ils en avaient assez d'attendre et de tourner en rond dans le sable, leurs traces s'étirant derrière eux, formant des cercles concentriques et des spirales à en avoir le tournis, des tourbillons à en convoquer les tempêtes. Ils attaquaient, pour briser le silence, et elle les attendait. De pied ferme, les appuis bien solides. Werowa n'était pas une lionne ou une louve, elles attendent avant de passer à l'attaque, Werowa est autre chose, un autre animal, un de ceux qui attendent qu'on les attaque, un qui fait venir à lui plutôt que d'aller aux autres. Elle ne sait pas bien à quel animal elle pourrait être comparée alors, mais en tout cas elle, elle fait ça, elle pousse les autres à l'attaquer par le poids de son silence. Le silence pesant, de plomb et de cuivre, de fer et d'acier, ce même silence a creusé les sillons dans sa chair et les fêlures dans son être, c'est lui qui les étire aussi. Ce même silence, elle le conserve, alors qu'elle pleure à chaudes larmes, ou peut-être qu'elles sont froides, elle ne porte pas les mains à ses joues alors elle ne peut pas savoir, en tout cas elles sont salées, ou même amères, elle ne les avale pas quand elles viennent mouiller les commissures de ses lèvres alors elle ne peut pas savoir. Elle sent juste leur toucher qui chatouille un peu sur ses joues, elle sait juste qu'elle pleure. Werowa a fermé les yeux, elle a la bouche entrouverte parce qu'elle a le nez engoncé dans la morve, alors elle doit respirer par la bouche, des respirations courtes, brèves, hoquetant, dictées par les sanglots qui la parcourent. Elle a froid, elle voudrait se recroqueviller dans un coin, mais Werowa ne bouge pas, les sourcils un peu froncés, elle essaye de reprendre le contrôle, d'arrêter le sanglot et d'être à nouveau maîtresse de sa respiration. C'est un travail long et ardu, difficile, ça ne se fera pas en quelques instants, et puis elle hésite encore, se laisser aller ou contrôler ? Un peu désespérée, elle voit quand même du bien à cette crise de larmes, au moins ça n'arrivera pas à l'extérieur, sur les routes, dans la forêt, dans ce monde inconnu qu'elle déteste tant, en plein cœur de la fête ou devant son prince. Werowa se raccroche à ça, à cette petite parcelle de réconfort, ça, ça ne la dérange pas, cette pensée est comme un toucher délicat et chaud, ça la conforte, ça la soulage. Au moins, ça ne se reproduira pas au pire moment possible.
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Ezra Aerys
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le Lun 11 Mai 2020 - 12:59
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Elle pleurait. Ce n'était pas quelques larmes que mes doigts tentaient d'effacer. Ce n'était pas grâce à l'aide de ma main que je pourrais effacer la buée qui était née sur la vitre, les gouttes d'eau. Cela ne serait pas suffisant pour arrêter la chute de l'eau. Pluie diluvienne. Larmes qui coulaient le long de ses joues. Larmes qui couraient en torrent. Se rejoignant, glissant le long de mes doigts, tombant plus bas alors que je tentais de les chassais et comprenant aussi que tenter de les chasser ne servirait à rien. La garde qui était simplement en train de lâcher prise. Elle sanglotait presque silencieusement jusqu'à ce que les hoquets viennent la parcourir, que son corps se mette à trembler. Comme si elle était une feuille tourbillonnant dans le vent, tremblant sous une légère brise. Comme si elle était une poupée de porcelaine qui manquerait de se craqueler, de se fissurer si on la serrait un peu trop fort entre ses doigts. Ce auquel elle quoi elle n'aimerait sans doute pas être comparée. Mais de nouveau le masque était déposé au sol, les armes abaissées. Fragile. Révélant cette fragilité qu'elle ne dévoilait pas avant. Se laissant aller simplement aux larmes et à l'émotion ressentie, acceptant pendant quelques instants d'abaisser ce masque même en ma présence.

Ne tentant pas alors de la laisser seule dans le froid et l'obscurité. Ne tentant pas de parcourir le chemin adverse et sortir de la pièce pour la laisser seule et se laisser aller aux émotions. Peut être ce qu'elle voudrait justement que j'en vienne à m'éloigner pour la laisser seule au grès de ses larmes, pour que je ne puisse voir ce moment qu'elle craignait peut être voir revenir à sa figure comme un boomerang. Mais là qui n'était l'idée qui me venait à l'esprit, ni de faire demi-tour, ni de m'écarter pour la laisser se recroqueviller sur le sol et dans le noir. N'esquissant pas un pouce pour bouger bien que mes doigts avaient quitté ses joues car incapables de retenir les larmes qui s'écoulaient de ses yeux. Ne comptant partir à moins qu'elle m'en donnait l'ordre. Seulement à ce moment-là je saurai que c'était ce qu'elle voulait que je m'en aille et alors je partirai. Ce qui pourrait aussi se révéler être une illusion alors que parfois des mots étaient prononcés mais le coeur criait le contraire. Parfois il était plus simple de laisser les autres s'éloigner mais aussi parfois il n'y avait pas besoin de mots pour se comprendre, parfois le silence suffisait. Ce silence reconnaissable, brisé uniquement par ces sanglots. Ne voulant qu'elle en vienne à se sentir seule. Et doutant qu'au fond d'elle, elle veuille être seule bien que sa fierté pouvait aussi lui intimider de m'éloigner, de me rejeter. Un risque que je prenais de rester là, de ne pas bouger. Mais si elle craignait que je puisse la juger, là n'était pas le cas alors que je ne la jugeais pas. Etant seulement là. Nous n'étions pas amies. Non, c'était certain. Nous n'étions pas non plus ennemies. Etant quelque chose. Mais peu importait de catégoriser un lien, de mettre alors des mots sur ce lien existant. Là n'était pas ce qu'il fallait faire que de se questionner. Ce que je ne faisais pas. Ne la jugeant pas non plus. Au lieu de cela, je venais à enrouler mes bras autour d'elle. Enroulant mes bras autour de son corps avec douceur, avec précaution pour ne pas l'effrayer. Mais sans doute ne se rendait-elle pas compte de ce geste esquissé lentement alors que son corps était parcouru de sanglots, de tremblements. Ancre que j'offrais néanmoins d'être à cet instant. Lui offrant ce contact humain. Lui offrant cette corde auquel elle pouvait s'accrocher pour éviter de plonger dans l'obscurité, de tomber trop loin. Une main tendue silencieusement dans sa direction qui n'attendait pas sa réponse contradictoire à moins qu'elle en vienne par la suite à me rejeter avec violence. Me contentant d'être là et de lui offrir ce soutien silencieux et lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule dans ce monde.
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Werowa Sundagger
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le Mar 12 Mai 2020 - 17:25
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les gouttes tintent sur la roche. C'est une pluie drue, puissante, qui gronde dans les oreilles. On dirait presque que les gouttes jouent aux percussions, à rebondir sur les roches et les galets. Quand elles tombent dans l'eau, c'est un crépitement plus qu'un tintement, de petits plop tout accumulés, ça ressemble plus à un xylophone, des sons plus aigus, plus aigres. Il y deux poids deux mesures, les roulements de tambours et les coups de cymbale, du lourd, du grave, et ces petites notes plus légères mais seul le son est plus léger. Elles n'apportent pas de légèreté dans les émotions, au contraire, elles témoignent de ces réflexions piquantes, de ces pensées acérées, qui déchirent le tissu des certitudes. Quoi qu'elle fasse, elle revient toujours à cette métaphore de la pointe qui déchire le voile, de la lame acéré qui entaille et fait couler le sang, les pensées, les larmes. Il y a cette constance chez elle, tout sur le mode du combat. Fuir, mourir, être blessée, attaquer, porter les coups, prendre des coups, tenir bon, baisser sa garde. La pluie continuait de tomber, toujours aussi drue, à marteler les murs dans sa tête, à faire tomber des pans entiers du labyrinthe et à dévoiler des sentiers cachés jusqu'à présent, des sentiers recouverts d'une dense végétation. Une jungle, elle n'aime toujours pas ça, pas étonnant que ce soit une jungle, elle n'y aurait jamais mis les pieds. Mais à présent la pluie est si forte, avec ses grêlons, qu'elle déchire les feuilles, et dessous elle dévoile les galets des chemins vierges.  Chemins sauvages, sans une trace, galets de marbre, blanc immaculé strié de noir, ni sang ni larme ne les ont souillé jusqu'à présent. Les palmes ont essuyé les rochers, au début, mais quand la pluie a gagné en intensité elles se sont retrouvées impuissantes, alors elles subissent, comme les rochers, les coups qui frappent contre leurs nervures délicates. Il y a toujours ce son, ce roulement de tonnerre dans le vallon, qui heurte du dos et des épaules les parois, omniprésent, et ces petits pépiements stridents qui brisent le rythme de la cataracte. Yeux fermés, pluie aveugle, qui tombe sans discontinuer et saute du haut de la cascade sans regarder où elle va mettre les pieds. Mais plus que la chute c'est le bruit qui la caractérise, ces milliards de milliards de gouttelettes qui vont à l'unisson s'écraser qui sur les roches qui sur l'eau qui sur les palmes. Les perles sont naturellement irisées, et il suffit d'un rai de soleil pour provoquer cet arc-en-ciel de rosée qui coure tout le long d'une grande palme plaquée contre un rocher, qui l'entoure de son enveloppe douce. L'arc-en-terre suit les courbures de la feuille, les lignes de sa chair, les veines sous sa pelure. Les gouttes glissent le long de sa peau, ça forme un ruisseau, puis un petit torrent qui dévale la feuille qui ploie, qui forme une vallée, une gorge où l'eau bout et tressaute avant de chuter de nouveau, cascade reproduite en minuscule. Peu à peu le rai de soleil est rejoint par un autre, puis par un autre encore, et l'arc-en-terre devient arc-en-ciel, il s'étend à la cataracte entière. La paroi de pierres derrière le déluge d'eau resplendit de tout un panel de couleurs, filtrée par le rideau liquide. Sur les paupières les ombres et les lumières dansent et s'enlacent. Devant l'immense œil qui pleure, les chatoiements prennent vie, presque une aurore boréale en plein cœur de la jungle. Il n'y a pas d'autres bruits que les torrents de toutes les tailles, les animaux se taisent, vipères et tigresses terrées dans leurs terriers attendent que le déluge passe, enroulées sur leurs anneaux et roulées en boule. Petit à petit, comme s'il était émerveillé par l'arc-en-ciel, l'œil arrête de pleurer, le cyclone et ses pluies torrentielles cessent, quelques petites larmes retardataires tombent encore mais les arbres peuvent de nouveau déployer leurs palmes dans toute leur grandeur. Les arc-en-terre se sont taris, en quelques secondes le soleil a remplacé la pluie et il réchauffe les rochers l'eau et les palmes, éclaire les sentiers inexplorés. Avec le retour du beau temps, cette chaleur bienvenue dans le corps, les vipères sortent grimper aux arbres et les tigresses sortent rouler des épaules, puis arpenter ces sentiers nouveaux, ces sillons creusés par les larmes dans la jungle foisonnante. L'arc-en-ciel brille avec éclat, quelques minutes, provoque l'émerveillement et la stupeur, l'immobilité des spectatrices, puis peu à peu il s'affaiblit, ses couleurs s'affadissent, retournent à cet état translucide où elles se fondent dans l'eau qui continue de couler, mais c'est normal, c'est une cascade, ça ne cesse jamais. Seulement cette fois-ci la cascade est apaisante, et la cataracte est apaisée.


Sur son visage, les larmes de Werowa ont cessé de couler. Ezra l'a entourée de ses bras, et elle l'a laissée faire, concentrée à calmer sa respiration. Ses larmes ont chatouillé ses joues et son cou, puissantes et salvatrices, avant d'enfin se tarir. Entre-temps, Werowa a posé son front contre l'épaule d'Ezra, les bras de l'esclave enroulés autour de sa taille. Lorsque la pluie s'arrête, elle rouvre les yeux, la vue lui revient. Elle bat des paupières pour chasser les dernières larmes, sécher un peu ses yeux, sans bouger les mains. Les sanglots ont cessé, sa respiration s'est apaisée, et elle se sent mieux. Maintenant que l'ébranlement de la révélation est passé, elle est réchauffée par la présence d'Ezra. Doucement, ses lèvres au goût salé se posent sur l'épaule d'Ezra, par-dessus le tissu de ses vêtements. Puis lentement, elles remontent, par légers baisers successifs, à l'encolure de son haut, contre son cou, le long de la ligne de sa mâchoire, sous son menton, rapides et légers, comme les papillons qui s'envolent en nuées après le départ de la pluie, jusqu'à ses lèvres. Là elles s'arrêtent, elle a refermé les yeux, colibri avant de butiner sa fleur, les lèvres de Werowa effleurent à peine celles d'Ezra.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Ezra Aerys
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le Mar 12 Mai 2020 - 19:54
Hall of fame (Werowa & Ezra)
La laissant pleurer puis petit à petit les sanglots commençaient à cesser. Le puis qui commençait à se tarir. Il n'y avait plus d'eau désormais, peut être une flaque qui restait. Mais pas beaucoup plus d'eau, seulement un petit peu qui bientôt disparaîtrait à son tour. Dernières larmes qui finissaient de rouler le long de ses joues, tombant sur le sol, mouillant un peu plus cette tenue un peu guerrière que j'avais enfilé, non sans m'inspirer préalablement pour la coudre de celle que j'avais revêtue à l'extérieur de la cité, lorsque je me trouvais près de l'océan. Une tenue similaire, plus masculine. Permettant de se déplacer rapidement, permettant d'être plus libre de ses mouvements s'il fallait combattre. Ce qui n'était pas très important en soit que je sois mouillée. Ne bougeant pas, ni n'esquissant un geste pour me reculer. Me contentant de la tenir près de moi. Ses battements de coeur que je pouvais entendre qui se ralentissaient progressivement pour trouver un rythme régulier. Et ce dont elle avait besoin que de cette présence humaine. Une réponse. Une affirmation alors qu'elle ne me rejetait pas mais venait poser son épaule contre mon front. La laissant se calmer et reprendre ses esprits. Etant humaine et ne comptant alors la précipiter par dessus le précipice ou le balcon. Ce même balcon dont elle avait pu chuté violemment.

Perdue un peu dans mes pensées, ou tentant peut être justement de ne pas trop penser bien que je ne pouvais que bouger légèrement alors qu'elle déposait un premier baiser au goût salé sur mon épaule. Muscles tendus. Pendant quelques secondes immobiles alors qu'elle remontait toujours un peu plus haut avec douceur. Fautive alors que je n'esquissais pas immédiatement un geste pour la repousser mais la laissant déposer un nouveau baiser rapide et léger le long de la ligne de ma mâchoire. Voix qui me criait dans ma tête que c'était mal. Agréable. Mais dangereux. Paupières que j'avais fermées qui s'ouvraient alors qu'elle déposait un baiser aussi léger qu'une plume contre mes lèvres. Baiser volé. Pouvant presque croire que c'était une illusion. Mais cela serait mentir que de prétendre que ce baiser n'était rien. Ce serait mentir de prétendre que ce n'était rien, qu'elle ne cherchait peut être que de la chaleur, une présence humaine. Un contact. Peut être ce qu'elle cherchait. Ce dont je ne savais rien.

N'étant pas dans son esprit bien que mes yeux cherchaient les siens, tentant de comprendre alors que mes doigts étaient venus s'enrouler autour de ses poignets. Comme des menottes métalliques qui se refermaient sur ses poignets. Un geste esquissé avec plus de douceur, plus humain bien qu'avec ce mouvement, je lui faisais aussi comprendre que je ne voulais pas aller plus loin, lui faisant comprendre qu'il était mieux qu'elle arrête. Oh bien sûr, il était tentant de répondre à son appel. Il était tentant de juste franchir cette ligne de nouveau, succomber à l'attraction et se faire plaisir. Dans un sens, il n'y avait rien là de bien méchant alors que c'était peut être justement ce qu'elle voulait, ce qu'elle recherchait. Mais d'un autre côté, il y avait cette voix qui me soufflait que de la laisser faire serait mal et que les conséquences pouvaient être aussi plus violentes. L'ayant elle-même dit que cette nuit l'avait dérangé. Une nuit qui l'avait dérangé. Des larmes qui s'étaient écoulés le long de ses yeux et doutant que cela ne puisse être que des larmes de joie qui s'étaient écoulées le long de ses yeux. En doutant et l'origine de ses larmes dont je ne connaissais pas. Ne connaissant pas l'origine de cette source de tarissement du puis. Il y avait des questions dont je n'avais pas les réponses. En soit chercher les réponses n'étaient pas forcément ceux qui m'intéressait le plus alors que cette nuit ne m'avait pas dérangé, que je n'avais pas à me préoccuper de ses problèmes. En soit, je pouvais juste me décider à me laisser aller et faire comme si de rien n'était mais n'étant pas totalement comme ça, bien que je restais détachée. Détachée alors que je continuais de l'observer silencieusement. Tentant bel et bien de comprendre ce qu'elle recherchait. Ce qui m'embêtait et m'agaçait aussi de chercher à savoir ou de savoir que je cherchais à la comprendre, que je cherchais à comprendre ce qui se passait dans un recoin de sa tête. Plus facile d'être indifférente, de faire comme si elle n'avait pas pleuré. Mais justement ce qui semblait avoir été le cas, ce qu'elle semblait vouloir faire. Or, elle avait pleuré. Là pour le constater. Des larmes qui n'avaient pas formé une rivière; mais un torrent. Une vérité. Reprenant la parole d'une voix calme mais qui trahissait la méfiance, la prudence. "Qu'est-ce que tu fais ?" Peut être une note de réprobation. Mais surtout de la méfiance où je voulais ne pas poser de questions, j'étais en train de le faire. Sans doute pas le geste le plus sensé. Le plus simple aurait été de l'embrasser et de la rejeter. Les deux chemins qui s'offraient à moi. Ce carrefour devant lequel je m'étais tenue quelques secondes auparavant. Mais silencieusement, il y avait un autre chemin qui s'était dessiné. Celui-ci que j'empruntais désormais mais il n'était pas dit que cette voie soit la plus aisée, alors que chemin s'enfonçait dans l'obscurité, dans les méandres. Un labyrinthe. Un palais de roses.
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Werowa Sundagger
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le Mer 13 Mai 2020 - 22:37
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'étau se resserre autour de ses mains. Les menottes d'Ezra se referment sur ses poignets. "Qu'est-ce que tu fais ?" La garde ouvre les yeux, et croise ceux d'Ezra. Le soleil a tourné un peu, maintenant ses yeux sont un peu plus clairs, plus châtaigne que noirs. Elle a l'air lucide. Elle a l'air au courant de ce qu'elle fait, elle a l'air d'y avoir pensé et d'en être certaine, de vouloir aller jusqu'au bout parce que ses yeux sont calmes, assurés. Werowa est sereine, ou en tout cas elle a l'air sereine. Mais ça lui donne aussi un petit air égaré. Elle contemple Ezra, pendant longtemps, les yeux vides, ou en tout cas ils semblent vides. Peut-être que derrière ses prunelles il y a un tourbillon de pensées, peut-être qu'elle passe toutes les réponses au crible dans sa tête. Peut-être qu'elle analyse toutes les reparties possibles, pèse les mots, soupèse les conjonctions de coordinations, pour faire la phrase parfaite. Ou alors il n'y a vraiment rien derrière, c'est le néant. Elle ne pense à rien, elle se laisse emporter par le moment, et elle se fait arrêter dans son élan. Il faut une réponse. Il faut forcément une réponse. Ce n'est pas une question fermée, oui ou non, elle aurait presque préféré. C'est une question ouverte, il faut reprendre des mots, les transformer, monter sa phrase de toute pièce. Elle se demande si elle en a la force. Ou l'envie. Et puis subitement son air égaré disparaît, et ses traits se durcissent. Là, elle retrouve un peu de son côté de marbre, elle retrouve de son assurance. Elle se redresse, et ses mains qui étaient posées sur les hanches d'Ezra s'éloignent. Comme ses poignets sont toujours emprisonnés, Werowa se contente de décrocher ses paumes de son corps et d'écarter les doigts. "Rien de spécial." Sa voix est calme, neutre. Il n'y a aucune émotion dedans. Mais ça veut tout dire, c'est suffisant. Rien de spécial. Rien de spécial, ça ne la dérange plus. Il n'y a plus de doute dans sa voix, plus de sanglots. Puis d'une torsion des poignets, Werowa se libère de l'emprise des mains d'Ezra. Elle recule de quelques pas, et repousse ses cheveux dans son dos, passe ses pouces sur ses joues pour effacer les dernières traces de larmes, pour faire table rase. Elle espère que le champ ne sera pas trop salé et que quelque chose y repoussera. Une fleur, un arbre. Une vigne ? Elle n'a pas acheté de vin depuis la dernière fois, même si en passant devant quelques étals en patrouille elle y a songé. Et puis il y avait eu la nouvelle affectation, et le vin était passé au dernier plan. Elle ne devait pas se laisser distraire, par le vin, ou par le sexe. Ezra avait eu raison de la stopper. Werowa devait conserver ses forces et se préparer pour son départ. Pas de place pour autre chose. Il faut penser aux chemins empruntés, se rappeler la forêt, les buissons touffus, les brindilles qui craquent sous les pas, et les paysages plus lointains, les paysages quelquefois jamais vus, le sable de la plage si semblable et si différent de celui du désert, l'océan gris et houleux, avec ses falaises et ses écueils, et sur ses écueils les coquillages collés, moules et huîtres, les coquillages fermés. Dans la fêlure le magma ne brille plus, le grondement de la cataracte s'est éteint dans la distance, le sarcophage s'est refermé. Werowa n'a pas fermé les yeux, elle les a perdus dans les écueils, et quand ils remontent sur Ezra, ils scintillent de sarcasme. "C'plus facile de m'repousser quand t'es pas ivre." Elle a volontairement pris un ton amer, un parler grossier, à l'outrance presque. Elle en a assez de jouer. Elle passe à l'attaque.
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Ezra Aerys
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le Jeu 14 Mai 2020 - 7:57
Hall of fame (Werowa & Ezra)
"Rien de spécial." "Rien de spécial ?" Reprenant ses propres mots et je savais qu'elle pouvait entendre au-delà de la note d'interrogation, de méfiance, la note de sarcasme, de cynisme. Parce que ce baiser ne semblait pas être rien de spécial. Mais si elle préférait en parler comme elle parlerait de la prochaine tempête de sable approchant. Me demandant si c'était écrit... Cherchant le nom du fruit que j'avais rencontré en dehors de la cité, ah oui, me demandant si c'était écrit poire sur mon front. Me demandant avec le plus grand sérieux si elle pensait que se trouvait une mangue devant elle. Me demandant si j'avais la tête d'une mangue. Est-ce que cela l'amusait ? C'était une question tout aussi sérieuse alors que face à son ton neutre, il y avait cette note d'agacement coutumière qui revenait. Comme manger un premier piment. Pourtant dans le fond, j'aurai dû être heureuse qu'elle dise que ce n'était rien de spécial. Après tout, c'était un peu ce que je cherchais. Rien de spécial. Ne cherchant pas à donner dans le sentimental ou dans l'émotif. Ne cherchant rien de tout cela, et pourtant alors que j'aurai dû être satisfaite de sa réponse, il y avait cette note d'agacement qui était née. Aussi une certitude que je ne voulais pas m'avouer que mon ego en avait pris un petit coup alors qu'elle s'était de nouveau détachée de la situation. Paraissant plus facile de fuir. Ce qu'elle faisait alors tandis que je n'avais aucune idée de ce qui se passait la tête, ne comprenant toujours pas plus pourquoi elle m'avait soudainement embrassé. J'avais voulu emprunter le troisième chemin mais je me rendais désormais compte que le passage était condamné. Mur de ronce et d'épines qui se mélangeaient. Mur que je ne pouvais pas traversé alors que j'étais bloquée. Obligée de faire demi-tour sans obtenir de réponse satisfaisante. Obligée de faire de nouveau demi-tour en direction du carrefour auquel je m'étais précédemment trouvée. Peut-être que cette fois-ci il n'y aurait plus que de deux chemins qui se dessineraient à moi ou cette-fois de nouveaux en fonction de son humeur, du changement de situation. Faisant demi-tour avec une note de mécontentement certain.

Autre choix que je n'avais pas vraiment alors que la garde avait de nouveau apposé un masque contre son visage. S'étant éloigné pour se tenir encore plus loin. L'étudiant alors qu'elle repoussait ses cheveux bruns derrière ses épaules, essuyant les dernières traces de ces larmes. Me relevant à mon tour alors que son regard s'était perdu dans la vague avant que le sien vienne finalement croiser le mien. "C'plus facile de m'repousser quand t'es pas ivre." Le sarcasme que je n'avais pas entendu. "Oh, excuse-moi est-ce que j'ai blessé tes sentiments ?" Le sarcasme. Il était facile d'y répondre avec cette même pointe, avec autant d'arrogance. N'ayant pas pensé que son ego en avait pris un coup cette nuit-là. Ayant pas pensé non plus qu'elle se rappellerait de cette nuit-là. "Non parce qu'en général les filles que je m'embrasse me disent pas après que la nuit qu'elles ont passé avec moi l'ont dérangé avant de m'embrasser de nouveau..." Elle voulait du piment et de la sauce un peu plus forte. Elle allait y avoir droit. Elle voulait piquer. Pouvant aussi piquer alors que ce n'était certainement pas mon habitude d'entendre que la nuit avait été dérangeante. Des gestes qui la contredisaient et la seconde d'après elle se mettait à pleurer. Me mordillant la lèvre inférieure avec plus de férocité alors que je retenais ses premiers mots de sortir de ma bouche, alors que je me retenais de lui dire que la seconde d'avant elle était en train de craquer complètement et de pleurer. Ce qui serait méchant de dire. Ce qui ne signifierait pas simplement lui faire avaler de force des piments mais aussi enfoncer un couteau dans la plaie ouverte. Me demandant si elle pensait vraiment que j'allais l'embrasser alors qu'elle pleurait juste avant, alors que là ne semblait pas être le bon choix. Ce qu'elle aurait visiblement voulu. Ce que je ne lui avais pas donné. Et ne pouvant que me demander pourquoi j'étais tant prudente face à l'idée d'épargner sa sensibilité ou du moins ne pas enfoncer le couteau avec violence et lui rappeler ce qui s'était passé avant. Elle passait à l'attaque et évidemment je ne pouvais que passer à l'attaque. Ne me sentant pas responsable de l'avoir repoussé. Me demandant si elle était naïve à ce point ou si elle avait vraiment cru qu'elle resterait toute la nuit, même la journée. Ce qui n'était pas possible que ce soit techniquement parlant ou même officiellement. Et désormais nous en étions là, elle avec son amertume en bouche, attaquant et moi ripostant avec tout aussi de violence alors que j'ajoutais quelques touches salées à son plat. "Est-ce que tu n'étais pas censée te focaliser sur ton départ ?! Ne pas t'entraîner, garder la tête froide ?" Des guillemets mimés mais aussi ce sourire en coin qui la ferait sans doute enragé alors que je ne faisais que reprendre ses mots, lui rappeler ses actions comme elle m'avait rappelé les miennes. Ce qu'elle avait aussi dit que c'était tout prochain départ, pas de blessure, pas de point d'attache. Au final nous agissons assez semblablement. Il y avait des attaques et il y avait des non-dits. Il y avait un abcès qui était pas crevé mais il était là. Et tout autour de ce champ de combat, il y avait ces petits volcans qui entraient en éruption sans arrêt et aussi beaucoup de sauce piquante.


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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 237 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vavas, capraccoon icons METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 371

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le Ven 15 Mai 2020 - 23:39
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Des mots, que des mots. Ils ne faisaient que passer, à peine une petite brise effleurant les roches et les séchant, faisant voleter quelques mèches mais c'est tout. Werowa était vide, le sarcophage était vide. La momie à l'intérieur avait déroulé ses bandages, espèces de tentacules blanchâtres, et comme une bobine de fil s'était dévidée. Les bandages gisaient sur le sol, vide, sans rien dedans, plus de squelette, même plus une ossature pour les faire tenir. Que du sable, de la poussière, même pas un tourbillon pour les agiter. Et un cadenas rouillé sur le sarcophage, pour cacher ce vide qu'il renfermait, pour créer l'attente, le mystère, le désir, puis la déception, et la colère, d'avoir fait tout ce chemin pour rien, d'avoir gravi des dunes et s'être enfoncée dans les pyramides pour rien, d'avoir choisi sa voie pour arriver sans encombre au cœur du labyrinthe et pour rien. La déception est immense, les larmes coulent, de plus en plus salées au fur et à mesure que la déception se transforme en colère, en rage d'avoir eu de mauvaises informations, d'avoir eu de mauvais guides, ce n'est pas le bon sarcophage n'est-ce pas, ils se sont trompés de pyramides, il y a un autre sarcophage avec une momie bien fraîche dedans, qui n'attend que d'être découverte, et eux n'attendent que la gloire de l'avoir découverte, avec impatience. Le sarcophage vide leur a ôté tout ça, alors que c'était à portée de main il leur a ravi la gloire et la rançon de la gloire. Tout ce qu'on peut fait c'est donner un coup de pied rageur dans une décombre qui traîne par là, pierre ou vieille statuette peu importe tant que ça fait l'affaire mais c'est comme donner un coup de pied dans une fourmilière, ça ne change rien à rien. Le sarcophage est toujours vide, ne reste plus qu'à le refermer, peut-être, par vengeance, à guider d'autres ingénus sur sa trace pour ne pas être la seule à souffrir de cette déception après un long voyage. Leur donner une carte au trésor, mais leur cacher qu'au bout, que sous la croix, il n'y a pas de trésor. Il n'y a que cette croix, rouge, sur laquelle on fixe des yeux rougis, il n'y a que ça, rien de plus, elle ne matérialise rien cette croix et même si on se dit qu'on a fait tout ça pour le voyage, pour l'aventure, c'est faux, on est quand même déçu de n'avoir rien trouvé au bout, de n'avoir aucun souvenir de valeur à rapporter. Il n'y a pas de trésor.


Ezra a beau s'énerver, essayer de la faire réagir, elle est bien moins piquante que d'ordinaire, et Werowa est juste vide, les mots lui passent au-dessus de la tête, la brise chaude l'effleure à peine. Elle l'écoute distraitement, la voit de loin, pas flou, elle a arrêté de pleurer, mais loin. Distante, froide, elle s'est écartée de corps et d'âme. Et à force de la piquer, Ezra a fini par lui rendre le cuir dur. Werowa ne réagit que sur la fin, quand elle mime ses guillemets, quand le sarcasme pointe véritablement dans sa voix, à la limite du venin. "C'est exactement ce que je fais, non ? J'ai arrêté l'entraînement. Je me suis libérée de cette conversation inévitable." Et puis soudainement elle se rapproche de nouveau, féline, tigresse, mais la tigresse a des crocs elle aussi, elle aussi peut mordre, elle n'a pas le venin du serpent mais sa morsure peut entraîner l'infection, c'est bien pire, ça vient après et c'est plus long. "Coucher avec toi de nouveau n'aurait été qu'une brève distraction." Elle a persiflé, les yeux ancrés dans ceux d'Ezra, elle attaque à tous les niveaux, deux coups à la fois, elle la prend en tenaille et relâche la pression, ne dit plus rien, lèvres closes et sarcophage refermé. Quelquefois relâcher la pression c'est pire, l'hémorragie continue. Tout est vraiment sur le modèle du combat avec Werowa. La douceur ne semble pas faire partie de son vocabulaire, ou qu'occasionnellement, et certainement pas avec Ezra quand elle fait l'insolente. C'est un combat d'escrime, estocade et rebuffade, quelques pas légers en avant puis en arrière pour reprendre sa place, une dizaine de coups enclenchés pour un ou deux qui portent et atteignent leur cible, la piquent aux côtés et la font gigoter pour échapper à la pointe ou parce que ça chatouille. Quelques coups légers qui s'enchaînent pour faire monter la vapeur, et puis reculer pour que la vapeur s'accumule, et puis le coup final pour fermer le bocal. Alors soit la vapeur s'échappe avec de légers sifflements stridents, de légers persiflages par-ci par-là. Soit le bocal explose et le verre fuse dans tous les sens. Et la bouteille roule sur la table et se brise au sol.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3024 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : astrid ♥ (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 1612
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le Mer 20 Mai 2020 - 8:33
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Elle paraissait vide. De nouveau cette porte de prison en face de moi. Ce mur de glace alors qu'elle reprenait la parole plus froidement. "C'est exactement ce que je fais, non ? J'ai arrêté l'entraînement. Je me suis libérée de cette conversation inévitable." Une conversation inévitable. Plus difficile à imaginer que cette conversation l'ait été alors que je n'avais souhaité la confronter que parce que j'étais désireuse de m'entraîner. Sans cela, sans aucun doute que je ne serai pas venue. Mais j'étais venue car elle était une des personnes que je connaissais la plus qualifiée pour ce travail, pour m'entraîner comme Arméthyse n'était pas là. Et un deal que je pensais pouvoir négocier. Ce que j'avais réussi à faire mais ce n'était pas pour autant que j'aurai entrevu cette conversation comme inévitable. A vrai dire plus à me demander si ce n'était pas le bon mot qu'elle avait utilisé. Peut être qu'elle celui avait voulu utilisé était interminable. Peut être qu'elle voulait dire qu'elle avait mis fin à cet entraînement pour mettre fin à une conversation interminable. En fait, ayant tout simplement du mal à comprendre ce qu'elle voulait dire. Tout était toujours une question d'interprétation et commençant ores et déjà à souffrir un mal de tête. Ce qui était le résultat à chaque fois que je tentais de comprendre ses motifs, comprendre sa logique ou son cheminement de pensées. Ce que je savais, ce que je devrais arrêter de faire et ce que simplement il fallait que j'arrête de faire. Alors j'abandonnais l'idée de chercher à comprendre de nouveau, regardant le chemin barré d'épines de ronces se refermaient. Regardant les ronces et les épines reprendre le contrôle, formaient une barrière entre moi et ces réponses. Restant un peu plus longtemps pour regarder l'ombre de pétales de rose voir le jour. Touche écarlate sur un fond vert foncé. Mais ne restant pas assez longtemps pour voir toutes les fleurs éclore ou reprendre leur droit. Déjà en train de m'éloigner de faire demi-tour. Laissant mon esprit dérivait. Cerveau que j'invitais simplement à se mettre en off. Ce qu'il réussissait à faire. Etonnant. Mais mécanismes humains qui répondaient parfois à notre volonté.

La jeune femme qui reprenait la parole, et la regardant cette fois-ci sans que la colère ne vienne à surgir ni la lassitude. Dérivant. Dérivant dans ciel comme une de ses planètes lointaines. L'alignement des planètes qui n'était pas encore venu. Pas encore. Et mots qui résonnaient dans ma tête. "Coucher avec toi de nouveau n'aurait été qu'une brève distraction." Ton vermineux. Du venin. Des mots pour blesser. Ego qui répondait. Un ego à défendre. Chacune qui réussissait à être blessée aussi facilement par l'autre. Réussissant à être blessée à tour de rôle alors que pourtant à chaque fois chacune prétendait l'indifférence. Un spectateur extérieur aurait sans doute voulu gratter un peu plus derrière les couches de peinture. Un spectateur extérieur aurait sans doute voulu découvrir ce qui se dissimilait dans ce bleu obscur pour découvrir avec espoir des étoiles brillaient ou l'oubli infini. Un spectateur aurait voulu en savoir plus ou cherchait à comprendre, mais à ce stade ni elle ni moi me cherchions réellement à comprendre ou affiner cette oeuvre. Pour le moment il n'y avait que des traits flous, grossis esquissés à la hâte. Des traits qui se mêlaient, l'ombre d'une silhouette en bas à droite de la toile. Floue. Ombragée. Un peu comme nous dans l'instant, ni dans la lumière, non plus en train de nous promener dans des champs de coquelicot. Il n'y avait là nulle touche de vert pomme, de note dorée révélant les épis de blé, ni touche rubis. Il y avait simplement cette silhouette en noir qui ne se révélait pas. Peut être qu'il était plus simple de ne pas se révéler, de ne pas se jeter du précipice. Ou peut être que cette silhouette ce n'était pas tant nous que ce spectateur, ce petit astronaute qui regardait la lune, qui tentait de voir au-delà de la voûte céleste. Peut être. Et sans aucun doute que les mots prononcés étaient comme des météorites qui s'écrasaient au sol, en fragilisant un peu plus la lande au passage. Cela ne faisait aucun doute que ses mots blessés, étaient un signe de détachement aussi recherché mais qui froissé aussi. Et peut être que ses mots laissaient la place de nouvelle possibilité alors qu'une seule nuit était passée. La nouvelle qui n'avait pas encore succédé à l'ancienne. Suspendu. Quelqu'un qui avait appuyé sur la touche pause, suspendant ainsi la course du temps. Ce qui pouvait être interprété comme une lueur d'espoir ou plutôt l'arrivée de l'aube. Une possibilité. C'était comme tenir un télescope entre ses mains et observer les étoiles, observer le monde. Une vision qui pouvait changer. Une vision qui pouvait se transformer et être interprétée différemment. Mais au final, les étoiles restaient les mêmes. Peu importait d'où on pouvait se positionner, les étoiles ne bougeaient pas. Les étoiles étaient juste des étoiles. Toujours là. Présence rassurante. Simplement là pour l'infini. Sourire qui se dessinait avec douceur, rappelant l'aube et contrastant avec l'obscurité. Ce même sourire qui se dessinait avec douceur sur le visage de l'astronaute. "Alors c'est une bonne chose que je cherche pas à décrocher la lune."
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