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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3209 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : xx (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 319
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le Lun 23 Mar 2020 - 18:33
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Les coups frappés à la porte. Espérant. Aucune réponse. Regard qui dérivait en attendant dans la ruelle située non loin rapidement. Regard dérivant sur les toits plats de la cité rahjak faciles d'accès, sur lesquels certains habiles grimpeurs pouvaient mêmes marcher voir sauter. Des pas de danse à esquissés sur les toits plats qui étaient risqués alors que plus d'un pouvait chuter. Plus d'uns l'avaient déjà, chutant des toits parfois même violemment. Une erreur qui pouvait être vite commisse. Mieux valait être prudent si un audacieux avait l'intrigante idée de se diriger dans cette direction, de tenter de prendre de la hauteur.  Des maisons qui étaient proches, des toits qui l'étaient aussi. Des ruelles parfois si étroites qu'il pouvait semblait difficile de passer. Il fallait se faufiler comme une souris en train de se trou. Il fallait savoir se faufiler non seulement dans les ruelles mais aussi parmi la foule oppressantes de clients, de négociants, de citoyens qui se pressaient sur la grande place. Grande place publique que j'avais quitté un peu plutôt. Laissant derrière-moi les stands colorés. Laissant derrière-moi les saveurs, les senteurs des fruits exotiques, de la nourriture. Laissant derrière-moi les échoppes des marchands particulièrement colorés, là où certains vendaient des textiles, de la céramique. Chaque artisan qui avait sa profession, qui avait un savoir-faire particulier. Commerçant reconnu en dehors de la cité, plus loin alors que les solitaires, les grounders des autres tribus pouvaient être aussi intéressés pour affronter le désert, venir jusqu'à la cité pour trouver des biens particulièrement rares. Des artisans qui étaient talentueux, mais des commerçants qui étaient aussi spécialisés dans le maniement des lames, dans l'aiguisement des couteaux ou armes en tout genre. Un peuple non seulement composé d'artisans mais aussi de guerriers. L'écho du fer battu que j'avais laissé derrière-moi. Ayant laissé derrière-moi les commerçants, les négociants, les armuriers pour quitter la cité et m'éloigner un peu plus de la grande place publique. Laissant derrière-moi l'écho des voix alors que les clients et les marchands négociaient sans s'arrêter alors que les prix variaient chaque jour. Laissant derrière-moi l'écho des couleurs, l'écho des bavardages des passants mais laissant aussi derrière-moi la tenue des esclaves. Laissant les vendeurs d'esclaves qui continuaient de les laisser défiler sur les estrades les plus proches, sans que la pratique n'en vienne à cesser. Regard qui n'avait jamais dérivé des estrades, regard qui n'avait jamais quitté des yeux les esclaves qui se tenaient là, dont certains gardés la tête baissée. Regard s'attardant dans leur direction avant que pressée par la foule, je n'en vienne à m'éloigner de la grande place publique en direction de mon but, en direction d'une adresse bien spécifique.

Destination spécifique auquel j'étais arrivé. Venant de toquer mais aucune réponse. Pourtant certaine que j'étais à la bonne adresse. Déjà venue là. Me trouvant de nouveau en plein jour de surcroît, nullement plongée dans l'obscurité. Ce qui me rendait d'autant plus certaine que j'étais au bon endroit, à la bonne destination. Ayant insisté auprès de l'entrée mais hésitant néanmoins à appeler son prénom. Mon but qui n'était certainement pas d'attirer les regards des passants qui pouvaient encore venir dans cette direction. Mon but qui n'était d'attirer aucune autre attention que celle de la personne vivant à l'intérieur de cette demeure. Demeure qui paraissait néanmoins vide. Aucun bruit. Nul écho de conversation, de présence, de musique. Propriétaire de la demeure qui pouvait aussi se trouver à l'extérieur. Une possibilité. Les lieux restant multiples. La cité rahjak qui était grande, qui se divisait entre de nombreuses ruelles, entre des quartiers plus pauvres jusqu'à rencontrer les quartiers plus luxueux, jusqu'à attendre le palais royal dressé non loin du temple du feu. Palais royal qui surplombait d'ailleurs toute la cité, tous les commerces, toutes les habitations bien que rares étaient ceux ayant la chance d'y accéder. Alors il y avait de nombreux possibilités, sachant aussi que je ne connaissais pas son emploi du temps particulier. Devant peut être juste repasser par la suite. Cet instant d'hésitation avant que soudainement la lumière vienne surplomber la silhouette se dessinant dans l’embrasure de la demeure. Présente dans les lieux, mais ce qui ne pouvait pas pour autant dire que la partie était gagnée. « Salut. Je peux rentrer à l'intérieur ? »
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 256 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 110

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le Mer 25 Mar 2020 - 15:11
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le crissement de la lame contre la pierre de taille faisait écho aux claquements des lames contre les lames qu'elle avait entendu toute la journée. La fête du solstice approchait, et le prince Demyan s'y rendait, et elle se trouvait affectée à son escorte. C'était un honneur, un immense honneur, une preuve de confiance dont elle rêvait mais qu'elle n'aurait jamais espéré. Et pourtant, c'est bien vrai, elle va se rendre près de la tribu Pikuni, avec pour mission de protéger son prince. Werowa ne sait pas ce qui lui a valu d'en faire partie, si c'est par son zèle, si c'est une tractation de la princesse Irina… ou même de la princesse Tasha, pour l'éloigner du palais quelque temps, éviter qu'elle la retrouve de nouveau en position étrange avec Kieran. A vrai dire peu importe, elle prend l'honneur, quoi qu'il arrive, et elle fera en sorte de s'en montrer digne. Elle aura une toute nouvelle armure, et une belle pique, pour le voyage, parce qu'il faut bien qu'ils montrent aussi leur puissance et leur savoir-faire, les Rahjaks, et pas qu'en combat. D'ailleurs, ce sont des festivités, elle s'attend surtout à des bagarres d'ivrognes, mais même les ivrognes peuvent être vicieux et essayer de leur percer le cœur avec une bouteille brisée. Alors Werowa se prépare, elle affûte sa dague, parce qu'elle n'aime toujours pas sortir du désert quand même, et ils se retrouveront en pleine forêt, le pire endroit au monde. Elle hait la forêt, vraiment, une haine viscérale. Nul doute qu'elle sera sur ses gardes dès qu'ils y mettront un pied, et qu'elle ne dormira que d'un œil. D'autant plus que les autres tribus les suspectent toujours du pire, alors Werowa fait de même. Elle n'aime pas les autres tribus non plus. Cette mission va être une épreuve qui va mettre ses nerfs à rude épreuve.


Les coups toqués à sa porte la font se figer. Elle n'attend personne. L'armure et l'arme lui seront remises peu de temps avant le départ, parce qu'elle aura largement le temps de demander des retouches ou de se familiariser avec la pique pendant le trajet. La cité était en effervescence, c'était un véritable convoi qui se préparait à se mettre en marche. Mais elle n'attendait personne, à moins que ce ne soit l'un de ses camarades, pour des informations de dernière minute, des ordres qui tombaient subitement et dont il fallait qu'elle prenne connaissance. Werowa reposa sa dague et sa pierre, et se leva lentement pour se diriger vers la porte, si ce n'était pas important la personne serait déjà partie. Mais non, quand elle ouvre la porte, elle ne se trouve pas nez à nez avec un de ses collègues de la garde, mais avec Ezra. "Salut. Je peux rentrer à l'intérieur ?" Werowa acquiesça, muette comme à sa grande habitude, et s'effaça pour laisser entrer l'esclave, détailla sa tenue d'un œil circonspect au passage. Loin des robes légères qu'elle portait d'ordinaire, elle arborait une tenue assez semblable à celles de Werowa, pratique avant d'être élégante. "Que veux-tu ?" La voix de Werowa est neutre, indiquant que ce n'est pas une agression. Elle a une petite idée de ce dont veut parler Ezra. De la dernière fois qu'elles se sont croisées, de ce moment partagé qui n'aurait probablement jamais dû l'être. Si ses souvenirs sont un peu embrumés, Werowa en a quand même suffisamment pour savoir parfaitement ce qui s'était passé et comment ça s'était passé. Elle sait déjà qu'elle ne regrette rien, qu'elle se sent plus apaisée, moins tourmentée qu'auparavant. C'est un état d'esprit parfait pour partir en forêt, parce que pour l'instant tout son esprit est focalisé sur ce qui s'annonce, sur la vie qu'elle doit protéger, quitte à mettre la sienne en jeu, sur ses talents sur lesquels elle va devoir se reposer pour prévenir toute attaque durant le trajet, la forêt est vraiment un marais à embrouilles et à embuscades. Il faut qu'elle soit concentrée, affûtée, à chaque instant, pour pouvoir faire face, pallier à toutes les éventualités. Son esprit devra être constamment concentré sur une chose, la sécurité du prince, Werowa est acharnée quand elle le veut, quand elle se met quelque chose en tête il est souvent difficile pour elle d'en démordre. L'équilibre sera délicat à maintenir, parce que depuis des années elle a pris l'habitude de ne compter que sur elle-même, chacun de ses "amis" pouvait devenir son adversaire et chercher à l'égorger le lendemain, alors bien évidemment, qu'elle a préféré ne compter que sur elle-même, ne s'appuyer que sur ses propres capacités. Elle le sait, pourtant, il faudra qu'elle joue le jeu de laisser d'autres protéger le prince, parce qu'il faudra bien qu'elle dorme et mange quand même. Cette mission va véritablement être une épreuve.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Dernière édition par Werowa Sundagger le Mer 1 Avr 2020 - 14:59, édité 1 fois
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le Mer 25 Mar 2020 - 18:52
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Porte qui s'était ouverte lentement pour laisser entrevoir la silhouette du propriétaire de la demeure, ou plutôt de la propriétaire. N'ayant pas esquissé de pas de recul mais ayant manqué de porter une main en visière alors que les rayons du soleil était projetés dans sa direction. Presque aveuglée. Aveuglée par les rayons de lumière soudaine projetée en direction des ombres. Les ombres parmi lesquelles elle se trouvait quelques secondes auparavant. Des ombres dans lesquelles elle se tenait toujours, bien que désormais son visage était aussi en partie éclairée par le dieu soleil. Comme si une main innocente avait pris une craie pour tracer une ligne droit partant de la racine de ses cheveux, environ au milieu. Ligne tracée qui descendait, passant entre ses deux yeux ouverts, glissant le long de l'arrête de son nez pour couper ses lèvres en deux parts égales. Bouche divisée en deux. Ligne tracée, divisant son visage entre un jeu d'ombre et de lumière. Lumière projetée sur le côté côté gauche de son visage, illuminant son regard, ses joues. Presque une note écarlate teintant à demie mesure ses lèvres. D'un côté, il y avait des couleurs. D'un côté, il y avait la lumière qui avait pris le pas sur l'obscurité et de l'autre, il n'y avait qu'obscurité. Comme si déjà elle était prête à se fondre parmi les ombres, à plonger dans l'obscurité sans sourciller. Moitié de visage teintée d'obscurité. Comme si les doigts du dessinateurs avait voulu prendre cette fois-ci non pas des crayons emmenant avec eux des teintes plus lumineuses qu'un crayon plus obscur. Griffonnant ses traits sans les dessiner à la perfection. Comme un croquis rapidement esquissé de mémoire alors que sous l'effet des rayons du soleil, l'autre moitié du dessin paraissait avoir été esquissé avec soin. Détails de sa silhouette ou plutôt de son visage qui ressortait. Cils brun s'étirant vers l'extérieur. Légères cicatrices ressortissant sur son visage comme celle remontant le long de son cou, contournant sa mâchoire pour se diriger vers son oreille gauche. Celle le long de sa nuque alors masquée dans l'obscurité. Teint mat, halé mis en valeur, trait distinctif de ceux ayant vécu depuis des années dans la cité, ayant vécu trop près du soleil. Soleil qui durcissait les peaux, qui tannaient les corps. Dieu du soleil qui guidait les pas. Et à cet instant, paraissant divisée. Comme si une entité avait pris possession de son corps ou comme si la partie ange laissait apparaître la partie la plus obscure d'elle. Mi ange, mi démon. Non pas mi figue,mi raisin, mais bien mi ange, mi démon. Traits de sa personnalité qui semblaient alors entremêlés comme des plantes pourraient décider de s'entremêler le long des murs d'une maison. Fleurs s'entremêlant aux plantes. Comme des fils entremêlés pour faire ressortir les textures, les couleurs. Division de couleurs, entre lumière et obscurité qui ressortait alors qu'elle se trouvait qu'en partie touchée par la lueur des rayons du soleil. Division en partie due par ma présence juste à côté, alors que je cachais une partie de la lumière mais d'elle-même, elle ne s'était pas avancée ni franchie le seuil de l'entrée, restant donc en partie dissimilée dans l'obscurité et dans la lumière.

Lumière dans laquelle elle ne se trouvait pas totalement baignée alors qu'elle restait là sur le seuil de la porte. Comme si elle paraissait prête à monter la garde. L'image de la garde qui resplendissait alors, était dévoilée alors qu'elle était en tenue de combat, de guerrière. Sentiment d'être observée par les gardes de la cité. Ce même regard scrutateur alors que son regard dérivait le long de mes courbes, alors que je l'observais prendre note des détails de ma silhouette ou plutôt de ma tenue. Tenue différente de celle que je portais en temps normal. Tenue qui se fondait moins dans le décor qu'auparavant pour une femme, à l'image un peu plus masculine que féminine. La laissant noter ces détails non sans me demander si j'avais une chance de rentrer à l'intérieur. Elle m'avait ouvert la porte mais il n'était pas dit qu'elle n'en vienne pas à la refermer à mon nez plutôt brutalement comme je l'avais fait la dernière fois. Ce que j'avais fait précédemment. La guerrière qui pouvait me rendre la monnaie de la pièce si elle le désirait, qui pouvait refermer la porte tout aussi violemment sans que je ne puisse-je faire quoique ce soit. Il ne me resterait alors nulle autre solution que de faire demi-tour, que de faire le chemin inverse sans doute cette fois plus lentement alors que la douleur à la jambe pouvait se réveiller à tout moment. Boitement qui ne partirait jamais comme cette absence visible de deux orteils au niveau de mon pied droit. Hypothèse qui m'embêterait bien mais qui restait possible alors que je n'avais aucune idée si elle était d'humeur pour me recevoir, si elle était prête seulement à me recevoir, si elle avait des souvenirs confus de notre dernière rencontre. Néanmoins avant que je ne puisse me poser plus de questions ou me torturer l'esprit, la maîtresse des lieux ne venait qu'à s'effacer pour me laisser entrer à l'intérieur. Ne tardant pas alors que je n'en venais qu'à la suivre à l'intérieur. Quittant la ruelle, l'écho des voix pour en venir à entrer à l'intérieur. Passant devant elle, glissant devant la silhouette de Werowa et me dirigeant jusqu'au centre de la pièce.

Regard qui s'attardait dans un premier temps de nouveau sur l'aménagement du mobilier. Une vision différente de la pièce, plus lumineuse cette fois-ci que les fois que j'étais venue ici pour apporter les tuniques ou pour venir la soigner. Il y avait des éléments qui laissaient présager qu'elle s'était entrainée récemment mais ce n'était qu'une supposition comme la tenue plus guerrière qu'elle portait. Des suppositions et des hypothèses alors qu'il était aussi possible qu'elle en vienne à quitter ensuite sa demeure pour reprendre son poste de garde. Rumeurs qui couraient dans la cité. Cité en effervescence même. Regard qui continuait de dériver sur chacun des éléments de la pièce avant de se reporter sur elle. Ayant pris place devant moi soudainement sans que je n'en sois venue à m'en rendre compte. Quelques pas nous séparant. L'impression de me trouver de nouveau face à un mur ou du moins la différence de hauteur qui se voyait soudainement. Une tête de plus certainement ou facilement dix centimètres d'écart. Plus que conscience alors de ma petite taille comme jamais. Peut être même que ma jambe boiteuse me faisait parait encore plus petite parfois, quand ma jambe se dérobait. Pas le cas pour le moment. Heureusement. Ayant déjà le sentiment d'être gêné. Ce qui m'embêtait. Ce qui m'embêtait alors que d'habitude je n'étais jamais gênée en sa compagnie, et devant encore moins l'être en sa présence. Mais ce qui m'embêtait était peut être plus l'idée que je ne savais pas ce qu'elle pensait ou plutôt ce qu'elle souvenait. Détails que j'avais néanmoins décidé de passer outre pour venir la voir. Regard détourné qui empêchait de dévoiler mes joues brûlantes ou ce tic nerveux que de me mordiller la lèvre inférieure. N'ayant qu'à me montrer forte et sûre de moi. Fermant mes paupières de brèves secondes avant de les rouvrir plus sereinement. Reprenant le contrôle.

Renforcée alors que je relevais la tête, cette fois-ci plus fièrement, alors qu'au même instant elle prenait la parole. "Que veux-tu ?" Une question simple. Un ton parfaitement neutre alors qu'aussi elle paraissait en contrôle. Elle paraissait avoir gardé ce masque sur son visage ou en avoir posé alors qu'elle était immobile. Ne paraissant pas sur la défensive mais son visage et ton neutre qui ne trahissait rien. Ne trahissant aucune émotion alors qu'elle paraissait complètement en contrôle. Une petite note d'agacement que je ne pouvais pas contrôler qui naissait. Cette petite note d'agacement dont je n'arrivais pas encore à en comprendre l'origine bien que c'était potentiellement parce que je n'arrivais pas à savoir ce qu'elle pensait. Note d'agacement que je laissais de côté alors que j'avais aussi conscience qu'elle attendait une réponse. Une réponse que je ne lui avais pas encore donné alors que j'avais gardé le silence, alors que j'étais restée simplement à l'observer. Semblant réfléchir à comment aborder aussi le sujet alors qu'elle était méga réservée, que nous avons des visions très opposées du monde. Hésitante. Consciente que je jouais avec une mèche de cheveux bruns que je finissais par lâcher alors que je reprenais soudainement la parole. "Je veux qu'on passe un marché." Non ce n'était pas l'exacte vérité. Ce n'était pas le véritable but mais peut être qu'en proposant un marché, la pilule serait plus simplement avalée. Ce qui n'était pas non plus garanti bien qu'à mes yeux je ne lui demandais pas l'impossible. Peut être que sous l'angle de la négociation, elle accepterait tout simplement la proposition. Mais me doutant aussi que cette simple phrase prononcée allait éveillé sa curiosité, sans aucun doute aussi l'inquiéter ou peut être qu'elle passait par toutes les émotions, se demandant ce qui me trottait dans l'esprit. Une réponse qu'elle ne tarderait pas à avoir néanmoins alors que je reprenais la parole, encore plus vite. "Je te propose de te coudre des tuniques et en échange je veux que tu m'entraînes." Là encore ce n'était pas non plus l'entière vérité. Ce n'était pas l'exacte vérité non plus. Devant être plus précise. "Ou plutôt, j'ai déjà des bases d'entraînement mais je voudrai que tu continues de m'entraîner." Ou poursuivre un peu ce que j'avais débuté. Ayant bien des bases alors que dans le plus grand des secrets, Shanareth m'avait appris de base pour m'autodéfendre. Ce qui était contraire. C'était opposable aux idées de la cité rahjak, la crainte que les esclaves puissent se rebeller. Mais ne voulant pas attaquer. Ne voulant pas me rebeller. Voulant être simplement être capable de me défendre. N'ayant plus jamais voulu être une victime. Une partie plus aisée. Techniques qu'elle m'avait apprise qui m'avaient servi en dehors de la cité rahjak. M'ayant sauvé la vie. Ayant appris. Apprenant de mes erreurs. Apprenant de ce qui se passait, et ayant continué d'apprendre. Près de la côte, que mon chemin avait recroisé celui d'Arméthyse, que je l'avais retrouvé avec bonheur, que les entraînements avec repris. Une précaution, une nécessité. Ce qui la rassurait aussi. Mais la crainte de voir les mercenaires débarquaient, de le voir débarquer lui s'était révélé concrète. Menace qui s'était révélée et qui s'était concrétisée alors que j'avais été ramenée de force à la cité rahjak, et je m'étais mordue les doigts à juste titre. Ayant connu le châtiment réservé à ceux qui fuyaient. N'ayant rien fait depuis. M'étant tenue à carreaux. M'étant tenue à carreaux avec tout le monde, ou presque si on ne comptait pas le récent événement. Restant encore à voir ce qui se passerait à ce sujet mais un sujet que j'avais mis en pause, que j'avais laissé de côté. Ce que je faisais depuis le début alors que j'avais fermé la boîte avec une clef. Ce n'était pas le sujet pour lequel j'étais venue. N'étant pas venue pour cela mais pour franchir de nouveau certaines limites plus ou moins innocemment. Voulant être prête. Et rumeurs qui courraient qui m'inquiéter. Inquiète pour l'avenir de la cité depuis le début du couronnement du roi, depuis qu'il avait été sacré. Inquiète que du sang puisse couler, inquiète de me retrouver prise dans la mêlée ou d'être impuissante. Voulant penser à autre chose. Voulant m'occuper l'esprit et faire taire les inquiétudes, les souvenirs qui remontaient à la surface, les voix. Voulant être prête. Et désormais la suite de mon futur reposait entre ses mains alors que je ne savais rien du choix qu'elle allait faire, que la situation pouvait aussi très mal tournée. Il suffisait qu'elle dise qu'un mot. Ce qui était le plus inquiétant, le simple fait qu’elle n’ait besoin que de dire qu’un mot. De nouveau, il y avait cette pièce en or qui roulait le long de la table. Pièce en or qui traversait la table sans que pour autant que sa course ait été arrêtée. Il y avait cette pièce qui roulait et je n’avais aucune idée si elle allait arrêter sa course ou si elle allait tomber au-delà du rebord. Incertitude.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 256 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 110

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le Sam 28 Mar 2020 - 17:16
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La rue était bien plus vivante que leur rencontre. Animée, bruyante, colorée, alors que les deux femmes qui se faisaient face étaient immobiles, ne pipaient mot, et portaient des tuniques semblables, de ce cuir simple, naturel, utilisé pour les entraînements physiques. D'ordinaire réservée aux gardes, tenue caractéristique, mais n'importe quel bon tanneur associé à un couturier ou autre artisan du textile, pouvait en faire et les vendre à ceux qui voulaient. Ce n'était pas son rayon, tant que ces artisans respectaient la loi ils pouvaient bien vendre ce qu'ils voulaient. C'était au choix de ceux qui achetaient les tenues de voir s'ils voulaient réellement passer pour des gardes, avec le niveau de méfiance, de crainte et quelquefois d'insultes que cela inspirait. Souvent l'image des gardes faisait rêver, était synonyme de gloire et de responsabilités, les jeunes enfants dans la rue les regardaient passer avec de grands yeux émerveillés. C'était soit eux, soit les mercenaires, les uns qui représentaient la loi, l'autre avec leur parfum de danger et d'ailleurs. Dans les deux cas, l'autorité de ceux qui maniaient les armes attirait les jeunes, privilège de manier le fouet, la pique et l'épée qui était refusé à qui que ce soit d'autre. En définitive, ils voulaient juste ce que leurs parents n'avaient pas, ces gosses agenouillés dans la rue, qui jouaient dans le sable et la poussière.


Ce n'était pas le sujet du jour, il fallait qu'elle se sorte cela de la tête, cela n'avait aucun rapport. Ce n'était qu'un échappatoire, peut-être, pour éviter une confrontation, des mots qu'elle ne voulait pas entendre. Elle ne sait même pas si elle veut entendre quelque chose, ou ce qu'elle ne veut pas entendre. C'est une situation dans laquelle Werowa n'a pas l'habitude de se trouver, alors forcément elle ne sait pas comment réagir. Elle doute que ce soit mieux de passer tout sous silence, mais ne pense pas non plus pouvoir faire comme si de rien n'était, alors peut-être espère-t-elle avidement qu'Ezra puisse la guider dans cet inhabituel contexte, comme elle l'a fait dans leur dernière danse. Un frisson la parcourt à ce souvenir, qu'elle cache, profite du fait qu'Ezra s'avance dans la pièce pour se composer une face impassible, elle ne peut pas montrer à quel point leur dernière rencontre l'a affectée. Mais visiblement, elle n'est pas la seule, car elle se retrouve face à une Ezra qu'elle n'a jamais vu. Clairement, elles ne sont pas sorties du sable. Ezra est gênée, c'est une chose incroyable dont elle est témoin, l'esclave qui d'ordinaire ne cesse de l'agacer et de se dresser droite et fière, détourne le regard devant elle. Dans la lumière matte, dans les reflets éblouissants du soleil sur les murs, Werowa ne saurait dire si elle rougit, mais ça ne l'étonnerait guère, enfin si d'ailleurs, cela l'étonnerait grandement. Pourtant elle ne dit rien, elle sait qu'à la moindre remarque le naturel reviendra au galop et Ezra lui répondra vertement, partira dans les tours. Ce serait presque rassurant, à vrai dire. Mais ça n'a pas l'air d'être au programme, tandis qu'Ezra ferme les yeux pour reprendre ses esprits, rassembler du courage, ça Werowa le voit clairement. Ses yeux, qui semblaient d'or à la lumière, sont recouverts d'un fin voile d'obscurité, d'une légère ombre dans laquelle elle reprend des forces avant d'émerger. Werowa tire aussi sa force des ombres. C'est indubitable, indéniable, les ombres sont sa plus grande force, avec leur camouflage de ténèbres au creux duquel tout son être est caché, couvert, en sécurité, enveloppé, enrobé d'une couverture de noirceur qui la dérobe aux regards d'autrui, alors elle peut être qui elle veut, faire ce qu'elle veut, sans être vue, sans être jugée. Elle peut aimer les femmes, peut ne pas avoir envie d'enfanter, sans problème, être juste celle qui fait briller les yeux des enfants dans les rues. Werowa n'a jamais eu ce désir maternel, ne veut pas d'enfants, ça n'a jamais été une option, rarement une considération. A l'arène il était même mieux vu qu'elle ne tombe pas enceinte. Comme ça, elle pouvait assurer le spectacle, constamment, rester au mieux de sa forme (hormis les quelques blessures par-ci par-là) et son maître n'avait pas à débourser d'argent en plus, pour élever  le gosse avant de le vendre et entraîner la mère jusqu'à ce qu'elle retrouve son niveau précédent ; ou avant de vendre le gosse et la mère, ce qui signifiait un gladiateur en moins, et donc il fallait en racheter un de plus, déjà qu'il fallait souvent les remplacer, parce que mine de rien ça tombe comme les mouches, les gladiateurs. Alors oui, c'était mieux comme ça, c'était mieux pour elle et pour eux, et les ombres lui servaient à cacher son propre intérêt, l'intérêt personnel qu'elle retrouvait dans ce discours du maître.

"Je veux qu'on passe un marché." Elle s'est encore perdue dans ses pensées, mais vraisemblablement le temps est venu d'affronter cette conversation. La sueur froide qui apparaît toujours quand on s'attend au pire gèle le bas de son dos, puis disparaît aussi vite qu'elle est venue, éphémère, fugace, presque une illusion. Il est temps d'affronter la réalité, Werowa. Garder le secret, à la vie à la mort. "Je te propose de te coudre des tuniques et en échange je veux que tu m'entraînes. […] Ou plutôt, j'ai déjà des bases d'entraînement mais je voudrais que tu continues de m'entraîner." Werowa a entendu cette expression, il y a bien longtemps, elle avait croisé un Pikuni, c'était quoi déjà ? A h oui. Couper l'herbe sous le pied. Clairement, Ezra lui a coupé l'herbe sous le pied, parce qu'elle ne l'a pas vu venir, celle-là. Elle était à mille lieues de s'imaginer ce sujet de conversation. Werowa a penché légèrement la tête sur le côté, interloquée. Son cerveau carbure à plein régime, mais sur tout sauf sur la proposition d'Ezra. Elle pense à la luxure à laquelle elles ont cédé, et qui semble-t-il sera passé sous silence, au moins pour aujourd'hui. Elle pense à la fièvre du désir dans les yeux d'Ezra, à la fièvre de l'admiration dans les yeux des enfants, à la fièvre de la cupidité dans les yeux du maître. Et vraiment, la question qu'elle se pose, c'est bien "Pourquoi ?" Pourquoi devrait-elle faire ça ? Elle y gagne des tuniques, certes, et elle a largement prouvé son incompétence en la matière (textile). Cela lui paraît un bien maigre prix pour donner à Ezra les moyens de se rebeller. Elle n'oublie pas l'ardeur qu'elle a eu à la confronter, ou sa fuite, ou son désir constant de liberté. Et puis "Pourquoi ne pas demander à Roan ?" Après tout il devrait être le seul maître et juge de ce qu'il peut lui enseigner. Werowa ne se sentirait pas mal de le faire dans son dos, mais Roan est son ami, l'un des rares qu'il lui reste de sa vie précédente, alors elle trouverait cela plus correct qu'il soit au courant. Elle n'a aucune légitimité à apprendre à Ezra à se battre, même si ce n'est que pour se défendre Werowa doit avouer qu'elle reste assez circonspecte. Pour le moment, du moins.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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le Sam 28 Mar 2020 - 18:05
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Une simple question. "Pourquoi ?" Je voyais bien qu'elle n'était pas chaude à l'idée. Il suffisait de voir son visage pour comprendre que j'étais en train de m'heurter à un mur. Le retour de la porte de la cellule. Comme les portes de la cité, si haute, qu'il n'y avait que cette possibilité que de se heurter dessus et se faire mal. Ce que je faisais. Me faisant du mal à moi-même en ayant conscience que j'allais  m'entêter, me taper encore plus fortement la tête contre ce même mur. Toujours à m'entêter. Cette manie alors qu'il suffisait que de me regarder pour savoir que j'étais déterminée, que j'allais retenter le coup au risque de me prendre la porte sur mon nez. "Pourquoi ne pas demander à Roan ?""Disons que je me vois pas lui demander de m'entraîner et lui dire que c'est juste parce que je ne veux pas être sans défense; alors que j'ai déjà fui la cité, que je l'ai déjà ridiculisé. Me parait difficile qu'il accepte..." Note d'humour, de sarcasme. Il me paraissait difficile qu'il accepte. Ce serait stupide s'il acceptait ou une grande preuve de confiance. Mais il pouvait être devenu le plus gentil au monde, il pouvait avoir changé, qu'il y avait des limites. N'étant pas stupide non plus. Je l'avais déjà ridiculisé. J'avais déjà traîné son nom dans sa boue. Il serait une mauvaise idée que je pousse le vice encore plus loin. Ce que j'avais déjà fait. Ce que j'avais fait avec Shanareth en continuant de la voir, en continuant de m'échapper au coeur de la nuit pour retrouver les bras de la jolie mercenaire. La fin de l'histoire n'avait pas été des celles les plus heureuses. "Je suis pas naïve non plus." N'étant pas stupide comment elle pouvait le croire. Et l'idée que j'en vienne simplement à lui poser la question qui ne m'avait pas effleuré l'esprit. Une évidence dans mon esprit qu'il allait refuser cette demande et craignant trop les conséquences pour tester la théorie, danser avec le diable. Elle paraissait partant de ce point la meilleure option pour apprendre à savoir me défendre, pour continuer d'apprendre. Mais encore fallait-il que j'en vienne à la convaincre, que je trouve les bons arguments.

Ce qui risquait de faire plus mal, ce qui risquait de tourner une blague. Les probabilités étaient aussi élevées que j'en vienne à l'énerver davantage. Ce qui ne s'était pas encore passé alors que dès mon arrivée, nous avions toutes deux plongé dans le silence. Pour ma part gênée, et elle simplement silencieuse alors qu'elle ne me facilitait pas la tâche. Mais quitte à les mettre les pieds dans le plat, et faire preuve d'insolence, d'arrogance comme j'avais toujours su bien le faire avant, autant que je continue de le faire bien. Un peu comme une oeuvre d'art à créer. Comme si je voulais vendre la plus belle étoffe au monde. N'en venant là qu'à jouer avec cette petite aiguille et commencer cette nouvelle danse avec les flammes. Une nouvelle danse. Différente de la dernière. "Et je sais que tu es garde, que vous êtes censés nous protéger mais vous pouvez pas être partout non plus." M'avançant sur un terrain dangereux alors que j'allais sans aucun doute porter atteinte à la profession, à son honneur. Mais déjà les mots sortaient de ma bouche sans que je puisse vraiment les arrêter, peut être à vouloir masquer le gêne, je ne pouvais que trop parler. Cette petite note de sarcasme qui révélait non moins cette vérité. Ils n'étaient pas partout. Parfois on avait l'impression qu'ils l'étaient alors qu'ils maintenaient l'ordre, veillaient encore plus sur la cité, sur l'arrivée des étrangers, sur l'usage des armes au coeur de la cité, sur le palais royal. Faisant du bon travail sur ce point, il n'y avait aucun doute mais il restait des quartiers dangereux. La cité qui n'était pas que lumière, fleurs et commerces florissants. Il y avait des coins plus obscurs, il y avait un marché noir qui se déroulait en parallèle, il y avait mendicité, pauvreté et violence. Il y avait ces combats illégaux qu'ils ne pouvaient arrêter, dont ils avaient forcément bien connaissance. Il y avait aussi ces voleurs qu'ils ne réussissaient pas forcément à coincer, et n'ayant pas été là pour attraper le dernier vu ou empêcher à ces molosses de surgir de l'ombre. Non. Ils ne pouvaient pas être partout c'était un fait. Plus que cela, ce n'était pas le seul point évident alors que de nouveau je cherchais encore plus, j'enfonçais un peu plus le clou d'une note un peu surfaite. "C'est pas comme si vous 'ets très rapide non plus... même quand on était petite avec Arméthyse, on arrivait à vous filer entre les pattes." Ce qui était en soit là aussi la vérité. Certains gardes qui étaient plus patauds. Dès lors qu'on était petit, agile et rapide, l'aventure pouvait être tentée. Il suffisait de bien connaitre les ruelles de la cité. Il suffisait de jouer de la foule accumulée sur la place publique, il suffisait de savoir manoeuvrer dans la cité grâce à sa taille, avantages. Pas étonnant que Lion s'en soit jusqu'à là sorti, et espérant qu'il continue de s'en sortir alors que l'autre option était inenvisageable. Mon regard qui se reposait sur elle alors que je me doutais que j'étais en train de l'énerver. Ce que j'espérai. Un terrain sur lequel j'étais plus à l'aise. Levant les mains vers le ciel comme si je voulais l'agacer encore plus alors que je dansais, reprenais assurance. "C'est la stricte vérité. Pas ma faute si certains sont moins aidés." Levant un peu les yeux au ciel mais c'était la vérité alors que certains gardes sans doute doués pour mener l'épée ou moins étaient moins aidés, plus lourdaud que d'autres. Ne disant pas que je pourrai être plus rapide qu'eux. Ce qui ne serait pas le cas alors que j'avais comme une jambe en moins, mais ce qui aurait pu être le cas avant. Ce qui n'était pas non plus le point. Ce n'était pas tout à fait le point où j'en venir bien que des fils colorés que j'avais ajouté à la toile. "J'veu pas me rebeller. J've attaquer personne. J've continuer de savoir à me défendre pour pas me retrouver violée dans la rue." Des mots crus. Des mots qui étaient la vérité. Ce qui avait manqué déjà d'arriver si Shanareth n'avait pas été là. Mais la mercenaire n'était plus là. Ne pouvant pas compter sur elle pour me sauver. Mon maître qui n'était pas toujours là. Ce qui pouvait arriver bien que les opportunités pour sortir au coeur de la nuit étaient plus rares. Ce qui pouvait arriver sans que qui que ce soit puisse y faire quoique ce soit. Ne voulant pas être sans défense. Petit poignard qui ne me quittait plus. Peut être depuis la fuite. Peut être à cause de la peur devenue omniprésente de crainte que les mercenaires en viennent à me rattraper. Peut être la crainte aussi que le futur de la cité soit teinté de sang, sans savoir de quoi le futur sera fait alors que la cité restait en émergence. Ce qu'elle savait aussi. Certains qui partiraient dans un futur proche. La vérité. Voulant être prête. De nouveau. "Si les tuniques te suffisent pas, sont pas un prix assez élevé, je peux aussi coudre des pantalons, coudre des robes ?" Derniers mots jaillis mais imaginant que l'hypothèse n'était pas envisageable. Doutant qu'elle ait porté une robe un jour. Presque prête à sortir une bourse d'or mais ne voulant pas paraitre plus désespérée que je ne l'étais déjà. Me demandant à quel moment c'était devenu un crime des millénaires avant dans la cité de savoir se défendre alors qu'ailleurs les femmes étaient des guerrières, des chasseuses sans difficulté. Mais tribus qui ne connaissait pas non plus l'esclavage ni ce système propre aux rahjaks. C'était différent. La cité était différente.

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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 256 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 110

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le Sam 28 Mar 2020 - 22:35
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Werowa retrouve la Ezra habituelle, elle la voit lentement émerger dans les yeux du masque, percer l'argile de ses traits. La lueur sauvage, indisciplinée, brille de plus en plus fort, ses rayons transpercent le voile de la gêne. Elle revient en force, cette lumière, prend le pas sur toute l'obscurité, mais n'atteint pas Werowa. Werowa reste calme, l'écoute s'expliquer, voit l'étincelle insolente danser, encore faiblarde, encore chétive.
"Disons que je me vois pas lui demander de m'entraîner et lui dire que c'est juste parce que je ne veux pas être sans défense; alors que j'ai déjà fui la cité, que je l'ai déjà ridiculisé. Me parait difficile qu'il accepte…" Une voix qui s'élevait, pour se défendre, pour argumenter. Et dans le même temps, elle démontait les arguments qu'on pouvait lui opposer, sa fuite, la honte apportée sur son maître, cette honte qui n'est pas encore partie, trace indélébile dans les mémoires.  "Je suis pas naïve non plus." Naïve. Ce n'est pas le mot qu'elle aurait donné pour la qualifier. Elle ne sait pas comment elle l'aurait qualifiée, si ça aurait penché vers l'arrogance ou vers l'insouciance, mais la question ne se pose pas, elle ne s'est pas posé la question. Elle l'a juste accueillie dans sa maison, elle s'est trompée sur le pourquoi de sa venue, elle n'a qu'une seule réponse à ses pourquoi. Et des pourquoi, elle peut en avoir des dizaines, elle peut le décliner, son pourquoi. Pourquoi maintenant, alors que la cité bouillonne de toutes parts. Pourquoi pas plus tôt, pourquoi pas quelqu'un d'autre. Pourquoi ne pas payer en monnaie sonnante et trébuchante, directement. Pourquoi le troc, pourquoi des tuniques, pourquoi des tuniques pour elle. Leur instant partagé… il a changé quelque chose, entre elles ? Il les a rapprochées ?


"Et je sais que tu es garde, que vous êtes censés nous protéger mais vous pouvez pas être partout non plus." Elle marque un bon point, mais ça ne lui dit pas pourquoi elle devrait l'aider. Elle compte se transformer en garde, lancer une milice citoyenne, une milice d'esclaves ? "C'est pas comme si vous 'ets très rapide non plus... même quand on était petite avec Arméthyse, on arrivait à vous filer entre les pattes." Tiens, une anecdote sur son enfance, une référence à une amie d'enfance. Rare. Unique. Inhabituel, encore. Inattendu, mais Werowa note précieusement l'information, sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir si cela lui servira, mais c'est trop rare pour passer inaperçu. Et puis subitement Ezra déraille, se met à attaquer les gardes, sous tous les angles. Les premiers instants de courroux passés, Werowa est juste ennuyée. Presque blasée. Elle attend juste que l'esclave ait fini son coup de gueule, parce qu'elle n'a rien d'autre à faire, immobile, impassible. Elle n'a aucune envie de défendre les gardes, même si c'est son travail, elle sait qu'ils ne peuvent pas être partout et tout le temps. "J'veu pas me rebeller. J've attaquer personne. J've continuer de savoir à me défendre pour pas me retrouver violée dans la rue." Elle semble avoir fini sa tirade, son air insolent est complètement revenu, ce qui n'était qu'une petite étincelle est devenue un brasier ronflant, aux flammes solides et brûlantes. Et puis elle part sur autre chose, s'est-elle rendu compte qu'elle ne plaide pas sa cause ? "Si les tuniques te suffisent pas, sont pas un prix assez élevé, je peux aussi coudre des pantalons, coudre des robes ?" Là, Werowa tique. Des robes, sérieusement ? Même Ezra n'y croit pas, ça se lit dans ses yeux, ça s'entend dans sa voix.

La guerrière décroise ses bras, avec un soupir lassé, et se rapproche d'Ezra, à pas lents. "Tu as raison. On ne peut pas être partout et tout le temps." Elle marque une pause, elle se tient à présent en face de l'esclave, elle la domine de quelques centimètres, elle plonge ses yeux sombres dans les siens. Elle n'est plus totalement impassible, il y a un air froid sur ses traits, une colère froide qui peut se transformer en rage mordante. "Mais ça ne te donne aucune raison de nous critiquer." Oui, elle l'a piquée. Oui, elle l'agace. C'est normal, c'est Ezra. Werowa sait qu'ils ne peuvent pas sauver tout le monde, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne font pas de leur mieux, ça ne veut pas dire qu'Ezra peut leur tanner la peau comme ça. Elle n'a aucune idée de ce que c'est. Elle connaît le côté de la victime. Quand elle connaîtra son côté, elle pourra critiquer, pas avant. Et subitement, Werowa bouge. Elle frappe Ezra, de sa paume, sur le ventre, au-dessus de la hanche, et quand elle se plie en deux, réaction physique attendue, elle passe une jambe derrière les siennes et la fait tomber au sol, se juche sans attendre sur elle. Confortablement assise sur les hanches de l'esclave, Werowa croise les bras de nouveau, toujours aussi impassible, ne fait qu'une simple remarque. "Il faudra faire mieux." Elle n'a pas encore conscience de la délicate situation dans laquelle elle les a positionnées.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3209 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : xx (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 319
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le Dim 29 Mar 2020 - 9:10
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Me rendant compte à quel point j'aurai mieux fait de me taire ensuite. Me rendant compte à quel point j'aurai dû garder ses lèvres scellées alors qu'elle me laissait m'épuiser, finir ma tirade. Attendant que j'en vienne à m'épuiser pour me mettre le prochain uppercut. Ce qui était clair autant que je pouvais lire les expressions de son visage, me rendre compte que le ton passionné de ma voix avec cette note d'insolence ne lui plaisait. Un ton non seulement qui ne lui plaisait pas mais qui ne la convainquait pas. D'un autre côté il paraissait plus difficile de l'inciter à m'écouter, à m'entraîner passivement si en même temps je faisais preuve d'insubordination. Si la scène s'était répétée sur la grande place publique, au sein de la cité rahjak en plein jour, la fin de la scène serait arrivée rapidement avec le son du claquement du fouet. Ici à l'ombre des regards, j'avais une fraction de chance de m'en sortir un peu plus, que le fouet n'en vienne pas à claquer. Toujours la problématique. Il y avait des désirs qu'il était impossible d'avouer. Il y avait des désirs qu'il fallait taire. Certain que je me détestais me taire. Pas tant du courage que de l'insouciance ou un mélange des deux alors que je m'adressais à elle. Mais ce ton, il représentait aussi ma seule arme. Une ligne de défense dressée. Une ligne de défense dressée pour me protéger. Masquant la vulnérabilité d'ailleurs ces notes d'insolence là où d'autres useraient l'amour, le sarcasme, un masque inexpressif. Chacun ayant ses méthodes d'autodéfense. Chacun était différent.  

Et à cet instant, apparaissant d'autant plus différente qu'elle avec mes idéaux, ces opinions forgées dans un sens très spécifique qui ne plaisait pas forcément. Lui demandant l'impensable, lui demander d'entraîner physiquement un esclave dans le plus grand secret, sans rien dire à son maître. Elle risquait gros aussi. Elle risquait énormément autant que je risquais. Elle risquait plus alors qu'en soit je restais une esclave mais elle était désormais une garde assignée au palais royal. Deal qui pouvait parfaitement lui paraître déraisonnable. Elle n'avait rien à y gagner, encore moins des robes bien que si c'était cela j'étais prête à lui coudre sans hésiter. Mais là restait la différence, et la difficulté alors que je pouvais tourner tous les arguments dans ma tête, je peinais à savoir ceux que je pourrai sortir de plus. Pouvant peut être avoir le contrôle de la situation, éviter que cela dérape mais en soit elle avait déjà le contrôle de la situation alors que la suite de ma journée dépendait de ses prochains mots. Idée qu'elle puisse accepter la proposition pour passer plus de temps en ma compagnie qui avait été écartée car ne voyant pas cette possibilité, n'imaginant pas que ce soit le cas si on comptait le fait que je l'avais viré sans réelle grâce ou si peu la dernière fois,si encore se rappelait-elle ce qui s'était passé. La balance ne pesait pas bien lourd alors qu'elle continuait de sembler totalement indifférente, intouchable et invulnérable.

"Tu as raison. On ne peut pas être partout et tout le temps."
S'approchant. Son regard froid s'allumait. Lueur de rage, de colère qui brillait dans ses yeux. Cette lueur j'y étais plus familière. S'approchant et restant immobile alors qu'elle n'était qu'à quelques centimètres, qu'elle me toisait de haut. Ce qui ne restait pas très compliqué alors que de nouveau la différence de taille se remarquait. "Mais ça ne te donne aucune raison de nous critiquer." Marquant un point. Mais ce qui n'était pas tant son but alors que la seconde d'après elle attaquait. Ne voyant qu'un bout de son bras partir avant que son poing n'en vienne à frapper le creux de mon ventre. Pliée en deux sous le choc. Souffle repris difficilement. Ne m'y étant pas attendue totalement. M'étant attendue à l'énerver ou à elle acceptant cette demande. Ne m'étant pas attendue à ce qu'elle passe à l'action aussi rapidement. Peut être dans un sens un mal pour un bien, une confirmation qu'elle acceptait alors que déjà je basculais. Jambes partant sous la pression exercée. Jambe droite qui se dérobait aussitôt dans un gémissement étouffé. Jambe plus douloureuse qui s'en remettrait jamais totalement. Facilitant le déséquilibre. Déjà tombée. Et tombant alors de nouveau alors que mon dos cognait contre le sol. Déjà à l'oeuvre alors que m'empêchant de bouger elle m'immobilisait, s'installant aussi confortablement qu'il soit. Alors proche. Poitrine qui se soulevait. Souffle encore irrégulier. Souffle coupé par l'impact que je reprenais alors qu'elle était de nouveau impassible, bras croisés presque dans un geste défensif.  "Il faudra faire mieux."  "Je sais." Regard fixé dans le sien. Elle voulait une réponse à son pourquoi, elle l'avait désormais. Et ne pouvant que tenter de me tortiller la seconde d'après comme un serpent pour espérer la déloger ou pour espérer peut être la petite lame glissait un peu plus bas, à portée de main. Suffisant de bouger. Instinct de survie qui prenait le dessus au même instant que le sentiment que les murs semblaient se rapprocher. Respiration reprise comme pour me rappeler que c'était ce que je voulais, que ce n'était qu'elle. Un peu de courage.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 256 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 110

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le Dim 19 Avr 2020 - 22:27
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ezra est tombée à terre avec un léger gémissement, mais ça n'émeut pas Werowa. Qu'elle ait eu mal ou qu'elle joue la comédie, dans les deux cas, ça ne changera rien. Si quelqu'un l'attaque, il ne s'arrêtera pas pour se préoccuper de sa santé. Surtout s'il essaie de la tuer. Le cerveau de Werowa observe, analyse, et elle voit clairement les failles et les possibilités se dessiner. Mais ce sont ses failles et ses possibilités qu'elle aperçoit, ce qu'elle pourrait faire pour se sortir de cette situation. Elle ne sait pas ce qu'Ezra pourrait faire pour se sortir de cette situation, parce qu'elles ne font pas la même taille, n'ont pas la même musculature, même leur caractère importe. Alors Werowa reste assise sur les hanches de l'esclave, réfléchit, essaie d'adapter, mais tant qu'elle n'a pas expérimenté la force d'Ezra, elle sait qu'elle ne pourra pas aller bien loin. Mais à vrai dire, Werowa n'a pas franchement envie de se faire frapper. Elle y a déjà eu droit dans la journée, de bons coups, donnés du plat d'une épée d'entraînement, mais ça fait quand même mal, elle a déjà de beaux hématomes qui fleurissent sur sa peau, sombres sur sombre, quand même discernables. Elle se doute que la force ne sera pas la même… mais elle n'a toujours pas envie de se faire frapper, surtout qu'elle indiquerait les points sensibles à heurter à Ezra, et servirait de cobaye, et ça ferait d'autant plus mal.


Ce n'est que lorsqu'Ezra se met à se tortiller sous elle que Werowa se rend compte de la position dans laquelle elle les a mises. Et de l'équivoque, étant donné la dernière fois. En bref, Werowa rougit violemment, et se retrouva coincée entre une envie urgente de s'éloigner du corps ondulant d'Ezra, et rester, parce que si elle la libère cela lui donnerait l'espoir que ça marchera en véritable combat. Ce qui n'est pas le cas. Néanmoins Werowa est surprise par la force de l'esclave remuante, qui semble avoir pris les traits de la vipère accrochée à son cou, et qui réussit à lui soulever les hanches à plusieurs reprises, de peu, de quelques centimètres à peine, mais elle réussit quand même. Sans attendre, Werowa attaque de nouveau, aussi rapide que le coyote, et plaque les épaules d'Ezra au sol de ses paumes, les y maintient jusqu'à ce qu'elle arrête ses vaines tentatives. Leurs visages ne sont qu'à une cinquantaine de centimètres, Werowa fait de son mieux pour rester impassible, ses pommettes ont retrouvé leur couleur normale. "Je t'apprendrai les coups qui te donneront une chance de te libérer dans de telles situations." Sa voix est un peu plus rauque que d'habitude, non ? Peut-être. Finalement, Werowa se redresse, d'un mouvement souple, et s'écarte. Elle n'aide pas Ezra à se relever, ne lui tend pas une main secourable. Elle veut voir comment elle se relève, dans l'optique où elle se libérerait d'un poids mort assis sur ses hanches, elle veut avoir une idée de comment elle fait.

La guerrière est retournée dans les ombres, dans le coin de la pièce que le soleil n'éclaire pas de toute sa splendeur, elle s'est réfugiée là. Les bras de nouveau croisés, mais plus totalement impassible, l'expression de son visage a légèrement changé. Elle est concentrée maintenant. Ses yeux scrutent et examinent, décortiquent le moindre geste d'Ezra. Elle voit l'intérêt de cet entraînement, pour elles. Pour Ezra, elle aura de quoi se défendre un peu mieux, comme elle l'a dit, les ruelles de la cité de feu, la nuit, ne sont pas des plus sûres. Et pour Werowa, ça lui fait un entraînement de plus, elle peut réviser les coups les plus basiques et s'assurer qu'elle les maîtrise toujours. Ils sont devenus tellement instinctifs, elle se les ait tellement appropriés que ça ne l'étonnerait pas de ne plus les faire correctement. Et c'est ainsi que subrepticement, Ezra a réussi son coup, et qu'elle se retrouve à l'entraîner, comme ça, sur le tas, rôle totalement imprévu. Et encore un secret qu'elles partageront, au sein d'une maison, au sein de l'autre, elles ne font que ça maintenant, partager des secrets. Sa maison, d'ailleurs. Le temps de son départ, il serait bienvenu que quelqu'un vienne vérifier qu'on ne lui vole rien. Werowa a peu de biens, il est vrai, et aucun n'a vraiment de grande valeur… mais elle a gagné cette maison à la force des poings et de l'or, elle est étonnamment devenue son repaire, elle n'aimerait pas que quelqu'un entre dans son repaire et le vandalise. Cela la mettrait en rage. Ses yeux se sont encore perdus, ses pensées aussi, Werowa cille violemment dans l'ombre, Ezra face à elle, il faut qu'elle reste concentrée sur l'entraînement impromptu, tant qu'elle a encore de la force, tant que sa journée ne l'a pas trop harassée. "Vas-y, attaque-moi. Vise où tu veux."[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]








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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3209 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : xx (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 319
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le Lun 20 Avr 2020 - 13:14
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Vipère qui se tortiller. Tentative de se dégager de la prise ennemie pour attaquer rapidement et brutalement. Tête qui se tordait dans sa direction. Comme si d'une avancée de cou, j'allais pouvoir viser sa jugulaire. Comme si j'étais prête à mordre. Marque de dents laissés. Crocs qui se plantaient dans sa proie. Deux marques distinctes. La vipère qui n'avait besoin de plus que d'une marque de ses crocs pour répandre son venin. Venimeuse et mortelle. Visage qui se rapprochait du sien. La regardant droit dans les yeux. Pupilles à la verticale. Pupilles en forme de globe. Contraste. Des yeux émeraude. Des yeux couleur noisette. Peut être l'effet accentuée alors qu'elle avait tourné son visage dans ma direction, s'étant penchée dans ma direction à son tour. Comme captivée. Mais n'étant pas un serpent. N'étant pas aussi létale que l'était Shanareth. Yeux émeraude de la vipère accrochait à mon cou qui semblait briller de plus belle. Étincelante. N'ayant là nul de dague pour frappe, ou du moins dague qui n'était pas accessible aussi facilement cette fois-ci. But qui n'était pas de la tuer. Ne pouvant que me tortiller sur moi-même comme pour lui échapper bien qu'elle faisait peser son poids, réussissant à m'empêcher de lui porter une atteinte fatale. Proche. Tentant de me rappeler les conseils que Shanareth et Arméthyse m'avaient donné. Comme l'esprit un peu embrumé, un peu flou alors que rien ne me venait si ce n'était la volonté de me tortiller pour me dégager. L'impression qu'elle était un peu gênée par cette soudaine proximité alors que ses joues avaient pris une teinte plus rose, plus vive. En étant certaine. Mais tout aussi soudainement, elle en venait à plaquer ses mains contre mes épaules pour m'empêcher de bouger. Cessant un peu de me débattre, réfléchissant sans cesser de la quitter du regard une nouvelle fois. Des épaules attachées alors que son corps pesait sur moi, mais des mains, des pieds qui étaient libres. Idée qui effleurait mon esprit bien que tout aussitôt, elle venait alors à reprendre la parole, m'empêchant de mettre mon plan à exécution. Mots qui s'échappaient alors de ses lèvres, voix plus rauque qu'à l'accoutumée que je remarquais. "Je t'apprendrai les coups qui te donneront une chance de te libérer dans de telles situations."

Et soudainement, elle se relevait comme si elle voulait aussi échapper à cette soudaine proximité. Semblant perturbée. Ne pipant pas un mot. Souffle repris alors que les chaines qui me maintenaient à terre, retombaient sur le sol dans un cliquetis. De nouveau libre. Poids en main. Comme prête à déployer mes ailes et m'envoler. Prête à m'élancer. Et me relevant avec plus d'agilité, plus souplement sans difficulté. A force de chuter, ayant aussi appris à manoeuvre avec ma jambe pour ne pas être déséquilibré à chaque fois. Ayant appris au fil des mois à devenir son amie, bien que la gêne était toujours trahie, que l'équilibre était toujours en l'espace de quelques secondes vacillant. Sorcier que je n'avais jamais rencontré pour la faire face aux douleurs fantômes qui se manifestaient parfois, aux maux qui me gardaient éveillé la nuit, dents serrées. Douleur qu'il fallait accepter. Douleur non seulement physique mais moral alors qu'il m'avait fallut aussi m'habituer à cette nouvelle apparence physique, ce contraste. Mais des mouvements qu'il était nécessaire d'apprendre pour pouvoir supporter plus facilement la marche jusqu'à la grande place publique, le poids des sacs, pouvoir exécuter les tâches ordinaires sans être endommagée, sans perdre du temps. Jambe qui n'était pas le problème des autres mais le mien. Comme de nouveaux pas de danse à apprendre et un nouvel équilibre que je devrai trouver au coeur de ces entraînements. Gêne qu'un adversaire je savais pouvait facilement repéré et s'en servir pour retourner cette faiblesse contre moi, pour s'engouffrer dans la faille et frapper.

M'avançant jusqu'au centre de la pièce alors qu'elle était glissée parmi les ombres. Des ombres vers lesquels je me rapprochais pour m'arrêter à un pas d'elle. Un pas à réaliser pour franchir la limite entre la partie de la pièce qui baignait dans la lumière et celle plongée dans l'ombre, dans l'obscurité. Un pas à réaliser. Mais ligne invisible que je ne franchissais pas. L'observant. Pensive alors. Une partie de ses traits dissimilés. Ne semblant sentir le poids de ce regard avant de revenir brusquement à la réalité et s'attarder de nouveau sur mon visage. "Vas-y, attaque-moi. Vise où tu veux." Un simple ordre. Un simple commandement. N'hésitant pas. Des mots que je ne finissais pas d'entendre, une phrase que je ne la laissais pas terminer alors que je l'attaquais. Avantagée dans un sens alors que je me trouvais en face d'elle, n'ayant pas eu à perdre du temps à la rejoindre. N'ayant pas réfléchi, ayant juste agi alors que les conseils d'Arméthyse résonnaient dans ma tête. Comme si elle était là à côté de moi pour me guider, me donner sa force. Voix calme. Efficace. Devant juste être rapide et efficace, lui montrer qui j'étais. Poing qui se refermait alors que je visais son visage mais là n'était le but ultime si ce n'est que viser en pleine direction de son ventre, pour qu'elle en vienne par la suite à se plier en deux sans autre choix et continuer. Ne dépendant que de la rapidité à faire face, à se mettre en garde. Aussi la possibilité que le premier poing porté atteigne bien son visage et plus précisément sa mâchoire voir atteindre les deux cibles. Mais circonstances auquel je ne pensais pas alors que j'agissais juste. Concentrée. Vipère qui passait à l'attaque, prête à mordre, répandre son venin. Mortelle. Tentant de l'être.

1-2 : Ezra vise le visage de Werowa, son poing n'atteint pas sa mâchoire, est bloqué mais elle réussit à atteindre le ventre de la garde, son but ultime, la pliant en deux
3-4 : Ezra vise le visage de Werowa, son poing n'atteint pas sa mâchoire, est bloqué, et elle ne réussit pas non plus à attendre le ventre de la garde, son but ultime
5 : Ezra vise le visage de Werowa, son poing atteint sa mâchoire et elle en profite pour enchaîner et atteindre son son ventre à son tour
6 : Ezra vise le visage de Werowa, son poing atteint sa mâchoire mais elle ne réussit pas à atteindre le ventre de la garde, son but ultime
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Dernière édition par Ezra Aerys le Lun 20 Avr 2020 - 13:15, édité 1 fois
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le Lun 20 Avr 2020 - 13:14
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 256 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 110

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le Lun 20 Avr 2020 - 19:38
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Werowa ne cesse d'aller de surprise en surprise. Ezra se rélève, si ce n'était avec grâce, du moins avec efficacité, pas de souci à se faire là-dessus. Evidemment, Werowa sait pour ses stigmates, elle était présente lors de la punition publique, de l'humiliation même. Elle l'a déjà vue boitiller, elle a déjà été témoin de son pas bancal, elle ne savait pas à quoi s'attendre. Peut-être n'aurait-elle jamais cru qu'Ezra pouvait se relever aussi facilement, peut-être voulait-elle juste s'assurer que se remettre debout n'était pas un problème pour elle, même elle n'en savait rien. Werowa se contentait d'être spectatrice, pour l'instant, l'observation attentive avait été l'une de ses plus chères amies dans l'arène. Détailler le geste, analyser l'expression… Les lueurs dans les yeux, ces phares qui la guidaient vers la falaise ou vers l'écueil, vers la droite ou vers la gauche, vers la vie ou vers la mort. Ceux qui voulaient survivre, arboraient cette lueur désespérée dans le regard. Ceux qui voulaient tuer, montraient dans leurs pupilles cette lueur déterminée. Il fallait être autant sur ses gardes avec l'un qu'avec l'autre. Ceux qui voulaient mourir, n'avaient plus rien pour habiter leurs prunelles. Ceux-là, il fallait essayer de les réveiller, de les attiser. La comparaison n'était pas glorieuse, mais ils étaient comme ces animaux qui prenaient aussi part au spectacle, il fallait les aiguillonner pour qu'ils reprennent suffisamment de vie pour offrir le sang et la sueur que les gradins réclamaient à corps et à cris. Toujours cet équilibre précaire, à danser sur le fil entre l'ombre et la lumière. Et l'ombre et la lumière, elle est entre les deux justement, inconsciemment elle s'y est replacée. C'est son abri, son refuge, son antre, cet entre-deux étrange auquel les yeux ont du mal à s'adapter. Peut-être instinctivement Werowa est-elle passée en mode combat, et s'est-elle placée ainsi pour atténuer la précision d'Ezra, la faire hésiter. Dans un véritable combat, cela lui aurait donné le temps d'attaquer, car elle a une vision parfaite, ses yeux n'ont pas à s'adapter. Elle est en position dominante, du haut de ses bras croisés et de son regard attentif. Ce qui est étrange, c'est qu'Ezra ne dit rien, elle s'est fondue dans le silence comme Werowa s'est fondue dans l'ombre. Et elle voit cette lueur dans ses yeux, cette étincelle croître. C'est un mélange de la lueur désespérée et de la lueur déterminée, c'est la lueur que Werowa préfère. Ceux qui sont prêts à tout, et non qui n'ont rien à perdre. Ceux qui sont là pour jouer, et non pour tuer. Ce sont ceux qui durent le plus longtemps, ceux qui font le meilleur spectacle. Ceux qui enchaînent les meilleurs coups, les plus précis et les plus osés, et que ça porte ou non tant que la foule pousse des exclamations de surprise et de ravissement, ça n'importe guère qu'ils portent ou non, le plus important c'est la foule et son contentement, les esclaves autant que leurs maîtres en sont tributaires, rien n'est plus fort que la foule dans l'arène, ses clameurs et ses huées sont les voix les plus fortes et les plus performatives. Le roi lui-même, quand il vient, quand il décide de qui meurt et de qui vit, il ne faut pas qu'il se trompe, il faut qu'il prenne la température de la foule pour faire le bon choix. Et quand il a décidé de lui rendre sa liberté, Werowa se souviendra toujours de la surprise et de l'excitation des gradins, c'était si rare...! Peut-être pas mérité pour tous, parce qu'elle est une femme, parce qu'elle a failli à son roi, parce qu'elle n'assurera plus la deuxième partie de soirée. C'est tellement dommage, elles sont si rares, les femmes gladiatrices... C'est tellement dommage, on ne pourra plus voir la sueur briller sur ses bras et LES POINGS LUI HEURTER LA MACHOIRE ET LUI ECRASER LE DIAPHRAGME.


Ezra a été plus rapide que ce qu'elle aurait imaginé, pour le coup, et Werowa a été trop confiante en ses capacités. Elle se retrouve à décroiser les bras trop tard, à essayer de parer le premier coup qui vise sa mâchoire, à échouer, et à être trop décontenancée pour ne pas voir le deuxième coup, qui la cueille en plein ventre. Werowa se plie en deux, le souffle court, tombe à genoux aux pieds d'Ezra, et essaye de respirer, tant bien plus que mal, plus mal que bien. Sa force, sa vitesse, tout l'a pris par surprise, et ça ne lui plaît pas, ça lui met un sacré coup au moral. Essoufflée, même sans souffle, Werowa cligne des yeux à toute vitesse, éberluée. "On va s'arrêter là pour aujourd'hui." siffle-t-elle entre ses dents serrées, profitant d'une expiration plus longue pour prendre sa décision. Non pas qu'elle abandonne face à Ezra, ou peut-être que si d'ailleurs, mais elle ne peut pas se permettre d'être blessée. Pas maintenant. Pas alors que la plus grande occasion de sa vie se présente à elle, sur un plateau d'argent. Elle ne peut pas la laisser lui filer entre les doigts ! Alors tant pis, elle va passer pour faible aux yeux d'Ezra, mais ce n'est pas le plus important. Elle n'aime pas du tout l'idée, cela l'irrite, cela l'agace, mais pas le choix, elle doit se préserver avant toute chose. Alors Werowa reste au sol, le temps de reprendre sa respiration. Quand elle a repris son souffle, elle se redresse, toujours à genoux, les mains sur les hanches, et ses yeux remontent le long des jambes de l'esclave, les souvenirs embrumés flottent à la surface, les pensées fantasmées aussi, d'autant qu'elle se retrouve nez à nez avec son ventre, encore plus agacée qu'auparavant parce que la position est encore plus gênante qu'auparavant, ou peut-être qu'elle se fait des idées. Werowa détourne le regard, la mâchoire crispée, la mâchoire endolorie, le ventre perclus, l'ego meurtri. Pourtant elle reste dans cette position, elle en a assez de céder à Ezra, de devoir changer de place et reculer face à Ezra. Alors Werowa ne bouge pas, lève juste la tête vers l'esclave pour croiser son regard, et déclarer d'un ton curieusement sombre : "Je pars." Plus laconique, on ne fait pas.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Dernière édition par Werowa Sundagger le Lun 20 Avr 2020 - 22:47, édité 1 fois
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Ezra Aerys
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le Lun 20 Avr 2020 - 21:56
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Ne m'étant pas attendue à l'atteindre directement. Ayant espéré que les coups seraient portés efficacement. Ayant espéré au moins attendre son ventre, mais ne m'étant pas attendue à atteindre à la fois sa mâchoire et son ventre. Ayant pensé qu'elle en viendrait à lever sa garde, qu'elle en viendrait à riposter et le premier coup aurait été rompu. Mon but qui n'était pas à vrai dire de viser sa mâchoire. Une tentative pour détourner son attention que j'avais tenté d'appliquer à la lettre. Une stratégie que j'avais tenté de mettre en oeuvre. Une stratégie qui avait payé alors que j'avais pu entendre le choc de mon poing se répercutant contre sa mâchoire. Douleur qui en venait doucement à irradier mais coup de poing qui avait été cette fois-ci maîtrisé alors que par là, j'avais aussi évité de sentir la douleur irradiait violemment dans toute la ma main. Evitant à mes jointures de prendre le choc. Ayant exécuté à la perfection ce coup mais n'ayant pas le temps de pensé à quel point Arméthyse pourrait être fière que j'en sois venue à appliquer ses conseils mot au mot, que j'en sois venue à frapper sans sourciller, sans craindre de faire du mal. N'ayant pas le temps de penser alors que tout aussitôt j'enchaînais les attaques. Consciente que je la prenais par surprise, que je l'avais déconcerté. Alors qu'elle tentait tardivement de parer le premier coup, mon poing rencontrait cette fois-ci son autre cible. La cible ultime que j'avais tenté de viser. Flèche encochée. Flèche qui filait pour atteindre le mil. Poing qui atteignait son ventre. Coup qui la pliait en deux alors que je me reculais, debout, campée fermement sur mes jambes et qu'elle en venait à se plier en deux, à tomber sur ses genoux. Presque à esquisser une grimace en me disant que j'avais dû lui faire mal. Douleur qui n'était pas feinte et consciente que je n'y avais peut être pas été de main morte. Chanceuse d'avoir atteint ma cible. Ayant même atteint ma cible, sa personne, plus que je n'aurai pu le penser. Mais coup que je n'avais pas retenu car hésiter signifiait mourir, signifiait se trouver à la merci de l'autre. Ne pas attendre. Viser le premier. Ce qu'elle m'avait appris. Sourire qui se dessinait néanmoins sur mon visage. Sourire qu'elle n'aperçut pas. Un peu fière de l'avoir mise à terre bien que je savais aussi que si elle était prête, elle m'aurait mis par terre et j'aurai été celle qui aurait été à genoux. Mais justement, n'était-il pas censé n'exister aucune mise en garde comme dans tout combat. Pouvant peut être me satisfaire d'avoir été plus forte pour cette fois.

Hésitante néanmoins à lui proposer ma main pour l'aider à se relever. "...ça va ?" Tentative un peu de s'enquérir de sa douleur, bien que je me demandais si là allait vraiment se trouver sa douleur. Me demandant si là où elle n'aurait pas plus été mal était pour son ego qui venait d'en prendre un coup, violemment.  "On va s'arrêter là pour aujourd'hui." Des mots sifflés entre ses dents, que je peinais à entendre mais que je réussissais à comprendre avec peine. Et la surprise qui se peignait sur mon visage alors que je reprenais la parole, ton de voix trahissant en effet la surprise, l'incompréhension. "Mais on vient de commencer ?!" Elle qui m'avait dit de l'attaquer. Ce que j'avais compris comme un entraînement et déjà elle s'arrêtait. Consciente pourtant que ce n'était sans doute pas parce que j'étais un cas désespéré qu'elle jetait l'éponge. Ayant réussi à l'atteindre, ce qui devait bien signifier qu'il y avait de l'espoir, que je n'étais peut être pas aussi peu douée qu'elle l'avait laissé entendre quelques mots. M'indignant simplement en plus de ne pas comprendre soudainement ce choix. "Je suis sûre que tu as été frappé plus violemment avant !" En étant certaine. Ayant mis de la force mais n'étant pas la personne la plus musclée, la plus violente qui existait. Certaine qu'elle avait connu des coups plus violents, des entraînements bien plus musclés avec les autres gardes, lorsqu'elle se trouvait à l'arène. Ne l'ayant pas non plus coupé en deux, lui ayant juste coupé de souffle. Ce qui semblait de trop pour elle, mais réaction qui ne me convenait pas. Sans doute que j'aurai voulu une autre réaction de sa part, peut être voir une note de fierté ou de satisfaction dans son regard, un compliment ou l'ombre d'un. Mais non. Non pas que j'aurai pu m'attendre à mieux ou à beaucoup venant d'elle mais ne m'étant pas non plus attendu à ce qu'elle en vienne aussi simplement qu'il soit à arrêter là l'entrainement. "On va pas s'arrêter là parce que je t'ai donné un coup ? tu vas pas me dire que ton ego peut pas supporter cela ?" En étant certaine qu'il s'agissait de son ego. Sans aucun doute qu'elle ne le supportait pas. Enfin, tentant de faire sens de ses mots alors que je ne comprenais pas et m'offusquait. Etant prête. Etant en tenue. N'allant pas repartir maintenant alors que j'avais réussi à ce qu'elle en vienne à accepter ma proposition, ne comptant pas partir au bout de dix secondes. Voulant qu'elle en vienne à m'entraîner et à me fermer, pas à me prendre une porte au mur la seconde après qu'une autre en était venue à souffrir. Ce qui était plus violent que se prendre la porte directement en pleine tête la première fois. Ce qu'elle faisait alors. Jouant avec mes nerfs. Jouant avec mes espérances. Et au lieu de se défendre, elle ne bougeait pas, restant là au sol comme si je venais de la transpercer en deux. Ce qui n'était pas le cas. Finissant par relever le regard, prononcer deux mots que pour m'indigner de plus belle.  "Je pars." "Qu'est-ce que tu veux dire tu pars ? Tu peux pas partir, c'est ta maison ! Si quelqu'un doit partir c'est moi." Ne faisant pas de sens. Ainsi était-ce donc cela, elle me disait simplement de dégager. "Si tu voulais que je dégage dès le début, fallait le dire directement.. y'avait pas besoin que j'en vienne à te donner un coup de poing et que je te fasse mal pour cela. J'aurai compris très bien le message la première fois." Si c'était ce qu'elle voulait me faire partir, elle aurait pu simplement le dire dès le départ et refuser. Cela aurait été moins stupide d'annoncer qu'elle préférait sortir de la pièce que se trouver en ma compagnie. Flamme qui brillait dans mon regard. En train de bouillir intérieurement. "Bon bah je vais partir alors." Ton plus sec, amer. Dégoûtée aussi simplement qu'il soit, qu'elle en vienne par là à me dire à sortir, qu'elle en vienne à mettre fin à nos entraînements aussi brutalement. Ayant voulu progresser. Ayant souhaité apprendre à ses côtés. Mais peut être que pour elle c'était simplement trop que de se trouver dans la même pièce que moi, suite à ce qui se passait la dernière fois. Message implicite. Un fond de pensée que je n'exprimais pas à haute voix car ne pensant pas qu'elle puisse se rappeler cette dernière soirée, ne pouvant que croire qu'elle n'avait que des vagues souvenirs flous vu tout l'alcool qu'elle avait ingurgité. Ce qui ne me rendait pas moins qu'amère et dégoûtée. Bras levés aux yeux puis abaissés, alors que tout aussi nettement, je pivotais sur mes talons. Ne comptant pas alors rester une seconde plus dans la même pièce. Allant partir, c'était aussi clair et net que possible alors dans mon esprit. Ce qu'elle voulait, après tout. Ce qu'elle semblait vouloir implicitement. Souhait qui allait être exhaussé sans besoin de faire appel au génie de la lampe.
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Werowa Sundagger
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le Mar 21 Avr 2020 - 12:20
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There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il y avait de ces jours… ! Il y avait les jours géniaux, ceux qui nous faisaient prier pour qu'ils ne s'arrêtent pas, qu'ils continuent à l'infini, que la joie et l'extase et l'euphorie et le bonheur qu'ils nous faisaient ressentir ne s'atténuent pas, que le temps ne les affadisse pas à force de les pétrir de ses mains pleines de souvenirs, il y avait ces jours si doux et si sucrés qu'on ne voulait qu'une chose, c'était qu'ils nous restent en bouche, que leur goût mellifluent nous colle encore à la langue et au palais pour des heures et des jours et des semaines, que les souvenirs soient toujours aussi vivaces et aussi savoureux même des années après, de ces jours dont on voulait juste garder la trace vibrante et vivante en son esprit, ces instants de mémoire estampillés du sceau du bonheur et les rais du soleil qui les éclairaient et ils resplendissaient d'odeur et de clarté, les papilles salivaient de leur fumet épicé, les pupilles se dilataient face à l'afflux de tant d'hormones du bonheur, ces effluves si volubiles que l'attente du verdict accroissait jusqu'à ce que la nuit tombe le couperet tombe et qu'inévitablement elles n'en soient peu à peu réduites à n'être qu'un simple petrichor, un vague arôme de nostalgie et un arrière-goût de bonheur passé. Il y avait aussi de ces jours, qui nous faisaient espérer que la nuit arrive plus vite, et avec elle les ténèbres ce néant incommensurable, ces jours qui paraissaient n'être qu'un châtiment sans fin, qu'une punition perpétuelle, avec ceux-là on priait pour que le chapitre se ferme plus rapidement et que surtout, surtout, ils soient envoyés dans l'oubli, ce gouffre sans fond au fin fond de la mémoire, d'où même avec toute leur patience et toute la force de leurs petites pattes ils ne pourraient pas remonter parce que la pente était trop roide, les prises trop saillantes, et les rares plantes nivéales qu'ils pouvaient espérer attraper étaient gelées, réduites à une matière hyaline et souple, une gelée qui leur glissait entre les doigts et ils retombaient dans l'oubli, avec ces jours-là il fallait juste attendre que ça passe, et souvent l'attente était bien plus longue parce qu'on attendait justement, il fallait trouver de quoi s'occuper, affronter un bison ou escalader un sapin, ça dépend des personnes ça dépend des endroits, juste s'occuper l'esprit pour noyer l'agacement l'irritation sous un flot de paroles sous un flot confus d'images et d'actions les noyer les enterrer sous un tas de couleurs et d'épreuves pour qu'elles en deviennent des obstacles à la réminiscence ces couleurs et ces épreuves, pour que jamais ces souvenirs affreux atroces et si irritants ne puissent voir la nitescence de la fin du tunnel. 


Chaque confrontation avec Ezra la faisait basculer d'un de ces jours heureux à un de ces jours affreux, c'était fou, et extrêmement irritant. Lumière et ombre, lumière et ombre, encore et encore et encore et encore. Le pire c'était que Werowa n'avait pas le choix, elle balançait d'un côté à l'autre en fonction de l'humeur d'Ezra, de ses paroles douces ou dures. Un instant elle espérait pouvoir garder ce calme précaire enfin trouvé, l'autre elle essayait de couper court à la fureur. Et à présent elle se trouvait face à la fureur, face à la tempétueuse esclave, qui s'agaçait, s'énervait de la brièveté de leur entraînement, en réclamait plus, au point que Werowa, vengeresse et énervée, envisageait sérieusement de lui enfoncer son poing dans les côtes aussi, histoire de la faire taire, mais la tempête retombait sur la mer d'huile aux reflets iridescents, la mer d'huile qui du brasier redescendait à un feu doucereux qui n'était guère plus rassurant, parce que la désinvolture et l'insolence d'Ezra continuèrent. "Bon bah je vais partir alors.", et elle tourne les talons, commence à s'éloigner, ses pas résonnent sur le sol, et puis c'est le noir, Werowa ne se souvient pas s'être relevée et avoir empoigné le poignet d'Ezra pour l'arrêter et la retourner face à elle. Elle a encore mal au ventre, mais surtout ce qui la surprend c'est que son cœur tonne si fort, dans sa poitrine, dans ses oreilles, c'est comme une ovation gigantesque avec des milliers de pieds qui tapent sur le sol et des milliers de paumes qui applaudissent. Mais très vite ses sens lui reviennent, et elle précise sa pensée auprès d'Ezra, avec ce calme olympien qui ne cesse de la quitter puis de lui revenir en pleine face à chacune de leur confrontation : "On arrête là, parce que je ne peux pas me permettre de me blesser. Je pars avec le prince Demyan à la fête du solstice, je vais faire partie de sa garde." Ses yeux sont calmes, trop calmes, même elle ça la désarçonne, tandis qu'elle se rapproche un peu plus d'Ezra, sa main toujours sur son bras : "Tu comprends ce que ça signifie pour moi ? J'étais une esclave dans l'arène, et maintenant j'ai la vie d'un prince entre mes mains. Je ne peux pas laisser passer cette occasion."[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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Ezra Aerys
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le Mar 21 Avr 2020 - 18:18
Hall of fame (Werowa & Ezra)
Pas esquissés en direction de la porte. Doigts qui se refermaient sur mon poignet. Retenant mon bras et venant d'un geste lent à pivoter de nouveau cette fois-ci dans sa direction. Contradiction entre ses mots et ses actions. Contradiction entre ce message précédent suffisamment implicite pour me faire comprendre que je devais partir et ce bras qui me retenais. Parallèle. Sentiment de déjà vu. Ce qui n'était là la première fois où l'une retenait l'autre, l'empêchant de refermer la porte derrière l'autre. Bien que l'autre fois, cet autre soir, là avait été aussi le contraire alors que je l'avais invité à partir, à sortir expressément. Masque que je tentais d'apposer contre mon visage mais n'étant pas aussi douée pour cacher mes émotions. Consciente qu'elle pouvait lire la note d'irritation dans mon regard à l'idée non seulement de devoir partir mais aussi que cet entraînement ait pris fin si rapidement après deux coups donnés. Consciente qu'elle pouvait avoir perçu cette note de dégoût dans ma voix, d'amertume dans les mots prononcés préalablement. Ne comprenant pas alors pourquoi elle tentait de me retenir bien que doucement je m'étais efforcée de pivoter vers elle pour lui faire face et entendre avec assurance les mots qu'elle allait prononcer par la suite.

Calme olympien. Regard calme. Aucune note d'irritation ou d'énervement sur son visage. Des traits presque détendus alors qu'elle reprenait la parole lentement. "On arrête là, parce que je ne peux pas me permettre de me blesser. Je pars avec le prince Demyan à la fête du solstice, je vais faire partie de sa garde." Se rapprochant et restant immobile, figée là alors que les mots trouvaient leur chemin jusqu'à mon cerveau alors que je comprenais pourquoi elle avait arrêté l'entraînement. Des explications que je n'avais pas cherché avant, ayant pensé que les explications étaient suffisamment explicites par ce message prononcé avant, par ses mots clairs et nets. Une explication qui en était une toute autre que celle que j'avais attendu. Une explication bien différente de celle envisagée alors que les mots percutaient mon cerveau, que je reliais le prénom du prince avec la fête du solstice, qu'elle allait faire partie de sa garde rapprochée. Ce qui était en soit logique alors qu'elle n'était plus seulement une simple garde mais qu'elle faisait partie des gardes affectés au palais, à la famille draghsteel. Statut réputé. Une décision logique de la part des membres de la royauté que de choisir de les accompagner jusqu'aux confins de la forêt, au plus près des autres tribus, des autres grounders pour les rencontrer et fêter le changement de saison. D'autres rahjaks qui s'y rendaient à chaque fois, pas seulement des gardes mais aussi des mercenaires. Restant à la cité les enfants, les femmes, les esclaves. Cité que je ne quitterai pas. Mais cité qu'elle allait quitter, chargée ensuite de traverser le désert pour accompagner les membres les plus importants de la royauté et aller rencontrer les autres.

Opportunité unique de la fête du solstice pour rapprocher les peuples, les tribus encore plus. Une opportunité rare et un choix rare du roi que d'envoyer des rahjaks, que dévoiler la volonté de son peuple de tisser de nouveaux liens. Une opportunité en soit un peu plus rassurante alors que là-bas les armes seraient interdites, que nul coup d'état ne pouvait être prévu, que là-bas des liens pourraient être créés. Une opportunité pour découvrir un monde différent, des cultures différentes. Une opportunité en or pour tisser de nouveaux liens qui se présentait rarement. La possibilité de franchir aussi les portes du désert, de sentir ce frisson de liberté, de voir des arbres qui se dressaient à perte de vue sans en voie le bout. Une forêt qu'il était étrange de traverser alors que le sentiment ressenti était aussi celui parfois de l'étouffement, de la méfiance à l'idée que des silhouettes inconnues en viennent à se dissimiler derrière les troncs. Mais derrière ce paysage verdoyant cohabitait aussi des créatures étranges aux grandes oreilles, les tribus de la forêt et aussi les skaikru, descendus du ciel. Opportunité rare de les rencontrer. Des rencontres à chaque fois uniques. Des rencontres faites qui ne pouvaient pas être oubliées. Gravées dans ma mémoire, dans mon esprit. Visages et silhouettes qui se dessinaient au coeur de mon esprit. Et derrière les arbres, les plaines, au plus loin des montagnes, au plus loin le sable fin à perte de vue mais surtout l'océan. Immensité d'eau dont il n'était pas possible de voir le point final. Ligne bleu. Attrayant. Hypnotisée. Le bruit de vagues qui se répercutait. Vagues qui en pouvaient que rouler pour s’écraser contre les roches. Ecume projetée. Coquillages qu’il était possible de sentir sous ses pieds en traversant la plage pour se rendre au plus près de l’eau. Fraicheur inattendu. Un océan si vaste qu’il semblait presque iconique qu’au cœur du désert l’eau pure, qu’il était possible de boire soit si rare et si difficile à obtenir. Eau chérie mais là-bas il n’y avait qu’immensité. Continent vaste et unique en tout point. Des tribus uniques et des silhouettes qui se dessinaient en contre-bas de ces paysages sans nom qu’il n’était que possible d’admirer. Opportunité qui lui était alors donnée de voir d'autres paysages et non seulement d'y rêver, non seulement d'imaginer des notes de couleurs vives mélangeant note azur et émeraude qui étaient rares du côté du désert.

Son regard qui cherchait le mien alors qu'elle reprenait la parole. "Tu comprends ce que ça signifie pour moi ? J'étais une esclave dans l'arène, et maintenant j'ai la vie d'un prince entre mes mains. Je ne peux pas laisser passer cette occasion." Chemins qui se divisaient. Nouvelle opportunité qui s'offrait à elle si ce n'était de se faire remarquer par le prince, de pouvoir accéder à un poste encore plus enviable que celui qu'elle occupait déjà. Ayant évolué dans la société. Ayant été affranchie. Ayant vaincu l'arène. Et désormais il ne suffisait que d'un pas pour qu'elle en vienne à continuer de grimper les échelons et presque à venir en haut de la pyramide. Il ne suffisait que d'un mot. Il ne suffisait que d'un regard. Il ne suffisait qu'un simple lien soit créé. Il ne suffisait que de cela pour qu'une vie en vienne à basculer, que sa vie en vienne à basculer. Il ne suffisait que d'un mot du prince pour que son destin à vienne à changer totalement. Sentiment de déjà-vu. Un sentiment de déjà-vu plus lointain. Un parallèle déjà vécu alors que je ne la connaissais pas. Années qui remontaient avant ma fuite, bien avant ma fuite. Plus précisément, des mots qui me rappelaient la destinée d’une toute autre personne chère à mon cœur et qui se trouvait pourtant aujourd’hui à des milles lieux de la cité, au plus près de l’océan.

Me rappelant l'ascension d'Arméthyse. Ascension que je n'avais découvert qu'après que nos chemins se soient divisées alors que l'ancienne esclave avait été repérée par la princesse Irina. Son destin qui avait changé alors qu'elle était devenue la garde rapprochée de la jolie brune. Destin qui avait basculé de nouveau quand elle avait pris la fuite alors que le vent tournait de nouveau. Mais il n'avait suffit que d'un regard, que d'un mot pour qu'Erika en vienne à disparaitre. Son ancienne identité disparaissant. N'étant plus Erika, étant devenue Arméthyse. Des retrouvailles qui avaient été violentes alors que l'amertume s'était aussi mêlée à la joie, de même que la colère et la douleur. Chacune rapprochant à l'autre de ne pas avoir tenu ses promesses, de ne pas avoir donné de nouvelles. Disparaissant du bordel pour être revendue dans l'ombre. Et elle disparaissant ensuite, devenant à son tour un fantôme pour réapparaître, bercée dans la lumière. Pas qui l'avait éloigné du commun des mortels pour la conduire au plus près de la royauté.

Des places au coeur du palais qui coûtaient chères, qui étaient gratifiantes. Des places pour lesquels les artisans se battaient, espérant que leur travail soit remarqué, espérant avoir l'honneur de réaliser une commande à destination du palais. Source de revenus. S'approcher du palais était aussi synonyme de gloire, de se créer une réputation alors que chaque jour les familles les plus riches, les plus nobles tentaient de s'attirer les bonnes grâces de la famille royale. Place néanmoins divisée alors que chacun avait son étiquette, que les opposés n'étaient pas censés se parler, se rencontrer mais seulement se croiser. Distinction qu'établie entre ceux qui servaient et ceux qui évoluaient là-bas. Mais un palais aussi digne d'une cage dorée. Des barreaux d'or. Des sculptures. Des tableaux. Des chefs d'oeuvre. Là où se beauté mélange de beauté et de grâce. Ce que j'avais entendu du moins alors que je n'avais jamais été jusqu'à me rendre au palais royal. Ne m'étant jamais rendue là-bas bien que j'avais réalisé des commandes en tant qu'esclave couturière pour là-bas. Une idée du palais royal que je n'avais pu me faire que grâce à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Un endroit différent mais tout aussi dangereux alors que chaque action était aussi scruté, où les femmes devaient être magnifiques à chaque fois, où chacun devait se tenir prêt. Place et pouvoir qu'il était possible d'envier. Mais peu semblait pouvoir parler à l'oreille du roi si ce n'est ses plus proches conseillers. Difficile de croire qu'ils puissent totalement être heureux là-bas alors que tout leurs gestes étaient surveillés. Disposant de toutes les richesses du monde, pouvant convoquer serviteurs et se faire entendre, mais le bonheur qui ne résidait pas forcément là. Bonheur qui pouvait être souhaité, être exaucé mais parfois il ne résidait pas là simplement et pouvait être plus difficile à trouver qu'un fennec dans le désert, que des fruits exotiques apportés sur un plateau d'argent. Peut être que pour chacun il n’était pas facile de trouver le bonheur aussi simplement qu’il était souhaitable. Ce que tous cherchaient peut-être bien que là où certains l’amour, d’autres cherchaient le pouvoir ou la richesse. Dépendant de la volonté de chacun.

Nouvelle voie qui s'offrait à elle. Une opportunité qui était créée. Avant en effet une esclave dans l'arène. Et désormais elle pouvait devenir bien plus. Ayant la possibilité de se démarquer, de dévoiler ses compétences bien que le voyage était censé être sauf, que rien n'était censé arriver. Une fête qui célébrait le solstice d'été, qui célébrait l'entente entre les tribus mais qui ne célébrait ni la guerre, ni le sang. Bien loin alors de me douter que lors de cette fête pourtant le sang sera répandu. Bien loin de me douter qu'une invasion allait se produire, que venus de la mer, les envahisseurs surgiraient pour transformer ce monde en le leur et imposer leur règne. Bien loin d'imaginer alors un futur aussi funeste. Bien loin d'entendre des notes de musique qui ne pourraient être jouées qu'à des funérailles. Une mission censée être tranquille, sans doute plus tranquille que celles auquel des mercenaires pouvaient être affectés et sans doute bien moins éprouvante. Ce que je croyais alors sans avoir idée de ce futur encore lointain mais qui se rapprochait suite à ses mots. Ce qui constituait néanmoins une opportunité pour elle. Une opportunité qu'elle ne pouvait pas réellement refuser alors que le refus n'était de mise avec les membres de la royauté, d'autant qu'elle avait été sélectionné. Refus qu'elle serait stupide d'essuyer et de vouloir chercher alors que là s'offrait une opportunité pour elle. Et pourtant en parallèle, alors que ses mots résonnaient dans mon esprit, il y avait cette distance qui se creusait silencieusement. Des mots qui me permettaient de comprendre aussi pourquoi elle avait tant voulu arrêté l'entraînement là, ne pas le poursuivre plus longtemps pour ne pas être blessé et apparaitre un visage méconnaissable auprès du prince. Ayant entendu cette explication que j'attendais et pourtant ne réussissant pas par ses mots à être totalement satisfaite. Mais n'était-ce pas ce que j'attendais que de savoir, de comprendre ? Reprenant la parole après quelques secondes, minutes de silence. Voix qui résonnait calmement. Des mots qui étaient détachés. Des mots qui semblaient lointains. "Tu as raison. Une opportunité pareille ne se reproduira pas. Tu devrais foncer."

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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Thémis, Lazuli MESSAGES : 256 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 110

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le Mar 21 Avr 2020 - 20:24
HALL OF FAME
There's a moment in your bones when, When the fire takes over. Blood is running, heart is pumping, as the battle gets closer. Werowa & Ezra
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tant de choses à dire, tant de choses à penser. Son cœur tonne dans sa poitrine, joue sur les tympans de ses oreilles à créer une mélodie tonitruante. Le tambourin résonne dans sa cage thoracique, avec de profonds échos qui ébranlent son être tout entier. Les pensées tourbillonnent, mais pour l'instant Werowa est bloquée dans l'œil du cyclone, là où il n'y a rien, là où il ne se passe rien. Elle est dans cet espace vague, indéterminé, flou, où tout est calme et plat, sans relief. Pas le néant, parce qu'il y fait clair, il y fait jour, même si les teintes sont assez livides, blanchâtres, pâles. Il y aurait presque une petite brise pour faire flotter les mèches noires de ses cheveux que ça ne l'étonnerait pas, avec ce silence plein de bruissements, témoins d'une vie lointaine mais bien présente, invisible à son regard mais bien audible. C'est étrange ce calme, cette clairière au cœur de son être, cette zone couleur albâtre où tout est immobile. Rien ne bouge, malgré cette petite brise qui donne un peu de vie. Cette petite brise, cette once d'émotions qui parcoure la zone désertée. Le marbre y croise l'albâtre, cette albâtre qui peut s'effriter à tout moment, si le vent forcit, le marbre qui peut se fissurer, si le vent devient tempête, et alors le flot d'émotions qui peut l'envahir, mais ce n'est pas le cas en cet instant, pour le moment c'est le calme de la vie tranquille qui règne, dans ce laps de temps indivisible et infini qu'est l'instant. Un instant, plus rien ne bouge, rien qu'au millième de millième de centimètre les rayons de poussière qui dansent dans les rayons du soleil, une toute petite mèche sur la tempe d'Ezra qui se courbe, ses pupilles qui finissent de s'adapter à la lumière du soleil qui tombe sur les épaules de Werowa. Son visage est bien visible, le contre-jour n'est pas très important, ne fait que dessiner un peu plus les ombres de sa mâchoire de son nez et de ses cavités oculaires. Cet instant arrêté est au miroir de la clairière dans son esprit, elle est bien loin de la tempête dans le crâne.


Ezra s'est retournée vers elle, elle l'observe, elle a le regard si vide… ! A peine une pointe d'agacement y subsiste, un morceau de courroux tandis qu'elle comprend pourquoi Werowa a tout arrêté si subitement, après si peu de temps. Elle a encore du mal à l'accepter. "Tu as raison. Une opportunité pareille ne se reproduira pas. Tu devrais foncer." Elle a beau dire, elle a encore du mal à l'accepter. Werowa ne s'attendait pas à une explosion de joie de sa part, loin de là, elle se serait plutôt attendue à ce qu'Ezra peste de nouveau, lui dise que ce n'était pas une raison pour la virer de si tôt, mais non, rien. Elle est silencieuse à présent. Presque impassible à présent. Le miroir dans le miroir, le miroir face au miroir, le miroir dans le miroir et face au miroir. Ezra agissait comme elle, et les coins des lèvres de Werowa manquèrent de frémir à ce constat, elle faillit le lui faire remarquer, parce que quoi qu'elle en dise, elle ne se lasse pas de leurs disputes. Mais elles sont trop proches pour qu'elle ne songe pas à la réconciliation non plus. Elles sont trop proches pour que les pensées qui ont affleuré à la surface depuis qu'elle a toqué à sa porte, restent sous la surface. Cette fois-ci il faut crever l'abcès, elle n'aura pas l'esprit tranquille tant que… tant que quoi, exactement ? Elle n'a rien à attendre de cette discussion, rien à espérer. Juste… mettre les choses à plat, reproduire la clairière. Il y a juste cette petite motte de terre qui dépasse et qu'il faut écraser pour aplanir le terrain, et quitter la cité avec l'esprit reposé. Et Ezra a parlé, alors forcément les yeux de Werowa tombent sur ses lèvres, y restent collés. Inconsciemment, elle a approché son front de celui de l'esclave, évidemment que les reflets de leur dernière rencontre dansent dans son esprit, cette fois-ci Werowa a été emportée dans le tourbillon. Elle revit tout, dans le désordre, les couleurs exacerbées lui piquent les yeux. Il faut crever l'abcès. Werowa est à peu près sûre que leur proximité va l'agacer, qu'Ezra va la repousser, possiblement avec violence, ça ne l'étonnerait pas, ses abdominaux se sont déjà contractés au cas où elle se reprendrait un coup au ventre. Mais pour l'instant Werowa ne bouge pas, dans cet instant de calme et de repos elle reste pendue aux lèvres d'Ezra. Lorsqu'elle parle, ce n'est qu'un souffle, à peine un murmure. "On va en parler ?"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]







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