Le Deal du moment :
Valise rigide à roulettes pivotantes ...
Voir le deal
44.55 €

Aller en bas
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 391 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : StrangeHell (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 297

I'm lost (Maxim & Eva) Empty I'm lost (Maxim & Eva)

le Dim 22 Mar 2020 - 18:57
I'm lost (Maxim & Eva)
Les tremblements. Ils étaient là. Au départ, il n'y avait que la main. Une main qui se mettait à trembler. L'autre qui se posait dessus pour l'empêcher. Prétendant que ce n'était rien. Les premiers signes annonciateurs. Les signes annonciateurs de la tempête qui s'abattrait, l'orage qui s'approchait guidé par Peroun en personne. Il y avait les premiers signes indiquant que le monde était sur le point de vaciller, que l'éclair brandi par Svarog était prêt à frappé. Préférant prétendre être aveugle. Préférant jouer les ignorantes. Tremblement qui avait repris et que j'avais ignoré de nouveau, alors que les chants s'étaient élevés, résonnant de plus belles. Mais ce tourbillon dans lequel je me laissais emporter à chaque fois que les notes de musique s'élevaient, il tourbillonnait trop rapidement. Un rythme trop rapide. Un rythme que je n'arrivais plus à suivre. Une goutte de sueur qui dégoulinait le long de mon front alors que je sautillais sur le sol. Glissant dans un élan artistique en direction du centre de la pièce. Accompagnant le résonnement des tambours, l'écho des martèlements. Voix qui s'élevait de nouveau avant de redescendre en intensité alors que d'autres voix s'élevaient. Pas exercé de nouveau sur le côté alors que je valsais, tourbillonner. L'erreur. Rythme que je commençais à ne plus suivre. Déconcentrée. Les battements de coeur qui s'accéléraient alors que je bondissais sur le côté pour reprendre la danse s'en suivant en parallèle des chants en faveur de Svarog. Mais pas faussé. Pied qui se recourbait alors que je manquais de chuter. Gémissement étouffé alors que je retrouvais mon équilibre de justesse. La danse qui continuait son cours. Mouvement que je m'efforçais de suivre de nouveau, mais il était trop tard. Mon esprit déjà focalisé sur ce détail. Une erreur de débutant. Une erreur que je n'aurai jamais dû commettre. Une erreur que je n'avais pas à commettre. Un faux pas et la chute. Douleur ressentie encore, bien que douleur j'ignorais. Fermant les yeux avant de reprendre mon souffle. Passion qui me désertait alors qu'il n'y avait plus que ces voix qui me soufflaient à l'oreille que j'étais en train d'échouer. Échouant devant les dieux. Me ridiculisant. Piètre performance terminait alors que les chœurs finissaient la dernière note. Me repositionnant dans l'ombre de la pièce, près des silhouettes qui s'étaient préalablement déplacés. Les ténèbres que je retrouvais familièrement. Mèche de cheveux bruns rejetés en arrière, cheveux en partie tressée alors. Souffle repris. Souffle qui manquait alors qu'au même instant mon regard croisait celui un peu plus loin de la figure maternelle, de ma mère. Elle qui avait vu ce faux pas. L'ayant vu alors qu'elle se trouvait en face, ayant une vision directe sur les pas de danse que je venais de réaliser alors que sa voix se joignait aussi aux choeurs. Pouvant lire son regard chargé de reproches. Une erreur que si elle avait repéré, que d'autres avaient forcément vu. Voix qui se faisaient plus fortes, me répétant que je n'étais bonne à rien alors qu'aussitôt je baissais la tête. Priant pour que Svarog puisse me pardonner cette erreur, que je puisse être de nouveau guidée vers la lumière au même instant que je plongeais un peu plus dans l'obscurité.

Foule qui se dispersait et m'éloignant aussitôt, ne voulant croiser le regard de personnes. Frisson qui remontait le long de mon échine alors qu'aussitôt je ne pouvais marmonner toute seule. Un murmure peut être mais un murmure suffisant pour connaitre que je m'accablais de reproches. Erreur que je n'aurai pas dû commettre mais consciente que cette erreur n'avait pas été la seule que j'avais commise. N'étant pas là. N'étant pas là réellement tout le long des chants, ni là pour prier les dieux. Mon esprit qui était ailleurs alors que le doute avait commencé à s'installer. Venin craché. Doute qui existait. Goutte de sang qui perlait alors que je venais simplement de me mordiller la lèvre, traduisant par une peine plus physique ces doutes qui ne me quittaient pas. La crainte de ne pas être la hauteur. Tremblements que je pensais contenu qui reprirent. Cerveau assailli alors que pendant les minutes suivantes je continuais de m'accabler de reproches, de douter, de penser que j'allais non seulement échoué à accomplir les rituels à venir, à vaincre lors de l'invasion, à suivre la parole du prophète. Peur qui me faisait vacillait et notes d'émotions qui me faisait succomber, m'empêchant de reprendre le contrôle. Contrôle que je n'avais toujours pas repris alors qu'au contraire les digues ne suffisaient plus à contenir l'assaut des vagues. Vagues qui se faisaient de plus en plus fortes, de plus en plus houleuses, menaçant d'emporter tout sur leur passage alors que je recommençais à faire les cents pas. Le monde autour qui disparaissait alors qu'il n'y avait que reproche, et que ce souffle qui commençait à se faire plus court. Angoisse qui montait d'un cran alors que les battements de coeur s'accéléraient alors que la peur commençait à prendre le pas sur le doute, l'émotion, cette colère dirigée contre moi-même parce que j'étais en train d'échouer lamentablement. Alors l'échec n'était pas permis. Seule la perfection était admissible. Mais si je ne pouvais même pas réaliser quelques pas de danse correctement alors comment imaginer que je pouvais être une bonne oracle et satisfaire aux désirs du prophète, des dieux ?
Maxim Perov
DATE D'INSCRIPTION : 16/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Authenticity MULTICOMPTES : Demyan & Alaska MESSAGES : 50 CELEBRITE : Nikolaj Coster-Waldau COPYRIGHT : @luxaeterna METIER/APTITUDES : Enseignant | Gardien du savoir & Art de la parole TRIBU/CAMP : Enfant de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 0

I'm lost (Maxim & Eva) Empty Re: I'm lost (Maxim & Eva)

le Mar 7 Avr 2020 - 14:49
I'm lost

There is a vitality, a life force, an energy, a quickening that is translated through you into action, and because there is only one of you in all time, this expression is unique. And if you block it, it will never exist through any other medium and will be lost.
Martha Graham

Tes yeux observent le spectacle sans y prêter plus d'attention que ça. A vrai dire, tes pensées sont occupées par d'autres tourments. Une seule conversation houleuse avec l'un de tes fils a suffit pour complètement faire déborder ta journée. Tu n'es pas peu fier, de tes enfants. Mais tu es probablement plus exigeant avec eux qu'envers n'importe quels autres. Ils sont ce qui te représente, ils sont ce qui fait ta fierté. Tu ne supporterais pas de voir l'un d'entre-eux s'éloigner du chemin de Svarog, tu ne supporterais que l'un d'eux choisisse un chemin qui ne lui est pas destiné.

Quel père serais-tu, si tes enfants n'étaient pas le reflet de ta propre image ?

Tu penses avoir déjà bien assez perdu de temps. Tu penses déjà que tes ambitions ne sont plus malléables, qu'elles ne dureront plus que quelques temps. Déjà, tu as l'impression que tes muscles s'engourdissent, qu'ils se fatiguent. Ton corps tout entier crie à l'agonie, parfois. L'agonie du temps. Il se laisse mourir, quelque part, il sait qu'il n'a plus que quelques années ; que les plus agitées sont derrière lui. Tu le vois dans ton visage, tu le vois dans tes gestes. Tu es devenu plus lent, plus maladroit. Tu le caches sous couvert d'un rôle, tu t'assombris et devient plus fermé encore pour ne pas révéler tes défauts.

Ton regard se perd sur la jeune danseuse. Une de tes élèves, il y a quelques temps. Une de celles qui a le mieux suivi le chemin de Svarog. Oracle, tout comme toi, cette pointe de jalousie ne te quitte pas. Parfois, tu te surprend à les observer, à chercher quelque faille chez ceux qui font preuve d'autant de dévotion. Les plus jeunes sont parfois négligeant. Ils laissent derrière eux des traces, laissent tomber leurs masques quand ils se livrent à ceux qui les écoutent. Même si ta volonté est de servir de ton mieux Svarog, tu ne peux t'empêcher de te penser plus parfait qu'eux.

Tu regardes la chute de la danseuse. Tu la vois s'abandonner à ses nerfs, lâcher prise alors qu'il ne lui était demandé que de danser. La folie fait parfois des rougeurs, elle s'empare même des plus forts, au moment où ils en ont le moins besoin. Un sourire moqueur vient se poser sur tes lèvres. Personne n'est parfait, n'est-ce pas ? Même pas dans leur propre arts.

La foule se disperse un peu, et tu presses le pas pour attraper la danseuse. A la volée, tu viens poser une main sur son bras. Tu essaie d'être rassurant, de lui accorder un sourire bien plus franc que le précédent, bien que tu sais qu'elle n'en ai rien vu. « J'ai vu, Eva. » Je sais. Ta voix est forte, mais discrète. Que s'est-il donc passé pour la jeune Oracle ? La foule passe, devient plus calme. Lorsque tous les esprits se sont tus, tu reportes ton attention sur la danseuse. Tu lui lances ce regard interrogateur, celui qui avoue : je suis là pour t'aider, si tu veux m'en parler. L'endroit est vide, maintenant.

(c) DΛNDELION
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 391 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : StrangeHell (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 297

I'm lost (Maxim & Eva) Empty Re: I'm lost (Maxim & Eva)

le Lun 13 Avr 2020 - 21:36
I'm lost (Maxim & Eva)
La démence. L'hystérie. La panique. Les voix qui se mélangent. Le sentiment d'étouffer. Le sentiment de manquer d'air. Chaque pas. Chaque pas d'une personne dirigée dans cette direction devenant trop. Un sentiment d'oppression qui prenait forme. Les pas dans les couloirs. Les fidèles qui passaient. Les enfants de Svarog qui s'approchaient. Le regard. Le sentiment d'être observé. Les palpitations de coeur qui augmentaient. Les battements de coeur qui s'accéléraient. La reprise du souffle. Se plaquer contre le mur comme s'il était possible de disparaître, comme si là-bas collée contre le mur, je deviendrai invisible. Ne pouvant le devenir. Ne l'étant pas. Voulant fuir. Cette nécessité de fuir parce que la vague approchait.

Le tsunami approchait. Les avis de tempête étaient annoncées, répétées. L'ordre de regagner les demeures les plus proches. L'ordre de s'éloigner de l'océan, de s'éloigner la plage. L'ordre de prendre du recul, de fuir voir même de tout quitter, de se barricader. Peu importait la volonté de comprendre le phénomène qui se passait. Peu importait la volonté d'admirer le spectacle, l'océan qui se déchaînait. S'approchait n'était pas la solution. Venir plus près c'était risquer sa vie. Il y avait ces panneaux qui se multipliaient. Ces gestes qui étaient reconnaissables qui trahissaient que la tempête arrivaient. Pourtant même ceux les plus avertis, les plus expérimentés n'étaient pas ceux les plus aptes à comprendre. Même ceux les plus avertis, qui savaient ce qui risquaient de se passer et qui voulaient s'approcher en dépit des panneaux d'interdiction pouvaient se montrer imprudent et risquer leur vie. Des imprudents. Des inconscients. Des fous. Peu importait le bon sentiment. Peu importait la volonté d'aider ou leur volonté de venir plus près pour faire barrage de leur corps, ou simplement aider. Ne voyant pas que là n'était pas le moment. Ne comprenant pas que plus ils s'approchaient, plus ils mettaient leur vie en danger. L'envie invisible de leur crier de fuir. Une voix qui était tue. A chaque pas réalisé, les passants devenaient des obstacles. Des obstacles que la vague ne pouvait vouloir détruire. Des obstacles que la vague détruirait, emmènerait avec elle. Car peu importait qui se trouvait devant la vague, peu importait qui se trouvait sur son chemin. La vague ne faisait aucune différence entre les gentils et les méchants. La vague ne faisait aucune différence entre les objets meubles et les êtres vivants. Emportant avec elle demeures, voitures, objets, personnes. Elle emportait tout. Se fracassant contre les roches, dépassant les digues. Rien ne pouvait résister à l'assaut de l'océan, de la mer. Rien ne résistait à la fureur de la vague. Quand elle passait, elle détruisait et peu lui importait alors de faire mal. Mystérieuse et aussi redoutée.

Une erreur qu'il venait de commettre. Des erreurs qu'il accumulait alors que voulant aider ou réprimander, l'ancien professeur venait poser sa main sur mon bras. L'erreur de trop alors que j'avais pu sentir la pression montait. La colère qui montait. Cette colère qui n'était pas seulement dirigée contre l'extérieur mais contre moi-même. Les nuages noirs qui s'accumulaient au-dessus de ma tête. Le vent qui durcissait. Le vent qui devenait plus violent, suivant le mouvement de l'océan, des vagues qui s'apprêtaient à tout emporter sur l'océan. Toute notion de rationalité pouvait disparaître face à l'océan. Si proche. Oppressant. Menaçant. Manquant d'air. Les mots de trop. « J'ai vu, Eva. » Voyant quoi la déception. Voyant quoi cette notion d'hystérie, d’irrationalité qui avait surgi dans mon regard, qui annonçait que médusa était de retour. Voyait-il cette once de folie. Prête à vriller. Vrillant.  « Non ! Non! Non ! » Le début. Le début de cette once de folie. En boucle. Commençant. Parce qu'il ne savait pas. Il croyait savoir, mais qu'avait-il vu ? Il avait vu ce que je savais. Il avait vu ce que ma mère avait vu. La déception. Ayant failli. Ayant failli devant eux. Ayant manqué à Svarog. Ayant manqué aux dieux. Ayant manqué au prophète. Ayant manqué à moi-même. Cela devenait trop. Et ne pouvant comprendre. Intérêt qui n'était pas pris en compte. Ayant tenté. Tentant chaque jour, mais ce n'était pas suffisant. Et où était-ils dans ces moments là si ce n'était nulle part. Le début du cercle. Me dégageant soudainement, manquant de l'éborgner au passage. Criant à son encontre. Mais des mots dont je ne me rappelais pas. Des mots pour blesser. Des mots pour faire mal. Des mots et des vérités. Des armes. L'ultime ligne de défense avant la vague.

Me reculant et recommençant à faire les cents pas. Je ne le voyais plus. Il avait disparu. Il n'y avait que la vague en face de moi. La vague elle était là, juste en face et il n'y avait rien que je ne pouvais faire pour l'éviter. Elle était sur moi. Assaillie par les émotions négatives. Commençant à tourner et virevolter. Pensant trop. Tout qui se mélangeait. Pas seulement les pensées. Les émotions. Mais pas celles positives, que celles négatives. Le sentiment d'être incompris. La respiration qui devenait plus difficile. Obligée de m'appuyer contre le mur. Je glissais. Je tombais. La vague passant, dévastant tout sur son passage alors que je sombrais. Il n'y avait pas de filet de sécurité. Il n'y avait rien qui me retenait. Il n'y avait rien à faire pour éviter la vague. Il n'était pas possible de l'éviter, il était juste possible de rester immobile, de subir l'assaut et d'attendre qu'elle en vienne à se retirer. Et à cet instant, tout se mélangeait. Se succédant colère, culpabilité, honte, dégoût de soi-même, la haine de soi alors que je savais en même temps que je faisais souffrir les autres. Ce que je ne voulais pas. Ce qui arrivait. N'étant pas à la hauteur. La pression était de trop. Les émotions étant de trop. Le monde étant de trop. Tout était trop. Le point culminant de la vague alors que je sombrais. Au pied du mur. N'arrivant plus à prendre ma respiration. Il y avait trop de voix. Il y avait trop de pensée. Il y avait trop d'émotions. Me noyant. Des mots broyés par une respiration coupée. « Y'a trop de bruit. Y'a trop de bruit. Y'a trop de bruit. Y'a trop de bruit. » En boucle. Mots répétés. Les mains sur les oreilles. Pour faire taire le monde, pour faire taire les voix. Souffle laborieux. Les larmes qui coulaient le long des joues sans que je m'en rende compte. Vague trop puissante. Ne faisant pas le poids. Trop faible. Perdant le contrôle. En train de vriller.

Maxim Perov
DATE D'INSCRIPTION : 16/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Authenticity MULTICOMPTES : Demyan & Alaska MESSAGES : 50 CELEBRITE : Nikolaj Coster-Waldau COPYRIGHT : @luxaeterna METIER/APTITUDES : Enseignant | Gardien du savoir & Art de la parole TRIBU/CAMP : Enfant de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 0

I'm lost (Maxim & Eva) Empty Re: I'm lost (Maxim & Eva)

le Dim 24 Mai 2020 - 11:44
I'm lost
dancing with evil
There is a vitality, a life force, an energy, a quickening that is translated through you into action, and because there is only one of you in all time, this expression is unique. And if you block it, it will never exist through any other medium and will be lost.
Martha Graham
Tu observes le visage et le regard de la jeune fille passer par les mille couleurs de l'arc-en-ciel. Elle semble prise avec elle-même, quelque part où elle n'a aucune emprise, quelque part où le ciel est en train de lui tomber sur la tête. Quand tes doigts se referment sur son bras, tu ne saurais dire si ta présence la rassure ou l'embourbe encore plus dans ce tourbillon qui la submerge. « Non ! Non! Non ! » Son voix est un cri du cœur en souffrance. Elle se dégage vivement, manque de te blesser au passage, et tu restes immobile à la contempler.

Pendant quelques secondes encore, elle vacille et marche. Tu observes cette drôle de danse, n'osant plus toucher la jeune fille. Ton regard cherche autour de toi d'autres âmes, pour t'aider. Il serait grotesque de penser que tu puisses la sauver, ou bien que quiconque soit en mesure de l'aider en cet instant ; mais tu aurais espéré un soutien, de quelqu'un de bienveillant. Sa respiration se saccade, devient difficile et contraignante, quand Eva finit par s'écrouler contre le sol, dos au mur. Tu t'approches avec douceur. « Y'a trop de bruit. Y'a trop de bruit. Y'a trop de bruit. Y'a trop de bruit. » Comme un disque rayé, en boucle, elle répète. D'une seconde à l'autre, tu t'attend à ce qu'elle elle hurle ; ou bien que les ténèbres la submergent au point qu'elle sombre dans l'inconscience ; mais elle reste là, bien vivante, la respiration toujours aussi affolée. « Il n'y a plus personne ici. Personne ne te voit. Tu ne crains rien. »

Tu ne fais aucun geste vers elle, préférant lui montrer que tu respectes la brusquerie avec laquelle elle t'as éjecté quelques secondes plus tôt. Tu restes à quelques centimètres de son visage, regardant ses mains plaquées sur ses oreilles. Tu attends encore un peu, qu'elle se calme. Tu parles un petit peu plus fort, pour qu'elle puisse entendre ta voix à travers ses supplications et ses oreilles « Respire. Seconde après seconde, reprend ton souffle. Personne ne te dira rien, Eva. » Pourtant, si quelqu'un venait ; tu seras probablement obligé de te résigner à la manière forte.

icon@vocivus
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 391 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : StrangeHell (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 297

I'm lost (Maxim & Eva) Empty Re: I'm lost (Maxim & Eva)

le Lun 8 Juin 2020 - 22:20

I'm lost
Maxim & Eva

« Don't let me down, I think I'm losing my mind now... »
Il n'y avait aucun point d'ancrage. Il n'y avait aucun rocher auquel se retenir. Il n'y avait aucune poignée auquel se rattrapait. Autour la terre tremblait. Autour les vagues déferlaient. Autour, la glace se rompait. Il y avait cette faille qui s'était dessinée. Au départ, il était possible de croire le terrain sûr. Il y avait la poudreuse. Il y avait la lumière qui scintillait et des milliers d'étoiles semblaient apparaître et se cristalliser dans la neige. La neige paraissait épaisse. Une bonne couche de poudreuse qui était tombée. Bientôt l'hiver serait totalement là. L'impossibilité de se rendre en ville ou d'emprunter les chemins dégagés. Il fallait agir vite. Alors passer sur le lac, couper court à bord de ce traineau tiré par des husky semblait la meilleure idée. Une meilleure que de s'enfoncer dans la neige pas à pas pour y tracer un chemin lent et sinueux. Tiré. Un trajet bien plus rapide lorsque les canidés gagnaient en puissance, en vitesse, s'élançant sur les couches de neige, sur la glace. Il semblait possible de pouvoir conquérir le monde. Il semblait possible de partir à l'aventure et découvrir des paysages enneigées d'une autre perspective. Une perspective différente de celle qui se dessinait lorsque les raquettes déposaient leurs empreintes dans la neige. Un parcours différent. Alors couper au milieu, passer par le lac gelé semblait à première vue une bonne idée.

La neige tombée. Les montagnes et les forêts de sapin qui se dessinaient à l'horizon. Une vue magnifique. N'attendant que le coucher de soleil ou l'aurore pour que dans un ciel bleu se peigne des touches de peinture orangées. Le début d'une autre journée. Idée tentante alors que le sol dégagé semblait lisse. Il ne semblait avoir à première vue aucune fracture, aucune faille, aucune craquelure. Ce qu'il pouvait croire aussi, que tout était parfait, que le chemin emprunté était sécurisé. Mais c'était faux. Il fallait faire attention. Il fallait être prudent. Il fallait tâter le terrain. Il fallait prendre un bâton de bois pour tâter le sol, s'assurer que la couche de glace qui se trouvait en-dessous de la poudreuse était suffisamment épaisse. Une erreur. Surplus de confiance. Pas avancé, et glace qui cédait. Un craquement. N'ayant le temps que de crier, que de voir le pire scénario se dessinait alors que la glace cédait. Les battements de coeur qui s'accéléraient. Les doigts qui cherchaient à trouver un point d'appui. Le point d'ancrage c'était eux. Loyauté sans faille. Fidèles jusqu'au bout alors que revenant, le dernier trappeur pouvait se hisser au-dehors du trou dans lequel il était tombé. Le froid encore là. Mais eux là. Or il n'y avait là aucun fidèle compagnon pour venir me secourir. Il n'y avait que le froid. Il n'y avait que les craquelures de sa glace. Il n'y avait que ces failles qui se dessinaient à l'intérieur de moi et que lui découvrait. Ne tombant pas dans l'eau gelé mais n'étant pas non plus un fidèle compagnon. Etant quelqu'un. Proche mais pas tellement. Plus comme un observateur extérieur.

Renard au pelage roux qui observait de loin sur la rive le trappeur qui tentait de remonter à la surface, de survivre au froid. Équilibre nécessaire à observer, pour prendre soin des territoires et pour réguler la chaîne alimentaire, les espèces animales. Ne faisant qu'un avec la nature, comme je ne faisais qu'un avec le berceau. Renouvellement annonciateur des prières avec la nouvelle saison. Renard roux qui était aussi libre de s'en aller, de s'échapper dans la neige pour jouer avec un lemming dernièrement attrapé. Libre de courir dans le crépuscule, illuminé par les aurores boréale. Lumières vertes. Lumières rouges. Se dessinant dans la nuit. Phénomène rare qui ne se produisait que dans l'hémisphère nord. Renard libre de s'en aller à tout moment, mais qui pour le moment ne bougeait pas, observant et rassurant.

Chassant les voix alors que les aboiements des chiens se taisaient peu à peu. Echo des voix qui disparaissait, englouti à son tour par le silence. Le blizzard avait pris fin. Le trappeur réussissant à se hisser par dessus bord, mais n'étant pas encore sorti d'affaire. Sorti de la glace, sorti de l'eau gelé mais encore pouvait-il mourir du froid s'il ne se réchauffait pas. Un trappeur seul ou presque alors que devant lui, le renard approchait la pointe de son museau, comme pourrait le faire l'husky le plus proche. Observateur. Là tout simplement. Là dans la tempête. Point d'ancrage alors que le regard de l'humain était attiré vers celui de l'animal. Ou peut être que depuis le début les rôles étaient inversés, que ce n'était pas tant le renard qui observait la scène avant de s'éclipser, loin de l'homme, que le petit prince qui tentait d'apprivoiser le renard. Perspective différente. Aurore boréale qui disparaissait. Le jour laissant place à la nuit. Mais peut être que je n'avais pas encore seulement compris, que je n'étais pas encore totalement prête. Un feu qui restait encore à faire pour se réchauffer. Mais surtout, plus que jamais, il paraissait évident que l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur. Paysages de glace et de neige magnifiques qui disparaîtraient lorsque l'équilibre serait rompu. Un équilibre peut être déjà rompu mais la lutte qui n'était pas encore terminée, l'espoir qui n'était pas encore perdu. Et rien n'était encore dit que je ne me relèverai pas, qu'une fois réchauffée auprès du feu, je monterai de nouveau sur le traîneau pour m'élancer, tiré en avant par les husky en direction des étendues sauvages, au coeur de la forêt, toujours plus loin dans ce décor somptueux. Une neige éternelle. Une rose éternelle.

Spoiler:

@Maxim Perov, j'espère que comme j'ai changé de code, que cela te bousculera pas trop I'm lost (Maxim & Eva) 484338566 et comme tu pourras le voir, j'ai grandement été inspirée par le film : le dernier trappeur   I'm lost (Maxim & Eva) 3048774416
Contenu sponsorisé

I'm lost (Maxim & Eva) Empty Re: I'm lost (Maxim & Eva)

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum