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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 247 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Awona METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 140

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le Mar 17 Mar 2020 - 15:34
Maori n’était jamais venue au rendez-vous. Le cœur de Cyd s’était brisé en mille morceaux. La mort du Grand Sage Yuma avait touché de plein fouet son peuple d’adoption, le froid plus rude que le dernier avait fini de déprimer les Kovariis qui avaient le mal de leur île. Cyd s’était plus occupée des siennes qu’auparavant, tentant de leur remonter le moral, de leur faire oublier le froid mordant. Le temps commençait à se réchauffer maintenant, même si les nuits restaient fraîches, mais globalement, cela allait mieux. L’androgyne se faisait moins de souci pour les siennes. Pourtant, son cœur restait mal en point. Elle avait le cœur brisé, ne comprenant pas ce qui se passait. Cyd était toute à ses pensées quand sa sœur présente lui effleura le poignet, geste affectueux rare entre les deux femmes qui étaient comme le jour et la nuit. « Ton regard est rempli de tristesse, où est la connasse qui t’a fait ça ? Par la Déesse, je vais la bousiller ! » Siffla-t-elle et la guérisseuse la fixa comme si elle découvrait sa sœur cadette. « Tais-toi. » La voix haut perchée attirait des regards et elle ne voulait pas parler de son cœur souffrant.

Elle refusait de croire que Maori l’avait quittée. Elle se redressa, attrapant sa besace de manière vive, contrariée. Elle ne voulait pas en parler, pas y penser. Ce n’était pas le bon moment. Elle devait la trouver, avoir des explications. La druidesse s’éloigna vivement, énervée qu’on lise à travers elle sa peine, mais c’était bien vrai, elle se sentait tellement malheureuse. L’androgyne ne se souvenait pas d’avoir vécu une telle peine depuis bien longtemps. Elle ne comprenait pas, pourquoi Maori n’était-elle pas venue ? Avait-elle eu un empêchement ? Pourtant Cyd croyait avoir compris que l’autre femme s’engageait auprès d’elle, alors pourquoi ? Pourquoi n’était-elle jamais venue ? La Kovarii espérait que ce n’était pas quelque chose de trop grave qui empêchait Maori de la contacter. Arrête d’y penser se souffla-t-elle mentalement. Cela ne l’aiderait pas de penser ainsi si elle se torturait de la sorte. Ce qui était fait était fait, il fallait se faire une raison. La douleur dans sa poitrine n’en diminuait pas pour autant. Malgré tout, Cyd n’écoutait pas son cœur douloureux. De toute manière, elle devait aller au duty-free. Elle en avait pour plusieurs heures de marche et resterait sur place pour dormir.

La brune avait besoin de respirer, d’oublier ce qui hantait son esprit. Partir de la tribu une journée lui ferait du bien. Elle n’aurait plus à supporter le regard des femmes de sa tribu de naissance. Cyd ne voulait pas se justifier, ne pas expliquer qu’une cent avait brisé son cœur. Elle ne voulait pas expliquer de qui elle était tombée amoureuse au fond. Cela ne regardait qu’elle. Le pas déterminé, furieuse, elle se mit à déambuler dans la forêt. Il ne fallut que quelques mètres de marche pour se détendre et arrêter de stresser, tout irait bien. Elle allait s’aérer l’esprit, troquer avec d’autres terriens, éviter les enfants du ciel. Elle fit une pause sur le trajet, mangeant un mélange de baies avant de reprendre la route du duty-free. Des torches lui montrèrent bientôt qu’elle était enfin arrivée et elle retrouva aussitôt le sourire. Elle alla aux premiers stands, observant les plantes, les couteaux, tout ce qui pouvait lui servir. Une silhouette attira son regard et elle se figea en se retrouvant nez à nez avec Maori. Maori qui semblait en pleine forme, Maori réelle devant elle. Son cœur brisé se mit à saigner. « Maori…Salut. » Automatiquement elle avait parlé dans sa langue natale, délaissant l’anglais qu’elle ne pratiquait qu’avec son amante habituellement. Mais elles n’étaient plus rien l’une pour l’autre, juste deux inconnues. C’était pourtant Maori qui avait demandé à la voir régulièrement, Cyd avait cru en sa sincérité.

La guérisseuse était blanche comme un linge, la sidération la poussait à reculer de quelques pas. Son cœur battait la chamade alors que son esprit lui disait de fuir. Pourquoi rencontrait-elle la fille du ciel ici ?! Tout simplement car Maori avait le droit d’être ici, comme n’importe qui. Cyd aurait voulu mordre, se recroqueviller sur elle-même. A la place et dignement, elle redressa le menton, le regard clair aussi piquant qu’une lame de rasoir, sa mère aurait été fière qu’elle se montre digne des Kovariis, mais la druidesse se sentait minable. Elle avait envie de plonger dans les bras de Maori, de l’embrasser, mais non, elle refusait de céder, de paraître faible encore.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 430 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 200

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le Mar 24 Mar 2020 - 23:38
DIS-MOI CE QUE TU VEUX DE MOI
Baby we two distant strangers I know you don't speak my language But I love the way she's talking to me Maoraye
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Maori n'a pas pu sortir depuis des jours, alors elle a sauté sur l'occasion, quand il a fallu du monde pour aller au duty-free. Pour jouer les escortes ou pour porter les affaires, elle était prête à tout pour juste mettre un pied hors du campement. Elle n'a pas l'habitude d'y rester aussi longtemps, et ça lui pèse. Tout son monde est dehors, elle s'en est rendue compte avec ce confinement. Elle a regardé à regret passer le jour où elle devait retrouver Cyd, alors qu'elle venait tout juste de lui demander de se voir plus souvent. Elle avait regardé le soleil se lever, grimper à son zénith, puis se coucher, et toute la journée elle avait pensé à Cyd, qui devait l'attendre dans le froid, qui avait fait le trajet pour ne trouver au pied de l'arbre qu'un vide béant. Elle peut imaginer l'incrédulité, la douleur, de ne pas la voir, elle aimerait tant pouvoir lui faire parvenir un message, mais elle a eu beau râler et s'énerver, elle n'a pas le droit de sortir. Et elle ne veut pas contaminer Cyd. Alors Maori trépigne, de plus en plus, et acariâtre et impossible à vivre, de plus en plus, ils doivent avoir hâte de se débarrasser d'elle, au camp. Alors on s'oppose peu à ce qu'elle accompagne la petite délégation qui se rend au duty-free pour faire du troc, et elle, ça la met en joie. Elle gambade sur le chemin, elle envisage sérieusement de s'échapper et de courir dans les bois pour aller errer du côté des Naoris, au cas où elle croiserait Cyd. Elle était bien là de s'imaginer qu'elle la croiserait au duty-free, justement.


Maori furète entre les étals, elle n'est pas là pour acheter, elle a son arc et son carquois par pure précaution, et au cas où ils tomberaient nez à nez avec un potentiel repas dans ces environs foisonnants d'humains. Ou au cas où ils tomberaient nez à nez avec des terriens un peu fous qui les attaqueraient malgré les relations toujours meilleures entre les enfants du ciel et les enfants de la Terre. Alors Maori déambule, observe les étals, échange quelquefois quelques mots avec les commerçants, en trigedasleng, en anglais. Elle a son bonnet bien enfoncé sur les oreilles, la bouche cachée derrière le col de sa veste, les mains enfouies bien au fond des poches pour ne pas se geler les doigts. Son trépignement s'est calmé, même si les forêts lui font de l'œil, elle a hâte de retourner les arpenter. Elle a un besoin viscéral de ces vastes étendues à présent. Il y a cinq ans, elle ne l'aurait jamais cru. Peut-être que c'est pour ça qu'elle supporte si mal le confinement. Cela lui rappelle trop l'Odyssée, la carcasse de fer sans horizon. Maori se décide à chasser ces pensées, à les écarter pour profiter de cette sortie qu'on lui a accordée. Et subitement, au détour d'un étal, la rencontre impossible, les retrouvailles inespérées. "Maori... salut." Sa voix est douce, beaucoup plus douce que d'habitude. Blessée, Maori ne peut que l'imaginer. La jeune femme reste interdite, bouche bée quelques instants, elle envisage sincèrement que ce soit une apparition. Elle ne peut pas avoir autant de chance. Elle va pouvoir s'expliquer, ici et maintenant, sans attendre le prochain rendez-vous. Ce n'aurait été que justice qu'elle se retrouve à l'attendre avec impatience, avec crainte, elle aussi, mais une entité en a décidé autrement, et Maori ne compte pas laisser passer l'occasion.

Elle allait ouvrir la bouche, enfin, sortir quelques mots, quand subitement elle fut coupée par l'un de ses camarades. "Eh Mao, tu viens, on rentre !" Maori fronça les sourcils, à demi contrariée, et se retourna vers lui. "Allez-y sans moi, je prends encore un peu l'air." Il n'a pas le choix, ses yeux froids le lui font bien comprendre. Il fait partie des Cents qui ne viennent pas lui chercher des noises, alors il disparaît entre les étals, et Maori est libre de se retourner vers Cyd. Qui s'est reculée. Maori ne le prend même pas mal. A la place, elle jette un regard autour d'elle, elle se rappelle que Cyd ne veut rien dire à ses semblables pour le moment, alors elle lui demande, d'un signe de tête, d'un regard inquiet, de la suivre, et sort du duty-free, prend les chemins de traverse entre les commerçants pour atteindre la forêt et sa lisière, et s'y arrêter. Les mains toujours plus au fond des poches, elle est mal à l'aise, elle se sent en faute, les mots se bousculent entre ses cordes vocales. Elle a mille tournures de phrases en tête, mais elle n'arrive à n'en sortir aucune, n'arrive à articuler qu'un petit "Comment tu vas ?" Elle est restée en trigedasleng, de son trigedasleng haché, elle perd ses moyens face à Cyd, mais elle ne sait toujours pas comment lui dire à quel point elle est désolée. D'ordinaire Maori n'est pas du genre à s'excuser, et malheureusement quelques réminiscences perdurent en cet instant, Maori rechigne toujours à reconnaître ses torts, et elle aimerait vraiment se taper la tête contre l'arbre le plus proche pour que cette espèce de digue malvenue et absurde s'écroule. Elle ne ferait que passer que pour une folle, mais s'il faut ça pour qu'elle s'excuse platement, elle le fera sans hésiter. Mais pour l'instant elle reste pendue aux lèvres de Cyd, elle attend une réponse, une réaction, à sa question si stupide. Elle a peur, elle est terrifiée, ce sont les dernières poutres de l'absurde digue, il suffirait de donner un bon coup dedans mais pour l'instant elle en est incapable. Paralysée. Pétrifiée. Tétanisée.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Cyd Raye
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le Mer 8 Avr 2020 - 22:17
Elle aurait pu à peine la reconnaître sous sa tonne de vêtements, mais non. Son regard, son parfum si entêtant qui lui faisait tourner la tête. Visiblement, Maori semblait aussi surprise qu’elle de la voir ici. Cyd avait mal au cœur et se dit qu’elle trouverait de l’alcool en rentrant pour oublier sa peine. Habituellement, elle détestait boire, cela avait tendance à lui retourner le cœur. Mais là, elle en aurait bien besoin à dire vrai. Elle attendait des mots de la part de Maori, mais une voix masculine la fit se retourner comme la cent. Elle détailla le débarqué, les laissa échanger quelques mots. L’androgyne reposa son regard clair sur Maori qui regarda autour d’elles. Ah oui, la Kovarii en aurait presque oublié qu’elle voulait la discrétion quant à leur relation. Était-ce donc cela qui aurait vexé son amante ? Elle avait besoin de tirer cette situation au clair. Sans réfléchir, Cyd suivit Maori en dehors du duty-free. La forêt leur tendait les bras, mais elles n’y étaient qu’à la lisière. La Kovarii congelée enfonça ses mains dans les poches de la fourrure qui lui tenait bon chaud. La question la surprit et la druidesse lâcha un rire glacial, presque un aboiement de chien sauvage. Elle regarda Maori et son regard brilla de colère et tristesse mêlée.

« Comment je vais ? Comme la plus idiote des femmes qui en a attendu une autre. » Elle aurait voulu se réconcilier, passer l’éponge sur tout ceci et reprendre comme avant. Néanmoins, la douleur vive dans sa poitrine lui prouvait qu’il faudrait du temps avant de passer l’éponge et oublier sa peine. Elles ne s’étaient pas jurées fidélité ou s’étaient promis une union sous le regard de la Déesse. Cyd n’aurait jamais rien dû attendre. Mais sans même s’en rendre compte, elle était tombée folle amoureuse et cela piquait sérieusement à dire vrai. « Tu sais, tu n’avais qu’à me dire que tu ne voulais plus me voir. » Et elle leva fièrement le menton, un éclat de défi du regard. Elle remercia le ciel à cet instant d’être plus grande que Maori. Elle ne voulait pas se faire marcher sur la tête. Peut-être que les mœurs chez les cents étaient différentes. Peut-être que les relations entre les femmes ne signifiaient rien et qu’il ne fallait pas trop s’attacher. Cyd en avait assez de souffrir, d’être un jouet qu’on baladait. Elle ignorait qu’elle se trompait et que c’était un virus qui les avait séparées. Mais il fallait bien que sa colère se dirige contre quelqu’un, n’est-ce pas ?

Elle ne comptait pas faire un scandale, elle n’était absolument pas ce genre de femme. Elle ne donnerait pas cette satisfaction à l’autre femme. C’était déjà assez difficile pour l’androgyne de retenir ses larmes. Elle sentait la lame d’un poignard lui tordre le cœur. Cela irait se répétait-elle. Elle s’était juste fourvoyée, elle n’était pas liée à Maori, d’aucune manière en fait. Elle avait cru qu’elles avaient quelque chose de spécial. Peut-être n’était-elle vouée qu’à être de passage dans la vie de la cent et ne rien attendre d’autre. La druidesse avait beau se répéter cela, elle sentait son envie d’embrasser Maori plus fort que jamais. Elle avait envie de la toucher, de la serrer contre elle. Mais non, elle devait se montrer forte et logique. Elle ne pouvait pas se jeter dans ses bras ainsi, c’était ridicule. Cyd enfonça bien ses mains dans ses poches pour réellement s’interdire de la toucher, de céder à ses pulsions. Elle se sentait faible, pourtant elle crevait d’envie d’avoir une dernière étreinte. La Kovarii faisait la fière, mais à l’intérieur, elle bouillonnait. Elle recula d’un pas. Elle ne voulait pas céder, elle voulait tourner les talons. Mais elle n’était pas une femme à fuir, les Raye ne fuyaient pas, sa mère le lui avait souvent répété. Elle implora la Déesse de lui donner la force d’être une fière Kovarii, une guerrière libre.
Maori K. Ho'oname
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le Ven 10 Avr 2020 - 17:27
DIS-MOI CE QUE TU VEUX DE MOI
Baby we two distant strangers I know you don't speak my language But I love the way she's talking to me Maoraye
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]N'importe quoi. Elle aurait pu lui dire n'importe quoi d'autre, mais non, il a fallu qu'elle dise cette- n'importe quoi. Maori se frapperait la tête contre l'arbre, si ça pouvait faire sortir la stupidité de son crâne, mais elle doute que ça marche, c'est agaçant. Pourquoi n'a-t-elle pas trouvé autre chose à dire, sérieusement ? Elle qui a d'habitude la manie de trop ouvrir sa gueule, voilà qu'elle n'arrive plus à prononcer un mot ou à avoir une discussion correcte ou à s'excuser. Fierté mal placée, fierté de merde ouais. Les yeux clairs de Cyd la paralysent, les voir réchauffe son cœur et le pétrifie, elle a envie de sauter partout, de tout faire pour ne pas la perdre, et pourtant c'est comme si elle la voyait déjà s'éloigner, partir, être aspirée par une force supérieure. C'était toujours comme ça, de toute façon. Pas vrai ? Dès que ça semblait trop beau pour être vrai, dès que le rêve commençait à être réel, il fallait que tout se brise en éclats et les laisse mortifiées, l'une comme l'autre. C'était dans l'ordre des choses après tout, c'était normal que tout se passe bien puis que tout parte en vrille, que subitement l'escalade se fasse et qu'au sommet il n'y ait plus rien que le néant, plus rien que sa paume vide de ses doigts. C'était comme ça, toujours ? Avait-elle vraiment cru qu'elle pouvait échapper aux schémas préétablis et éternels ? A-t-elle, ne serait-ce qu'un jour, espéré pouvoir vivre une belle histoire d'amour, sans la violence dont toutes celles qu'elle a connues ont été empreintes ? Ou y a-t-il toujours eu cette peur au fond d'elle, cette peur atroce et terrible d'être comme sa mère… mais elle l'est après tout, elle a cogné par amour, elle le referait sans hésiter, en quoi est-elle si différente de sa mère alors ? Peut-être devrait-elle laisser Cyd s'échapper, être aspirée loin d'elle, loin de ce vortex au bord duquel elle vacille depuis qu'elle a aimé pour la première fois.
Si tu tiens à elle, laisse-la partir. Si tu l'apprécies, laisse-la s'en aller. Si tu l'aimes, perds-là. Laisse-la te haïr. Laisse-la s'engouffrer dans la hargne contre toi pour qu'elle n'ait pas à subir la tienne. Si tu l'aimes, oublie-la. Qu'ils disent, qu'ils disent, qu'ils disent. "Comment je vais ? Comme la plus idiote des femmes qui en a attendu une autre." Touché, coulé, mérité. Maori n'a même pas la force de grimacer, elle est déjà… abattue. "Tu sais, tu n'avais qu'à me dire que tu ne voulais plus me voir." Là, elle pourrait réagir, s'insurger, lui expliquer calmement, espérer une rédemption à ses yeux, ce serait le plus rationnel, le plus logique, la meilleure voie. Mais Maori n'aime pas faire comme tout le monde, pas vrai ?

Parce qu'elle s'est rendue compte de cette peur tenace, chevillée dans son inconscient, et sur laquelle elle vient de lever le voile avec un "Tadaaaa ! Surpriiise !" et un grand sourire faux, de grosses larmes de crocodile se mettent à perler à ses yeux, puis à rouler sur ses joues. C'est inconscient. Instinctif. Elle tremble de peur. Peur de la perdre, peur de regagner son cœur. Peur de lui faire du mal, peur de lui faire du mal. Maori relève des yeux de chien battu vers Cyd, qu'est-ce qu'elle déteste cette expression, mais qu'est-ce que cette expression est de bon aloi. "J'ai peur. Ma mère battait mon père, j'ai peur de te faire la même chose." Elle ne le supporterait pas. Et sa mère est morte, alors elle a l'impression que la malédiction va retomber sur elle, de mère en fille, telle mère telle fille qu'ils disent, qu'ils disent. Maori fait un effort, contracte ses muscles, reprend son cœur à deux mains, passe d'ailleurs ses mains sur sa tête, enlève son bonnet, glisse ses doigts dans ses cheveux et nerveusement remet son bonnet en place. Les larmes ont déjà fini de couler, comme si de rien n'était, comme si elle n'avait pas subitement craqué, ou plutôt comme si elle avait craqué une allumette et que le feu s'était déjà éteint. Maori croise de nouveau le regard de Cyd, elle doit la prendre pour une folle, elle va encore plus la prendre pour une folle avec la suite. "J'ai été malade. La grippe est passée par chez nous, et je l'ai attrapée. Trois fois rien, mais j'ai quand même dû rester au camp pendant les dix derniers jours." Le silence brise sa parole, sa parole recouvre le silence, pour trois mots de plus. "Je suis désolée." Mais il y a encore une froideur dans sa voix, une absence dans ses yeux, elle a dû renforcer son cœur pour reprendre ses émotions en main et la glace autour n'a pas encore suffisamment fondu pour que Cyd ait accès à la sincérité, au sincère sentiment d'affliction qu'elle ressent. Le voile a été pudiquement reposé sur la peur, mais il recouvre aussi cet autre sentiment qui l'effraie tout autant. Phobos et Eros main dans la main, claudiquant ensemble. Ils ne peuvent pas les laisser tranquille, les deux frères là ? Non, c'est trop demander, il faut qu'ils dansent la sarabande ensemble, et que lorsqu'elle occulte l'un, elle occulte l'autre. Que lorsqu'elle éprouve l'un, elle éprouve l'autre. Elle leur mettrait bien une beigne, aux deux ânes.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Cyd Raye
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le Mar 21 Avr 2020 - 15:28
C’était dur de faire face à Maori, de l’affronter du regard. Cyd en aurait presque la nausée. Toute cette situation était extrêmement difficile et douloureuse. Mais elle ne s’attendait pas à voir l’autre femme pleurer devant elle et avoir un regard empli de tristesse. La guérisseuse dut prendre sur elle pour ne pas s’approcher alors qu’elle en crevait d’envie. Non, ce ne serait pas si facile. Elle ne pouvait pas pardonner en un claquement de doigts l’air de rien. Elle avait beau aimer l’autre femme, elle devait se protéger et ne pas se laisser avoir. Elle resta tout simplement sans voix quand Maori dévoila son secret. Une mère qui battait le père et qu’elle avait peur de lui faire de même. L’androgyne n’en croyait pas ses oreilles. Elle regarda Maori se défaire devant elle, retirer son bonnet, toucher ses cheveux. Mais là encore, la druidesse ne bougerait pas. Elle était d’accord de parler, mais pas de pardonner. « Tu n’es pas ta mère. Nous sommes le fruit de deux êtres. Pourquoi tu me battrais ? » Cyd aurait voulu dire qu’elle ne la laisserait pas faire, qu’elle se défendrait, mais non. Elle n’en savait rien. Elle ne savait pas ce qu’elle ferait si Maori la frappait, comment réagirait-elle ?

Elle avait vu Maori pleurer et en un instant, tout semblait s’être stoppé. Quelque chose clochait et cela l’énervait. Elle n’aimait pas. Quelque chose lui échappait et elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus, clairement. Maori lui parla de la grippe et la cause de cette absence. Cyd comprit alors mieux et s’en voulut. Néanmoins, une question restait. Pourquoi Maori n’avait-elle pas couru la rejoindre quand elle avait été guérie ? « Mais tu es ici, alors tu peux te déplacer. » Cyd ne lâcherait pas, surtout quand elle voyait Maori lui échapper de cette manière. Elle s’approcha d’elle, lentement. « Regarde-moi. » Et lentement, elle attrapa la femme par le menton, tendrement. Elle la regarda droit dans les yeux. « Maori, c’est moi. Ne te cache pas de moi. » Et elle rapprocha sa bouche de la sienne. Elle était faible, incapable de résister. Elle voulait revoir la vie dans les yeux de Maori, elle voulait voir la vraie Maori. Lentement, elle l’embrassa comme si elle craignait que la fille du ciel s’échappât. Elle rompit le baiser, le cœur battant. « Tu aurais pu me chercher. » Pas vraiment des reproches, enfin oui un peu. Mais elle avait besoin de réponse. « Pourquoi n’es-tu pas venue me chercher ? »

Cyd se demandait si c’était parce qu’elle voulait cacher cette relation, qu’elle avait encore besoin de temps. Son pouce caressa tendrement la joue de Maori. Elle rapprocha sa bouche de l’oreille de la brune. « Tu as de la chance qu’on ne soit pas seule, sinon je t’aurais dévorée. » Elle voulait la provoquer, voir sa réaction, réagis bon sang ! Elle la regarda avec défi. L’hiver avait été dur pour tout le monde. Les naoris avaient perdu le Grand Sage et même si Cyd ne le connaissait pas, elle avait ressenti la peine de son peuple d’adoption. Lentement, son autre bras s’enroula autour de la taille de Maori. « Je n’ai pas peur de toi et de tes démons. Nous en avons tous tu sais. » Elle était déterminée ou folle. Son cerveau ne semblait plus fonctionner. C’était donc cela tomber amoureuse ? Ne plus voir les signaux d’alerte. Peut-être que Maori tentait de la faire fuir. Si tel était le cas, elle avait intérêt à être plus directe. Cyd appréciait les gens directs et affirmés. Pour elle, Maori faisait parti de ce genre de personne. Pourtant aujourd’hui, elle la voyait vulnérable et cela lui fendait le cœur. « Je serai toujours là, même si on doit se séparer. » Pourquoi disait-elle cela ? Peut-être pour la rassurer, mais aussi parce qu’elle le savait au fond d’elle. Elle ne lâcherait pas Maori malgré la colère, elle serait toujours là, qu’importe le rôle qu’elle prendrait.
Maori K. Ho'oname
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Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori Empty Re: Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori

le Jeu 23 Avr 2020 - 18:56
DIS-MOI CE QUE TU VEUX DE MOI
Baby we two distant strangers I know you don't speak my language But I love the way she's talking to me Maoraye
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il y avait cette peur au fond d'elle, dérangeante et puissante. Mais il y avait l'attirance qu'elle éprouvait pour Cyd, peut-être pas aussi profonde et puissante, parce qu'encore neuve, encore fraîche, elle n'avait pas encore eu le temps de totalement s'enraciner, mais elle était bien là quand même, bien présente et bien puissante. Et la peur et l'attirance, fonctionnaient comme deux aimants, à s'attirer et à se repousser, constamment, jeu du chat et de la souris en plein milieu de sa cage thoracique, sous les muscles, la peau, les tissus et les os. Il y avait ce champ électromagnétique autour de Cyd, qui capturait toujours ses regards et son attention, qui la poussait dans ses bras. Maori se sentait comme aimantée par la Kovarii, et c'était effrayant. C'était pour ça qu'elle plantait ses deux talons dans le sol et cherchait à rester où elle était, à ne pas bouger, à ne pas s'approcher plus. D'aucuns diraient que c'était pour ne pas se brûler, et ils auraient peut-être raison. C'était pour ça qu'elle avait laissé la peur prendre le dessus, et peut-être que finalement cette interdiction de sortie extérieure avait rejoint une contrainte intérieure inconsciente. Peut-être avait-elle eu trop peur de voir la flamme et le gouffre et avait-elle fait marche arrière, même inconsciemment. C'était comme demander à Cyd comment elle allait, alors qu'elle aurait dû s'excuser platement dès le départ et tout lui expliquer. C'était peut-être une façon inconsciente de la repousser, pour que quelqu'un d'autre fasse le choix, parce que toutes les raisons sont bonnes pour éviter le feu. Aussi doux et chaud soit-il, résidait en lui le potentiel de brûler et d'incendier, et Maori savait à quel point il pouvait être dévastateur. Ouranien, chtonien, qu'il l'emmène au ciel ou l'ensevelisse sous terre, il avait le pouvoir de la tuer, de la suffoquer jusqu'à ce que son cœur, enfumé, embrumé, s'arrête de battre. Mais ce n'était même pas cette mort par excès de sentiments que Maori cherchait à éviter, c'était l'ordalie. L'épreuve du feu, faire face à ses yeux, à ses mots, parce qu'elle ne sait pas ce qu'il y a derrière, et elle a autant peur de chuter que de voler. Elle qui n'est pas habituée à fuir un combat, voilà qu'elle détourne les yeux.


Cyd restait plantée devant elle, droite et dure, et Maori avait envie de se jeter sur elle, de l'embrasser et de lui faire l'amour parce qu'elle était un diamant inaccessible à la pureté inégalée. "Tu n'es pas ta mère. Nous sommes le fruit de deux êtres. Pourquoi tu me battrais ?" Sa candeur sage fait que Maori relève la tête, se sort les yeux de la terre pour la regarder. Elle est fascinée par la sagesse que porte Cyd en elle, et qu'elle énonce avec une telle facilité, avec une telle naïveté, avec une telle simplicité. Elle se sent stupide. Elle ne trouve rien à y répondre, alors elle reste là, bras ballants et gorge serrée. "Mais tu es ici, alors tu peux te déplacer. […] Regarde-moi. […] Maori, c'est moi. Ne te cache pas de moi." Dès que la Kovarii avait commencé à s'approcher, Maori avait de nouveau fui son regard, mais elle fut bien obligée d'affronter ses yeux quand Cyd bougea sa tête, ses doigts sur son menton. La jeune femme a l'impression que son corps tout entier s'est raidi, mais de l'intérieur, que toutes ses organes se sont contractées pour prendre le moins de place possible et laisser le vide s'emparer du reste. Un vide teinté de peur, un vide teinté d'attirance, pâles reflets et douces lumières. Cyd l'embrassa avec lenteur, avec délicatesse, l'aimant fonctionne à plein régime, l'amante reste pendue à ses lèvres. "Tu aurais pu me chercher. […] Pourquoi n'es-tu pas venue me chercher ?" Que ça fait mal, une épine. Elle resterait collée contre Cyd jusqu'à l'inanition. "Je ne suis pas vraiment censée être là. Ils avaient besoin de monde pour accompagner échanger quelques affaires, et je n'avais pas grand-chose, et j'en avais marre de rester enfermée alors je suis venue." Cyd caresse son visage, Maori relève la tête vers elle, enfantine, un peu apeurée. "Je ne peux pas partir toute une journée. Ils s'inquiéteraient." Mais après tout, pourquoi elle les écoute, c'est vrai, ce n'est pas son style d'obéir aux ordres d'ordinaire. Quelque chose cloche avec elle, c'est sûr. "Et pour te retrouver où ? Je doute que tu m'aies attendu à l'arbre chaque jour… et je ne sais pas où est le village des Naoris, alors je ne pouvais pas te rejoindre. Même si je le voulais…" conclut-elle dans un murmure, à nouveau les yeux baissés. Quelques mots à l'oreille et elle frissonne avec violence, ses pupilles se dilatent en une fraction de seconde. "La forêt est vaste et couvrante, d'après ce que j'ai entendu dire." C'est sorti tout seul, une bonne vieille réplique à la Maori, avec de faux air d'innocence qui la fait passer pour insolente. Mais très vite ce regain d'énergie disparaît, elle semble redevenir minuscule et fragile, blottie contre son amante. "Je n'ai pas peur de toi et de tes démons. Nous en avons tous tu sais. […] Je serai toujours là, même si on doit se séparer." Son sang se fige, se gèle, elle passe du feu au froid, à ses démons elle collerait bien une claque. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, les sentiments non plus. "OK, ça me paraît bien." murmure-t-elle avec une ombre de sourire. C'est avec ses bras autour d'elle, son corps contre le sien, que Maori comprend, elle ferme les yeux, elle le sait maintenant. Elle va se brûler. Elle veut se brûler. Les yeux fermés encore quelques secondes, puis les paupières se rouvrent, et c'est à Maori de saisir le visage de Cyd entre ses mains, de plonger dans ses yeux avec le désespoir de la noyade, avec un pauvre sourire aux lèvres parce qu'ils sont là. La peur. Et l'amour. "Cyd, je crois que je suis tombée amoureuse de toi." Sa voix est plus ferme que ce qu'elle aurait cru, étant donné le pas qu'elle vient de franchir. maori pince les lèvres. Est-ce que Cyd comprend à quel point cette étape est cruciale pour elle ? Elle est la première relation sérieuse qu'elle ait depuis Rebeka, elles appartiennent à deux mondes différents, et pourtant Maori est prête à se consumer pour elle.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 247 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Awona METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 140

Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori Empty Re: Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori

le Dim 3 Mai 2020 - 16:56
Ce n’était pas Maori en face d’elle, c’était une pâle copie effrayée par Dieu sait quoi. Cyd la regardait, tentait de la provoquer. Elle avait l’impression d’avoir affaire à une enfant, c’était rageant. Elle ne savait plus quoi dire, elle se sentait désespéré. Cela aurait dû être Maori qui tente de la reconquérir, mais les rôles s’étaient inversés et elle était en train de rassurer l’autre femme. Tous les signaux d’alarme auraient dû la faire reculer et lui faire dire que cette relation était vouée à être compliquée. Elle avait besoin de savoir, pourquoi la cent ne l’avait-elle pas cherchée ? La réponse était simple, lucide. Cyd l’encaissa et malgré la colère, elle caressa le visage de l’autre femme qui semblait apeurée. Pourquoi l’était-elle donc ? Ce n’était à plus y comprendre. « Pourtant tu l’as déjà fait. » Dit-elle en réponse quand la débarquée affirma ne plus pouvoir partir toute une journée. Cyd se heurtait à la réalité de leur vie, à leur relation secrète. Durant la disparation de l’autre femme, elle s’était renseignée et avait découvert que les naoris étaient ouverts d’esprit avec le peuple du ciel. Personne n’irait la juger si elle osait dire qu’elle sortait avec une femme du ciel, la seule qui la jugerait, ce serait sa sœur cadette.

Il y avait une autre réalité, la manière de se retrouver. Cyd se rembrunit, pris entre son amour pour cette femme et la promesse faite à son nouveau peuple. « Je ne peux pas te dire où nous vivons, personne ne le sait, c’est un secret. » Et elle ne pourrait pas briser cette promesse. Un soupir rauque lui échappa et elle passa une main sur son visage, soudainement fatiguée. Tant de problèmes à régler et à discuter, c’était fatiguant. Mais malgré tout, elle continuait de provoquer Maori et enfin, elle la vit, la femme qui avait volé son cœur. Elle avait une de ses répliques bien à elle et un rire lui échappa. « Tu es toi là. Il n’y a que toi pour dire ça. » Murmura-t-elle. Collées l’une à l’autre comme deux naufragées, Cyd ne savait pas quoi faire, ni quoi penser. La Kovarii proposa quelque chose de fou, elle lui affirma qu’elle serait toujours là, même si elles devaient se séparer. Elle cherchait une réaction, un sens où devait aller cette relation compliquée. Elle ne sut comment réagir quand Maori lui affirma que cela paraissait bien, de quoi parlait-elle ? Elle la détailla alors que la débarquée ferma les yeux et les rouvre finalement pour la regarder et prendre son visage. Un frissonnement courut le long de l’échine de Cyd. Elle était prise au piège, elle était incapable de repousser Maori.

Elle l’aimait, tout simplement. Les paroles de l’autre femme lui firent un choc, comme un choc sur la tête. Elle lui affirmait être tombée amoureuse d’elle. « Tu…Tu vas me rendre folle. » Souffla-t-elle. Elle n’osait pas parler trop fort. Ses bras s’enroulèrent autour de la taille de Maori et elle la souleva légèrement, en espérant que l’autre femme enroulerait ses jambes autour de ses hanches. « Je suis amoureuse de toi. » Elle le dit timidement, peu sûre des mots en anglais. « Ai hod yu in. » (Je t’aime). Le dire dans sa langue natale était plus facile. Les mots étaient plus fluides. Elle se sentait moins timide. Oui, elle aimait cette femme. Elle en était folle amoureuse. Elle ne savait pas quelle serait leur vie, ce que Maori attendait d’elle. Logiquement, leur relation ne devrait plus être secrète. Mais après ? Que feraient-elles ? Se verraient-elles de temps en temps en forêt ou méritaient-elles plus ? « Qu’est-ce que tu attends de moi ? » Elle était directe, elle voulait savoir ce que la débarquée voulait. Elle prenait sur elle pour ne pas l’embrasser alors que le feu du désir grondait à l’intérieur d’elle. Elle se sentait perdu, c’était bien beau de s’aimer, mais après ? Que faisait-on de cela quand on n’habitait deux peuples différents. « Les tiens accepteraient-ils que tu sortes avec une terrienne ? » Elle avait besoin d’être rassurée. Elle ne savait pas vraiment quel avenir elles avaient, si elles se verraient plus. C’étaient des dizaines de questions qui venaient de surgir à présent.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 430 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 200

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le Lun 4 Mai 2020 - 12:27
DIS-MOI CE QUE TU VEUX DE MOI
Baby we two distant strangers I know you don't speak my language But I love the way she's talking to me Maoraye
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Maori ne connaît pas le tout beau tout rose. Rien de ce qu'elle connaît n'a été tout beau tout rose, a toujours été entaché à un moment ou à un autre. Peut-être que ses réticences soudaines viennent de ça, viennent de ce désir profond de ne pas voir sa relation avec Cyd s'entacher de quoi que ce soit, violence ou pleurs ou sang. Elles se sont à peine avoué leurs sentiments que leur couple est déjà un bateau à la dérive. Maori rechigne, renâcle profondément à le voir sombrer. Et pourtant en voyant Cyd se masser le front, elle sait qu'elle en serait la cause, elle sait qu'elle est l'ancre qui les fait couler. Alors subitement, piquée au vif, elle se redresse. Cyd a raison. Pourquoi devrait-elle jouer dans les règles qu'elle a toujours connu ? Pourquoi ne devrait-elle pas vivre son tout beau tout rose elle aussi ? Les contes de fée elle n'y a jamais vraiment cru, ces histoires d'ogre et de petit poucet ont toujours été trop tarabiscotées pour elle, mais en cet instant elle a l'impression d'être l'ogre qui dévore cette relation naissante, qui brise sous ses pieds immenses toutes les chances de vivre une histoire heureuse, qui croque à pleines dents la moindre parcelle de bonheur qu'elle pourrait sentir. C'en est assez. Elle n'est pas un ogre, elle ne sera pas l'ogre de cette relation, ni l'ancre, ni quoi que ce soit d'autre qui les traînera vers le bas. Maori se redresse, fait craquer les jointures de ses phalanges, une lueur guerrière dans le regard. Elle a besoin de passer par ça avant d'atteindre la douceur tant espérée des bras de Cyd, elle a besoin de se fouetter un bon coup pour se sortir de la tête toutes ces pensées sombres.
"Pourtant tu l'as déjà fait. […] Je ne peux pas te dire où nous vivons, personne ne le sait, c'est un secret.

-Je sais. Je ne m'attends pas à ce que tu me le dises, ce serait trop dangereux." Maori paraît bien plus assurée à présent, un peu plus forte, plus ferme qu'auparavant. "Tu es toi là. Il n'y a que toi pour dire ça." Cyd la fait sourire. Cyd l'apaise. Elles sont l'une contre l'autre, sentir sa chaleur, même faiblement à travers les couches de vêtements, lui fait du bien, lui redonne encore un peu de forces. "On devrait se construire une cabane dans les bois, lâche subitement Maori avec une lueur enfiévrée dans le regard. Une cabane rien qu'à nous, où on pourrait se mettre à l'abri si besoin est… et se retrouver, rien que toutes les deux. On pourrait s'y laisser des messages, le jour où on est venue, le jour où on reviendra. Quelque chose rien qu'à nous." Un havre de paix. Un asile. Un bateau. Une maison. Maori a l'impression d'être le petit poucet avec ses bottes de sept lieues en cet instant, qui fait des bonds de géant de toute sa petite taille, franchit des gouffres et des frontières en portant ses messages, saute de roc en pic en cap en péninsule.

"Tu... Tu vas me rendre folle." Maori retrouve son sourire lupin, son sourire taquin, et plante droit ses yeux dans ceux de Cyd. Bien sûr qu'elle va la rendre folle. Elle veut la rendre folle. Sans un brui, avec juste leurs souffles dans la forêt immobile, la Kovarii la soulève légèrement, et Maori passe ses bras autour de son cou, ses jambes autour de sa taille. Elle est vraiment son petit koala. Le koala et le hérisson. Un bon titre de fable ça. Pardon. Un bon titre de conte ça. "Je suis amoureuse de toi." Son cœur implose. "Ai hod yu in." Son cœur fond. Réaction nucléaire en plein centre de son thorax, pied d'éléphant au milieu de la poitrine. Elle sait. Elle sait à quel point le dire dans sa langue maternelle est plus intense. Il n'y a plus de barrière, plus qu'un cœur mis à nu. Les larmes aux yeux et le cœur au bord des lèvres, parce que c'est puissant et qu'il y a ce flot de choses qu'on aimerait dire mais rien ne semble assez bien rien n'est aussi puissant que ce qu'elle vient de dire plus rien ne peut tenir la comparaison le petit poucet a sauté de la péninsule jusqu'au sommet d'une montagne et de là il a sauté encore s'est transformé en pierrot sur son croissant de lune et il peut sauter encore plus loin dépasser l'ancien emplacement de l'Odyssée qui gravitait au-delà de la lune partir encore plus loin chevaucher une comète et sa chevelure étincelante jusqu'aux confins de l'univers se perdre dans des nuées et des voies lactées parce que parler dans sa langue est plus puissant que tout. Maori reste silencieuse, encore interdite, encore sous le choc. C'est le moment idéal pour s'enfuir. C'est le moment idéal pour saboter le navire et le laisser couler. C'est toujours comme ça, c'est trop intense et on fuit. Mais Maori est un koala. Elle s'accroche, elle ne descendra pas de son hérisson. Maori se colle un peu plus contre Cyd, ses bras s'enroulent confortablement autour de son cou et elle vient piocher un baiser léger sur ses lèvres. "Qu'est-ce que tu attends de moi ?
-Je ne sais pas. Que tu ne partes pas. Que tu me remettes sur le bon chemin." Déjà, ça lui paraît bien. Et à vrai dire, si elle a répondu instinctivement, Maori comprend que c'est bien ce qu'elle attend de Cyd. Qu'elle soit là, son amante, son aimée, qu'elle la cadre et la recadre quand elle part en vrille, comme elle vient de le faire. "Que tu m'accompagnes sur une nouvelle voie." Elle devient un peu plus poétique, ou un peu plus maladroite, souvent ça va de pair, mais c'est toujours aussi vrai. Elle veut emprunter cette nouvelle route, cette nouvelle aventure avec elle, créer son tout beau tout rose avec elle. Parce qu'elle l'aime.

"Les tiens accepteraient-ils que tu sortes avec une terrienne ?" Maori laisse échapper un léger rire, et ses yeux pétillent quand elle observe Cyd, la tête légèrement penchée sur le côté. "Les miens n'ont pas leur mot à dire sur qui j'aime." Maori rosit un peu, puis reprend son expression bravache, et embrasse Cyd avec plus d'ardeur, ensuite lui chuchote à l'oreille : "Et si tu m'emmenais dans la forêt, hedgehog ?"
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Cyd Raye
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le Sam 16 Mai 2020 - 22:01
Cyd rêvait d’une autre vie, d’offrir quelque chose à Maori. Elle ne savait pas quoi, mais elle rêvait de plein de choses. Elle regarda son amante se reprendre, revivre comme un phénix. Elle était déroutante, mais c’était cela que la Kovarii adorait chez elle. Cyd avait l’impression de partager sa vie intime avec un ouragan, elle adorait cela. Elle adorait cette adrénaline qui coulait dans son sang. Elle ne pourrait jamais lui dire où étaient les naoris, elle avait promis, elle faisait parti de cette tribu. Le cœur de la guérisseuse battait la chamade, elle sentait le désir s’éveiller au creux de ses reines et la réchauffer malgré la saison fraîche. Une cabane, Cyd n’y avait pas pensé. Elle n’oserait pas rire en voyant le regard de la fille du ciel. « Je suis sûre que je trouverai un menuisier qui voudra m’aider à la construire. » Elle ne savait pas si les enfants du ciel savaient travailler le bois, mais les naoris savaient. Elle aurait voulu partager un moment chaleureux dans une cabane en hauteur que seule les naoris possédaient, elle était sûre que Maori aurait adoré. Un sourire coquin passa sur son visage rien que d’y penser. « On pourrait avoir un petit coin d’amour. » Elles pourraient manger, rire, passer une nuit chaleureuse au coin du feu. L’idée lui plaisait bien.

Elle savait qu’elle rêvait, mais elle adorait cela. Elle adorait imaginer Maori à ses côtés, rire, nourrir cette passion. Elle pourrait ne jamais se contenter de son corps. La goûter, encore et encore, l’avoir sous la main, prendre soin d’elle. Elles pourraient se baigner ensemble, Cyd démêlerait ses cheveux et la masserait. Oui une vie parfaite, mais un rêve. Il faudrait se dévoiler aux yeux des autres et que Maori aille vivre avec elle. La Kovarii serait incapable de vivre avec le peuple du ciel, elle se sentirait bien trop perdu. Cela avait déjà été difficile de rejoindre les naoris. Mais jamais, elle n’oserait demander à Maori de la rejoindre là-dedans. Elle ne voulait pas la séparer des siens. Cela ne l’empêchait pas d’être folle d’elle, folle amoureuse, elle osait enfin se l’avouer. Son beau koala s’enroula autour d’elle et Cyd serra encore plus ses bras autour de sa taille.

Un léger baiser sur les lèvres alors qu’elle demanda à l’autre femme ce qu’elle attendait d’elle. « Jamais je ne partirai. » Souffla-t-elle. Elle lui caressa tendrement la joue, ne la quittant pas du regard une seule seconde, envoûtée qu’elle était. L’androgyne se demandait bien ce que cela voulait dire l’accompagner sur une nouvelle voie. Elle la détailla soigneusement. « Toi aussi ne pars pas. » Dit-elle sévèrement. Elle avait besoin d’être rassurée, que jamais elles ne se perdent de vue comme cela était arrivé déjà une fois. Elle testa Maori et elle avait bien retrouvé son koala qui lâcha un rire. « J’aime t’entendre parler ainsi. » Elle aimait la voir rougir. Elle accepta le baiser ardent et grogna. « Je vais te faire rougir. » Souffla-t-elle, provocante. Elle adorait voir Maori rougir, elle était irrésistible. Elle s’en fichait bien qu’on les surprenne. Elle était dans leur monde. Déterminée, elle s’enfonça dans la forêt, le pas sûr, les bras tenant Maori. Cyd la plaqua contre un arbre, le regard brûlant alors qu’elle l’embrassa comme si sa vie en dépendait. Ses mains se glissèrent sous les pans de tissu pour attraper les formes de son amante.

Elle ne s’était pas rendu compte qu’elle lui avait manqué jusqu’à que ce feu ardent la consumât. Ce feu qui avait pris son départ entre ses cuisses pour réchauffer son corps. Elle rompit le baiser, le souffle rauque, les pupilles dilatées. Sa bouche se glissa sur la joue de Maori, son front pour déposer un baiser tendre avant de descendre son cou qu’elle lécha. Le monde ne tournait qu’autour de Maori, elle était prête à aller en enfer pour elle, jusqu’au bout du monde. Elle redressa la tête, les yeux humides. Elle avait entendu tant de légendes sur les âmes sœurs et elle avait l’impression d’avoir retrouvé sa douce moitié. Elle se demandait comment elle avait pu vivre sans Maori, sans cette femme si volcanique, si unique. Elle n’avait fait que survivre, aujourd’hui, elle vivait enfin. L’androgyne la détailla soigneusement, elle voulait tout connaître d’elle par cœur. Comme une désespérée qui avait peur de la voir disparaître, elle reprit le baiser passionné.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 430 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 200

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le Jeu 21 Mai 2020 - 15:31
DIS-MOI CE QUE TU VEUX DE MOI
Baby we two distant strangers I know you don't speak my language But I love the way she's talking to me Maoraye
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les choses ont changé en peu de temps, et ce n'était pas pour lui déplaire.
Les ténèbres qui l'ont envahie, avec leurs volutes grimpantes et leurs épines coupantes, se sont retirées. Dans les bras de Cyd il n'y a plus de ténèbres possibles. Il y a trop de douceur dans son regard pour que les ténèbres n'y succombent. Maori se sent bien dans ses bras, légère, et pas seulement parce que Cyd la porte, parce qu'elle arrive à se couper de tout ce qui peut la plomber, de toutes ses ancres et de tous ses boulets. Ses sourcils arrêtent de se froncer, ses pensées arrêtent de lui peser, et c'est très bien comme ça. "Je suis sûre que je trouverai un menuisier qui voudra m'aider à la construire. […] On pourrait avoir un petit coin d'amour." Alors à l'idée qu'elles aient leur cabane, leur maison, un endroit où la présence rassurante de Cyd se diffuserait, un endroit qui la ferait se sentir légère à chaque fois qu'elle y mettrait les pieds, à cette idée le visage de Maori s'éclaire un peu plus, un grand sourire étire ses lèvres. Elle n'aurait pas pensé que son idée folle plairait à Cyd, qu'elle la suivrait dans sa folie. Mais elle aime ça. Elle espère qu'elle est sérieuse, parce qu'elle en rêve maintenant. Une cabane dans les arbres. Le rêve des enfants d'avant, de jadis. Leur petit coin d'amour. "J'adore l'idée. Je me demande qui l'a eue." Ses yeux pétillent, étincellent, brillent de mille feux, elle se sent transportée, presque de retour dans les étoiles mais rien que la tête, le reste est encore sur Terre, dans les bras de Cyd, c'est une sensation étrange, elle a l'impression d'avoir un cou à rallonge, et la tête dans les étoiles, mais elle garde contact avec le corps de Cyd. C'est ça, se sentir légère ? Si c'est ça, ça fait tout drôle. "Jamais je ne partirai. [...] Toi aussi ne pars pas." Le ton sévère de Cyd ne lui fait même pas peur, il la fait sourire, euphorique. Mais quand elle répond, sa voix est assurée, elle est sereine, on pourra en douter tellement elle se sent bien mais elle est sincère. Peut-être qu'elle ne pèse pas encore tout le poids de ce qu'elle dit, mais elle est sincère, franche, honnête. "Jamais." Ses bras se resserrent autour du cou de Cyd, les bras de Cyd se resserrent autour de sa taille, le hérisson se roule en boule autour du koala et le protège de ses piquants. Elle somnolerait bien dans ses bras, le front posé contre son épaule, mais Cyd a d'autres idées en tête. "Je vais te faire rougir." Le sourire de Maori devient séducteur, elle lui chuchote à l'oreille : "C'est une très bonne idée." Et puis Cyd s'envole, l'entraîne dans les bois, tandis que Maori pousse un rire joyeux. Les éclats se tarirent au bord de ses lèvres sans les couper, quand Cyd la plaqua contre un arbre, et l'embrassa avec une flamme visible jusque dans ses yeux. Ses mains fraîches par cause de temps frais se glissèrent sous les vêtements de Maori, pour jouer avec son corps avec ardeur. Le souffle coupé, le dos de Maori se cambra, ses épaules frottèrent contre l'écorce de l'arbre à travers le tissu, et elle aurait tout donné pour ne plus rien avoir sur elle en cet instant, rien que le corps de Cyd contre le sien. Ses bras quittèrent le cou de Cyd pour que ses mains puissent s'enfouir dans ses cheveux courts, approfondir le baiser, jouer avec sa langue. Mais Cyd brisa le contact, pour subitement redevenir plus délicate. Maori avait l'impression qu'elle battait le chaud et le froid, que l'arbre était une enclume et Cyd… mais elles n'en étaient pas encore à cette étape. Maori comptait bien y arriver cependant, alors tandis que Cyd dépose quelques baisers papillons sur son front, elle tire sur ses fourrures avec un léger grognement dans son souffle, puis renverse la tête en arrière, les pupilles écarquillées, et son crâne heurte le tronc du… pin vu les aiguilles, avec un léger bruit mat mais ça ne lui fait même pas mal. La douleur est effacée par le plaisir qui irradie depuis son cou, depuis les lèvres nucléaires de Cyd, chaque baiser est une petite bombe contre sa peau, une explosion dans son corps. Durant l'instant suspendu qui suivit, elle baisse les yeux et croise son regard mouillé de larmes, et le baiser reprend. Elle devrait l'arrêter, lui demander si elle va bien, parce que les perles qu'elle voit percer lui ont gelé le cœur, mais en un baiser Cyd a réchauffé tout cela, toute la bûche glacée qu'elle était, et Maori se demande si elle a le courage de l'arrêter, alors que son corps réclame avec insistance plus de ses lèvres, plus de ses mains, plus de son corps. Tout ce qu'elle peut faire c'est prendre son visage en coupe entre ses mains, le temps d'un baiser plus lent, prolongé, un jamais converti en chair en os et en acte, puis glisser avec un sourire aux coins des lèvres sa main sous les fourrures de Cyd, ses doigts conquièrent le territoire de son ventre à son bassin, filent sous la maille du haut et le cuir du pantalon, aucune arrière-pensée, aucun doute sur son objectif. Autour d'elles la forêt bruisse de ce silence endormi si caractéristique des temps hivernaux, elles sont seules dans leur monde, la tête dans les étoiles et le cœur à la forge.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 247 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Awona METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 140

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le Jeu 11 Juin 2020 - 10:46
Il était permis de rêver, de toucher certaines choses du bout des doigts, mais Cyd appréciait cela. A une époque, elle aurait trouvé complètement folle l’idée d’avoir une cabane dans les bois, maintenant non. Elle ne pourrait jamais rejoindre Maori dans sa tribu et inversement, Maori ne pourrait jamais la rejoindre chez les naoris. Il fallait trouver un entre-deux. Quand Maori dit qu’elle se demandait qui avait eu l’idée, un rire échappa à Cyd. Ce n’était pas la modestie qui étouffait l’autre femme, mais c’était bien pour cela qu’elle l’aimait. Oui elle l’aimait, à en mourir, à en perdre la raison. Elle ne s’en était rendue compte que quand Maori avait quitté son espace, qu’elle avait disparu. Elle lui promit de ne jamais partir, ne sachant pas ce que l’avenir leur réservait ni quel genre de relation elles auraient au final. Cyd n’avait pas peur de se faire surprendre dans la forêt avec Maori. Elle lui dit qu’elle la ferait rougir et l’air séducteur de l’autre femme l’acheva. Le rire de la belle brune emplit l’air et la Kovarii se sentit heureuse comme jamais. L’androgyne embrassa avec férocité l’autre femme. Laissant le désir pulser en elle, s’animer vivement. Elle n’avait pas conscience d’être en manque avant de dévorer follement cette bouche pulpeuse. Les mains de la brune dans ses cheveux la firent sentir vivante. Comment avait-elle pu vivre sans elle ? Elle n’avait pas vécu, elle n’avait fait que survivre en l’attendant.

Elle sentait Maori s’agiter sous ses baisers, sous ses doigts. Elle entendit un bruit, la tête de la belle brune tapa contre le tronc d’arbre. Un sourire naquit sur son visage alors qu’elle reprit son exploration. Un grognement lui échappa alors qu’elle sentait les doigts de Maori se glisser sur elle. Le baiser se rompit et voir son sourire sur le visage fit accélérer les battements de son cœur.

Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 430 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 200

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le Mar 30 Juin 2020 - 16:26
Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 247 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Awona METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 140

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le Sam 4 Juil 2020 - 19:05


Elle était tout contre le corps de Maori, encore remplie de chaleur humaine alors qu’elle caressait le bras de sa petite amie. Elle la considérait plus qu’une petite amie, ce n’était pas juste une histoire de fesses, elles avaient parlé d’avoir une cabane ensemble. Dans ce genre de moment féerique, elle oubliait tout, la tête contre la poitrine de l’autre femme. Elle se mit de sorte à pouvoir voir le visage de Maori. « Tu vas bientôt devoir partir ? » Dit-elle avec une pointe de regret dans la voix, de la tristesse. Elle n’arrivait pas à cacher ses émotions après ce genre de moment, elle était encore trop à vif. Tout était si vibrant, si vivant. De toute manière, elle aussi devrait partir tôt ou tard, les autres allaient s’inquiéter pour elle. C’était encore étonnant qu’on ne les cherche pas.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 430 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 200

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le Ven 10 Juil 2020 - 15:10
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