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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 208 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Chaussette METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 46

Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori Empty Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori

le Mar 17 Mar 2020 - 15:34
Maori n’était jamais venue au rendez-vous. Le cœur de Cyd s’était brisé en mille morceaux. La mort du Grand Sage Yuma avait touché de plein fouet son peuple d’adoption, le froid plus rude que le dernier avait fini de déprimer les Kovariis qui avaient le mal de leur île. Cyd s’était plus occupée des siennes qu’auparavant, tentant de leur remonter le moral, de leur faire oublier le froid mordant. Le temps commençait à se réchauffer maintenant, même si les nuits restaient fraîches, mais globalement, cela allait mieux. L’androgyne se faisait moins de souci pour les siennes. Pourtant, son cœur restait mal en point. Elle avait le cœur brisé, ne comprenant pas ce qui se passait. Cyd était toute à ses pensées quand sa sœur présente lui effleura le poignet, geste affectueux rare entre les deux femmes qui étaient comme le jour et la nuit. « Ton regard est rempli de tristesse, où est la connasse qui t’a fait ça ? Par la Déesse, je vais la bousiller ! » Siffla-t-elle et la guérisseuse la fixa comme si elle découvrait sa sœur cadette. « Tais-toi. » La voix haut perchée attirait des regards et elle ne voulait pas parler de son cœur souffrant.

Elle refusait de croire que Maori l’avait quittée. Elle se redressa, attrapant sa besace de manière vive, contrariée. Elle ne voulait pas en parler, pas y penser. Ce n’était pas le bon moment. Elle devait la trouver, avoir des explications. La druidesse s’éloigna vivement, énervée qu’on lise à travers elle sa peine, mais c’était bien vrai, elle se sentait tellement malheureuse. L’androgyne ne se souvenait pas d’avoir vécu une telle peine depuis bien longtemps. Elle ne comprenait pas, pourquoi Maori n’était-elle pas venue ? Avait-elle eu un empêchement ? Pourtant Cyd croyait avoir compris que l’autre femme s’engageait auprès d’elle, alors pourquoi ? Pourquoi n’était-elle jamais venue ? La Kovarii espérait que ce n’était pas quelque chose de trop grave qui empêchait Maori de la contacter. Arrête d’y penser se souffla-t-elle mentalement. Cela ne l’aiderait pas de penser ainsi si elle se torturait de la sorte. Ce qui était fait était fait, il fallait se faire une raison. La douleur dans sa poitrine n’en diminuait pas pour autant. Malgré tout, Cyd n’écoutait pas son cœur douloureux. De toute manière, elle devait aller au duty-free. Elle en avait pour plusieurs heures de marche et resterait sur place pour dormir.

La brune avait besoin de respirer, d’oublier ce qui hantait son esprit. Partir de la tribu une journée lui ferait du bien. Elle n’aurait plus à supporter le regard des femmes de sa tribu de naissance. Cyd ne voulait pas se justifier, ne pas expliquer qu’une cent avait brisé son cœur. Elle ne voulait pas expliquer de qui elle était tombée amoureuse au fond. Cela ne regardait qu’elle. Le pas déterminé, furieuse, elle se mit à déambuler dans la forêt. Il ne fallut que quelques mètres de marche pour se détendre et arrêter de stresser, tout irait bien. Elle allait s’aérer l’esprit, troquer avec d’autres terriens, éviter les enfants du ciel. Elle fit une pause sur le trajet, mangeant un mélange de baies avant de reprendre la route du duty-free. Des torches lui montrèrent bientôt qu’elle était enfin arrivée et elle retrouva aussitôt le sourire. Elle alla aux premiers stands, observant les plantes, les couteaux, tout ce qui pouvait lui servir. Une silhouette attira son regard et elle se figea en se retrouvant nez à nez avec Maori. Maori qui semblait en pleine forme, Maori réelle devant elle. Son cœur brisé se mit à saigner. « Maori…Salut. » Automatiquement elle avait parlé dans sa langue natale, délaissant l’anglais qu’elle ne pratiquait qu’avec son amante habituellement. Mais elles n’étaient plus rien l’une pour l’autre, juste deux inconnues. C’était pourtant Maori qui avait demandé à la voir régulièrement, Cyd avait cru en sa sincérité.

La guérisseuse était blanche comme un linge, la sidération la poussait à reculer de quelques pas. Son cœur battait la chamade alors que son esprit lui disait de fuir. Pourquoi rencontrait-elle la fille du ciel ici ?! Tout simplement car Maori avait le droit d’être ici, comme n’importe qui. Cyd aurait voulu mordre, se recroqueviller sur elle-même. A la place et dignement, elle redressa le menton, le regard clair aussi piquant qu’une lame de rasoir, sa mère aurait été fière qu’elle se montre digne des Kovariis, mais la druidesse se sentait minable. Elle avait envie de plonger dans les bras de Maori, de l’embrasser, mais non, elle refusait de céder, de paraître faible encore.
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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna, Lazuli Miskowiak MESSAGES : 348 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Electric Soul avatar, lizzou signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 91
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Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori Empty Re: Dis-moi ce que tu veux de moi | Maori

le Mar 24 Mar 2020 - 23:38
DIS-MOI CE QUE TU VEUX DE MOI
Baby we two distant strangers I know you don't speak my language But I love the way she's talking to me Maoraye
Maori n'a pas pu sortir depuis des jours, alors elle a sauté sur l'occasion, quand il a fallu du monde pour aller au duty-free. Pour jouer les escortes ou pour porter les affaires, elle était prête à tout pour juste mettre un pied hors du campement. Elle n'a pas l'habitude d'y rester aussi longtemps, et ça lui pèse. Tout son monde est dehors, elle s'en est rendue compte avec ce confinement. Elle a regardé à regret passer le jour où elle devait retrouver Cyd, alors qu'elle venait tout juste de lui demander de se voir plus souvent. Elle avait regardé le soleil se lever, grimper à son zénith, puis se coucher, et toute la journée elle avait pensé à Cyd, qui devait l'attendre dans le froid, qui avait fait le trajet pour ne trouver au pied de l'arbre qu'un vide béant. Elle peut imaginer l'incrédulité, la douleur, de ne pas la voir, elle aimerait tant pouvoir lui faire parvenir un message, mais elle a eu beau râler et s'énerver, elle n'a pas le droit de sortir. Et elle ne veut pas contaminer Cyd. Alors Maori trépigne, de plus en plus, et acariâtre et impossible à vivre, de plus en plus, ils doivent avoir hâte de se débarrasser d'elle, au camp. Alors on s'oppose peu à ce qu'elle accompagne la petite délégation qui se rend au duty-free pour faire du troc, et elle, ça la met en joie. Elle gambade sur le chemin, elle envisage sérieusement de s'échapper et de courir dans les bois pour aller errer du côté des Naoris, au cas où elle croiserait Cyd. Elle était bien là de s'imaginer qu'elle la croiserait au duty-free, justement.


Maori furète entre les étals, elle n'est pas là pour acheter, elle a son arc et son carquois par pure précaution, et au cas où ils tomberaient nez à nez avec un potentiel repas dans ces environs foisonnants d'humains. Ou au cas où ils tomberaient nez à nez avec des terriens un peu fous qui les attaqueraient malgré les relations toujours meilleures entre les enfants du ciel et les enfants de la Terre. Alors Maori déambule, observe les étals, échange quelquefois quelques mots avec les commerçants, en trigedasleng, en anglais. Elle a son bonnet bien enfoncé sur les oreilles, la bouche cachée derrière le col de sa veste, les mains enfouies bien au fond des poches pour ne pas se geler les doigts. Son trépignement s'est calmé, même si les forêts lui font de l'œil, elle a hâte de retourner les arpenter. Elle a un besoin viscéral de ces vastes étendues à présent. Il y a cinq ans, elle ne l'aurait jamais cru. Peut-être que c'est pour ça qu'elle supporte si mal le confinement. Cela lui rappelle trop l'Odyssée, la carcasse de fer sans horizon. Maori se décide à chasser ces pensées, à les écarter pour profiter de cette sortie qu'on lui a accordée. Et subitement, au détour d'un étal, la rencontre impossible, les retrouvailles inespérées. "Maori... salut." Sa voix est douce, beaucoup plus douce que d'habitude. Blessée, Maori ne peut que l'imaginer. La jeune femme reste interdite, bouche bée quelques instants, elle envisage sincèrement que ce soit une apparition. Elle ne peut pas avoir autant de chance. Elle va pouvoir s'expliquer, ici et maintenant, sans attendre le prochain rendez-vous. Ce n'aurait été que justice qu'elle se retrouve à l'attendre avec impatience, avec crainte, elle aussi, mais une entité en a décidé autrement, et Maori ne compte pas laisser passer l'occasion.

Elle allait ouvrir la bouche, enfin, sortir quelques mots, quand subitement elle fut coupée par l'un de ses camarades. "Eh Mao, tu viens, on rentre !" Maori fronça les sourcils, à demi contrariée, et se retourna vers lui. "Allez-y sans moi, je prends encore un peu l'air." Il n'a pas le choix, ses yeux froids le lui font bien comprendre. Il fait partie des Cents qui ne viennent pas lui chercher des noises, alors il disparaît entre les étals, et Maori est libre de se retourner vers Cyd. Qui s'est reculée. Maori ne le prend même pas mal. A la place, elle jette un regard autour d'elle, elle se rappelle que Cyd ne veut rien dire à ses semblables pour le moment, alors elle lui demande, d'un signe de tête, d'un regard inquiet, de la suivre, et sort du duty-free, prend les chemins de traverse entre les commerçants pour atteindre la forêt et sa lisière, et s'y arrêter. Les mains toujours plus au fond des poches, elle est mal à l'aise, elle se sent en faute, les mots se bousculent entre ses cordes vocales. Elle a mille tournures de phrases en tête, mais elle n'arrive à n'en sortir aucune, n'arrive à articuler qu'un petit "Comment tu vas ?" Elle est restée en trigedasleng, de son trigedasleng haché, elle perd ses moyens face à Cyd, mais elle ne sait toujours pas comment lui dire à quel point elle est désolée. D'ordinaire Maori n'est pas du genre à s'excuser, et malheureusement quelques réminiscences perdurent en cet instant, Maori rechigne toujours à reconnaître ses torts, et elle aimerait vraiment se taper la tête contre l'arbre le plus proche pour que cette espèce de digue malvenue et absurde s'écroule. Elle ne ferait que passer que pour une folle, mais s'il faut ça pour qu'elle s'excuse platement, elle le fera sans hésiter. Mais pour l'instant elle reste pendue aux lèvres de Cyd, elle attend une réponse, une réaction, à sa question si stupide. Elle a peur, elle est terrifiée, ce sont les dernières poutres de l'absurde digue, il suffirait de donner un bon coup dedans mais pour l'instant elle en est incapable. Paralysée. Pétrifiée. Tétanisée.

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