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Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 3171 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : merles (avatar), frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège TRIBU/CAMP : odyssée POINTS GAGNES : 226

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le Mar 17 Mar 2020 - 9:36
Kings
Post intrigue 27, fin de l'état grippal dans les campements 100 et odyssée

Poing qui frappait. Jointures qui se craquelaient. Peut être n'avait pas était-ce la meilleure idée que de taper contre le mur. De quoi s'exploser la main. Ayant manqué peu de le faire. La stupidité. N'étant plus stupide pourtant. Ou du moins n'étant plus censé être stupide qu'auparavant alors que j'avais passé largement la trentaine. N'étant plus censé me comporter comme un enfant excepté c'était pour dire ce que je faisais en enfonçant le mur. Pas un des moments les plus glorieux de mon existence. Peut être y avait-il plus des moments non glorieux que des moments glorieux en soit. Après la gloire, c'était sans doute surfait. Cela l'était sans doute toujours. Mon regard qui se posait sur les jointures craquelés, un peu ensanglantés sans forcément plus. Grimace esquissé. La douleur qui n'avait pas été ressenti. Remuant mes doigts lentement. Rien de cassé. Rien n'était détruit. Il n'y avait que des traces de sang ou peut être la douleur qui serait de nouveau ressentie après. Ayant trop en tête. Cela faisait longtemps ou si peu. Tournant en cercle. Tournant en boucle. Il y avait d'autres souvenirs qui resurgissaient. Et c'était pas bon. Détestant cela. Le sang qui avait fait un tour. Sang chaud que j'avais tenté d'apprendre à maîtrisé. Ayant appris à devenir plus calme, plus posé mais parfois les vieux démons revenaient. Vieux démons qui étaient de retour. Insomnies qui étaient aussi de retour. Sommeil qui n'avait pas été trouvé. Le sommeil qui me désertait de nouveau pour le moment. Comme un mauvais pressentiment. M'étant replongé dans les entraînements pour me vider la tête. Ce que je faisais. Entraînement, patrouille, tour de garde dès que j'avais une minute. M'étant totalement plongé de nouveau avant pour réfléchir aux mots de @Rachel A. Gomez, les mots échangés avec Chiraz alors que de la distance avait été prise. Le besoin de réfléchir tous les deux. Et l'entraînement permettait justement de faire le vide. A cet instant, c'était de nouveau ce que j'avais besoin que de faire le vide. Une envie plus qu'urgente, ayant besoin de me rendre jusqu'à la base militaire. Tour de garde réalisé plutôt. Libre désormais. Sac que je faisais rapidement avant de me diriger aussitôt vers là base militaire.

Campement qui avait retrouvé des couleurs. La grippe qui était passée. Les derniers patients remis sur pied, sortis de leur état grippal. Un bien. Un bien alors que tous les infirmiers, médecins avaient été sollicité. Tout le monde avait été sollicité et le campement avait été en partie confiné en quelque sorte sans pour autant qu'un état de quarantaine soit déclaré. Il fallait faire attention. Certains réussissant à s'échapper pour trouver une bouffée d'oxygène, réaliser des glissades sur la rivière gelée mais la majorité des personnes étaient restées au chaud. Une nécessité. Une nécessité de faire attention. Une nécessité de prendre soin des autres. Une nécessité de prendre soin de chacun, de prendre soin des malades mais aussi de s'assurer que ceux bien constitués étaient bien. La nécessité de veiller. Son mal qu'il avait fallut prendre en patience mais aussi un mouvement de solidarité qui s'était mis en place. Dans ces moments difficiles que les mouvements d'entraide étaient révélés, que des liens plus forts étaient créés. Un échange plus solidaire se créant, se renforçant alors que les jeunes et les adultes avaient communiqué de nouveau. Des liens renforcés. Des derniers jeunes qui étaient encore là autour alors que des échanges au sujet des soins avaient été échangés, ainsi qu'avec les grounders. Alors il y avait encore certains jeunes sur le campement, profitant aussi de la présence des autres, prenant des nouvelles de leurs proches.

Alors que je me dirigeais vers la base militaire. Une silhouette que je repérais, celle d'@Alita Roberts. Faisant partie des 100. Rencontrée dans l'espace, au coeur du vaisseau métallique. Son père une connaissance du mien. Rencontrée à l'infirmerie. Là où dans nos lits de survivants après les entraînements, nous avons refait le monde contre ces vieux boucs. Me demandant si elle était venue là parce qu'elle avait été malade ou pour voir ses proches. Son père toujours membre du corps militaire bien qu'il avait pris de l'âge, que je ne lui parlais pas spécifiquement. Direction changée, bien que j'étais toujours en train de me diriger vers la base militaire dans un même temps. « Hey, Alita. » Lui adressant un sourire, en dépit de mon état précédant d'énervement, ma main bandée à la hâte.  « Tu viens de l'infirmerie ? »

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Alita Roberts
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le Mer 18 Mar 2020 - 0:25
Kings (Chris)
Fin de l'intrigue n°27 - Odyssées / Cents

45 km. C’était le nombre qui séparait le campement des cents avec celui des Odysséens. Si on calcule bien, avec une vitesse de 7 – 8 km/h pour une personne marchant vite. Il fallait environ… 5 – 6 heures de marche facile. Par chance, il faisait plutôt froid mais beau, sinon je n’vous raconte pas la difficulté supplémentaire. Surtout en pleine forêt. Le terrain pouvait être très glissant avec la boue et les feuilles. De toute façon, ce trajet je le connais par cœur. Je pourrais le faire même avec les yeux bandés. Quoi que… bon peut-être pas, mais presque. L’hiver était encore là. Il était presque fini, mais on sentait encore cette fraîcheur persistante. Cet hiver a été dur. On a eu de nombreuses pertes humaines au camp des cents à cause de la grippe. C’était tragique. Des personnes ont perdu des proches, des familles ont été détruites par le froid. On se sentait impuissant face à l’épidémie. On voyait notre peuple sombrer dans une profonde tristesse. J’essayais tant bien que mal de soutenir, de réconforter les personnes dans le besoin. Mais le mal était fait. Il fallait que le temps passe et guérisse ces personnes de leur souffrance. « Qu’on leur vienne en aide. » Nous avons dû nous tourner vers les Terriens pour nous aider dans cette phase difficile. On avait besoin de leur aide, de leurs connaissances médicales et peut-être avaient-ils de meilleurs remèdes que nous. De les voir nous aider, nous soutenir, à remonter le moral des troupes. Unis dans la même galère, nous avons essayé tant bien que mal à limiter les pertes. La fin de l’hiver approchant, nous arrivions au bout de cette pandémie.

Je sors de la forêt. Enfin. J’arrive au camp des Odysséens. L’accueil étant passé, je rentre. La première personne que j’y vois, mon père. Il riait avec ses collègues. Ça devait être sa pause. C’était la première fois depuis longtemps que je le voyais rire. Il ne m’avait pas vu. Il semblait si détendu. Il devait en avoir oublié notre secret. Je me surprends à sourire. Mais très vite mon regard se durcie, se rappelant la prison et toutes ces fois où il n’a pas su dire les choses, où il a été lâche d’avoir rien dit. Pour avoir fait ce qu’il a fait, il faut vraiment avoir peu de compassion. Au fond, peut-être qu’il ne m’aimait pas. Peut-être qu’il ne m’a jamais aimé. J’aurais aimé un jour lui ouvrir les yeux. Lui dire à quel point ce qu’il a fait est nul. A quel point il m’a déçu. Il m’a privé de ma liberté. Il n’a vraiment pas assuré. Mais en y réfléchissant, c’était peut-être à moi de le dire. D’avouer ce qu’il s’était vraiment passé. Je me souviens de ces moments en prison, quand il venait me voir. Il me disait des phrases du genre « je suis vraiment désolé pour ce qu’il t’arrive. » ou « je sais que tu es là à cause de moi mais, je te jure que tu as fais le bon choix de ne rien dire. » et quand il y avait une personne qu’il connaissait dans les parages il était du genre à dire « je ne comprends pas pourquoi tu as fait ça ! Tu n’écoutes jamais ! » ou « un jour tu regretteras ce que tu as fait et ce jour-là, tu t’en mordras les doigts. » … Non père, ce que tu ne comprends pas c’est que c’est toi le plus à plaindre. C’est toi qui t’en mordras les doigts le jour où tout le monde apprendra ce que tu as fait car la vérité éclate toujours.

Comme dans le campement des cents, l’émotion était au rendez-vous. Je voyais toutes sortes d’émotions, des pleurs, de la joie, de la colère, de la peur, de l’espoir. Cela me réchauffait le cœur de voir autant de monde en bonne forme. La grippe a été tellement meurtrière, j’avais peur de ne trouver personne. Des Terriens étaient également dans le campement, aidant les derniers malades à se remettre de cette terrible épreuve. Je pouvais discerner les remerciements chaleureux des Odysséens envers leurs sauveurs. Cela faisait tellement de bien de voir toutes ces actions. De voir enfin la vie et non la mort. De voir de l’amour et non de la guerre. Depuis qu’on est sur Terre, les évènements n’ont pas arrêté de s’enchaîner, bons comme mauvais. Cela dit, il y a plus eu de mauvais que de bons. Avec toutes ces morts cumulées, on n’a cru à un moment que ça n’allait jamais s’arrêter. Mais « après la pluie vient le beau temps ». En résumé, toutes guerres ont une fin.

A la base, j’étais venue voir ma mère, mais finalement j’ai décidé de la voir que plus tard. De loin, je voyais qu’elle été occupée à faire un cours sur la langue terrienne avec des jeunes. Je n’avais pas l’intention de la déranger et une p’tite voix me dit qu’il peut y avoir mieux à faire ailleurs. Si tu vois c’que j’veux dire. Une bonne petite séance d’entraînement. Mon père fait sa pause avec ses collègues, ils ont l’air de bien rigoler, ce n’est pas maintenant qu’il va aller s’entraîner et laisser tout le monde en plan. C’est donc l’opportunité rêvée. Je me dirigeai donc vers la base militaire, à vive allure. Je me surpris à accélérer comme si le sport m’appelait voir même m’ordonner de venir. Alors que je m’apprêtais limite à courir telle une dingo monumentale, j’entendis une voix m’appeler. Je tournai brutalement la tête et vis Chris venir dans ma direction. Quel soulagement de le voir, je croyais que c’était mon père. Quoi qu’impossible je venais de le voir rire tout à l’heure à s’en décrocher la mâchoire. « Tu viens de l'infirmerie ? » Très drôle. Mais c’est qu’il a de l’humour mon cher Chris ! Je lui souris et lui donna une p’tite tape sur l’épaule. « Et toi, tu en reviens ? » Je le taquinai pour voir sa réaction. A mourir de rire. Je lui pris le bras et toucha sa main déjà bandée, le sang formant une p’tite tâche noirâtre sur le dessus. « Déjà blessé ? Tu n’as pas perdu d’temps. Tu comptes aller t’entraîner ? C’est moi peut-être qui devrait l’faire à ta place. » Encore à le taquiner, à sa tête je me suis dit que c’était trop. « Rho ça va, j’plaisante. Ça faisait longtemps. Tu n’as pas été touché par la grippe alors ? Sinon tu serais déjà sous les couvertures en train de pleurnicher… » A ce moment-là j’me suis dit « bon d’accord, le mieux c’est qu’tu cours. » Me voilà en train de courir. Je ne voulais pas que Chris me rattrape alors je sprintais. Mes entraînements m’avaient donné force et endurance. J’allais donc très vite. Mais peut-être pas assez vis-à-vis de Chris qui avait largement plus d’âge et plus d’expérience. Alors que je me rapprochais de la base, je n’avais pas vu la p’tite racine d’un arbre sortir de terre telle un anneau pouvant laisser passer un pied. Bien entendu, ce qu’il se passe, arriva. Je tombai, telle une grosse crêpe au sol. Je n’avais rien vu venir. Les cheveux partant dans tous les sens, je me relevai tant bien que mal. J’avais des égratignures aux bras, aux jambes et sur le visage. Une bosse commençait déjà à se former sur le haut et je ne ressemblai visiblement plus à rien. Une empotée. « Et c’est moi qui dis que j’peux marcher ou courir dans la forêt, faire le trajet les yeux fermés ? Mais bien-sûr ! Apprends déjà à le faire les yeux ouverts puis on verra… » Quelle idiote. Je me sentais ridicule. Bientôt Chris m’aurait rejoint. J’attendais le moment où il allait me railler et vanner mes exploits. Enfin, je l’aurais mérité. J’en souris d’avance. A 200 mètres se trouvait la base militaire. Nous allions y rentrer.

A l’intérieur, c’était parfait. Il y avait des sacs, ce que je remarquai directement. Puis plus loin, il y avait des tapis délaissés sur le sol. Du bois était aussi entreposé sur le côté pour s'étirer le corps et des pneus trônaient dans un coin. Même si cette salle semblait déserte, pour moi, c’était comme un énorme terrain de jeu. J'allai m'éclater. L'aspect rudimentaire des objets n'avait plus aucun effet sur mon humeur. Vous m'auriez vu au début. Je n'arrivais même pas à tenir une arme dans ma main sans la casser. Une vraie plaie. Du coup je m'énervais, j'envoyais tout autour de moi telle une vraie furie. Ayant peu de patience en plus, je vous laisse imaginer la scène. Enfin, avec un peu de technique maintenant, tout roule sur des roulettes. Même si parfois, bon, je peux bien m'ouvrir la main sans le faire exprès. Mais bon. Ça arrive. Une habitude quoi. Ouf, c'était un soulagement d'être ici. Après cet épisode de grippe et toutes ces émotions, ça m’avait grave foutu le blues. C’était le moment donc de décompresser. « Tu viens on va s’entraîner, j’espère que tu ne voulais pas faire ça tout seul car maintenant que j’tai vu, on va discuter tous les deux. » Un p’tit clin d’œil et c’est parti. Voilà longtemps qu’on n’avait pas été ensemble. « Parle-moi un peu de toi. Tu vas bien ? Tu t’entraînes toujours autant ? Tu as fait de nouvelles rencontres ? Je veux tout savoir, comme ô bon vieux temps. »

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le Mer 18 Mar 2020 - 18:58
Kings
Regard qui se posait sur la jeune femme, en profitant pour mémoriser ses traits. Un peu automatisme à chacune des rencontres que de mémoriser les traits des personnes autour. Pas seulement parce que j'avais toujours été plus doué pour retenir les visages que les prénoms, mais aussi qu'on ne se voyait pas tous les jours. A chaque rencontre il y avait des petits détails, parfois infirmes mais preuve de changements. Des signes que le temps continuait de filer, alors que les jours défilaient, que les saisons et les paysages s'alternaient. Mais peut être que cette idée de mémoriser les visages dépassait la volonté de graver ces moments, la volonté de m'assurer qu'ils allaient bien que de graver simplement leur visage dans ma mémoire. Il n'était jamais possible de savoir de quoi demain serait fait. Et sur cette terre, tout était possible. Une personne présente aujourd'hui pouvait disparaître le lendemain. Ne sachant jamais quand le dernier son du tambour résonnerait. Pour autant là n'était une raison de ne penser qu'à la fatalité, à cette mort qui surgirait tôt ou tard pour s'emparer de chaque personne. Cela ne servait à rien de se faire du mal pour rien. L'heure n'avait pas encore sonné. Mais pour autant, instinctivement je ne pouvais que mémoriser les traits, les changements, noter la longueur de ses cheveux, les détails de sa corpulence. Esprit de soldat affûté comme à la recherche déjà des faiblesses de l'adversaire.

Adversaire qu'elle n'était pas alors qu'un lien complice nous unissait sur l'odyssée. Ne s'étant jamais formalisée de mes défauts alors et ne m'étant jamais formalisés des siens. Trop de points communs. Trop de similarités pour ne pas s'entendre, pour ne pas créer un lien. Une histoire tout aussi pourrie. L'une des rares à avoir compris, à avoir eu la possibilité de voir derrière le masque, à pouvoir voir derrière les mensonges ou le silence ces détails qui laissaient entrevoir la possibilité qu'il y avait plus. Signe de vulnérabilité qui n'avait jamais été apprécié. Ayant appris à toujours détester toute trace de faiblesse, de vulnérabilité mais pour autant ce n'était pas un sentiment de faiblesse ou de colère qui était née à son encontre. Au contraire, un lien amical s'était créé, se basant sur les taquineries, toujours là bien qu'à cet instant, elle était peut être bien plus de bonne humeur que je l'étais. Peut être simplement encore trop de mauvaise humeur pour pouvoir apprécier son arrivée, cette distraction mais m'efforçant néanmoins à étirer l'ombre d'un sourire sur mon visage. « Et toi, tu en reviens ? » Réussissant à m'arracher plus que l'ombre d'un sourire alors qu'instinctivement les coins de ma lèvre supérieur se redressaient. Un demi sourire, l'once du sarcasme qui revenait. Plus qu'un mécanisme. La difficulté de ne pas replonger, de ne pas être taquin même en étant de mauvaise humeur. L'ombre du passé se superposant avec la réalité, ce qui était peut être plus agaçant, bien que pour le moment rien qu'avec son entrain, elle réussissait à me détourner de mes pensées. Main que je levais, que je savais qu'elle avait vu. N'ayant pu que remarquer les traces de bandages. « Non je me suis servi ma propre médecine. » Evidemment que j'aurai pu aller à l'infirmerie, pas forcément pour voir l'un des médecins mais simplement pour retrouver Chiraz. La jolie blonde qui s'en serait occupée sans un problème. Mais désormais la situation était plus compliquée. Ne l'ayant donc pas dérangé. M'étant continué de panser rapidement ma main blessée comme j'avais pu déjà le faire avant. « Déjà blessé ? Tu n’as pas perdu d’temps. Tu comptes aller t’entraîner ? C’est moi peut-être qui devrait l’faire à ta place. » Et sans doute ma tête trahissait que non j'allais m'entraîner et que j'étais peut être encore trop énervé pour apprécié totalement les taquineries à ce point, ou me faire martyriser. Ce qui n'était pas encore de la torture, mais pouvait en devenir rapidement si je ne surenchérissais pas. « Rho ça va, j’plaisante. Ça faisait longtemps. Tu n’as pas été touché par la grippe alors ? Sinon tu serais déjà sous les couvertures en train de pleurnicher… » « T'as fini ? » Regard trahissant plus des envies de meurtre alors que si j'acceptais avant de faire les blagues, j'avais jamais être l'objet de ces blagues, sans doute comme tout le monde. Comme une trace d’insouciance dans les yeux de la jeune femme et peut être une once de peur alors qu'elle partait soudainement en courant. Yeux levés au ciel. Ayant peut être passé ce stage, ou n'étant simplement pas d'humeur non plus pour courir bien qu'évidemment je me lançais à sa poursuite parce qu'elle allait sans aucun doute aller dans la mauvaise direction et mettre fin à ce trop surplus d'enthousiasme bien qu'elle avait déjà compris que j'allais m'entraîner. N'ayant toutefois pas besoin de bien courir plus loin alors que la jeune femme s'écroulait au sol. Et cette fois-ci, ce fut moi qui ne put qu'en rire parce qu'elle s'était écrasée comme une crêpe sur le sol. « T'es sûr que tu veux pas retourner à l'infirmerie ou que t'as pas besoin d'une couverture pour te cacher en-dessous pour pleurnicher ? » Ton moqueur. Retournant ses mots contre elle, presque à en être blessant comme j'avais pu l'être parfois avant. Moins maintenant mais restant humain. Plus modéré aussi bien qu'à cet instant je n'avais pas fait preuve de grande modération bien que je m'approchais d'elle pour lui tendre ma main, et l'aider à se relever. Lui faisant comprendre par les gestes que je n'étais pas en colère contre ses précédents mots, espérant qu'elle m'en tiendrait pas rigueur non plus. Colère qui n'était pas tant dirigée à son encontre qu'ailleurs. Ce que les gestes traduisaient plus que les mots alors que je n'avais jamais été doué pour les grands et beaux discours.

La guidant ensuite vers la base militaire, certes qu'en entraînement allait sans aucun doute se profiler. La regardant embraser le décors des yeux. Différent mais suffisant. « Tu viens on va s’entraîner, j’espère que tu ne voulais pas faire ça tout seul car maintenant que j’tai vu, on va discuter tous les deux. » « A ton avis pourquoi tu crois que j'ai mon sac.. » Ayant besoin de taper dans quelque chose. Elle là. Et en voyant son regard, il était clair que je n'allais pas échapper à son petit interrogatoire. « Parle-moi un peu de toi. Tu vas bien ? Tu t’entraînes toujours autant ? Tu as fait de nouvelles rencontres ? Je veux tout savoir, comme ô bon vieux temps. »« Je vais pas y échapper n'est-ce pas ?! » Certainement pas. Déposant mon sac dans un coin avant de me lever tout en m'étirant. « Je te répondrais mais sur le terrain. Toi et moi. Combat au corps à corps comme avant. » Ce qui n'était pas tant une question. Regard qui se posait sur sa tenue. « J'ai des affaires en plus dans mon sac si tu as besoin. » Ayant toujours des affaires de rechange dans un sac, d'autant plus quand je venais ici. Si j'en avais pas besoin, peut être qu'elle préférerait être plus à l'aise. Et alors que je continuais de m'étirer je n'en venais pas moins à commencer à répondre à ces questions. Répondant à ces questions successivement, de mémoire, rapidement. « Je vais bien, je continue de m'entraîner toujours autant. » Une nécessité. Une habitude. Un réflexe. « Je suis en couple et c'est compliqué... toi ? » Retournant la question directement. N'étant pas forcément à l'aise avec tout le discours émotionnel, ne voulant forcément de parler de cela même si je savais que je risquais de ne pas y échapper. Pouvant toujours retarder le moment.
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le Sam 21 Mar 2020 - 20:24
Kings (Chris)

Passons. Trêve de plaisanterie. J’avais beau avoir gardé une petite âme d’enfant pittoresque, je n’étais pas moins plus une gamine. Mon regard s’était légèrement durcie quand il m’a renvoyé ses mots qui sont les miens en pleine figure. J’avais beau me dire que je méritais ces quelques vannes ayant commencée plus tôt, les mots m’avaient quand même marqué. Presque blessée. Mon regard fuyant le sien pour venir se poser sur le seul bâtiment du secteur, à savoir la base militaire. Ce bâtiment ne ressemblait à rien. Gris, moche. Le revêtement était vieux. L’intérieur devait l’être tout autant. Sans rancune, Chris m’aide à me relever, un sourire qu’il n’essaya pas de cacher. Ton moqueur. Y’a pas à dire, beau revers de situation. Hésitant quelques instants par fierté personnelle, je pris sa main. Il n’avait pas l’air de m’en vouloir pour mes propos précédents. Un remerciement maladroit je lui donna puis nous rentrâmes dans l’entrepôt. Endroit sec et peu reluisant. Mais pour s’entraîner, c’était l’idéal. Ni trop chaud, ni trop froid. Ventilation fonctionnelle. Electricité fonctionnelle. Eau fonctionnelle. Parfait.

Une bonne vieille réplique de Chris. J’le retrouve enfin. Sur l’Odyssée il se trimballait déjà avec un vieux sac de sport. Le stéréotype du gars allant à la salle de sport, sac de sport en main et serviette sur l’épaule. Ouais c’est presque ça. Mais c’est qu’il est drôle, bien entendu que tu n’y échapperas pas. On ne va pas s’entraîner sans se parler. Autant sur l’Odyssée, on n’avait pas grand-chose à s’dire mais sur Terre. Ils se passent tellement de chose en si peu de temps. Les évènements s’enchaînent à la vitesse de la lumière. On finit une chose, qu’une autre reprend dans la foulée. Parfois, il m’arrive de penser au temps passé sur l’Odyssée et d’envier ces moments où nous n’avions pas à se préoccuper de l’avenir. Sur Terre, le temps est assassin. On ne sait pas si on sera toujours là demain. Si le destin décide qu’on doit vivre ou mourir. On est tous lié par lui. Il nous fait peur, mais il nous rend fort.

Un combat au corps à corps ? Parfait. Tandis que je m’échauffai, je le vis mater mes habits. Bon, ils sont un peu sales, déchirés par endroit, mais ils sont potables. Voilà oui. Potables. Des affaires dans son sac, et puis quoi. Je suis si crade que ça. Mes yeux ne pouvaient s’empêcher d’observer à leurs tours sa tenue. Ouais bon, y’avait pas grand-chose à dire. Je ravalai ma fierté. Ce n’était pas le moment de râler, il se voulait gentil. Je pris son sac et déguerpis vers les vestiaires. J’enfilai un short, un vieux tee-shirt sportif et revins dans la salle. Je posai son sac sur le côté et m’étirai le corps. Il était important de bien s’échauffer. Le corps chaud, le mental prêt, la concentration se lisait sur mon visage. Des réponses à mes questions précédentes me parvinrent. Je n’attendais pas plus qu’un « entraînement régulier comme il avait l’habitude de le faire » lorsqu’il me parla d’une relation. Il était en couple. Je pris appuie sur un vieux pilier en apprenant la nouvelle. Quelle nouvelle. Le connaissant, il ne devait pas se sentir à l’aise là maintenant. Un sourire sur mon visage, je voulais en savoir plus. Mais avant, s’entraîner. Je mis les mains devant mon visage. Les poings fermés. Commencèrent quelques coups.

« Un entraînement régulier, c’est important. » Mes mouvements s’accéléraient et mon rythme cardiaque s’intensifiait. J’étais dans cette phase où se mélangeaient adrénaline et colère. Non pas contre lui, mais tout le reste. Cette histoire avec mon père, la mort omniprésente sur Terre, les injustices, les manigances, la violence, la protection de son peuple, la pression. « Il faudrait s’entraîner tous les jours, mais parfois c’est impossible. » Un coup à droite parfaitement exécuté mais peut-être trop lent. Puis un coup à gauche, plus rapide cette fois-ci. « En couple hein ? - Petit clin d'œil - Avec qui ? Et… c’est compliqué dans quel sens ? » La discussion allait prendre une tournure de confidence. Pas très à l’aise non plus avec ça, je fis une légère pause. Bouteille d’eau posée sur le côté, je bus quelques gorgées. Son expression semblait indécise. « Tu n’es pas obligé de m’en parler tu sais, mais si tu me l’as dit... C’est que c’est important pour toi. »

L’entraînement repris, un poil plus rapide. Je surpris quelques revers bien placés que j’évitai avec justesse. Il me fallait plus d’entraînements. Cette justesse devait être évitée le plus possible. Au risque de mourir, comme nous tous, je n’avais pas l’droit à l’erreur.

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le Dim 22 Mar 2020 - 11:30
Kings
Souriant. Evidemment qu'elle souriait. A sa place, j'aurai fait pareil. J'aurai eu ce petit sourire en coin. « Arrête de sourire ! » Tentant d'être énervé mais c'était un peu dur d'être énervé avec elle, de pas vouloir sourire à son tour. Exaspérée. Trop similaires. Bien trop. Peut être une note de sarcasme en moins bien qu'elle compensait pas son insolence. L'idée que je sois en couple qui n'était pas aussi saugrenue que cela. L'ayant été avec Lina. L'ayant été avec elle. La première qui m'avait permis d'ouvrir les yeux sur l'amour. Mais autant là-haut, j'avais aussi été affreux avec les femmes. Le mot d'ordre qui n'était pas de s'attacher. Ce mot d'ordre clair et net alors que la règle était simple depuis le début. Ne pouvant rien attendre de plus qu'un coup d'un soir. Et même si le couvert aurait été remis, il n'y aurait rien eu de plus. Le plaisir oui. Les sentiments, non, jamais. Ce que Isaïah n'avait jamais compris. N'ayant jamais réussi à enregistrer le message dans son cerveau. N'étant pas stupide pourtant, la mécanicienne était même extrêmement douée. Mais la jolie brune avait fait un blocage, et avait décidé d'entamer la guerre. Une guerre auquel j'avais participé avec autant d'ardeur et cela n'avait été que sur terre, que peu à peu ce lien caractérisé par des vacheries, des cris s'était transformé en amitié, en affection. Plus comme une amie, voir même une soeur maintenant. Un changement immédiat. Mais ne m'étant jamais attaché. Même avec Ailina, je n'étais pas censé m'attaché. Devant prendre soin d'elle, voulant prendre soin d'elle suite. Agissant comme un protecteur. Faux semblants. N'étant pas censé me prendre à mon propre piège, ni m'attacher. Alors que je la laissais être enfermée, préférant le mouvement rebelle à elle, j'avais pu que me rendre compte au final ce n'était pas moi qui avait gagné. Elle ayant laissé un vide. Et même sur terre, tout admettre avait été difficile, même lui redonner sa liberté. Chacun volant de ses propres ailes, mais là où il y avait eu les cris, les larmes, la volonté de la protéger toujours là. Toujours la volonté de prendre soin d'elle, comme après la mort de Rhys, comme après avoir appris sa disparition. A elle, comme pour Faust. Pouvant toujours dire ce que je voulais. Ayant toujours pu prétendre ne rien en avoir à cirer, mais c'était faux. Instinct protecteur qui était là. Voulant les savoir saufs. Voulant savoir en sécurité ceux que j'aimais, mais aussi les protéger de moi-même. Toutefois accepter que les sentiments, l'amour puisse être une bonne chose, plutôt qu'une marque de faiblesse, il en avait fallut du temps. Leçon qui était contraire à ce que disait mon père. Et ayant peut être toujours du mal avec cette idée, bien que j'avais appris à redécouvrir l'amour aussi avec Chiraz. Apprenant lentement, certes. Mais sur terre, il était indéniable que j'avais commencé à apprendre vraiment.

De nouvelles connaissances apprises, que de nouvelles techniques de combat. Dans ces entraînements que je plongeais néanmoins toujours. Ce qui ne changeait pas que cette volonté de retourner m'entraîner, que ces lames tranchantes que je portais toujours sur moi. Même là, mes bébés ne me quittaient pas. Courtes lames prêtes à être dégainées et à voler dans les airs pour attendre leur cible. Restant mon arme de prédilection avec mes mains, mes poings bien que par curiosité, j'avais aussi commencé à apprendre le maniement d'autres armes que je n'aurai jamais pensé utiliser comme un arc. « Un entraînement régulier, c’est important. » Ne pouvant qu'hocher la tête face à cette information. C'était plus qu'important, c'était une nécessité comme de respirer. Peut être trop accro à l'adrénaline alors que je poursuivais les exercices d'entraînement, adaptant les battements de mon coeur, mon souffle à ce nouveau rythme avant de prendre place face à elle.

Une danse lente mais assurée après un échauffement terminé. De premiers pas réalisés. Des regards lancés. Deux prédateurs s'observant. Question de savoir qui commencerait à attaquer en premier. Chien de faïence. Regard à affûté déjà à la recherche de toute trace de faiblesse alors que le monde disparaissait, que mon attention était focalisée uniquement sur elle. « Il faudrait s’entraîner tous les jours, mais parfois c’est impossible. » C'était vrai. Mais ne répondant pas, focalisée sur elle alors qu'elle tentait de viser la première. Coup à droite envoyée mais bloquée. Mouvement anticipé comme ce coup à gauche. Pas de côté esquissé plus rapidement alors que les pas s'accéléraient doucement. Une facilité pour le moment bien que la difficulté n'était pas de se concentrer pour éviter les coups, mais pour analyser les mots ou semblant tenir un peu une conversation. « En couple hein ? Avec qui ? Et… c’est compliqué dans quel sens ? » Curieuse. Trop. Premier poing qui frappait visant son épaule. Pas là pour blesser. Mais échappatoire en train d'être emprunté et plus elle posait des questions, plus la cadence risquait de s'accélérer en fonction de mon désir à répondre. La jeune femme qui se reculait, sentant le malaise. La laissant reprendre son souffle, boire une gorgée d'eau alors que je reprenais place au centre de la pièce sans avoir encore répondu à ces questions. « Tu n’es pas obligé de m’en parler tu sais, mais si tu me l’as dit... C’est que c’est important pour toi. » Elle n'avait pas tort. Mots que je ne prononçais toujours pas alors que j'attaquais de nouveau dès lors qu'elle prenait place devant moi. Des coups qui s'enchaînaient, qu'elle réussissait à éviter. Enchaînant de nouveau sans m'arrêter. Transformation en machine de guerre sans y aller en douceur forcément. Focus sur ce qui se passait, sur elle plutôt que de dévoiler mes pensées pour le moment. Conscient que j'allais devoir parler, m'exprimer sinon tôt ou tard j'allais être une bombe à retardement. Bombe à retardement qui s'était déjà exprimée un peu plutôt. Poing ayant écrasé le mur. Ce qui n'était pas la solution. Mais profitant de ces minutes de silence où il y n'y avait que les souffles tendus, les battements accélérés de nos coeur, l'adrénaline dans mes veines. Ne pouvant dire à quel moment les mots quittaient mes lèvres. « Je suis avec Chiraz. » Peut être la connaissant de l'odyssée ou non, si elle l'avait eu en professeur. Peut être qu'elle ne la connaissait pas. Là en soit pas réellement le problème. Reprenant mon souffle. Des mots courts alors que mon poing se dirigeait de nouveau vers elle. « Rachel m'a avoué qu'elle m'aimait. » Me reculant. Tournoyant. Regard posé sur elle, détaché. « C'est compliqué. » Ton froid, dur. Tentant de me tenir éloigné de la tempête qui dévastait tout sur son passage. Tentant de m'éloigner de toute trace de chaleur. Ce que j'avais toujours fait, m'enfuyant avant que cela ne devienne trop réel. Ce que je faisais alors, me détachant en grande partie pour ne pas être confronté à ce qui se passait. Mots mis dans une boîte. Mais des mots qui réussissaient encore et encore à s'en sortir quand bien même la boîte était fermée à clef. Tournoyant dans ma tête. Encore et encore.

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le Lun 23 Mar 2020 - 23:49
Kings (Chris)

Connaissez-vous ce sentiment ? Ce sentiment d’avoir échoué. De ne pas avoir fait ce qu’il fallait. D’avoir merdé. De s’être trompé. D’avoir pris la mauvaise direction ou décision. Ce ressentis lorsqu’on voit les conséquences se produire, ce goût amer des remords longtemps ressassés et ce masque qu’on décide de porter pour se sentir en sécurité, caché de toutes révélations. Ce fardeau qu’on balade comme si de rien était. On se dit que tout va bien, que la vie est belle. On s’arrache au passé pour vivre dans le présent. On essaie de voiler ce qui peut l’être avant qu’il ne soit trop tard. Jusqu’au moment où tout cela prend fin. La vérité finissant par éclater. La noirceur s’éclairant. Le secret se dévoilant. La juste fin de l’histoire et du sentiment. Ces pensées furent les miennes, se remémorant l’histoire passée avec mon père. Il m’avait gravement déçu. Il avait tout fait pour que je le déteste. Était-ce ce qu’il désirait ? Me voir le haïr pour ses mauvaises actions. Pour le peu de fois où il me voyait, passant son temps à travailler. Oublier qu’il est mon père. Oublier qu’il est pu exister, qu’il est pu faire partie de ma vie. Le regret était indéniable. Je n’avais peut-être pas pris la bonne décision en cachant cette vérité. Ne pas dire ce qu’il s’était réellement passé dans ce couloir, ce soir-là. Peut-être avais-je eu honte ou peur des conséquences. Qu’aurait pu penser les autres si j’avais fait ce choix. Le choix de tuer mon père. De l’envoyer dériver dans l’espace, seul, tel un vulgaire déchet. Cette idée m’avait traversé l’esprit de nombreuses fois. Que ce serait-il vraiment passé s’il n’avait plus été là ? Mes pensées s’envolèrent telles des papillons recherchant la lumière du soleil.

Il venait de viser mon épaule. Tentative de distraction ayant pour but d’éviter le sujet. Les mouvements s’accéléraient, les coups étaient plus marqués, la rapidité de cette danse fluctuait. Le duo en symbiose à la concentration extrême entamait son deuxième round. Le pouls intensément rythmé par la conversation mystérieuse à souhait. L’attente de sa réponse était prenante. Le suspense à son comble. L’atmosphère se réchauffant. L’air étant plus demandé. Le corps tendu à mesure des nombreux coups, tendu jusqu’à l’os. La contraction des muscles absorbant toute cette énergie. L’entente du cœur dans sa tête comme un tam-tam perpétuel. Les gouttes de sueurs tombant le long du corps. Le souffle haletant et les yeux brillants qui regardaient l’adversaire. Comme un moment de défi. Quelques pas sur le côté pour donner du rythme à cette valse. Puis une réponse virevoltant dans l’air comme sortie de nulle part. Une petite bulle portant un nom gravitant dans l’air, appelée Chiraz. Un nom original, peu difficile à oublier. Peut-être un nom que j’aurais pu connaître. L’enchaînement d’un coup fort en ma direction. Esquive difficile. Il n’y allait pas en douceur. Un sentiment de colère, de frustration traduit par des coups plus forts. Des répliques plus violentes s’enchaînaient jusqu’à l’épuisement physique. Les traits du visage semblaient plus marqués par des émotions plus vives. La réflexion d’une autre réponse pour assouvir l’interrogatoire. Cherchant les mots dans cette vaste étendue de pensées. Une réponse venant donc à point. Rachel et ses sentiments pour lui. Une autre femme. Un autre nom. Comme une nouvelle sensation. Une révélation datant de pas si longtemps. Conscient qu’il me parlait de sa vie privée. Je n’espérais pas autant de dires ni autant de mots de sa part. La surprise était de mise. Une légère baisse de régime à l’annonce de son nom. Des coups maladroits ne lui ressemblant pas. Une esquive facile, même trop facile. A croire que ses pensées, dites à haute voix, le perturbaient au point d’en perdre ses moyens. Souffle saccadé essayant de tendre vers le repos. Compliqué. Quelles histoires d’amour ne le sont pas de toute façon. Un pied devant l’autre, le tournis. Les mots dépassant la pensée. Je pris les devants pour ne pas le lâcher, l’écoutant si besoin. Les mains moites, le corps encore chaud, les membres tremblants tendant vers lui mon aide. « Rachel t’as dit qu’elle t’aimait alors que tu es en couple avec une autre. Que comptes-tu faire ? Il est évident que tu dois faire un choix. » Détournant la tête, les yeux baissés ne sachant pas réellement ce qu’était l’amour. Ne connaissant pas son fonctionnement ni ses contraintes. L’amour s’écrivant avec un grand A. Le véritable, celui qui ne meurt pas. Je n’avais aucun point de comparaison ni aucune expérience. Je ne pouvais pas le conforter dans son choix ni même le raisonner. Et pourtant, je voulais l’aider. Je voulais le sortir de là, le secourir comme une sœur le ferait avec son frère. Je voulais en savoir plus aussi. « Chiraz est-elle au courant ? » Si tel était le cas, c’était une bonne chose, sinon… Il faudra qu’il lui dise avant qu’elle ne le découvre par elle-même. Je n’avais jamais pensé aller jusqu’aux confidences avec Chris. Il était tellement mystérieux. On avait pu se connaître sur l’Odyssée et avoir une relation très proche, ça n'empêche, qu’on avait chacun nos secrets. Ça ne nous a pas empêché de devenir ami. C’était même plus simple. Ici, tout prend un autre sens. Nous avons plus de conversations, moins de secrets et plus de facilités à dire les choses. C’est peut-être ce penchant de voir la mort arrivée qui nous pousse à se révéler.

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Chris Wilson
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le Mer 25 Mar 2020 - 17:15
Kings
Une danse mécanique, robotique où les mouvements étaient biaisés. Moins concentré. Moins concentré que je ne devrais l'être. Certains mouvements plus violents. Certains mouvements plus maladroits. Certains mouvements plus empruntés d'une émotion. Il n'y avait pas cette cloison habituelle. Elle venait d'ouvrir les vannes. Ce que je n'aurai préféré qu'elle ne les fasse pas. En soit, le péril était déjà imminent. Les vagues menaçaient de submerger la digue, menaçant déjà de tout submerger sur leur passage. La nature qui reprenait le contrôle. La nature qui reprenait le contrôle de tous  les éléments. Elle n'avait fait que de donner un coup de pouce à la nature. Ouvrant simplement la vanne. Un coup de main innocent à première vue mais qui ne l'était pas. En soit, le coup de main n'aurait pas changé grand chose alors que tôt ou tard j'aurai manqué d'explosé. L'ayant déjà fait. C'était une question de minutes, de secondes. Main marquée par l'impact contre le mur, qui avait subi un premier coup. Longtemps que ce n'était pas arrivé. Les digues cédées simplement. Ce qui n'était peut être pas dramatique pour d'autre que de ressentir des émotions, mais ce qui l'était. Ayant encore des difficultés avec les émotions, ou à cesser de les dissocier. Ce que j'avais fait, retardant d'ouvrir les boîtes pendant des années. Même là, les boîtes étaient rangés dans l'armoire, fermées à clef. Ayant tenté de ne pas ouvrir une spécifique. Ayant tenté de ne pas ouvrir celle concernant Rachel pendant plusieurs jours voir plusieurs semaines. Avant même d'y réfléchir plus, je ne m'étais jamais posé plus de questions, ayant laissé cette boîte dans un coin sans y retoucher. Ayant laissé les grains de poussière s'accumuler et se déposer. Et maintenant la musique ne faisait que de tourner, comme une boîte de musique que quelqu'un avait laissé par négligence dans un coin de la pièce. Note de musique qui résonnait. Spectateurs qui pourraient croire qu'un film d'horreur commençait tandis que d'autres ne pourraient être qu'attirés par les notes de musique qui résonnaient dans la pièce. Faisant partie de ceux attirés. Ne me disant pas qu'il était temps de reculer, ayant juste continué d'avancer. Et maintenant les notes de musiques continuaient de résonner sans que je ne puisse les arrêter. Notes de musiques entraînantes mais qui remuaient aussi des émotions que j'aurai préféré laisser de côté. Il était trop tard pour faire demi-tour maintenant alors que la vague se dressait devant moi. Pouvant peut être encore un peu retarder le moment ou prétendre que la vague n'allait pas m'heurter, mais ce serait mentir que de dire que je n'allais pas devoir faire face au-delà de mes émotions, à des choix.

Mais la jolie brune à côté qui ne connaissait rien à la situation, ne pouvait que tenter de comprendre. Ce que ferait n'importe qui, tentant de comprendre pourquoi l'eau de la baignoire était en train de déborder par-dessus le rebord. « Rachel t’as dit qu’elle t’aimait alors que tu es en couple avec une autre. Que comptes-tu faire ? Il est évident que tu dois faire un choix. » Si elle détournait la tête, je en vis pas les expressions de son visage se transformaient. Ne voyant pas son regard se faire plus loin. Alors indifférent. Du moins tiroirs dont je tentais de regarder l'ouverture mais, le déclic était engagé et lentement comme pour la boîte de musique, les tiroirs étaient en train de s'ouvrir et  les notes de musique continuaient de résonner. « Chiraz est-elle au courant ? » Question reposée aussi légitime. Première question évitée, mais répondant non moins à la seconde. Première question dont je n'avais pas encore la réponse. « Oui elle est au courant. » Ne lui ayant pas menti. Ne lui ayant pas caché cette vérité qu'elle avait déjà soupçonné, déjà deviné. Si je n'avais vu les regards de @Rachel A. Gomez, ou si j'avais fermé les yeux, elle les avait bien vu. Tension auquel je n'avais jamais prêté attention alors que j'avais tenté de les rapprocher, sans trop comprendre cette gêne semblant apparaître dès lors que toutes les personnes étaient réunies. Avec du recul et en sachant, il était bien plus facile de comprendre d'où provenait cet état de gène, cette légère tension qui était née entre chacune des parties. Il était certain que quand la réponse à l’énigme apparaissait sous nos yeux, tout devenait plus clair. Devenu plus clair. Mais la situation n'était pas pour autant plus simple. Vérité qu'il était questionable de révéler alors que tout serait remis en question, que cette bulle serait brisée. Tenant à elle. Mais n'ayant pu lui mentir ou lui dissimiler la vérité. Cette relation qui avait toujours été basée sur la vérité. A l'origine, même ce n'était qu'un jeu résolvant autour de cette issue qui s'était installée entre nous. Une question pour une question avec toujours entre nous deux, cette vérité aussi crue et implacable. Cette vérité qui pouvait être glaciale, qui pouvait faire mal mais qu'aucun de nous deux n'avait jamais contesté. N'ayant pu lui mentir. C'était impossible. Alors je lui avais dit. Affrontant son regard. Regardant son visage se transformait et en comprenant en la regardant qu'elle savait. N'ayant rien dit mais s'en doutant. Ayant pu le lire sur son visage sans qu'il n'y ait besoin de plus de mots. Peut être à cet instant que le mur avait commencé à se fendiller, mais le mur qui avait commencé à se fendiller avant. N'étant pour autant pas de la faute de Rachel. L'amour qui ne se contrôlait pas. Les sentiments qui ne se contrôlaient pas. Elle qui m'avait laissé du temps. M'ayant laissé le droit de faire un choix sans s'imposer, mais réponse attendue. Ce qui ne rendait pas la situation plus simple. Ne voulant blesser aucune d'entre eux. Distance qui s'était installé inévitablement entre moi et Chiraz, ce qui n'aurai pas dû être inévitable mais qui l'avait été là. Là où j'aurai dû la rassurer, lui affirmer qu'il n'y avait qu'elle, je n'avais rien fait. Ayant merdé aussi simplement qu'il soit de nouveau. Semblant exceller dans cette matière même. Peut être que le pire, c'était qu'elle n'avait pas semblé surpris, semblant s'être attendue à ce que j'en vienne à douter, qu'il y ait anguille sous roche. Comme ce que pensait @Devos Acciaro, qui n'avait pas compris pourquoi je n'avais pas agi. Ce qui me restait à faire. Devant agir. Mais ne sachant toujours pas dans quelle direction me diriger. Tout ce que j'avais fait, c'était m'entraîner au combat au corps à corps. Ou si peu, ou du moins excellant tant peu en cette matière ce soir que je n'en venais qu'à la transformer en punching ball. Ce qu'elle m'avait offert un défouloir. Elle aurait dû se reculer mais elle ne l'avait fait, ne pouvant empêcher le poing de frapper et se diriger vers son visage plus violemment que normalement, la sommant au passage. Ce retour à la réalité.
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le Jeu 26 Mar 2020 - 20:30
Kings (Chris)

Je n’avais aucune idée ce dans quoi je mettais les pieds. Toutes ces questions… Si je ne le connaissais pas aussi bien, je dirais qu’il n’avait pas toutes les réponses aux questions. Mystérieux et silencieux. Difficile de savoir ce qu’il pensait. Il était difficile à cerner. Toutes ces questions, j’avais l’impression que des vagues de souvenirs le submergés. Comme engloutis sous les eaux, peinant à respirer, coulant comme l’épave d’un bateau. Je l’avais peut-être un peu trop questionné. Je n’aurais pas dû lui en demander autant. Il est quand bien même mon ami, comme un frère à mes yeux. Il était donc normal de montrer mon intérêt pour lui, pour sa vie. Chiraz était au courant, c’était déjà un bon point. La situation était donc bien compliquée. Comment avait-elle réagi ? Quelle relation avaient-ils à l’heure actuelle, celle d’amour et d’eau fraiche ou bien de colère et de drame. Je n’avais pas beaucoup de données n’étant pas très bavard. Lui tirer les vers du nez n’était pas dans mes habitudes, étant plus en retrait normalement. M’y sentant obligée, de découvrir la vérité, ce qui se cachait sous cette tignasse brune. Mais son regard trahissait beaucoup d’émotions. Je n’avais pas le temps de toutes les analyser car tout allait si vite. Comme un DVD sur lequel on pouvait décider d’appuyer sur « accélérer ». Les images défilaient sans qu’on puisse les voir totalement. Les paroles n’avaient plus aucun sens. Tout était bâclé, chaque détail délaissé et le peu qu’on pouvait discerner, n’était pas traitable. Aucun retour en arrière, l’avance étant trop lointaine. Le disque qu’il aurait fallu remettre du début et ne jamais actionner l’accélérateur. Mais c’était trop tard. Ce poing arrivant sur ma figure ne pouvant être esquivé. Cette violence traduite par la douleur de ses émotions. Je n’avais rien vu venir étant trop concentré sur notre entraînement et notre discussion que je pensais amicale. Comment avait-il pu ? Alors pour lui, je n’étais qu’un vieux défouloir. Qu’une bonne poire sur qui frapper et pour qui on n’a pas ou peu d’estime. Je ne pensais pas qu’il pouvait en arriver là. Être en colère je voulais bien, triste également mais être méchant avec moi. De là à me frapper, à prendre cette issue de secours comme si c’était la seule. Il n’avait pas le droit. Mais pourquoi ? Qu’avait-il donc en tête pour en venir là. Qu’ais-je pu dire ou faire pour qu’il réagisse ainsi ? Je n’avais pourtant pas été méchante ni même insultante. Je ne voulais que son bonheur, est-ce si grave ?

Je divaguai, laissant mon corps aller de droite à gauche sans vraiment l’aider à se stabiliser. J’étais comme prisonnière d’un ouragan détruisant tout sur son passage. La tempête faisant rage, à son pic d’activité le plus haut. Une vieille colère longtemps enfuie se réveillait en moi. Des agitations, plusieurs de la tête jusqu’au bout des pieds, ayant l’envie de riposter. Mais une voix, une douce voix me disait de ne pas y tenir compte. D’être plus forte que cette envie, de la combattre. Car la sagesse a réponse à tout. « Ce n’est pas en répétant ses erreurs qu’on deviendra meilleur. » Mais cette voix et si lointaine. Je n’avais pas encore toutes les réponses. Ayant besoin de toute une vie pour apprendre. Mes mains traversèrent mon visage appuyant sur les endroits douloureux. Du sang rougeâtre venait colorer ses paumes et des gouttes tombèrent sur ses habits. Alors de fines larmes qu’elle tenta de garder pour elle, succédèrent et se mélangèrent au sang ne faisant plus qu’un. Un sentiment de frustration intense, c’était son ressentis. La compassion qu’elle avait exprimée auparavant pour lui avait disparu telle une volute de fumée. N’arrivant plus à se défaire de ce qu’il venait de se passer. Réfléchir étant devenu dérisoire, je ne savais pas s’il fallait partir ou rester. Etant partagée entre ses deux sentiments, je pris appuie contre ce vieux pilier et m’assis au sol pour tenter de me calmer.

« Je… Tu… Tu n’as pas répondu à ma première question. » - Objectai-je avec mépris - « Je pense… On devrait… »

Les mots trahissaient une étrange confusion. D’habitude, j’aurais riposté telle une folle hystérique dans une colère noire. Au fond de moi, j’avais envie de déverser cette fougue hargneuse. Vraiment, l’envie était telle que mes poings se serraient et desserraient continuellement. La moindre réplique, le moindre geste déplacé, la moindre petite chose signifiant une quelconque violence ou agressivité, je promettais de répliquer par la même violence un tant soit peu irrémédiable. Je voulais bien écouter, et l’aider au mieux mais là. C’était presque inespéré. L’impression de marcher sur du charbon brulant, ou sur des œufs, voilà ce qu’il l’attendait.

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le Jeu 26 Mar 2020 - 23:06
Kings
Ayant franchi les limites. Un simple coup on pourrait dire. Mais un coup violent. Un coup plus que violent. Un coup bien décroché. Un uppercut droit. Ayant frappé en pleine tête. Sang qui pissait aussitôt. La mâchoire pas tant atteinte que son nez qui saignait actuellement. Un coup d'une rare violence. Et ayant manqué de frapper plus, encore. La bête lâchée. L'animal sauvage libre, tout croc sorti alors qu'il s'était rué sur la proie qu'elle était devenue. Poing que je stoppais juste à temps de frapper de nouveau alors que je me reculais en me rendant compte quelques secondes après de ma victime. Quelques secondes qui ne furent pas suffisante. Le mal était déjà fait. Le mal était à l'oeuvre. Etant le mal en personne alors que j'étais celui qui avait frappé. Ayant laissé libre court à la bête. Lui ayant laissé les rênes libres à la bête, lui rendant sa liberté pour exécuter un carnage et tout massacrer sur son chemin. Liberté rare mais liberté dont elle s'emparait dès que les premières failles dans la carapace apparaissait. Ayant frappé soudainement et violemment.

Comme lui. Etant comme lui. Ne valant pas mieux. Les mots qui résonnaient dans ma tête. Parce que lui se défoulait ainsi, sans raison. Parfois il avait une raison. Parfois il n'en n'avait aucune alors qu'il laissait simplement libre court à sa colère. Sang chaud. Sang chaud qu'il m'avait transmis, que je tentais de contrôler. Tentant toujours de tout contrôler, de focaliser ma colère lors des entraînements, l'évacuant alors, tentant de canaliser mes émotions. Ressentant peut être trop. Ce que j'avais fait. Ayant échoué. Alors que j'avais cessé de tout contrôler, ayant laissé libre court à ce tourbillon d'émotions jusqu'à la frapper violemment sans aucun contrôle. L'ayant transformé en punching ball comme si elle ne valait pas mieux qu'un mur, comme si elle était ce mur contre lequel j'avais enfoncé mon poing. Mais c'était faux. Elle valait plus. Elle n'était pas un mur ni un punching ball. Elle était un être humain. Des liens nous unissant. Elle était amie. Mais à ce moment, je l'avais juste transformé en un sac dans lequel frappé, m'étant défoulé contre elle comme aurait pu le faire mon père à l'époque en se défoulant contre moi. Ce qui m'avait aussi valu de finir à l'infirmerie, de finir là-bas. Ce dont je ne m'étais jamais vanté. Il n'y avait pas besoin de se vanter. Toujours ce sentiment d'avoir fait quelque chose de mal, cette honte, cette colère dirigée contre lui. Cette peur qui surgissait aussi être comme lui. Ce qui me faisait peur alors que j'avais emprunté le même chemin, devenant soldat pour le rendre fier, échouant à la tâche, devenant rebelle sans savoir qu'il l'était, le faisant éjecter. Etant sans doute pire que lui. Parfois la difficulté à me regarder la glace. La soudaine sensation d'étouffer alors qu'en parallèle la jolie brune reculait, sonnée. Obligée de s'appuyer contre le pilier le plus proche alors qu'elle se reculait de moi. Menace que je représentais. Sa vision qui se brouillait alors qu'en parallèle j'avais le sentiment d'étouffer, de manquer d'air. Vieux démons qui renaissaient. Dansant autour soudainement, violemment. Trop d'émotions. Submergé. Submergé simplement par des émotions contradictoires. Souffle que je tentais de reprendre. Tentant de me calmer. Mais les tiroirs s'ouvraient. Les contenus commençaient à se déverser sur le sol sans que je ne puisse les empêcher. Tout le contenu se mélanger. Souvenirs précieux et d'autres plus sombre. Ricanement à mes oreilles. Reprenant ma respiration plus lourdement. Inspirant et expirant pour tenter de faire le vide, tenter de dissocier mes pensées rapidement. Tentant de reconstruire les murs. Conscient que je n'y réussissais pas totalement. Me focalisant sur l'image qu'elle était blessée. Tâche de sang possible de distinguer. Me focalisant sur elle alors que je rejetais toute autre image. La priorité pour le moment.

« Je… Tu… Tu n’as pas répondu à ma première question. » Pouvant lire le mépris. Pouvant voir qu'elle était sonnée. « Je pense… On devrait… » « Je... je... je suis désolé. » L'étant sincèrement. Réellement. Comme la vision se brouillait mais pas autant que la sienne. Des gestes qui se faisaient plus maladroits, plus tremblant alors que j'ouvrais mon sac. Fermeture qui peinait à glisser. Fermeture que je manquais d'arracher, de tirer d'un coup sec. Ayant perdu le contrôle. Sac que je réussissais finalement à ouvrir pour attraper bouteille d'eau, coton et bande. Ce que j'avais pris en plus à la base pour soigner mes mains, en cette prévision, aussi parfois parce qu'il fallait être prudent. But détourné alors que cette fois, ce matériel de soin n'allait pas me servir à moi mais à elle. M'approchant aussi rapidement d'elle, glissant alors qu'elle s'était adossée contre le pilier pour m'arrêter devant elle. Regard qui se posait sur elle, hésitant de peur qu'elle se renferme, ait peur. « Je... laisse-moi te soigner... » Choix qui restait non moins sien alors que je ne voulais pas la brusquer. Crainte soudaine qu'elle ait aussi peur de moi, question qu'elle avait reposé que j'ignorai de nouveau. Première question dont je ne me souvenais pas. Perdu alors que tout était brouillé, que tout était plus confus. Contrôle pas encore repris. « Je... je ne suis pas lui. » Ce que je répétais dans un murmure. Ce dont je voulais me convaincre. Et me relevant, me reculant même soudainement. L'air qui devenait de nouveau irrespirable. Me reculant pour qu'elle ne puisse pas voir mon visage. Fermant les yeux. Inspirant et expirant. Comptant les chiffres. Comptant dans ma tête silencieusement. Respiration sur laquelle je me focalisais. Reprenant le contrôle. Masque affiché. Un mensonge. Personnalité que je reconstituais de force, que je bâtissais de nouveau comme je l'avais déjà fait. Un masque. Un masque de nouveau affiché alors que je retournais de nouveau vers elle. M'emparant cette fois plus calmement du kit de premier soin. Regardant son nez. « Je ne pense pas que je t'ai cassé le nez par contre il va peut être falloir qu'on mette de la glace. Est-ce que tu as mal quelque part ? » Eau que je passais, approchant le coton de son visage doucement. Il fallait arrêter le sang qui coulait. Focus. Le reste ne comptait pas. Pas pour le moment. La nécessité d'être en contrôle.
Nothing lasts forever
Alita Roberts
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2020 MULTICOMPTES : No MESSAGES : 136 CELEBRITE : Odette Annable COPYRIGHT : Vava - Electric Soul <3 ~ Signa - Justayne METIER/APTITUDES : Combattante | Guerrière - Traqueuse TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 295

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le Lun 30 Mar 2020 - 14:29
Kings (Chris)

Le coup était parti si fort, si violent. C’était presque s’il m’en mettait un deuxième. Mais qu’est-ce qu’il ne tournait pas rond chez lui. Pourtant si proches. Insoupçonnable, je n’avais pas pu m’y préparer car m’y attendant pas. C’est fou comme certaines émotions peuvent t’éclater à la gueule. Là ce n’était plus de la colère mais un accès de rage, de haine. Ce choix était-il si dur, si compliqué en ce sens ? Ce n’était quand même qu’une putain d’histoire d’amour. Je n’avais pas mérité ce coup. Ni même autant de haine alors que je faisais tout ce qui était possible pour l’aider et l’aiguiller. Il paraît qu’il y a qu’un pas entre l’amour et la haine. Effectivement, ces sentiments sont bien liés. Mais pourquoi a-t-il fait ça ? Il regrette peut-être d’avoir un choix à faire. D’être dans cette situation le tourmente et il est à la limite de craquer et de perdre les deux femmes qui le font sourire jusqu’à maintenant. Et puis merde, pourquoi je m’attelais à penser à tout ça ? C’est sa vie, pas la mienne. Pourtant je voulais l’aider. Au fond de mon cœur, je voulais retrouver le Chris qui m’a aidé à surmonter l’histoire avec mon père. Celui qui m’a fait penser à autre chose et qui m’a aidé durant les entraînements. Celui avec qui j’ai partagé des histoires drôles sur nos darons avec leurs sentiments d’insuffisance et d’insatisfaction constante.

Cette curiosité toujours accrue et tournée vers les autres. Ce sentiment parfois d’en faire trop, d’en demander trop. Les autres n’étant pas obligés de raconter leurs vies. Et pourtant toujours cette obstination de leurs venir en aide, de les sauver car oui je suis comme ça. Malgré mon caractère chaud et mon humeur révoltée, je voulais quand même un minima bien faire. Je ne voulais pas laisser cette détresse le submerger, le faire couler dans les profondeurs de l’océan. Sans lui, je n’aurais pas pu y arriver à surmonter cette histoire avec mon père. Il avait été d’un très grand soutien moral. Je le voyais fermer ses yeux et tenter de respirer doucement. Ce contrôle qu’il essayait de maîtriser malgré la colère. Cette blessure qui n’arrêtait pas de saigner, qui était douloureuse. Me rappelant mes entraînements tantôt libres tantôt forcés sur l’Odyssée. Un simple désolé réussissant-t-il à prononcer mais dont le mal était déjà fait. La honte se lisant sur son visage alors qu’il savait qu’il avait merdé. Cette faute pardonnable en soit mais tellement saugrenue. Je le regardais ouvrir son sac avec maladresse et avec des tremblements répétitifs. Ne sachant pas si c’était de la peur ou de la colère encore perceptible, encore débordante. Je le voyais tenir cette bouteille d’eau et ce bandage de l’autre main ne lui ayant rien demandé pourtant. Il s’approchait précipitamment peut-être un peu trop à mon goût. Mon poing droit s’étant resserré plus fort à sa venue, les ongles plantés dans la paume. Une décision qui devait prendre effet en cinq secondes. Assez rapidement, il me disait vouloir me soigner. Je ressentais l’envie de fuir pour montrer de quoi il était capable aux autres. Juste histoire de se venger. Mais la vengeance n’était pas la solution. « Merci. » Réponse machinale après avoir tamponné mon visage d’un peu d’eau. Le bandage n’étant pas nécessaire.

Je repris peu à peu de la vigueur et des couleurs plus neutres. Je n’oubliais pas ce qui venait de se passer. Cet excès de colère, il venait de bien plus loin, j’en étais presque sûre. Des mots s’était échappé, comme volant dans l’air tel un murmure lointain. Etant assez proche, j’avais entendu. Mais de quoi parlait-il ? Parlait-t-il… non. Pas de son père. La seule personne me venant à l’esprit n’était autre que son père. Je savais que trop bien que leur relation eût été compliquée sur l’Odyssée. Je l’avais su le jour même de notre rencontre, à l’infirmerie. On avait beaucoup discuté ce jour-là, comme si on s’était connu des années auparavant. On s’était fait confiance car on avait en commun la seule chose qui peut motiver notre colère : un père entraîneur qui gueulait dès qu’on n’arrivait pas à travailler correctement. Un éternel insatisfait en d’autres termes. Un kit de premier soin qu’il prit pour moi ayant surement servis pour lui en d’autres circonstances. Mon nez saignait beaucoup, je pris donc un peu de bandage qu’il restait et je m’en mis dans le nez. Ses gestes doux tentant de me rassurer, un coton imbibé d’eau effleurant mon visage. Mais comme dit, c’était tenté. Le contrôle de la situation semblant me perdre. Ne voulant plus me laisser faire, le laisser me toucher. Le regard sévère, les yeux croisant les siens comme un air de défi. Je m’étais donc levée, plus vite que je l’aurais cru. Mes doigts me faisant horriblement mal à force de serrer et desserrer. Je n’avais pas répondu à sa dernière question car il n’avait pas répondu à la mienne. Vengeance ? Peut-être bien. En vérité, j’avais mal aussi au crâne. Peut-être dû à sa réception avec le pilier. Mais qu’importe.

Quelques pas à droite, puis à gauche, on aurait dit une folle dans un asile. Mon souffle s’était accéléré, le bandage ne tenait presque plus, mon nez continuant de saigner. Une colère noire m’envahissait comme les ténèbres. Je ne voulais plus le regarder. Il m’avait fait mal. J’espérais vraiment qu’il ait peur, car moi-même j’avais peur de ce que je pouvais faire.

« Alors c’est ça hein ? » - Humeur colérique, je me surpris à le pousser violemment – « Tu penses encore à lui, à ton père. » - Avais-je dit en pesant les mots – « Tu n’as vraiment rien dans l’crâne ! » - Avais-je crier en sa direction. « Comment tu peux croire que tu es comme lui ? Tu es différent bordel ! Tu as pu faire des choses avec lui ou avoir des points communs ou avoir repris son travail peut-être. Mais tu n’es en rien son égal ! Tu as fait tellement de progrès. » Avais-je dit pour le rassurer tout en étant froide. « Aujourd’hui tu es sur Terre avec pour but de survivre. Tu protèges tes proches et bordel… Vois comme tu es ! Tu crois que ton père serait venu auprès de toi après un excès de colère pour te dire désolé et se sentir coupable comme tu l’es à cet instant même ? » Je pensais chaque mot de ce que je disais. Espérant tellement qu’il reprenne ses esprits. Je connaissais cette fougue, cette colère. Elle était en moi aussi chaque jour qui passait alors que mon père était en vie. Mais ce qui m’aidait dans cette phase, dans ce contrôle, c’était ma mère. Dès lors que je la voyais, que je lui parlais, ma colère disparaissait. Chris aussi pouvait m’aider mais pas dans cet état. C’était la première fois qu’il levait la main sur moi. Ayant mon point de repère pour me contrôler, tout ce qu’il fallait, c’était trouver le sien. Mais le trouverait-il aux côtés de Chiraz ou de Rachel ?

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