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Saoirse Crowley
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le Dim 1 Mar 2020 - 3:52


No one else can wear your crown


Werowa & Saoirse


Elle erre un peu Saoirse. Elle a terminé les tâches demandées par Astrid qui est de toute façon hors de la cité mais la demoiselle l’a fait tout de même. Elle ne voit pas l’intérêt de s’attirer des ennuis par flemmardise, comme pour prendre du bon temps. Il n’y en a pas des bons temps tels que ceux-là dans cette cité, du moins pas de ceux qu’elle souhaite. Un jour, elle sait qu’elle verra autre chose que cette cité, que ce sable. Elle ne sait pas tant ce qui l’amène ici. Elle écoute Saoirse quand on pense qu’il n’y a personne parce qu’elle n’a jamais été tant du genre à faire son intéressante. On ne gagne pas grand-chose à l’être : que des ennuis. Alors elle préfère éviter. Elle n’est pas la plus intéressante, pas la plus passionnante mais elle est d’accord avec ça. Avant c’était différent, tout était différent quand elle n’était pas dans la cité mais ici, finalement, encore, il n’y a rien dont elle ait envie. Même Cassian a préféré partir encore une fois, du jour au lendemain il n’était tout simplement plus là. Même le rat du sorcier un peu bizarre mais attachant n’était plus là. Il doit être recherché à présent comme elle semble chercher quelque chose, comme ce bruit dans les rues un peu plus loin, ses pas qui l’amènent vers une direction donnée par les murmures de la cité.

C’est étrange ces sons comme étouffés, pas vraiment contrôlés. C’est une facette de la cité qu’elle n’a pas souvent vue, cet appétit pour la violence pour ceux qui sont chanceux de ne pas se trouver dans les arènes. Elle ne sait pas qui ils sont quand elle s’approche, prend le pas d’être un peu en décalé par rapport à la vingtaine de personnes qui assiste comme en cercle. Elle peut voir les coups donnés, la douleur ressentie presqu’oubliée l’espace d’un instant. Elle sait pourtant qu’ils ne sont pas tous ainsi mais si cet excès de violence ne l’a jamais fascinée dès le départ, c’est curieux de voir qu’à présent, elle ne recule pas quand l’un des deux combattants tombe au sol. S’y serait-elle faite au sang du désert, à cette violence cette fois-ci cachée mais bien quotidienne ? Elle n’aime pas penser que la réponse pourrait pencher sur la positive même si elle ne s’est que très peu souvent servie de ses poings, juste pour une personne bien ciblée qui ne la cherche plus trop à présent et c’est un soulagement pour l’esclave.

Elle a du mal à comprendre tout de même Saoirse cette idée d’avoir ce plaisir à se faire ainsi mal. Si elle a voulu en finir, c’était pour que tout s’arrête, non l’inverse. Ici c’est une toute autre dimension du combat dont il s’agit, pas celui de la défense ou de l’attaque pour une protection, ou une réponse à une provocation. Ceux qui sont là sont conscients de ce qu’il pourrait arriver s’ils vont trop loin et elle sait que cela arrive mais personne ne dit rien, personne ne souffle mot parce qu’aucun d’entre eux ne devrait être là, à commencer par elle. Perdue dans ses pensées, elle ne remarque pas que c’est terminé, ne connait même pas l’issue du combat, n’a pas cherché à vraiment voir le visage de l’adversaire de l’homme à terre, elle ne remarque pas non plus qu’il y a comme quelqu’un à ses côtés qu’elle bouscule sans faire exprès. C’est jamais recherché chez elle, du moins si elle n’a pas vraiment quelque chose contre cette personne en question, ce serait risquer des désagréments surtout pour elle si cela venait à tourner mal. « Désolée j’allais m’en aller. » Prétendre qu’elle ne faisait que passer n’est pas la bonne chose à faire, elle ne le fait pas, dit simplement qu’elle s’apprêtait à quitter cet endroit, cette violence à l’état brut avant qu’ils ne réussissent à la fasciner de trop.

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Werowa Sundagger
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le Mer 4 Mar 2020 - 21:13
NO ONE ELSE CAN WEAR YOUR CROWN
Le temps a passé et a agi sur ses blessures, Werowa a repris son travail de garde depuis quelques jours. Travail plus tranquille au sein de la cité, dans cette intersaison entre l'hiver et le printemps. Fin de l'un, début de l'autre, continuité aux limites vagues. Doux glissement vers des températures un peu plus chaudes la nuit, ce qui arrange Werowa. Températures plus chaudes le jour, nécessitant un temps d'adaptation pour les organismes, le temps de se refaire à cette atmosphère plus lourde et plus suffocante. Une courte période plus tranquille s'annonçait pour elle, mais l'ennui avait commencé depuis bien longtemps chez elle. Insidieusement, Ezra lui avait mis en tête de se trouver une occupation personnelle, un loisir, un hobby et son cerveau avait longtemps tourné à vide, se refusant à envisager la seule solution qui paraissait lui convenir. Il lui avait fallu se blesser, puis se saouler, pour subitement agir comme une tête brûlée et se décider. Discrète, Werowa s'était fondue dans les ombres, avait erré tel un fantôme dans les rues, avant de trouver son bonheur. Elle savait plus ou moins où elle allait, avait entendu des rumeurs mais c'était un monde secret, réservé aux initiés. Un monde de l'ombre. Parfait pour elle. Briller, dans l'ombre.


Le parallèle avec l'arène était facile. Des combats, une piste, des spectateurs. Une arène improvisée au carrefour des rues les plus malfamées et les plus secrètes, qui changeait régulièrement de place pour éviter que les gardes ne les trouvent. Les gardes les avaient trouvés. Werowa n'était pas la seule, au fur et à mesure que les nuits s'enchaînaient elle retrouvait des faces familières. Le soir, et le jour, un même secret les unissait, une même ombre dans l'être pesait sur eux. Les combats de rue leur permettaient d'expulser leur violence, de se laisser aller à ce qui seraient des abus dans la journée. Werowa peut comprendre. Les petits malins que tu as envie de frapper mais tu ne peux pas sinon c'est toi qui auras des problèmes auprès de ton supérieur, elle compatit totalement. Mais ce n'est pas pour ça qu'elle est là. Elle est là parce que l'arène lui manque. C'était dit. Il y avait un creux dans son cœur, un manque dans sa vie, depuis deux ans il la minait et elle acceptait enfin d'enlever ses œillères et de le confronter, ce manque. D'y trouver un remède. C'était un comble. Enfreindre la loi pour se sentir mieux. D'abord simple spectatrice, elle était vite devenue actrice. Seulement sa dague était interdite, elle n'avait le droit que de faire jouer ses poings. C'était déjà bien. Un contentement, une satisfaction que de connaître à nouveau cette adrénaline si particulière des combats. Prédire les attaques, prévoir ses mouvements mais pas trop à l'avance, aussi se laisser porter par l'instinct, s'accorder la liberté de faire des folies et de tenter de nouvelles choses. Bien plus libre que dans l'arène, sans l'épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Quelques coups bien portés qui pouvaient faire bien mal, mais la mort n'était pas omniprésente, l'odeur de sang bien moins enveloppante. Ce n'était plus une question de vie ou de mort. C'était vraiment un loisir.

Ce soir-là, Werowa est de retour dans l'arène. Elle affronte un autre garde, alors l'ambiance est encore plus proche de celle de l'arène. Quelqu'un qu'elle connaît, qu'elle voit tous les jours ou presque, à se croiser dans les couloirs et les salles d'entraînement et devant les râteliers. Ils se jaugent. Le combat est aussi plus intense pour les spectateurs. Ce sont deux combattants aguerris, qui n'ont rien à perdre, qui se connaissent, qui ont l'expérience et la pratique. Ce sont deux combattants intelligents également, deux renards des sables qui se tournent autour, qui cherchent à placer leurs coups avant de les porter, qui ne se jetaient pas la tête la première l'un sur l'autre. Certains commençaient à les presser de s'attaquer, alors Werowa s'élança. Elle n'a pas oublié que la clé d'un combat réussi, c'est la satisfaction du public. Le combat se lance, les coups s'enchaînent, de plus en plus vite, font de plus en plus mal. La peau se creuse, se tend, les os se heurtent avec force et les éclairs de douleur naissent. Rien de très grave. Ce n'était qu'un bon combat. Pas d'enjeu, cela signifiait également que les risques pris avaient moins de valeur. Les paris n'avaient pas la même saveur. Beaucoup moins goûtus. Le sel, c'est de voir une femme se battre. Et une femme gagner. La guerrière s'éloigne sous quelques sifflements discrets, ils ont beau avoir quelques gardes dans leurs rangs ils ne veulent toujours pas se faire prendre. En réajustant sa tunique, Werowa se retrouve à heurter quelqu'un d'aussi dans la lune qu'elle. "Désolée j'allais m'en aller.
- Ca tombe bien moi aussi." répondit Werowa à voix basse, observa avec attention la fille qu'elle venait de bousculer. "Je ne t'ai jamais vu ici." remarqua-t-elle. Sa voix est rauque, comme d'habitude. Elle n'a qu'une légère entaille à la lèvre, coup en traître balancé par son adversaire. Werowa s'était donnée comme conduite de ne pas lui marteler le visage pour éviter qu'on lui pose des questions le lendemain, mais visiblement ce n'était pas l'idée de tout le monde. Tant pis pour lui. Werowa n'est pas femme à se laisser faire sans rendre coup pour coup. Son deuxième prénom aurait dû être talion.


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Saoirse Crowley
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le Mar 2 Juin 2020 - 1:48


No one else can wear your crown


Werowa & Saoirse


Ses pas l’ont dirigé jusqu’ici. Elle ne sait pas trop, devrait partir et la voilà indéniablement qui reste comme un peu intriguée par ce besoin de violence qu’elle a usé parfois principalement pour la défense. Elle n’est pas bonne combattante mais à force de rester dans la cité, de rencontres hasardeuses parfois quand elle vadrouillait sans crainte réelle des dangers aux alentours des Pikunis et autres villages, la défense bien qu’hasardeuse n’est pas si moyenne qu’elle a pu l’être au début. Elle se débrouille, ne tiendrait pas dans des combats comme celui-ci mais ce n’est pas ce qu’on lui demande, ce n’est pas ce qu’elle souhaite. Et si cette violence brute ne l’intéresse pas alors pourquoi reste t-elle ? Elle préfère ne pas se poser la question, rester le temps du combat plutôt impressionnant, bien mené même si elle n’y connait rien. Ce ne sont juste que des coups maîtrisés, ce besoin de lâcher prise sûrement dans cette violence plus ou moins contrôlée dans la cité. Ces combats ne sont pas réellement autorisés mais pas non plus interdits pour autant. Le peuple du désert semble beaucoup plus strict et à la fois arrangeant dans des situations telle que celles-là. Ceux qui sont autour d’elle par exemple sont de divers milieux et ceux qui combattent sont peut-être des gardes pour ce qu’elle en sait. Ce qu’elle sait c’est qu’elle ne restera pas beaucoup plus longtemps quand ce sera terminé parce qu’elle n’a pas tant envie de les recroiser sans ce masque de combattants illégaux, dans leur façon d’être de la vie de tous les jours qui pourrait probablement lui causer bien des problèmes. Elle ne fait que des suppositions, ne peut pas vraiment deviner qui ils sont, comment ils réagiraient, à tendance peut-être à tous les englober dans ce même sac de personnes à éviter le plus possibles quand elle bouscule quelqu’un. Perdue dans ses pensées la voilà qui ne fait pas attention, qui provoque malgré elle la rencontre de l’un ou l’une de ceux et celles qu’elle cherchait à éviter la seconde d’avant.

Elle allait s’en aller oui, c’est la seule chose qu’elle pense dire comme pour se défendre d’une faute qu’elle n’a pas commise. Elle a le temps de s’éclipser encore, tous semblent de toute façon être déjà partis, comme si rien ne s’était passé. Des questions seraient-elles posées le lendemain ou n’était-ce qu’une coutume ces combats de rue, illégaux mais ou personne ne disait jamais rien, comme demandeurs de cette violence ainsi offerte sur un plateau. Jamais égaux mais l’illusion peut-être de l’être un court moment. Du moins, elle en avait eu cette sensation de ça, de cette sorte de liberté volée, qu’ils s’étaient tous donnés d’agir ainsi. C’était vague ça comme remarque : pas du coin. « Je suis tombée sur vous par hasard. » Elle n’a pas vraiment cherché, elle ne sait pas, elle a peut-être fureté ci et là, s’ennuyant tant qu’elle avait déjà fini les corvées demandées par Astrid. Pas bien dérangeantes pourtant, elle se savait beaucoup mieux lotie que d’autres esclaves, n’avait jamais eu même avec sa maîtresse précédente, eu l’habitude de se plaindre. Même si c’était plus difficile pour différentes raisons dont elle n’avait plus la tête à penser désormais, tout était différent. Si elle ne se sentait pas pour autant bien, elle pouvait dire qu’elle remontait la pente. « Ici, les combats ou la cité ? » Qu’elle demande parce que c’est toujours mieux non? Elle ne perd rien à demander, montre cette franchise qu’elle a toujours eue selon les personnes qui se trouvent face à elle et si celle qui est face à elle ne lui inspire pas confiance, elle ne la terrorise pas pour autant. Pour le moment, elle ne voit pas pourquoi elle devrait fuir. Saoirse sait ses limites, comme toujours, signe d’auto préservation dans cette cité. « Je pourrais vous retourner la question. » Car après tout si l’une ne l’a jamais vue, c’est valable aussi pour l’autre. Mais Saoirse sait qu’elle pourrait dire la même chose pour la plupart d’entre eux que ça serait réciproque. Elle reste dans son coin, ne se mêle pas bien souvent aux problèmes des autres même si elle donne des conseils, parfois, que cela soit des soins ou rappel que de se tenir à carreaux dans la mesure du possible selon ce qu’il se passe pour chacun d’entre eux, pourrait bien leur sauver la vie.

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Werowa Sundagger
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le Lun 8 Juin 2020 - 17:43
Saoirse &
Werowa

NO ONE ELSE CAN WEAR YOUR CROWN
Le jour fait peur. Avec ses rayons éclatants qui chassent l'ombre. Avec ses doigts de clarté qui pourchassent les ténèbres. Et surtout les ténèbres intérieures. Sous le soleil les pulsions se fanent, se meurent et se flétrissent, se sèchent. Les pulsions sont loin d'être des cactus, ce sont plutôt ces petites fleurs éphémères, aux couleurs vives, qui se rabougrissent sous les rayons ardents. Les rets des passions cèdent aux rais de lumière. Les fils s'évaporent dans l'air chaud et sec, semblables à des tiges racornies. Ils ressembleraient à des gousses de vanille, s'ils pouvaient comparer. Mais en moins fruitées, en moins goûtues. Peut-être que des brindilles seraient une comparaison plus correcte. Le soleil a transformé les belles plantes florissantes en vieilles racines raides. Sur le sol aride plus une fleur, plus une ombre ne perdure, la clarté a arraché jusqu'au dernier pétale, jusqu'à la moindre trace. Il n'y a plus de l'écarlate des roses, du jaune des œillets, du doré des groseillers, du gris du cinéraires maritimes, du marron des châtaigniers, du noir des tulipes, du violet des iris. Plus de luxure, d'orgueil, d'avarice, d'envie, de gourmandise, de colère, de paresse. Plus de cette mélancolie de goudron qui plombe les ailes et ruine les plumes immaculées. Justement il n'y a plus que ça, de la pureté, subitement tous sont des saints sous le soleil. Les crimes sont plus fréquents la nuit, sous couvert de l'obscurité. Donc, il n'y a que ceux qui ont trop de noirceur en haut qui commettent leur crime durant la journée. Puis la nuit renverse tout, exacerbe les passions au lieu de les annihiler, les félons s'y adonnent au lieu de les nier. Le jour puritain et la nuit putains.

Werowa connaît bien le schéma. C'est toujours étrange, pour tout le monde, de croiser un garde dans un de ces endroits sombres et sales qui leur paraissent interdits d'accès. Ils n'imaginent pas un garde au bordel dans la chambre à côté de la leur et avec la même fille qu'ils ont vu deux nuits auparavant. Seuls les fous considèrent que cette vie nocturne entache leur réputation, que parce qu'ils croisent un garde la nuit dans une taverne cela crée une espèce de connivence entre eux qui leur permet de les soudoyer lors de leur prochaine incartade. Les autres ont bien compris que la nuit, ils n'étaient plus gardes (sauf s'ils sont en service, c'est une autre histoire), qu'ils enfilaient eux aussi leur cape de ténèbres et que le jour ils la retiraient et remettaient la cape brodée de l'emblème royal. Alors quand cette fille lui rentre dedans, Werowa ne se fait pas franchement de souci. "Je suis tombée sur vous par hasard." Besoin d'affirmer que c'était un hasard. Quelqu'un qui a peur de déboires avec les combattants. En même temps la plupart sont des combattants féroces et entraînés. C'est rare, exceptionnel qu'en plus de ça, ils sortent de l'arène, mais elle n'a aucun moyen de le savoir. Enfin, si elle a assisté au combat plus de deux secondes, elle a bien vu que Werowa pouvait se défendre, ce qui peut expliquer sa réaction, cette insistance sur l'importance du hasard dans leur rencontre. Il y avait bien une phrase, que les gens disaient fut un temps, pour répondre à ce genre de remarques... le hasard fait la part belle aux choses, ou quelque chose comme ça. Werowa fronça un peu les sourcils, se dit que ça n'a aucun sens et que c'est dérisoire et déplacé, alors elle se tait. Ils disaient n'importe quoi, fut un temps. "Ici, les combats ou la cité ?" Oh, son besoin de précision lui fait chaud au cœur, lui tire même un sourire de ses lèvres serrées. "Les deux, à vrai dire. Est-ce que ça importe ?" Maintenant Werowa est curieuse, et elle n'est pas souvent curieuse. Elle est plus du genre à s'occuper de ses brocolis. Ou oignons, ni la jardinerie ni la cuisine ne l'intéressent. En revanche, cette fille, si, alors elle tourne ses yeux vers elle, de nouveau, pour l'observer un peu plus, essayer de se souvenir de ses traits. Du peu qu'elle peut voir dans la nuit, à tout le moins. "Je pourrais vous retourner la question." Prudente, pas insolente. Pour être honnête, Werowa, ça lui fait bizarre. Et ça la change d'une certaine esclave qui passe son temps à la faire dégoupiller, telle une grenade bien mûre. La garde jeta un regard par-dessus son épaule, un dernier coup d'oeil vers le carrefour à présent vide qui avait accueilli le combat, puis reporta son attention sur la ruelle déserte devant elle. "Je participe rarement à ces combats et la ville est grande." répondit-elle simplement. Sous leurs pas, le sable crisse. Leurs voix portent entre les murs. A l'intérieur des maisons, certains doivent tendre l'oreille, avec la curiosité des fennecs, pour savoir qui traîne si tard dans la rue, peut-être attraper une ou deux bribes de conversation, reconnaître une voix. Juste pour le plaisir de savoir. Juste pour l'orgueil de savoir.
Let me introduce you to some new thangs new thangs new thangs ¤ Pando

@Saoirse Crowley pas de souci, j'espère que ça te convient No one else can wear your crown (Werowa)  171928021
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