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Thémis Gyllenstierna
DATE D'INSCRIPTION : 26/09/2019 PSEUDO/PRENOM : J/CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Werowa, Lazuli MESSAGES : 111 CELEBRITE : Lulu Antariksa COPYRIGHT : Thinkky (<3) avatar, capraccoon gifs METIER/APTITUDES : Souffleuse de verre TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 140

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le Jeu 7 Mai - 22:41
A new world
Angels speak to those who silence their minds long enough to hear Thémis & Ezra
Les Athnas n'étaient pas les plus ouverts d'esprit. La vie dans la montagne était rude, les avalanches nombreuses, les chutes plus rares mais tout aussi fatales. Il fallait des enfants, si la tribu voulait perdurer, alors deux femmes ensemble, deux femmes qui ne pourraient enfanter parce que le mariage le leur interdisait, deux contraintes qui s'affrontaient et se battaient en duel, certains avaient du mal à s'y faire. Les parents de Sinead étaient du nombre, ils faisaient partie de ces personnes qui leur jetaient des regards par en-dessous et chuchotaient sur leur passage. Quelques-uns faisaient passer leur incompréhension en vengeance, le refus d'un rabais sur les prix, le refus de leur donner ce qu'ils auraient ajouté gracieusement sur la pile d'une autre. Quand ils avaient besoin d'elles, ça devait être une torture, de franchir la porte de son atelier, et de lui demander, du bout des lèvres, si elle pouvait réparer ce vase qu'ils avaient acheté il y a des années et que l'enfant avait fait tomber. Les morceaux de verre, Thémis les récupérait, demandait une esquisse, certains gueulaient qu'ils n'avaient pas le talent, elle ne disait rien, répondait simplement que s'ils voulaient le même vase, exactement le même vase, ce serait plus simple avec une esquisse, ils se taisaient et lui faisaient juste une description orale, qu'elle essayait de retenir du mieux qu'elle pouvait. Quand ils revenaient, leur commande prête, ils n'étaient jamais contents, ce n'était jamais pareil, ce qu'elle avait fait ce n'était pas le vase qui avait cassé, qu'ils avaient demandé. Au départ, Thémis proposait de le refaire, mais ils partaient, invariablement, leur vase sous le bras, avec de grandes enjambées furieuses, grommelant quand ils avaient une barbe. Une fois, il y en avait un qui lui avait fait refaire le vase dix fois. Et quand elle pleurait d'épuisement, le soir, c'était dans les bras de Sinead qu'elle trouvait du réconfort, quand elle était là. Au bout d'un moment, Thémis avait arrêté de proposer de refaire, elle disait "c'est à prendre ou à laisser" et la plupart prenait en partait, leur vase sous le bras, avec de grandes enjambées furieuses, grommelant quand ils avaient une barbe. Quand son maître était encore vivant, ils se raccrochaient à l'espoir que ce ne soit pas elle qui fasse les ouvrages, mais depuis qu'il était mort, il n'y avait plus le choix. C'était elle, où il fallait aller dans une autre tribu. Thémis s'était toujours acquittée de son travail avec zèle, quand ce n'était pas avec passion. Elle avait du mal à passer outre les regards méfiants, les regards confus, les regards énervés. Elle se sentait incomprise, et elle s'était rendue compte que c'était un sentiment qui l'avait suivie toute sa vie. Mais à présent c'était encore pire, maintenant qu'elle s'exprimait par couleurs plutôt que par mots, elle était encore plus incomprise, maintenant que ses sentiments prenaient toute la place, elle était encore plus incomprise. Les angoisses, elle partageait cela avec Sinead, elles avaient chacune leurs angoisses, leurs peurs profondes, leurs peurs terribles. Sinead se fichait du regard des autres, au contraire de Thémis, c'était ça son angoisse. Le regard des autres. Et encore plus le regard de Sinead. Ses yeux de mer.


Chaque teinte de bleu ou de blond la ramènent à elle, et ce n'est pas pour lui déplaire, quand les pensées sont bonnes. Même quand les souvenirs sont plus sombres, ça ne lui déplaît pas non plus, parce qu'après viennent toujours la douceur et le plaisir de penser à la femme aimée. "Elle serait stupide de vous quitter, vous êtes magnifique !" Thémis lance un regard mitigé à Krasha, compliment ou remarque déplacée, elle n'arrive pas trop à savoir, pas trop à comprendre comment elle doit le prendre. Quand on lui parle de verrerie, elle sait par où commencer, chaque geste est déjà dans son esprit et dans ses muscles, chaque paramètre pris en compte dès le départ de la commande, forme, couleurs et motifs, elle sait quand faire quoi, comment faire quoi. Les remarques, elle ne sait pas par contre, elle ne sait pas par quel angle commencer. Un timide sourire répond à Krasha, il lui faudra se contenter de ça, elle n'a rien d'autre en stock. "Elle aurait tort de ne pas vous faire confiance, de ne pas vous croire… […] Mais je sais que pour ma part si je la trouvais dans les bras d'une autre, je lui arracherai les yeux." Son sourire est plus franc, mais sa voix douce, craintive : "A l'autre ? Moi j'arracherais les yeux de l'autre." Ceux de Sinead sont trop beaux elle le pense fort mais pas tout haut, c'est le genre de phrases qui a plus sa place à l'oreille de sa femme, non ? "Vous avez rien à vous reprocher. Vous avez rien fait. Vous m'avez juste aidé. […] Je pense que vous le faites." Thémis laissa échapper un léger rire, répliqua dans le même éclat : "Vous ne la connaissez même pas !" Mais ça lui réchauffe le cœur quand même, ça lui fait du bien, de voir un regard autre que le mépris ou l'incompréhension. Un regard bien plus assuré que le sien, et qui lui transmet sa solidité, sa confiance. La confiance peut passer par les yeux ? Elle n'en savait rien, elle le note avec attention, dans un coin de sa tête, sur du papier de verre, elle qui cherche à accroître sa propre confiance, c'est une information intéressante que lui délivrent les yeux de Krasha.

"On a besoin d'eau pour qu'il tienne." Et c'est une autre information intéressante que la voix de Krasha lui délivre. Thémis relève la tête, vivement intéressée, et la regarde filer vers l'estran, ses pieds qui remuent le sable plus épais. Elle aurait pu la rejoindre, aller se placer sur du sable plus mouillé, plus lourd, mais sa jambe a pris un bon coup durant la chute, elle la fait souffrir. Thémis se contente de l'étendre, puis après réflexion d'étendre les deux jambes, il n'y a pas de raison que l'une prenne le soleil et pas l'autre, elle remonte son pantalon. Elle repense à la robe que Krasha a mentionné, puis la voit revenir avec des coquillages remplis à ras bord d'eau de mer, cousine des larmes salées. Son intérêt se réveille de nouveau, alors que le soleil commence à taper de petits coups sur sa peau. Thémis récupère avidement le coquillage, comme si on lui apportait enfin une eau pure à boire dans ce pays de sable et de sel, et le tient avec révérence au creux de ses mots, puis observe avec attention Krasha verser un peu d'eau sur le sable, le sable s'assombrir et s'agglutiner, les grains se serrent les uns contre les autres, comme pour se réchauffer. Doucement Krasha se mit à former une espèce de tour, et Thémis contempla avec admiration ses doigts qui malaxaient le matériau brut, qui lui donnaient forme. C'était bizarre de voir quelqu'un d'autre créer, d'ordinaire c'était elle qui créait, elle que les gens regarder créer. TC, Sinead, quelquefois Nuna, quand ils venaient dans son atelier et qu'elle ne pouvait pas s'arrêter pour eux, avaient-ils ce même regard fasciné, se penchaient-ils aussi en avant pour mieux voir, avaient-ils ces frissons dans la nuque ? C'était bien, c'était bon, elle aimait la sensation que la création créait en elle. Thémis contempla Krasha qui montait ses tours, pendant quelques minutes. L'inspiration vient à point à qui sait attendre, elle l'attend, ses pensées voguent, ses pensées ont trouvé un point d'ancrage, alors à son tour elle verse un peu d'eau sur le sable, précautionneusement, entre ses jambes, pas pour garder le mystère et l'énigme à l'ombre de son corps, parce que c'est le plus proche et le plus pratique. Doucement, tendrement presque, avec l'assurance et le geste sûr de celle qui a déjà créé maintes et maintes fois, mais le souci du détail et les hésitations de celle qui découvre une matière nouvelle, Thémis trace les contours, corrige, puis commence à monter son œuvre. Elle n'en a jamais vu, c'est plus le portrait d'une émotion qu'elle veut dresser qu'un objet véritable, alors c'est une œuvre rien qu'à elle, qui prend vie dans son esprit, qui prend vie sous ses doigts, une œuvre qu'elle interprète seule, dans le coffre de son esprit, une œuvre qui lui procure des frissons d'aventure et de danger, de douceur et de plaisir. Une œuvre en sable, pas une œuvre en sucre, mais elle ne tiendra pas beaucoup plus longtemps : le sucre disparaît à la première morsure de dents, le sable disparaître à la première liche de vagues. Entre les grains de sable qui s'assemblent et se serrent les uns contre les autres, il y a quelques petits trous de fourmis, où se logent les interprétations. Les plis ne sont pas les seuls à avoir ce privilège, les trous aussi peuvent être dépliés et révéler tous leurs trésors. On peut plonger la main dedans, une pince de crabe, en retirer une myriade de lectures, c'est à prendre sous tous les angles. Ces angles-là, Thémis elle les prend tous, elle les cache dans les plis et dans les recoins, dans les pointes et dans les courbes, dans les anneaux et dans les trous. Elle fait son ancre, elle l'imagine et l'interprète en même temps, elle la crée et l'admire en même temps, elle la voit se former et formée, elle la voit émiettée et complète, dévastée et solide, rouillée recouverte de coquillages de lichen avec corde sans corde un double nœud à trois nœuds et plus encore traînée sous le bateau à la dérive coincée entre des rochers arrachant des pilotis écrasant des crabes pesant au fond de l'eau engloutissant dans les abysses entourée de poissons seule au milieu du noir une étoile de mer ou un anneau à son sommet une perle pour la consteller des larmes pour l'iriser un soleil de plomb pour la sécher des marteaux pour la forger une enclume pour la soutenir une pointe de sel de la rouille pour l'assaisonner pardon pour l'éroder un peu de vent pour faire flotter sa chevelure d'algues des crabes pour l'escalader et la dévaler pinces en avant des mains pour la plonger des mains pour la tirer un chiffon doux pour la polir et des écueils pour l'érafler des falaises pour la briser du bois pour un cercueil d'échouée une épave à la gloire de l'aventure et du danger, sous l'eau et entre ses bras. "Parle-moi de tes robes." Rien à voir. C'est Thémis, elle passe du coq à l'âne, et quand il n'y a ni coq ni âne, elle passe de l'ancre à la robe.

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Ezra Aerys
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le Ven 8 Mai - 8:10

   
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Ezra & Thémis

   
« Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère. »
Faisant de mon mieux pour la rassurer même si j'avais aussi là ma propre opinion en la matière, que j'étais aussi possessive. Ce que sa femme était aussi certainement d'après le portrait qu'elle en avait dressé. Note d'amusement. "A l'autre ? Moi j'arracherais les yeux de l'autre." Ah l'autre, il n'en resterait certainement plus rien. Mais autant qu'il pouvait être plaisant d'arracher des yeux, faire disparaitre des corps pour certains, se venger, il y avait toujours deux personnes responsables, non seulement une mais deux. Ce qui rendait dans ce cas les trahisons plus violentes. Coups de poignards violents plongés dans le dos. Blessure mortelle. Confiance trahie et coeur qui se craquelait. Ce qui faisait mal. Ne connaissant pas sa femme mais doutant qu'il soit le geste le plus intelligente que de s'éloigner de l'athna alors que son regard transpirait l'amour. Léger rire qui lui échappait et souriant un peu plus, alors qu'elle réussissait à trouver le sourire, qu'elle se détendait un peu plus. "Vous ne la connaissez même pas !" "C'est vrai." Ne la connaissant pas. Mais pourtant, j'avais un peu plus l'impression de la connaitre grâce à elle. "Mais je commence un peu à vous connaitre." Un sourire. La vérité. Naissance d'une amitié.

Château de sable que je construisais avec douceur. Des tours que j'étais en train de créer. Des tours que j'étais en train de former doucement mais sûrement. N'étant pas bâtisseur mais avec les grains de sable dans les mains, tout semblait facile. Il semblait possible de pouvoir construire le monde. Il semblait possible de pouvoir créer des pyramides, de créer des tours plus haut que la précédente. Avec de la patience et du courage, il pouvait même être possible de construire une ville, tentait de représenter une des villes et immeubles qui se dressaient avant que l’apocalypse n'en vienne à se produire, avant que les bombes ne tombent en direction du sol. Mais villes qui avaient été édifiées dans un autre monde, à une époque plus ancienne que je ne connaissais pas. Ne connaissant que la cité. Pouvant en rêver et pouvant certainement la dessiner dans le sable, sur la plage avec un réalisme très concret. Un réalisme qui ne s'effaçait que lors que la mer qui remontait lentement, que les vagues s'approchant venaient lécher le sable et tentaient de gagner un peu plus de terrain. S'appropriant la plage un peu plus, en faisant leur domaine. Intrus que nous étions sur leur passage. Intrus formé de chair. Pied qui commençait à sentir la première note de fraicheur alors que la première vague se rapprochait. Ne bougeant pas, en dépit de cette robe qui allait bientôt être trempée. N'esquissant pas un geste pour m'éloigner et m'écarter de ce passage. Là où je devais être. Là où était ma place. Une tâche plus importante que de continuer à bâtir ce château de sable. Le regard concentré alors que je ne prêtais pas attention à l'oeuvre artistique qu'était en train de créer la grounder qui se trouvait à côté de moi. N'y prêtant pas attention. Perdue dans mon monde alors que les doigts se teintaient d'une composante un peu boueuse. Grains de sable qui venaient se coller. Eau récolté dans les coquillages apportés. Versé sur les grains de sable pour les assembler de nouveau. Coquillages qui pouvaient aussi servir à agrémenter la décoration. Servant de point de décor. Un premier attrapait, retournait alors que de sa coquille écrue, je construisais une fontaine. Des fontaines précieuses qui venaient décorer la cité. Ne remplaçant certes pas non plus la nécessité existante de puits pour alimenter les habitants en eau potable. Des nouvelles sources d'eau qui avaient été découvertes mais une denrée qui restait précieuse. Sans doute pour cela que je l'appréciais aussi avec autant de délicatesse, sans cherchant à m'enfuir, appréciant cette note rafraîchissante, cette fraîcheur, cette beauté. Des tours qui se dessinaient et un château qui prenait forme, mais restant à construire des murailles pour le protéger des assauts de l'eau. Tas que je formais en rapprochant le sable de mes doigts pour former une pile un peu pyramidale sans chercher à percer pour le moment des tranchées tout autour pour laisser l'eau retomber là. Tentant d'estimer la hauteur des murailles qui devaient être construites pour protéger pendant quelques minutes de plus la sculpture de sable.

Une voix qui m'interrompait dans mes calculs mentaux. Reprenant connexion avec la réalité et me rappelant alors que quelqu'un d'autre se trouvait juste à côté de moi. Regard que je tournais dans sa direction, en partie, continuant de surveiller du coin de l'oeil la remontée lente mais assurée de l'eau. "Parle-moi de tes robes." Ce qui était facile. Un sujet inspirant. Un sujet qui me permettait de m'échapper alors qu'il suffisait d'une aiguille, de quelques tissus, de fils pour créer ce que je souhaitais et créer des robes, ou de nouvelles tenues. "humm... cela fait longtemps que j'en couds. Je peux en créer de toutes sortes, il suffit que j'ai quelques idées ou que je m'inspire des personnes rencontrées." Regard jeté à sa tenue. Ce dont je m'inspirais de ces rencontres, des couleurs vives de la cité, de ce que mon imagination me disait de faire. Créant. Et imaginant. "J'aime associer les tissus, les textures. Je peux coudre des motifs, créer une robe de toute pièce." N'ayant besoin du génie de la lampe pour me guider, pour que la robe soit magnifique. Robe qui l'était à mes yeux. Chaque robe qui devaient être une oeuvre artistique. A chaque fois à la recherche de la perfection, de la beauté. La volonté de valoriser les courbes de celle qui porterait cette robe, d'attirer les regards. "C'est encore plus simple si j'ai un mannequin. Je peux améliorer la robe directement." Des retouches que je faisais en grandeur nature. Muses recherchées. Des modèles vivants aussi pour essayer la robe, pour voir si elle convenait, si elle retombait parfaitement sur les épaules, si elle époussetait les courbes. Parfois la nécessité de la resserrer, parfois la nécessité d'accentuer les démarques. Certains plis qui pouvaient ne pas me convenir. De la précision qui était demandée. Une précision nécessaire pour ne pas coudre à l'envers, ni de travers mais pour s'assurer que chaque détail était réalisé avec soin et que la robe plairait. Un travail dont il était facile de parler alors qu'aussitôt mes yeux s'illuminaient, qu'il y avait cette étincelle qui naissait dans mon regard. "Il me suffit d'avoir du tissus et une aiguille et du fil." N'ayant pas besoin de plus. Des ciseaux à l’occasion. Des robes qui pouvaient être simples tandis que d'autres étaient plus travaillées, plus recherchées pour des gens plus importants. N'ayant cousu qu'après que pour moi ou Ariane. Muse qu'elle était devenue. Confidences au coin du patio. Beauté mise en valeur. Rires et sourires alors que je dessinais de nouveaux modèles sous ses yeux, qu'elle se transformait en mannequin et qu'elle se prêtait au jeu. Robe qui lui revenait toujours et les portant à la perfection. Sourire au coin des lèvres. Alors qu'en effet, j'aimais cela que d'en dessiner des nouvelles robes.

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Thémis Gyllenstierna
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le Dim 10 Mai - 22:56
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La fièvre de la création était retombée, ne restait que le calme de la réalisation.  Des gestes lents, pour faire bien. Des images précises devant les yeux, qui se superposaient à ce qu'elle faisait, et qu'elle modifiait à chaque instant. Elle voyait ce qu'elle pouvait faire, elle modifiait. Elle voyait ce qu'elle ne pouvait pas faire, elle modifiait. Toujours en silence, bien assise dans le sable, elle oubliait tout. Thémis était du genre à se perdre corps et âme dans ce qu'elle faisait, juste parce qu'elle aimait ça, cette sensation étrange de tout contrôler mais de ne rien pouvoir faire. Elle aimait autant qu'elle détestait ce qu'elle finissait par faire, elle n'était que rarement contente du rendu final. Il y avait toujours un détail qui ne collait pas. Pourtant elle avait fini par les apprécier, ces détails qui rendaient l'œuvre imparfaite. Quelquefois elle n'en trouvait son ouvrage que plus beau. Mais la satisfaction ultime d'un travail qui n'a pas besoin de retouches, Thémis ne l'a guère ressenti. Que de rares fois, pour des verreries qui sont maintenant dans sa maison, et qui n'en bougeront pas. Ces œuvres-là, elles ont mariné. Elles ont mûri. Elle en a rêvé, elle les a laissés devenir des plantes grimpantes en elle, jusqu'au moment où il fallait que ça sorte. Pour celles-là, le plan n'avait pas changé quand elle avait créé. Tout s'était déroulé à la perfection, et même les détails d'ordinaire rédhibitoires étaient prévus. Magnifiques, magnifiées, ces œuvres-là étaient si rares que Thémis refusait de s'en séparer. Plus que toutes les autres, elles étaient une partie d'elle.


A ses côtés Krasha fait son château, le décore des coquillages vidés. Thémis se promet alors de récupérer des coquillages, peut-être qu'elle pourra en consteller quelques-uns de ses verres. Il faudrait les placer une fois l'œuvre finie, les poser sur le verre encore chaud pour qu'il se referme autour des bases des coquillages… peut-être les enfoncer dans le verre, pour qu'ils y restent, cristallisés. Mais pour l'instant Thémis fait juste son ancre. Il lui faudrait des coquillages plus petits, et une bourse pour les y mettre. "humm... cela fait longtemps que j'en couds. Je peux en créer de toutes sortes, il suffit que j'aie quelques idées ou que je m'inspire de personnes rencontrées. […] J'aime associer les tissus, les textures. Je peux coudre des motifs, créer une forme de toute pièce." Le processus semble être le même, mais pourtant Thémis a l'impression de ne rien reconnaître. C'était un mystère, comme quand elle avait commencé, elle n'y comprenait rien à rien. La jeune femme acquiesce doucement, puis sent le regard de Krasha sur elle. Quand elle parle de mannequin, son dos se raidit, et son épine dorsale devient de glace. Figée, gelée, l'idée ne lui plaît pas. Elle y rechigne. Déjà qu'elle a tenu Krasha dans ses bras, changer d'habits devant elle lui semble être une étape au-dessus, qu'elle ne se sent absolument prête à passer, ni même qu'elle n'a envie de passer. Elle manque de lâcher un "sans moi" du bout des lèvres mais le retient, il faut encore qu'elle pèse le pour et le contre. Son amour pour Sinead peut lui faire franchir tous les obstacles, toutes les montagnes. Briser toutes les barrières, tous les barrages. Thémis le sait, il faut juste que ça marine, que ça trouve son chemin dans son esprit, que ça parcoure le labyrinthe jusqu'à atteindre le cœur battant, la volonté de passer outre ses réticences. "Il me suffit d'avoir du tissus et une aiguille et du fil." Thémis acquiesce de nouveau, toujours aussi doucement, elle a presque fini. Encore quelques secondes de silence, penchée sur son œuvre, encore quelques gestes doux sur le sable, et ça y est elle a fini. Thémis se redresse en se frottant les mains, suffisamment satisfaite d'elle pour afficher un sourire, et elle se recule en prenant appui sur ses mains. Ses jambes tracent deux sillons dans le sable, qui forment un joli V autour de l'ancre. Comme si elle tombait au fond d'une fosse. Si Thémis en avait eu le temps et l'envie, elle aurait fait une corde ondulant dans la fosse. Mais le soleil est de plus en plus haut, de plus en plus chaud, alors elle a juste envie de paresser sur le sable. Lorsqu'elle relève les yeux, cligne des paupières, c'est pour voir les vagues bien plus proches. Elle ne sait pas combien de temps elle a passé les yeux rivés sur son ancre, elle perd souvent la notion du temps quand elle crée. "A ton avis, quelle couleur m'irait bien ? Et quelle forme ?" Ses pensées sont parties sur autre chose, même si ses yeux restent fixés sur le large. "Est-ce que je peux avoir une fente sur la cuisse ? C'est joli non ?" Elle est enfantine, naïve. Ou en tout cas… elle le paraît.

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le Mar 12 Mai - 19:03

   
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Ezra & Thémis

   
« Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère. »
Alors que la jeune femme se redressait, j'en venais peu après à faire de même. Me relevant avec douceur après avoir terminé de dessiner un dernier mur. Un château en partie fortifié, restant simplement à finir, combler la dernière brèche. Ce que je m'empressais de faire pour ajouter les derniers grains de sable, éviter que la mer ne fasse son oeuvre, espérer que le fort résiste un peu plus longtemps alors que je me relevais avec délicatesse. Pouvant noter qu'elle clignait des yeux mais violence du soleil auquel je n'avais pas fait trop attention. Etant habituée aux températures élevées du désert. Etant habituée à la chaleur aride. Ces rayons de soleil là bien que chaud, semblaient presque être tièdes ou juste point. N'étant pas ici depuis assez longtemps pour sentir la morsure brûlante du dieu du Soleil. Me relevant avec grâce et en profitant pour épousseter de nouveau les grains de sable et les grains de poussière qui s'étaient déposées sur ma robe. Robe dont l'eau avait mangé les bords, mais ce qui n'était qu'un détail minime. Châle que je repositionnais sur mes épaules alors que je prenais le temps de reculer de quelques pas pour contempler l'édifice du palais qui se dessinait sous mes yeux. Une belle construction. N'étant pas aussi fidèle que celle qui se trouvait en version grandeur au coeur du désert mais un petit air de ressemblance lointain. Des coquillages qui venaient avec délicatesses apportaient une petite touche de décoration. Regard qui dérivait pour ensuite se poser sur son oeuvre, pour découvrir  la sculpture qu'elle avait réalisé. Une toute autre genre de création mais qui se valait aussi, qui était aussi réalisé avec soin. De toute façon, n'ayant pas réellement les compétences pour juger alors que je n'étais là un bâtisseur comme de ceux qui s'acharnaient au coeur des ruelles de la cité à bâtir des demeures, à rebâtir les demeures ou à agrémenter le palais en rénovant les pièces. Bâtisseurs dignes de ce nom qui avaient été capables non seulement de construire cette merveille qu'était le palais que le temple du feu. Cité qui s'étendait et qui prenait forme. Citée qu'il n'avait pas été possible de reproduire à la perfection dans le sable mais là encore le dieu du Soleil était le seul réel dieu vers lequel j'étais prête à me tourner, le seul auprès de qui ma vie vaudrait. Balance qui oscillerait d'un côté ou de l'autre. Avis des autres qui comptaient moins dans la balance que le sien. Mais étant pour le moment simplement satisfaite et apaisée alors qu'assembler le sable pour former une construction apportait une vague de calme, rafraichissante. Imaginant qu'elle percevait cette même sensation, comme un peu de flottement alors que les rayons du soleil venaient aussi taper contre les cuirs chevelus et dévoilaient sa beauté.

La jeune femme qui paraissait un peu perdue dans ses pensées comme je l'étais, bien qu'elle en venait à m'interroger avec plus de précisions sur le sujet nouvellement abordé. "A ton avis, quelle couleur m'irait bien ? Et quelle forme ?" Mon regard qui se posait sur elle. Regard qui l'étudiait, qui la scrutait, qui prenait en compte les détails de sa silhouette, comment elle se tenait. Le regard d'une couturière. Ne la regardant pas comme si elle était alors une femme, la regardant comme si elle était une muse que je devais mettre en valeur. Ce que j'aimais faire qu'avec les robes, que d'associer les textures, que de trouver le meilleur style, la couleur qui allait le plus au teint. Ce que je cherchais alors tandis que je prenais en compte la couleur de ses cheveux, de son teint. Répondant sans hésitation à vrai dire. "Des couleurs sombres; du vert foncé peut être ou une couleur plus obscure, du noir." Réfléchissant alors que je l'examinais, que l'esprit se mettait à l'oeuvre alors que Dame inspiration était présente. Voix qui me chuchotait de penser aux notes de dorée, cette couleur or qui se retrouvait si joliment parmi les rahjaks, qui donnaient l'impression que la cité étincelait de partout. Une couleur chaleureuse, brillante pour trancher avec l'obscurité. Lueur lumineuse parmi les ombres. "Peut être une touche de doré..."  Continuant de réfléchir, de penser aux meilleures choix pour aller avec son teint, la couleur de sa chevelure. "Est-ce que je peux avoir une fente sur la cuisse ? C'est joli non ?""Si tu en veux une..." Commençant à comprendre qu'elle voulait peut être que j'en vienne bien à coudre une robe sur mesure pour elle. "... mais oui avec une fente sur la cuisse, c'est joli." Quelques robes que j'avais cousu dans ce style, qui donnait bien un effet joli et qui permettait de sublimer la silhouette. Réfléchissant et imaginant ce que pourrait donner la robe sur elle, même si elle paraissait déjà avoir une idée de ce qu'elle voulait. "Tu veux que je t'en couse une ?"
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Thémis Gyllenstierna
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le Mer 13 Mai - 22:47
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Les rêves l'ont toujours aidée à tenir. Quand elle était petite, c'étaient les rêves créés par les histoires que sa mère lui racontait. Elle se voyait grande guerrière respectée, importante dans le village, à s'amuser dans l'arène, à repousser leurs ennemis, Calusas et Pikunis compris à l'époque. Avec la paix, c'était tombé sur les Rahjaks et les solitaires, la lie de la lie. Avec les premiers cours, elle s'était vu diplomate, comme ses chefs mettaient l'accent sur la trêve et les échanges, sur la paix toute neuve qu'il fallait préserver. Elle s'était impliquée dans tous les cours, de combat parce qu'elle se rêvait toujours grande guerrière, de gonasleng parce qu'elle se rêvait douce diplomate. Eleveuse d'oiseaux messagers, elle était passée par là aussi, mais les oiseaux l'aimaient peu. Thémis était très maladroite avec les animaux, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. La chute avait brisé tous ces rêves, et lui avaient ouvert les yeux : ce n'étaient pas ses rêves, depuis le départ. Alitée elle avait délirait, rêvait encore plus, jour et nuit, avait eu le temps de passer par tous les métiers. Forgeronne, joaillière comme Nuna, marchande, aventurière avec son fidèle destrier, éleveuse d'oiseaux messagers fonctionnait encore mais quand elle avait découvert le soufflage de verre… La révélation. Elle en avait rêvé, jour et nuit, elle avait imaginé ce que ça pouvait donner, ce que ça pouvait être : la chaleur du four sur ses bras, le froid de la perche sur ses mains, le verre qui aveuglait ses yeux, le verre qui faisait briller les yeux des autres. Au départ ça n'avait été qu'une simple balade, qu'un simple passage devant l'étal du vieux souffleur, et puis ça l'avait hanté. Les créations translucides n'avaient plus quitté son esprit. Elle avait rêvé de ce qu'elle pourrait créer, et à chaque fois le même frisson bienheureux la parcourait. Bientôt elle avait été dévorée de l'intérieur par l'envie d'essayer de donner corps à ses pensées, de savoir si c'était aussi bien en vrai qu'en rêve. C'était encore mieux. Ses pensées qui prennent vie sous ses doigts, c'est grisant. Alors elle avait trouvé sa voie, et elle ne rêvait plus que de créer, elle ne rêvait plus que de ses verreries, il n'y avait plus de carrefour, c'était une évidence qui l'avait suivie jusque dans son sommeil. Thémis n'avait jamais rêvé de se marier. Et quand elle avait été en âge d'y penser, Sinead était déjà entrée dans sa vie, dans son cœur. A partir de là, oui, à partir d'elle, elle avait rêvé de mariage, de famille, tous types de rêves, du cauchemar à l'idylle. Maintenant elle ne rêvait que de la rendre heureuse. En cet instant, elle ne rêvait de la retrouver, ou de se remplir la tête de souvenirs de la fête pour tout lui raconter avec des yeux brillant d'excitation. Ou de lui montrer cette robe. Thémis se faisait de plus en plus à l'idée qu'elle aurait une robe. D'ordinaire, il faisait trop froid chez les Athnas pour que les femmes portent beaucoup de robes. Mais avec un bon feu, bien au chaud dans leur antre, ce serait supportable. Et si elle plaisait à Sinead, ce serait plus que supportable.


"Des couleurs sombres; du vert foncé peut être ou une couleur plus obscure, du noir." Les yeux de Thémis brillent, son sourire s'élargit, dévoile ses dents, elle aurait dû faire une tortue plutôt qu'une ancre. Ce sera pour une autre fois. La marée montante lèche ses pieds bottés, il va falloir qu'elle se lève et qu'elle traîne la patte quelques mètres en arrière pour se mettre à l'abri. Et puis les vaguelettes repartent, les suivantes ne l'atteignent plus, ça la rend confuse. Elle n'est pas habituée aux cycles marins, Thémis. Elle vient de la montagne, du froid, du vent dans les roches et du soleil au-dessus du volcan. "Peut être une touche de doré…" Ses yeux s'éclairent encore plus, et la jeune femme acquiesce avec vigueur, à s'en faire mal à la nuque. "J'aime bien le vert foncé. Sinead passe son temps dans la forêt, peut-être que comme ça elle me verra dans les buissons." Comme une dryade au sortir de l'écorce. Thémis en trépignerait d'impatience. Mais elle essaie de ne pas trop se faire d'idées, elle aime avoir la surprise, et elle ne veut pas s'attendre à trop. C'est un art qu'elle ne maîtrise pas, elle préfère ne pas s'attendre à quoique ce soit plutôt que de se faire de fausses idées. "Si tu en veux une… mais oui avec une fente sur la cuisse, c'est joli." Thémis continue de sourire, toute heureuse de voir que Krasha acquiesce à ses idées. Elle paraît si enfantine, si innocente, même elle se sent ingénue. "Tu veux que je t'en couse une ?" Là elle perd son sourire, elle est toute surprise. Thémis tourne un regard troublé vers Krasha, demande du bout des lèvres : "Ce n'était pas de ça dont on parlait depuis le début ?" Et puis la lumière se fait, sur son visage, dans son esprit, et une expression contrite se peint sur ses traits : "Désolée, j'ai oublié de préciser que je voulais une robe maintenant. Désolée ça arrive souvent, j'oublie de dire que j'ai changé d'avis ou que je me suis décidée… Désolée." Toute penaude, Thémis détourne le regard, et en profite pour se mettre debout, d'abord la jambe droite, puis la jambe gauche, un peu plus raide. Elle se frotte les mains, et regarde les vagues venir lécher l'anneau de son ancre, l'entourer de leurs tentacules marines, dessiner les contours en fins ruisseaux d'eau puis de sable mouillé. Elle aurait pu faire un poulpe aussi, quoique les tentacules lui auraient donné du fil à retordre. Elle en avait déjà rêvé, du Kraken ?

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Ezra Aerys
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le Jeu 14 Mai - 12:45

   
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« Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère. »
Tentant de trouver la couleur qui allait le mieux à son teint. "J'aime bien le vert foncé. Sinead passe son temps dans la forêt, peut-être que comme ça elle me verra dans les buissons." "Les buissons ?" Pouvant lire la note d'interrogation sur mon visage. Comparaison que je ne comprenais pas réellement. Référence que je ne possédais pas. La forêt était la forêt. Il y avait des arbres et la forêt, mais ne connaissant pas toutes les caractéristiques et surnoms des plantes et arbustes qui y poussaient là. Végétation dense qui restait de la végétation. Paraissant alors de loin avoir simplement retenu qu'elle voulait du vert foncé. Un bon choix, ce qu'il en était, alors que le vert foncé irait à ravir avec son teint et contraste que plus saisissant face à sa chevelure brune, coupée plus court. Une coupe plus guerrière dans un sens que celles abordées au sein de la cité rahjak alors que là-bas, les femmes avaient des cheveux longs. Cheveux longs que je portais moi-même et dont je ne rappelais pas la dernière fois qu'ils avaient été coupés. Coiffeurs modernes qui n'existaient plus réellement dans ce monde-ci post apocalypse. Tout qui y était différent comme les conditions d'hygiène. Il fallait ne pas faire son difficile et savoir s'adapter simplement au monde qui s'offrait à nous, à la nature bien que seule la tribu des naoris était celle qui faisait entièrement corps avec la nature.

Regard qui se posait néanmoins sur elle alors qu'un peu surprise, je tentais de savoir si au final elle voulait réellement une robe. Ce que j'étais en train de comprendre par ses mots, qu'elle voulait réellement que je lui couse une robe sur mesure et non seulement que j'en vienne à l'imaginer. Me demandant de lui en coudre une maintenant, non pas que d'autres jours seraient forcément donnés pour avoir le temps de coudre. Elle qui en venait aussi comprendre le sens de ma question un peu plus tard. "Ce n'était pas de ça dont on parlait depuis le début ?" Quelques secondes qui défilaient alors qu'elle reprenait la parole, paraissant soudainement un peu gênée. "Désolée, j'ai oublié de préciser que je voulais une robe maintenant. Désolée ça arrive souvent, j'oublie de dire que j'ai changé d'avis ou que je me suis décidée… Désolée." Signe de tête négatif alors que je reprenais la parole tranquillement. "Ce n'est pas grave." Ce n'était pas bien grave qu'elle ait changé d'avis. Coudre qui ne me dérangeait pas. "Il n'y a pas de problème... il faut juste qu'on trouve du tissus." Ce que je n'avais pas avec moi. Matériel qui n'était pas indispensable, que je n'avais pas emporté avec moi en partant de la cité. Mais ayant certes pris avec moi une aiguille et du fil, un ciseau en me disant que cela pouvait toujours servir. Du matériel de poche auquel je tenais que j'avais glissé dans une sacoche avant de filer. Mais ayant aussi été chanceuse d'avoir pu arriver jusqu'à là-bas, d'avoir survécu le désert alors que je n'avais pas aussi été préparée que je ne l'avais pensée, que ce désert auquel j'étais familier m'avait donné du fil à retordre. Et la question de savoir où se trouvait du tissus qui me gênait un peu plus, alors que cela signifiait s'approcher des demeures les plus proches, du village des calusas. Ce qui me gênait. Profil bas que je faisais depuis un long moment. Profil bas que je faisais alors que je tentais de m'approcher doucement et subtilement. Vie de solitaire que j'avais adoptée et de méfiance lorsque j'avais fui la cité. Une autre partie du continent auquel je me devais m'adapter comme cette intensité de bleu qui se dévoilait sous mes yeux. Regard qui s'était de nouveau tournée vers l'océan alors que j'étais pensive. Réfléchissant. Et petite voix qui me soufflait dans un coin de ma tête qu'elle était venue ici pour échanger, pour faire un échange commercial. Peut être la solution. Des questions que je préférerai aussi éviter alors que j'étais bel et bien inquiète à l'idée qu'elle en vienne à chercher plus de réponses. Préférant éviter les questions indiscrètes bien qu'ensembles nous nous étions venus à nous dévoiler un peu plus, à tour de rôle. Des larmes qui avaient coulé le long de mes joues, le long de ses siennes. Sourire qui se dévoilait néanmoins sur mon visage alors que je reprenais la parole avec une note de grâce. "Tu n'aurais pas le tissus qu'il faut par hasard ?" Ou entendu implicitement s'il ne serait pas possible que par la rencontre entre athnas et calusas, elle puisse obtenir facilement le tissus que je serai en mesure de coudre pour faire sa robe. Ce qui serait l'alternative la plus raisonnable pour obtenir facilement le tissus nécessaire sans perdre du temps et sans devoir être interrogée. Espérant qu'elle ne se poserait pas de questions simplement.

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Thémis Gyllenstierna
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le Ven 15 Mai - 23:44
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"Tu n'aurais pas le tissus qu'il faut par hasard ?

-Pas sur moi non, mais ça peut se trouver en ville." Thémis hausse les épaules, et fait un tour sur elle-même, cherche la jument du regard. Elle laisse un cercle tracé dans le sable, puis l'aperçoit en bordure de la forêt. Laissée à elle-même, elle a décidé d'aller grignoter un bout, et Thémis est ravie de voir qu'elle ne s'est pas trop éloignée. Elle n'aurait pas aimé la perdre et devoir s'expliquer avec ses pairs, d'autant que le retour au village aurait été long et sa jambe en aurait pâti. Un dernier regard vers Ezra, qui a acquiescé, puis Thémis siffle la jument, qui secoue la tête et continue de brouter, alors en grommelant à mi-voix l'Athna se dirige vers la bourrique. Au fur et à mesure qu'elle marche et s'éloigne, le boitillement de sa jambe devient de plus en plus visible, manifeste. Elle est presque étonnée que Krasha ne lui ait pas posé de question à ce sujet, d'ordinaire c'était la première chose qui venait à l'esprit de ceux qu'elle rencontrait pour la première fois. Au départ ça l'agaçait, maintenant ça ne lui fait plus rien. Thémis saisit les bords de la selle, et avec un peu de maladresse se hisse sur le dos de l'animal. Elle récupère les rênes, s'excuse de la stopper en plein repas, puis la dirige vers le village et la lance au pas d'un léger coup de talon. En tout cas elle espère que le village est bien par là, l'orientation c'est plus l'affaire de Sinead en temps normal.

¤¤¤

Avec joie, Thémis ne s'est pas trompée. Elle a laissé la jument dans son étable, aux mains d'un adorateur des chevaux qui la bouchonne tandis qu'elle-même écume le marché. Les tissus, ce n'est pas son truc non plus, c'est plutôt l'affaire de Lubnjia d'ordinaire. Mais Thémis fait l'effort, elle a une besace et une bourse, et elle parcoure les étals, va là où il y a du tissu et regarde plus qu'elle ne touche. Quand elle touche, ce n'est bien que parce qu'elle a vu quelque chose qui lui plaisait et caché sous d'autres étoffes, sinon elle n'ose pas toucher. On regarde avec les yeux, son mentor l'a répété tant de fois aux jeunes clients et aux enfants distraits que ça lui ait rentré dans le crâne, à elle aussi, alors qu'elle est la première à devoir toucher les verreries. Déformation professionnelle, comme ils disent. Alors sans un bruit mais émerveillée, Thémis parcoure les rues et les ruelles, sans demander son chemin, elle se débrouille. De temps en temps elle se masse la jambe, discrètement, et pour une fois elle est contente, les regards qui se posent sur elle et sa démarche claudicante ne la dérangent pas. Elle n'en oublie pas sa tâche, même si devant des sculptures en bois et des poteries c'est difficile, son esprit fourmille et foisonne d'idées. Il faut qu'elle se restreigne, s'astreigne à chercher des tissus qui l'inspirent, enlever tous les autres matériaux de l'équation. Il y a un autre souffleur de verre, mais elle évite soigneusement son étal, passe au large. Non pas parce qu'ils ne se supportent pas, mais parce qu'elle sait qu'elle comparera leurs œuvres, et à moins qu'il soit nul ou d'un style très différent du sien, elle trouvera les siennes meilleures et ça lui donnera le cafard. Alors Thémis passe au large, lui tourne le dos pour regarder des étoffes, puis s'éloigne. Tout ce qui est autour de lui devient tissu non grata, l'association d'idées la ramènera toujours à son compère, mieux vaut une robe qui ait son identité propre. Alors elle vogue entre les étals, prise dans une excitation qu'elle essaie de temporiser, elle ne veut pas faire trop attendre Ezra, mais elle ne veut pas non plus se tromper. Souvent Thémis fonctionne au coup de cœur, elle attend l'inspiration immédiate, les signes ça fonctionne moins bien et a posteriori. Son errance finit par payer. Ce n'est pas une échoppe enfoncée dans un recoin sombre, c'est l'un des plus grands et courus étals de la place principale, avec de volumineuses masses de tissus partout. Mais au cœur de ce fatras de mains et de jupons, Thémis capte du coin de l'œil la couleur qui l'intéresse, d'un beau vert foncé, proche du vert sapin des forêts de sa tribu. Elle arrive à se glisser jusqu'au tréteau qui supporte ce tissu, et cette fois-ci elle le touche, avec hésitation et admiration, elle aime la texture aussi. Alors du regard elle cherche le vendeur, ou attend qu'il la trouve ce n'est pas très clair, elle est discrète et souvent en retrait, elle se fait un peu bousculer et à force de rester debout elle sait que sa jambe sera plus raide quand elle se remettra en mouvement, mais ça ne l'embête pas plus que ça. Et puis finalement le vendeur vient, elle lui achète le tissu et le met dans sa besace, et ce n'est qu'en repartant, à plusieurs rues de là, qu'elle se dit qu'elle n'a pas regardé la longueur, la largeur, enfin s'il y avait assez de tissu tout simplement. Mais tant pis, elle n'a pas envie de retourner se frotter à la foule, s'il en faut plus elle reviendra plus tard, peut-être, pour l'instant elle doit aller retrouver Krasha, c'est elle la connaisseuse, c'est son affaire, c'est elle qui lui dira si ça suffit ou pas.

¤¤¤

La jument avance d'un pas plus lourd, calmée par les allers et retours entre le village et la plage que Thémis lui fait faire, alors cette fois-ci elle lui obéit au doigt et à l'œil. Enfin aux rênes et aux talons, mais ce n'est pas important. La marée est montée, elle a dû emporter leurs constructions avec elle, l'ancre et le château sont probablement polis par le flux et le reflux maintenant. Avec une pointe de regret, Thémis repense à son ancre, peut-être qu'elle essaiera d'en faire une en verre un de ces jours, et avec le verre son regard s'éclaire, elle a dans sa besace le tissu, des provisions, une gourde et une verrerie soigneusement enveloppée dans un vieux cuir pour la protéger. La jeune femme se balance au gré du pas de la jument, elle en dodelinerait presque de la tête, si son ventre était plein. Elle est déjà fourbue d'avoir fait tous ces allers-retours et toute cette recherche, le soleil est à présent haut dans le ciel, son ventre commence à crier famine. Mais elle n'a encore rien mangé, elle ne se sentait pas de manger quelque chose sans Krasha. Thémis ne sait pas d'où lui vient cette soudaine sensibilité pour l'inconnue, mais elle ne voulait pas faire de repas sans s'assurer qu'elle aussi avait de quoi se sustenter. Elle ne sait pas où elle habite, si elle n'est que de passage ou pas, elle ne sait rien d'elle et pourtant elle s'inquiète de ses désirs. Elle s'inquiète trop, mais c'est comme ça. Et d'ailleurs Thémis s'inquiète encore, parce qu'elle ne reconnaît plus l'endroit où elle a rencontré Krasha, avec la marée la plage a disparu, et de toute façon le sable est uniforme du haut de sa monture, mais elle s'inquiète parce que si ça se trouve elle a manqué Krasha, ou Krasha est partie et l'a roulée dans la farine et elle se balade là pour rien. Désœuvrée, Thémis laisse la jument avancer de son pas lent entre les arbres, l'océan chuchote non loin, elle hésite à appeler mais elle ne connaît pas son prénom, et elle se dit qu'elle ne comprendra pas si elle appelle Krasha. Alors la jument, et elle sur son dos… errent. Comme deux âmes en peine.

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le Mar 19 Mai - 18:58

   
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« Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère. »
La solution très vite trouvée. C'est cela qui était bien avec l'athna. Elle ne posait pas plus de questions. Elle ne se montrait pas indiscrète. Elle ne tentait pas de trouver un trésor enfoui. Elle ne tentait pas de découvrir mes secrets et savoir exactement d'où je venais. Grâce à elle, les barrières s'effaçaient doucement. C'était agréable. C'était simple, facile et sans prise de tête alors que chacune se dévoilait doucement, quand elle était prête sans forcer le mouvement. Et je faisais de même, ne lui mettant pas le couteau sous la gorge, au niveau de la jugulaire pour la forcer à parler. Ne la menaçant pas pour la forcer à parler. Ne lui faisant pas subir un interrogatoire pour en savoir plus sur ce boitement qui était trahi à chacune de ses foulées, à chacun des pas réalisé qui l'emportait en direction de l'équidé. Bien entendu des questions étaient nées dans mon esprit mais ce n'était pas pour autant que je les avais posé. Imaginant que cela était dû à une chute. N'étant pas mon histoire à dévoiler ou à forcer à dévoiler. Imaginant tout autant que de nombreux devaient poser des questions sur cette jambe dès lors qu'elle l'a voyait et espérant tout aussi, que tout comme moi, cela lui faisait du bien de ne pas subir des questions, de ne pas avoir trouver les bons mots pour expliquer ce qui s'était passé. C'était reposant et rassurant pour une fois.

Esquissant un sourire alors que tout aussi enthousiasme, et plus que prête à participer dans cette tâche, elle se dirigeait vers son équidé et se diriger vers le village le plus proche pour négocier. Lui faisant confiance pour trouver le bon tissus. Ce qui n'était pas son métier mais une alternative qui était la plus simple. N'ayant ainsi à faire face à des questions indiscrètes et la jeune femme qui pourrait ainsi sélectionner la couleur de tissus qui lui convenait le plus. Elle pourrait choisir le vert parfait, pas le vert émeraude ni le vert bouteille mais une couleur verdoyante plus foncée, plus obscure qui lui rappelait la forêt et la végétation qui s'y trouvait. Il lui resterait ensuite à négocier le tissus pour un bon prix. Alors certes, il y avait le risque que le tissus ne soit pas le plus doux, le plus fin. Il y avait le risque qu'elle en vienne à choisir un tissus trop rigide mais c'était un risque que j'étais prête à prendre. Des détails pour d'autres mais des détails qui avaient leur importance pour des couturiers. Mais des matières auquel je pouvais m'adapter et différents styles de tissus que j'aimais aussi associer. Cette robe-ci qui serait plus simple mais qui correspondrait tout autant aux critères qu'elle recherchait.

La regardant disparaitre. Restant ensuite encore un peu sur la plage, regardant les vagues remontaient plus haut et effaçaient le sable avant de quitter avec douceur mais certitude la plage pour me diriger vers la forêt. Allant trouver un peu l'ombre des arbres et aussi la sacoche déposée plus haut. Trouvant un endroit un peu mieux, là où je pourrai coudre. Forge que je ne bâtissais pas de mes propres mains. Ne créant pas non plus de toute pièce un atelier de couture mais faisant de la nature mon ami, un peu comme les naoris pourraient le faire. Eux qui vivaient au plus près de la nature, qui ne faisaient qu'un avec elle. Nature que j'apprivoisais à mon tour pour trouver de là un endroit dégagé où je pourrai coudre facilement, et aussi me mettre à l'oeuvre sans difficulté. Endroit que j'aménageais un peu avec soin, comme d'autres pourraient édifier un campement pour la nuit. Là le milieu de la journée mais ayant appris. Temps qui passait rapidement alors que je poursuivais ma tâche sans m'inquiéter au sujet du retour de la jeune femme. Et n'en venant non moins à relever finalement la tête, à me demander si je ne ferai pas mieux de me retourner vers la plage au risque sinon qu'elle en vienne à s'inquiéter de mon absence. Ce que je faisais alors, me détournant, laissant ce campement apprivoisé derrière-moi. Et l'apercevant, silhouette aux cheveux bruns, nymphe parmi les arbres. Faisant un signe de la main. "Par ici." Nymphe ou plutôt dryade qui l'invitait à son tour de me diriger vers moi, de me suivre. L'invitant. Image qui se dessinait dans mon esprit, idée de jeter des pétales de fleurs sur le chemin invisible. Ce que je ne faisais pas mais la guidant avec grâce et douceur vers ce campement apprivoisé qui se trouvait non loin. Pivotant sur mes talons, lui dévoilant cet atelier de couture improvisé avec un sourire. Eclat de fierté dans mon regard. "Là on sera bien !" Le show qui pouvait commencer.
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le Lun 25 Mai - 23:05
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Le mystère des bois. Les arbres sont tous identiques, et pourtant leur écorce est comme une empreinte digitale, unique, identifiable pour ceux qui savent les lire. Il y a ces mythes, de femmes qui sortent des bois, et de voyageurs qui y perdent la tête. Ils se sont perdus dans les sillons des écorces. Il y a aussi les légendes, de ceux qui peuvent lire justement l'écorce. Liber, l'écorce et le livre, un même mot, une même action. Thémis ne sait pas d'où lui vient cette connaissance, elle est à peu près sûre qu'elle n'est pas censée l'avoir mais elle le sait, liber l'écorce et le livre c'est la même chose. Lire entre les lignes, ça vient de là, de l'arbre. C'est lire entre les lignes de l'écorce, ça vient de l'écorce, l'écore est comme la paume de la main, elle est striée de lignes de vie comme l'enveloppe de l'arbre. Ce sont deux peaux, qui entourent deux troncs, des palmes. C'est étrange, cette comparaison. L'homme et l'arbre, pas si éloignés en fin de compte. Les mythes de femmes qui sortent de l'arbre ont peut-être raison, après tout. De femmes qui sortent des arbres, ou de femmes qui s'y plongent, qui s'y perdent, qui se transforment en arbres, leurs paumes recouvertes d'écorce. Une terreur incommensurable, une angoisse indescriptible, mais surtout complètement fantasque, la prend au cœur. Et si Sinead se transformait en arbre ? C'est loufoque, comme idée, mais si c'est déjà arrivé… Pas depuis longtemps certes, pas depuis des millénaires, mais qui lui dit que ça n'arrivera pas de nouveau ? Sinead sort du bois tout le temps, y revient tout le temps, elle divague entre les arbres et les buissons, alors pourquoi ne finirait-elle pas recouverte d'écorce elle aussi ? Est-ce qu'elle saurait lire l'écore, Thémis ? Est-ce qu'elle saurait la déchiffrer, la comprendre, avec cette peau dure et sèche masquant ses traits, son corps ? C'est loufoque, fantasque, inimaginable, mais la peur est là, et elle est terreur frayeur grandiose et suffocante magique et tordante. Il n'y a aucune raison d'avoir peur, mais Thémis le sait, ce n'est que le signe d'une autre angoisse, bien plus profonde, enracinée bien plus loin dans son être. Les larmes lui montent aux yeux, elle les met sur le compte de son errance, de l'absence de Krasha qui ne se montre pas, c'est plus facile de la mettre sur le dos de quelqu'un d'autre que de sonder son propre cœur et se confronter à son angoisse la plus terrible.


"Par ici." La voix de Krasha qui sort du bois elle aussi serait une bonne raison pour laisser couler ses larmes. Sous le couvert du feuillage, sous le couvert du soulagement, garder la peur à couvert. Mais Thémis ravale ses larmes, elle est déjà trop sensible elle le sait, elle ne veut pas le montrer et elle y travaille, alors courageusement elle ravale ses larmes, l'angoissée de service, et elle offre un pâle sourire à Krasha. Puis elle conduit la jument dans les pas de la femme, se penche pour éviter quelques branches, ce retour à la normale lui fait du bien. Elle profite du dos tourné de la couturière pour essuyer ses larmes, et arrêter de chercher des visages dans les nœuds des troncs. "Là on sera bien !" Krasha a l'air toute fière, elle s'est aménagée un petit atelier en plein cœur de la forêt. Thémis regarde autour d'elle, sans trop savoir ce qu'elle doit regarder, puis elle se laisse glisser le long du dos de la jument, atterrit avec un léger bruit mat sur les feuilles. Pas de chute cette fois-ci, ou contrôlée, l'ange ne s'écrase pas les ailes dans les fourrés et ne se tache pas de terre. Sa jambe l'élance brièvement, c'est une douleur usuelle alors ça passe vite. Thémis récupère sa besace, et puis s'approche de Krasha avec toujours encore et toujours son léger boitillement, elle sort du sac le tissu récupéré et le lui tend, un peu gênée : "Tiens. J'espère que ça convient, mais c'est la couleur que je voulais." Un vert qui se marie plutôt bien avec son teint. Avec ça, c'est elle qui va se transformer en arbre. Puis la jeune femme pose également son sac aux pieds de Krasha, et se redresse. Le temps d'ajouter "Il y a aussi à manger dedans si tu veux." puis elle recule, se tord un peu les mains et va s'occuper de la jument. Elle n'a pas l'habitude, alors il lui faut plusieurs minutes pour lui enlever sa selle, et accrocher les rênes à une corde enroulée autour d'un arbre (Thémis ou de l'art de se compliquer la vie), la frotter avec de l'herbe comme elle a vu certains le faire, puis quand elle est satisfaite elle revient se placer devant Krasha. Thémis se tord les mains à nouveau, hésite à s'asseoir, puis préfère demander : "Tu as besoin que je reste debout ?" Ce qui ne la dérange pas plus que ça. Ce qui la dérangerait plus, ce serait de s'asseoir et de se relever aussitôt, et faire ce manège de nombreuses fois, cela finirait par bien la faire souffrir. Une chose est sûre : elle dormira bien ce soir.

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