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Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones. MESSAGES : 826 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : poésies cendrées - old money - il y a ton sourire ; saez - eilyam METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU : Dana POINTS GAGNES : 425
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Dim 9 Fév 2020 - 23:48
« Don't wanna be with nobody just wanna make it with you caught up in all of my feelings baby, why don't you feel like I do? and I wonder what you're thinking right now no, I never can tell and I wonder why we're doing this now I keep asking myself. »


» 09 février 2120

C’est un souffle contre sa peau. C’est la pulpe de ses doigts qui retrouve la porcelaine du visage de celle qui a fait chavirer son cœur et son corps. Il y a sa chevelure rousse qui descend en cascade contre sa nuque. Les pointes sont un peu plus foncées, c’est normal, l’eau les a touchées. Elle aussi elle a voulu goûter à cette beauté indescriptible. Et puis il y a ses lèvres, au milieu de tout le reste. Leur goût passion, le souffle chaud de la rouquine qui se mêle au sien. Il y a tout qui s’emmêle, le bruit de l’eau qui s’écoulent lentement contre leurs corps, dans cette rivière témoin.

Et tout disparaît. Encore.

Wyatt se réveille en sueur, haletant. Un instant il est perdu, il doit toucher ce qui l’entoure pour trouver ses repères et se calmer. Sa tête s’écrase à nouveau contre le lit et il ferme les yeux. C’est un rêve cruel que celui qu’il fait ces nuits là. Un rêve terrible. Il l’a l’impression qu’on lui a arraché son palpitant. Le myocarde douloureux, la poitrine qui brûle. Le conseiller passe une main sur sa poitrine, passe sur les bosses que forment les cicatrices et il laisse ses doigts se reposer sur ce foutu cœur qui bat. Trente ans sans battre pour autre chose que la belle bleue et il a fallu que cet idiot s’éprenne de la seule femme qu’il ne pourrait jamais avoir. Si l’odysséen n’a jamais rêvé mariage et gamins à charge, il s’est toujours demandé ce que ça faisait que de tomber amoureux.

La vérité c’est que ça fait mal. C’est sans doute pour cela que l’on parle de tomber. Parce que les rêves, les souvenirs qui se floutent à mesure que les jours passent deviennent une torture odieuse pour l’homme qui refuse d’admettre ses sentiments. Longtemps, on lui avait parlé de légendes, là-haut, il avait lu des histoires, on parle souvent de cet abruti de cupidon qui tire des flèches dans le cœurs des amoureux. Paraît-il qu’une fois que la flèche nous a atteint il est impossible de s’en défaire. C’était donc ça, son triste sort ? Rêver d’Astrid et tenter d’attraper le goût de ses lèvres au bout des siennes comme un foutu drogué ? C’était peut-être dans sa nature, en fait, d’aimer ce qu’il ne pouvait pas avoir. Il avait voué une passion dévorante à la Terre durant des années en ne pensant jamais la fouler et maintenant qu’il l’avait, c’était une autre qui le dévorait. Le fantôme de ses nuits d’insomnie, les sourires quand il pense dans le vide. Ils sont tous pour Astrid. Elle a gravé son nom au fer rouge sur le cœur du malheureux et ce con, maintenant, il ne peut plus s’en séparer.

Pourtant, ni l’un ni l’autre n’avait menti. Les deux avaient conscience que cette attraction, aussi puissante avait-elle été, était vouée à l’échec. Les éléments étaient contre eux, tous, autant qu’ils étaient. Les histoires guimauve et fleur bleue n’avaient jamais été une option. Malgré tout, y avait une part de lui qui avait voulu y croire. Peut-on lui en vouloir ? Il n’était pas encore rentré chez lui et il était loin d’imaginer ce qui l’attendait à son retour. Personne n’aurait pu prévoir l’imprévisible. Aussi fort qu’avait été le moment passé, il était tellement, tellement loin de leur réalité.

Bien sûr, lors de ses balades ou des rassemblements il cherchait à la trouver. Putain que ça lui faisait du mal d’apercevoir une chevelure rousse qui n’était pas la sienne. Le temps avait passé et ça faisait bientôt quatre ans que le moment qu’il doutait être vrai avec le temps avait existé. Astrid était-elle réelle ? N’était-elle pas le fruit de son imagination solitaire après de longs mois de route ? Après quatre ans, il y a de quoi avoir des doutes. Mais cette nuit, alors que les étoiles sont encore bien hautes dans le ciel, Wyatt n’en peut plus des doutes. Le Conseiller prépare ses affaires et se glisse discrètement au milieu des têtes dormantes du camp. Arrivé dehors, il fait face aux gardes. Rien d’inhabituel, le Conseiller a tendance à sortir à n’importe quelle heure, parfois même de s’échapper quelques jours. Tout ce qu’on lui a demandé, c’est de dire où il allait. Le contrat était clair entre McOrish et Sheperd, il pouvait continuer à explorer tant qu’il voulait, s’il disait toujours où il était. Hors de question de risquer la perte d’un des membres de son Conseil.

Aujourd’hui, alors qu’il salue le garde de service et échange des banalités, le brun lui balance qu’il va s’absenter une petite semaine. L’autre tique un peu, c’est long, une semaine mais selon les trajets ça se justifie. Wyatt lui dit qu’il sait ce qu’il fait et qu’il va juste remonter la rivière, parce qu’il veut retrouver une plante qu’il avait vue lors de son départ d’une moitié d’année. On ne dit pas vraiment non à un Conseiller, alors on hausse les épaules et on accepte, même on est pas trop d’accord. Et le gamin qui fait le mur pour tenter de retrouver sa belle se faufile et s’éloigne des siens. Une fois de plus. Et cette fois, il sait pas vraiment où il va. Pour la première fois depuis qu’il a un poste à responsabilité, il laisse à nouveau son cœur le guider. Avant c’était pour la terre, aujourd’hui c’est pour un rêve. Mais ça ne change pas grand chose. Il avance à l’aveugle le long de la rivière pendant plusieurs jours. C’est tellement stupide de poursuivre un rêve qui n’était peut-être pas réel. Toutes les parties rationnelles et logiques de l’homme lui crient de faire demi-tour et son cœur lui dit de continuer.

Il s’est laissé une semaine. C’est incroyablement court et terriblement long. Parce qu’en une semaine seule, à suivre ses pulsions comme à vingt-ans, il a envie de franchir toutes les limites et d’aller frôler le sable du désert pour aller la chercher de lui-même. Comme il avait envie de briser les hublots au milieu des étoiles. Mais il ne fait rien, pas plus qu’il n’avait fait à l’époque. C’est la rivière qui le maintient dans le droit chemin. Elle est si fraîche en ce mois de février. Il reste de la neige un peu partout, l’hiver est encore très présent mais il n’est plus aussi naïf et novice qu’il y a quatre ans. Parfaitement préparé, il connaît tellement plus de choses que l’homme qui avait quitté le camp pour ces six mois, il y a quatre années.

C’est sans doute pour ça qu’il est aussi plus raisonnable et qu’après cinq jours à errer et longer la rivière, il se dit que ce n’était peut-être finalement que ça, un rêve. De toutes façons c’est stupide d’espérer retrouver quelqu’un le long d’une rivière, on ne sait pas exactement où, et sans rendez-vous. C’est stupide de croire qu’elle l’a attendu, qu’elle pense encore à lui. C’est stupide, finalement, d’être comme lui. Qui l’aurait cru, Wyatt Sheperd romantique, capable de tout lâcher pour l’espoir infime de retrouver quelqu’un. C’était tellement débile.

Alors il fait demi-tour, fourrure sur le dos. Il noie son chagrin en se concentrant sur la terre et ses merveilles. Il retrouve son regard innocent, qui découvre le bien de partir pour partir, d’être seul avec soi-même. C’était peut-être pas totalement inutile au final. Il aura retrouvé cette part de lui qu’il avait complètement mise de côté pour le bien commun. Mais de temps en temps, ça fait du bien d’être un peu égoïste, même si c’est pour une raison aussi idiote que la sienne. Au moins, à défaut de la trouver elle, il se sera trouvé lui.

Le chemin du retour est éreintant, Wyatt peine à tenir le même rythme qu’à l’aller. Peut-être parce que ce ne sont plus ses battements de cœur qui le guident, ou peut-être simplement parce que l’hiver a été particulièrement rude et qu’il accuse le coup. Après tout, le biologiste n’a plus rien d’un adolescent. L’idée de vieillir lui fait mal, parce qu’il aurait aimé connaître la Terre avant, quand il avait toute sa force. Il aurait aimé avoir tous ses souffles pour elle et pour retrouver son rêve. Mais la vie en avait décidé autrement. Rien n’était si simple, de toutes façons. Tout ce qu’ils avaient vécu ces dernières années lui avait plus appris que ces trente et quelques premières années de vie. Alors, avec tout ce qu’il a grandi, il arrête de forcer comme un idiot et il établi un petit camp. Non loin de la rivière mais suffisamment pour se protéger de ses dangers nocturnes. Les affaires posées autour du campement de fortune, il s’en va faire le tour des bois pour trouver des pierres et du bois pour faire son feu du soir. La nuit tombe tôt la nuit, elle le laisse naviguer en fin d’après-midi comme s’il était minuit. C’est apaisant, cette nuit, ces étoiles toujours collées au plafond. C’est apaisant de voir que même si tout change toujours, que rien n’est stable et sûr, les étoiles, elles, sont toujours là. Il cumule les allers-retours avec des petites pierres puis du bois et alors qu’il a les yeux rivés dans le ciel, avançant comme un enfant à deux doigts de se vautrer vers son camp, il sourit un peu bêtement.

Puis un bruit se fait entendre. Les yeux noirs du brun se posent directement dans la direction du son et il la voit. Instantanément, il lâche le bois qu’il retenait dans ses bras et l’écrase sous le poids de ses pas en cassant la distance entre eux. « Astrid. » C’est un souffle coupé. Comme si durant quatre année, on lui avait enlevé un de ses deux poumons et qu’il n’avait plus totalement respiré. « C’est bien toi ? » Qu’il lui dit. Et puis il se dit qu’elle l’a sans doute oublié, ou alors qu’il délire, allez savoir. La fatigue, le froid. Il retourne sur ses quelques pas et ramasse les morceaux de bois. Le froid ou l’illusion de l’avoir vue lui fait passer un frisson dans tout le corps alors qu’il lance, sans doute à quelqu’un qui n’est même pas là. « Tu ne te rappelles sans doute pas de moi, on s’est croisés il y a quelques années. Wyatt. »

Stupide. Et s’il a des hallucinations à cause d’une quelconque maladie, c’est Nadja qui va être ravie.

Astrid Helgusson
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le Mer 12 Fév 2020 - 19:33

Why do I keep coming back to you
★ Astrid & Wyatt


Parfois, elle y repense. Le contact de leurs peaux, son regard dans le sien, ses caresses du bout des doigts, son attention, sa gentillesse… Et alors, elle s’arrête et soupire, reprend le contrôle de tout ça et tente de remettre cette histoire de côté. Quatre années se sont écoulées depuis le jour où Wyatt est tombé sur Astrid. Ou plutôt, depuis que la Rahjak s’est aperçue que le bonheur existait quelque part. L’amour est un sentiment étrange pour elle, et elle fait de son mieux pour ne pas y réfléchir. Comme si ça pouvait vraiment être si simple. Comme si c’était possible. Parce que dans le fond, après ce moment idyllique et adorable, elle a fini par réaliser que ce n’était pas si simple, justement. On ne peut pas prétendre que tout se serait bien passé parce que ce n’est pas le cas et c’est tout ce qui compte vraiment. Pas besoin de réfléchir bien longtemps. Astrid a eu tout le trajet de retour, le jour-là, pour réaliser que sous l’euphorie de la rencontre et la délicatesse de l’instant, il serait difficile de prétendre que tout fonctionnerait. Ce n’est pas le cas. Un débarqué et une Rahjak ne peuvent pas prétendre que tout sera facile.

Tout au long de sa vie, Astrid s’est éloignée des sentiments humains. A ses yeux, tout fut toujours plus faciles sans rien ressentir ou presque. C’est ce qui se passe lorsqu’on n’a pas la chance d’avoir l’amour d’une famille, d’avoir été abandonné à l’entrée d’un village étranger juste pour une stupide couleur de cheveux. Parce que c’était juste ça au fond. Un bébé qui naît avec une petite touffe rousse sur la tête et déjà les parents sont capables de juger que cet enfant ne mérite rien. Ils savaient certainement que le désert n’est pas connu pour sa compassion. Si Tom n’était pas passé par là et n’avait pas plaidé en sa faveur, elle ne serait certainement pas là et n’aurait jamais su à quel point sa vie avait tenu à un fil plus fin encore qu’un cheveu. Par la suite, alors qu’elle grandissait, elle réalisait que c’était tout aussi compliqué encore. Pas de sentiment, ce n’était même pas permis. Ou presque puisque la nature humaine n’est pas toujours contestable. Formée pour devenir mercenaire, femme à qui on ne cessait de dire de ne pas faire n’importe quoi. On ne la considérait même pas comme une femme en réalité, on se concentrait sur son boulot et ses capacités. Elle était douée alors Tom était content, et elle, elle estimait que si elle le satisfaisait, il la gardait chez lui. IL n’était pas doux, il n’était pas non plus gentil, il faisait juste ce qu’on lui demandait et il estimait que c’était suffisant. Alors elle faisait toujours son maximum et ce n’était pas toujours évident. Mais puisqu’il était content, le reste ne comptait pas. Elle ne l’imaginait pas lui dire qu’il était fier d’elle, qu’il était heureux de l’avoir avec lui. Ce n’était pas son genre et elle ne le savais que trop bien. Alors elle a grandi en se détachant de tout.

Peut-on dire que l’arrivée du peuple du ciel a tout changé ? Oui. Liam fut le premier qu’elle laissa partir et dans son monde, c’est déjà énormément de choses, finalement. Le fait que Tom ne soit plus là pour la contrôler. Tout est devenu plus facile pour elle, beaucoup plus facile. Elle n’ira pas prétendre qu’elle aime tout le monde et que son monde s’est montré plus supportable. Elle est devenue une autre personne. Et elle imagine que ça s’est changé dans le bon sens, mais comment s’en assurer hein ? Elle n’ira jamais dire qu’elle est quelqu’un de bien parce que ce n’est pas le cas. Elle a été conditionnée toute sa vie dans son mode de vie et il lui est difficile de changer. A ses yeux, elle continuera son bout de chemin seule. Certes, Saoirse vit chez elle mais une esclave compte-t-elle vraiment ? C’est une histoire si difficile à gérer. Et à comprendre, finalement, pour elle qui n’en avait jamais eu avant. Mais après tout, on s’habitue à tout et aujourd’hui, elle n’est pas certaine d’être capable de vivre sans quelqu’un sous son toit pour s’occuper de tout. En plus, ça fait une petite présence au foyer. C’est important.

Mais il y a quatre ans, certaines choses auraient pu évoluer. Certaines choses auraient pu changer, parce qu’elle a eu la possibilité de toucher une pointe d’amour. Une pointe de bonheur. L’instant fut magique. Mais une fois de retour à la cité, son cerveau a repris le contrôle sur son coeur. Qu’auraient-ils pu faire ? Comment auraient-ils pu se voir, se parler ? Et comment auraient-ils pu expliquer tout ça ? C’est une affaire un peu compliquée mais elle n’imaginait juste plus ça possible… Pourtant, quatre ans plus tard, elle y pense encore. Ce n’est que bien trop difficile à sortir de sa tête. Après tout, elle y a cru, tout le long de leur échange. Il était la personne la plus attirante qu’elle n’ait jamais vu. Et à ses yeux, elle se sentait si belle qu’elle ne parvenait pas à trouver les mots. Et dans le fond, c’est sacrément douloureux. Le regret au coin des lèvres, l’imagination vers ce monde qu’elle s’est fermée.

Longtemps, elle a évité l’approche du campement des débarqués. Et quand elle s’aventurait dans la forêt, elle faisait de son mieux pour éviter de partir trop loin. Ce qui n’a rien d’évident. Elle ne voulait pas le croiser, elle ne voulait pas s’en vouloir et retomber. Et en même temps, elle s’est toujours demandée comment il allait, s’il l’avait oubliée. Il ne quitte pas la moindre de ses pensées. Et en réalité, elle ne sait pas comment elle est censée gérer un truc pareil. Ce n’est jamais arrivé. Et en réalité, elle était persuadée qu’elle avait construit suffisamment de murailles pour que ça n’arrive jamais. Mais on ne sait jamais sur qui on va tomber.

La nuit est tombée. Et elle s’est aventurée bien trop loin pour être en mesure de revenir en arrière. Impossible d’imaginer une seule seconde qu’elle pourrait prendre une route vers le désert maintenant. Elle envisage de faire un petit campement pour la nuit mais une lumière au loin lui indique qu’il y en a déjà un de fait. Et dans le fond, elle se dit que peut-être elle pourrait profiter de la lumière et de la chaleur déjà installée. En plus de ça.. Peut-être trouvera-t-elle quelque chose d’intéressant. Il y a encore des esclave en fuite alors peut-être qu’ils sont là, quelque part et qu’il y en a un suffisamment stupide pour allumer un feu.

Pourtant, elle le reconnaît au loin, elle pourrait sans doute le reconnaître n’importe où. Elle est incapable de bouger et marche sur une branche qui casse et fait du bruit. Elle n’y porte même pas une réelle intention. Interdite, elle ne sait pas quoi faire. Lui a-t-elle manquée ? Est-ce qu’il a pensé à elle ou est-ce qu’il l’a déjà oublié depuis bien longtemps ? Ce n’était peut-être qu’un rêve, une illusion de bonheur qu’elle s’est fabriquée tant elle n’y connaît rien ? Pourtant, lorsqu’il prononce son prénom, elle réalise qu’il se souvient d’elle. Quand il avance droit vers elle, elle arrête de respirer. Elle n’ose parler, comme si elle ne savait même plus comment faire. Perdue, elle le regarde, comme s’il n’était qu’un mirage. Comme si elle avait toujours voulu le voir. Et il est là, juste sous son nez et il lui plaît toujours autant. Il a vieilli, semble avoir gagné en assurance. Il semble plus à l’aise et en même temps, là devant elle, ils reviennent comme quatre ans plus tôt.

Il lui parle comme s’il était convaincu qu’elle avait pu oublier tout ça. Qu’elle avait pu l’oublier lui. Elle n’est pas vraiment certaine qu’on puisse oublier une telle rencontre et elle est un peu attristée à l’idée qu’il puisse le penser. Pourtant, tout ceci n’est que la faute de la Rahjak. Responsable de tout ce gâchis parce qu’elle était persuadée que ça n’irait pas. Juste pour une histoire d’inexpérience, finalement. Le relationnel, elle n’a jamais su comment ça fonctionnait. " Je doute qu’on puisse oublier quelqu’un comme toi, Wyatt. ". En tout cas, elle ne le pourrait pas. Elle lui fait face, encore perdue à l’idée que ça puisse n’être qu’un mirage. Elle n’est pas dans le désert mais sait-on jamais.

" Que fais-tu dehors à une heure tardive ? ". A-t-elle seulement le droit de s’inquiéter pour lui ? Elle n’en est même pas certaine. Elle aimerait lui dire qu’il lui a manqué, qu’il a compté pour elle et d’autre choses de ce genre. Elle ne saurait le dire. Elle n’est même pas certaine qu’après autant de temps, il soit légitime de le dire. " Ca fait… Longtemps. ". Elle détourne le regard et s’attarde sur un point un peu plus loin. Elle ne peut qu’en être triste… Cette distance, c’est sa faute. Uniquement sa faute. Et elle s’en voudra longtemps, même si elle n’est pas certaine de pouvoir faire un parcours différent. Est-ce vraiment une histoire possible ?
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones. MESSAGES : 826 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : poésies cendrées - old money - il y a ton sourire ; saez - eilyam METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU : Dana POINTS GAGNES : 425
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Re: Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Sam 15 Fév 2020 - 1:01

Il s’en persuade intimement. Ce n’est clairement pas possible autrement. Il est impossible qu’elle soit réelle, qu’elle soit face à lui après toutes ces années. Alors il parle, dans le vent, il se tourne et se détourne d’elle comme si elle n’était rien plutôt que de se jeter sur elle comme il en a rêvé durant ces quatre putain d’années. Mais finalement, la voix de la déesse du désert atteint ses oreilles et ça le secoue de tout son long. Son myocarde déconne, y a pas d’autre explication. Peut-être d’ailleurs qu’il n’y avait pas seulement le muscle du palpitant qui était défaillant, que ça allait plus loin que ça. Les larmes lui montent aux yeux et il est submergé par un flot d’émotions qu’il ne connaît que trop bien.

Le brun n’a jamais été très doué pour gérer ses émotions et encore moins quand elles étaient liées à d’autre humains. Si dans son cœur il lui avait toujours été impossible de se dissocier de sa Terre, il ne pensait pas qu’il pourrait être un jour inséparable d’autre chose que sa planète bleue. Et pourtant, c’est toute son âme qui lui crie de lâcher le bois qu’il tient entre ses mains pour rejoindre Astrid et la toucher. C’est la passion qui le guide au delà de la raison. Il y a quelque chose d’inexplicable. Le scientifique qu’il est tente de tout rationaliser mais le fait qu’elle reste là, face à lui, sans bouger, rend l’hypothèse de l’hallucination de moins en moins réaliste.

Tétanisé de peur à tout ce que la présence de la beauté solaire implique, il se fige et la fixe comme le rêve qu’elle est. Comme la réalité qu’elle devient enfin à nouveau. La voix se glisse à nouveau à ses oreilles comme du miel, la sirène qui l’envoûte une fois de plus. Les réflexes d’il y a quatre ans qui reviennent comme si un simple instant s’était écoulé. Les yeux embués, derrière les pupilles noires il n’arrive pas à délier sa gorge pour lui parler, pas plus qu’il n’arrive à bouger. Comme un con, le bois dans les bras, il laisse le silence s’installer entre eux. C’est complètement stupide, en vérité. C’est une réaction qui n’a pas vraiment de sens. Comment peut-on rêver autant d’un instant et le rejeter avec autant de force ? Parce que c’était trop beau pour être vrai, tout simplement. Astrid avait volé son cœur entre ses lèvres à leur première rencontre et il ne s’en était jamais entièrement remis. Il avait peur, peur de tomber éperdument amoureux d’un simple songe et de tomber encore plus bas qu’il l’imaginait. Sheperd n’était pas prêt à sombrer de nouveau dans des pensées noires, trop fraîchement marqué par les marques invisibles mais indélébiles qu’avaient laissées les sautes d’humeur de son premier Amour. Devait-il donner l’opportunité à la seule femme qui l’avait autant fait vibrer que sa planète le pouvoir de le détruire comme la première l’avait fait ?

Cependant, s’il a bien appris une chose avec le temps c’est qu’il n’est pas aussi maître qu’il ne le voudrait de ses sentiments. La belle parle une fois de plus et lui, glisse le bois dans le feu qui s’embrase un peu plus entre eux. Aux lueurs dorées il aperçoit ses cheveux de feu, son regard qui l’avait transpercé de part en part et son souffle se coupe pour de bon. C’est sans un mot qu’il casse la distance entre eux, détournant le feu pour la rejoindre de l’autre côté. Ce n’est plus son cerveau qui parle mais son cœur. Parce qu’enfin, son rêve est devenu réalité. Sa main s’élève tendrement pour aller trouver la joue de la tigresse à la peau porcelaine. Il lâche enfin un sourire, cassé, emplit de peur mais tellement sincère. Les larmes dans ses yeux qui n’en démordent pas alors qu’il laisse ses doigts glisser de sa joue trop fraîche à sa main presque glacée. « T’es glacée. » Qu’il lui murmure, bêtement.

Et puis il mêle ses doigts dans les siens alors que ses yeux bruns se perdent une fois de plus dans les siens. Et le temps s’arrête. On s’en fout du feu qui crépite, on s’en fout du monde qui existe. Il n’y a qu’elle qui compte, parce qu’elle est enfin là. Sans trop savoir pourquoi, un éclair de lucidité traverse son crâne alors qu’il se souvient qu’elle lui a posé plus tôt. « Je… putain tu vas trouver ça tellement con. » Y a un rire qui s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il détourne le regard, toujours les doigts dans les siens, refusant de couper le contact, trop peureux qu’elle s’échappe. D’ailleurs, lui dire la vérité c’était quand-même un énorme risque, celui de la voir s’enfuir à tout jamais. Il était plus sage d’inventer un mensonge quelconque, après tout, elle le savait, Wyatt avait toujours aimé se promener en forêt, ce n’était pas si étonnant que ça. Mais elle est sa plus grande faiblesse et il refuse de lui mentir, comme il avait refusé de lui mentir la première fois. C’était sans doute stupide, risqué, mais elle lui faisait cet effet là. Un drôle d’aphrodisiaque coupé au sérum de vérité. Qu’importe les risques. Parce qu’elle évoquait quelque chose de trop brut, trop fort et trop sincère en lui pour qu’il prétende être quelqu’un qu’il n’était pas. Qu’importe ce que ça voulait dire au bout du compte. Et si sa bouche s’ouvre à nouveau pour lui avouer l’inavouable, il n’arrive plus à la regarder en face, trop gêné de sa propre pulsion. « J’espérais te trouver. Sa voix se casse alors qu’il reprend, caressant le dos de sa main de la pulpe de son pouce. Après toutes ces années c’était tellement stupide de partir pour ça mais… J’arrive pas à t’oublier Astrid, j’arrive pas à faire comme si t’étais jamais passée dans ma vie. » Il se souvient de ce fameux jour et des paroles qu’il avait prononcées à ce moment-là, sourire un peu triste sur les lèvres il lui dit. « Je te l’avais dit, ce jour là, que je ne savais pas si j’étais capable de reprendre ma vie sans toi après ça. La réponse c’est clairement non. » Pathétique. ll sèche ses larmes du revers de sa main libre et reprend contenance en raclant sa gorge. « Tu me hantes, toi, tes lèvres, tes mots, ta peau, ton regard… J’avais juste besoin de sentir ta peau encore une fois. »

Il resserre un peu sa main et il retrouve enfin son regard alors qu’il s’attend à la voir fuir, parce que ça n’a aucun sens, qu’il n’y a que lui pour être aussi passionné. Toute sa vie on l’avait rejeté quand il parlait de la Terre qu’il n’avait jamais connue, en lui disant que c’était impossible d’aimer si fort une planète, encore moins une sur laquelle on avait jamais mis les pieds et il en était persuadé, il en serait de même avec sa sirène tant aimée. Wyatt, quand il aimait, il aimait trop fort, trop grand. Mais Astrid n’était pas comme lui, elle n’avait pas besoin de lui. Alors avant qu’elle le quitte en lui collant une gifle en pleine figure, il lui dit quand-même, réellement intéressé. « Mais toi, qu’est-ce que tu fais là ? »

Quatre ans. Certes, il ne s’était plus autant éloigné et n’avait jamais repris leur exacte route de rencontre. Mais durant ces quatre années il avait vu du pays et avait pu rencontrer et revoir tellement de gens, de manière logiques ou plus improbables. Mais jamais, en quatre longues années, il n’était retombé sur elle. Alors pourquoi ce soir ? Pourquoi maintenant ? « Je… je pensais pas te revoir un jour. » Et puis, d’un murmure, d’un souffle alors que de ce réflexe bizarre et stupide il la prend dans ses bras, les lèvres contre son oreille, ses mains qui la serrent comme s’il allait devoir lui dire adieu. « Tu m’as manqué. »
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