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Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Thirteen MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 1011 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : jenesaispas ;; - doom days / keane - somewhere only we know METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 64
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Dim 9 Fév 2020 - 23:48
« Don't wanna be with nobody just wanna make it with you caught up in all of my feelings baby, why don't you feel like I do? and I wonder what you're thinking right now no, I never can tell and I wonder why we're doing this now I keep asking myself. »


» 09 février 2120

C’est un souffle contre sa peau. C’est la pulpe de ses doigts qui retrouve la porcelaine du visage de celle qui a fait chavirer son cœur et son corps. Il y a sa chevelure rousse qui descend en cascade contre sa nuque. Les pointes sont un peu plus foncées, c’est normal, l’eau les a touchées. Elle aussi elle a voulu goûter à cette beauté indescriptible. Et puis il y a ses lèvres, au milieu de tout le reste. Leur goût passion, le souffle chaud de la rouquine qui se mêle au sien. Il y a tout qui s’emmêle, le bruit de l’eau qui s’écoulent lentement contre leurs corps, dans cette rivière témoin.

Et tout disparaît. Encore.

Wyatt se réveille en sueur, haletant. Un instant il est perdu, il doit toucher ce qui l’entoure pour trouver ses repères et se calmer. Sa tête s’écrase à nouveau contre le lit et il ferme les yeux. C’est un rêve cruel que celui qu’il fait ces nuits là. Un rêve terrible. Il l’a l’impression qu’on lui a arraché son palpitant. Le myocarde douloureux, la poitrine qui brûle. Le conseiller passe une main sur sa poitrine, passe sur les bosses que forment les cicatrices et il laisse ses doigts se reposer sur ce foutu cœur qui bat. Trente ans sans battre pour autre chose que la belle bleue et il a fallu que cet idiot s’éprenne de la seule femme qu’il ne pourrait jamais avoir. Si l’odysséen n’a jamais rêvé mariage et gamins à charge, il s’est toujours demandé ce que ça faisait que de tomber amoureux.

La vérité c’est que ça fait mal. C’est sans doute pour cela que l’on parle de tomber. Parce que les rêves, les souvenirs qui se floutent à mesure que les jours passent deviennent une torture odieuse pour l’homme qui refuse d’admettre ses sentiments. Longtemps, on lui avait parlé de légendes, là-haut, il avait lu des histoires, on parle souvent de cet abruti de cupidon qui tire des flèches dans le cœurs des amoureux. Paraît-il qu’une fois que la flèche nous a atteint il est impossible de s’en défaire. C’était donc ça, son triste sort ? Rêver d’Astrid et tenter d’attraper le goût de ses lèvres au bout des siennes comme un foutu drogué ? C’était peut-être dans sa nature, en fait, d’aimer ce qu’il ne pouvait pas avoir. Il avait voué une passion dévorante à la Terre durant des années en ne pensant jamais la fouler et maintenant qu’il l’avait, c’était une autre qui le dévorait. Le fantôme de ses nuits d’insomnie, les sourires quand il pense dans le vide. Ils sont tous pour Astrid. Elle a gravé son nom au fer rouge sur le cœur du malheureux et ce con, maintenant, il ne peut plus s’en séparer.

Pourtant, ni l’un ni l’autre n’avait menti. Les deux avaient conscience que cette attraction, aussi puissante avait-elle été, était vouée à l’échec. Les éléments étaient contre eux, tous, autant qu’ils étaient. Les histoires guimauve et fleur bleue n’avaient jamais été une option. Malgré tout, y avait une part de lui qui avait voulu y croire. Peut-on lui en vouloir ? Il n’était pas encore rentré chez lui et il était loin d’imaginer ce qui l’attendait à son retour. Personne n’aurait pu prévoir l’imprévisible. Aussi fort qu’avait été le moment passé, il était tellement, tellement loin de leur réalité.

Bien sûr, lors de ses balades ou des rassemblements il cherchait à la trouver. Putain que ça lui faisait du mal d’apercevoir une chevelure rousse qui n’était pas la sienne. Le temps avait passé et ça faisait bientôt quatre ans que le moment qu’il doutait être vrai avec le temps avait existé. Astrid était-elle réelle ? N’était-elle pas le fruit de son imagination solitaire après de longs mois de route ? Après quatre ans, il y a de quoi avoir des doutes. Mais cette nuit, alors que les étoiles sont encore bien hautes dans le ciel, Wyatt n’en peut plus des doutes. Le Conseiller prépare ses affaires et se glisse discrètement au milieu des têtes dormantes du camp. Arrivé dehors, il fait face aux gardes. Rien d’inhabituel, le Conseiller a tendance à sortir à n’importe quelle heure, parfois même de s’échapper quelques jours. Tout ce qu’on lui a demandé, c’est de dire où il allait. Le contrat était clair entre McOrish et Sheperd, il pouvait continuer à explorer tant qu’il voulait, s’il disait toujours où il était. Hors de question de risquer la perte d’un des membres de son Conseil.

Aujourd’hui, alors qu’il salue le garde de service et échange des banalités, le brun lui balance qu’il va s’absenter une petite semaine. L’autre tique un peu, c’est long, une semaine mais selon les trajets ça se justifie. Wyatt lui dit qu’il sait ce qu’il fait et qu’il va juste remonter la rivière, parce qu’il veut retrouver une plante qu’il avait vue lors de son départ d’une moitié d’année. On ne dit pas vraiment non à un Conseiller, alors on hausse les épaules et on accepte, même on est pas trop d’accord. Et le gamin qui fait le mur pour tenter de retrouver sa belle se faufile et s’éloigne des siens. Une fois de plus. Et cette fois, il sait pas vraiment où il va. Pour la première fois depuis qu’il a un poste à responsabilité, il laisse à nouveau son cœur le guider. Avant c’était pour la terre, aujourd’hui c’est pour un rêve. Mais ça ne change pas grand chose. Il avance à l’aveugle le long de la rivière pendant plusieurs jours. C’est tellement stupide de poursuivre un rêve qui n’était peut-être pas réel. Toutes les parties rationnelles et logiques de l’homme lui crient de faire demi-tour et son cœur lui dit de continuer.

Il s’est laissé une semaine. C’est incroyablement court et terriblement long. Parce qu’en une semaine seule, à suivre ses pulsions comme à vingt-ans, il a envie de franchir toutes les limites et d’aller frôler le sable du désert pour aller la chercher de lui-même. Comme il avait envie de briser les hublots au milieu des étoiles. Mais il ne fait rien, pas plus qu’il n’avait fait à l’époque. C’est la rivière qui le maintient dans le droit chemin. Elle est si fraîche en ce mois de février. Il reste de la neige un peu partout, l’hiver est encore très présent mais il n’est plus aussi naïf et novice qu’il y a quatre ans. Parfaitement préparé, il connaît tellement plus de choses que l’homme qui avait quitté le camp pour ces six mois, il y a quatre années.

C’est sans doute pour ça qu’il est aussi plus raisonnable et qu’après cinq jours à errer et longer la rivière, il se dit que ce n’était peut-être finalement que ça, un rêve. De toutes façons c’est stupide d’espérer retrouver quelqu’un le long d’une rivière, on ne sait pas exactement où, et sans rendez-vous. C’est stupide de croire qu’elle l’a attendu, qu’elle pense encore à lui. C’est stupide, finalement, d’être comme lui. Qui l’aurait cru, Wyatt Sheperd romantique, capable de tout lâcher pour l’espoir infime de retrouver quelqu’un. C’était tellement débile.

Alors il fait demi-tour, fourrure sur le dos. Il noie son chagrin en se concentrant sur la terre et ses merveilles. Il retrouve son regard innocent, qui découvre le bien de partir pour partir, d’être seul avec soi-même. C’était peut-être pas totalement inutile au final. Il aura retrouvé cette part de lui qu’il avait complètement mise de côté pour le bien commun. Mais de temps en temps, ça fait du bien d’être un peu égoïste, même si c’est pour une raison aussi idiote que la sienne. Au moins, à défaut de la trouver elle, il se sera trouvé lui.

Le chemin du retour est éreintant, Wyatt peine à tenir le même rythme qu’à l’aller. Peut-être parce que ce ne sont plus ses battements de cœur qui le guident, ou peut-être simplement parce que l’hiver a été particulièrement rude et qu’il accuse le coup. Après tout, le biologiste n’a plus rien d’un adolescent. L’idée de vieillir lui fait mal, parce qu’il aurait aimé connaître la Terre avant, quand il avait toute sa force. Il aurait aimé avoir tous ses souffles pour elle et pour retrouver son rêve. Mais la vie en avait décidé autrement. Rien n’était si simple, de toutes façons. Tout ce qu’ils avaient vécu ces dernières années lui avait plus appris que ces trente et quelques premières années de vie. Alors, avec tout ce qu’il a grandi, il arrête de forcer comme un idiot et il établi un petit camp. Non loin de la rivière mais suffisamment pour se protéger de ses dangers nocturnes. Les affaires posées autour du campement de fortune, il s’en va faire le tour des bois pour trouver des pierres et du bois pour faire son feu du soir. La nuit tombe tôt la nuit, elle le laisse naviguer en fin d’après-midi comme s’il était minuit. C’est apaisant, cette nuit, ces étoiles toujours collées au plafond. C’est apaisant de voir que même si tout change toujours, que rien n’est stable et sûr, les étoiles, elles, sont toujours là. Il cumule les allers-retours avec des petites pierres puis du bois et alors qu’il a les yeux rivés dans le ciel, avançant comme un enfant à deux doigts de se vautrer vers son camp, il sourit un peu bêtement.

Puis un bruit se fait entendre. Les yeux noirs du brun se posent directement dans la direction du son et il la voit. Instantanément, il lâche le bois qu’il retenait dans ses bras et l’écrase sous le poids de ses pas en cassant la distance entre eux. « Astrid. » C’est un souffle coupé. Comme si durant quatre année, on lui avait enlevé un de ses deux poumons et qu’il n’avait plus totalement respiré. « C’est bien toi ? » Qu’il lui dit. Et puis il se dit qu’elle l’a sans doute oublié, ou alors qu’il délire, allez savoir. La fatigue, le froid. Il retourne sur ses quelques pas et ramasse les morceaux de bois. Le froid ou l’illusion de l’avoir vue lui fait passer un frisson dans tout le corps alors qu’il lance, sans doute à quelqu’un qui n’est même pas là. « Tu ne te rappelles sans doute pas de moi, on s’est croisés il y a quelques années. Wyatt. »

Stupide. Et s’il a des hallucinations à cause d’une quelconque maladie, c’est Nadja qui va être ravie.

Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1695 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 40
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Re: Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Mer 12 Fév 2020 - 19:33

Why do I keep coming back to you
★ Astrid & Wyatt


Parfois, elle y repense. Le contact de leurs peaux, son regard dans le sien, ses caresses du bout des doigts, son attention, sa gentillesse… Et alors, elle s’arrête et soupire, reprend le contrôle de tout ça et tente de remettre cette histoire de côté. Quatre années se sont écoulées depuis le jour où Wyatt est tombé sur Astrid. Ou plutôt, depuis que la Rahjak s’est aperçue que le bonheur existait quelque part. L’amour est un sentiment étrange pour elle, et elle fait de son mieux pour ne pas y réfléchir. Comme si ça pouvait vraiment être si simple. Comme si c’était possible. Parce que dans le fond, après ce moment idyllique et adorable, elle a fini par réaliser que ce n’était pas si simple, justement. On ne peut pas prétendre que tout se serait bien passé parce que ce n’est pas le cas et c’est tout ce qui compte vraiment. Pas besoin de réfléchir bien longtemps. Astrid a eu tout le trajet de retour, le jour-là, pour réaliser que sous l’euphorie de la rencontre et la délicatesse de l’instant, il serait difficile de prétendre que tout fonctionnerait. Ce n’est pas le cas. Un débarqué et une Rahjak ne peuvent pas prétendre que tout sera facile.

Tout au long de sa vie, Astrid s’est éloignée des sentiments humains. A ses yeux, tout fut toujours plus faciles sans rien ressentir ou presque. C’est ce qui se passe lorsqu’on n’a pas la chance d’avoir l’amour d’une famille, d’avoir été abandonné à l’entrée d’un village étranger juste pour une stupide couleur de cheveux. Parce que c’était juste ça au fond. Un bébé qui naît avec une petite touffe rousse sur la tête et déjà les parents sont capables de juger que cet enfant ne mérite rien. Ils savaient certainement que le désert n’est pas connu pour sa compassion. Si Tom n’était pas passé par là et n’avait pas plaidé en sa faveur, elle ne serait certainement pas là et n’aurait jamais su à quel point sa vie avait tenu à un fil plus fin encore qu’un cheveu. Par la suite, alors qu’elle grandissait, elle réalisait que c’était tout aussi compliqué encore. Pas de sentiment, ce n’était même pas permis. Ou presque puisque la nature humaine n’est pas toujours contestable. Formée pour devenir mercenaire, femme à qui on ne cessait de dire de ne pas faire n’importe quoi. On ne la considérait même pas comme une femme en réalité, on se concentrait sur son boulot et ses capacités. Elle était douée alors Tom était content, et elle, elle estimait que si elle le satisfaisait, il la gardait chez lui. IL n’était pas doux, il n’était pas non plus gentil, il faisait juste ce qu’on lui demandait et il estimait que c’était suffisant. Alors elle faisait toujours son maximum et ce n’était pas toujours évident. Mais puisqu’il était content, le reste ne comptait pas. Elle ne l’imaginait pas lui dire qu’il était fier d’elle, qu’il était heureux de l’avoir avec lui. Ce n’était pas son genre et elle ne le savais que trop bien. Alors elle a grandi en se détachant de tout.

Peut-on dire que l’arrivée du peuple du ciel a tout changé ? Oui. Liam fut le premier qu’elle laissa partir et dans son monde, c’est déjà énormément de choses, finalement. Le fait que Tom ne soit plus là pour la contrôler. Tout est devenu plus facile pour elle, beaucoup plus facile. Elle n’ira pas prétendre qu’elle aime tout le monde et que son monde s’est montré plus supportable. Elle est devenue une autre personne. Et elle imagine que ça s’est changé dans le bon sens, mais comment s’en assurer hein ? Elle n’ira jamais dire qu’elle est quelqu’un de bien parce que ce n’est pas le cas. Elle a été conditionnée toute sa vie dans son mode de vie et il lui est difficile de changer. A ses yeux, elle continuera son bout de chemin seule. Certes, Saoirse vit chez elle mais une esclave compte-t-elle vraiment ? C’est une histoire si difficile à gérer. Et à comprendre, finalement, pour elle qui n’en avait jamais eu avant. Mais après tout, on s’habitue à tout et aujourd’hui, elle n’est pas certaine d’être capable de vivre sans quelqu’un sous son toit pour s’occuper de tout. En plus, ça fait une petite présence au foyer. C’est important.

Mais il y a quatre ans, certaines choses auraient pu évoluer. Certaines choses auraient pu changer, parce qu’elle a eu la possibilité de toucher une pointe d’amour. Une pointe de bonheur. L’instant fut magique. Mais une fois de retour à la cité, son cerveau a repris le contrôle sur son coeur. Qu’auraient-ils pu faire ? Comment auraient-ils pu se voir, se parler ? Et comment auraient-ils pu expliquer tout ça ? C’est une affaire un peu compliquée mais elle n’imaginait juste plus ça possible… Pourtant, quatre ans plus tard, elle y pense encore. Ce n’est que bien trop difficile à sortir de sa tête. Après tout, elle y a cru, tout le long de leur échange. Il était la personne la plus attirante qu’elle n’ait jamais vu. Et à ses yeux, elle se sentait si belle qu’elle ne parvenait pas à trouver les mots. Et dans le fond, c’est sacrément douloureux. Le regret au coin des lèvres, l’imagination vers ce monde qu’elle s’est fermée.

Longtemps, elle a évité l’approche du campement des débarqués. Et quand elle s’aventurait dans la forêt, elle faisait de son mieux pour éviter de partir trop loin. Ce qui n’a rien d’évident. Elle ne voulait pas le croiser, elle ne voulait pas s’en vouloir et retomber. Et en même temps, elle s’est toujours demandée comment il allait, s’il l’avait oubliée. Il ne quitte pas la moindre de ses pensées. Et en réalité, elle ne sait pas comment elle est censée gérer un truc pareil. Ce n’est jamais arrivé. Et en réalité, elle était persuadée qu’elle avait construit suffisamment de murailles pour que ça n’arrive jamais. Mais on ne sait jamais sur qui on va tomber.

La nuit est tombée. Et elle s’est aventurée bien trop loin pour être en mesure de revenir en arrière. Impossible d’imaginer une seule seconde qu’elle pourrait prendre une route vers le désert maintenant. Elle envisage de faire un petit campement pour la nuit mais une lumière au loin lui indique qu’il y en a déjà un de fait. Et dans le fond, elle se dit que peut-être elle pourrait profiter de la lumière et de la chaleur déjà installée. En plus de ça.. Peut-être trouvera-t-elle quelque chose d’intéressant. Il y a encore des esclave en fuite alors peut-être qu’ils sont là, quelque part et qu’il y en a un suffisamment stupide pour allumer un feu.

Pourtant, elle le reconnaît au loin, elle pourrait sans doute le reconnaître n’importe où. Elle est incapable de bouger et marche sur une branche qui casse et fait du bruit. Elle n’y porte même pas une réelle intention. Interdite, elle ne sait pas quoi faire. Lui a-t-elle manquée ? Est-ce qu’il a pensé à elle ou est-ce qu’il l’a déjà oublié depuis bien longtemps ? Ce n’était peut-être qu’un rêve, une illusion de bonheur qu’elle s’est fabriquée tant elle n’y connaît rien ? Pourtant, lorsqu’il prononce son prénom, elle réalise qu’il se souvient d’elle. Quand il avance droit vers elle, elle arrête de respirer. Elle n’ose parler, comme si elle ne savait même plus comment faire. Perdue, elle le regarde, comme s’il n’était qu’un mirage. Comme si elle avait toujours voulu le voir. Et il est là, juste sous son nez et il lui plaît toujours autant. Il a vieilli, semble avoir gagné en assurance. Il semble plus à l’aise et en même temps, là devant elle, ils reviennent comme quatre ans plus tôt.

Il lui parle comme s’il était convaincu qu’elle avait pu oublier tout ça. Qu’elle avait pu l’oublier lui. Elle n’est pas vraiment certaine qu’on puisse oublier une telle rencontre et elle est un peu attristée à l’idée qu’il puisse le penser. Pourtant, tout ceci n’est que la faute de la Rahjak. Responsable de tout ce gâchis parce qu’elle était persuadée que ça n’irait pas. Juste pour une histoire d’inexpérience, finalement. Le relationnel, elle n’a jamais su comment ça fonctionnait. " Je doute qu’on puisse oublier quelqu’un comme toi, Wyatt. ". En tout cas, elle ne le pourrait pas. Elle lui fait face, encore perdue à l’idée que ça puisse n’être qu’un mirage. Elle n’est pas dans le désert mais sait-on jamais.

" Que fais-tu dehors à une heure tardive ? ". A-t-elle seulement le droit de s’inquiéter pour lui ? Elle n’en est même pas certaine. Elle aimerait lui dire qu’il lui a manqué, qu’il a compté pour elle et d’autre choses de ce genre. Elle ne saurait le dire. Elle n’est même pas certaine qu’après autant de temps, il soit légitime de le dire. " Ca fait… Longtemps. ". Elle détourne le regard et s’attarde sur un point un peu plus loin. Elle ne peut qu’en être triste… Cette distance, c’est sa faute. Uniquement sa faute. Et elle s’en voudra longtemps, même si elle n’est pas certaine de pouvoir faire un parcours différent. Est-ce vraiment une histoire possible ?


Dernière édition par Astrid Helgusson le Mar 28 Avr 2020 - 17:42, édité 1 fois
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Thirteen MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 1011 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : jenesaispas ;; - doom days / keane - somewhere only we know METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 64
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Re: Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Sam 15 Fév 2020 - 1:01

Il s’en persuade intimement. Ce n’est clairement pas possible autrement. Il est impossible qu’elle soit réelle, qu’elle soit face à lui après toutes ces années. Alors il parle, dans le vent, il se tourne et se détourne d’elle comme si elle n’était rien plutôt que de se jeter sur elle comme il en a rêvé durant ces quatre putain d’années. Mais finalement, la voix de la déesse du désert atteint ses oreilles et ça le secoue de tout son long. Son myocarde déconne, y a pas d’autre explication. Peut-être d’ailleurs qu’il n’y avait pas seulement le muscle du palpitant qui était défaillant, que ça allait plus loin que ça. Les larmes lui montent aux yeux et il est submergé par un flot d’émotions qu’il ne connaît que trop bien.

Le brun n’a jamais été très doué pour gérer ses émotions et encore moins quand elles étaient liées à d’autre humains. Si dans son cœur il lui avait toujours été impossible de se dissocier de sa Terre, il ne pensait pas qu’il pourrait être un jour inséparable d’autre chose que sa planète bleue. Et pourtant, c’est toute son âme qui lui crie de lâcher le bois qu’il tient entre ses mains pour rejoindre Astrid et la toucher. C’est la passion qui le guide au delà de la raison. Il y a quelque chose d’inexplicable. Le scientifique qu’il est tente de tout rationaliser mais le fait qu’elle reste là, face à lui, sans bouger, rend l’hypothèse de l’hallucination de moins en moins réaliste.

Tétanisé de peur à tout ce que la présence de la beauté solaire implique, il se fige et la fixe comme le rêve qu’elle est. Comme la réalité qu’elle devient enfin à nouveau. La voix se glisse à nouveau à ses oreilles comme du miel, la sirène qui l’envoûte une fois de plus. Les réflexes d’il y a quatre ans qui reviennent comme si un simple instant s’était écoulé. Les yeux embués, derrière les pupilles noires il n’arrive pas à délier sa gorge pour lui parler, pas plus qu’il n’arrive à bouger. Comme un con, le bois dans les bras, il laisse le silence s’installer entre eux. C’est complètement stupide, en vérité. C’est une réaction qui n’a pas vraiment de sens. Comment peut-on rêver autant d’un instant et le rejeter avec autant de force ? Parce que c’était trop beau pour être vrai, tout simplement. Astrid avait volé son cœur entre ses lèvres à leur première rencontre et il ne s’en était jamais entièrement remis. Il avait peur, peur de tomber éperdument amoureux d’un simple songe et de tomber encore plus bas qu’il l’imaginait. Sheperd n’était pas prêt à sombrer de nouveau dans des pensées noires, trop fraîchement marqué par les marques invisibles mais indélébiles qu’avaient laissées les sautes d’humeur de son premier Amour. Devait-il donner l’opportunité à la seule femme qui l’avait autant fait vibrer que sa planète le pouvoir de le détruire comme la première l’avait fait ?

Cependant, s’il a bien appris une chose avec le temps c’est qu’il n’est pas aussi maître qu’il ne le voudrait de ses sentiments. La belle parle une fois de plus et lui, glisse le bois dans le feu qui s’embrase un peu plus entre eux. Aux lueurs dorées il aperçoit ses cheveux de feu, son regard qui l’avait transpercé de part en part et son souffle se coupe pour de bon. C’est sans un mot qu’il casse la distance entre eux, détournant le feu pour la rejoindre de l’autre côté. Ce n’est plus son cerveau qui parle mais son cœur. Parce qu’enfin, son rêve est devenu réalité. Sa main s’élève tendrement pour aller trouver la joue de la tigresse à la peau porcelaine. Il lâche enfin un sourire, cassé, emplit de peur mais tellement sincère. Les larmes dans ses yeux qui n’en démordent pas alors qu’il laisse ses doigts glisser de sa joue trop fraîche à sa main presque glacée. « T’es glacée. » Qu’il lui murmure, bêtement.

Et puis il mêle ses doigts dans les siens alors que ses yeux bruns se perdent une fois de plus dans les siens. Et le temps s’arrête. On s’en fout du feu qui crépite, on s’en fout du monde qui existe. Il n’y a qu’elle qui compte, parce qu’elle est enfin là. Sans trop savoir pourquoi, un éclair de lucidité traverse son crâne alors qu’il se souvient qu’elle lui a posé plus tôt. « Je… putain tu vas trouver ça tellement con. » Y a un rire qui s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il détourne le regard, toujours les doigts dans les siens, refusant de couper le contact, trop peureux qu’elle s’échappe. D’ailleurs, lui dire la vérité c’était quand-même un énorme risque, celui de la voir s’enfuir à tout jamais. Il était plus sage d’inventer un mensonge quelconque, après tout, elle le savait, Wyatt avait toujours aimé se promener en forêt, ce n’était pas si étonnant que ça. Mais elle est sa plus grande faiblesse et il refuse de lui mentir, comme il avait refusé de lui mentir la première fois. C’était sans doute stupide, risqué, mais elle lui faisait cet effet là. Un drôle d’aphrodisiaque coupé au sérum de vérité. Qu’importe les risques. Parce qu’elle évoquait quelque chose de trop brut, trop fort et trop sincère en lui pour qu’il prétende être quelqu’un qu’il n’était pas. Qu’importe ce que ça voulait dire au bout du compte. Et si sa bouche s’ouvre à nouveau pour lui avouer l’inavouable, il n’arrive plus à la regarder en face, trop gêné de sa propre pulsion. « J’espérais te trouver. Sa voix se casse alors qu’il reprend, caressant le dos de sa main de la pulpe de son pouce. Après toutes ces années c’était tellement stupide de partir pour ça mais… J’arrive pas à t’oublier Astrid, j’arrive pas à faire comme si t’étais jamais passée dans ma vie. » Il se souvient de ce fameux jour et des paroles qu’il avait prononcées à ce moment-là, sourire un peu triste sur les lèvres il lui dit. « Je te l’avais dit, ce jour là, que je ne savais pas si j’étais capable de reprendre ma vie sans toi après ça. La réponse c’est clairement non. » Pathétique. ll sèche ses larmes du revers de sa main libre et reprend contenance en raclant sa gorge. « Tu me hantes, toi, tes lèvres, tes mots, ta peau, ton regard… J’avais juste besoin de sentir ta peau encore une fois. »

Il resserre un peu sa main et il retrouve enfin son regard alors qu’il s’attend à la voir fuir, parce que ça n’a aucun sens, qu’il n’y a que lui pour être aussi passionné. Toute sa vie on l’avait rejeté quand il parlait de la Terre qu’il n’avait jamais connue, en lui disant que c’était impossible d’aimer si fort une planète, encore moins une sur laquelle on avait jamais mis les pieds et il en était persuadé, il en serait de même avec sa sirène tant aimée. Wyatt, quand il aimait, il aimait trop fort, trop grand. Mais Astrid n’était pas comme lui, elle n’avait pas besoin de lui. Alors avant qu’elle le quitte en lui collant une gifle en pleine figure, il lui dit quand-même, réellement intéressé. « Mais toi, qu’est-ce que tu fais là ? »

Quatre ans. Certes, il ne s’était plus autant éloigné et n’avait jamais repris leur exacte route de rencontre. Mais durant ces quatre années il avait vu du pays et avait pu rencontrer et revoir tellement de gens, de manière logiques ou plus improbables. Mais jamais, en quatre longues années, il n’était retombé sur elle. Alors pourquoi ce soir ? Pourquoi maintenant ? « Je… je pensais pas te revoir un jour. » Et puis, d’un murmure, d’un souffle alors que de ce réflexe bizarre et stupide il la prend dans ses bras, les lèvres contre son oreille, ses mains qui la serrent comme s’il allait devoir lui dire adieu. « Tu m’as manqué. »
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1695 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 40
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Re: Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Dim 15 Mar 2020 - 23:50


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Why do I keep coming back to you ? ;
astrid & wyatt


— Il est difficile d’assimiler les choses qui peuvent facilement dégénérer. En réalité, vis à vis du relationnel, elle n’a jamais été en mesure de trouver les mots adaptés. Rien n’est facile, rien n’est supportable. Quand on a eu la vie de la jeune rousse, on ne peut pas se fier aux autres, aux sentiments, aux ressentis, on ne peut pas choisir de quoi demain sera fait et on peut encore moins prétendre que tout pourra s’arranger. La douleur au fond de son bide, quand elle a réalisé qu’avec lui, ce n’était pas possible. La douleur d’imaginer qu’elle ne le verrait sans doute plus jamais. Sauf qu’il n’a jamais été question de ça, ça n’a jamais été facile ou même permis, ça n’a jamais été possible, voilà tout. Et il n’est donc pas nécessaire de réfléchir plus loin puisque de toute façon, ça ne change absolument rien. Astrid sait que tout ceci est vain et si elle tente vainement d’y croire, elle ne parvient pas à y parvenir. Il n’y a pas de solution miracle, il n’y a pas de méthode arrangeante. Cette douleur dans l’estomac, elle empêche le coeur d’aller bien. Elle ne permet pas d’arranger le sentimentalisme qui lui arrache une grimace au réveil, et lui donne mal au coeur quand elle se couche. Elle ne sait plus, et en réalité, elle a l’impression de seulement tourner en rond. La boucle ne se termine pas. Et à force de se perdre dans une histoire qu’elle n’assimile pas, elle ne voit pas de méthode pour que ça s’arrange. Le temps s’écoule, les années passent et la douleur continue de lui arracher le bide. Elle ne supporte pas ça, et il est absolument hors de question pour elle de laisser ça de côté, elle ne le pourrait pas. Et elle ne sait même pas si elle en a au moins envie. Dans le fond, à force de calculer le moindre de ses pas, elle a réalisé qu’il ne lui était plus possible d’avancer et d’évoluer. S’il n’est pas facile de déterminer le sens de tout ça, ça ne veut pas dire que ça améliore la situation. En réalité, sans doute tourne-t-elle trop souvent en boucle, sans doute fait-elle des erreurs, des stupidités. Elle ne saurait pas le dire, et en fin de compte, elle n’a pas vraiment envie de réfléchir à toute cette histoire. Parce que dans le fond, rien ne facilite cette situation. L’amour a une lueur étrange, c’est une émotion qu’elle ne parvient pas à analyser et cela lui fait perdre le contrôle. C’est la seule chose qu’elle ne peut pourtant pas faire. Perdre le contrôle, perdre la bonne direction, perdre le bon sens de la réflexion, c’est ce qu’elle doit éviter en priorité et pourtant, elle n’y arrive même pas. Et elle déteste ça. Il faut que ça cesse, que ça se termine. Il faut qu’elle reprenne le contrôle.

Mais elle ne le veut pas. En réalité, elle s’aventure depuis tout ce temps au coeur de la forêt pour le croiser. Elle prétend que ce n’est pas le cas pour se mentir à elle-même mais elle sait que c’est stupide, elle sait que c’est la seule chose qu’il ne faut pas qu’elle sache et elle se trompe à chaque instant parce qu’elle n’en a pas envie mais elle n’a jamais été en mesure de faire autrement. Ses pas étaient dirigés sans qu’elle ne soit en mesure d’aller contre ça, sans qu’elle ne soit en mesure de faire autrement parce que dans le fond, elle n’en a même pas envie. Déchirée entre le coeur et le cerveau, elle ne parvient pas à équilibrer tout ça comme il le faudrait et elle ne supporte plus ça. Elle ne supporte pas d’être contrôlée comme elle l’est et pour le coup, elle se retrouve prise au piège entre les mains d’un homme qui n’en a même pas conscience. Tout ceci finira par dégénérer, une situation qu’il n’est pas facile d’accepter mais on ne peut que le voir de près, on ne peut qu’y faire face, qu’on l’accepte ou non. L’amour, c’est ça, ça nous prend aux tripes n’est-ce pas ? Elle en avait entendu parler, c’est vrai, mais elle ne savait pas jusqu’où ça pourrait aller. C’est effrayant, perturbant et destructeur. Elle ne sait pas où donner de la tête, elle ne parvient pas à trouver les mots qu’il faudrait dire et cela lui fait mal au ventre. Elle a envie d’y croire, c’est vrai, mais ce n’est jamais aussi simple.

Alors elle verra bien.

Il s’avance, brise la distance entre eux. Elle aime cette proximité mais elle ne sait pas comment gérer ce sentiment. Elle se perd mais apprécie, ne sait pas comment elle doit s’y prendre. Sa main sur sa joue, il ne s’y attend pas, et son sourire, il lui avait manqué, voilà qu’elle sourit, elle aussi. Mais dans son regard, il lui a une certaine tristesse qu’elle ne parvient pas à comprendre, à assimiler. Elle trouve ça touchant mais la pensée que ce n’est que le début ne tarde pas à la traverser. Quoi qu’il se passe, elle le sait, elle lui fera mal. Elle ne le voudra pas, elle fera de son mieux, mais ça fera mal, malgré tout ce qu’elle pourra bien en dire. Leurs doigts se mêlent, se perdent et ils restent l’un avec l’autre, ils ne se séparent pas, impossible. On dirait deux gosses, deux adolescents qui découvrent un sentiment étrange, qui sont incapables de faire le point et d’analyser correctement une relation aussi étrange. L’amour, c’est étrange et elle tente de comprendre mais elle n’y arrive pas. Elle se perd, et elle n’aime pas ça. Il faut qu’elle reprenne le contrôle mais elle n’y arrive pas. Et encore une fois, elle ne sait pas si elle en a envie. Sans doute est-ce ça qui est plus dur à vivre encore que le reste.

Ce sont ses mots à lui qui la perturbe encore plus. Il prend la parole, débite, lui dit tout ce qui lui passe par la tête et elle a la tête qui tourne presque. Non que cela ne la touche pas, au contraire justement. C’est si fort qu’elle ne sait même plus où donner de la tête face à tout ça. Mais elle apprécie ce qu’elle entend, elle ne pourrait guère le nier. Elle ressent les mêmes choses, elle ne sait juste pas où donner de la tête et elle n’a pas pour intention de se prendre la tête à propos de tout ça. C’est une affaire perturbante et étrange. Une histoire qu’elle ne comprend pas toujours et elle se perd quelque peu. Mais elle apprécie la situation, elle apprécie ce qu’elle ressent et elle est incapable d’aller contre ça. Elle ne le pourrait juste pas. Elle ressent tout ça et pourtant, elle est presque incapable d’y mettre de réels mots. Elle le regrette mais elle sait qu’il n’y a pas de solution miracle. Elle n’y connaît rien, elle ne sait pas comment elle doit faire et elle n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir plus que ça. Ce qu’elle fait là ? Elle ne saurait le dire. La liberté de l’être, la volonté de le voir sans qu’elle ne puisse l’avouer. Son envie de rester loin tout en s’approchant quoi qu’elle puisse faire contre ça. La mercenaire se perd parce qu’elle ne voit pas ce qu’il est juste de faire. C’est compliqué. " Je ne sais pas. ". Et c’est sans doute ça la douloureuse liberté, la vérité compliquée. Elle ne sait pas et elle n’a pas envie de trouver un sens à tout ça, elle a envie d’y croire mais elle n’y parvient pas. Parce que c’est plus compliqué, beaucoup trop compliqué. Elle n’a jamais connu les mots, et elle n’a jamais éprouvé le besoin de les comprendre. Elle ne sait pas, et ça l’étouffe, quoi qu’il dise, quoi qu’elle ressente. C’est compliqué. Mais que cela le soit ou ne le soit pas, il faut qu’elle parte ou tout s’effondrera autour d’elle. Une option qui n’est pas envisageable. Si elle décide d’essayer, si elle choisit d’y croire, elle ne pourra plus reculer dès que sa bouche finira par s’ouvrir. Et que ce soit évident ou non, ce n’est pas le cas. " Je ne sais pas ce que je cherche, Wyatt. C’est pour ça que j’ai disparu, c’est pour ça que je me suis envolée. ". C’est difficile à avouer, à admettre. Il a peut-être cru qu’elle était juste occupée mais elle lui doit la vérité n’est-ce pas ? Il ne l’a pas oubliée, elle non plus. Et maintenant, un peu de sincérité devrait aider à adoucir les coeurs. C’est juste que ce n’est pas ce qu’elle gère le mieux. C’est juste qu’elle ne sait pas comment elle doit s’y prendre, justement. " Tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas qui je suis. Et pourtant, tu t’attaches à moi et de mon côté, je ne sais même pas où donner de la tête. ". Au moins, elle dit les choses comme elle les pense. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile. Ce n’est pas le cas. Et c’est compliqué. " Je n’ai jamais été proche… De personne. T’es le seul avec qui j’ai envie d’essayer. Mais je ne sais pas si ça pourra fonctionner. C’est… Compliqué. ". Très compliqué. Mais elle est disposée à essayer, s’il en a envie aussi. Ce sera une histoire compliquée, c’est tout.

Bordel, même son esprit ne parvient plus à former des songes exactes. Elle s’écrase au milieu de pensées qui se bousculent et qui forment un bloc incroyable. Elle ne sait plus. Il la prend dans ses bras et elle s’y réfugie, elle savoure le contact, se presse contre lui. Elle apprécie, savoure. Elle se sent bien et il lui serait impossible de prétendre le contraire. " Tu m’as manquée aussi, homme du ciel. "



Dernière édition par Astrid Helgusson le Mar 28 Avr 2020 - 17:42, édité 1 fois
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Thirteen MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 1011 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : jenesaispas ;; - doom days / keane - somewhere only we know METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 64
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le Sam 28 Mar 2020 - 17:19

Quatre ans. Il s’est passé tellement de choses durant ces quatre années. Lorsqu’il l’a quitté, il n’était qu’un simple homme écrasé du ciel. Les cicatrices qui jonchaient son corps étaient encore fraîches et il ne savait même pas s’il allait rentrer chez lui un jour. Pas plus qu’il ne savait s’il avait un réel chez lui. Ce mois de juin, il s’en souvient comme si c’était hier. Voilà des mois qu’il avait quitté le cocon de son peuple pour s’aventurer seul dans le monde. Tout était remis en question, ce qu’il savait et ce qu’il ne savait pas encore. Le doute prenait toute la place dans sa tête alors qu’il n’avait plus idée de ce qui était à faire ou non. C’était là qu’elle était apparue, comme un mirage. Un rêve éveillé auquel il ne s’autorisait que rarement à penser.

Quatre ans. Sa vie a tellement changé en quatre ans. Il est devenu conseiller, deux fois. Il a vu son monde s’écrouler, ses rêves s’envoler dans un cyclone meurtrier. Puis il s’est relevé, il a marché de nouveau sans elle à ses côtés. C’est son seul rêve intouché, son seul souvenir inébranlable. Astrid est dans une bulle tellement précieuse et tellement tendre que malgré tout ce qu’il avait traversé, rien n’avait atteint cette journée. La tempête lui était passée autour. C’était l’œil de son cyclone, le calme absolu, là, planté au milieu du chaos. C’était son but impossible à atteindre alors qu’il ne maîtrisait plus rien.

Quatre ans. Est-ce que ta vie a changé autant que la mienne ? Est-ce que t’as traversé les océans et les tempêtes ? Est-ce que t’as tout remis en question encore et encore ou est-ce que c’est que moi ? Est-ce que la seule chose qui n’a pas bougé après toute ces années, c’était moi ? Est-ce que tu te souviens de moi comme je me souviens de toi ? Est-ce que tu te souviens de ta peau contre la mienne, de tes lèvres qui se mêlent aux miennes ? Est-ce que c’est juste moi, est-ce que je suis fou de te vouloir encore près de moi ? C’était impossible, souviens-toi. Pourtant, t’es mon impossible que j’ai envie de rendre possible. Laisse-moi me battre pour toi, s’il te plaît. C’était trop long sans toi, loin de toi, pars pas, reste près de moi.

Il est bercé dans son illusion, entre rêve et réalité. S’il approche pour la toucher, pour ce besoin irrépressible d’un contact pour être sûr qu’elle soit vraie, il a du mal à y croire. Perdu dans son crâne, attaqué par la fatigue, le froid et le choc, il se perd entre ses doigts, des mots et des maux. C’est un mélange étrange alors qu’il ne cherche pas à faire semblant - il n’a jamais cherché avec elle. Les mots s’écoulent comme s’il avait retenu ces aveux en lui quelque part tout ce temps. Mais il lui retourne la question avec tous les doutes qu’elle amène. Peut-être qu’elle ne veut pas de lui, pas le voir. Peut-être qu’elle n’a pas besoin de lui comme il a besoin d’elle. La voix de la rouquine s’élève dans le froid qui les entoure et il baisse les yeux alors qu’elle lui dit qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait là. C’était ça, la conclusion à tout ça.

Quatre ans. De rêves et d’illusions, à croire qu’elle était vraiment plus qu’une autre, que s’il avait ressenti quelque chose d’aussi fort ça avait forcément une signification. Quatre années à se dire que s’il la revoyait, peut-être que tout ferait un peu moins mal, que les épreuves seraient un peu moins dures à encaisser. De longues années à se persuader que c’était elle le remède à toutes ses peurs. Et s’il s’était trompé, et si elle n’était qu’un tremblement de terre. Un volcan, fascinant, obnubilant qui allait finalement le brûler. Est-ce qu’elle était sa fin plutôt que son début ? Est-ce que tout ce temps il avait pris l’ombre pour de la lumière ?


Terré dans son silence, cherchant à retrouver l’équilibre dans un monde qui perd tout son sens, n’ayant plus rien à quoi se raccrocher c’est la voix de la femme du désert qui le sort de sa spirale. C’est un aveu qui l’enfonce un peu plus dans son mal-être et dans les milliers de questions qu’il ne peut pas prononcer. Sans voix, simple spectateur de l’espoir qui prend fin, il cherche du regard le sol, n’importe quoi, pour s’y raccrocher.

Quatre ans. J’ai cru que t’étais quelque chose d’autre. Parce que j’avais jamais ressenti ça, tu sais. Pour personne. La seule qui m’a fait tourner la tête autant que toi, c’est la terre qu’on foule toi et moi. J’ai cru qu’on pouvait s’apprendre, se comprendre. J’ai cru que t’étais cette pièce du puzzle manquante que j’arrivais pas à trouver. Pardon de m’être trompé, pardon de t’avoir volé toutes ces années. Je sais que t’as rien demandé. Je voulais pas que tu te sentes obligée de fuir. T’avais pas à fuir, c’est moi qui aurais dû faire autrement. J’aurais jamais dû t’embrasser ce jour là, j’aurais jamais dû te dire ça. C’est bon, pars, laisse-moi, t’es mieux sans moi.

Sa gorge est trop serrée pour qu’il dise quoique ce soit. Alors il profite lâchement du peu de contact qui leur reste, les doigts les uns dans les autres et il attend qu’elle le quitte pour de bon. Fini les faux espoirs, les rêves d’un jour la revoir. La suite lui serre un peu plus le cœur, il le sait : elle a raison. Le biologiste s’est perdu dans son instinct, dans un ressenti inexplicable, quelque chose d’injustifiable et elle mérite mieux que ça. Il ne la contredit pas, ne cherche pas à argumenter, attendant juste patiemment la sentence qu’il sent arriver. Mais les mots qui suivent lui font relever les yeux vers elle. Ses billes noires se perdent dans les yeux clairs de la fille du sable et il lui laisse un sourire en coin comme seule réponse.

Quatre ans. C’est compliqué depuis le premier instant. Dans cette rivière, loin de tout. C’était déjà un peu interdit, quelque chose de tellement risqué et sur le fil qu’ils n’auraient jamais dû passer le pas. Mais ils l’ont fait, pourquoi ? Y a tout qui va contre eux, le monde avance à contre-courant de leurs sentiments et leurs pulsions. Pourtant, c’est plus fort que ça, c’est horrible cette envie d’essayer quelque chose que l’on sait voué à l’échec. C’est pire que tout, ça détruit, lentement mais sûrement.

Astrid dans ses bras, son corps un peu plus contre le sien, il la garde contre lui alors qu’elle lui avoue qu’il lui a manqué aussi. Ses lèvres qui embrassent son crâne et le quittent, sa joue qui vient se perdre contre elle avant qu’il ne parle, d’une voix un peu plus douce et plus posée qu’auparavant. « Quand… quand j’suis né, on était dans une boîte en fer dans le Ciel depuis des dizaines d’années. La vie sur Terre était impossible et même pas envisageable. J’ai passé toute ma vie déchiré et horrifié à l’idée de ne jamais pouvoir la toucher. Pourtant tout le monde était très clair à ce sujet : on n’y mettrait pas les pieds. Et regarde… » Il saisit sa tête entre ses doigts, confrontent leurs deux visages, leurs regards l’un face à l’autre, l’un dans l’autre. « … J’suis là, avec toi. » C’est un souffle alors qu’il l’embrasse. Ses lèvres qui se perdent contre les siennes et la fraîcheur qui devient une chaleur douce et réconfortante.

C’était comme la première fois, comme s’ils ne s’étaient jamais quittés ce jour-là. Lentement, il quitte ses lèvres et pose son front contre le sien. « C’est compliqué et on ne se connait pas, je ne peux pas te contredire. Mais j’ai envie d’essayer, moi aussi. J’ai envie d’y croire, pour toi. » Des murmures, seulement pour eux, que la forêt ne peut même pas entendre alors qu’il la serre un peu plus contre lui, ses mains s’étant décalées dans le dos de la rouquine. « Dis-moi tout ce que tu veux, donne moi un millier d’arguments qui pourraient faire que je ne devrais pas m’attacher à toi si tu veux, mais tant que t’auras envie d’essayer, alors je serai là. » Sa main glisse contre son dos pour attraper le bras de son dos, se caler entre ses reins. Son contact lui a manqué. « Je t’écoute, dis-moi ce qu’il y a à savoir sur toi, femme du désert… ».
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1695 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 40
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le Mar 14 Avr 2020 - 14:29


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— Aux yeux d’Astrid, la solitude n’a jamais été un réel problème. Elle n’a jamais compté pour grand monde et elle a fini par croire que tout serait plus simple, plus facile, plus supportable, sauf que ce n’est pas le cas. La solitude fait mal au bide, la compréhension continue d’être perturbante par moment. Tom l’avait accueilli parce qu’il savait qu’un bébé était formatable. Ca peut sembler fou mais elle a fini par le comprendre. Il aura juste fallu qu’il meurt pour que ça arrive. Quelqu’un l’a tué et alors qu’elle n’a jamais été en mesure de trouver le meurtrier. Et désormais, elle réalise qu’elle n’a jamais véritablement compté pour lui. Une douleur dans le bide pendant quelques mois mais ça a fini par disparaître et alors, la rousse en est venue à se dire qu’elle ne comptait pas pour les gens. Alors elle a repoussé tout le monde, elle a gardé ses distances et elle s’en est estimée heureuse. Seule, elle était plus forte hein ? Mais dans le fond, elle l’a toujours été. Une nuit dans les bras d’un homme, ça ne change pas grand chose. Ca ne fait rien, finalement et ce n’est qu’un détail. Alors quand un homme se pointe et lui laisse entendre qu’il tient à elle, elle se perd et elle ne parvient pas à savoir si l’idée est concevable ou adéquate. Ce n’est pas le cas et ce n’est pas simple non plus. Mais à expliquer, c’est plus difficile encore.

Parce que mine de rien, il n’y a pas beaucoup de choses à dire sur Astrid qui puisse être vu du bon côté. Ca n’a jamais été le cas, ça n’a jamais eu une facilité évidente. Le côté mercenaire, déjà, ça marque une fermeture pour les autres, c’est un fait. Et il devient vite impossible d’aller contre ça. Les gens ne peuvent pas comprendre son mode de vie, son blocage quant à l’intérêt de chaque vie humaine, son illusion de logique quand elle enferme quelqu’un. Peut-être que ça peut paraître fou pour les gens, pour elle, il y a une certaine logique. Une certaine nécessité mais dans son monde, il y a toujours eu des esclaves. Et justement pour cette raison, il est impossible d’aller contre ça, impossible de réparer la chose. Mais pour les autres, c’est un trait inhumain, une idée stupide qu’ils n’auraient pas dû prendre et elle est quelque peu incapable de faire le point vis à vis de ça. C’est difficile, c’est un fait. Et c’est une prise de tête difficilement admissible. Elle comprend aujourd’hui que certains maîtres sont stupides et débiles, elle a conscience qu’il y en a qui abusent de leurs conditions et elle n’apprécie pas la situation. Mais qu’est-ce qu’elle y peut ? Elle devrait laisser tomber son métier ? Et elle ferait quoi d’autre parce que bordel, Astrid, elle est douée pour ça. Elle a cherché toute sa vie pour se faire accepter. Quand elle est parvenue à se faire un nom et qu’il a fallu pour cela qu’elle abandonne la bienséance, elle n’y a pas vu de problème. Sans coeur, sans sentiment, sans ressentir quoi que ce soit. Parce que c’était ça, sa capacité. La solitude, le rejet, ça lui avait brouillé le cerveau quant aux sentiments. Elle ne ressentait que bien peu de choses, comme un robot stupide. Et elle n’a jamais éprouvé de manque à ce niveau, au contraire, elle se persuadée que c’était mieux comme ça, que c’était plus simple, alors que ce n’était pas le cas, bien sûr. Mais que pouvait-elle dire hein ? Elle était persuadée que c’était ce qu’il fallait faire.

Voleuse, tricheuse, menteuse. Elle ne compte pas beaucoup de qualité. D’ailleurs, si elle cherche, elle n’est pas certaine d’être capable d’en trouver. Elle ne s’est jamais venue, elle n’a jamais été en mesure de le faire et elle n’a jamais non plus cherché à le faire. Comme si c’était plus facile comme ça. Ca ne fonctionne pas comme ça, pas du tout même. Mais bon. Aujourd’hui, elle en ressent le besoin. Devant Wyatt, elle a peur de perdre le contrôle, elle a peur de passer pour une imbécile et elle a envie de le voir s’attacher à elle pour une bonne raison, sauf que ça n’arrive pas si facilement et c’est bien dommage. Astrid le sait, ses amis sont peu nombreux, alors que la liste d’ennemis est sans doute un peu trop nombreuse. Elle n’a jamais cherché à attirer les gens dans sa direction alors ils ne sont pas venus. Et en fin de compte, elle ne compte pas le respect qu’on lui accorde comme autre chose que du respect, ce n’est pas de la sympathie, ni de l’affection, ça n’a jamais été le cas.

Pendant les quatre années où elle a gardé ses distances, Astrid a pesé le pour et le contre et la liste de contre n’a jamais cessé de s’agrandir. Ca la tuait de l’intérieur. Mais malgré tout ce qu’elle pouvait bien en dire, il ne lui était pas possible d’aller contre ça. Elle ne pouvait pas refuser ce sentiment d’impuissance. Il allait souffrir, à ses côtés, c’est la seule chose dont elle était certaine alors pendant quatre ans, elle a essayé de l’oublier. Elle n’y est jamais parvenue. Elle n’en a d’ailleurs jamais eu envie.

Dans le fond, le cerveau et le coeur sont incapables de se mettre d’accord sur ce sujet en particulier. Astrid s’en rend compte. Et si ça vient à ne durer que cinq minutes alors elle le comprendra. Elle saura qu’elle aura essayé et qu’il est parti parce qu’il n’a pas aimé celle qu’elle est. Parce que c’est forcément ce qui arrivera non ? Ils vont finir par apprendre à se connaître et elle va réaliser qu’ils ne sont pas suffisamment proches l’un de l’autre. C’est compliqué. Au moins, elle parle sa langue, ça fait une certaine facilité. Sinon, les choses auraient été bien plus catastrophiques qu’elle n’aurait pu le vouloir.

Au moins avec lui, elle se montre honnête, sincère. Elle ne sait pas ce qu’elle cherche, elle ne sait pas non plus ce qu’elle va trouver et à ses côtés, elle ne sait pas vers où elle va aller. Si elle a envie de faire la route à ses côtés, elle n’est pas certaine de pouvoir garantir que ça se passera bien. Souvent, ça risque même d’assez mal se passer, sans qu’elle ne puisse supposer que ça ira. Ca n’a jamais été si simple et ça a toujours été plus facile ainsi, aussi. Alors bien sûr, ce n’est pas ce à quoi il s’attendait et son envie n’est pas de le décevoir. Sauf que les chose sont comme elles sont et il n’est pas possible d’aller contre ça. Elle veut être le plus honnête possible avec lui et c’est déjà une grosse avancée. Astrid, c’est une menteuse, une mauvaise personne, une salope aux yeux de bien des gens, surtout dans le désert. Elle ne donne rien d’habitude, elle prend tout. Tout ce qui lui revient comme tout ce qu’elle peut attraper qui ne lui appartient même pas. Mais ses poches à lui, elle n’y a même pas mis la main. C’est dire à quel point il est nouveau pour elle. Et ça l’amuse, parce qu’il lui est impossible d’aller contre ça. Il est vrai qu’ils ne savent rien de l’autre. S’ils ont réussi à se rapprocher ainsi lors de leur première rencontre,

Peut être que de son point de vu à lui, tout paraît possible, oui, c’est possible, elle ne saurait le dire. Il a vécu dans une cage en métal, et il pensait y rester toute sa vie pourtant, il a fini par en sortir. Et tout est semble-t-il devenu plus facile alors. Mais est-ce que c’est vraiment le cas, elle ne saurait le dire. Tout ne devient pas possible, malgré un truc de ce genre, ça ne fonctionne pas ainsi. Tout ne devient pas possible juste parce qu’on a vécu un truc peu acceptable. Elle aimerait le croire mais dans son monde à elle, ce n’est malheureusement pas aussi simple que a. Et elle en a pleinement conscience, justement. Mais là, comme ça, juste en face de lui, elle ne sait pas vraiment comment elle doit se comporter avec lui et ça l’oblige à se renfermer sur elle-même peut-être. Elle ne veut pas paraître déplaisante, mais elle sait qu’elle y arrive malgré tout parfois. Ses doutes lui font tourner la tête. Oui, malgré sa cage en métal, il est ici avec elle et on peut sous entendre que ça change tout. Mais est-ce vraiment le cas ? Malgré tout ce qu’elle pourrait dire, elle a envie à nouveau de profiter de l’instant, elle a envie de croire que tout pourrait bien se passer mais elle sait aussi que dès qu’elle ne sera plus à ses côtés, elle va se mettre à douter à nouveau et à croire que ce n’est pas possible. Elle espère juste que quatre années ne s’écouleront pas avant la prochaine fois où leur route se croisera. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, malgré tout ce qu’elle pourrait en penser. ” Oui, tu es là avec moi. Mais est-ce que ça veut dire que tout est possible, je ne sais pas…”. Peut-être que ses doutes sont trop nombreux, peut-être qu’elle se pose trop de questions mais face à un sentiment nouveau, elle ne peut prétendre savoir quoi faire. C’est bien ça le problème justement.

Que penserait-on si on les voyait ainsi, hein ? Elle ne saurait le dire, peut-être même qu’elle n’a juste pas envie d’y penser. Malgré tout, il est presque plus facile pour elle d’y penser parce que cela lui permet de se détacher un peu. Mais ce n’est pas non plus ce qu’il faut faire là tout de suite, ce n’est pas du tout la solution adéquate.

Et en même temps, est-ce qu’elle a envie de parler d’elle ? Est-ce qu’elle veut lui dire ce qu’elle en pense, ce qu’elle voit en elle alors que ça pourrait le faire fuir ? Disons que les choses qu’elle visualise ne plaisent jamais à personne et elle en a toujours eu conscience. Elle ne veut faire de mal à personne, mais elle aimerait y croire, elle aimerait penser que c’est plus facile que ça. Ce n’est pas le cas. Mercenaire, ce n’est pas un emploi qu’on envie aux gens, au contraire. En général, c’est le genre de chose qu’on repousse, peut-être même. Mais dans le fond, ce n’est pas non plus en tournant autour du pot qu’elle réussira à avancer. ” Je suis mercenaire. Je capture des gens, j’en fais des esclaves. Nombreux sont ceux qui ne trouvent pas cet emploi louable. Je suis une voleuse également et je mens.. Tout le temps”. Il ne lui est guère possible de lui faire comprendre qu’elle ne ment pas, là maintenant, malgré tout ce qu’elle pourrait dire. La vérité, c’est qu’elle n’est pas digne de confiance, elle ne l’a jamias été. Elle avant les autres, elle a appris à penser comme ça. Pourtant, Wyatt se glisse dans ses songes malgré tout ce qu’elle pourrait en dire et tout lui paraît soudainement compliqué. Elle se recule, se sentant d’un seul coup étouffé dans ses bras, mal à l’aise. Son but n’est pas de le repousser mais ne serait-ce pas la première chose qu’elle ferait de bien, que de lui faire comprendre qu’il mérite mieux, malgré tout ce qu’elle pourrait en dire ? ” Je n’ai jamais été honnête avec personne, je ne sais même pas comment il faut faire.”. Elle passe doucement une main sur son visage, se met à faire quelques pas, comme si ça pouvait la calmer. ” En fin de compte, à tout moment je pourrais te capturer et t’emmener là-bas, tu me rapporterais beaucoup”. Et c’est comme ça qu’elle pense, d’habitude. Comme ça qu’elle a pensé toute sa vie. D’un seul coup, tout change, se bouscule, vole en éclat et alors, elle ne sait plus quoi en penser. ” Mais tu me fais tourner la tête et je sais pas si j’apprécie ou non ça. Je perds tout le contrôle dès que tu poses la main sur moi”. Et pour quelqu’un qui contrôle tout de a à z, c’est pire qu’un électrochoc.

Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Thirteen MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 1011 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : jenesaispas ;; - doom days / keane - somewhere only we know METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 64
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le Ven 13 Nov 2020 - 20:43

C’est un jeu dangereux auquel se prête le conseiller. Lorsqu’il a rencontré la beauté désertique il n’avait aucune responsabilité si ce n’est celle de sa propre vie et surtout, le monde était très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Le monde ne les a pas attendu, ni eux ni leurs pulsions d’amour pour continuer d’exister. Alors lui affirmer haut et fort qu’elle ne pourrait rien changer à sa décision de se jeter dans ses bras, de s’arracher le cœur encore battant pour lui offrir, n’était-ce pas un peu précipité ?

La vérité c’est que tout lui passait au dessus lorsqu’elle était face à lui. Toute sa vie Wyatt avait voulu ressentir, toute sa vie, il avait cherché des moyens de se sentir vivant. Repoussant toujours le sentiment dans quelque chose d' inatteignable. D’abord, il s’était persuadé qu’il se sentirait vivant en touchant la terre, puis en changeant les choses, puis en aidant, en devenant un pionnier d’on-ne-sait-quoi. Rien n’avait réellement marché, s’il s’était longtemps voilé la face et qu’il avait voulu faire croire au monde qu’il avait un équilibre intérieur parfait, il n’en était rien. Le seul instant de sa vie où Sheperd s’était réellement senti à sa place c’était ce fameux jour de juin, quatre années auparavant, dans les bras de la rouquine. Ses lèvres rosées, ses yeux perçants, ses traits trop doux pour le danger qu’elle représente. Astrid avait fait battre son cœur sur la bonne musique, enfin, il avait réussi à accorder son palpitant au métronome de la vie. Le seul problème c’est que son rêve éveillé s’était envolé aussi vite qu’il était arrivé. Le battant avait déraillé et tout semblait à nouveau un peu hors temps.

Jusqu’à aujourd’hui. Un souffle. Un simple souffle et la partition reprenait tout son sens. Il ne pouvait la quitter du regard, s’empêcher de la toucher, la garder. Comment le lui dire, hein ? Comment lui montrer ? La bulle qui s’était créée autour d’eux dans cette rivière était trop belle pour être vraie, bien évidemment qu’il le savait. Pourtant, ça n’avait aucune importance, parce que lorsqu’il voyait les petites flammes se refléter dans son regard il savait. Ça dépassait l’entendement, la science et tout ce en quoi pouvait croire Wyatt. Ca n’avait aucune logique rationnelle et pourtant, c’était plus vrai que tout ce qu’il avait pu connaître dans sa vie. Alors que leurs peaux se frôlent dans une timidité presque touchante, la voix de la beauté du désert prend place dans la forêt. Elle est moins naïve que lui, certes, mais elle ne ferme pas toutes les possibilités non plus. Le brun ne peut s’empêcher un sourire un peu joueur mais discret, sa langue qui glisse le long de ses dents. « Je n’ai pas besoin que tout soit possible, j’ai déjà tout ce que je veux, suffit que tu sois là… » Ok, c’est un peu raccourci et ça ne prend pas du tout en compte toute sa vie à lui. Mais ça n’a pas tellement d’importance sur l’instant.

Le conseiller lui laisse la parole, cette fameuse parole qui est censée avoir le pouvoir de tout changer. Les yeux rivés dans les siens, il l’écoute avec une attention toute particulière. Les mots sont durs, l’aveu est violent et pourtant pas si surprenant, sans dire qu’il aurait pu deviner tout ça, il s’était bien douté ce jour-là, puis en découvrant de plus en plus sur son peuple qu’elle n’était sans doute pas là pour cueillir des fleurs. Est-ce que l’idée de savoir qu’elle a peut-être fait partie de ceux qui ont kidnappé les enfants à leur arrivée lui plaît ? Est-ce que celle de s’imaginer qu’elle a dérobé des gens à leurs racines le rend heureux ? Ce serait mentir que de dire que oui. D’ailleurs, si elle lui avait dit ça de but en blanc il y a quatre ans, Wyatt n’est pas capable de dire comment il aurait réagi. Pourtant, aujourd’hui, les seuls mots qui traversent ses lèvres sont « Tu m’as menti depuis qu’on s’est rencontrés ? » Sa voix est douce, ses mains ne quittent pas leur prise et son souffle se mêle toujours un peu au sien. Ses pupilles brunes ne dévient pas d’un seul millimètre tandis qu’elle continue. Ce ne sont pas les mots qui retiennent l’odysséen cette fois-ci mais ce geste, ce geste qui vaut tous les mots du monde. Il respire lentement, profitant de la chaleur de sa main avant de la voir s’éloigner et faire quelques pas. D’un geste peu convaincu, il tend la main comme pour l’attraper, sans le faire pour autant, la laissant bouger, tant qu’elle ne va pas trop loin. Les mots qui suivent lui font la regarder un peu plus attentivement, pas seulement ses yeux mais aussi ses lèvres et tout son visage. « Qu’est-ce qui t’en empêche ? » Qu’il lui lance avec une honnêteté déconcertante, un calme presque irréel. Finalement, les mots qui suivent lui collent un sourire de plus en plus grand sur le visage. Un de ces sourires qui creuse les joues et fait pétiller les yeux. Un sourire de malice et de délice. Comme s’il avait un élément qu’elle n’avait pas.

Wyatt casse la distance entre eux avec une lenteur accentuée et voulue. « Le contrôle, ça a toujours été une illusion, Astrid. » Ses yeux la scrutent de part en part, avec une curiosité et une douceur qui contraste avec son sourire narquois. « On croit souvent avoir compris, découvert les clés pour éviter les mauvaises surprises, se protéger ou même simplement avoir trouvé le chemin le plus simple pour avancer. Mais c’est faux, tout ça, c’est que du vent. T’aurais pu croire qu’on se croiserait ? Que des peuples débarqueraient de l’espace ? T’aurais pu croire qu’on finirait ici, ensemble, des années après ? Et là, je parle que de nous mais je sais très bien que ta vie est remplie d’autres mystères. Des chemins qui dévient, des obstacles et des surprises qui les pavent, constamment. C’est ça, le secret de la vie. On n'apprivoise jamais la Terre, parfois elle tremble sous nos pieds, parfois elle nous caresse avec un vent d’été. On est de simples témoins dans cette histoire mais par moments, des moments presque invisibles, qu’on peut louper, tout peut changer. Des moments qui déterminent tout, ou alors qui nous donnent ce fameux contrôle, juste un instant. » Finalement, il l’attrape par la main et ses doigts glissent du bout de sa main, remontant sur son bras puis attrapant sa nuque, se nouant dans ses cheveux comme si ça avait toujours été leur place. « Tu dis que tu perds le contrôle quand je te touche mais je crois que tu l’as plus que tu ne l’as nulle part, en vérité. Parce que là, Astrid, je peux te garantir que tu peux faire tout ce que tu veux de moi. » Un souffle pour finir sa phrase et ses lèvres viennent saisir les siennes, comme si elles avaient un secret qu’elle seule connaissait. Il relâche son emprise et glisse son nez contre le sien, ses yeux plus proches des siens que jamais. « Je me fous de ce que pensent les autres, je me fous même de comment tu les traites, la seule chose qui m’importe c’est de savoir ce que tu veux toi. Si tu veux ça. Parce que putain, Astrid, si y en a un de nous deux qui contrôle rien ici, c’est moi. » Ses mains la caressent tendrement, une sur sa joue et l’autre dans sa nuque. « Alors dis-moi que j’ai tort, que tu me fais tourner la tête pour faire de moi un esclave, que tu ressens pas ce que je ressens. Dis-moi que je me fais des films et que tu me mens, puisque tu dis que tu mens tout le temps. Dis-moi que t’as pas une partie de toi qui veut ça autant que moi, et je te lâche. » Il s’éloigne un peu et retrouve son regard, le cœur cognant mais confiant. Parce qu’il ne peut pas se tromper. Parce qu’elle ne peut pas lui mentir comme ça, pas vrai ?
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1695 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 40
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Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid) Empty Re: Why do I keep coming back to you? (Wyatt&Astrid)

le Dim 15 Nov 2020 - 19:21


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Why do I keep coming back to you ? ;
astrid & wyatt


— C’est un sentiment étrange qu’elle éprouve aujourd’hui. Toute sa vie, elle s’est demandée ce qu’on pouvait éprouver quand on aime. Sans qu’elle n’y prête une réelle attention, parce qu’elle estimait que ça n’avait rien à faire dans la vie d’une mercenaire, elle s’est plusieurs fois surprise à regarder les couples qui marchaient devant elle et à se demander ce que ça faisait d’aimer. Mais pour elle, c’est une histoire plus complexe puisqu’elle n’a jamais eu l’amour de ses parents, qu’elle n’a jamais connu et son tuteur s’est juste contenté de l’élever pour en faire comme un petit soldat utile. Elle a mis du temps à s’en rendre compte et pourtant, elle a bel et bien fini par le comprendre. Du temps, et de la difficulté. Parce que dans le fond, quand on est enfant, on s’attache quoi qu’on puisse en dire. Tom a pris la figure paternelle qui lui a été retirée et elle n’a pas apprécié cela. Mais il faut savoir faire avec ce qu’on a et il ne sert donc à rien de chercher plus loin. Difficile est la situation, mais il faut savoir faire avec parce que les options ne sont pas vraiment nombreuses. Astrid, pour le coup, elle n’a jamais vraiment cherché à comprendre un sentiment qui lui échappe, estimant que c’était plus simple comme ça. Est-ce que ça l’était vraiment ? Non, pas du tout, mais aujourd’hui, elle réalise qu’elle ne sait pas ce qu’elle ressent, elle réalise qu’elle ne comprend pas du tout ce qu’elle éprouve et elle se retrouve à devoir analyser une situation qui lui échappe.

Parce que c’est ici que se trouve la complication justement. Mise à mal avec ce qu’elle éprouve pour Wyatt, elle ne sait pas où donner de la tête et pour le coup, elle n’a pas vraiment envie de tergiverser trop longtemps. Si elle se met à réfléchir, elle finira seulement par se dire que c’est une mauvaise idée, justement, et c’est pour cette raison que tout devient difficile. Elle ne sait pas quoi lui dire, ni comment lui dire. Elle n’a pas envie de le perdre juste parce qu’elle est incapable de vraiment comprendre les émotions qu’elle n’éprouvait pas avant. Aujourd’hui, toute la vie de la jeune rousse est remise en question. Elle se retrouve avec un frère, seule et disposée à prendre toutes les décisions qui lui conviennent, et face à un homme qui semble éprouver bien des choses pour elle. Des choses qu’elle croit éprouver en retour mais est-ce que c’est vraiment si simple que ça ? Sans doute pas.

Parce que là où les sentiments marques une trace de blocage, leurs différents modes de vie compliquent encore d’autres choses qui deviennent plus insupportables. Parce que la mercenaire n’a pas un métier qu’on accepte, qu’on supporte. On la repousse, en général, et on ne lui fait pas confiance. D’ailleurs, quand ça arrive elle ment, trompe et trahit très souvent. Elle ne sait pas comment elle doit se comporter. Elle n’a jamais été dans le droit chemin et elle regrette, aujourd’hui, parce qu’elle réalise qu’il y a de nombreuses possibilités pour qu’elle lui fasse du mal. Il n’y a pas que la perte, il n’y a pas que la solitude, la déprime ni rien. Elle ne sait pas de quoi demain sera fait et elle en a peur parce qu’elle sait pertinemment qu’elle pourrait être amenée à lui faire du mal. Beaucoup de mal. Et un jour, elle finira aussi par le perdre parce qu’elle l’aura trop fait souffrir, voilà ce qu’elle voit, ce qu’elle ressent. Et bien que ce ne soit pas facile à voir, elle s’en rend compte dès qu’elle y réfléchit d’un peu trop près. Et ça fait mal parce qu’elle n’apprécie pas cette idée.

Et en même temps, est-elle vraiment en mesure de le laisser partir ? Non, même pas un peu parce qu’elle veut savoir où tout ça pourrait les mener, parce qu’elle veut ressentir tout ça, ne serait-ce qu’une fois et voir ce que ça fait. Et après tout, peut-être qu’elle se trompe non ? Peut-être qu’elle ne liu fera pas de mal, peut-être qu’elle est capable d’amour, même si elle n’a jamais su comment faire ? C’est une possibilité non ?

Suffit qu’elle soit là hein ? Aucune idée, elle voudrait croire que c’est si simple et quand il le dit comme ça, elle se surprend à vouloir y croire. Mais est-ce que c’est si évident ? Elle se retrouve à boire ses paroles, à l’écouter et à croire tout ce qu’il peut bien dire. Parce qu’elle veut vraiment que ça marche. Mais elle ne sait absolument pas comment il faut faire. ” J’aimerais croire que c’est si facile”, lâche-t-elle avant de sourire légèrement. Un sourire triste cependant.

Sa vérité éclate alors qu’elle lui dit tout, plus difficilement qu’elle n’aurait pu le croire. En fin de compte, c’est sans doute la première fois qu’elle se reproche de faire un tel métier. Parce qu’elle n’aime pas la simple idée de se retrouver à faire un truc pareil. Mais elle est prête à faire ce qu’il faut, pour qu’il comprenne sa vie, ses choix. Pour qu’il soit en mesure de mesurer la difficulté de la vie dans le désert et les options qu’elle avait en si petit nombre. Parce que c’est de ça qu’il est question non ? Elle se surprend à le voir rester devant elle, à lui demander si elle lui a déjà menti. N’est-ce pas le cas puisqu’elle ne lui a pas dit ce qu’elle était ? C’est une partie importante de son identité et pourtant, elle lui a caché la vérité. N’est-ce pas un mensonge en soi ? ” N’est-ce pas mentir que de ne pas dire qui on est vraiment ?. Il ne bouge pas, il reste près d’elle et ça lui montre déjà qu’il tient à elle non ? Ça lui montre déjà qu’elle a une certaine importance pour lui et ça compte. Ça compte énormément. C’est elle qui s’éloigne, tant sa honte se fait trop forte. Pour qu’ils mesurent l’un et l’autre dans quoi ils mettent les pieds, il leur faut prendre le temps de comprendre et de s’expliquer tout ça. Ça prend du temps. Et s’il garde ses mains sur elle, sera-t-elle vraiment en mesure de réfléchir ? Elle n’en est pas certaine. ” Parce que si je t’emmène dans le désert, je ne te verrais plus.”. Comme Sven qui a fini par disparaître au sein des combats de rue et qui n’a plus montré son visage par la suite. Elle refuse de perdre des gens, et Wyatt, il compte encore plus que les autres.

Il lui explique des choses évidentes, qui avaient besoin de mots et elle réalise qu’il a raison sur toute la ligne. On ne peut pas prévoir le futur comme il aurait été impossible de dire qu’un vaisseau finirait par tomber sur Terre avec tout un tas de gens dedans. Et bien d’autres choses encore. Eux, ils ne pensaient pas qu’il y avait encore des survivants ici bas, après tout. Ses doigts glissent de son bras, remontent à sa nuque et se mettent à jouer dans ses cheveux. Et elle ferme à nouveau les yeux sous ce contact pendant qu’il se met à dire qu’il ferait tout ce qu’elle lui demande, quand ils sont comme ça. Ses doigts s’écartent alors qu’il rapproche son visage du sien. Ce qu’il dit, ça la surprend sincèrement, alors qu’il se met à dire qu’il se moque de ce qu’elle a pu faire aux gens. Il veut juste savoir si elle veut ce nous, si elle veut ce qui se glisse entre eux. Et bien qu’elle ne sache pas si c’est une bonne idée, elle ne peut clairement pas nier qu’elle meurt d’envie, qu’elle pourrait mourir pour ce qui se glisse entre eux, malgré ce côté impossible. ” Ne me lâche jamais”. Et sans davantage de mots, sans réfléchir une seule seconde elle se jette dans ses bras et l’embrasse avec le plus de passion qu’elle puisse y mettre. Elle se moque de demain, de ce qu’on pourrait en dire. Aujourd’hui, là, maintenant, c’est la seule chose qui ait une réelle importance. Ses lèvres sur les siennes, leurs deux corps pressés l’un contre l’autre. Rien d’autre ne compte et ne comptera. Qu’on vienne lui dire que c’est mal, elle sera prête à bien des choses pour faire comprendre aux gens ce qui se passe.

Astrid Helgusson a un coeur, et c’est peut-être plus dangereux encore.

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