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Lubnjia Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : MΛDΛME Λ. MULTICOMPTES : None MESSAGES : 647 CELEBRITE : Mackenzie Davis COPYRIGHT : Avatars > @LUX AETERNA (3) & @Thinkky (3) • Signature > @AMIANTE METIER/APTITUDES : Tailleur / Artisanat {Tisserande} & Combat TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 133

Cold Reunion ⏚ Freyja Empty Cold Reunion ⏚ Freyja

le Jeu 23 Jan 2020 - 14:31

( COLD REUNION )
La porte claque. Tellement fort, d’ailleurs, qu’on entend le bruit de fracas au dessus de ce vent glacial qui caresse la plaine et les montagnes de la blonde depuis des jours, des semaines, peut-être. C’est qu’elle a été sotte, Lub’, complétement décérébrée, dans son besoin presque irrationnel de fouler son île et d’aller rejoindre l’Arbre des Naoris. Le temps s’était déjà dégradé depuis quelques temps, mais elle s’était sentie plus vive, plus rapide que le vent, peut-être… Elle ne s’était pas attendu, évidemment, à ce qu’une avalanche vienne mettre ses plans à terre et la boquer de toute part. Et ça l’avait finalement menée là, dans cette tribu qu’elle avait fuie depuis plus d’une décennie, dans cette baraque qu’elle avait quittée dans son insatiable recherche de liberté. Sa fierté bien enterré au fond de la gorge et poussée par les conseils — parfois — avisées de sa sœur, la Vaarhal s’était tournée vers ses parents, vers ce père, surtout, pour demander asile dans la maison dans laquelle elle avait jadis grandi. Et, il n’avait pas fallu bien longtemps pour que les choses se corsent : ils ne s’étaient jamais entendus et ne s’entendraient sûrement jamais ; les vieilles rancunes ne s’étaient pas atténuées, malgré l’irrémédiable passage du temps.

Dans sa hâte, Lubnjia avait laissé son manteau chez ses parents… Elle faisait maintenant les cents pas devant la porte, s’exhortant d’y retourner, au moins pour ne pas crever de froid sur place. Et, si elle n’avait ressenti que mépris et rancœur envers son paternel, Lub’ avait tout de même eu plaisir à revoir sa mère… La douceur de son regard contrastait tant avec la rudesse de l’homme qu’elle avait pris pour époux.

Elle commençait vraiment à geler, sa carcasse frigorifiée, son souffle s’échappant en volutes épaisses de sa bouche. Que foutait sa sœur ? L’aînée avait préféré affronter ses parents seule, laissant sa cadette vaquer à ses occupations, faire un tour dans cette tribu qui ressemblait à une ville fantôme, vidée de toute population ; ne restait de la vie que les lumières qui s’échappaient des minces fenêtres et la fumée qui s’échappaient des cheminée des mieux lotis. Lub’ se demandait d’ailleurs sir Caliban allait bien, s’il allait s’en sortir, sans elle, et s’il n’allait pas, surtout, foutre le feu à leur maison. Il savait s’occuper de son cul, le garnement, mais Lub’ ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter, tout de même. Se sortant de ce genre de pensées, la Vaarhal sautait maintenant sur place, enfonçant ses paluches dans ses poches et donnant parfois un coup de pied dans la neige qui ne cessait de s’entasser sur la plaine. Le dernier shoot — le plus véhément jusque là — avait envoyé la neige dans la tronche d’un canidé que Lubnjia connaissait bien… Elle ne put réprimer un mouvement de recul, pourtant, ni un sifflement de surprise ; le chien lui faisait toujours un peu peur, même si c’était une patte, même si c’était un amour, dévoué à sa sœur… Les bêtes qui ont des crocs capables de vous broyer les mains, ça a toujours fait flipper la blonde qui se prend pourtant pour une grosse dure à cuir. « P’tain. » — soupir de frustration, grognement de désapprobation — « Freyja ! » Si le ‘monstre’ était là, l’autre blonde ne devait pas être très loin.

On n’y voyait pourtant pas à plus de 4 mètres devant soi, et Lub’ hausse alors la voix, tout en plissant ridiculeusement ses yeux. « Sac à merde, viens par là ! » Elle se caille les miches, toujours, mais elle refuse de rentrer dans cette baraque sans sa sœur ; la fierté nous la tuera sûrement, cette tête de mule. Mais il fallait bien y retourner, dans cette maison… Par on ne sait quel miracle, Lub’ avait réussi à marchander sa nuit chez ses parents. Ce n’était peut-être pas la plus brillante des idées, ni la plus viable pour Lub’, mais elle était néanmoins ravie de pouvoir passer un peu de temps dans son ancienne piaule, avec sa sœur qu’elle n’avait plus le loisir de voir aussi souvent qu’elle le voudrait. « Bon… Ce soir, j’pense que ça va être soirée pyjama, t’en dis quoi ? » Elle pouvait enfin discerner la silhouette de sa sœur, alors qu’Althea avait posé son croupion poilu dans la neige, son regard doux posé sur la grande perche qui refusait de lui faire des gratouilles sur le crâne.


( Pando )
Forget your running
Freyja Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : Captain_M MESSAGES : 130 CELEBRITE : Saoirse Ronan COPYRIGHT : Moi METIER/APTITUDES : Chasseuse/Pisteuse TRIBU/CAMP : Pikunis POINTS GAGNES : 50

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le Sam 22 Fév 2020 - 14:15
Cold reunion


Elle redoute presque de rejoindre l’extérieur pour affronter de nouveau le froid glacial qui paralyse l’entièreté du village depuis trop longtemps maintenant. Si les saisons en ont décidé ainsi, jamais les Pikuni n’irait à l’encontre de leur mère nature et même Freyja n’est pas plus que ça agacée par toute cette neige qui s’amoncèle. En revanche, ce qui l’inquiète le plus est cette maladie mortelle qui décime les siens, uns à uns, progressivement. Un tissu autour de sa bouche et sur son nez, Freyja s’écarte du lit où tousse à s’en arracher les poumons, la mère de Vlad.

« Encore merci pour le remède et la soupe.
- C’est rien. Je t’en ramènerais d’autres demain et j’essaierai de voir si mes pièges ont pris. » Ils se connaissent depuis tout petit, se sont toujours côtoyer, ils leur paraissent extrêmement naturels de s’entraider comme les Pikuni l’ont toujours fait. Et même sans cela, Freyja n’aurait jamais laissé l’un des siens se démener seul, dans son coin. L’homme qui a son âge doit désormais gérer les peaux à tanner, sa petite sœur d’un an à peine et une mère souffrante qui n’arrive pas à se lever malgré sa force physique et mentale. Cette fièvre la terrasse depuis maintenant trois jours et même les petits remèdes que Freyja lui procure le temps de trouver quelque chose de vraiment efficace, lui font à peine baisser la température. Quant au père, ce dernier a trouvé la mort dans l’Ouragan.
Les amis d’enfance se séparent d’une accolade, Freyja leur souhaite courage et surtout bon rétablissement à cette femme, priant la nature de lui laisser encore de nombreuses années à vivre auprès de ses enfants. Ce n’est qu’une fois à l’extérieur exposée au froid mordant qu’elle retire le tissu de sa bouche avant de le cramer dans une des torches à l’abri du vent. C’est peut-être paranoïaque de sa part ou complètement inutile, mais elle a l’impression que même le tissu et les peaux qu’elle porte devraient subir le même sort et si cette denrée n’était pas si rare, c’est probablement ce qu’elle ferait.

Althéa la suit de près pendant un temps avant de prendre les devants au cœur de ce vent violent qui souffle toute sa rage dans son dos. C’est à peine si elle y voit à plus de trois mètres, plissant les yeux comme pour mieux appréhender son environnement, bien enfoncé dans ses peaux qu’elle chérit en cet instant. Ses bottes s’enfoncent dans la couche de neige et à peine arrive-t-elle près de chez ses parents que la voix de sa sœur couvre le bruit de cette bourrasque polaire.

« Sac à merde, viens par là !
- J’suis là ! » Elle gueule pour que sa voix moins grave que celle de Lub, passe par-dessus le vent tandis qu’elle poursuit sa marche. Si l’avalanche et cette maladie qui rôde dans les rues terreuses du village sont autant d’élément qui mine le moral des Pikuni, Freyja doit admettre qu’elle voit au moins là un aspect positif : La présence de Lubnjia pour un petit moment. Il a fallu lui secouer le crâne et lui faire rentrer que non, c’était bien trop dangereux de contourner ce désastre, même pour fuir l’immondice paternité, non sans l’avoir entendu gueuler, râler. Mais désormais, c’est de sa présence qu’elle profite enfin. Des années qu’elle n’avait pas passé autant de temps auprès de son aînée, même si comme toute grande sœur, elle l’emmerde parfois profondément avec sa trop grande gueule mais même ce côté d’elle lui avait manqué.
Elle entend Althéa jappé et la silhouette aux épaules carrées de Lubnjia se dessine dans la brume épaisse de neige et de vent.

« Bon… Ce soir, j’pense que ça va être soirée pyjama, t’en dis quoi ?
- Promis, l’hiver prochain ça sera dans ma hutte que cette soirée pyjama se passera. Elle ne compte pas passer sa vie ici, dans la même maison que ses parents. Sa liberté lui tient à cœur autant que son indépendance et même si Freyja côtoie généralement la maison familiale uniquement pour la nuit tant elle part en vadrouille constamment pour aider le village, elle veut sa propre hutte, aussi sommaire soit-elle. Elle tique, claque la langue contre son palais à regarder sa sœur se dandiner de froid sur place. Freyja jette un regard sur la porte close de la maison de ses parents avant de soupirer face à l’évidence. Pourquoi tu n’rentres pas au lieu de rester les miches à l’air par ce temps ? C’est la mort qui va t’attraper, pas la prochaine blonde du coin ! Sa main s’égare sur le crâne d’Althéa, toujours le regard plongé sur sa sœur qui se les gèles. C’est encore lui ? »
(c) AMIANTE




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