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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna, Lazuli Miskowiak MESSAGES : 336 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, lizzou signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 71

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le Ven 10 Jan - 22:45

   
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Stopping my exhausted steps

   
Des merveilles de la Terre, la neige était celle qui continuait de fasciner Maori. Les premiers flocons étaient toujours une source de joie et d'excitation, dès que leur pâle forme tombait du ciel. Bien souvent, les voir descendre ainsi des nuages, cela lui faisait penser à eux, qui étaient descendus des étoiles. L'atterrissage avait été bien plus douloureux et chaotique pour eux, bien loin de flotter dans les airs, de virevolter de droite à gauche poussés par le vent. Eux, ils auraient plutôt été un blizzard, rasant. A chaque chute de neige, Maori sortait la tête de sa tente, elle aimait se placer dessous et lever la tête vers le ciel, son bonnet vissé sur la tête, quelquefois le descendant jusque sur ses yeux pour éviter les cristaux de lui fondre dans les yeux. C'était un plaisir étrange, elle le savait bien, mais Maori ne pouvait s'en empêcher. La neige l'émerveillait, c'était l'un de ces phénomènes qui restaient un mystère complet pour elle. Elle ne s'intéresse pas aux explications scientifiques, et pour une fois elle ne s'intéresse même pas forcément à ce que les grounders en pensent. Elle veut garder une vision émerveillée, pure, naïve, de ces flocons qui constellaient ses épaules.

   
Il n'était pas recommandé de partir s'aventurer dans la forêt alors que la neige tombait par petits flocons, mais Maori n'a pas l'habitude d'écouter les recommandations. Elle en a assez d'être confinée au camp, elle n'est qu'à peine malade ! Elle n'a eu que quelques vagues symptômes de grippe, qui ont quasiment disparu depuis, elle tourne en rond entre les quatre pans de sa tête. Alors sans attendre, la jeune femme récupère son arc, enfile ses chauds vêtements, et s'échappe. La forêt est transformée, tapissée de blanc, Maori a l'impression de découvrir un nouveau monde. Elle s'éloigne du camp, repère son chemin sans problème les premières minutes, ses pas s'enfoncent dans une petite couche de neige, pas suffisante pour l'entraver mais assez haute déjà pour que ses semelles soient vite trempées. Elle a mis toutes ses paires de chaussettes, n'en a gardé que deux sèches et propres au cas où, pour l'instant ses pieds conservent la chaleur. Son arc à la main, Maori redécouvre tout ce qui l'entoure, réapprend à traquer avec le peu d'indices qu'elle a sous la main. Les feuilles, les brindilles ne lui sont plus accessibles, recouvertes d'un tapis blanc. Quand elle se retourne, ce sont ses traces qu'elle voit, qui serpentent entre les troncs. Déjà les quelques flocons qui tombent les remplissent, lentement mais sûrement. Maori esquisse un sourire, reprend sa route. Les animaux doivent se terrer à présent, eux ne sont pas fous et restent au chaud. Elle a peut-être quand même une chance de tomber sur quelques empreintes qui se seraient elles aussi incrustées dans la neige et qu'elle pourrait suivre. Maori regrette de ne pas être une bonne dessinatrice, sinon elle aurait aimé immortaliser ces empreintes. Si elle en trouvait.

   
Pour l'instant ce n'est pas le cas, la jeune femme s'enfonce en silence sous les frondes enneigées, ses yeux parcourent la livide neige, ses oreilles écoutent les sons portés par le silence blanc. Ses muscles sont réchauffés par la marche, le froid ne l'atteint guère. Maori se décide à prendre un chemin différent ; d'ordinaire elle va traîner du côté des Naoris, plus depuis qu'elle est consignée bien entendu, mais aujourd'hui elle ne prend pas vers le sud. Elle prend vers le nord. Vers le nord, et vers l'est, de toute façon l'ouest est très vite atteint pour eux. Ils finissent vite les pieds dans l'eau, lorsqu'ils partent de l'autre côté. Et la pêche n'est pas son fort, alors Maori s'avance vers le nord-est, vers le village des Pikunis. Cela fait longtemps qu'elle n'est pas allée par là-bas. Elle a envie de voir une plaine sous la neige, sa blancheur étendue à perte de vue, sa pâleur immense. Il y a une certaine beauté à voir des feuilles enneigées, des feuilles devenir d'un vert sombre parce que c'est l'hiver et qu'elles font pâle figure à côté de la neige. Maori a rangé soigneusement son arc, les mains enfoncées dans les poches. La couche glacée craque un peu sous ses pas, elle n'est pas si lourde que ça ! Sans trop s'en rendre compte, un peu perdue dans ses pensées, elle parvient près des champs des Pikunis. Elle est partie très loin, il lui faudra se presser pour rentrer avant la nuit. Elle doute que la neige soit phosphorescente, quoique les mutations peuvent avoir touché les flocons aussi, dans tous les cas elle ne verra pas une belle flèche vert clair, bien dessinée, qui lui pointe le chemin du retour. La jeune femme s'arrête quand même, bien décidée à profiter de la vision qui s'offre à elle. Du néant, à perte de vue. C'est comme l'espace, mais inversé. L'espace, en négatif. Du blanc, quelques taches plus sombres là où quelque chose émerge. Maori se demande comment les céréales font pour survivre là-dessous.

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Achlys Cintra
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le Mer 22 Jan - 19:40
Maori
&
Achlys
Stopping my exhausted steps

Elle tournait en rond. C’était couru d’avance, évidemment. Achlys n’avait jamais tenu en place, toujours occupée à faire quelque chose, d’intelligent ou non. Rarement quelque chose d’intelligent, d’ailleurs, parce que l’impression d’être immobile ou prise au piège lui donnait l’envie de faire des choses idiotes, comme maintenant. Achlys n’aimait pas la neige, et tout le monde au village l’avait bien compris ; elle ne cessait de s’en plaindre. Achlys n’aimait pas non plus être dépendante des autres, et si elle appréciait l’hospitalité sans faille des Pikunis, elle ne pouvait accepter l’idée de manger leur stock de nourriture sans participer au moins un peu, voire de ramener complètement sa part. Alors, elle avait fabriqué quelques pièges, et les avaient posés un peu plus loin dans la plaine, là où il y avait plus de chances de passage d’animaux sauvages. Car si certains hibernaient, d’autres seraient comme eux : à chercher de la nourriture. Achlys n’aimait pas non plus les plaines. Elle était capable d’apprécier la beauté du paysage, mais elle ne comprenait pas l’intérêt de la situation du village d’un point de vue stratégique. Certes, ils avaient une vue parfaite sur leurs alentours. Cela était également valable pour leurs possibles attaquants. Il n’y avait nulle part où se cacher, nulle part où s’abriter en cas de catastrophe climatique – comme ces chutes de neiges qui ne cessaient pas et qui irritaient sans compter la Kovarii. Et la proximité du village avec celui de ceux tombés du ciel ne lui donnait pas non plus une impression de sécurité.


Idiot, donc, parce qu’elle avait décidé d’aller vérifier ses pièges alors qu’il neigeait. La fourrure qu’elle portait sur le dos était humide et devenait de plus en plus lourde à chaque pas, le cuir de ses chaussures était froid contre sa peau et elle regrettait à chaque pas de ne pas avoir accepté cette offre de chaussettes de la part de Freyja, et ses cheveux étaient trempés. Elle n’avait pas l’habitude de porter de capuche, ou quoi que ce soit qui pût cacher sa vision, mais elle se disait à présent qu’elle aurait pu faire une exception juste cette fois. Certes, elle n’était pas chez elle et elle ne connaissait pas les alentours, mais elle doutait qu’il pût y avoir une menace telle qu’elle eût besoin de le voir à des kilomètres. Le seul avantage de la neige était le silence qui régnait sur la plaine, silence coupé par le bruit de ses pieds qui s’enfonçaient dans la poudreuse. Pieds qui s’enfonçaient d’ailleurs quasiment jusqu’à la cheville, ce qui la ralentissait un peu. La sensation n’était pas totalement étrangère, cependant : elle s’était entraînée de nombreuses années à courir sur la plage, et il n’y avait rien de pire sous le pied que du sable mouillé lorsque l’on essayait de courir. Par chance, Achlys n’était pas pressée. Ses pièges étaient éloignés du village sans pour autant transformer sa marche en expédition, et elle n’était pas attendue avant la tombée de la nuit. Elle avait pris avec elle une petite besace qui contenait assez de nourriture pour la rassasier pour la journée, de quoi démarrer un feu si besoin et une gourde.


La plupart de ses pièges se trouvaient en lisière de forêt, et elle les atteignit assez rapidement. Elle en fit alors le tour, et trouva avec satisfaction deux lapins sur la dizaine de pièges qu’elle avait installée. Elle les attacha un à un à la lanière de son sac et laissa le reste de ses pièges pour les jours futurs. Elle essayait généralement d’aller les vérifier tous les jours, d’abord parce que ça l’occupait, et ensuite parce qu’elle ne voulait pas laisser une possible proie mourir en vain si elle n’était pas là pour la récupérer à temps. Elle profita d’être dans la forêt pour s’abriter un peu de la neige, dont la chute semblait forcir. Elle ramassa de la mousse sur le tronc des arbres, toujours utile à faire sécher dans l’éventualité où elle devrait démarrer un feu, et elle la stocka dans sa besace. De même, elle ramassa un petit nombre de branches tombées, assez épaisses et droites pour être reconverties en flèches. Sa journée bien remplie, elle reprit le chemin du village. Il lui avait fallu un certain temps pour trouver totalement ses repères dans les plaines, notamment avec des temps pareils où les indices disparaissaient sous la neige, mais aujourd’hui elle n’avait plus besoin de se guider pour retrouver ses pas. Si pour certains chaque kilomètres de cette plaine se ressemblaient, ce n’était pas son cas. Elle prit son temps pour rentrer. Il neigeait toujours mais le plus gros était passé, et l’air s’était un tout petit peu réchauffé. Ses trouvailles l’avaient laissée moins grincheuses, aussi, et elle en profita pour apprécier un peu la vue, toujours si différente de ce dont elle avait l’habitude.


Elle finit par apercevoir une figure figée non loin du territoire des Pikunis, et elle se figea à son tour. La silhouette n’était pas sur son trajet, mais sa présence l’intriguait. Impulsive comme toujours, Achlys laissa sa curiosité guider ses pas et elle se dirigea vers la forme noire. Elle était assez proche lorsqu’elle parvint enfin à distinguer la personne, et elle posa sa main sur le pommeau de son épée, prudente. Elle réduit la longueur de ses foulées pour être le plus silence possible, voulant avoir l’effet de surprise. « Heya. » Dit-elle d’une voix forte lorsqu’elle fût encore assez loin pour que l’individu n’entendît pas le bruit de ses pas, et ses doigts se refermèrent sur la poignée de l’épée sans pour autant la tirer du fourreau. L’individu pivota pour lui faire face, et il ne lui fallut qu’une seconde pour la reconnaître. Maori, évidemment. Achlys se demanda ce qu’elle venait faire ici, et toute seule de surcroît. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle relâcha la poignée de l’épée, pas intimidée par la jeune femme pour un sous, et continua à s’approcher, essuyant d’un revers de la main la neige fondue sur son front. « Tu sais que si tu restes plantée au même endroit les sentinelles vont se méfier. » Les champs les séparaient du village des Pikunis, qui se situait encore plus loin sur la plaine, mais Achlys savait qu’ils étaient probablement déjà au courant de leur présence. « Rentre chez toi. » Dit-elle finalement, assez froidement. Achlys n’avait rien contre Maori personnellement. Elle s’amusait toujours à parler le plus possible pour la rendre confuse, mais elle ne lui voulait pas de mal. D’ailleurs, une partie d’elle était surtout curieuse : elle faisait partie de ceux qui sont tombés du ciel, après tout, et si les instincts d’Achlys lui demandaient d’en rester bien loin, sa stupidité et sa curiosité encourageaient ce genre de rencontres.

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Maori K. Ho'oname
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le Sam 8 Fév - 22:01

   
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Maori avait vu l'immensité ocre du désert, l'immensité turquoise de l'océan, l'immensité ébène de l'univers et l'immensité immaculée de la neige. Mais il y avait ce silence dans le désert de flocons qui rendait cette vision unique. Aucune vague pour venir se briser avec fracas à ses pieds, aucun vent pour venir souffler les grains sur les dunes. Etonnamment, la neige lui rappelait ses années dans les cieux. Rien d'autre que ce silence jusqu'au bout du monde. Un univers en négatif, et cela la fit sourire. Les taches sombres des rochers et mottes de terre qui perçaient en contrepoint des claires et lointaines étoiles brillantes. Elle se retrouvait devant l'une des fenêtres qui la séparait du grand Silence noir, Jack London n'en avait aucune idée mais il avait décrit l'univers et pas seulement les régions polaires. Le grand Silence noir qui pouvait rendre fou n'importe qui comme le grand Silence blanc avait rendu Percy Cuthfert et Carter Weatherbee fous là-bas dans leur cabane au fin fond du Grand Nord. Elle était au cœur de la neige, les pieds dans la neige mais tout semblait si lointain, mis à distance, paraissait détaché de tout. Comme si l'univers s'arrêtait, le temps s'arrêtait de fuir, la Terre s'arrêtait de tourner. Plus rien au-dessus de sa tête que le Polaroid en négatif de la neige, la neige et l'univers, l'ivoire et l'ébène, et quelque part entre les deux la transition le miroir qui inversait les couleurs mais gardait l'atmosphère. Un blanc saillant et un noir angoissant qui se répondaient constamment et personne n'en avait conscience parce que peu avaient pu mettre un pied dans chaque.

Peut-être qu'elle délirait, que le silence lui montait à la tête. Cela ne l'étonnerait pas, à vrai dire. Elle pourrait plaider la fièvre, après tout elle était malade non ? Maori est seule au milieu de la plaine et elle peut sourire en toute liberté. Ses muscles sont tendus par le froid, autrement elle se sent bien, délassée et relâchée. Rien de mieux qu'une balade dans la nature pour se détendre, elle en avait assurément besoin. De quoi s'aérer l'esprit dit-on, peu importe tant qu'elle se sent mieux. Le Silence blanc ne l'oppresse plus, ne la suffoque pas, elle se sent bien au milieu de cette immensité. Ses yeux se perdent dans le vague, cela lui plaît de rester plantée ainsi, même au milieu du froid et de la neige et du ciel grisâtre elle s'est rarement sentie aussi bien. Bien engoncée dans ses vêtements, les oreilles bien cachés sous son bonnet, la jeune femme se sent bien et profite de sa solitude, elle n'a pas envie de bouger elle pourrait même limite s'enraciner ici que ça ne la dérangerait pas. Quel type d'arbre deviendrait-elle d'ailleurs ? Pas un laurier, c'était déjà pris par Daphné, et puis se faire pourchasser par un dieu n'était pas dans ses plans. Une déesse, ça lui irait bien, et ses pensées divaguent vers Cyd, ses yeux se voilent un peu parce qu'avec son confinement elle n'a pas pu la voir aussi souvent qu'elle le voudrait alors qu'elle venait tout juste de lui demander de la voir plus. Elle se fera pardonner, elle trouvera quelque chose… Elle a trouvé quelque chose… mais cela la gèle sur place à vrai dire, ce n'est pas quelque chose que Maori a l'habitude de faire. C'était rare, et c'était justement pour ça qu'elle veut que ce soit pour Cyd et pour personne d'autre. Mais encore quelques jours à attendre. Elle regretterait de lui transmettre ses microbes. Et puis, cela lui donne le temps de peaufiner son idée. Qui a dit que les balades en forêt n'ouvraient pas l'esprit ?

Subitement ses sens s'éveillent, à force de journées passées aux aguets elle a fini par développer un instinct de survie un peu plus développé qu'au premier jour sur Terre. C'était incroyable, ce que son corps pouvait faire à présent, toutes ses aptitudes qu'il avait acquises et ancrées dans son inconscient, sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle a un sentiment de danger, mais Maori ne bouge pas de sa place, elle ne sait pas d'où vient ce sentiment. Peut-être est-ce un piège qu'elle a inconsciemment décelé en laissant ses yeux se promener sur la plaine enneigée, ou peut-être est-ce autre chose quelqu'un qui s'approche. Mieux vaudrait ne pas rester immobile alors, histoire de ne pas faire une cible trop facile… mais bouger pourrait alerter le danger dont elle sent les yeux sur sa nuque, provoquer la confrontation. "Heya." Maori pivote aussitôt, prête à dégainer une flèche ou son couteau au choix, mais elle ne le fait pas parce que les cheveux blonds qui réussissent à briller sous ce ciel pourtant nuageux, elle les connaît. Elle a déjà croisé leur propriétaire, de façon assez pacifique jusque-là. Pas au point de se jeter dans les bras l'une de l'autre néanmoins. Elles se… supportent. "Qu'est-ce que tu fais là ? […] Tu sais que si tu restes plantée au même endroit les sentinelles vont se méfier. […] Rentre chez toi." Avalanche de mots - Maori sourit de son jeu de mots plus ou moins volontaire, et se redresse un peu dans le froid, sort ses lèvres de derrière le col de sa veste. "Achlys. Qu'est-ce que tu fais là toi aussi ?" D'ordinaire elle la croise en partant de l'autre côté, vers les Naoris et plus loin encore les Rahjaks. Achlys lui paraît bien loin de son terrain habituel, alors évidemment sa curiosité est piquée. Il en faut peu pour attiser la curiosité de Maori. La jeune femme observe la terrienne s'approcher, elle n'a cure de son ton froid il est de mise avec la saison mais elle ne lui obéira pas. "Je me doute qu'ils m'ont vue, mais aux dernières nouvelles une fille d'un mètre cinquante n'est pas une très grande menace. Et la neige est fascinante, et il n'y a qu'ici qu'on peut en voir à perte de vue, alors je reste plantée là à la regarder." On pourrait la prendre pour une folle, mais Maori s'en fiche. Elle n'arrive pas à partir. La neige est trop… sidérante.
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Achlys Cintra
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le Mar 25 Fév - 19:09
Maori
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Achlys
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Malheureusement – ou heureusement – ses menaces n’eurent absolument aucune incidence sur la présence de Maori. Pire encore, la jeune femme tombée du ciel semblait incline à s’ouvrir à une conversation. Achlys n’était pas particulièrement convaincue que ce fût une bonne idée, d’abord parce qu’il neigeait et qu’elle était mouillée, ensuite parce qu’elles n’avaient jamais discuté trop longtemps. Les deux femmes ne se détestaient pas mais la Kovarii ne cachait pas son antipathie et surtout sa méfiance. Ce n’était guère de bonnes bases pour commencer des relations amicales, mais à vrai dire Achlys était devenue amie avec bien pire, alors l’idée n’était pas non plus complètement farfelue. Toujours était-il qu’il neigeait, et que c’était assez pour remplir d’irritation la blonde. Maori lui renvoya sa question, et Achlys grimaça un instant. Il était vrai que sa présence ici était inhabituelle. «  Je suis coincée ici. » Il était difficile de l’admettre, mais même avec une volonté de fer elle ne pouvait pas non plus braver les éléments. Et peut-être qu’une petite partie d’elle-même se réjouissait d’être bloquée chez les Pikunis, celle-là même qui s’agitait doucement en présence de Lubjina. Achlys haussa les épaules. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? » Elle lâcha des yeux Maori pour regarder dans la même direction qu’elle, cherchant ce qui pouvait bien avoir retenu autant son attention.


Aux dernières nouvelles, n’importe qui pouvait être une menace pour les terriens, surtout ceux qui venaient du ciel. Pas qu’eux, d’ailleurs, puisqu’il y avait ces Rahjaks qui ne semblaient que peu inquiets de la réputation qu’ils avaient — réputation probablement largement méritée d’ailleurs. Mais il était certain que quelqu’un qui faisait le piquet bêtement au milieu de rien n’avait que peu d’intérêt pour les sentinelles. Achlys doutait d’ailleurs fortement que les gens tombés du ciel cherchent à attaquer les Pikunis. Ils seraient bien idiots de le faire, surtout que la rumeur courait qu’ils étaient malades. Ce qui rendait la présence de Maori d’autant plus curieuse. « La neige est fascinante. » Redit-elle un peu bêtement, jetant un œil un brin condescendant à la jeune femme. Même elle qui ne l’avait pas connue avant sa venue sur le continent ne la trouvait pas si intéressante que ça, mais les goûts et les couleurs ne la concernaient finalement pas. « Et ça fait combien de temps que tu te tiens là comme une andouille ? » Le ton était devenu moins sec, et un peu plus amusé. Ses mains s’affairaient lentement à ouvrir sa besace, et elle en attrapa un morceau de viande séchée qu’elle mâchonna distraitement. La marche lui avait donné faim.


Distraitement, Achlys regarda à l’horizon à nouveau. Le ciel était toujours aussi blanc mais il lui semblait que la luminosité était plus faible qu’avant. Ce n’était pas du luxe d’ailleurs, parce qu’elle en avait assez de plisser des paupières pour pouvoir voir quelque chose. C’était bien joli la neige, mais elle avait l’impression que ses yeux étaient en train de brûler. « J’ai cru qu’ils étaient malades, de part chez vous. Tu ne devrais pas être en train de les aider ? » Le ton n’était pas culpabilisateur, simplement curieux. A vrai dire, elle n’en connaissait pas assez sur leur fonctionnement pour pouvoir porter un jugement. Peut-être lui avaient-ils dit de partir pour éviter de tomber malade, elle-aussi. Achlys garda inconsciemment ses distances tout de même : elle ne comptait pas être malade non plus. Il lui fallait être prête à partir avec la caravane Naori une fois que la neige serait assez praticable pour qu’ils évitent de passer la journée à faire deux pauvres petits kilomètres. Elle attrapa sa gourde pour rincer sa gorge, et une fois désaltérée, elle la tendit sans réfléchir à Maori. Cela faisait sûrement longtemps qu’elle se tenait là. « Et bien je ne sais pas comment tu fais. Moi, toute cette neige, ça me donne mal à tête. En plus, il n’y a rien à faire, tout le monde s’ennuie. » Tout le monde était elle, principalement. Les autres avaient l’habitude, et trouvaient toujours quelque chose à faire. Finalement, heureusement que Maori était là. Ca lui donnait encore un peu de temps à tuer. Pas trop, certainement, car la jeune femme devrait partir bientôt si elle ne voulait pas se faire surprendre par la nuit, ou alors elle devrait elle-aussi demander refuge aux Pikunis.

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le Mer 26 Fév - 18:43

   
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Maori n'est pas toujours très compréhensible. Pas à cause de sa manière de parler, mais à cause de sa manière de penser. Elle ne sait pas si c'est une déformation à force de vouloir penser hors du cadre et à rebours, ou si c'est naturel, et à la limite elle s'en fiche, elle sait juste que quelquefois elle est difficile à suivre. Elle n'a jamais suffisamment discuté avec Achlys pour savoir si cette dernière arriverait à la suivre. Leurs échanges ne sont jamais allés plus loin que cordiaux, avec toujours cette pointe de méfiance plus prononcée qu'avec certains autres grounders. Même qu'avec certaines autres Kovariis. Un sourire triste lui échappe encore une fois, les yeux dans les vagues et la neige reflète ses pensées. Maori se reprend bien vite, Achlys sauterait bien vite sur l'occasion de l'asticoter avec. "Je suis coincée ici. […] Qu'est-ce que ça peut te faire ?" Maori haussa un sourcil face à cette subite attaque, elle n'a rien dit de méchant et n'a fait que retourner la question. Sa fierté est piquée, Maori considère qu'elle n'a aucune raison de subir cette descente en piqué en flèche mais elle se mord la langue pour ne pas répondre vertement. A la place, elle lâcha un sourire faussement pur : "Rien, je ne faisais que te retourner la question."

   
Mais Achlys ne la regarde plus, elle a suivi son regard vers la plaine et le village qu'on ne discerne toujours pas, là-bas au loin caché sous la neige lui aussi. Cette dernière s'est remise à tomber en flocons un peu plus gros qui constellent leurs épaules et leurs cheveux, Maori trouve la métaphore céleste particulièrement appropriée. Elle se fait également la réflexion qu'elle est obsédée par le silence ces derniers temps, qu'elle a l'impression qu'il est son seul comparse depuis quelques semaines ou quelques mois. Achlys le brise, ce silence envahissant la plaine et son esprit. "La neige est fascinante." C'est bizarre, elle a l'impression qu'Achlys ne partage pas son opinion. Qu'elle répète juste ce qu'elle vient de dire, interloquée par ce qu'elle vient de dire, par cette fascination que la fille du ciel peut éprouver pour quelque chose qui, après tout, vient du ciel aussi. "Et ça fait combien de temps que tu te tiens là comme une andouille ?" Maori, qui avait pivoté pour regarder vers le village des Pikunis elle aussi, retourna la tête vers Achlys. C'était à son tour d'être interloquée, son ton amusé l'agaçait comme toujours. Mais à vrai dire Maori ne s'en offusquait pas, elle trouvait même cela drôle. Andouille. Ce devrait être son surnom officiel, juste pour la rigolade. Elle n'aimait même pas ça en plus. "Quelques minutes. Qu'est-ce que ça peut te faire ?" rétorqua-t-elle, d'un ton plus léger elle aussi, faussement irrité. La jeune femme observa, circonspecte, Achlys sortir de sa besace une lanière de viande séchée et se mettre à la mâchonner, distraitement. Le ciel clair se reflète sur ses cheveux blonds qui en paraissent presque blancs. Quelques flocons viennent s'y poser, renforcent cette impression par leur effet tacheté. "J'ai cru qu'ils étaient malades, de part chez vous. Tu ne devrais pas être en train de les aider ?" Maori haussa un sourcil, elle ne se serait jamais doutée que la nouvelle de la grippe se serait répandue hors de leur campement. Mais après tout avec le duty free près de chez eux, il était normal qu'elle se soit répandue parmi les tribus terriennes. La nouvelle, pas la grippe. Mari esquissa un sourire, se détourna de nouveau et regarda vers l'horizon. "Si, on est malade. Je le suis un peu, qu'à peine, mais je n'en pouvais plus de rester enfermée." La jeune femme a un petit sourire en coin, elle attend avec impatience et excitation la réaction d'Achlys, c'est sûr que ça n'améliorera pas leurs relations. La Kovarii garde ses distances, prudente, mais cela ne l'empêche pas de lui passer sa gourde, que Maori refuse d'un geste poli. Quitte à boire, elle préfère se désaltérer avec des flocons sur la langue. "Et bien je ne sais pas comment tu fais. Moi, toute cette neige, ça me donne mal à la tête. En plus, il n'y a rien à faire, tout le monde s'ennuie." Jeu enfantin qu'Achlys ne comprendrait pas, alors Maori s'empêche de renverser la tête en arrière et d'ouvrir la bouche vers le ciel, là tout de suite maintenant. La Cent hausse les épaules, ils font avec ils n'ont pas le choix mais ça non plus elle ne le dit pas. La Kovarii ne la tient déjà pas en très haute estime, autant éviter de plonger encore. "On peut se réunir autour du feu et échanger des histoires, c'est déjà ça. Ou poser des questions sur les Kovariis par exemple." Maori n'est pas très douée en tact, elle a tendance à mettre les deux pieds dans le plat avant de regarder dans quoi elle saute. Ses yeux bruns se sont tournés vers Achlys et se fixent, insistants, sur son visage. Elle veut en savoir plus sur son peuple, n'ose pas poser de questions à Cyd parce qu'elle aime Cyd et ne veut pas la blesser ou raviver des souvenirs douloureux, avec Achlys elle se sent moins coupable de le faire. A la guerre comme à la guerre.
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le Mar 24 Mar - 22:36
Maori
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Achlys
Stopping my exhausted steps

Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, en effet. Les mots renvoyés à la figure d’Achlys lui arrachèrent un rire bref, amusée malgré elle. Elle ne savait pas pourquoi elle perdait autant de temps à discuter avec Maori, surtout sous la neige. Elle avait autre chose à faire, notamment aller faire cuire ses lapins, et accessoirement aller retrouver Lubjina. C’était bien le seul avantage à être bloquée ici, d’ailleurs. Elle pouvait passer plus de temps avec la jeune femme, ce qui n’était pas négligeable sachant qu’elles habitaient normalement à l’opposé l’une de l’autre. Ce qui n’expliquait toujours pas ce qu’elle fichait là, elle-aussi plantée comme une andouille. Elle sentait ses cheveux se mouiller, et elle soupira intérieurement. La neige, d’abord, ça pesait lourd. Ensuite ça donnait froid. Elle n’était clairement pas adaptée pour ce genre de températures. Elle était habituée à porter de très légers vêtements en cuir, recouvrant à peine son corps. Elle jeta un œil à Maori, qui ne semblait effectivement pas trop malade. Mais elle n’aurait pas pu en être sûre : elle était rarement malade, et elle était bien loin d’être une guérisseuse. Elle se retint de faire un pas en arrière quand même bien, rangeant sa gourde quand Maori la refusa. En y réfléchissant, c’était idiot de l’avoir tendue de toute façon.


Ses jambes la démangeaient. Le village n’était pas très loin, une quinzaine de minutes tout au plus. Si proche et pourtant il semblait à des kilomètres. Rien ne la retenait, et malgré tout ses pieds restaient vissés au sol. Elle aurait pu partir sans rien dire, reprenant sa route comme si de rien n’était, mais bizarrement elle se retrouvait incapable de bouger. Ce n’était pas la compagnie fascinante de Maori qui la faisait rester — ou tout du moins c’était de ce qu’elle se disait — mais peut-être une espèce de curiosité morbide. « Echanger des histoires ? Parce que vous en avez beaucoup à raconter ? » C’était un peu condescendant, et d’ailleurs elle ne doutait pas du fait qu’ils eurent, en fait, beaucoup d’histoires à raconter. Mais sa remarque lui laissait le temps de jeter un regard à Maori, nullement impressionnée par sa tentative très peu discrète de lui soutirer des informations. « Qu’est-ce que tu veux savoir ? Et pourquoi faire ? » Il y avait cette suspicion qui revenait. Elle ne savait pas bien pourquoi ça pouvait l’intéresser, hormis la curiosité — et cette réponse ne lui suffisait pas. Elle fronça les sourcils, affrontant son regard sans sourciller. « Pourquoi tu ne demandes pas à Cyd ? Vous vous entendez bien pourtant. » Les mots étaient un peu amers. En vérité, leur relation ne la dérangeait pas. Cyd était bien assez grande pour savoir ce qu’elle faisait.


Achlys détourna le regard, le jetant un instant vers le ciel. Elle baissa les yeux bien vite, un flocon lui rentrant dans l’œil. « Saloperie. » Ragea-t-elle, contrariée. Elle voulait rentrer. Elle pouvait voir que la lumière commençait à se faire plus faible, et qu’il faudrait de toute façon bientôt partir. Peut-être que si elle se dépêchait, elle aurait le temps de boire un verre avant d’aller voir Lubjina. Elle se frotta l’œil un instant, avant de regarder Maori, indécise. Elle voulait partir, mais il y avait une partie d’elle qui refusait de laisser Maori rentrer seule à son camp. La jeune femme était bien capable, mais il allait faire nuit, et Achlys ne savait pas si elle était capable de trouver son chemin seule, dans le noir, au milieu d’une forêt. Pas qu’elle s’inquiétait pour elle, non, mais ça la gênerait de devoir expliquer à Cyd qu’elle l’avait laissée seule si Maori venait à mourir en rentrant. Elle grogna, et se tourna complètement vers Maori, croisant les bras contre sa poitrine. « Bon allez, il va faire nuit. Je te raccompagne. » Ce n’était pas vraiment une proposition, et elle ne comptait pas laisser le choix à Maori. Cyd lui devait bien un verre après tout ça. « Tu pourras me poser des questions en chemin. » C’était un peu comme une branche d’olivier qu’elle lui tendait, quelque chose pour adoucir sa compagnie fort agréable. Mais ce n’était pas parce qu’elle l’avait autorisée à poser des questions qu’elle s’était engagée à y répondre.


CODAGE PAR AMIANTE
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna, Lazuli Miskowiak MESSAGES : 336 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, lizzou signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 71

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le Jeu 26 Mar - 20:17
STOPPING MY EXHAUSTED STEPS
When I look back at the path I passed Afternoon scent Blurred footsteps It was when the snow was falling like this ¤ Maori & Achlys
Maori aime bien ce temps. Elle aime bien sortir en général, elle s'accommode souvent à tout. Qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il vente, elle aime tant être dans la nature qu'elle fait avec. Et au pire elle sait qu'un bon repas chaud et qu'un sac de couchage plutôt chaud aussi l'attendent, à son retour. Elle garde toujours des paires de chaussettes pour ses retours, comme petit réconfort d'une dure journée de marche. Alors Maori ça ne la dérange pas, d'être là, sous la neige, elle sait que ses chaussettes l'attendent au campement, elle sait qu'elles seront douillettes et chaudes comparées à ses chaussures de plus en plus mouillées. La neige qui se pose autour d'elles fait monter le tapis blanc mais à une vitesse si lente qu'elle ne s'en rend même pas compte. Elle le sait, mais c'est si infinitésimal, elle a beau regardé avec la plus grande attention, elle ne voit pas la différence entre avant et après la chute de ce flocon, ou de ce flocon, ou de ce flocon, ou de, de celui-ci, est-ce que ce ne serait pas… ? Non, ce sont juste ses yeux qui lui jouent un tour à force de rester fixés sur la barrière qui s'érige entre la neige et la roche, cette petite roche autour de laquelle la marée blanche monte à une lenteur vertigineuse.


Le rire d'Achlys à ses côtés s'envole dans l'air léger, et Maori sourit. Elles ne s'entendent pas forcément très bien, alors pour une fois qu'elle gagne une petite victoire comme ça, elle va la garder en tête… et la lui rappeler, tant qu'à faire. Sinon c'est pas drôle. Et très vite Achlys cesse de rire, reprend sa tête de bourrue et Maori se remet à contempler l'horizon immaculé. Elle sent que la Kovarii s'agite, elle n'en est pas encore au point d'être impatiente et de partir, mais elle n'a pas l'air d'apprécier leur immobilité. Maori la laisse faire, si elle veut partir elle ne la retient pas, elle ne lui a jamais demandé de venir la rejoindre et encore moins de rester. Mais elle en profite un peu quand même, de leur rencontre, de ne pas être seule, juste parce que ça lui fait du bien de voir du monde, de voir d'autres têtes que celles, aussi mignonnes soient-elles, des Cents. Même l'air revêche d'Achlys lui fait du bien, c'est un comble, et elle ne compte absolument pas le lui dire. Elle se doute qu'Achlys le lui rappellerait aussi souvent que possible. "Echanger des histoires ? Parce que vous en avez beaucoup à raconter ?" Maori esquisse une grimace amusée, outch ce n'était pas mérité, la pique était gratuite, mais elle reste innocente alors ça la fait sourire quand même, et répondre sur le même ton de plaisanterie : "Bien sûr, paraît qu'on en a même plus que vous. Faut s'occuper dans l'espace." Elle jette un regard en coin à la jeune femme, puis désigne le tapis neigeux d'un geste du menton : "Imagine que c'est tout pareil, hormis que c'est noir. Du noir à perte de vue, et juste quelques touches blanches par-ci par-là. Tu m'étonnes qu'on a des histoires, on s'ennuie vite." A-t-elle vraiment jamais aimé l'espace ? On ne lui a pas demandé son avis, quand elle est née. Mais à choisir, elle préférerait la Terre. Plus de choses à faire, et on épuisait moins vite les chemins pour tourner en rond. 

"Qu'est-ce que tu veux savoir ? Et pourquoi faire ? […] Pourquoi tu ne demandes pas à Cyd ? Vous vous entendez bien pourtant." Maori affronte le regard d'Achlys, elle ne peut décemment pas lui dire qu'elle préfère lui demander à elle parce qu'elle ne veut pas blesser Cyd, mais elle n'a pas de mensonge franchement cohérent en tête, alors elle va faire ce que toutes les personnes font quand elles n'ont pas de mensonges à répandre et une question à laquelle elles ne veulent pas répondre, elle va ignorer la question. Maori hausse les épaules, puis l'étincelle émerveillée naît dans ses prunelles : "Votre peuple me fascine. J'aimerais en savoir plus sur vos légendes, sur votre façon de vivre. Sans filtre." Elle veut juste en savoir plus sur ce peuple qui semble tout droit sorti d'un mythe, sur ce peuple qui lui fait de l'œil parce qu'elle pense qu'elle s'y serait sentie bien, peut-être à sa place, peut-être plus à sa place que sur l'Odyssée. Elle veut pouvoir alimenter ses rêves, d'une autre vie, d'une seconde chance, d'une vie après la mort, d'une vie antérieure, peu importe, elle veut juste pouvoir s'évader un peu plus, sa réalité est bien, sa réalité est quelquefois dure mais elle est bien, elle a juste cette envie constante d'apprendre et de connaître Maori, la curieuse, la fouineuse. "Saloperie." Achlys qui s'avoue défaite par un flocon de neige, ça la fait bien rire. "Bon allez, il va faire nuit. Je te raccompagne. […] Tu pourras me poser des questions en chemin." Achlys qui décide de se la jouer protectrice avec elle, ça lui fait hausser un sourcil. Honnêtement, Maori ne sait pas si elle doit être offusquée. Mais déjà que ses relations avec Achlys ne sont pas franchement, pas toujours au beau fixe, pour une fois elle tient sagement sa langue et accepte, fait demi-tour en creusant un petit vortex de ces talons dans la neige, puis se met en marche, tranquillement, laisse Achlys stabiliser son pas à ses côtés, et cherche parmi les multiples questions qu'elle a à lui poser. Lancement de la machine. 5. 4. 3. 2. 1. "Quel est le moment le plus important dans la vie d'une Kovarii ?"

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