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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 309 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Alaska avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 272

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le Ven 10 Jan 2020 - 22:45

   
When I look back at the path I passed Afternoon scent Blurred footsteps It was when the snow was falling like this Maori & Achlys
   

   
Stopping my exhausted steps

   
Des merveilles de la Terre, la neige était celle qui continuait de fasciner Maori. Les premiers flocons étaient toujours une source de joie et d'excitation, dès que leur pâle forme tombait du ciel. Bien souvent, les voir descendre ainsi des nuages, cela lui faisait penser à eux, qui étaient descendus des étoiles. L'atterrissage avait été bien plus douloureux et chaotique pour eux, bien loin de flotter dans les airs, de virevolter de droite à gauche poussés par le vent. Eux, ils auraient plutôt été un blizzard, rasant. A chaque chute de neige, Maori sortait la tête de sa tente, elle aimait se placer dessous et lever la tête vers le ciel, son bonnet vissé sur la tête, quelquefois le descendant jusque sur ses yeux pour éviter les cristaux de lui fondre dans les yeux. C'était un plaisir étrange, elle le savait bien, mais Maori ne pouvait s'en empêcher. La neige l'émerveillait, c'était l'un de ces phénomènes qui restaient un mystère complet pour elle. Elle ne s'intéresse pas aux explications scientifiques, et pour une fois elle ne s'intéresse même pas forcément à ce que les grounders en pensent. Elle veut garder une vision émerveillée, pure, naïve, de ces flocons qui constellaient ses épaules.

   
Il n'était pas recommandé de partir s'aventurer dans la forêt alors que la neige tombait par petits flocons, mais Maori n'a pas l'habitude d'écouter les recommandations. Elle en a assez d'être confinée au camp, elle n'est qu'à peine malade ! Elle n'a eu que quelques vagues symptômes de grippe, qui ont quasiment disparu depuis, elle tourne en rond entre les quatre pans de sa tête. Alors sans attendre, la jeune femme récupère son arc, enfile ses chauds vêtements, et s'échappe. La forêt est transformée, tapissée de blanc, Maori a l'impression de découvrir un nouveau monde. Elle s'éloigne du camp, repère son chemin sans problème les premières minutes, ses pas s'enfoncent dans une petite couche de neige, pas suffisante pour l'entraver mais assez haute déjà pour que ses semelles soient vite trempées. Elle a mis toutes ses paires de chaussettes, n'en a gardé que deux sèches et propres au cas où, pour l'instant ses pieds conservent la chaleur. Son arc à la main, Maori redécouvre tout ce qui l'entoure, réapprend à traquer avec le peu d'indices qu'elle a sous la main. Les feuilles, les brindilles ne lui sont plus accessibles, recouvertes d'un tapis blanc. Quand elle se retourne, ce sont ses traces qu'elle voit, qui serpentent entre les troncs. Déjà les quelques flocons qui tombent les remplissent, lentement mais sûrement. Maori esquisse un sourire, reprend sa route. Les animaux doivent se terrer à présent, eux ne sont pas fous et restent au chaud. Elle a peut-être quand même une chance de tomber sur quelques empreintes qui se seraient elles aussi incrustées dans la neige et qu'elle pourrait suivre. Maori regrette de ne pas être une bonne dessinatrice, sinon elle aurait aimé immortaliser ces empreintes. Si elle en trouvait.

   
Pour l'instant ce n'est pas le cas, la jeune femme s'enfonce en silence sous les frondes enneigées, ses yeux parcourent la livide neige, ses oreilles écoutent les sons portés par le silence blanc. Ses muscles sont réchauffés par la marche, le froid ne l'atteint guère. Maori se décide à prendre un chemin différent ; d'ordinaire elle va traîner du côté des Naoris, plus depuis qu'elle est consignée bien entendu, mais aujourd'hui elle ne prend pas vers le sud. Elle prend vers le nord. Vers le nord, et vers l'est, de toute façon l'ouest est très vite atteint pour eux. Ils finissent vite les pieds dans l'eau, lorsqu'ils partent de l'autre côté. Et la pêche n'est pas son fort, alors Maori s'avance vers le nord-est, vers le village des Pikunis. Cela fait longtemps qu'elle n'est pas allée par là-bas. Elle a envie de voir une plaine sous la neige, sa blancheur étendue à perte de vue, sa pâleur immense. Il y a une certaine beauté à voir des feuilles enneigées, des feuilles devenir d'un vert sombre parce que c'est l'hiver et qu'elles font pâle figure à côté de la neige. Maori a rangé soigneusement son arc, les mains enfoncées dans les poches. La couche glacée craque un peu sous ses pas, elle n'est pas si lourde que ça ! Sans trop s'en rendre compte, un peu perdue dans ses pensées, elle parvient près des champs des Pikunis. Elle est partie très loin, il lui faudra se presser pour rentrer avant la nuit. Elle doute que la neige soit phosphorescente, quoique les mutations peuvent avoir touché les flocons aussi, dans tous les cas elle ne verra pas une belle flèche vert clair, bien dessinée, qui lui pointe le chemin du retour. La jeune femme s'arrête quand même, bien décidée à profiter de la vision qui s'offre à elle. Du néant, à perte de vue. C'est comme l'espace, mais inversé. L'espace, en négatif. Du blanc, quelques taches plus sombres là où quelque chose émerge. Maori se demande comment les céréales font pour survivre là-dessous.

(c) crackle bones

   
Achlys Cintra
DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 26 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : Praimfaya (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 76

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le Mer 22 Jan 2020 - 19:40
Maori
&
Achlys
Stopping my exhausted steps

Elle tournait en rond. C’était couru d’avance, évidemment. Achlys n’avait jamais tenu en place, toujours occupée à faire quelque chose, d’intelligent ou non. Rarement quelque chose d’intelligent, d’ailleurs, parce que l’impression d’être immobile ou prise au piège lui donnait l’envie de faire des choses idiotes, comme maintenant. Achlys n’aimait pas la neige, et tout le monde au village l’avait bien compris ; elle ne cessait de s’en plaindre. Achlys n’aimait pas non plus être dépendante des autres, et si elle appréciait l’hospitalité sans faille des Pikunis, elle ne pouvait accepter l’idée de manger leur stock de nourriture sans participer au moins un peu, voire de ramener complètement sa part. Alors, elle avait fabriqué quelques pièges, et les avaient posés un peu plus loin dans la plaine, là où il y avait plus de chances de passage d’animaux sauvages. Car si certains hibernaient, d’autres seraient comme eux : à chercher de la nourriture. Achlys n’aimait pas non plus les plaines. Elle était capable d’apprécier la beauté du paysage, mais elle ne comprenait pas l’intérêt de la situation du village d’un point de vue stratégique. Certes, ils avaient une vue parfaite sur leurs alentours. Cela était également valable pour leurs possibles attaquants. Il n’y avait nulle part où se cacher, nulle part où s’abriter en cas de catastrophe climatique – comme ces chutes de neiges qui ne cessaient pas et qui irritaient sans compter la Kovarii. Et la proximité du village avec celui de ceux tombés du ciel ne lui donnait pas non plus une impression de sécurité.


Idiot, donc, parce qu’elle avait décidé d’aller vérifier ses pièges alors qu’il neigeait. La fourrure qu’elle portait sur le dos était humide et devenait de plus en plus lourde à chaque pas, le cuir de ses chaussures était froid contre sa peau et elle regrettait à chaque pas de ne pas avoir accepté cette offre de chaussettes de la part de Freyja, et ses cheveux étaient trempés. Elle n’avait pas l’habitude de porter de capuche, ou quoi que ce soit qui pût cacher sa vision, mais elle se disait à présent qu’elle aurait pu faire une exception juste cette fois. Certes, elle n’était pas chez elle et elle ne connaissait pas les alentours, mais elle doutait qu’il pût y avoir une menace telle qu’elle eût besoin de le voir à des kilomètres. Le seul avantage de la neige était le silence qui régnait sur la plaine, silence coupé par le bruit de ses pieds qui s’enfonçaient dans la poudreuse. Pieds qui s’enfonçaient d’ailleurs quasiment jusqu’à la cheville, ce qui la ralentissait un peu. La sensation n’était pas totalement étrangère, cependant : elle s’était entraînée de nombreuses années à courir sur la plage, et il n’y avait rien de pire sous le pied que du sable mouillé lorsque l’on essayait de courir. Par chance, Achlys n’était pas pressée. Ses pièges étaient éloignés du village sans pour autant transformer sa marche en expédition, et elle n’était pas attendue avant la tombée de la nuit. Elle avait pris avec elle une petite besace qui contenait assez de nourriture pour la rassasier pour la journée, de quoi démarrer un feu si besoin et une gourde.


La plupart de ses pièges se trouvaient en lisière de forêt, et elle les atteignit assez rapidement. Elle en fit alors le tour, et trouva avec satisfaction deux lapins sur la dizaine de pièges qu’elle avait installée. Elle les attacha un à un à la lanière de son sac et laissa le reste de ses pièges pour les jours futurs. Elle essayait généralement d’aller les vérifier tous les jours, d’abord parce que ça l’occupait, et ensuite parce qu’elle ne voulait pas laisser une possible proie mourir en vain si elle n’était pas là pour la récupérer à temps. Elle profita d’être dans la forêt pour s’abriter un peu de la neige, dont la chute semblait forcir. Elle ramassa de la mousse sur le tronc des arbres, toujours utile à faire sécher dans l’éventualité où elle devrait démarrer un feu, et elle la stocka dans sa besace. De même, elle ramassa un petit nombre de branches tombées, assez épaisses et droites pour être reconverties en flèches. Sa journée bien remplie, elle reprit le chemin du village. Il lui avait fallu un certain temps pour trouver totalement ses repères dans les plaines, notamment avec des temps pareils où les indices disparaissaient sous la neige, mais aujourd’hui elle n’avait plus besoin de se guider pour retrouver ses pas. Si pour certains chaque kilomètres de cette plaine se ressemblaient, ce n’était pas son cas. Elle prit son temps pour rentrer. Il neigeait toujours mais le plus gros était passé, et l’air s’était un tout petit peu réchauffé. Ses trouvailles l’avaient laissée moins grincheuses, aussi, et elle en profita pour apprécier un peu la vue, toujours si différente de ce dont elle avait l’habitude.


Elle finit par apercevoir une figure figée non loin du territoire des Pikunis, et elle se figea à son tour. La silhouette n’était pas sur son trajet, mais sa présence l’intriguait. Impulsive comme toujours, Achlys laissa sa curiosité guider ses pas et elle se dirigea vers la forme noire. Elle était assez proche lorsqu’elle parvint enfin à distinguer la personne, et elle posa sa main sur le pommeau de son épée, prudente. Elle réduit la longueur de ses foulées pour être le plus silence possible, voulant avoir l’effet de surprise. « Heya. » Dit-elle d’une voix forte lorsqu’elle fût encore assez loin pour que l’individu n’entendît pas le bruit de ses pas, et ses doigts se refermèrent sur la poignée de l’épée sans pour autant la tirer du fourreau. L’individu pivota pour lui faire face, et il ne lui fallut qu’une seconde pour la reconnaître. Maori, évidemment. Achlys se demanda ce qu’elle venait faire ici, et toute seule de surcroît. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle relâcha la poignée de l’épée, pas intimidée par la jeune femme pour un sous, et continua à s’approcher, essuyant d’un revers de la main la neige fondue sur son front. « Tu sais que si tu restes plantée au même endroit les sentinelles vont se méfier. » Les champs les séparaient du village des Pikunis, qui se situait encore plus loin sur la plaine, mais Achlys savait qu’ils étaient probablement déjà au courant de leur présence. « Rentre chez toi. » Dit-elle finalement, assez froidement. Achlys n’avait rien contre Maori personnellement. Elle s’amusait toujours à parler le plus possible pour la rendre confuse, mais elle ne lui voulait pas de mal. D’ailleurs, une partie d’elle était surtout curieuse : elle faisait partie de ceux qui sont tombés du ciel, après tout, et si les instincts d’Achlys lui demandaient d’en rester bien loin, sa stupidité et sa curiosité encourageaient ce genre de rencontres.

CODAGE PAR AMIANTE
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