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Achlys Cintra
DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 23 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : Praimfaya (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 46

'Till you reach the dawn with sleepless nights + Ezra Empty 'Till you reach the dawn with sleepless nights + Ezra

le Jeu 9 Jan 2020 - 22:15
Ezra
&
Achlys
’Till you reach the dawn with sleepless nights

C’était aussi loin qu’elle osait s’aventurer toute seule. Un jour de marche du village Pikuni lui paraissait assez loin, d’autant qu’elle devrait passer la nuit toute seule avant de pouvoir repartir. Elle n’était pas pressée de retrouver le village, mais elle n’était pas non plus prête à passer autant de temps seule dans des terres inconnues. Malgré sa proposition, personne au village n’avait voulu l’accompagner. Sa curiosité était peut-être morbide — en tous les cas, c’était ce que les regards qui lui avaient été donnés en réponse à sa requête lui indiquaient — mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle ne pouvait pas voir ce qu’il restait de sa propre île, autant physiquement que mentalement. Elle avait peur d’y retourner, peur de ce qu’elle pourrait y trouver. Elle doutait que tous les cadavres fussent emportés par la mer, animaux ou humains, et elle doutait encore plus que certaines bêtes sur l’île n’en eussent pas profité pour prendre le dessus. Retourner sur l’île était donc hors de question, mais sa curiosité malsaine pouvait être satisfaite d’une autre façon ; les Kovariis ne furent pas les seules à être décimées, les Calusas le furent également. Elle se garda bien de leur demander s’ils souhaitaient l’accompagner, se doutant d’avance de leur réponse. A leur place, elle l’aurait même plutôt mal vécu.  


Elle partit avant l’aube ce jour-là, son sac à dos assez rempli pour lui durer deux jours, et un troisième au cas où quelque chose lui empêchât de revenir tout de suite. Elle avait son épée à la ceinture, plus là pour impressionner qu’autre chose, et sa dague dissimulée plus discrètement. Cette fois-ci, elle avait laissé le sac qui contenait son arc au village, consciente qu’il la fatiguerait plus qu’autre chose. Elle avait tout de même de quoi préparer des pièges au cas où, de quoi démarrer un feu, et de l’eau évidemment. Son endurance n’était pas au niveau d’avant sa blessure, mais elle restait supérieure à la moyenne. Elle était confiante en sa capacité de pouvoir rejoindre le village des Calusas en fin d’après-midi, en comptant quelques pauses. Elle avait les directions pour atteindre la plage dévastée, et sauf grave incident, elle n’aurait normalement pas de mal à s’y rendre. Depuis qu’elle était sur le continent, elle avait acquis certains points de repère, et ce n’était pas la première fois qu’elle venait s’aventurer dans les alentours du village des Pikunis. La journée fut longue, et elle s’arrêta un peu plus souvent que prévu. Elle observait les paysages qu’elle traversait avec soin, cherchant toujours des yeux un quelconque indice qui lui permettrait de retrouver l’endroit plus tard, de reconnaître les lieux s’il était nécessaire. Finalement, elle parvint à la plage, le soleil bas sur l’horizon mais encore assez fort pour encore sentir sa chaleur sur ses épaules.


Elle ne savait pas ce qu’elle s’attendait à voir, mais elle fut tout de même choquée par la dévastation. Plus une maison ne tenait debout, et il ne restait de la plupart que les murs. Elle ne put s’empêcher de toucher les pierres, ses mains curieuses et ses yeux fascinés. Elle imaginait qu’elle trouverait le même genre de paysages sur son île, peut-être pire. Ici, il ne restait que la mer. Elle avait beau entendre les vagues, le lieu restait étrangement silencieux, comme s’il était toujours en deuil de ce qu’il s’était passé. Elle décida rapidement qu’elle ne resterait pas. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle était venue chercher, mais elle était certaine d’une chose : elle ne l’avait pas trouvé. Il n’y avait rien à trouver ici d’ailleurs, rien de plus que de la désolation et des souvenirs qui n’étaient pas les siens. Elle n’était pas surprise que personne n’eût souhaité l’accompagner ici. Sachant pertinemment qu’il était trop tard pour repartir, parce qu’elle serait bien trop vulnérable une fois la nuit tombée en ces terres inconnues, elle décida de chercher un abri. Le soleil était bientôt couché — preuve qu’elle avait passé bien plus de temps qu’elle ne l’avait pensé à regarder et toucher les vestiges du désastre ¬— et il lui faudrait trouver de quoi passer la nuit bientôt. Elle s’écarta de la mer presque par réflexe, et se dirigea vers la forêt. A choisir entre les deux, la forêt lui donnait plus de possibilités pour s’abriter, et elle pouvait même éventuellement grimper à quelques branches — aussi effrayée fût-elle aujourd’hui — pour s’enlever du sol.


Elle distingua rapidement, mais complètement par hasard, la forme d’une maison proche de la lisière de la forêt. En se rapprochant elle pouvait voir qu’elle était en bien meilleure condition que ses comparses de la plage, et elle fut autant intriguée qu’inquiète. Cela voulait dire un abri mais cela voulait également dire qu’il pouvait déjà être occupé, et avec sa chance, par quelqu’un de peu commode. Nerveusement, elle tira son épée de son fourreau, et parcourut la dizaine de mètres qui la séparaient de la maison prudemment. Le soleil était couché à présent, et elle savait qu’elle n’avait guère le choix. N’ayant nullement envie de s’enfoncer dans une forêt sans savoir ce qui pouvait s’y trouver une fois la nuit couchée, elle décida que la maisonnette était sa meilleure chance de passer une nuit à l’abri. Il lui semblait voir de la lumière à l’intérieur de la maison, et elle s’arrêta à quelques mètres de la porte, l’épée toujours entre ses doigts. Elle resta silencieuse quelques instants, pesant toujours le pour et le contre, avant de finalement se décider quelques secondes plus tard. « Il y a quelqu’un ? » Elle n’avait pas parlé trop fort, juste assez pour se faire entendre. Elle ne voulait pas risquer une réaction trop disproportionnée de la part de l’occupant de la maison. Elle se tenait sur ses gardes tout de même, ses yeux observant les alentours au cas où quelqu’un d’autre n’arrivât et ne cherchât à la surprendre. Elle ne parla pas plus, ne sachant ce qu’elle pouvait dire sans exposer la raison de sa présence. Selon la réaction de l’occupant, elle ne préférait pas paraître sans défense.  
CODAGE PAR AMIANTE
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2540 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 774

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le Ven 10 Jan 2020 - 20:47

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
« Il y a quelqu’un ? » Echo de voix qui parvenait à l'intérieur du cottage, en partie étouffée par la porte. Une voix qui n'était pas reconnaissable. Une voix qui n'était certainement pas celle d'Arméthyse. Une voix inconnue. Et en soit l'inconnu avait du bon. Eclat de curiosité qui naissait dans mon regard alors qu'aussitôt je me dirigeais en direction de la porte. Porte que j'ouvrais doucement pour découvrir une superbe blonde se tenant à quelques pas de là. Une épée entre ses mains. Ce que certains pourraient juger comme n'étant pas commun. Ce qui ne m'étonnait toutefois pas ou ne me surpris pas. Reconnaissant cet éclat de méfiant caractéristique aux grounders, mais une épée entre ses mains qui dévoilait aussi un côté de guerrière. Une grounder qu'il était facile d'identifier bien qu'en la voyant je ne pouvais qu'en déduire qu'elle ne venait pas de la tribu des calusas. Ne l'ayant jamais vu parmi eux. Mais une grounder tout aussi féroce que jolie, il était certain qu'elle était. Un regard qui n'avait pu être attiré par ses cheveux blonds qui détonnait. Des épis de blé qu'il n'était pas possible d'entrevoir au coeur de la cité rahjak en temps ordinaire. C'était ce détail qui était plus rare et qui ne la rendait qu'intéressante au premier regard, plutôt que son épée. Premier coup d'oeil qui avait suffit à me confirmer qu'elle ne venait pas de ma tribu, ou plutôt de mon ancienne tribu. Un détail qui avait suffit pour me rassurer et faire étinceler sur mon visage un sourire en l'espace de quelques secondes. Une surprise que je ne pouvais que qualifier d'agréable alors que rare étaient les visiteurs.

Visite imprévue qui me permettait de me sortir de ma monotonie alors qu'Arméthyse n'était pas là et ne pouvant que rassurer ma visiteuse. Un cottage qui était bien habité. « Heya. » Elle paraissait méfiante. Ce dont je ne lui en voulais pas. Me doutant qu'il était étrange de trouver une demeure au milieu de nulle part. Les solitaires qui étaient en général décimés dans la forêt, qui ne trouvaient pas refuge au bord de l'océan, proche de la lisière de la forêt. Le crépuscule désormais là. La nuit avait étendu son manteau. Le soleil avait disparu, laissant place à la lune. Imaginant qu'elle s'était retrouvée prisonnière de la nuit. Simple déduction. Simple présomption. Regard qui s'attardait de nouveau sur son épée brièvement avant que je n'en vienne à reprendre la parole, prenant les devants. « Entrez. » Une invitation qu'elle pouvait toujours refuser. Certes, elle le pouvait mais si elle avait cherché à savoir qui se trouvait là cela signifiait qu'elle cherchait sans doute un toit pour la nuit. Toit que nous étions promis d'offrir avec Arméthyse. Un moyen de rencontrer d'autres grounders, peut être ceux venus du ciel si ce n'est d'avoir quelques nouvelles du monde extérieur. Un moyen de se rappeler ce qu'il était vivre en communauté, dans une tribu qui vivait et non de vivre en solitaire. Vivant éloignées loin du monde en solitaire. Un choix aussi synonyme de sécurité alors que pour le moment aucun nul autre mercenaire n'était venu nous trouver là, n'avait tenté de nous faire sortir de notre terrier. Solution qui me convenait parfaitement alors que je préférai éviter l'hypothèse de leur rapprochement. Préférant éviter que ces derniers n'en viennent à nous retrouver demain ou dans dix jours ou dans le futur. Mais tant que ce n'était pas eux qui débarquaient, je pouvais me sentir soulagée. Me reprochant certes de ne pas avoir été vigilante. Ce que j'oubliais trop, oubliant les conseils recommandés, oubliant que tout nouveau venu n'était pas forcément le bienvenue. Dague avec moi mais que je n'avais pas pensé à m'emparer avant d'ouvrir la porte, ne m'étant peut être pas montrée assez méfiante. Ne me montrant peut être pas assez méfiante même maintenant alors que je l'avais laissé entrer à l'intérieur sans hésiter vraiment. Mais je savais aussi que je ne pouvais simplement vivre dans la peur. Une bulle qui s'était créée ici et me sentant bien. A l'aise alors que précédais la jeune femme dans la pièce principale.

Un cottage qui se divisait. Un cottage qui était à vrai dire un ancien bâtiment en ruines, abandonné. Des ruines qui avaient survécu au passage du cyclone. Cyclone auquel j'avais survécu. Certaines tribus qui avaient été par contre ravagées. Un cottage trouvé après avoir passé d'autres temps en solitaire avec Arméthyse aussi. Notre chez-nous désormais. Une chance qu'il n'y avait pas eu réellement besoin de tout reconstruire. Ayant aménagé. Une pièce principale conviviale. Une partie plus destinée aux échanges commerciaux, alors qu'il y avait évidemment un coin de la pièce que j'avais réservé à la couture. Des objets qui pouvaient aussi être échangés. Mais si ce n'était une pièce principale auquel il était possible de manger, plus loin de cuisiner, le cottage se divisait aussi en direction de deux chambres. Une demeure qui paraissait plus luxueuse que celle partagée dans la cité rahjak. Des murs de pierre. Des matériaux différents, là un ancien cottage qui venait d'avant, qui semblait avoir été construit des siècles avant, ayant survécu à l’apocalypse comme le village en ruines se trouvant au coeur de la forêt. Mais s'il y avait des touches plus féminines, il y avait aussi des touches plus guerrières. Touche caractéristique de la présence d'Arméthyse alors que si je savais manier parfaitement l'aiguille, faire de la couture, l'ancienne garde attribuée à Irina savait exactement manier les armes. Et des connaissances qu'elle m'avait transmise, me permettant de poursuivre le début d'entraînement. Forgée au départ par Shanareth mais des compétences qui ne seraient pas seulement suffisantes si je me trouvais de nouveau en proie à des mercenaires. Voulant devenir plus forte, voulant devenir meilleure. Mais entraînement repoussé au retour de la rahjak. Et pour le moment, la présence de cette visiteuse suffisait à me distraire.

Attention que j'avais reportée sur la jeune femme alors que je reprenais la parole doucement. « Tu peux poser ton épée. » Tutoiement auquel j'étais repassée un peu systématiquement. Ne comptant pas l'attaquer ni l'agresser. Espérant que là ne soit pas non plus son intention. Conversation que je préférai tenir de loin civilement, d'autant plus si je lui proposais le gite et le couvert pour la nuit. Un minimum alors que je n'étais pas cruelle au point de la laisser errer dans la nuit. Mais si j'étais prête à offrir l'hospitalité à une parfaite inconnue, là ne voulait pas dire que ma confiance était acquise. Méfiance encore là, qui se traduisait par ma volonté de la voir poser son épée, de la voir mettre son arme de côté. Doutant toutefois que ce soit la seule armée qu'elle disposait mais confirmation qui ne viendrait peut être que par la suite alors que pour le moment je me comptais de l'étudier du regard.
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