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Achlys Cintra
DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 82 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : eunoia (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU/CAMP : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 20

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le Jeu 9 Jan 2020 - 22:15
Ezra
&
Achlys
’Till you reach the dawn with sleepless nights

C’était aussi loin qu’elle osait s’aventurer toute seule. Un jour de marche du village Pikuni lui paraissait assez loin, d’autant qu’elle devrait passer la nuit toute seule avant de pouvoir repartir. Elle n’était pas pressée de retrouver le village, mais elle n’était pas non plus prête à passer autant de temps seule dans des terres inconnues. Malgré sa proposition, personne au village n’avait voulu l’accompagner. Sa curiosité était peut-être morbide — en tous les cas, c’était ce que les regards qui lui avaient été donnés en réponse à sa requête lui indiquaient — mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle ne pouvait pas voir ce qu’il restait de sa propre île, autant physiquement que mentalement. Elle avait peur d’y retourner, peur de ce qu’elle pourrait y trouver. Elle doutait que tous les cadavres fussent emportés par la mer, animaux ou humains, et elle doutait encore plus que certaines bêtes sur l’île n’en eussent pas profité pour prendre le dessus. Retourner sur l’île était donc hors de question, mais sa curiosité malsaine pouvait être satisfaite d’une autre façon ; les Kovariis ne furent pas les seules à être décimées, les Calusas le furent également. Elle se garda bien de leur demander s’ils souhaitaient l’accompagner, se doutant d’avance de leur réponse. A leur place, elle l’aurait même plutôt mal vécu.  


Elle partit avant l’aube ce jour-là, son sac à dos assez rempli pour lui durer deux jours, et un troisième au cas où quelque chose lui empêchât de revenir tout de suite. Elle avait son épée à la ceinture, plus là pour impressionner qu’autre chose, et sa dague dissimulée plus discrètement. Cette fois-ci, elle avait laissé le sac qui contenait son arc au village, consciente qu’il la fatiguerait plus qu’autre chose. Elle avait tout de même de quoi préparer des pièges au cas où, de quoi démarrer un feu, et de l’eau évidemment. Son endurance n’était pas au niveau d’avant sa blessure, mais elle restait supérieure à la moyenne. Elle était confiante en sa capacité de pouvoir rejoindre le village des Calusas en fin d’après-midi, en comptant quelques pauses. Elle avait les directions pour atteindre la plage dévastée, et sauf grave incident, elle n’aurait normalement pas de mal à s’y rendre. Depuis qu’elle était sur le continent, elle avait acquis certains points de repère, et ce n’était pas la première fois qu’elle venait s’aventurer dans les alentours du village des Pikunis. La journée fut longue, et elle s’arrêta un peu plus souvent que prévu. Elle observait les paysages qu’elle traversait avec soin, cherchant toujours des yeux un quelconque indice qui lui permettrait de retrouver l’endroit plus tard, de reconnaître les lieux s’il était nécessaire. Finalement, elle parvint à la plage, le soleil bas sur l’horizon mais encore assez fort pour encore sentir sa chaleur sur ses épaules.


Elle ne savait pas ce qu’elle s’attendait à voir, mais elle fut tout de même choquée par la dévastation. Plus une maison ne tenait debout, et il ne restait de la plupart que les murs. Elle ne put s’empêcher de toucher les pierres, ses mains curieuses et ses yeux fascinés. Elle imaginait qu’elle trouverait le même genre de paysages sur son île, peut-être pire. Ici, il ne restait que la mer. Elle avait beau entendre les vagues, le lieu restait étrangement silencieux, comme s’il était toujours en deuil de ce qu’il s’était passé. Elle décida rapidement qu’elle ne resterait pas. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle était venue chercher, mais elle était certaine d’une chose : elle ne l’avait pas trouvé. Il n’y avait rien à trouver ici d’ailleurs, rien de plus que de la désolation et des souvenirs qui n’étaient pas les siens. Elle n’était pas surprise que personne n’eût souhaité l’accompagner ici. Sachant pertinemment qu’il était trop tard pour repartir, parce qu’elle serait bien trop vulnérable une fois la nuit tombée en ces terres inconnues, elle décida de chercher un abri. Le soleil était bientôt couché — preuve qu’elle avait passé bien plus de temps qu’elle ne l’avait pensé à regarder et toucher les vestiges du désastre ¬— et il lui faudrait trouver de quoi passer la nuit bientôt. Elle s’écarta de la mer presque par réflexe, et se dirigea vers la forêt. A choisir entre les deux, la forêt lui donnait plus de possibilités pour s’abriter, et elle pouvait même éventuellement grimper à quelques branches — aussi effrayée fût-elle aujourd’hui — pour s’enlever du sol.


Elle distingua rapidement, mais complètement par hasard, la forme d’une maison proche de la lisière de la forêt. En se rapprochant elle pouvait voir qu’elle était en bien meilleure condition que ses comparses de la plage, et elle fut autant intriguée qu’inquiète. Cela voulait dire un abri mais cela voulait également dire qu’il pouvait déjà être occupé, et avec sa chance, par quelqu’un de peu commode. Nerveusement, elle tira son épée de son fourreau, et parcourut la dizaine de mètres qui la séparaient de la maison prudemment. Le soleil était couché à présent, et elle savait qu’elle n’avait guère le choix. N’ayant nullement envie de s’enfoncer dans une forêt sans savoir ce qui pouvait s’y trouver une fois la nuit couchée, elle décida que la maisonnette était sa meilleure chance de passer une nuit à l’abri. Il lui semblait voir de la lumière à l’intérieur de la maison, et elle s’arrêta à quelques mètres de la porte, l’épée toujours entre ses doigts. Elle resta silencieuse quelques instants, pesant toujours le pour et le contre, avant de finalement se décider quelques secondes plus tard. « Il y a quelqu’un ? » Elle n’avait pas parlé trop fort, juste assez pour se faire entendre. Elle ne voulait pas risquer une réaction trop disproportionnée de la part de l’occupant de la maison. Elle se tenait sur ses gardes tout de même, ses yeux observant les alentours au cas où quelqu’un d’autre n’arrivât et ne cherchât à la surprendre. Elle ne parla pas plus, ne sachant ce qu’elle pouvait dire sans exposer la raison de sa présence. Selon la réaction de l’occupant, elle ne préférait pas paraître sans défense.  
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3209 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : xx (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 319
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le Ven 10 Jan 2020 - 20:47

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
« Il y a quelqu’un ? » Echo de voix qui parvenait à l'intérieur du cottage, en partie étouffée par la porte. Une voix qui n'était pas reconnaissable. Une voix qui n'était certainement pas celle d'Arméthyse. Une voix inconnue. Et en soit l'inconnu avait du bon. Eclat de curiosité qui naissait dans mon regard alors qu'aussitôt je me dirigeais en direction de la porte. Porte que j'ouvrais doucement pour découvrir une superbe blonde se tenant à quelques pas de là. Une épée entre ses mains. Ce que certains pourraient juger comme n'étant pas commun. Ce qui ne m'étonnait toutefois pas ou ne me surpris pas. Reconnaissant cet éclat de méfiant caractéristique aux grounders, mais une épée entre ses mains qui dévoilait aussi un côté de guerrière. Une grounder qu'il était facile d'identifier bien qu'en la voyant je ne pouvais qu'en déduire qu'elle ne venait pas de la tribu des calusas. Ne l'ayant jamais vu parmi eux. Mais une grounder tout aussi féroce que jolie, il était certain qu'elle était. Un regard qui n'avait pu être attiré par ses cheveux blonds qui détonnait. Des épis de blé qu'il n'était pas possible d'entrevoir au coeur de la cité rahjak en temps ordinaire. C'était ce détail qui était plus rare et qui ne la rendait qu'intéressante au premier regard, plutôt que son épée. Premier coup d'oeil qui avait suffit à me confirmer qu'elle ne venait pas de ma tribu, ou plutôt de mon ancienne tribu. Un détail qui avait suffit pour me rassurer et faire étinceler sur mon visage un sourire en l'espace de quelques secondes. Une surprise que je ne pouvais que qualifier d'agréable alors que rare étaient les visiteurs.

Visite imprévue qui me permettait de me sortir de ma monotonie alors qu'Arméthyse n'était pas là et ne pouvant que rassurer ma visiteuse. Un cottage qui était bien habité. « Heya. » Elle paraissait méfiante. Ce dont je ne lui en voulais pas. Me doutant qu'il était étrange de trouver une demeure au milieu de nulle part. Les solitaires qui étaient en général décimés dans la forêt, qui ne trouvaient pas refuge au bord de l'océan, proche de la lisière de la forêt. Le crépuscule désormais là. La nuit avait étendu son manteau. Le soleil avait disparu, laissant place à la lune. Imaginant qu'elle s'était retrouvée prisonnière de la nuit. Simple déduction. Simple présomption. Regard qui s'attardait de nouveau sur son épée brièvement avant que je n'en vienne à reprendre la parole, prenant les devants. « Entrez. » Une invitation qu'elle pouvait toujours refuser. Certes, elle le pouvait mais si elle avait cherché à savoir qui se trouvait là cela signifiait qu'elle cherchait sans doute un toit pour la nuit. Toit que nous étions promis d'offrir avec Arméthyse. Un moyen de rencontrer d'autres grounders, peut être ceux venus du ciel si ce n'est d'avoir quelques nouvelles du monde extérieur. Un moyen de se rappeler ce qu'il était vivre en communauté, dans une tribu qui vivait et non de vivre en solitaire. Vivant éloignées loin du monde en solitaire. Un choix aussi synonyme de sécurité alors que pour le moment aucun nul autre mercenaire n'était venu nous trouver là, n'avait tenté de nous faire sortir de notre terrier. Solution qui me convenait parfaitement alors que je préférai éviter l'hypothèse de leur rapprochement. Préférant éviter que ces derniers n'en viennent à nous retrouver demain ou dans dix jours ou dans le futur. Mais tant que ce n'était pas eux qui débarquaient, je pouvais me sentir soulagée. Me reprochant certes de ne pas avoir été vigilante. Ce que j'oubliais trop, oubliant les conseils recommandés, oubliant que tout nouveau venu n'était pas forcément le bienvenue. Dague avec moi mais que je n'avais pas pensé à m'emparer avant d'ouvrir la porte, ne m'étant peut être pas montrée assez méfiante. Ne me montrant peut être pas assez méfiante même maintenant alors que je l'avais laissé entrer à l'intérieur sans hésiter vraiment. Mais je savais aussi que je ne pouvais simplement vivre dans la peur. Une bulle qui s'était créée ici et me sentant bien. A l'aise alors que précédais la jeune femme dans la pièce principale.

Un cottage qui se divisait. Un cottage qui était à vrai dire un ancien bâtiment en ruines, abandonné. Des ruines qui avaient survécu au passage du cyclone. Cyclone auquel j'avais survécu. Certaines tribus qui avaient été par contre ravagées. Un cottage trouvé après avoir passé d'autres temps en solitaire avec Arméthyse aussi. Notre chez-nous désormais. Une chance qu'il n'y avait pas eu réellement besoin de tout reconstruire. Ayant aménagé. Une pièce principale conviviale. Une partie plus destinée aux échanges commerciaux, alors qu'il y avait évidemment un coin de la pièce que j'avais réservé à la couture. Des objets qui pouvaient aussi être échangés. Mais si ce n'était une pièce principale auquel il était possible de manger, plus loin de cuisiner, le cottage se divisait aussi en direction de deux chambres. Une demeure qui paraissait plus luxueuse que celle partagée dans la cité rahjak. Des murs de pierre. Des matériaux différents, là un ancien cottage qui venait d'avant, qui semblait avoir été construit des siècles avant, ayant survécu à l’apocalypse comme le village en ruines se trouvant au coeur de la forêt. Mais s'il y avait des touches plus féminines, il y avait aussi des touches plus guerrières. Touche caractéristique de la présence d'Arméthyse alors que si je savais manier parfaitement l'aiguille, faire de la couture, l'ancienne garde attribuée à Irina savait exactement manier les armes. Et des connaissances qu'elle m'avait transmise, me permettant de poursuivre le début d'entraînement. Forgée au départ par Shanareth mais des compétences qui ne seraient pas seulement suffisantes si je me trouvais de nouveau en proie à des mercenaires. Voulant devenir plus forte, voulant devenir meilleure. Mais entraînement repoussé au retour de la rahjak. Et pour le moment, la présence de cette visiteuse suffisait à me distraire.

Attention que j'avais reportée sur la jeune femme alors que je reprenais la parole doucement. « Tu peux poser ton épée. » Tutoiement auquel j'étais repassée un peu systématiquement. Ne comptant pas l'attaquer ni l'agresser. Espérant que là ne soit pas non plus son intention. Conversation que je préférai tenir de loin civilement, d'autant plus si je lui proposais le gite et le couvert pour la nuit. Un minimum alors que je n'étais pas cruelle au point de la laisser errer dans la nuit. Mais si j'étais prête à offrir l'hospitalité à une parfaite inconnue, là ne voulait pas dire que ma confiance était acquise. Méfiance encore là, qui se traduisait par ma volonté de la voir poser son épée, de la voir mettre son arme de côté. Doutant toutefois que ce soit la seule armée qu'elle disposait mais confirmation qui ne viendrait peut être que par la suite alors que pour le moment je me comptais de l'étudier du regard.
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le Lun 20 Jan 2020 - 20:01
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’Till you reach the dawn with sleepless nights

Comme elle s’en était doutée, la maisonnette était habitée. La silhouette qui en sortit attira instantanément son attention, et elle releva l’épée par réflexe. L’inconnue n’avait pas l’air particulièrement menaçante mais Achlys n’était pas à son avantage, et elle ne comptait pas baisser sa garde. Elle ne savait pas ce qui pouvait se trouver dans la maisonnette. Un silence s’installa, et Achlys en profita pour observer la jeune femme qui se tenait en face d’elle, jeune femme qui sans nul doute faisait de même. Elle fut surprise de voir un sourire éclairer son visage, et ça détendit un peu son bras, l’épée redescendant juste assez pour être moins agressive. Une chose était sûre, la brune était une grounder. Achlys aurait été bien incapable de deviner à quelle tribu elle appartenait, cependant. Elle doutait qu’elle fût Pikuni ou Calusa, parce qu’on l’aurait très certainement prévenue de sa présence. Elle n’était pas Naori, et pas non plus Iskaar, sa peau bien trop tannée pour venir des îles de glace. A vrai dire, de toutes ses connaissances des tribus du continent, il lui paraissait qu’avec un physique pareil, il ne restait qu’une possibilité. Mais n’appréciant pas deviner, elle se garda bien de formuler ses pensées. « Heya. » Répondit-elle avec un peu d’hésitation, cherchant à placer cet accent qui lui était complètement inconnu. L’invitation qui suivit la prit un peu au dépourvu, et elle resta sans bouger pendant un instant. Elle hésitait. Elle ne pouvait pas savoir si la demande était dénuée de tout sentiment malin, et elle ne pouvait pas non plus se permettre de refuser. La nuit était bel et bien tombée, et étant en terre inconnue, elle n’aurait plus la possibilité de trouver un autre abri durable. « Merci. » Dit-elle finalement, sa voix à peine plus qu’un murmure.


Elle traversa la distance qui la séparait de la maisonnette, ses sens toujours en alerte. Elle ne rengaina pas l’épée, suspicieuse. Elle n’avait pas l’impression que l’inconnue avait une arme sur elle, maintenant qu’elle pouvait l’observer avec plus d’attention, mais elle se doutait qu’il y en avait une à l’intérieur. Ceci dit, elle savait pertinemment qu’il n’était pas aisé de se battre avec une épée dans une pièce réduite. Elle avait toujours sa dague à la ceinture, au cas où. Elle la suivit à l’intérieur, et elle la lâcha enfin des yeux. Elle fit rapidement un inventaire de ce qu’il y avait dans le cottage, repérant tout ce qui aurait pu lui être utile si jamais une situation se déclarait. L’intérieur était à vrai dire beaucoup plus spacieux qu’elle ne l’aurait imaginé. La pièce à vivre était grande, et agréable – chaude aussi, ce qui n’était pas négligeable – et son œil était rapidement attiré par une partie de la salle, qui ressemblait étrangement à un comptoir marchand. Sa curiosité prenait le dessus, elle s’approcha, découvrant les toiles et tissus avec un certain émerveillement. C’était différent de ce que fabriquait Lubjina, visuellement. Elle tendit la main, la mauvaise habitude impossible à réprimer, et elle toucha le tissu du bout des doigts, caressant avec intrigue les fibres colorées. Consciente du soudain silence, et des yeux sur elle, elle retira rapidement sa main, relevant les yeux vers son hôte. « Pardon. » Murmura-t-elle, les joues légèrement rosées. Elle s’écarta du meuble pour se rediriger vers la brune. Les mots qu’elle prononça reportèrent son attention sur l’épée qu’elle tenait à la main, et qu’elle avait quasiment oubliée. « Oh, bien sûr. » Gênée, elle rangea l’épée le fourreau attaché à sa ceinture. Elle n’était pas forcément en confiance – pas plus que son hôte d’ailleurs – mais elle n’aurait pour le moment pas besoin de son arme. Elle était plus rapide à la dague, de toute façon.


Elle se dirigea vers son hôte, les yeux toujours un peu baladeurs. Elle était constamment curieuse des choses du continent, et elle répertoriait chaque objet, chaque pièce d’artisanat, dans un coin de son cerveau. Il y avait des choses qu’elle n’avait jamais vues avant, et d’autres qui étaient la preuve de l’ingéniosité des habitants de cette maisonnette. Car en observant l’ameublement, et la dichotomie certaine de la décoration, Achlys était certaine que son hôte ne vivait pas seule ici. « Où se trouve votre compagnon ? » Demanda-t-elle, se trouvant enfin à la hauteur de la jeune femme. Elle profita de la luminosité pour la dévisager un peu, notant quelques détails sur son visage. Elle ne put que prendre note de sa beauté, et inconsciemment un sourire naquit sur ses lèvres. « Pardon, je ne suis pas très sympathique. » Il était vrai qu’il n’était pas particulièrement poli de questionner son hôte, mais c’était son instinct de préservation qui parlait. « Ai laik Achlys. » Ses doigts commencèrent à défaire les boutons de sa veste en cuir tanné, bien plus réchauffée maintenant qu’elle était à l’abri des éléments. Elle aurait dû avoir froid, aussi loin de son climat tropical, mais Achlys avait le sang particulièrement chaud. Il n’y avait que la neige, à laquelle elle ne savait résister. Elle se défit du morceau de cuir, et le garda sagement entre ses mains, bien contente d’avoir quelque chose pour occuper ses doigts et les empêcher d’aller toucher quelque chose d’autre. « Merci encore. Je viens du village des Ingrankru. » Elle garda son regard sur son hôte, ses yeux glissant rapidement le long de son corps. Elle avait envie de demander confirmation de ses suspicions, mais elle ne savait pas si sa question serait bien accueillie. « Tu es arrivée après le Cyclone ? » La question n’en était pas vraiment une, elle se doutait de la réponse. Ses yeux trouvèrent à nouveau cette marque qui l’intriguait sur son cou, qui ressemblait terriblement à une brûlure sans qu’elle ne pût en deviner l’origine. Il y avait un bout d’encre noir sur sa clavicule, un morceau de peau qu’il lui brûlait les doigts d’explorer ; elle serra sa veste en cuir plus fort entre ses mains pour s’en empêcher.
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Ezra Aerys
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le Mar 21 Jan 2020 - 7:13

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
« Heya. » Voyant les notes d'hésitation sur son visage. Voyant qu'elle était aussi méfiante qu'hésitant bien qu'elle en venait à accepter l'offre. Le mouvement le plus logique. Le premier pas le plus logique à faire à moins qu'elle ne souhaitait se retrouver perdue au milieu de l'obscurité, qu'elle en vienne à chercher son chemin au coeur du crépuscule ou dormir à la belle étoile. Offre généreuse qu'il serait bien dommage qu'elle en vienne à refuser. Dernière murmure que je n'entendis pas alors que je la précéder à l'intérieur de la demeure. Cette première phase de contemplation et d'analyse, alors que tout comme elle les regards se faisaient déchiffrant, cherchant à comprendre et à deviner.

L'observant silencieusement alors que je voyais son regard s'attardait sur chaque détail de la pièce. L'observant sans un mot alors qu'elle s'approchait du comptoir sur lequel reposait avec soin, les différentes robes, tenues qui avaient été dessinées. Des bijoux entreposés un peu plus loin, comme celui que je portais. Deux qui s'entremêlais alors que la vipère au regard flamboyant se mêlait avec des notes grenades. Son doigt qui se posait sur le premier tissus. Regard qui se faisait plus intense dans son observation. Geste accepté pour le moment si elle ne saccageait pas les précieuses robes. Et peut être ce regard porté sur elle trop intense, dont elle se rendait compte. « Pardon. » Mon propre regard qui s'adoucissait alors que je la voyais rougir d'un peu plus belle, soudainement gênée d'avoir été prise en flagrant délit. Soudainement gênée d'avoir été prise, l'arme toujours en mains. Peu de grounders que je connaissais qui pouvaient être gênés, en connaissant trop peu. Ceux que je connaissais ils étaient plus habitués à masquer ce qu'ils ressentaient. Changement bienvenue. « Oh, bien sûr. » Un peu plus à l'aise. Me détendant à l'idée que désormais son arme soit rangé. Certes elle ne s'était toujours pas délaissé du fourreau complètement, ni poser son épée à côté mais c'était déjà un premier pas vers un peu plus de cordialité. Ce qui instaurait un terrain commun. Nous permettant peut être de ne pas nous entre-tuer pendant la nuit. Le premier pas vers la concrétisation de cette idée.

Mais sa curiosité qui n'était pas encore éteinte. « Où se trouve votre compagnon ? » Ne pouvant que noter sa perspicacité et comprenant par là même que son regard était en train de tout analyser dans la pièce. Ce qui pouvait être une problématique par la suite, ce qui n'en n'était pas encore une bien qu'elle faisait naître une note de méfiance un peu plus. Mais note de méfiance qui n'était pas encore insoutenable, pas tant qu'elle restait sur des sentiers banalisés. Ce qu'elle faisait pour le moment à mon soulagement. « Qui a dit que c'est un homme ? » Étincelle espiègle dans le regard. Une libéralité qui n'existait pas au sein de la cité rahjak. Sourire à l'idée qu'Arméthyse puisse être un homme. Si elle était une guerrière, l'ancienne garde attitré de la princesse Irina, elle étai bien une femme. Une relation qui n'était toutefois pas du genre qu'elle l'imaginait. Imaginant sans aucun doute un couple de solitaires vivant en reclus, et certes désormais nous étions comme un vieux couple. Duo formé depuis des millénaires, depuis notre tendre enfance quand nous courrions dans les rues de la cité. Mais il n'y avait jamais rien eu de la sorte avec Arméthyse. Des soeurs de coeur en premier. Ne démentissent toutefois pas la jeune femme ou plutôt ne lui donnant pas plus de détails. Ce que je ne jugeais alors comme pas forcément nécessaire. « Elle s'est absentée. » Sa présence qui se faisait constatée ou plutôt son absence. Ce manque alors que comme deux faces d'une même piécette, nous ne nous étions plus quittés. Mais je comprenais son désir de s'absenter quelques jours. Ce même désir de s'éloigner, je l'éprouvais aussi. N'étant celle qui était partie la première cette fois, son tour. La demeure qui restait en général jamais inhabité, toujours quelqu'un alors que nous alternions. Protocole rodé et soigné.

« Pardon, je ne suis pas très sympathique. » Ne sachant pas encore si elle n'était pas très sympathique. Plutôt aurais-je imaginé qu'elle était particulièrement curieuse. Ses questions qui trahissaient sa curiosité et aussi part de sa méfiance. Faisant de même. Ayant ce même esprit d'analyse alors que j'avais tenté de savoir d'où elle venait. « Ai laik Achlys. » « Ai laik Ezra. » Un prénom que je n'avais pas à cacher. Un prénom qui ne révélait rien au lieu de clamer qui j'étais sur tous les toits, au lieu de clamer l'origine de ma tribu. Secret que je comptais bien continuer de dissimiler bien que ma tenue pouvait plus laisser grès à la suspicion. Des tatouages ou plutôt les marques distinctives de la tribu rahjak plus mis en évidence alors que mes cheveux bruns étaient attachés, ne retombaient sur mes épaules, dans mon dos. Mais autant qu'elle devait se poser des questions, je m'en posais. Ayant toutefois moins de désir de partager des réponses qu'elle ne pouvait le vouloir. « Merci encore. Je viens du village des Ingrankru. » Le peuple de la plaine. Et notant de nouveau son regard qui s'attardait sur mon corps. Elle cherchait des réponses, et ce désir de savoir qui provenait d'elle était bien moins désirable. De même alors qu'elle m'examinait, je ne pouvais que douter qu'elle vienne réellement de la plaine. « Tu es arrivée après le Cyclone ? » « Pas toi ? » Doute aussi présent. Préférant certainement que les questions viennent se diriger dans sa direction que dans la mienne. Faisant quelques pas en avant jusqu'à m'arrêter devant elle. Quelques centimètres nous séparant. Regard plongé dans le sien bien que mes doigts venaient se poser sur sa veste en cuir tanné qu'elle serrait avec ferveur. Presque un murmure avec l'éclat des crépitements des flammes en arrière-plan. « Je peux ? » Autorisation demandée bien que j'en venais ensuite à prendre la veste de cuir, pivoter sur mes talons pour venir la laisser se reposer au près du feu. Entretien des vêtements dans lequel je me connaissais. Et un geste audacieux que de tourner le dos à un potentiel ennemi. Osant croire que si elle avait remis son épée dans son fourreau, cela signifiait qu'elle pensait ne pas vouloir m'attaquer ou me frapper. Arme lourde qu'il resterait plus difficile à manier au coeur de la pièce principale. Osant croire que ses intentions étaient favorables alors que je comptais lui offrir le couvert. « Tu dois avoir faim non ? » Ce que j'étais prête à lui offrir, le gite et le couvert. Ne pouvant d'ailleurs que calculer ce qu'il restait comme ration, bien qu'il restait suffisamment pour lui offrir un repas décent auprès du feu. M'activant en parallèle pour ranger un peu bien que je reprenais la parole quelques secondes auprès, tout aussi hagarde de questions. « Que fais-tu aussi loin des Ingrankru ? » Jeu dangereuse si elle venait à me poser des questions de nouveau à son tour, mais ayant besoin d'un peu plus éléments pour me faire une idée du portrait de ma visiteuse. Sans doute tout aussi curieuse qu'elle.
(c) DΛNDELION
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le Jeu 23 Jan 2020 - 11:09
Ezra
&
Achlys
’Till you reach the dawn with sleepless nights
Deux femmes vivant ensemble n’était pas fréquent sur le continent, c’était l’une des premières choses qu’avait appris Achlys. Deux femmes ensemble tout court l’était encore moins, mais la Kovarii pensait que ce n’était pas le cas ici. Il y avait deux chambres, après tout, et même si elle ne pouvait pas exactement voir ce qui était à l’intérieur de chacune de ces pièces, elle était assez observatrice pour savoir qu’elles étaient toutes deux habitées. Quoi qu’il en soit, la lueur malicieuse dans le regard de la jeune femme lui tira un sourire, et Achlys se détendit un peu. La mystérieuse compagne était absente, et même si la suspicion l’habitait toujours, elle avait envie de croire l’inconnue. Ezra. Le prénom ne l’éclairait pas plus sur l’origine de son hôte, mais Achlys pouvait se montrer patiente. Elle se sentait moins menacée et plus curieuse, se demandant bien comment deux femmes survivaient ici, au milieu de nulle part, et si proche d’une catastrophe naturelle. Elle se demandait si ça ne les effrayait pas, si elles n’avaient pas peur que cela recommençât, et que cette fois-ci elles en fussent victime. Elle ne mentionna pas ses pensées, et se contenta d’hausser les épaules lorsqu’Ezra lui renvoya sa question. Elle n’était pas forcément prête non plus à admettre d’où elle venait vraiment, ne sachant pas si sa révélation serait bien accueillie. Les Kovariis n’avaient pas vraiment fait d’ennemis sur le continent – autant qu’elle le sût, en tous les cas – mais il était facile de prendre en grippe quelqu’un sans même l’avoir rencontré, c’était après tout l’approche d’Achlys envers tous ceux qui venaient du ciel.


Ezra fit un pas vers elle et attira son attention à nouveau. Sa soudaine proximité lui permit de voir la marque de plus près, et ses yeux la trouvèrent presque instinctivement. Il lui semblait voir le reste d’une brûlure, mais elle n’arrivait toujours pas à savoir ce qui aurait pu la causer : elle n’avait jamais rien vu de tel auparavant. Le cuir craqua sous ses doigts alors qu’elle se retint de tendre la main pour toucher, certaine qu’un geste pareil serait particulièrement mal accueilli. D’abord, tout le monde n’était pas forcément tactile comme elle l’était, et ensuite, les cicatrices avaient un caractère très personnel. Le murmure la sortit de sa contemplation et ses yeux trouvèrent ceux d’Ezra. Elle était très proche, mais ce n’était pas le genre de choses qui dérangeait Achlys. Elle sourit un peu timidement, hochant la tête sans trop savoir à quoi elle donnait son accord. Elle fit rapidement éclairée cependant, sentant ses mains saisir la veste qu’elle maltraitait un peu. Elle lâcha prise presque par réflexe, et observa Ezra s’écarter, et étendre la veste. Achlys se demandait qui des deux occupantes était la coutière – don qui l’intéressait bien plus que l’autre qu’elle pouvait presque deviner – mais elle ne pouvait conclure si le geste de la brune était simplement pour la débarrasser ou pour épargner sa veste. Elle apprécia cependant la preuve claire d’une certaine confiance, ses yeux fixés sur les omoplates d’Ezra. « Merci. » Dit-elle après quelques instants, ses lèvres s’étirant en sourire. Ses mains à nouveau libre, elle sentait la tentation de les poser quelque part alors elle attrapa la ceinture qui tenait son épée.


La question d’Ezra lui rappela soudainement l’existence de son estomac, et elle put l’entendre gargouiller avec horreur. Elle rougit, et laissa échapper un rire, serrant ses bras autour de son ventre. « A vrai dire, oui. » Elle avait marché toute la journée, après tout, et ce n’était pas le repas léger qu’elle avait mangé le midi qui avait calé le trou dans son estomac. Achlys avait appris, comme la majeure partie des autres habitants du continent, à se rationner. Malgré cela, elle faisait toujours en sorte de manger ce qu’il lui fallait. « Je suis venue voir le village des Krashakru. » Répondit-elle honnêtement, ne voyant pas de raison de mentir. Sa curiosité était un trait qui était certainement visible, et elle n’en avait pas honte. Les yeux perdus sur le feu qui réchauffait agréablement la pièce, elle se souvint soudainement qu’elle avait laissé sa besace cachée à l’extérieur. « Ah ! Attends, je reviens. » Elle fit volteface sans attendre une réaction, et retourna vers l’entrée de la maisonnette. Elle passa la porte, et retourna à l’extérieur, ses yeux s’acclimatant un peu trop lentement à l’absence soudaine de lumière vive. Elle resta immobile un instant sur le pas de la porte, écoutant pour la possible présence de quelqu’un d’autre, avant de se satisfaire du silence. Elle retourna alors là où elle avait caché son sac, le récupéra, et retourna rapidement à l’intérieur du cottage. Elle y pénétra après avoir frappé à la porte, ne souhaitant pas surprendre Ezra. « J’ai de la viande séchée. » Même si Ezra était accueillante, Achlys ne pouvait pas accepter l’idée de manger leurs rations, pas lorsqu’elle avait de quoi se nourrir.


Elle revint près du feu, et déposa son sac sur un tabouret. Les mains libres, elle hésita une seconde avant de défaire sa ceinture, se séparant enfin de son épée. Le pantalon, à peu près retenu par la ceinture, tomba plus bas sur ses hanches, laissant entrevoir une bonne partie de son bas-ventre sans pour autant être indécent. Elle enroula le cuir autour du fourreau et déposa le tout sur le côté, toujours à portée de main. Ce n’était finalement pas en Ezra qu’elle n’avait pas confiance – elle avait eu l’occasion de l’attaquer et ne l’avait pas fait – mais en ceux qui pouvaient se trouver dehors. Si Achlys avait trouvé le cottage, alors tout le monde le pourrait, surtout ceux qui n’avaient pas forcément de bonnes intentions. Après un nouvel instant d’hésitation, Achlys décida finalement de s’asseoir sur un tabouret, et elle soupira un peu. La journée avait été longue, et ne plus être sur ses pieds était agréable. « Ca n’est pas dangereux, d’être isolée ici ? » Demanda-t-elle finalement, son regard se posant à nouveau sur Ezra. Elle savait que certains préféraient la solitude mais elle ne comprenait pas forcément pourquoi ; après tout ils étaient plus forts en groupe qu’isolés. Achlys n’avait pas peur de se balader toute seule, bien capable de se défendre malgré la faiblesse de son bras, mais elle suspectait que pour une des deux habitantes de la maisonnette, la guerre n’était pas leur fort – Ezra, ou la mystérieuse absente ? Achlys attrapa sa besace et s’afféra à en extirper de quoi manger, qu’elle posa sur la table non loin. Il y avait un peu plus que pour une personne, du lapin et du sanglier séché. Il y avait aussi quelques baies, qu’elle avait ramassées sur le chemin, et qu’elle sortit avec grande délicatesse. Elle les rajouta sur la table, satisfaite. « Il y avait des champignons dans la forêt mais je n’ai pas eu confiance. » Elle releva les yeux vers Ezra, un sourire sur les lèvres. Finalement, elle ne put retenir sa curiosité. « D’où viens-tu ? » Elle pencha légèrement la tête sur le côté. « Cette marque, c’est un tatouage ? » Elle indiqua sa propre clavicule, effleurant le cuir qui s’y trouvait. Bien consciente qu’elle ne pouvait pas demander quelque chose sans partager de son côté, elle continua. « Je suis arrivée sur le continent après le cyclone, alors je suis curieuse. » Un aveu sans en être un, si Ezra réussissait à connecter les pointillés.
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Ezra Aerys
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le Jeu 23 Jan 2020 - 22:44

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
Alors même que je lui demandais si elle avait faim, son ventre la rappelait à l'ordre. Esquissant un sourire face à cette évidence. « A vrai dire, oui. » Un hochement de tête alors que je commençais à m'affecter dans la part de la pièce réservée à la préparation de plats. Une habitude qui ne changeait pas trop de la cité, déjà habituée à être la fée du logis là-bas. « Je suis venue voir le village des Krashakru. » « Il n'y a plus rien là-bas, plus maintenant. » Un village désert. Tout avait été renversé lorsque le cyclone avait frappé. Directement dans sa ligne de trajectoire. Le cyclone avait tout emporté. Et au cyclone s'était adjoint les vagues. Les vagues qui s'étaient déferlées de l'océan comme jamais, emportant elles aussi tout sur leur passage, emmenant avec elle corps tombés à l'eau, déchet, morceau de bois. Les demeures qui n'avaient pas résisté longtemps. Rien n'avait pu supporté l'asseau des vagues, hautes de plusieurs mètres. L'océan était redevenu son propre maître alors que la nature avait repris ses droits. Derrière il n'était resté qu'une plage dévastée, avec des débris retrouvés sur le sable. Il n'était resté que des épaves qui emportaient par les flots étaient venus échoués non loin de l'ancienne localisation du village. Toutes les personnes qui se trouvaient là-bas avaient été obligées de fuir à tour de rôle après avoir rendu les derniers hommages. Obligés de s'éloigner, de s'expatrier, de trouver refuges ailleurs. Certains avaient quitté la mer, quitté le bord de la côté pour tenter une vie moins recluse au coeur de la forêt. Un décor totalement transformé. D'autres trop attachés à la mer avaient fait le choix de devenir solitaire, de vivre en reclus ou de former des petits groupes. Parfois aperçus, discutant parfois avec certains. Ils étaient plus rares. Et nombreux aussi avaient péri sous la force des vagues, l'océan étant devenu impitoyable. De leur village, il ne restait désormais plus rien que des ruines et l'ombre de fantômes. Les vestiges qui avaient emportés, les derniers objets précieux emportés. Certes parfois il était possible encore de faire des  découvertes, ou de retrouver sur la plage des fragments de pierre, des coquillages permettant d'orner des bijoux. Mais trop souvent se diriger vers leur village n'emportait qu'avec soi un sentiment de solitude.

Sortant de mes pensées soudainement alors qu'elle faisait face, et précipitamment se diriger vers l'extérieur de nouveau. « Ah ! Attends, je reviens. » N'ayant pas eu le temps de prononcer un mot. Elle avait déjà filé dans la nuit, laissant derrière elle un sentiment de vide. Il aurait presque été possible de croire que sa présence avait été une illusion, qu'elle n'avait jamais été là. Comme un mirage. Illusion possible si sa veste ne reposait pas au coin du feu. Regard qui se reposait sur la porte alors que pendant quelques secondes je n'avais pas bougé, attendant qu'elle fasse de nouveau une apparition. Mais voyant qu'il n'en n'était rien dans les premières secondes, je ne pus que continuer de préparer la table. Et soudain quelques minutes plus tard des coups frappés à la porte. La preuve qu'elle n'était pas juste une illusion alors qu'elle ne tardait pas à réapparaître, avec une besace auprès d'elle. « J’ai de la viande séchée. » Comprenant de ce fait qu'elle voulait partager ses rations. Ce qui était gentil de sa part alors qu'elle n'était obligée de rien. « Merci. » Alors qu'elle s'approchait du feu, je la rejoignais pour m'emparer ensuite des rations et les ajouter un peu plus à notre repas. Mon regard qui se posait brièvement sur le morceau de peau laissé à découvert suite à ce qu'elle ait ôté son épée. Comme je lui avais dit, il était rare de rencontrer des personnes par ici. Mais regard qui ne dérivait que rapidement pour se reporter sur le repas.

« Ca n’est pas dangereux, d’être isolée ici ? » « Non. » Une réponse courte mais sincère. « C'est plutôt calme par ici. » Ce qu'elle avait sans doute remarqué, peu passait dans cette direction. L'endroit était toujours calme. Ni elle ni Arméthyse n'avions jamais eu de réels problèmes au sein même du cottage. Cottage trouvé sécurisant. Une bulle construite là. « Il y avait des champignons dans la forêt mais je n’ai pas eu confiance. » « Il vaut mieux se montrer prudent. » Toujours cette note de méfiance. Dans la forêt tout était différent. La note de méfiance elle était toujours là. Les arbres qui pouvaient masquer la présence de mercenaires. Mais il fallait aussi se montrer prudent vis-à-vis des fruits qui se trouvaient là-bas, des pièges qui pouvaient être posés aussi par d'autres grounders. Autant que j'étais curieuse, j'étais aussi prudente, comme elle tout aussi certainement. Ce qui me donnait l'impression que si elle disait cela, cela signifiait qu'elle n'était pas originaire de la forêt. Ce qui était certain sinon elle aurait connu les champignons, même au minimum. Même si elle n'aurait pas eu cette qualité à ce propos, elle aurait certainement dû en connaitre un minimum si elle venait de cette tribu. Non elle ne venait pas de là et tout autant elle tentait de savoir d'où je venais réellement. « D’où viens-tu ? » Question qui me dérangeait plus alors que je me raidissais légèrement. « Ce n'est pas important. » Cela ne l'était pas. Ne comptant dire un mot dessus de plus. Et la méfiance qui était de retour bien que j'avais continué de déposer tout sur la table la plus proche. « Cette marque, c’est un tatouage ? » Ayant conscience que cette fois-ci mes cheveux étaient plus dégagés. Une mèche de cheveux bruns que je déposais de nouveau sur le côté pour masquer les marques laissées en évidence. Des marques qu'elle pouvait croire être des tatouages, préférant qu'elle puisse croire à cette version de l'histoire. « Quelque chose comme cela. » Toujours aussi vague. Toujours aussi secrète et ne comptant ne rien dire de plus. « Je suis arrivée sur le continent après le cyclone, alors je suis curieuse. » Et alors je comprenais. « Aaah. Plangonakru. » Une tribu que je ne connaissais que de nom. Mais si elle s'ouvrait un petit peu, légèrement, là n'était ni mon désir, ni ma volonté. Me doutant qu'elle voulait atténuer ma méfiance, qu'elle voulait me donner quelque chose en échange. Excepté que je n'étais pas comme elle. Mais par ailleurs, il y avait certains secrets qui méritaient d'être tu. « Je suis désolée pour ta tribu. » Le cyclone qui l'avait frappé aussi, ayant frappé sa tribu eux aussi. Sujet plus obscur mais ne pouvant que compatir à cette perte, être loin de chez toi c'était aussi compliqué, laissant un sentiment d'amertume. Mais son historie sans aucun doute différente si elle avait été chassée par le cyclone alors que j'avais fui volontairement ma tribu.
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le Mer 12 Fév 2020 - 22:37
Ezra
&
Achlys
’Till you reach the dawn with sleepless nights


Elle se rendait bien compte que ses questions posaient problème à Ezra. Ce n’était pas la première fois qu’Achlys faisait preuve d’un peu trop de curiosité. C’était un trait qui était très présent chez elles, et elle était consciente que parfois, ses questions étaient un peu trop poussées, et donc peu appréciées. Mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Le trait s’était aggravé depuis qu’elle était arrivée définitivement sur le continent. Il y avait tout à découvrir, et autant de gens à rencontrer. En plus, on lui avait toujours appris que les gens aimaient généralement que l’on s’intéressât à eux, et quoi de mieux que de poser des questions. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre alors qu’Ezra devait cacher quelque chose, plus ou moins grave, en tous les cas assez sérieux pour que son visage et sa posture se fussent de plus en plus tendus. Elle ne manqua pas non plus le geste qui eut pour effet de cacher la marque aux yeux d’Achlys. Elle ne fit pas de remarque, mais elle se redressa inconsciemment. Elle ne pouvait pas être trop insistante, d’abord parce que ce n’était pas particulièrement poli, ensuite parce qu’Ezra avait la grâce de l’héberger, et que ce n’était pas une façon acceptable de la remercier. Pour être sûre de ne pas dire de bêtises, elle attrapa une petite poignée des baies qu’elle avait trouvées dans la forêt, et les fourra rapidement dans sa bouche.


Son précédent aveu fut bien évidemment suivi, et elle lâcha un faible soupir une fois sa bouchée avalée. Même le sucre de ces fruits ne pouvait pas enrayer l’amertume des souvenirs. Cédant à la tentation de plus de nourriture, son ventre toujours terriblement vide, elle attrapa un morceau de viande sur l’assiette posée devant elle, et le mordit presque pensivement. C’était douloureux pour elle de parler de sa tribu, non pas parce qu’elle était effrayée mais parce qu’elle n’aimait ni la mélancolie, ni la colère que ça lui apportait. Achlys accepta les excuses, bien inutiles mais malheureusement polies, d’un hochement de tête. Elle croqua un nouveau morceau, au moins pour se laisser le temps de la réflexion. Ezra ne semblait absolument pas prête à partager des informations sur sa vie, Achlys n’était généralement pas très douée en platitudes et elle détestait le silence. Elle avala presque douloureusement sa bouchée et elle reposa le reste du morceau dans son assiette délicatement, ne souhaitant pas passer pour d’un rustre. « Merci. » Dit-elle finalement, un peu hésitante. Son regard se posa sur l’assiette et non pas sur Ezra. « Je venais voir leur village, parce que je ne peux pas retourner au mien. » Toujours trop honnête, même avec des étrangers – surtout avec des étrangers, peut-être. Elle haussa les épaules. « C’était stupide, ça ne m’a rien apporté. Je ne sais pas ce que j’espérais trouver. » Un peu d’espoir, peut-être. Elle aurait aimé trouver un survivant pour se dire que l’une des siennes aurait pu survivre aussi, même si ce n’était pas raisonnable. L’île avait été touchée la première, et elle n’avait pas besoin d’aller la voir pour savoir que rien n’avait survécu.  


Elle récupéra un morceau dans la sieste et le glissa dans sa bouche, mâchant lentement. Ses yeux se glissèrent sur le visage d’Ezra à nouveau, et elle recommença son analyse curieuse. Elle était quasiment certaine de ne jamais avoir croisé quelqu’un comme Ezra. Entre le teint de sa peau, la noirceur de ses cheveux, et les marques, tout écartait les tribus qu’elle connaissait. Mais le continent étant beaucoup plus large qu’elle ne l’avait imaginé, elle était bien incapable d’en venir à une conclusion. La seule chose qu’elle pouvait affirmer, c’était qu’elle était solitaire : c’était bien la seule chose qui pouvait expliquer la décision de vivre dans un endroit aussi isolé. Effectivement, Achlys pensait qu’elle ne devait pas avoir beaucoup de visiteurs ici, et c’était probablement le but. La question était alors : aimait-elle simplement la solitude ou cherchait-elle à garder à l’écart un certain groupe de personnes ? Achlys se doutait qu’elle n’aurait probablement pas la réponse. Ezra ne semblait pas encline à trop partager, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Ils se devaient d’être méfiants, elle la première, car leur monde était dangereux, et ne pardonnait rien. « Ce qui me manque le plus, c’est la nourriture. » Sa voix coupa le silence et elle lança un sourire à Ezra, le sujet plus léger. « On avait des produits uniques, tu sais. On ne peut pas les faire pousser ici, il ne fait pas assez chaud. » Elle continua à se servir à manger, juste assez pour se rassasier, pas assez pour paraître gourmande. « Il y avait des panthères. Une jungle. » Son ton se faisait un peu plus mélancolique, à présent. Elle avait envie de demander à Ezra comment c’était, là d’où elle venait, mais elle n’osa pas, bien consciente qu’elle ne répondrait pas. Elle lui sourit, attrapant sa gourde pour en prendre une longue gorgée. « Merci pour le repas. »


 
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3209 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : xx (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 319
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le Jeu 13 Fév 2020 - 21:52

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
Pouvant voir la lueur changeait dans son regard, voir cette note de douleur, de nostalgie, de perdition. « Je venais voir leur village, parce que je ne peux pas retourner au mien. » « Comment tu as fait pour survivre ? » Ils avaient dû être dans l'oeil même du cyclone. Leur île, son île avait dû être l'une des premières balayée par le cyclone. Ils avaient dû être frappés en plein coeur alors qu'au milieu de l'océan, je n'osais imaginais la force du cyclone, les dégats causés. Me rappelant les vagues qui se soulevaient. Me rappelant la violence de la mer alors qu'elle s'était réveillée, et que les dieux de la mer avaient repris le contrôle. La nature reprenant possession de ses terres. Des vagues qui s'étaient écrasés avec violence sur les rochers. Les rochers n'auraient pas suffit pour arrêter les vagues. Des vagues qui emportaient avec elle des couches d'eau, des débris. Ayant frappé les côtes. Ayant balayé le village des calusa. Nuit d'horreur. Une nuit où la peur avait été dans le coeur, où la douleur avait surgi. Les paillotes qui n'avaient pas résisté. Village situé au bord de l'océan. Si leur village n'avait pas résisté, le sien non plus. Ayant dû fuir. Me demandant comment elle avait réussi à vaincre le cyclone, à prendre de vitesse. Ceux qui se trouvaient sur l'eau quand la tempête avait surgi n'avaient certainement pu que trouver la mort. Des corps charriés par l'océan, qui étaient revenus échoués bien plus tard sur la place. Paraissant difficile de croire quelques jours après que l'océan ait pu retrouvé le calme absolu, comme si de rien n'était alors que juste avant, il se déchaînait. Si elle s'était trouvée au milieu du cyclone au coeur de l'océan, à ce moment, elle était chanceuse. Et que courageuse d'avoir fui, d'avoir tout laissé derrière. Ne devant plus rester de son île tout comme il ne restait quasiment plus rien du village des calusa, seulement des ruines. « C’était stupide, ça ne m’a rien apporté. Je ne sais pas ce que j’espérais trouver. » Pouvant entendre cette note d'espoir dans sa voix. « Ce n'est pas stupide, tu tentais de raccrocher quelque chose. » Esquissant un sourire doux dans sa direction. Cela n'avait rien de stupide. M'y étant rendu aussi, même après. Aller et retour que j'avais déjà fait plusieurs fois, passant toujours près de la plage. Comme si le long de l'océan il était possible d'entendre l'écho de ceux perdus en mer. Mais l'endroit était désormais désert, ayant abandonné. Un village fantôme, qui avec encore cette note mélancolique avec lui. « J'y suis allée aussi. » Voulant lui montrer qu'elle n'était pas seule. On tentait tous de se raccrocher à quelque chose, des souvenirs, espérant trouver un sentiment de sécurité, voulant se rassurer, pensant aux jours meilleurs ou voulant simplement trouver la paix. Ce n'était pas facile loin de tout. Exilée comme elle. Mais alors qu'elle n'avait sans doute pas eu le choix, je l'avais fait. Mais il serait mentir de dire que certains aspects plus romantique de la cité rahjak ne me faisait pas battre mon coeur. Pouvant presque entendre les battements accélérés de la myocarde, les échos se répétant contre la paroi. Cité de passion et de luxure. Une partie de mon coeur laissée là-bas. Cupidon qui avait décroché sa flèche et tiré en plein mil.

Silence qui retombait alors que chacun en venait à attraper les premières bouchées de nourriture, à se remplir l'estomac. « Ce qui me manque le plus, c’est la nourriture. » Esquissant un sourire tout aussi léger. Bref moment de complicité. Peinant à dévoiler la vérité, à me confier mais je pouvais comprendre le sentiment. Pouvant me raccrocher à elle. « On avait des produits uniques, tu sais. On ne peut pas les faire pousser ici, il ne fait pas assez chaud. » « Rien à voir avec le poisson. » Me rappelant encore le premier morceau mangeait. Un goût infect en bouche. Rien n'a voir avec la nourriture habituelle. Mais ce n'était pas la nourriture qui manquait le plus, non ce qui me manquait le plus était ce mot qu'elle venait de prononcer, ou plutôt cette sensation de chaleur. « Ce qui me manque le plus c’est la chaleur. » L'air bien plus pur, plus froid de ce côté-ci. Un climat polaire à comparaison des températures toujours positives rencontrées au coeur du désert. Les rayons du soleil sur la peau qui ne semblaient être aussi réchauffantes. Un monde différent, aussi étrange que distinct de celui que je connaissais avant. Tout qui changeait là. Et souvenirs mélancoliques qui s'entrecroisaient alors qu'elle reprenait la parole, me permettant d'en savoir plus sur son peuple. Plus à l'aise pour se confier que je ne l'étais ou peut être simplement perdue dans ses souvenirs. « Il y avait des panthères. Une jungle. » « Des panthères ? » Un froncement de sourcil. Créature que je ne connaissais pas. Semblant bien ignorante. Il y avait des mots que je ne connaissais pas. Il y avait des connaissances que je n'avais pas. Des connaissances que je pouvais enfin satisfaire ici alors que je découvrais chaque jour de nouveaux mots. Curieuse sur de nombreux points et avide de comprendre. Des animaux que je ne connaissais pas même par ici. Les créatures qui étaient différentes dans le désert, et ne pouvant prétendre être beaucoup sortie avant. Avant d'avoir fui, je n'avais jamais quitté la cité rahjak et jamais franchi la bordure du désert. Recluse dans cette cité rahjak. Peut être un peu pareil maintenant alors que je vivais en recluse, en exil. Mais ce n'était pas tout à fait vrai alors que je me trouvais avec Arméthyse, inséparable, qu'ici j'étais libre de trouver la paix, de créer mais aussi de bouger. Libre de me rendre ailleurs, de me voyager en toute discrétion. Libre d'apprendre des techniques guerrières bien que j'étais certainement moins douée qu'elle. Et regard qui dérivait sur sa lame posée non loin. Non, sur de nombreux domaines, je n'étais peut être pas la plus douée mais j'étais avide d'apprendre. Cela devait compter pour quelque chose. Ma vie qui n'était pas terminée et comptant bien en apprendre le plus possible. « Merci pour le repas. » Sortant de mes pensées avec ses mots alors que j'hochais la tête.

Reprenant la parole doucement. « Parle-moi de ta tribu...si cela ne te dérange pas... » Ne voulant pas la faire replonger dans des souvenirs nostalgiques et douloureux, mais aussi curieuse. Voulant en savoir plus sur ces grounders que je ne connaissais pas. Dire que je ne connaissais pas tous les grounders, ridicule et pourtant vrai. Peut être même que les skaikru en savaient plus que je n'en savais. Sans doute. Et une proposition qui n'était pas des plus avantageuses, qu'elle pouvait encore refuser. Après tout si je lui demandais de se confier, je ne faisais pas de même. Des questions dans un sens pour un moment. Curieuse, mais n'ayant pas confiance. Attirante mais comme toute flamme, autant qu'on pouvait être tenté de jouer avec, la prudence était de mise pour ne pas se brûler les ailes. Me faisant sans doute violence alors que je voulais poser plus de questions tout en ayant connaissance qu'il serait juste qu'elle pose ses questions elle-même. Préférant qu'elle ne le fasse pas.

Et d'un autre côté, cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé ouvertement de la cité rahjak, que je ne m'étais pas replongée dans les souvenirs sauf avec Arméthyse, mais c'était différent. Ne voulant pas me taire, ne voulant plus être condamnée au silence et pourtant je me mettais mes propres barrières. Barrières que je dressais de crainte de risquer le pire, de mettre d'autres en péril. Menace des mercenaires. Tombée amoureuse de l'une d'entre eux, ayant vécu avec l'un d'entre eux. Sachant qu'ils n'étaient pas que des monstres, que des guerriers sans coeur. Un coeur qui battait, qui vivait. Au final ce n'était pas tant qu'eux que je craignais, que de retourner de force là-bas. Ne voulant retourner à la cité quand bien même certains aspects pouvaient me manquer. Voulant vivre et être libre. Peut être alors faudrait-il que je continue de rester enchaînée, de décider du fardeau porté. Peut être que je devrais juste me laisser aller pour une fois et vivre encore plus, sans regret, sans crainte. La situation qui n'était la même alors que je n'étais plus seule. Avec Arméthyse. Ne me trouvant au coeur de la forêt en solitaire, dans la crainte d'être retrouvée. N'étant plus faible alors que j'avais appris à me défendre, que je continuais de m'entraîner avec la jeune femme. Plus libre que jamais de créer de nouvelles tenues, de laisser libre court à mon imagination, d'inventer de nouvelles robes, de nouvelles tenues sans crainte d'être réprimée. Libre de parler et de faire mes choix. Liberté à explorer qui était belle. Ayant retrouvé le sourire. Libre de danser et de chanter si je le voulais. Certes, c'était différent. Mes amis n'étaient là, elle n'était là mais je n'étais pas seule. Ne regrettant rien. Vivante et si je n'étais peut être totalement heureuse, j'étais bien. Comme si des nuages roses flottaient dans le ciel, pluie de pétales roses tombant sur le sol. Des coeurs guimauve qui fondaient.

Regard qui se portait sur la guerrière qui se trouvait devant moi. Une guerrière n'en n'ayant aucun doute. Regard qui dérivait sur ses cheveux blonds avant de croiser son regard. Des yeux d'un bleu si pur. Des yeux de la couleur du ciel. Des yeux d'une teinte si douce, ne pouvant que vous hypnotiser. Il n'existait de personnes avec des yeux aussi bleu dans la cité. Il n'existait de personne ave de chevelure aussi si blonde, de la couleur du sable. Au coeur de la cité rahjak, la plupart des personnes avaient le teint mat. Peau tannée par le soleil. Des chevelures ébènes, brunes qui retombaient sur les épaules. Ceux arborant une chevelure blonde étaient plus discret, rares même. Si j'avais toujours eu une préférence pour les brunes, il serait faux de dire que je n'étais pas attirée par la jeune femme, ou ses notes de blondeur. Rafraîchissant. Autant qu'il était rafraîchissant de voir de nouvelles têtes, je ne pouvais que la trouver courageuse. Attirée par ces différences. Devant  alors peut-être être un peu plus comme elle. Devant peut être devenir encore plus courageuse comme tous ceux qui avaient fui leur île, survécu au cyclone. Devant peut être simplement cesser de regarder par dessus mon épaule encore par fois, et m'affranchir de mes chaînes. Il y avait les poids des secrets et les secrets j'en avais déjà trop porté. J'en avais trimbalé avec moi depuis le début. Des squelettes cachés dans le placard. Il y avait cette obscurité dissimulée derrière des sourires. Il y avait ces marques invisibles qui existaient. Il y avait ces notes d'ocre qu'on dessinait alors qu'on se redressait. Ne comptant mourir à genoux. M'étant relevée tour à tour, mais certains secrets, ils étaient restés. Mentir devenant une seconde langue. Faisant du bien de n'avoir plus besoin de mentir, mais cela ferait sans doute encore plus du bien de ne pas avoir à masquer la vérité, ou la laisser de côté. Ayant peut être juste besoin de changer la donne, de tenter. Et qu'après je pourrai voir jusqu'où la pièce d'or roulait. « Je viens de la cité rahjak. » C'était dit. Le secret était dévoilé. La pièce venait d’être lancée sur la table. Pouvant presque l’imaginer rouler sur la surface en bois, sans savoir dans quelle direction et de quel côté elle allait retomber. Ne pouvant prédire si elle s’arrêterait de rouler en cours de route pour retomber sur l’une de ces côtés : pile ou face. Mais peut être qu’au lieu de s’arrêter, elle allait simplement continuer de rouler tout doucement, avec ce petit bruit qui lui était propre. Presque à entendre le tintement des bourses remplis de pièces qui résonnaient aux quatre coins de la cité, passant entre les mains des marchands, des taverniers, des commerçants, du peuple. Ou peut être oui qu’elle allait juste continuer de rouler jusqu’à dépasser les dernières limites et tomber en chute libre en direction du sol. Qui sait.
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Achlys Cintra
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le Mar 24 Mar 2020 - 21:46
Ezra
&
Achlys
’Till you reach the dawn with sleepless nights

La nourriture, étrangement, semblait être un sujet de conversation assez sûr, et sans trop de prétentions. Achlys avait remarqué qu’elle parvenait souvent à établir une sorte de contact à travers la nourriture, que ce soit en la partageant ou en offrant ses maigres connaissances sur le sujet. C’était comme ça qu’elle avait même rencontré une de ceux qui étaient tombés du ciel, et malgré son scepticisme habituel, elle était bien heureuse de croiser le chemin de cette jeune femme. Elle en savait aujourd’hui plus sur les plantations, et la façon de cuisiner les légumes et autres racines ainsi récoltés, qu’elle ne l’avait été en étant sur son île. A l’époque, à vrai dire, assez peu l’intéressait au-delà de la chasse, et de ce qu’elle pouvait faire des carcasses qu’elle trouvait. Elle était alors particulièrement douée pour la conservation de la viande, et sa cuisson en général : c’était un aliment essentiel pour elle puisqu’il leur donnait de la force, plus peut-être que des graines. Elle était consciente qu’il valait mieux une alimentation complète — elle avait déjà eu des douleurs abdominales terribles après n’avoir mangé que de la viande pendant des semaines — mais elle avait tout de même une préférence pour les produits carnés. Le poisson, elle en avait évidemment déjà mangé, puisque toutes les ressources étaient bonnes à prendre sur leur île, mais elle comprenait parfaitement la légère grimace qui apparut sur le visage d’Ezra lorsqu’elle mentionna son existence. Elle sourit en réponse, hochant légèrement la tête.


Et le deuxième sentiment partagé par Ezra résonna tout autant en elle, et elle acquiesça d’un bruit. C’était aussi un indice sur l’origine de la jeune femme. Elle venait d’un endroit chaud, en tous les cas plus chaud que cette côte maudite et ce lieu terrible où il pouvait neiger. « Mmh, moi aussi tiens. Mais c’était humide sur l’île, on avait l’impression d’étouffer parfois. » Elle se souvenait des nuits passées dehors, près de la plage, pour profiter de la brise marine. La température montait tellement qu’il lui arrivait de préférer dormir sur le sable froid plutôt que dans son lit de camp, dans sa petite maisonnette. C’était différent, aujourd’hui. Chez les Naoris, il faisait rarement aussi chaud. Et ils connaissaient un véritable hiver, chose qu’elle n’avait auparavant jamais vu. Elle n’était par ailleurs pas surprise qu’Ezra ne connût pas les panthères : les Kovariis étaient rarement sur le continent, et elle doutait que beaucoup d’entre elles eût croisé le clan d’Ezra. « Ce sont de grands félins, tous noirs. Elles sont redoutables. Elles grimpent aux arbres et se dissimulent parfaitement sur les branches. Je me demande si elles ont survécu. » La dernière phrase était dite comme une arrière-pensée, celle-là même qui lui revenait souvent : est-ce que quelque chose seulement avait survécu. Elle pensait que oui, au moins les animaux. La jungle aurait sûrement été décimée, mais elle ne doutait pas de l’ingéniosité de certaines espèces.  


Le silence s’installa un peu, sans qu’il ne dérangeât finalement Achlys. Parfois, elle savait apprécier l’absence de mots. Cela n’arrivait généralement que lorsqu’elle était à l’aise avec quelqu’un, et ça lui parut étrange à cet instant. Elle ne savait rien d’Ezra, ou presque, et pourtant une partie d’elle-même avait envie de lui faire confiance. Peut-être était-ce parce qu’elle lui avait offert le gîte et le couvert sans rien attendre en retour. Alors, quand elle posa sa question, elle eut envie d’y répondre. Malgré la présence de ses sœurs dans la cité Naori, elle avait parfois l’impression d’être seule dans son deuil. C’était encore pire concernant Deliah : Achlys n’en parlait jamais, et il lui semblait avoir été la seule à la connaître. « Les autres tribus ne nous comprenaient pas. » Elle ne savait pas pourquoi elle commençait par-là, mais il était vrai que les Kovariis étaient bien à part. « Chez nous, c’était les femmes qui décidaient. Il n’y avait pas d’hommes, ou très peu. » Elle ne put s’empêcher de sourire un peu, mélancolique. « On a dû s’adapter en arrivant ici, évidemment. Ca ne me dérange pas trop, je crois. » Achlys avait été bien loin des têtes dirigeantes des Kovariis, bien trop impétueuse et impatiente pour être diplomate. « Le plus dur c’est de s’adapter aux coutumes des Naoris. » Les habitants de la forêt étaient tellement différents qu’Achlys peinait toujours à trouver sa place auprès d’eux.


Elle se tut, ses doigts caressant distraitement le bois de la table. Il y avait tellement de choses à dire, et à la fois si peu. Elle aurait pu dire que la majeure partie de son peuple était mort parce qu’ils étaient idiots, et qu’ils n’avaient pas voulu croire en l’évidence. Elle aurait pu dire qu’elle n’avait jamais cessé d’être en colère après eux, même si ça ne lui apportait rien. Elle se mordit l’intérieur de la joue, plaçant finalement son regard sur Ezra qui la dévisageait. Elle n’hésita pas à en faire de même pour la énième fois de la soirée. Elle était intriguée par la jeune femme, et tout autant charmée. Elle avait envie de tendre la main pour caresser ses cheveux. Elle n’entendit presque pas les mots lâchés par Ezra. Elle ne les attendait pas. Le mouvement de ses doigts contre le bois s’arrêta, et elle jeta un regard plus curieux encore vers la grounder. Cela avait du sens, maintenant qu’elle le disait. Certains détails qu’elle avait remarqués poussaient bien vers cette conclusion, mais elle aurait bien été incapable d’y parvenir toute seule. « Vraiment ? » Son expression se faisait un peu plus excitée. Elle avait voyagée jusqu’aux portes du désert mais elle n’avait jamais osé aller plus loin. « Une des premières choses que j’ai faite, c’est aller voir le désert. J’en rêvais depuis que j’étais petite. Mais je n’ai pas osé aller plus loin. » Elle sourit, se redressant un peu. « Tu es bien loin de chez toi, ça ne te manque pas trop ? Hormis la chaleur. » Elle lui fit un clin d’œil. Elle avait entendu beaucoup de choses sur les Rahjaks, mais maintenant qu’elle avait enfin rencontré quelqu’un de leur tribu, elle voulait se faire sa propre opinion. Sans effrayer Ezra, évidemment, bien consciente de la main tendue qu’avait été cet aveu.

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le Mer 25 Mar 2020 - 12:49

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
« Mmh, moi aussi tiens. Mais c’était humide sur l’île, on avait l’impression d’étouffer parfois. » « Etouffer physiquement ou mentalement ? » Une différence. Il y avait la sensation d'étouffer physiquement à cause de la chaleur, la gorge sèche, à la recherche de la moindre goutte d'eau mais il y avait cette sensation d'étouffement moins physique, plus mentale. Cette sensation de manquer d'oxygène. Cette sensation que les murs de la cité se renfermaient. Cette sensation que j'avais eu à plusieurs reprises. Le sentiment d'être prisonnière. Le sentiment d'être prisonnière de ce statut d'esclave, de la cité. Le sentiment d'être impuissante, de ne pas être libre de mes choix. Une vérité. Sujette aux ordres, à la bonne volonté des maîtres comme tous les autres esclaves. Certains qui s’accommodaient très bien de cette situation, qui ne pouvaient même qu'attendre leurs heures. Attendant gentiment et sagement que leur maître les affranchisse. N'ayant pas eu cette patience. N'ayant pas eu la patience d'attendre que le maître en vienne à me délivrer. Peut être un futur qui aurait pu se réaliser. Peut être que ce futur aurait pu réaliser alors même que j'étais esclave couturière, enfant. Déjà en train d'évoluer au sein de l'atelier de textile, de couture, formée à devenir l'esclave domestique de Basile. Mais futur peut être en or qui avait pris fin brutalement quand je l'avais attaqué. Regards du maître qui avaient été de trop. Mais n'ayant pas su attendre non plus au sein du bordel même alors que je réussissais à attirer les clients, réussissant à mettre des bourses d'or de côté. Ayant faillit que je tente de fuir et ayant fui de nouveau. Chaines que je ressentais. Des chaines dont je devais me libérer à tout prix. Ne réussissant plus à respirer. Il y avait les personnes mais en parallèle, il y avait cette volonté de voir le monde, d'être libre, de faire ses propres choix. Un choix pouvant être considéré comme égoïste mais réel. Un choix concrétisé véritablement. Un choix qui m'avait permis de cesser d'étouffer alors que de nouveau, j'avais l'impression de respirer pleinement. Des formes d'étouffement ressenties néanmoins différement selon les personnes. La regardant et en venant à douter que cette sensation d'étouffement soit réellement mentale, paraissant être plus physique.

Restant curieuse alors que les noms mentionnés des créatures étaient inconnus. « Ce sont de grands félins, tous noirs. Elles sont redoutables. Elles grimpent aux arbres et se dissimulent parfaitement sur les branches. Je me demande si elles ont survécu. » Tentative d'imaginer à quoi ressembler les créatures à cette noirceur alors que dans le désert tout semblait coloré ou d'ocre. Passant des dromadaires aux fennecs aux crocodiles, aux étoffes de couleur alignés sur la grande place publique. Notes colorées qui se retrouvaient aussi dans cette pièce. Imagination laissée libre court alors que j'étais intriguée aussi par sa chevelure blonde, me donnant envie de glisser mes doigts entre ces fils d'or. La tentation là bien que je ne pouvais que retenir mes mains. Désir de ne pas passer par une sauvage alors que déjà je devais l'intriguer tout comme je l'intriguais. Il y avait ce jeu de regard, ces regards en coin et ces regards silencieux qui se soutenaient alors que l'un puis l'autre détaillait les courbes, les détails de la silhouette située en face.

« Les autres tribus ne nous comprenaient pas. » Peut être une tribu qui n'était pas la seule. Ne connaissant pas assez sa tribu pour juger. N'en n'ayant presque jamais entendu parler. La première que je rencontrais de son peuple. N'étant pas celle qui avait le plus de connaissances, faisant encore partie des ignorants bien que je tentais d'apprendre comme maintenant. Curieuse d'en savoir plus et déjà des parallèles qui se dessinaient dans mon esprit. Pour la tribu rahjak, c'était différent. Perçue comme une tribu violente, hostile, repliée sur elle-même. Cité qui subvenait à ses propres moyens. Les échanges commerciaux limités bien que dirigés vers les naoris principalement. Des marchands, d'autres grounders qui venaient jusqu'à la cité mais il y avait toujours cette méfiance des autres. Méfiance qu'il était plus facile d'étayer à l'extérieur des murs de la cité alors qu'il y avait une volonté de faire connaissance comme maintenant. Peuple plus belliqueux que classé appart. « Chez nous, c’était les femmes qui décidaient. Il n’y avait pas d’hommes, ou très peu. » Yeux qui s'écarquillaient face à cette annonce. « Les femmes sont toutes des reines ? » Mots qui m'avaient échappé. Une tribu qui paraissait être une tribu parfaite. N'ayant rien contre les hommes, loin de là, appréciant à leur juste valeur pour les hommes mais au sein de la cité la place de la femme était toujours restreint. Qu'il existe une tribu où le contraire soit possible paraissait étonnant. « Comment cela fonctionne ? » Curieuse alors que je tentais de comprendre. « Tu étais une guerrière là-bas ? Les femmes pouvaient accéder à tous les rangs ? » Désignant sa lame qui avait été déposée non loin. « Mais alors qu'est-ce que vous avez fait des hommes ? » Etaient-ils juste bannis, obligés de quitter l'île, considérés comme des esclaves. Ce que je n'espérai toutefois pas. Ce qui rendrait sa tribu alors moins bien attrayant. Hommes néanmoins nécessaires pour préserver la lignée, les descendants. Quoique les hommes n'étaient pas les seuls nécessaires pour s'accorder plaisir et passion. Imaginant néanmoins que son arrivée ici a dû tout changé. « On a dû s’adapter en arrivant ici, évidemment. Ca ne me dérange pas trop, je crois. » « C'est normal qu'il y ait un temps d'adaptation... » En ayant eu besoin aussi. « Le plus dur c’est de s’adapter aux coutumes des Naoris. » Esquissant un sourire, même en rire. Pouvant imaginer la difficulté de s'adapter alors que le peuple de naoris ne paraissait être que fleurs et sourires. Tribu totalement opposée par ses caractéristiques à mon ancienne tribu. Tout dans la douceur, dans la gentillesse, dans la spiritualité. Culte qui n'est pas le même. Consacrant le dieu du soleil au sein de la cité, alors qu'eux consacraient différents esprits de la nature. Tribu différente mais aussi appréciée par sa douceur bien qu'à chaque fois il y avait des coups d'éclat. Toujours. Alors pouvant comprendre que c'était difficile, essuyant la larme qui avait coulé le long de mes yeux alors que j'imaginais les rahjaks là-bas. « pardon, c'est juste qu'ils sont totalement différents... » Un faible mot. Mais la différence qui avait du bien.

Ne sachant pas vraiment pourquoi j'avais dit cela. Ne sachant pas ce qui m'avait vraiment poussé à lui avouer la vérité aussi directement. Bombe à retardement. Risque que je venais de prendre en lui avouant la vérité, que j'appartenais à une autre tribu, lui laissant tisser les liens entre ces bribes de vérité. Elle n'était pas une mercenaire. Elle était une femme, une kovari. Peut-être que la vérité pouvait restée entre nous, ce que j'espérai. « Vraiment ? » hochement de tête lent. Peut-être ne m'attendant pas à cette question, ou qu'elle me croit directement. Et soudainement sur son visage s'illuminait. Bref soulagement. Risquant moins d'être en danger et sa voix qui trahissait son excitation. Son expression se faisait un peu plus excitée. « Une des premières choses que j’ai faite, c’est aller voir le désert. J’en rêvais depuis que j’étais petite. Mais je n’ai pas osé aller plus loin. » « C'est un périple dangereux. » « Tu es bien loin de chez toi, ça ne te manque pas trop ? Hormis la chaleur. » Clin d'oeil et sourire qui se dessinait néanmoins sur mon visage. « Ceux que j'aime me manque, le soleil aussi, certains aspects de la cité aussi mais l'esclavage... pas réellement. » Ce qui me manquait. Pas le système, pas l'idée d'être en esclavage mais ceux laissés derrière. Choix que j'avais fait en partant que de les laisser derrière. Fuyant sans informer en premier Shanareth. Coeur que j'avais brisé en même temps que j'avais brisé le mien. Mais n'étant pas la seule personne que j'avais abandonné derrière. Coeur lourd, choix égoïste mais choix que je ne regrettais pas d'avoir fait. A défaut de voir le système évoluait, l'esclavage être aboli, ici je pouvais faire mes choix, être libre. C'était différent. « Mais dans un sens, je ne suis pas totalement seule, il y a Arméthyse avec moi. » Sourire qui s'éclairait encore plus. Affection et amour trahie par ma voix. Le cas alors que je l'adorais. L'adorant depuis que nous étions toutes petites, deux gamines devenues complices, courant ensembles dans les ruelles de la cité. Soeur de coeur. Rendant cette vie aussi plus agréable alors qu'ensembles nous avons créé notre bulle, retapé cet endroit. Vie plus paisible, plus calme. Négociantes. Solitaires. Certains qui venaient pouvaient trouver là tissus, gite et couvert. Une vie différente plus paisible. N'étant pas seule en effet bien que la jeune femme s'était absentée. Vie en recluse rendue néanmoins plus agréable à ses côtés alors que fuir la cité avait aussi un coût. Des sacrifices devant être faits pour pouvoir déployer ses ailes, quitte cette cage dorée. Cité qui manquait en partie seulement. Toujours attirée vers elle mais me sachant aussi en sécurité loin d’elle, pour le moment. La présence rassurante de la terrienne qui venait défier les ombres, apporter une note réconfortante alors que les journées en solitaire pouvaient être longues. Apportant avec ell, cette touche de douceur et d’exotique. Exotisme qu’il était possible de croire vivant au cœur de son île. Note d’exotisme qu’elle transportait avec elle, alors qu’en même temps, elle défiait les codes et rivalisait de splendeur avec ces cheveux blonds vers lesquels mon regard semblait toujours s’attarder.

Consciente aussi qu’elle devait suivre un en parallèle, récolter les indices laissés sur son chemin pour comprendre que j’étais une ancienne esclave en fuite. Certes, je n'avais pas officialisé mon statut d'ancienne d'esclave. Peut-être que je devrais clarifier. Peut-être pas. Hésitante mais dans un autre sens j'avais déjà avoué mon appartenance à la cité rahjak. Ce qui n’était pas non plus rien, même si elle pouvait présumer que j’appartenais toujours à la cité. Ce qui était encore le cas alors que j’avais toujours la cité dans ma peau. Et me doutant que là aussi à l’autre bout du continent même, elle aurait aussi toujours son île et l’image des panthères en tête. Des images qui s’accrochaient. Hésitante et retenant les derniers mots finalement. Une autre étape à passer que d'avouer la vérité encore plus, en faire ce constat plus grave. Etant une esclave en fuite. Ce qui n'était pas rien. Personne qui nous avait trouvé ici, mais ayant été trouvé avant. Ayant été trouvée au coeur de la cité par les mercenaires. Ayant survécu qu'aidée. Ayant été retrouvée par Shanareth. Ayant survécu de nouveau mais qu'à cause de ce lien entre nous. Cet amour qui avait été piétiné encore et encore. Paraissant difficile que si je puisse être un jour de nouveau à la cité la retrouver et retomber dans ses bras. Imaginant difficile qu'elle le veuille. Imaginant difficile qu'elle ressente ce même amour si fort que je ressentais à son égard sur lequel elle avait craché au-dessus. Note de rancoeur mêlée à l'amour, la passion, rendant les sentiments plus compliqués. Regard plus lointain alors que le visage de la jolie brune se dessinait dans mon esprit. Commençant de nouveau à plonger dans des souvenirs aussi plus délicats, plus amères, plus nostalgiques. Et note de tristesse que je préférai certainement continuer d’éviter, préférant me complaire de la chaleur, des notes de musique, de la vie. Regard détourné qui venait donc finalement à se reporter sur le visage de la jolie blonde. La recherche d'une distraction. Et elle était après tout l’élément inconnu dans cette pièce que je connaissais par cœur, ne pouvant prétendre avoir le loisir de vouloir explorer chaque recoin, vouloir passer délicatement ma main sur les étoffes. Non aucune source de distraction ne pouvait être trouvée là, mais à la différence, il m’était possible de laisser mon regard dérivait et s’attarder sur le visage de la grounder sans que je ne puisse la sentir gênée. Me facilitant potentiellement la tâche. Note d’espérance trop osée ?

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DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 82 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : eunoia (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU/CAMP : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 20

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le Jeu 26 Mar 2020 - 22:45
Ezra
&
Achlys
’Till you reach the dawn with sleepless nights

Il était vrai que parfois, sur l’île, l’espace manquait. Achlys avait toujours eu le goût de l’aventure mais elle était également très bien chez elle. Elle partait pour revenir, toujours. Mais elle partait souvent de plus en plus longtemps. Elle ne s’était jamais sentie mal chez elle, ayant une bonne place et étant bien considérée par ses sœurs, malgré son tempérament. Et puis il y avait eu Deliah. Elle ne préférait pas y penser trop longtemps, car lorsqu’elle se perdait dans ses souvenirs, elle nageait toujours dans l’incompréhension. Pourquoi ne l’avait-elle pas suivie, qu’est-ce qui avait bien pu la décider soudainement à rester sur l’île, malgré le fait qu’elles avaient la mort aux trousses. Qu’est-ce qu’elle a bien pu choisir à la place d’Achlys, qu’est-ce qui valait plus que leur amour ? Ce sont des questions qui la torturaient toujours et auxquelles elle n’aurait jamais de réponse. Elle n’aimait pas y penser, elle n’aimait parfois pas se rappeler de Deliah, et surtout de la façon dont elles s’étaient quittées. Si les souvenirs de l’île étaient majoritairement bons, il y avait cette fin amère qui n’avait cessé de l’emplir de colère. Mais étrangement, ça lui faisait également du bien d’en parler. Ezra semblait intéressée, et le sujet était assez général pour ne pas qu’Achlys se perdît dans des tangentes douloureuses.


La question d’Ezra trahissait bien ses origines, et la Kovarii l’observa un instant, curieuse. Les Kovariis n’avaient pas de reine, simplement une chef, et ses filles. Achlys n’avait d’ailleurs jamais trop réfléchi à la chose. Elles étaient toutes égales, et avaient toutes leur utilité dans la tribu. « Mmh, non, il n’y avait qu’une ‘Reine’ mais les Kovariis sont toutes égales. » Elle prit une gorgée d’eau, prenant un instant avant de continuer de répondre aux questions de la jeune femme. « Les femmes pouvaient accéder à tous les rangs. On avait une éducation commune et puis nous allions ensuite en fonction de nos qualités. J’étais chasseuse. » Ses doigts vinrent caresser distraitement son épaule à moitié découverte. Les séquelles de sa chute n’étaient pas forcément visibles, sauf si on l’observait de près. Les os ressortaient légèrement de sa peau là où ils s’étaient mal ressoudés. On pouvait voir une bosse sur sa clavicule, et plusieurs déformations sur son épaule et sa clavicule. « Je sais me battre, comme toutes les Kovariis, mais certaines étaient bien meilleures que moi. » Elle laissa échapper un petit rire, se redressant sur son tabouret. « Les hommes étaient rendus à leur père, si possible. Et sinon ils s’occupaient des tâches ménagères. Ils ne pouvaient pas être guerriers, ni occuper de place trop importante. Mais ils étaient libres de rejoindre le continent, s’ils voulaient. Il y avait assez peu d’hommes, finalement. » L’idée ne l’avait jamais dérangée. Très peu attirée par les formes masculines, leur absence ne l’avait pas marquée. Elle ne put s’empêcher de rire lorsqu’Ezra confirma la différence des Naoris. Elle semblait parler d’expérience, et Achlys se demanda si elle les avait déjà rencontrés lors de ses voyages.    


Et puis Ezra s’ouvrit un peu plus sur ses origines, et Achlys resta sans voix un instant. Elle avait entendu parler des mœurs Rahjaks, des esclaves notamment, sans jamais savoir si cela avait été exagéré ou non. Elle savait que les Naoris ne s’entendaient pas avec eux — et soudainement la réflexion de la jeune femme à ce sujet prenait tout son sens. Elle se demandait pourquoi l’esclavage ne lui manquait pas : était-elle plus humaine que ses compatriotes ou était-elle victime de ce système ? Achlys n’osa pas poser la question. Elle n’osa pas porter de jugement non plus. Si les hommes n’avaient pas été des esclaves chez les Kovariis, ils avaient néanmoins été des citoyens de seconde zone, et Achlys ne s’était jamais inquiétée de leur condition, pas plus qu’elle ne s’était posé de questions. Ezra mentionna la mystérieuse absente, et Achlys lui jeta un œil intéressé. « Elle vient de la cité elle-aussi ? » La question n’était qu’un début de curiosité. La Kovarii avait tellement de choses à lui demander qu’elle ne savait pas par quel bout commencer. Elle ne voulait pas non plus la forcer à retourner dans sa carapace, maintenant qu’elle semblait enfin s’ouvrir. « C’est une vrai cité ? Avec des murailles ? » L’interrogation était finalement un peu naïve. Achlys s’imaginait déjà un château dans le désert, des maisons en terre avec d’immenses terrasses et des tissus tendus pour les protéger du soleil. « Comment est-ce que vous trouviez de l’eau ? » Elle était admirative. Elle ne pouvait s’imaginer vivre dans un endroit aussi hostile. Rien que du peu qu’elle en avait eu, elle avait su qu’elle n’aurait pas voulu y passer la journée. Pire que la chaleur, le soleil lui avait brûlé la peau, et le sable lui avait abîmé les yeux. Elle doutait qu’avec son teint pâle et la clarté de ses yeux elle aurait pu supporter longtemps la caresse du soleil.


Elle posa finalement une dernière question, un peu comme un saut dans le vide. « Tu es ici parce que tu as fui ? » Son ton était hésitant. C’était une manière détournée de demander ce qu’elle voulait vraiment : est-ce qu’elle s’était échappée ? Etait-elle l’une de ses esclaves ? « C’est ça, cette marque ? » Rajouta-t-elle, ses intentions à présent sans aucune ambiguïté. Elle n’y connaissait pas grand-chose, mais une partie d’elle imaginait qu’ils marqueraient leurs esclaves comme on aimait marquer ‘ses affaires’. La pensée était effrayante, répugnante même, et Achlys espérait grandement avoir tort. La marque n’enlevait rien à la beauté d’Ezra, au contraire. La Kovarii était de celles qui appréciaient les cicatrices sur un corps : c’était la preuve qu’on était vivant. Achlys en avait elle-même un grand nombre, principalement à cause de lames bien aiguisées. Elle attendit la réponse d’Ezra, sachant de toute façon que son attitude ne changerait pas quelle que soit la réponse. Elle n’aimait pas être prise en pitié, et cela ne serait pas sa réaction, bien au contraire. Si Ezra avait effectivement fui sa condition, ça la rendait particulièrement courageuse, bien plus que ceux qui décidaient de dominer de cette façon.

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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3209 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : xx (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 319
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'Till you reach the dawn with sleepless nights + Ezra Empty Re: 'Till you reach the dawn with sleepless nights + Ezra

le Sam 28 Mar 2020 - 17:35

   
'Till you reach the dawn with sleepless night
Ezra & Achlys

   
« I'll be with you from dusk till dawn. »
Curieuse sur sa tribu, curieuse d'en savoir plus sur cette tribu où les femmes étaient majoritaires. « Mmh, non, il n’y avait qu’une ‘Reine’ mais les Kovariis sont toutes égales. » « Ah. » Petite note déception peut trahit dans ce regard. Ayant peut être trop espéré. Mais déjà en dehors de la chef, tout le monde était sur le même pied, tout le monde était égal. L'égalité, une notion qui n'existait pas au sein de la cité rahjak. Une cité basée sur les inégalités, sur un système où l'esclavage était roi. Seule tribu où la royauté existait, où la couronne était transmise. Couronne du roi s'il mourrait à raison de son âge ou assassiné, ce qui restait une possibilité, qui serait transmise à son fils. Crainte existante quant à l'idée d'un futur plus teinté de rouge, de sang et de violence. Connaissant le prince. Autant ténébreux qu'attirant. Pour lui qu'Ariane avait succombé, et si je n'avais pas eu connaissance de toutes ses confidences, de son coeur qui battait à l'unisson avec lui, sans doute ne l'aurais-je pas cru. Ariane qui aurait pu devenir certainement une future reine si leur histoire n'était pas si compliquée, si difficile. Des hauts et des bas, un peu comme dans chaque histoire mais poids de la couronne qui s'ajoutait aux maux du coeur. Regard qui se reportait non moins sur la jeune femme alors qu'elle reprenait la parole. « Les femmes pouvaient accéder à tous les rangs. On avait une éducation commune et puis nous allions ensuite en fonction de nos qualités. J’étais chasseuse. » Regard qui se posait ensuite sur ses doigts. Imaginant que mon regard suivait juste le mouvement vers cette épaule, dont des bosses semblaient avoir été rendues visibles. « Tu as été blessée pendant que tu chassais ? » Une possibilité. Peut être qu'il était difficile d'être blessé en traquant des lapins mais la nature et les animaux qui restaient sauvages. Toujours une note d'imprévisibilité. Des cicatrices qui ne déformaient pas son corps à mes yeux. Dévoilant que de plus belle sa combativité et n'étant certainement pas la seule à avoir des cicatrices. Les miennes néanmoins plus discrètes à moins que le dos de ma robe soit délassé, que mon dos soit dévoilé. Partie de mon corps où les cicatrices étaient les plus visibles. Un visage resté intact. La nécessité de le garder intact, dépeint de toute cicatrice. « Je sais me battre, comme toutes les Kovariis, mais certaines étaient bien meilleures que moi. » Elle étouffa un rire et je ne pus m'empêcher de sourire. « Au moins tu sais te battre. » Pas aussi nulle que pour la chasse mais n'étant pas une combattant dans l'âme. Devenant meilleure grâce à Arméthyse car celle-ci ne voulait pas que je sois sans défense, et ne le voulant pas non plus. Accord commun. Mais admirative de ceux qui savaient manier les lames, ou du moins qui savaient se défendre. « Les hommes étaient rendus à leur père, si possible. Et sinon ils s’occupaient des tâches ménagères. Ils ne pouvaient pas être guerriers, ni occuper de place trop importante. Mais ils étaient libres de rejoindre le continent, s’ils voulaient. Il y avait assez peu d’hommes, finalement. » « Il devait pas beaucoup y avoir d'enfants, non ? » S'ils partaient tous, la tâche semblait plus compliquée pour assurer la production de futurs héritiers, pour assurer de  peupler l'île. Leur but peut être pas là. Mais au sein de la cité, il semblait difficile qu'hommes et femmes ne puissent pas se mêler les uns aux autres, aussi endroit de plaisir et luxure.

Observant son regard intéressé alors que je mentionnais le prénom de la seule habitante du logis.  « Elle vient de la cité elle-aussi ? » « Oui, elle vient de là-bas. » Garde plus précisément. L'ayant été. Esclave devenue garde auprès de la princesse Irina. Une porte de sortie qu'elle avait su poussé. Ayant évolué et ayant évolué en beauté jusqu'à ce qu'elle en vienne à fuir aussi. « Elle est comme une soeur. » Soeur de coeur même. Imaginant difficilement la vie sans elle. « C’est une vrai cité ? Avec des murailles ? » Sourire qui s'esquissait sur mon visage alors que sa vision était innocente, qu'elle semblait tout aussi intriguée que je ne l'étais à propos de sa cité. Et ne tardant à lui répondre, à en dévoiler plus sur cette cité sans pour autant trahir les secrets de mon ancienne tribu, ou tribu que j'avais encore dans la peau. « Oui c'est une vrai cité, avec des murailles, avec un palais. » Hochant la tête, là était le cas. « La famille royale des Draghsteel est celle à la tête des rahjaks depuis longtemps. La cité s'étend tout autour du palais, dans le désert. » Cité qui se divisait dans des ruelles, vers le temple du feu, vers la grande place publique, mélangeant commerces, quartiers riches et quartier pauvres. « Comment est-ce que vous trouviez de l’eau ? » « Il y a de l'eau pas loin, on y a accès mais chaque goutte est précieuse. Et si certains sont chanceux, en s'aventurant dans le désert, ils peuvent trouver de la fraîcheur auprès des oasis. » Nappe phréatique sous la cité, qui alimentaire le système d'eau. Une nouvelle source d'eau trouvée. L'eau qui était une denrée précieuse, bien plus chère que l'or. L'eau qui semblait être trouvé à profusion au coeur du désert où les plus heureux pouvaient trouver de l'eau, des palmiers, une source de fraicheur. Là-bas que j'avais appris à nager pour la première fois, que j'avais passé un moment aux côtés de Shanareth. Ce qui semblait encore être un rêve. Car nombreux connaissaient les illusions en croyant voir la terre promise.

Et soudain sa question plus délicate. « Tu es ici parce que tu as fui ? » Ton hésitant perceptible. Mon regard qui l'a fixé. « C’est ça, cette marque ? » Désignant celle visible sur ma nuque. Forme de s. « Oui, je suis une esclave en fuite. » Des mots qui n'étaient pas rien. Des mots qui pesaient dans l'air. Vérité. Un fait. « Mais cette marque n'est pas la marque de l'esclave, mais du passage des enfants à l'âge adulte. Les marques sont ailleurs...» Marques qui ne se trouvaient pas ici, pas aussi visiblement. Des marques en forme de cercle pas plus gros qu'un pouce implantés sous ma voute plantaire au fer chaud. Trois petits cercles. Trois cercles qui marquaient un renouvellement. Un cercle pour chaque marque, pour l'atelier de couture, pour le bordel, pour @Roan Ezeriel. Un changement de main. Un risque aussi qu'un cercle de trop et de finir aux mines de sel. Des marques qui indiquaient mon statut. Des marques que je connaissais par coeur et qui me rappelleraient toute ma vie qui j'étais. Il était possible de fuir la cité. Mais la cité elle était toujours en nous, cicatrices sur ma peau dévoilant ce lien, cette appartenance.
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