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Achlys Cintra
DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 75 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : madame a (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU/CAMP : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 130

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le Mer 8 Jan 2020 - 19:08
Freyja
&
Achlys
When all the days go by the firelight
Elle se trouvait être particulièrement importunée par la neige, cette année encore plus que la précédente. Si l’idée de la neige l’aurait autrefois émerveillée, elle se trouvait aujourd’hui très irritée par la situation. D’abord, parce qu’il faisait froid. Le cuir de ses vêtements n’apportait pas grand-chose niveau chaleur, et même la malheureuse fourrure qu’elle s’était passée autour des épaules n’améliorait pas vraiment la situation. Ensuite, et surtout, parce qu’elle se retrouvait bloquée chez les Pikunis. La tribu en elle-même ne lui posait pas de problème : les Pikunis étaient sympathiques, et accueillants. Non, le problème était qu’elle ne savait pas quoi faire d’elle-même, à part faire fondre de la neige pour boire et se geler au coin du feu. Elle n’avait pas besoin de traquer quoi que ce soit : les Pikunis avaient leurs propres chasseurs, et même le dernier des abrutis pouvait suivre un animal dans la neige. Impossible aussi de continuer son chemin jusqu’à la montagne Athna : la neige était beaucoup trop dense pour cela. Achlys était donc coincée, sans but, au beau milieu d’une plaine, loin de tout ce qu’elle connaissait. Elle était globalement de mauvaise humeur, d’autant qu’elle était forcée de voir Freyja se balader à longueur de journée avec son chien stupide et son arc à la main. La seule chose qu’elle appréciait à peu près de la situation, c’était qu’il était facile de s’isoler. Si la tribu n’avait pas cessé de fonctionner, moins de personnes osaient sortir avec la neige (sauf si c’était absolument nécessaire), et donc Achlys pouvait rester tranquillement loin des autres, assise sur un tronc à peu près sec autour d’un petit feu qu’elle s’était allumé.


Elle aurait profité de sa tranquillité pour partir explorer les espaces alentours, mais la neige rendait ça difficile. Elle avait essayé, évidemment, mais même elle avait fini par se fatiguer. A force de s’enfoncer jusqu’au genou à chaque pas, et de sentir le froid rentrer dans ses chaussures, elle avait fait demi-tour, jusqu’à un coin assez éloigné du village pour avoir la paix, mais assez proche pour pouvoir s’y réfugier si la neige recommençait à tomber.  Elle appréciait le silence qui était arrivé avec la neige, qui lui permettait de se reposer un peu – et de réfléchir à ce qu’elle avait faire. Peut-être un peu lâchement, elle avait préféré quitter les Naoris pour un voyage, peu après la mort d’Yuma. L’ambiance dans la cité des arbres était devenue beaucoup trop particulière pour Achlys, et considérant qu’elle ne s’y sentait pas forcément chez elle en général, elle n’était pas restée pour voir comment les Naoris allaient retrouver la réincarnation de leur chef. Elle espérait que la situation serait réglée quand elle retournerait au village : car si elle n’était pas sûre de sa place dans le monde, pour le moment les Naoris étaient familiers, et elle se sentait relativement en sécurité chez eux. De plus, c’était là que la majorité de ses sœurs se trouvaient encore, et ça la rassurait d’être au sein des rescapées de sa tribu. Elle jeta un nouveau morceau de bois dans le feu, espérant qu’il serait assez sec pour s’enflammer. Il n’y avait pas grand-chose à brûler, au milieu de ces plaines, et elle avait passé un long moment à stocker de quoi se réchauffer pendant quelques heures, le temps de réfléchir un peu. Cependant, son cerveau réfléchissait en cercles, et ses yeux retombaient toutes les quelques minutes sur le grand sac en cuir posé sur le tronc à côté d’elle. Aujourd’hui, elle ne portait plus son arc à la main mais elle l’emportait quand même maladivement avec elle où qu’elle allât, au cas où.


Cédant à la tentation, elle attrapa l’arc du sac, et le posa sur ses genoux. Comme toutes les fabrications Kovariis, il était parfaitement réalisé. Le bois était bleuté, issu d’un échange avec les Iskaar, et l’arc avait été façonné spécialement pour Achlys. Il était toujours en excellent état, elle en prenait soin tous les jours, mais elle n’arrivait plus à le tendre. C’était quelque chose qu’elle n’essayait plus de faire aujourd’hui, bien consciente que son épaule n’en serait plus jamais capable. Elle attrapa finalement l’arc de la main droite, le prenant à l’envers. Il n’était pas du tout fait pour ça, évidemment, mais ça ne l’empêchait pas d’essayer. Le plus dur pour elle était de tendre le bras à hauteur d’épaule, avec le poids significatif de l’arc dans sa main, et de rester ainsi le temps de le tendre, de viser, et de lâcher la flèche sans flancher. Pour l’instant, elle n’y arrivait pas. L’objet était trop lourd, et la douleur se réveillait dans ses os après quelques secondes. De plus, le geste n’était absolument pas naturel. Elle lâcha un soupir, et elle se releva, arc à la main. Elle redressa son dos, se tenant bien droite. Elle avait appris, petite, à tirer de la main droite, et elle était persuadée qu’elle pourrait à présent apprendre à tirer de la main gauche. A moitié de profil, elle chercha à lever son bras faible, serrant les dents. Elle amena rapidement l’autre main, tirant sur la corde pour la tendre. Le geste était étrange, peu naturel malgré ses nombreux entraînements récents, mais relativement efficace. Elle réussit à amener sa main jusqu’à sa joue, visant à peu près à quelques mètres. Après quelques secondes en position, son bras droit commença à trembler, et la ligne de visée baissa avec son poignée. Soupirant, elle relâcha lentement la corde et laissa retomber son bras. La douleur commençait déjà à naître, et l’humidité dans l’air n’aidait absolument pas à la situation. Elle se rassit sur le tronc et reposa l’arc sur le sac en cuir, avec assez peu de délicatesse. Elle chercha à travailleur un peu son épaule, remuant son bras pour l’échauffer, quand elle entendit le bruit des pas dans la neige derrière elle. Elle était dos au village, donc la personne était certainement un Pikuni, mais elle attrapa la dague à sa ceinture quand même, et elle se releva, dague à la main et tournée vers le nouvel arrivant. Elle leva les yeux au ciel, reconnaissant rapidement l’intruse. « Freyja. Qu’est-ce que tu veux ? » Qui d’autre ? Elle garda la dague entre ses doigts, par principe. Elle savait que Freyja était la sœur de Lubjina mais ça ne voulait pas dire qu’elle devait l’apprécier pour autant.
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Freyja Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : Captain_M MESSAGES : 130 CELEBRITE : Saoirse Ronan COPYRIGHT : Moi METIER/APTITUDES : Chasseuse/Pisteuse TRIBU/CAMP : Pikunis POINTS GAGNES : 50

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le Lun 10 Fév 2020 - 0:04
A moment in the forest


Elle s’étire et s’essuie le front perlé de sueur d’un geste de la main, avant de jeter son morceau de tissu contre le bord de l’établi. Il fait une chaleur étouffante dans l’atelier où Freyja vient de terminer une nouvelle lame pour un client habituel, et elle n’a qu’une hâte : Retrouver le froid mordant d’hiver. Sa matinée a été rythmée par les coups de marteau sur l’enclume, par les gerbes d’étincelles provoquées par la force de ses bras fins mais musclés. Elle ne sera jamais aussi charpentée que sa sœur, mais n’en est pas moins presque aussi efficace.
En parlant de Lubnjia, elle se demande ce que cette tête de nœud est entrain de foutre à cette heure-là. Cette avalanche est autant un signe de bénédiction que de malédiction. La première pour la présence éphémère de sa sœur pour quelques temps, la deuxième pour tous les problèmes et disputes que ça engendre. Les Vaarhal n’en finiront jamais, elle le sait et tant que leur père restera encore en vie à vociférer toutes ces saloperies à la gueule de sa propre fille, Lub’ ne pourra jamais fouler la hutte familiale sans se prendre une tripoter de réflexion. Malgré l’amour particulier qu’elle porte à ses parents, Freyja est bien trop proche de sa sœur pour ne pas ouvrir sa grande gueule à son tour lorsqu’il s’agit de la défendre, bien qu’elle sache parfaitement le faire elle-même.

Sans un mot pour le paternel et estimant avoir donné suffisamment de son temps à cet homme froid, la jeune femme enfile plusieurs couches de peau de bête et fourrure avant de retrouver l’éclat aveuglant de la neige qui écrase le village entier. Ses yeux clairs souffrent un instant de cette luminosité beaucoup trop puissante pour son iris, sa main en visière pour atténuer le violent reflet. Althéa l’accueil d’un aboiement joyeux, galopant sur les allées boueuses à force d’être foulé par les Pikuni qui ne cessent d’enchainer les aller-retours en ce milieu de journée. Il y a encore plus à faire désormais qu’ils recueillent ceux et celles qui ne peuvent retourner de là où ils viennent, que ça soit pour les lotir du mieux que possible comme les nourrir. Et s’il n’y avait que ça…
Après avoir affectueusement gratter le crâne de sa chienne, Freyja s’empare du foulard que Lubnjia lui a donné récemment avant de s’en couvrir le nez et le bas du visage. L’épidémie s’étend, frappe, arrache les vies à la pelle, de jours en jours. L’inquiétude plane autant que la mort, sans compter les pertes du bétail qui s’accumulent. Si certains tentent de rester positifs, Freyja ne peut ignorer l’inquiétude tenace concernant l’hiver à passer. Ils vont être dans une merde noire si leur viande est imbouffable et ils le seront tout autant si leurs meilleurs éléments passent l’arme à gauche aussi vite. Si les Athnas n’étaient pas là pour leur filer un coup de main contre logis, les Pikunis auraient bien du mal à s’en relever.

La jeune femme soupire et passe par chez ses parents pour récupérer arc et flèches avant de prendre le large et de s’éloigner un peu. Juste le temps d’une heure ou deux avant d’aller faire un tour et voir si ses pièges ont fonctionné et leur apporteront de quoi bouffer ce soir. Elle s’éloigne, sa chienne toujours dans les parages, elle ne sait où. Il arrive à Althéa de gambader, de faire sa vie, sans que Freyja n’y voie un inconvénient, refusant d’enchainer son celle qui l’accompagne aujourd’hui depuis des années maintenant.
Elle s’arrête à quelques mètres, la silhouette qui tente de s’activer tant bien que mal est reconnaissable entre toute. Difficile d’oublier ou de confondre une femme telle qu’Achlys. A moins que ça ne soit la fascination et l’admiration à peine dissimuler de Freyja qui la rendent peu objective à ce sujet, mais la blonde qui tente visiblement de tenir son arc un peu plus loin se démarque plus que jamais des autres à ses yeux.
Le clan des Kovarii a toujours suscité un engouement chez la Pikuni. Elle ne compte plus les histoires qu’elle s’est imaginée à leur sujet, sur leur façon de vivre, sur l’allure de leur village, sur toutes ces femmes fortes et inébranlables, de caractères. Des putains de guerrière qui mettraient à terre les titans du passé.
Elle l’observe en silence, assistant aux tentatives d’Achlys de tenir son arc de l’autre main, percevant les tremblements de là où elle est. Et ce n’est que lorsqu’elle se rassoit sur le tronc d’arbre que Freyja se manifeste. Si Lub était là, elle serait déjà entrain de brailler ou de se foutre de la gueule de la Kovarii. Ou les deux cela dit.

La Pikuni s’approche et dans un réflexe purement défensif qu’elle pose aussitôt la main sur son couteau de chasse lorsqu’Achlys fait volte-face, armer. Avant de lever les yeux au ciel. Eternelle réaction face à la cadette des Vaarhal. Elle ne comprend pas cette gueule qu’elle tire à chaque fois qu’elles se croisent.

« Freyja. Qu’est-ce que tu veux ?
- J’t’ai vu essayer de te démerder avec ton arc. Elle ne lui mentira pas, ne s’en cachera pas non plus. Qu’est-ce que ça peut lui foutre ? Achlys ne va certainement pas tarder à le lui claquer en pleine gueule mais ça n’est pas ce qui rebutera Freyja qui s’approche de la blonde et viens s’appuyer sur une pierre haute, déposant son propre arc dessus. Elle désigne d’un geste du menton l’épaule d’Achlys qu’elle remuait un peu plus tôt. C’est douloureux ? J’ai un baume sur moi qui peut te soulager. Elle marque une pause, son regard clair toujours posé sur le visage fermée de la Kovarii. Un million de question lui démange la langue. Comment est-ce que s'est arrivé ? » Savoir que son épaule l'handicape est une chose. Savoir pourquoi en est une autre. Elle sait que là encore, elle a une chance sur deux de se faire renvoyer chier mais comme pour toutes choses, il en faudra bien plus à Freyja pour déloger son cul de cette pierre.
(c) AMIANTE




Achlys Cintra
DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 75 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : madame a (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU/CAMP : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 130

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le Mer 11 Mar 2020 - 11:29
Freyja
&
Achlys
When all the days go by the firelight
Elle ne savait pas comment faire pour échapper à Freya. Il lui semblait, depuis qu’elle était arrivée chez les Pikunis, qu’elle passait son temps à la croiser. Le côté un peu paranoïaque de la grounder lui ferait même dire que Freya la suivait peut-être, même si c’était idiot. Elle ne pouvait même pas dire qu’elle envoyait son chien pour l’espionner, parce que le machin n’était pas avec elle, et elle n’avait pas l’impression non plus que l’animal se trouvait dans le coin. Achlys ne comprenait pas forcément comment Freya pouvait le laisser seul : il ne ferait pas long feu face à un sanglier en colère, et ce n’était pas ce qui manquait, dans les forêts qui entouraient la plaine. Cela étant, peut-être que le chien n’allait pas aussi loin que ça. En tous les cas, elle n’était pas franchement contente de voir la Pikuni - comme toujours. Elle était consciente que Freya était devenu un point fixé dans sa vie, à tout le moins si Achlys continuait à fréquenter Lubjina. Ça ne voulait pas dire qu’elle devait l’apprécier, et encore moins lorsque Freya parvenait à la surprendre quand elle ne se sentait pas bien : comme c’était le cas aujourd’hui, comme il semblait toujours être le cas d’ailleurs. Freya avait le nez pour ces choses-là apparemment, et rien que ce fait servait à nourrir l’antipathie qu’Achlys ressentait pour elle. C’était bien parce que Freya était consciente qu’elle n’était pas heureuse de la voir qu’elle décida de ne pas soupirer bruyamment. Elle finit tout de même par ranger son couteau dans son fourreau. Elle n’allait pas attaquer la Pikuni. Elle n’allait pas l’avouer non plus, mais malgré les compétences au combat qu’elle avait, elle ne savait même pas si elle aurait été capable de prendre le dessus sur elle : elle connaissait sa faiblesse, après tout, et il suffisait d’un bon coup dans son épaule pour la paralyser pendant un petit moment. Mais elles n’allaient pas se battre. Cela n’apportait rien, et Lubjina serait déçue.


Évidemment, Freya n’avait pas manqué son échec certain - comme toujours. Et comme c’était bien la personne à qui elle ne pouvait malheureusement rien cacher, par dépit, elle ramena sa main contre son épaule et massa légèrement la peau. Si elle avait retrouvé la majeure partie de ses muscles, à force d’effort et de douleur, ses ligaments et ses os étaient bien plus faibles. Elle ne pouvait pas faire d’effort trop important, ou trop longtemps : il n’y avait pas que l’arc, qu’elle ne pouvait plus utiliser. Et elle détestait Freya pour la suggestion, aussi gentille soit-elle ; comme si elle n’avait pas déjà tout essayé. « Tu penses que ta petite pommade peut faire mieux que les meilleurs soins des Naoris ? » Le ton était amer. A vrai dire, elle ne voulait plus penser que quelque chose pût l’aider plus que tout ce qu’elle avait essayé auparavant. Et pour le coup, les shamans Naoris avaient fait tout ce qu’ils avaient pu pour l’aider, et ses sœurs Kovarii en avaient fait de même. Elle savait qu’elle n’irait jamais mieux, et il fallait maintenant qu’elle arrêtât ses espoirs fous. Et par ceux-là, elle visait aussi les mystères que les camps des tombés du ciel pourraient contenir. Elle haussa les épaules et se détourna de Freya, s’asseyant à nouveau sur son tronc. Elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas faire partir Freya même si elle le souhaitait, alors elle se résigna. Elle récupéra l’arc et le garda sur ses genoux, jouant avec la corde distraitement. La question curieuse de Freya était particulièrement mal venu - Mais encore c’était l’avis d’Achlys sur tout ce qu’elle faisait ou disait - et la Kovarii la fixa avec un regard très peu impressionné. Elle n’avait pas manqué l’intérêt que portait Freya pour sa tribu perdue. Ce n’était pas la première question qu’elle lui avait posée. Achlys était rarement encline à répondre, généralement parce que ça la peinait beaucoup et qu’elle préférait ne pas y penser.


Cette fois-ci cependant, la question était plus personnelle. Achlys ne savait pas si elle souhaitait y répondre. Il était vrai que ce n’était pas une question qu’on lui posait fréquemment : les Naoris étaient au courant, ses sœurs aussi, et les autres n’osaient pas ou tout simplement ne décelaient pas cette faiblesse chez elle. Elle ne cherchait pas non plus à le cacher, mais personne n’aurait pu deviner qu’elle fût un jour capable de tendre un arc et de toucher ses cibles. Elle pouvait traquer, mais beaucoup de grounders en étaient capables, cela n’avait rien d’exceptionnel. Elle n’avait plus rien d’exceptionnel. Elle soupira, posant son regard sur Freya. De toute façon, Lubjina était au courant et si Freya voulait véritablement savoir, elle irait lui demander. Mais Achlys ne voulait pas non plus passer pour une abrutie : ce qu’elle avait été ce jour-là. Elle n’avait pas besoin du jugement de quelqu’un de parfait comme Freya. « C’était juste après le passage du cyclone. On était perdues sur le continent et on cherchait le chemin du village des Naoris. » Elle n’aimait pas bien repenser à ces moments-là. Elles avaient été abattues, elle la première. Elles avaient su qu’il ne restait plus rien chez elles, sans même avoir besoin de le voir ; personne n’aurait pu survivre à un déchaînement pareil. Le regard d’Achlys se détourna sur son arc, et elle continua à agacer la corde de ses doigts. « J’ai grimpé à un arbre pour retrouver le chemin, et le vent m’a fait tomber. » Sa mâchoire se crispa, la douleur pas si fantôme revenant dans ses membres. Elle avait eu de la chance, finalement. Elle ne doutait pas que si elle avait été en moins bonne condition physique, la chute l’aurait paralysée, ou peut-être même tuée. « Je me suis cassé l’épaule, donc. » Elle s’arrêta, pas besoin d’en dire plus. Elle lâcha un nouveau soupir et stoppa le mouvement de ses doigts sur la corde, attrapant la poignée de l’arc dans sa main gauche. Le bois était parfaitement taillé pour sa poigne, et elle le leva légèrement devant elle. « Quel gâchis, si tu savais le temps qu’elles ont passé à tailler le bois. » Elle s’aperçut qu’elle partageait peut-être trop, en tous les cas beaucoup plus que d’habitude. Fronçant les sourcils, elle plaça son regard sur Freya. « T’as eu ce que tu voulais ? Tu peux repartir maintenant. »
CODAGE PAR AMIANTE
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Freyja Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : Captain_M MESSAGES : 130 CELEBRITE : Saoirse Ronan COPYRIGHT : Moi METIER/APTITUDES : Chasseuse/Pisteuse TRIBU/CAMP : Pikunis POINTS GAGNES : 50

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le Sam 23 Mai 2020 - 19:28
A moment in the forest

"Tu penses que ta petite pommade peut faire mieux que les meilleurs soins des Naoris ?" L'amertume, encore et toujours. Manière officielle d'Achlys de s'adresser à elle. Si l'objectif était d'envoyer suffisamment chier Freyja jusqu'à ce qu'elle se lasse de tenter d'établir une communication avec elle, elle se foutait le doigts dans l'œil jusqu'au coude. Elle ne fait qu'attiser la curiosité et l'intérêt de la Pikuni qui cherche à entrevoir au-delà de cette carapace en béton qu'elle érige à chaque fois qu'elle tente une approche.
Alors, elle retente sa chance en y allant frontalement cette fois. Les Vaarhall ne sont pas du genre à passer par quatre chemins même si Lub' est bien plus frontale qu'elle ne peut l'être.

"C’était juste après le passage du cyclone. On était perdues sur le continent et on cherchait le chemin du village des Naoris. La Pikuni est tellement habituée à se faire renvoyer chier comme qu'elle met trois bonnes secondes à comprendre que la vanne si précieuse s'ouvre. Face à elle. Freyja. Alors la jeune femme l'écoute attentivement, s'approche comme on approcherait un animal trop méfiant et s'installe sur ses genoux, sans la quitter des yeux. J’ai grimpé à un arbre pour retrouver le chemin, et le vent m’a fait tomber. Je me suis cassé l’épaule, donc." Freyja n'ajoute rien, reste silencieuse. Elle visualise la terrible déception d'Achlys… N'est-il pas frustrant d'avoir été blessée par un violent coup de vent lorsque nous sommes une grande guerrière comme elle ? Freyja s'imagine à sa place et rien que l'idée lui tord le ventre. Tout ça n'enlève rien de son admiration qu'elle lui porte en silence et la pikuni continue de l'observer, assise sur ses pieds, entrain d'admirer le bois parfait de l'arc qu'elle triture entre ses doigts.

"Quel gâchis, si tu savais le temps qu’elles ont passé à tailler le bois. Vu d'ici, elle s'imagine bien le temps passer à créer l'œuvre militaire qui a certainement accompagné nombreux moments de sa vie. Freyja elle-même ne quitte jamais son arc ou alors à de très rares occasions, l'arme étant comme un prolongement d'elle-même. Lubjnia est une experte à la hache, capable de défoncer un crâne en un seul coup, tandis que Freyja, elle, est capable de percer l'iris d'un lapin à plusieurs mètres, faisant preuve d'une précision aiguisée après toutes ces années d'entrainement. T’as eu ce que tu voulais ? Tu peux repartir maintenant.
- Si je te réapprends à te servir de ton arc, est-ce que tu m'en fabriquerais un, toi ? Elle ignore complètement sa dernière phrase, comme si elle n'avait jamais été prononcée. Freyja n'est pas décidée à lâcher le morceau et encore moins à partir alors qu'elle articule sa question le plus naturellement du monde, faisant preuve d'une franchise habituelle. Son regard ne souffre d'aucune hésitation alors qu'elle trouve le bleu d'Achlys, finissant par se redresser sur ses deux jambes. Tu as deux bras, deux épaules, si l'une souffre, l'autre prendra le relais. Ca n'est pas comme si elle était manchot ou complètement infirme. Si tu me laisses t'aider, tu pourras de nouveau tirer d'ici quelques semaines."
 
(c) AMIANTE


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