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Achlys Cintra
DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2019 PSEUDO/PRENOM : leolaws MESSAGES : 28 CELEBRITE : Caity Lotz COPYRIGHT : Praimfaya (avatar) ; saaya & schyzophrenic (signature) METIER/APTITUDES : Pisteur, et si nécessaire éclaireur, elle a des capacités de chasse et d'observation. TRIBU : Kovarii, réfugiée chez les Naori pour le moment POINTS GAGNES : 86

When all the days go by the firelight + Freyja Empty When all the days go by the firelight + Freyja

le Mer 8 Jan 2020 - 19:08
Freyja
&
Achlys
When all the days go by the firelight
Elle se trouvait être particulièrement importunée par la neige, cette année encore plus que la précédente. Si l’idée de la neige l’aurait autrefois émerveillée, elle se trouvait aujourd’hui très irritée par la situation. D’abord, parce qu’il faisait froid. Le cuir de ses vêtements n’apportait pas grand-chose niveau chaleur, et même la malheureuse fourrure qu’elle s’était passée autour des épaules n’améliorait pas vraiment la situation. Ensuite, et surtout, parce qu’elle se retrouvait bloquée chez les Pikunis. La tribu en elle-même ne lui posait pas de problème : les Pikunis étaient sympathiques, et accueillants. Non, le problème était qu’elle ne savait pas quoi faire d’elle-même, à part faire fondre de la neige pour boire et se geler au coin du feu. Elle n’avait pas besoin de traquer quoi que ce soit : les Pikunis avaient leurs propres chasseurs, et même le dernier des abrutis pouvait suivre un animal dans la neige. Impossible aussi de continuer son chemin jusqu’à la montagne Athna : la neige était beaucoup trop dense pour cela. Achlys était donc coincée, sans but, au beau milieu d’une plaine, loin de tout ce qu’elle connaissait. Elle était globalement de mauvaise humeur, d’autant qu’elle était forcée de voir Freyja se balader à longueur de journée avec son chien stupide et son arc à la main. La seule chose qu’elle appréciait à peu près de la situation, c’était qu’il était facile de s’isoler. Si la tribu n’avait pas cessé de fonctionner, moins de personnes osaient sortir avec la neige (sauf si c’était absolument nécessaire), et donc Achlys pouvait rester tranquillement loin des autres, assise sur un tronc à peu près sec autour d’un petit feu qu’elle s’était allumé.


Elle aurait profité de sa tranquillité pour partir explorer les espaces alentours, mais la neige rendait ça difficile. Elle avait essayé, évidemment, mais même elle avait fini par se fatiguer. A force de s’enfoncer jusqu’au genou à chaque pas, et de sentir le froid rentrer dans ses chaussures, elle avait fait demi-tour, jusqu’à un coin assez éloigné du village pour avoir la paix, mais assez proche pour pouvoir s’y réfugier si la neige recommençait à tomber.  Elle appréciait le silence qui était arrivé avec la neige, qui lui permettait de se reposer un peu – et de réfléchir à ce qu’elle avait faire. Peut-être un peu lâchement, elle avait préféré quitter les Naoris pour un voyage, peu après la mort d’Yuma. L’ambiance dans la cité des arbres était devenue beaucoup trop particulière pour Achlys, et considérant qu’elle ne s’y sentait pas forcément chez elle en général, elle n’était pas restée pour voir comment les Naoris allaient retrouver la réincarnation de leur chef. Elle espérait que la situation serait réglée quand elle retournerait au village : car si elle n’était pas sûre de sa place dans le monde, pour le moment les Naoris étaient familiers, et elle se sentait relativement en sécurité chez eux. De plus, c’était là que la majorité de ses sœurs se trouvaient encore, et ça la rassurait d’être au sein des rescapées de sa tribu. Elle jeta un nouveau morceau de bois dans le feu, espérant qu’il serait assez sec pour s’enflammer. Il n’y avait pas grand-chose à brûler, au milieu de ces plaines, et elle avait passé un long moment à stocker de quoi se réchauffer pendant quelques heures, le temps de réfléchir un peu. Cependant, son cerveau réfléchissait en cercles, et ses yeux retombaient toutes les quelques minutes sur le grand sac en cuir posé sur le tronc à côté d’elle. Aujourd’hui, elle ne portait plus son arc à la main mais elle l’emportait quand même maladivement avec elle où qu’elle allât, au cas où.


Cédant à la tentation, elle attrapa l’arc du sac, et le posa sur ses genoux. Comme toutes les fabrications Kovariis, il était parfaitement réalisé. Le bois était bleuté, issu d’un échange avec les Iskaar, et l’arc avait été façonné spécialement pour Achlys. Il était toujours en excellent état, elle en prenait soin tous les jours, mais elle n’arrivait plus à le tendre. C’était quelque chose qu’elle n’essayait plus de faire aujourd’hui, bien consciente que son épaule n’en serait plus jamais capable. Elle attrapa finalement l’arc de la main droite, le prenant à l’envers. Il n’était pas du tout fait pour ça, évidemment, mais ça ne l’empêchait pas d’essayer. Le plus dur pour elle était de tendre le bras à hauteur d’épaule, avec le poids significatif de l’arc dans sa main, et de rester ainsi le temps de le tendre, de viser, et de lâcher la flèche sans flancher. Pour l’instant, elle n’y arrivait pas. L’objet était trop lourd, et la douleur se réveillait dans ses os après quelques secondes. De plus, le geste n’était absolument pas naturel. Elle lâcha un soupir, et elle se releva, arc à la main. Elle redressa son dos, se tenant bien droite. Elle avait appris, petite, à tirer de la main droite, et elle était persuadée qu’elle pourrait à présent apprendre à tirer de la main gauche. A moitié de profil, elle chercha à lever son bras faible, serrant les dents. Elle amena rapidement l’autre main, tirant sur la corde pour la tendre. Le geste était étrange, peu naturel malgré ses nombreux entraînements récents, mais relativement efficace. Elle réussit à amener sa main jusqu’à sa joue, visant à peu près à quelques mètres. Après quelques secondes en position, son bras droit commença à trembler, et la ligne de visée baissa avec son poignée. Soupirant, elle relâcha lentement la corde et laissa retomber son bras. La douleur commençait déjà à naître, et l’humidité dans l’air n’aidait absolument pas à la situation. Elle se rassit sur le tronc et reposa l’arc sur le sac en cuir, avec assez peu de délicatesse. Elle chercha à travailleur un peu son épaule, remuant son bras pour l’échauffer, quand elle entendit le bruit des pas dans la neige derrière elle. Elle était dos au village, donc la personne était certainement un Pikuni, mais elle attrapa la dague à sa ceinture quand même, et elle se releva, dague à la main et tournée vers le nouvel arrivant. Elle leva les yeux au ciel, reconnaissant rapidement l’intruse. « Freyja. Qu’est-ce que tu veux ? » Qui d’autre ? Elle garda la dague entre ses doigts, par principe. Elle savait que Freyja était la sœur de Lubjina mais ça ne voulait pas dire qu’elle devait l’apprécier pour autant.
CODAGE PAR AMIANTE
Forget your running
Freyja Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : Captain_M MESSAGES : 108 CELEBRITE : Saoirse Ronan COPYRIGHT : Moi METIER/APTITUDES : Chasseuse/Pisteuse TRIBU : Pikunis POINTS GAGNES : 184

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le Lun 10 Fév 2020 - 0:04
A moment in the forest


Elle s’étire et s’essuie le front perlé de sueur d’un geste de la main, avant de jeter son morceau de tissu contre le bord de l’établi. Il fait une chaleur étouffante dans l’atelier où Freyja vient de terminer une nouvelle lame pour un client habituel, et elle n’a qu’une hâte : Retrouver le froid mordant d’hiver. Sa matinée a été rythmée par les coups de marteau sur l’enclume, par les gerbes d’étincelles provoquées par la force de ses bras fins mais musclés. Elle ne sera jamais aussi charpentée que sa sœur, mais n’en est pas moins presque aussi efficace.
En parlant de Lubnjia, elle se demande ce que cette tête de nœud est entrain de foutre à cette heure-là. Cette avalanche est autant un signe de bénédiction que de malédiction. La première pour la présence éphémère de sa sœur pour quelques temps, la deuxième pour tous les problèmes et disputes que ça engendre. Les Vaarhal n’en finiront jamais, elle le sait et tant que leur père restera encore en vie à vociférer toutes ces saloperies à la gueule de sa propre fille, Lub’ ne pourra jamais fouler la hutte familiale sans se prendre une tripoter de réflexion. Malgré l’amour particulier qu’elle porte à ses parents, Freyja est bien trop proche de sa sœur pour ne pas ouvrir sa grande gueule à son tour lorsqu’il s’agit de la défendre, bien qu’elle sache parfaitement le faire elle-même.

Sans un mot pour le paternel et estimant avoir donné suffisamment de son temps à cet homme froid, la jeune femme enfile plusieurs couches de peau de bête et fourrure avant de retrouver l’éclat aveuglant de la neige qui écrase le village entier. Ses yeux clairs souffrent un instant de cette luminosité beaucoup trop puissante pour son iris, sa main en visière pour atténuer le violent reflet. Althéa l’accueil d’un aboiement joyeux, galopant sur les allées boueuses à force d’être foulé par les Pikuni qui ne cessent d’enchainer les aller-retours en ce milieu de journée. Il y a encore plus à faire désormais qu’ils recueillent ceux et celles qui ne peuvent retourner de là où ils viennent, que ça soit pour les lotir du mieux que possible comme les nourrir. Et s’il n’y avait que ça…
Après avoir affectueusement gratter le crâne de sa chienne, Freyja s’empare du foulard que Lubnjia lui a donné récemment avant de s’en couvrir le nez et le bas du visage. L’épidémie s’étend, frappe, arrache les vies à la pelle, de jours en jours. L’inquiétude plane autant que la mort, sans compter les pertes du bétail qui s’accumulent. Si certains tentent de rester positifs, Freyja ne peut ignorer l’inquiétude tenace concernant l’hiver à passer. Ils vont être dans une merde noire si leur viande est imbouffable et ils le seront tout autant si leurs meilleurs éléments passent l’arme à gauche aussi vite. Si les Athnas n’étaient pas là pour leur filer un coup de main contre logis, les Pikunis auraient bien du mal à s’en relever.

La jeune femme soupire et passe par chez ses parents pour récupérer arc et flèches avant de prendre le large et de s’éloigner un peu. Juste le temps d’une heure ou deux avant d’aller faire un tour et voir si ses pièges ont fonctionné et leur apporteront de quoi bouffer ce soir. Elle s’éloigne, sa chienne toujours dans les parages, elle ne sait où. Il arrive à Althéa de gambader, de faire sa vie, sans que Freyja n’y voie un inconvénient, refusant d’enchainer son celle qui l’accompagne aujourd’hui depuis des années maintenant.
Elle s’arrête à quelques mètres, la silhouette qui tente de s’activer tant bien que mal est reconnaissable entre toute. Difficile d’oublier ou de confondre une femme telle qu’Achlys. A moins que ça ne soit la fascination et l’admiration à peine dissimuler de Freyja qui la rendent peu objective à ce sujet, mais la blonde qui tente visiblement de tenir son arc un peu plus loin se démarque plus que jamais des autres à ses yeux.
Le clan des Kovarii a toujours suscité un engouement chez la Pikuni. Elle ne compte plus les histoires qu’elle s’est imaginée à leur sujet, sur leur façon de vivre, sur l’allure de leur village, sur toutes ces femmes fortes et inébranlables, de caractères. Des putains de guerrière qui mettraient à terre les titans du passé.
Elle l’observe en silence, assistant aux tentatives d’Achlys de tenir son arc de l’autre main, percevant les tremblements de là où elle est. Et ce n’est que lorsqu’elle se rassoit sur le tronc d’arbre que Freyja se manifeste. Si Lub était là, elle serait déjà entrain de brailler ou de se foutre de la gueule de la Kovarii. Ou les deux cela dit.

La Pikuni s’approche et dans un réflexe purement défensif qu’elle pose aussitôt la main sur son couteau de chasse lorsqu’Achlys fait volte-face, armer. Avant de lever les yeux au ciel. Eternelle réaction face à la cadette des Vaarhal. Elle ne comprend pas cette gueule qu’elle tire à chaque fois qu’elles se croisent.

« Freyja. Qu’est-ce que tu veux ?
- J’t’ai vu essayer de te démerder avec ton arc. Elle ne lui mentira pas, ne s’en cachera pas non plus. Qu’est-ce que ça peut lui foutre ? Achlys ne va certainement pas tarder à le lui claquer en pleine gueule mais ça n’est pas ce qui rebutera Freyja qui s’approche de la blonde et viens s’appuyer sur une pierre haute, déposant son propre arc dessus. Elle désigne d’un geste du menton l’épaule d’Achlys qu’elle remuait un peu plus tôt. C’est douloureux ? J’ai un baume sur moi qui peut te soulager. Elle marque une pause, son regard clair toujours posé sur le visage fermée de la Kovarii. Un million de question lui démange la langue. Comment est-ce que s'est arrivé ? » Savoir que son épaule l'handicape est une chose. Savoir pourquoi en est une autre. Elle sait que là encore, elle a une chance sur deux de se faire renvoyer chier mais comme pour toutes choses, il en faudra bien plus à Freyja pour déloger son cul de cette pierre.
(c) AMIANTE




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