Aller en bas
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Dancing in the dark [Werowa]

le Ven 27 Déc 2019 - 18:34

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Silhouette endormie. Non seulement une cette fois-ci. Il n'y avait pas seulement Yuj qui dormait auprès du lit et non dans son panier. Ayant une nouvelle fois profité que toute présence masculine ait disparu pour venir se rapprocher, pour se satisfaire de petites notes d'attention et de ces touches de légèreté. Je n'avais pas su résister. Faiblesse que je me pardonnais rapidement. Et alors que le canidé s'était endormi sans plus tarder, se roulant en boule, j'avais pour dire suivi le mouvement. Mouvement suivi peut être plus volontairement lorsque la migraine s'était emparée de moi. M'étant contentée de me diriger vers la pièce ou du moins la partie de la demeure qui servait de chambre, séparée de la pièce principale. Consciente qu'il ne serait pas de retour avant que le crépuscule soit de nouveau là. Les tâches qu'il m'avait demandé d'accomplir qui avaient été réalisée. La demeure qui était en ordre comme toujours. Nettoyée, présentable si certains surgissaient à l'improviste. Le claquement de fouet dans le vide que j'avais voulu effacer. Ou cette migraine qui me donnait le même effet précédemment. Des coups de fouet qui résonnaient. Une migraine que j'avais tenté d'ignorer au départ mais tenace, elle s'accrochait, devenant plus douloureuse. S'allonger qui avait paru la bonne alternative pour faire disparaitre tous les maux, tous les signes. Conscience soulagée car même si je tombais dans les bras de Morphée, que je m'endormais pendant plusieurs heures, je serai toujours réveillée avant que le mercenaire ne puisse être de retour. Un sommeil qui restait léger bien que parfois plus profond. Bras de Morphée auquel je m'étais laissée aller sans réelle note de culpabilité pour cette fois. N'ayant non plus aucun gêne à me mettre à l'aise et à profiter de la place, habituellement occupée par deux personnes mais cette fois-ci pour cet après-midi par une. M'étant même allongée avec un certain soulagement. M'étant détendue en adressant quelques caresses à Yuj avant de finalement l'imiter et sombrer dans les bras de Morphée.

Bras dans lesquels je croyais être encore. Bras desquels je me séparais avec difficulté alors que les coups contre la porte se répétaient, que les échos des coups se répercutaient à l'intérieur de la demeure. Des coups répétés que je n'entendis pas au départ, que je ne distinguais pas, encore prisonnière du sommeil. Des coups que je n'en vins qu'à attendre et distinguer à force de répétition. Tirée alors brutalement de ce sommeil auquel je m'étais laissée gagner lorsque le canidé se mis à aboyer à son tour pour me tirer de là. Semblant s'être pris d'affection pour les habitants, et semblant être aussi prêt à défendre la demeure contre toutes intrusions. Poussant un grognement alors que je me redressais, jetant un coup d'oeil autour pour remarquer que Yuj s'était déjà dirigé vers la porte contre laquelle il aboyait. Tentant de me lever et main que je portais à mon front alors que la pièce se mettait à tourner. Souffle repris alors que j'attrapais un châle pour me couvrir plus, avant de me diriger vers la porte, déjà empressée de repousser le visiteur inconnu. Consciente que ce n'était pas Roan et comme quasiment personne venait ici, alors je n'avais que soudainement plus hâte de chasser le visiteur. Espérant que la tâche soit aisée pour ensuite pouvoir retourner m'allonger. N'étant d'humeur à la politesse et à la civilité quand bien même là était mon rôle, quand bien même le dieu du soleil semblait s'amuser à me torturer un peu plus d'en avoir profiter pour dormir en l'absence de mon porte. Le canidé qui s'était tu en me voyant approcher que je repousser pour entrouvrir légèrement la porte et découvrir quel visiteur se trouvait devant.

@Werowa Sundagger Dancing in the dark [Werowa] 484338566
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Sam 28 Déc 2019 - 19:11
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

Werowa avait mis des jours à rouvrir le placard. Pendant ces jours, ces heures et ces nuits, les souvenirs n'avaient cessé d'affluer, torrentiels, une digue avait cédé. Werowa n'aurait jamais cru que cela lui arriverait. Elle n'aurait jamais pensé qu'elle avait tant mis son passé de côté, ni même qu'il lui reviendrait en pleine face à cause de simples portes ouvertes sur des babioles d'un temps passé. Elle avait été coupé de son passé, s'était coupée de son passé : au moment où on lui brûlait la nuque, au moment où la hache du bourreau tranchait la tête de son frère, ses racines avaient été coupées. Plus un pied de vigne. Personne ne l'avait questionnée sur son passé, pendant des années, parce que ça n'importait pas. Les jours s'enfilaient telles des perles, formaient un cordon qui un jour peut-être serait assez long pour supplanter les chaînes et les fouets, ils les accumulaient sans y penser. C'était peut-être toujours dans un coin de leur tête, mais chaque jour ressemblait tant au précédent, ou à la veille, ou à l'avant-veille, que le passé n'était plus qu'une masse confuse et informe. Le futur aussi, puisqu'ils ne savaient jamais s'ils allaient vivre ou mourir. Ils pouvaient se projeter, être visionnaires, et souvent leurs rêves étaient coupés court. A ras. Au ras du cou. Werowa se demandait encore si même le présent n'était pas confus et informe. Elle se demandait encore, duquel des trois temps était celui des gladiateurs. Elle se demandait si être esclave, ce n'était pas se voir dénier la possibilité de vivre dans un temps. Les hommes libres, ils pouvaient oublier leur passé, ou y vivre dedans ; ils pouvaient penser au présent, ou l'occulter ; ils pouvaient rêver à l'avenir, ou s'y refuser. Les esclaves… Les esclaves ne pensaient qu'à survivre. Les gladiateurs, du moins. Un temps autre. Un quatrième temps, une quatrième dimension.

Werowa ne savait pas ce qui était le plus douloureux : ses côtes, ou l'anamnèse. Elle ne savait pas à cause de quelle douleur elle divaguait, ou même si elle divaguait vraiment. C''était... confus et informe. Mais quand elle avait rouvert le placard, sur une impulsion subite, un coup de mélancolie soudain, il n'y était pas. Le collier. Et il n'y avait aucun doute : seule Ezra l'avait ouvert, seule Ezra l'avait pris. La colère avait été plus brûlante que la douleur. Werowa ne savait même pas pourquoi. Elle ne savait pas pourquoi elle était si en colère de ne plus le voir à sa place, elle ne savait pas pourquoi elle était si blessée qu'Ezra l'ait volé. Après tout, elle avait occulté son passé. Lui avait tranché la tête. Werowa se disait que c'était parce qu'il était à elle, à présent, que c'était parce que c'était sa possession, sa propriété. Werowa se disait que ce qu'elle ne supportait pas, c'était de se voir dépossédée de ce qui lui appartenait. Elle justifiait ses sentiments si puissants ainsi. Plus habituée à tant ressentir. La colère avait brûlé et flambé, avait brillé et foudroyé, avait bondi et fondu. Elle avait étincelé, véritable bille de feu au sein de cette douleur confuse et informe. Werowa l'avait senti la transpercer, lui faire presque mal au cœur, cette boule de feu. Elle avait grandi, d'ailleurs, la boule de feu. Elle était devenue un véritable soleil, brûlant et magmatique, cœur en fusion.

La guerrière s'était retrouvée, en deux temps trois mouvements, dans la rue. Son ample pantalon et sa tunique flottaient autour de son corps, elle avait un aspect bien moins strict que d'ordinaire. Tout son corps lui paraissait être bouillonnant. Elle avançait à grands pas, le sable voletait autour de ses talons, ses cheveux détachés fouettaient son dos. Werowa se dirigeait droit vers la maison de Roan, le chemin ancré dans sa mémoire, réminiscence d'un temps passé. Un temps passé, temps passé, temps passé, le passé, elle en avait marre de tout rapporter au passé. Elle en avait marre de n'avoir que ce mot à la bouche, que ce mot dans la tête, elle en avait marre de ne penser qu'à ça quand bien même elle faisait tout pour ne pas y penser le passé était toujours là présent prégnant bien trop important constamment à se rappeler à elle au moment où elle essayait de l'évacuer et elle s'en rendait de plus en plus compte et plus elle s'en rendait compte plus cela l'agaçait l'énervait plus elle s'en rendait compte et c'était de pire en pire chaque jour à chaque instant où elle se surprenait à penser c'était toujours en rapport avec le passé avec son enfance ou avec sa déchéance oui puisque tout finissait par ance aussi avec elle à croire qu'elle allait devenir rance. Werowa tambourina sur la porte du mercenaire, Roan une vieille connaissance. Elle pourrait presque l'appeler un vieil ami. Personne ne lui répondit de l'intérieur, personne n'ouvrit la porte. Alors Werowa continua. Continua. Continua. Jusqu'à ce que, à l'intérieur, un aboiement lui réponde. Werowa était à deux doigts de répondre en aboyant elle aussi, parce qu'on ne lui ouvrait toujours pas. Et puis, enfin, alors qu'elle allait taper du poing sur le bois de nouveau, la porte s'entrebâilla, et ses yeux tombèrent sur Ezra. Une Ezra au visage endormi, qui serrait un châle autour de ses épaules. Au lieu de taper du poing sur la porte, Werowa y plaqua la paume avec force, et se tint dans l'embrasement. Le visage à quelques centimètres à peine de celui d'Ezra. Penchée sur elle. Menaçant de tout ce qu'elle avait, stature et musculature. "Où il est ?"
(c) crackle bones

   
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Sam 28 Déc 2019 - 20:22

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Le visage hostile de Werowa qui se dressait devant moi. Ayant cru que je me trouverai face à un visiteur facile à me débarrasser. Ayant cru que le visiteur ne ne serait pas un visage familier mais un visage inconnu. Ayant cru rencontrer sourire et devoir certes répondre avec flemmardise par sourire et courtoisie avant de lui faire signe de s'en aller poliment. Mais ce n'était pas un visage inconnu ni un visage souriant que je rencontrais. Non le visage que je rencontrais était un visage familier. Celui de Werowa. Mais moins agréable encore son visage trahissait mécontentement et menace. Des traits de visage qui laissaient supposer que je n'allais pas pouvoir m'en débarrasser facilement. Ce que je me doutais déjà avant même qu'elle prendre la parole. Ne pouvant masquer un grognement alors que je repoussais une mèche de mes cheveux brun en arrière. Rien que le fait de la savoir là me donnait déjà l'impression que ma migraine non seulement de retour allait s'amplifier. Le sentiment qui existait bel et bien alors que je m'appuyais contre la chambranle de la porte. Quitte à devoir la supporter ne serait-ce que pour quelques minutes, quelques secondes même je préférai avoir le sentiment que j'avais quelque chose auquel me retenir. Porte qui me servait alors de soutien. M'appuyant dessus tandis que je l'observais sans un mot, attendant qu'elle prenne la parole. L'idée bien que tentatrice de lui claquer la porte au nez mais je doutais qu'elle en vienne à en rester là. Je doutais qu'elle puisse accepter que la porte se close, se ferme directement sur elle. Je doutais qu'elle puisse repartir tranquillement alors qu'elle avait déjà taper avec violence sur la porte. Tambourinant jusqu'à ce que j'en vienne à me réveiller, jusqu'à ce que Yuj se mette à aboyer contre la porte. Une porte que je n’entrebâillais pas plus. Ne lui faisant pas signe d'entrer non plus alors que je la laissais là sur le pan de la porte, à son seuil, prendre la parole et me dire ce qu'elle venait faire là. Espérant même qu'elle puisse demander à voir @Roan Ezeriel pour écourter la visite, lui dire que mon maître n'était pas là. Alors une réponse qui serait facilement donnée et alors rapidement, je pourrai espérer retomber dans les bras de Morphée. Ce que j'espérai mais doutant vu les traits de son visage que le sujet de sa visite soit celle-ci malheureusement.

"Où il est ?" Et en fait la question que j'espérai était la bonne, elle était celle-ci. Yuj qui se mettait à aboyer, sifflant pour que le canidé vienne à se taire. Canidé qui se taisait et pivotant de nouveau vers la jeune femme sans avoir entrouvert la porte plus pour lui donner la réponse qu'elle attendait. "Roan n'est pas là. Il faudra que tu reviennes une autre fois. Bonne journée." Tout qui était résumé en une phrase alors que l'instant d'après je lui refermais bien la porte au nez. Ce qu'elle n'avait peut être pas attendue. Ce qu'elle n'aurait peut être pas voulu. Mais la réponse qu'elle recherchait était simple. Roan n'était pas là. N'ayant pas cherché à savoir pourquoi elle le cherchait comme je l'aurai fait en temps normal. Pas cette fois. N'ayant pas cherché à comprendre ses raisons, à comprendre pourquoi elle paraissait si en colère et menaçante. Attitude et stature qui ne m'avait pas effrayée. Sans doute encore trop endormie pour m'en rendre compte alors que mes yeux trahissaient cette recherche récente du sommeil. Air grognon qui lui était toujours attribué, qu'elle abordait en général toujours. Si certes cette fois-ci elle paraissait encore plus en colère, menaçante, je n'avais pas fait plus attention. Je n'avais pas tenté d'en savoir plus ou d'expliquer le problème au mercenaire lorsqu'il reviendrait. Il n'était pas là pour le moment. Quand il reviendrait alors il saurait qu'elle était venue, mais avant cela n'importait peu. Et quant à savoir pourquoi elle était aussi énervée à son encontre, peu m'importait aussi. Ne sachant pas à vrai dire leur relation. Si j'avais conscience qu'ils se connaissaient, je n'avais jamais cherché à en savoir plus. N'ayant pas conscience de leur entente, qu'ils étaient aussi de vieux amis. Fait insignifiant d'autant que je ne connaissais pas alors la jeune femme, non pas que je la connaissais plus là. Et n'assimilant pas sa présence ici au collier, n'imaginant pas qu'en mentionnant la troisième personne du singulier, elle pensait à vrai dire au bien précieux auquel elle tenait qui se trouvait dissimilé dans la demeure. Collier qui n'était pas au coeur de mon esprit en ce moment tandis que je refermais la porte pour me diriger de nouveau vers la chambre, tout aussi empressée de retrouver les bras de sommeil. Profitant d'ailleurs peut être de ces quelques secondes pendant lesquelles elle se trouvait interdite devant la porte pour gagner du terrain, gagner la partie chambre qui se trouvait non bien loin alors que la demeure n'était pas bien grande. Ce qui comptait alors, retrouver le sommeil. Rien d'autre ne comptait même.

@Werowa Sundagger
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Dim 29 Déc 2019 - 12:15
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

Enfin elle voyait son visage dans l'encadrement de la porte, un visage aux traits tirés et aux yeux plissés, comme si la lumière du soleil était trop forte. Ezra paraissait sortir d'un long somme, la Belle au Bois Dormant réveillée par des coups de tonnerre sur la porte. Peu vêtue, et Werowa s'en fichait. Ses yeux noirs étaient fixés sur son visage, ses yeux furieux rivés dans les yeux agacés, agacés de la voir ici et déjà ennuyés de sa présence. Dans le dos d'Ezra, se pressant contre ses jambes, le chien aboyait toujours, et Werowa avait encore envie de lui aboyer dessus aussi, pour qu'il se taise. Les animaux ne l'ont jamais intéressée plus que cela. Elle a toujours eu un esprit trop pragmatique peut-être. Ou peut-être que ça ne lui est jamais venu à l'idée, d'avoir un animal pour elle, d'avoir un animal pour rien, juste pour le plaisir d'avoir un animal. Elle a autre chose à faire. En cet instant, c'est toujours haïr Ezra, toujours sans raison alors qu'elle se défend encore et toujours d'être tributaire de son passé. Mais elle n'a pas l'esprit clair. Si Ezra peut avoir l'esprit embrumé, Werowa peut avoir l'esprit enfiévré. C'est toujours confus et informe, encore vague et encore flou, une colère qui enfle et qui gonfle et qu'elle ne comprend pas.

Ezra siffle le chien pour qu'il se taise, reporte son attention sur elle. Et lui referme la porte au nez sur une réponse sèche : "Roan n'est pas là. Il faudra que tu reviennes une autre fois. Bonne journée." Werowa reste interdite un instant, le bois de la porte remplit son champ de vision. Et elle se remet à tambouriner sur la porte. L'équivoque la gonfle. Elle l'oblige à se répéter et à parler plus. "Je me fous de Roan ! Ezra !" Werowa espère fortement que sa voix a percé le battant, sinon c'est son pied qui va le percer. Elle n'a plus envie d'aboyer, elle a envie de rugir à présent, de se déchaîner sur quelque chose de toutes ses forces avec ses deux poings et ses dix jointures de phalanges quitte à les faire saigner au moins peut-être que ça changera quelque chose le bois a éraflé sa peau à force de taper dessus sa main la brûle tant mieux elle ravive la colère tant mieux elle a envie de hurler et de rugir de se transformer en tornade et en furie elle a envie d'exploser d'expulser ses poumons pour qu'on l'entende cette fois-ci. La seule chose qui la retient, encore un peu, c'est que c'est la porte de Roan, et que Roan et elle, ça remonte à loin. Ezra n'en a visiblement aucune idée, ne sait probablement pas à quoi elle échappe grâce à son maître. "Ezra." Elle l'appelle de nouveau, sa voix est devenue un grondement sauvage qui roule le long de ses cordes vocales. Elle est entrée dans une phase peut-être plus terrible encore de la colère. Werowa se redresse, la douleur dans ses côtes est passée au second plan. Elle croise les bras, sa mâchoire serrée se dessine sous sa peau mate. Elle est subitement silencieuse, et elle attend. Elle sait pertinemment qu'Ezra sent sa présence, qu'Ezra se doute qu'elle est encore là et qu'elle n'abandonnera pas. Werowa sait qu'elle joue avec le feu, qu'Ezra est tout à fait capable d'aller se coucher ou de vaquer à ses occupations pendant des heures, tout en sachant que Werowa est toujours là, derrière sa porte. Ezra est capable de l'ignorer pendant tout ce temps, et Werowa sait que si elle défonce cette porte, ce sera une victoire pour l'esclave. Elle, ça ne la dérange pas d'attendre. D'attendre qu'Ezra cède. Ou que Roan arrive. Elle peut rester plantée devant la porte. Elle peut se transformer en statue. Quoique. Ezra la prendrait plutôt pour une gargouille.
(c) crackle bones

   

@Ezra Aerys Dancing in the dark [Werowa] 1993859473Dancing in the dark [Werowa] 484338566
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Dim 29 Déc 2019 - 18:56

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
La porte qui se fermait au nez de la garde. Peu importait son rang alors. Peu importait aussi les motifs de sa visite. Ayant juste envie qu'elle en vienne à me laisser tranquille. De surcroît il n'était pas là. Partant de ce point, elle n'avait qu'à revenir plus tard. Ce que je lui conseillais de faire alors que laissant la porte se refermer tout aussitôt, j'en venais de nouveau à me diriger vers la part de la demeure convertie en une sorte de chambre. Ayant presque atteint le lit. Etant si proche. Etant si proche de retomber dans les bras de Morphée mais qu'obligée d'entendre les mots prononcés par la suite. Des mots portés dans la pièce, sans doute parce qu'ils étaient en partie crier. Des mots qui étaient étouffés par la porte, mais qui étaient entendus tout de même. Un peu comme si elle se trouvait là dans la pièce même si cela n'était pas le cas. "Je me fous de Roan ! Ezra !" Et alors ? Ce que j'avais envie de lui répondre. Elle était pas là pour Roan et alors. Si elle était pas là pour lui, alors elle n'avait pour dire rien à faire là. Semblant juste s'être trompée de porte. Ne pensant pas alors qu'elle puisse s'adresser à moi. N'étant pas encore suffisamment réveiller pour établir les connexions. Mais des cris, ou plutôt des grognements émis qui me forçaient à pousser un soupir. Contemplant avec lassitude ce lit qui se trouvait à quelques pas avec ce sentiment bien présent que je ne réussirai pas à l'atteindre avant qu'elle n'en vienne à se mette à scander de nouveau. Ce qu'elle ne tarda pas à faire alors que de nouveau elle grognait sauvagement plus qu'elle criait. "Ezra." Voie de nouveau menaçante et mon regard qui se posait sur Yuj qui m'avait suivi jusqu'à là. "Tu penses qu'elle va nous laisser tranquille ?" Le canidé qui me regarda comme s'il souriait. Non, il savait lui aussi qu'elle n'allait pas nous laisser tranquille. Ores et déjà en train d'ameuter le quartier, ce qui me dérangeait plus que l'idée de la faire poireauter devant la porte, ou la laisser sans aucune pitié devant une porte close. ".. humm.. je pense pas non plus." Ce qui m'embêtait. Car pour le moment Werowa était un obstacle. Un obstacle entre moi et le lit, un obstacle qui m'empêchait de retourner dans les bras de Morphée pour esquisser une dernière danse. Un obstacle qu'il fallait pousser de côté, détruire le plus rapidement et le plus efficacement possible. Il fallait que j'en vienne à me débarrasser de nouveau. Je le savais. Il allait falloir que je retourne par la suite jusqu'à la porte pour la chasser de là, mais surtout éviter que tous les voisins soient attirés par ces grognements ou ses coups contre la porte si elle se mettait en tête de défoncer la porte. Le coût qui serait alors sur elle. Mais encore ce problème était un peu subsidiaire au principal. Non ce qui m'importait était de retrouver le sommeil et pour le moment, elle était un adversaire à éliminer. Et si je n'étais pas en général portée sur la violence, voir même pas du tout, le sommeil était certainement une limite à ma gentillesse.

Ce fut vers la porte que je retournais alors, et que j'ouvrais de nouveau cette fois-ci plutôt brutalement presque à la faire chuter sur le sol si elle se trouvait à s'appuyer dessus. Et autant dire la voir chuter à cet instant ne me dérangeait pas réellement plus comme idée. Ce qui semblait même parfait comme idée alors qu'elle m'avait bien réveillée. Porte cette fois-ci moins entrebâiller que précédemment, le seul point positif était que personne ne se trouvait dans la rue, qu'elle n'avait encore alerté personne. Et ne comptant pas la laisser plus alerter qui que ce soit ou avoir même le temps de le faire alors que déjà je reprenais la parole pour couper court à toute discussion. "Tu peux pas laisser les gens dormir en paix ?!" Un ton plutôt sec qui tranchait avec son attitude menaçante. Encore calme mais le feu commençait à son tour gronder à l'intérieur. N'ayant alors nullement envie d'entendre les raisons de sa visite, ayant juste envie qu'elle s'en aille et retourner dormir. Ce fut pourtant d'un ton plus posé que je reprenais la parole, un masque qui commençait à se dessiner sur mon visage encore bien endormi. "Je te l'ai dit, Roan n'est pas là. Si tu voulais venir le voir, il faudra que tu reviennes plus tard." Ne voyant pas qu'elle puisse venir pour le collier, qui m'était sorti de l'esprit. Voulant juste être laissée en paix pour le reste de l'après-midi. "Et si tu veux passer ta colère sur quelqu'un parce que ta vie te satisfait pas ou pour n'importe quelle raison à ta mauvaise humeur, alors je te conseille aussi d'aller ailleurs ou de te trouver ...je sais pas moi... un scorpion à disséquer." Sourire glacé alors que de nouveau je commençais à refermer la porte sur elle. Qu'elle aille se trouver un autre punching ball. Etant certain qu'il en existait d'autres dans la cité rahjak. Mais pas ici.

@Werowa Sundagger Dancing in the dark [Werowa] 1360497918
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Dim 29 Déc 2019 - 22:48
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

Werowa n'a que faire d'attendre, et Werowa n'a que faire des regards. Elle a composé avec pendant des années, elle les a attiré, magnétisé et charmé, s'y est conformée, alors pour une fois elle peut bien faire ce qu'elle veut sans s'en soucier. De toute façon, c'est le milieu de l'après-midi. Peu de personnes sont chez elles en plein milieu de l'après-midi. Ils travaillent, les bougres ; et les esclaves, ils se font discrets. Ils passent leur museau de souris par les interstices des fenêtres, ouvrent grand les oreilles, mais aucun ne sortirait pour lui dire de se taire. Ce serait outrepasser son rang. Et si Werowa n'a emporté ni sa dague ni son fouet, il n'en reste pas moins qu'elle n'a pas l'air d'une marchande. Alors la guerrière fait la statue, dans la rue déserte, devant une porte close. Elle pourrait presque entendre le vent, une petite bise, souffler dans son dos, pousser les grains de sable qui roulent au sol. Dans le ciel les nuages avancent à toute allure, furtives ombres sur les murs d'ocre. Il fait plutôt bon. C'est calme. Presque apaisant. Depuis qu'elle fait la statue, Werowa sent sa colère se tarir, mer d'huile à présent. Elle attend, patiemment, bien plantée sur ses talons, les mains jointes devant son bassin. Bassin. Le mot est bien choisi, quand elle vient de comparer ses émotions à une mer d'huile. Une mer d'huile bien plate, et bien opaque aussi. A présent elle est lucide, son esprit lui semble être devenu acéré. Griffe ou croc, lame, dague, les comparaisons ne manquent pas, tout ce qui a une pointe et qui est tranchant convient. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas été dans un état d'exacerbation si intense. Tous ses sens semblent fonctionner au centuple de leur capacité. C'est un état éphémère, dans lequel elle se plonge avec le bonheur de la nostalgie. C'est l'état du combat. Le véritable état de berserker. Il se confond avec l'instinct de survie, bien souvent, parce qu'il apparaît subitement quand sa vie est menacée, au moment où elle est prête à s'écrouler sur le sol, la bouche en sang, le ventre lacéré. C'est cet état qui lui a permis de survivre. Elle ne sait pas le convoquer, mais elle sait l'apprécier. Quelquefois il vient, quelquefois non ; quelquefois il vient quand elle n'en a pas particulièrement besoin, quand l'adversaire n'est pas à sa taille ; mais dès qu'il est là, elle l'apprécie. L'appréciait.

Finalement, la porte se rouvre assez vite. L'interstice entre le chambranle et le battant est plus grand. Les yeux de Werowa se posent à nouveau sur Ezra, qui a l'air plus agacé et plus endormi qu'auparavant. La guerrière ne bouge pas d'un pouce, la laisse prendre la parole. "Tu peux pas laisser les gens dormir en paix ?!" Cette fois-ci, Werowa arque un sourcil. Elle espère qu'Ezra se rend compte de l'absurdité de ce qu'elle vient de dire. "Je te l'ai dit, Roan n'est pas là. Si tu voulais venir le voir, il faudra que tu reviennes plus tard." Ce n'est pas déjà fini, si ? "Et si tu veux passer ta colère sur quelqu'un parce que ta vie te satisfait pas ou pour n'importe quelle raison à ta mauvaise humeur, alors je te conseille aussi d'aller ailleurs ou de te trouver …je sais pas moi… un scorpion à disséquer." Le sourire d'Ezra est glacial, celui de Werowa est mental. C'est le scorpion qui la fait sourire. Idée farfelue, mais qu'elle aime bien. Doucement, la porte commence à se refermer à nouveau sur elle, entre elles, et Werowa y applique de nouveau sa paume, arrête le mouvement de fermeture, le stoppe et le paralyse. Ses yeux plongent dans ceux d'Ezra. "Au risque de me répéter, je ne suis pas là pour Roan. Et au passage, c'est le milieu de l'après-midi, ce n'est pas un moment pour dormir." Sa voix est aussi glaciale que celle d'Ezra. Elle aussi, elle peut jouer à ce petit jeu. Elle aussi, elle peut être aussi froide que le marbre. Werowa ose faire un pas en avant, poser le pied sur le seuil de la maison. "Je suis venue récupérer mon collier. Tu es la seule à avoir ouvert ce placard en deux ans. N'essaie pas de me faire croire que tu ne l'as pas pris." Werowa estime ne pas avoir besoin de la menacer. Pas pour l'instant du moins. Elle sent, sous la mer d'huile, le volcan bouillonner. Elle est prête à rugir de nouveau, s'il le faut. Pour un simple collier, lui dirait-on. Pour un simple collier, alors que tu veux échapper à ton passé. Pourtant tu n'arrives toujours pas à le dépasser.
(c) crackle bones

   

@Ezra Aerys Dancing in the dark [Werowa] 1993859473Dancing in the dark [Werowa] 484338566
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Lun 30 Déc 2019 - 13:05

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Réponse tout aussi glaciale de sa part. "Au risque de me répéter, je ne suis pas là pour Roan. Et au passage, c'est le milieu de l'après-midi, ce n'est pas un moment pour dormir." Me forçant à sourire un peu plus froidement. Certes, ce n'était pas normalement le moment de dormir mais pour autant je n'en venais pas à l'embêter moi quant à ses horaires où elle dormait, quant au train de vie qu'elle menait. Si elle n'était pas là pour Roan, elle ne me disait toujours pas ce qu'elle faisait là, ce qu'elle cherchait.

Mais à cet instant là n'était pas encore le réel problème. Cette fois elle avait été plus rapide. Peut être aussi s'était-elle attendue à ce que j'en vienne de nouveau à refermer sa porte sur son nez, à son visage. Cette fois-ci plus rapide alors qu'elle appliquait sa paume sur la main si ce n'était peu après le pied entre l’entrebâillement de la porte, me l'empêchant de la bloquer totalement. Une moue qui se dessinait sur mon visage alors que c'était ma faute cette fois-ci. N'ayant pas été aussi rapide. Ayant espéré qu'en l'ouvrant en grand, elle tomberait net sur le sol. Ce qui aurait pu être amusant. Certes, un geste bien enfantin mais qui aurait été non moins amusant, qui m'aurait un peu satisfait que de la voir s'étaler sur le sol. Mais non seulement elle ne s'était pas étalée sur le sol, lamentablement comme la dernière fois. Ce qui n'aurait d'ailleurs fait qu'accentuer la douleur. Mais de surcroît, elle avait réussi à bloquer la porte. Evidemment que j'aurai dû ouvrir la porte moins grand, ou que j'aurai dû la refermer plus rapidement. Et alors que mon regard se posait sur sa paume posée sur la porte, je ne pouvais que me demander si je ne devrais pas de nouveau tenter d'ouvrir la porte puis de la claquer violemment contre son pied. Oups. Image plus satisfaisante qui se dessinait dans mon esprit bien que je n'esquissais pas ce geste. N'esquissant que le geste mentalement, ce qui me fit un peu plus sourire pour contraster encore plus avec son regard glacial. Là au moins son pied elle aurait dû l'enlever tout comme sa main. Et alors elle aurait réellement connu la douleur, ou du moins autant que celle qu'elle m'infligeait en ce moment en continuant de parler, en continuant de vouloir rester là et en s'entêtant. Avec un petit sourire en coin que je me tournais alors vers elle alors qu'elle reprenait la parole.

"Je suis venue récupérer mon collier. Tu es la seule à avoir ouvert ce placard en deux ans. N'essaie pas de me faire croire que tu ne l'as pas pris." Un froncement de sourcils qui se dessinait sur mon visage alors que je reprenais la parole. "Tu n'as pas l'air d'être le genre de personne à porter des colliers." Petite note de moquerie perceptible alors qu'il n'en restait pas moins que non, ce n'était pas le genre de personnes que j'aurai vu d'instinct porter des colliers. Des colliers qu'elle possédait non moins alors qu'elle avait non moins entassée dans son placard. Un collier que je commençais à me souvenir très bien alors que je commençais à comprendre de quoi elle parlait, ce qu'elle faisait ici. Tout pour un petit collier. Mais faisant mine à la perfection de réfléchir alors que je reprenais la parole, d'un ton un peu nonchalant. "Ah tu parles de ces antiquités que tu gardais dans ton placard ?" Sorte d'antiquité, si ce n'était un collier avec un dent accrochée au bout qui m'avait bel et bien intrigué et intéressé. Evidemment que j'avais pris le collier. Ce que je n'allais pas lui avouer bien qu'il était certain que sa liste de suspects était déjà réduit d'avance, surtout que personne ne devait se rendre en temps normal jusqu'à sa chambre. La voyant mal avoir des visiteurs là, ou de la compagnie. "Non désolé je suis pas intéressée par les vieilleries." Un sourire toujours dessinée. Ce qui ne ressemblait pas réellement à une vieillerie mais aux yeux d'une personne extérieure là pouvait être le cas. Difficile de trouver de la beauté dans une dent usée qui ne ressemblait plus vraiment à rien mais qu'elle avait pourtant conservé. "Mais si tu veux des colliers, ils en vendent des magnifiques au marché. Je peux te conseiller un petit étalage qui en vend, où les colliers sont même ornés de pierres précieuses. Des chef d'oeuvre." Touchant en même temps le petit pendentif qui continuait d'être noué à mon cou. Des doigts qui effleuraient la petite vipère nichée au creux de mon cou, regard émeraude pointé en la direction de la garde. Et Yuj qui se mettait au même instant à aboyer à l'encontre de celle-ci, semblant sentir mon désir de la voir s'éloigner et semblant bien peu apprécié sa présence. Regard qui glissait sur le canidé alors que je me penchais dans sa direction pour lui adresser une caresse, le calmer avant de me relever lentement dans la direction de la jeune femme. "C'était tout ?" Une question et un message autant plus explicite qui l'invitait de nouveau à s'en aller.

@Werowa Sundagger  Dancing in the dark [Werowa] 484338566
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Lun 30 Déc 2019 - 14:58
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

Elle l'avait mise en garde. Elle lui avait dit, de ne pas nier. Elle aurait dû se douter, qu'elle ne l'écouterait pas. Ce n'était pourtant pas compliqué, de ravaler sa fierté et d'assumer. Mais non, Ezra dénie les accusations. Elle soutient qu'elle n'a rien à voir avec le vol, même si, Werowa en est persuadée, elle sait avoir peu de chances de la convaincre. Werowa n'apprécie ni son ton faussement innocent, ni son sourire légèrement moqueur. "Tu n'as pas l'air d'être le genre de personne à porter des colliers." Un rictus naît sur les lèvres de la garde, Ezra poursuit. "Ah tu parles de ces antiquités que tu gardais dans ton placard ?" Un aveu à demi-mots dont Werowa se contenterait bien. "Non désolé je suis pas intéressée par les vieilleries." Et elle trouvait le moyen de l'insulter en même temps. Heureusement pour elle, l'âge n'était pas un sujet sensible pour Werowa. "Mais si tu veux des colliers, ils en vendent des magnifiques au marché. Je peux te conseiller un petit étalage qui en vend, où les colliers sont même ornés de pierres précieuses. Des chef d'œuvre." C'est ça, détourne la conversation. "C'était tout ?" Werowa a envie d'exploser, et cette fois-ci elle ne se retient pas. Elle retire sa paume de la porte, pour mieux la frapper l'instant suivant. Le battant s'échappe de la main d'Ezra, et Werowa profite de l'ouverture pour s'avancer un peu plus, se tenir totalement sur le seuil. Le chien jappe un peu plus à son encontre, et elle peut enfin le voir. Ce n'est qu'un jeune. Werowa ne doute pas qu'il pourrait lui faire mal, s'il la mordait, mais pour l'instant il gronde sourdement. La guerrière l'ignore, se retourne vers l'esclave.

Elle est plus furieuse et plus froide que jamais. Pourtant, c'est avec un calme presque olympien qu'elle plonge la main dans son encolure, et en ressort son propre collier. La dent jumelle trône fièrement sur sa tunique. Le calme olympien avant la foudre. "Tu n'as aucune idée de ce qu'il signifie pour moi." Werowa ne bouge plus. Si elle ne bouge pas, il y a moins de chances que le chien l'attaque. Elle laisse le calme régner pendant encore quelques instants, elle combat les mots qui se pressent contre son palais encore quelques instants, et puis soudainement la digue s'effondre et ils dévalent sa langue à toute vitesse, une avalanche de mots non pas une avalanche de mots parce que Werowa ne sait pas ce qu'est une avalanche alors ce serait plutôt une tempête de sable qui dévale les dunes à toute allure obscurcit la vision et des grains des milliers de grains des milliards de grains qui s'entrechoquent et font un bruit du tonnerre des mots qui se heurtent des éclats de passé qui aveuglent Werowa parle parle et déballe tout. "C'est le collier de mon frère. Un coyote a failli tuer ma petite sœur, l'une des rares fois où je suis retournée chez mes parents, où toute ma famille était réunie. On a tué le coyote, avec mes frères, et on a gardé les dents. Quatre dents, une pour chacun d'entre nous. C'est la seule chose qui me reste d'Askaar, et c'est la seule chose qui me permettrait de reconnaître mon frère et ma sœur aujourd'hui, parce que je ne les ai pas vus depuis plus de dix ans." Malgré tout elle s'arrête assez rapidement, parce qu'elle est arrivée au bout de l'histoire. Une histoire qu'Ezra n'a pas mérité. Werowa reste silencieuse quelques instants, même le chien s'est tu. Hors d'haleine, le petit. Forcément. "Plus vite tu me le rends, plus vite je m'en vais." Elle ose espérer qu'Ezra ne s'entêtera pas à nier. Ce serait malvenu de sa part.

(c) crackle bones

   

@Ezra Aerys Dancing in the dark [Werowa] 484338566
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Mar 31 Déc 2019 - 11:41

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Collier qu'elle dévoilait à son tour. Le même collier que j'avais trouvé dans son armoire alors qu'elle révélait un pendentif similaire orné d'une dent de coyote. "Tu n'as aucune idée de ce qu'il signifie pour moi." Ne sachant pas en effet. Ne sachant pas ce qu'il signifiait bien que j'étais curieuse de connaître la réponse. Collier qui m'avait intéressé pour cela alors que j'avais tenté d'en comprendre plus, d'en savoir plus sur ce collier. Intriguée. C'était pour cette raison que je l'avais pris. Que curieuse de sa signification, bien que je n'avais pas clamé à voix haute que je l'avais pris. N'ayant pas totalement démenti mais en partie, ou du moins ayant un peu ignoré sa question, que trop tentée de l'envoyer loin très loin pour pouvoir dormir. Et soudain elle prenait la parole, créant le silence dans la pièce alors que la conversation se centrait sur elle.  "C'est le collier de mon frère. [...] Quatre dents, une pour chacun d'entre nous. C'est la seule chose qui me reste d'Askaar, et c'est la seule chose qui me permettrait de reconnaître mon frère et ma sœur aujourd'hui, parce que je ne les ai pas vus depuis plus de dix ans." "Tu as dit qu'il y avait 4 colliers, que les autres appartenaient à tes frères et ta soeur. Mais tu en as deux. Qu'est-il arrivé à ton frère ?" Elle avait dit qu'ils avaient secouru sa soeur de l'attaque de coyote, que ces colliers lui permettraient de retrouver les membres de sa fratrie mais il manquait un frère dans l'histoire. "Tu ne les as jamais revu ? qu'est-il arrivé ? " Passé en partie inconnue alors qu'il y avait des zones d'ombre. Née esclave. Aussi mercenaire et aussi garde. Néanmoins un peu sur le derrière alors que je ne m'y étais pas attendue à une telle réponse. Ayant sans doute juger trop vite. Ou ayant tenté de l'envoyer loin d'ici, très loin d'ici pour dormir très vite. Cette pointe de culpabilité qui avait désormais fait surface alors que je ne pouvais que la regarder. D'un autre côté peut être que si elle ne m'avait pas agressé aussi vite, je n'aurai pas été tentée de l'envoyer loin aussi vite, alors que je venais juste de me réveiller. Ne sachant pas réellement comment parler aux gens, c'était certain. Sans aucun doute que tout était différent si elle m'aurait abordé plus gentiment.

La regardant longuement alors qu'elle avait repris tout aussi la parole. "Plus vite tu me le rends, plus vite je m'en vais." Un hochement de tête alors que je me dirigeais d'un pas silencieux vers un coin de la pièce. Collier dissimilé qu'il n'aurait jamais été possible de trouver facilement. Collier que je savais où il se trouvait, mais qui n'était pas le cas du mercenaire. Me redressant non sans réajuster leur voile avant de lui tendre. Main que j'ouvrais pour déposer le collier. "Je suis désolée. J'imagine que ma curiosité a pris le dessus." Sincère alors, ce qui était le cas. Ayant un peu imaginé que le collier a de la valeur, mais n'ayant pas pensé qu'une histoire aussi tragique serait derrière. Me demandant ce qu'il était de se rappeler des membres de sa famille. Ne me rappelant pas d'eux. Un père inconnu au bataillon. Une mère dont je ne me rappelais rien non plus si ce n'était cette odeur de fleurs, et les mélodies qu'elle chantait. Ne sachant pas si j'avais des frères et soeurs, s'ils étaient vivants ou morts. Ayant espéré petite fille qu'ils réapparaîtraient, qu'ils viendraient me délivrer. Ayant rêver qu'ils soient des membres de la royauté mais les rêves de princesse s'étaient très vite envolées. Très vite le retour à la dure réalité. Elle avait eu de la chance de les connaître bien que pour autant elle les avait perdu. Ce qui ne voulait pour autant dire qu'elle ne les retrouverait pas. Ayant bien perdu Erika, l'ayant cru perdue quand j'avais disparu au bordel, vendu là-bas et que j'avais ensuite perdue sa trace. Erika avait disparu de la circulation, devenant un fantôme alors que la jeune femme se transformait et changeait d'identité. Devenant la garde personne d'@Irina Draghsteel. Nos chemins qui avaient réussi à se recroiser après tout ce temps lorsque la fête battait son plein, au coeur des tavernes et des auberges. Peut être qu'elle aussi les retrouveraient. La famille c'était ce qu'il y avait de plus importants même s'il n'était pas nécessaire d'avoir des liens du sang avec d'autres personnes pour les considérer comme des membres de sa famille. Pensant à @Kieran K. Peters que je considérai comme un petit frère, pensant à @Lion F. Ishtarr qui devait sans doute vaquer dans la cité, lui aussi remis sur ses pattes. La famille était importante, rappelant que nous n'étions pas seuls au coeur de la cité. Expressions du visage qui changeaient alors que mes traits s'étaient transformés, pour devenir plus doux, bien moins glacials comme ils l'avaient été quelques instants plutôt. "J'espère que tu vas les trouver."

@Werowa Sundagger  dernières réponses de l'année Dancing in the dark [Werowa] 3237542935
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Mar 31 Déc 2019 - 15:58
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

La déferlante soudaine semblait avoir pris Ezra par surprise. Werowa n'avait pas prévu de dire tout cela, de se dévoiler autant. Cela faisait du bien. Elle avait eu besoin de le dire à quelqu'un, et ça avait fini par sortir tout seul, après des années d'attente. Elle suspectait qu'il y avait d'autres choses ainsi, d'autres pensées à propos desquelles elle n'avait qu'une hâte c'était de les dire. Des petits poids dans son esprit, des petites ancres posées au fond de son crâne qui attendaient juste qu'on délie les chaînes pour remonter à la surface. Elles se libéraient de leur gangue de coquillages et crustacés, la rose des sables se brisait et elles émergeaient des profondeurs. La chaîne étonnamment se déroulait à toute vitesse, les chaînons s'enchaînaient jusqu'à ce que le cœur soit découvert. Mise à nu rapide et brutale, mais non douloureuse, au contraire bienvenue. L'impression de respirer un peu mieux, de sentir le vent sur sa chair à présent découverte, des blocs de marbre tombés à ses pieds. Vénus sortant des eaux ; Sundagger sortant des rocs. Werowa n'aime pas la comparaison. Elle n'est pas une beauté divine ni une nymphe livide. Elle n'est pas faite pour subir ces remontées des profondeurs intempestives, ces moments de passé qui viennent lui écorcher le crâne. Ce n'est pas pour elle. Elle se préoccupe du présent, tout au mieux, essaye de s'empêcher de rêver à l'avenir, mais le passé ne l'intéresse pas. Elle ne peut pas y toucher, il ne lui apporte plus rien de neuf depuis des années. Pourtant il ne cesse de s'inviter dans son esprit, d'installer ses quartiers derrière ses prunelles, et cela l'agace de plus en plus profondément.


Werowa fait un effort pour tirer sur les liens qui l'attachent à cette ancre du coyote, détourne brutalement le regard du film qui dansait sur ses paupières pour le reporter sur Ezra. Comme si elle regardait par une fenêtre au chambranle noir les images d'une lanterne magique, puis tournait la tête pour recentrer son attention sur son interlocutrice. Ezra a bien vite repris ses esprits, ne tarde pas à la questionner. "Tu as dit qu'il y avait quatre colliers, que les autres appartenaient à tes frères et ta sœur. Mais tu en as deux. Qu'est-il arrivé à ton frère ?" Et une autre ancre qui est prête de remonter à la surface, une autre bobine de fil qui est prête à se dévider jusqu'à se mettre à nu de nouveau. "Tu ne les as jamais revu ? qu'est-il arrivé ?" Et encore une autre, deux autres même, voire trois autres, voire bien plus encore, car Werowa a et trouve toujours des milliers de raisons de faire les choses, elle n'a aucun doute qu'il y a plusieurs raisons à cette perte de vue, et quand elle se met à y réfléchir à peine elle en trouve déjà cinq, dix, vingt. Werowa tient sa langue encore quelques instants, mais les fils sont sciés. Elle sait déjà que les cordes vont lâcher, et qu'elle va parler de nouveau. Elle n'a pas eu le temps de reformer ses digues avant qu'Ezra ne l'interroge, et elle se sent obligée de lui répondre. Comme si… Comme si parce qu'elle savait le début, il lui fallait savoir la fin. Comme si elle ne pouvait pas partir, sans lui donner le dernier mot de l'histoire. Pourtant Ezra s'éloigne, rentre dans la maison. Werowa reste dans l'embrasure, un peu perdue, un peu interdite, les bras ballants. Le chien s'est calmé, il continue de la surveiller mais il ne dit plus rien. L'esclave revient, ouvre sa main et y dépose le collier. "Je suis désolée. J'imagine que ma curiosité a pris le dessus." Werowa garda les yeux fixés sur le collier, sur cette dent qui n'avait l'air de rien tandis qu'elle reposait au creux de sa paume. Tout ça, pour une pauvre dent. C'était ridicule, dit comme ça.


Le silence a repris ses droits. C'est étrange. Chacune de leur conversation consiste en silences et en turbulences. "J'espère que tu vas les trouver." C'est le dernier coup qu'il faut pour complètement scier la corde. D'autres ancres remontent, d'autres bobines se dévident, d'autres bulles éclatent. "Je ne cherche pas à les retrouver." Werowa a répondu dans un murmure, la tête encore baissée sur le collier. Elle la relève, croise le regard d'Ezra. Elle commence à avoir un air perdu. Elle resserre ses doigts autour de la dent, enroule machinalement la ficelle autour de son poignet. "Mon frère qui portait ce collier, Askaar, il est mort. Condamné à mort par le roi Arkhip. Sa tête a orné les murailles pendant quelques jours. On avait échoué à une mission, et il a essayé de tout me mettre sur le dos. Le roi n'a pas apprécié. Et mon autre frère, et ma sœur… Ils sont plus jeunes. Ils ne sont pas devenus mercenaires comme nous, et je ne suis pas retournée là où je suis née depuis très longtemps. Depuis le coyote en fait. J'ai fini dans l'arène quelques mois après, et personne ne veut rien avoir à faire avec une telle honte. Deux, si on compte mon frère." Werowa se tait. Elle a peut-être besoin de le dire, ça aussi. C'est même un besoin viscéral en fait, le cœur qui pulse dans la gorge, les mots qui la démangent, une sensation dérangeante qu'elle sait ne pouvoir s'arrêter que si elle le dit. "Sundagger n'est pas mon nom de famille, à l'origine."

(c) crackle bones

   

@Ezra Aerys je te souhaite de belles fêtes  Dancing in the dark [Werowa] 171928021 Dancing in the dark [Werowa] 171928021
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Mar 31 Déc 2019 - 18:42

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Collier que je déposais dans sa main alors qu'elle reprenait doucement la parole dans un murmure. "Je ne cherche pas à les retrouver." Un chuchotement presque inaudible. Mon regard qui croisait le sien alors qu'elle levait la tête dans ma direction. Son air qui semblait plus perdu alors que son regard glissait dans la vague, sans trouver un point en particulier à observer. Entrevoyant du coin de l'oeil, sa main qui se resserrait machinalement autour de la dent de coyote qui avait connu le passage du temps. "Mon frère qui portait ce collier, Askaar, il est mort. Condamné à mort par le roi Arkhip. [...] Depuis le coyote en fait. J'ai fini dans l'arène quelques mois après, et personne ne veut rien avoir à faire avec une telle honte. Deux, si on compte mon frère." Il n'était pas bon de contredire le roi, il était encore quand moins bon d'échouer à certaines missions. D'autres qui avaient échoué, d'autres qui avaient aussi perdu la tête. Radoslav aussi il avait connu la mort. N'ayant connu son décès qu'après. Non pas que je portais le mercenaire dans mon coeur forcément. Il était mort en dehors de la cité. Officiellement il avait échoué à une mission mais les mercenaires savaient que ce n'était pas seulement pour cette raison qu'il avait connu une mort violente dans le désert. Shell qui l'avait suivi peu après dans la tombe. Sa mort qui avait été tout aussi atroce que celle de son frère. Sa mort qui avait été rendue publique. Tuée. Mais le sort trop commun de voir des têtes accrochés à des piques c'était malheureusement récurrent lorsque les pires atrocités étaient commises. Un sort qui n'était enviable à personne. Un sort à voir être mis à l'oeuvre aussi peu enviable pour ceux qui s'y trouvaient autour, pour ceux qui connaissaient la personne connaissant ce sort atroce. Sa mort elle y avait sans doute assistée autant qu'elle avait été forcée de regarder sa tête accrochée à un pique. Un sort qui était tout sauf enviable, que personne ne méritait quand bien même il avait pu échoué à une mission. Mais sans doute ce qui était aussi terrible et qu'il ait rejeté la faute sur son dos. Ne pouvant que me demander si pendant un bref instant, elle l'avait haï ou si elle avait haï le roi pour l'avoir condamné à mort. Au sein de l'arène, elle avait par la suite gagné sa place, avant de devenir une esclave affranchie. Mais jamais donc elle n'était retournée là-bas. N'étant jamais retournée auprès de sa famille. N'ayant jamais cherché à les retrouver. N'ayant toujours pas rompu un mot alors qu'elle reprenait la parole de nouveau doucement. "Sundagger n'est pas mon nom de famille, à l'origine." Ce qui n'était pas bien grave à vrai dire, que ce ne soit pas son vrai nom de famille. Certains s'appropriaient de nouveaux noms, s'étaient changé d'identité pour effacer le passé, pour oublier. Mon regard qui restait posé sur elle sans aucun réel jugement.

" Entre." Une voix posée tout aussi calme, plus douce. Ce genre de conversation n'avait pas lieu de se dérouler à l'intérieur. Ce genre de conversation était trop intime pour se dérouler à l'extérieur des murs clos, au coeur des ruelles de la cité rahjak. Bien qu'elle n'avait pas parlé très fort, bien qu'elle avait en partie murmuré. Lui faisant signe d'entrer à l'intérieur avant que je n'en vienne à refermer la porte derrière elle doucement. Porte que je laissais close, verrouiller de nouveau par derrière. Caresse adressée à Yuj qui allait peu après se coucher sur le sol sans tenter de nouveau d'aboyer sur la garde. Resserrant le châle sur mes épaules avant de me diriger vers la partie cuisine. Ayant hésité à préparer une boisson chaude pour la jeune femme mais au final c'était un verre de vin que je venais déposer devant elle. Rare bouteille. Rare antiquité achetée auprès d'un tavernier. Peut être que l'absence de la bouteille ne serait pas remarquée de suite. Et un verre que je me servis à mon tour avant de déposer devant elle à la petite table. Peu de mobilier mais c'était pour dire suffisant. Place que je prenais en face d'elle. M'installant tranquillement non sans déposer la bouteille de vin à côté. Elle n'était pas du genre à s'épancher, à parler autant, encore moins à se confier. Particulièrement rare. Gorgée d'alcool que j'avalais autant que je lui laissais le choix de reprendre la parole ou aussi de boire.

@Werowa Sundagger  à toi aussi, plein de bonheur et de santé Dancing in the dark [Werowa] 484338566Dancing in the dark [Werowa] 171928021
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Mar 31 Déc 2019 - 23:26
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

Werowa ne savait pas à quoi elle s'attendait. Peut-être à une réaction, à de la surprise de la part d'Ezra, mais pour une fois cette dernière tint sa langue. Il était clair que Werowa la dérangeait, et qu'elle ne souhaitait pas forcément l'écouter s'épancher. Ezra ne pipa mot, et Werowa baissa de nouveau la tête sur le collier, prête à tourner les talons et à repartir. Tête basse et plongée dans ses pensées, ce qui n'arrivait guère. "Entre." Pourtant l'esclave s'effaça devant son regard surpris, lui ouvrit sa porte. Werowa hésita, puis finit par accepter l'invitation, entra totalement dans la demeure de Roan. Elle se retrouva encore perdue, sans trop savoir où elle ni que faire, ce n'était pas un exercice qu'elle maîtrisait. Coups d'estoc et coups de taille, ça oui. Discussions et conversations, ça non. La guerrière finit par suivre Ezra, dans ce qu'elle identifia comme étant la partie cuisine. Une maison bien différente de la sienne, une seule et grande pièce délimitée en plusieurs recoins, le passage de l'un à l'autre se faisait avec douceur. Une maison décorée également, bien moins sobre et austère que sa propre antre, une petite touche personnelle que Werowa ne saurait pas créer, une petite touche personnelle qui devait probablement mettre à l'aise ses habitants, Ezra et Roan, mais qui mettait Werowa mal à l'aise. Presque deux mondes différents, elle avait l'impression de mettre le pied dans une autre dimension qu'elle ne comprenait pas. Elle n'osait pas regarder autour d'elle, tandis qu'elle s'asseyait, garda commodément les yeux fixés sur ses mots et le collier qui était devenu un très bon prétexte derrière lequel elle tentait de gâcher sa gêne subite.

Quelque chose s'était craquelé en elle. Les poids continuaient de remonter à la surface et de la percer. Elle avait envie de s'en délester. Les souvenirs ne pesaient plus sur son hippocampe, ils s'étaient transformés en mots qui pesaient sur sa langue. Werowa avait envie de continuer à s'exprimer, Ezra lui en offrait l'opportunité. Et Werowa se retrouva sans rien à dire. L'esclave qui était devenue son hôte lui servit un verre de vin sur la petite table autour de laquelle elles s'étaient installées, et posa la bouteille à leurs côtés. Werowa reposa le collier d'Askaar entre elles, tritura le sien du bout des doigts. "Il avait la canine supérieure gauche, et moi la supérieure droite." Information complètement inutile, cela ne lui ressemblait pas. Tout ça pour dire que le souvenir était gravé dans sa mémoire, dans les moindres détails. Des couleurs aux gestes, elle revoyait tout. Peut-être pas jusqu'aux moindres détails en fait. Elle ne se souvenait plus de qui, de sa sœur ou de son frère, avait eu la canine inférieure gauche, et qui la canine inférieure droite. C'était toujours aussi inutile, comme information, mais Werowa se sentait coupable de ne pas avoir prêté plus d'attention que ça au reste de sa famille. Ce qui aurait dû être son rôle, elle ne l'avait jamais rempli. Elle n'avait peut-être eu jamais eu de grande sœur que le nom. Tant pis. C'était trop tard pour se rattraper. Et elle n'en était pas au point de dévoiler à Ezra son sentiment de culpabilité.

Pourtant il pesait lui aussi sur sa gorge, demandait à sortir. Il lui fallait trouver autre chose à dire, pour le renvoyer tout à l'arrière de la file d'attente. Ses doigts saisirent le verre de vin, et elle fit tourner le liquide avec ce qui pourrait être l'aisance de l'habitude. Une aisance retrouvée, longtemps après avoir été perdue dans les affres du passé. Werowa en huma l'arôme, avec ce qui pourrait être le regard d'une fine connaisseuse. Elle en but une petite gorgée. Longtemps qu'elle n'avait pas bu de vin. Elle savait très bien pourquoi. Un regard à la bouteille, et elle laissa échapper un souffle et un sourire amusés… qui devinrent très vite nostalgiques. "C'est le vin de mes parents." Coïncidence, vraiment ? Cela paraissait bien trop capillotracté. Presque planifié. La guerrière reposa le verre, se redressa et poussa un soupir. Elle se délestait d'un autre poids. "Mes parents sont vignerons. Ils ont un domaine en dehors de la ville, près de la rivière. J'ai passé mon enfance à courir entre les vignes et à cueillir du raisin, si tu peux le croire. Les rares fois où je revenais entre deux missions, au début, mon père me mettait toujours quelques bouteilles de côté. Il a toujours cru que je les buvais. Ma mère a essayé de m'initier à la culture du vin, repérer les arrière-goûts à l'odeur et au goût… mais je n'ai aucun goût. Je suis incapable de te dire ce que j'y sens." Pourtant Werowa en reprend une gorgée, la garde coincée entre sa langue et son palais pendant quelques secondes, la tête penchée sur le côté. "Noisette ?" Un sourire naît sur ses traits, bref et triste, puis elle finit son verre d'un trait. Assez pour la nostalgie de l'enfance. C'est ce qui la rend la plus mal. C'est la part de son passé qui la fait la plus souffrir. Il vaudrait peut-être mieux s'en exorciser.
(c) crackle bones

   

@Ezra Aerys Dancing in the dark [Werowa] 484338566 Dancing in the dark [Werowa] 484338566 Dancing in the dark [Werowa] 484338566
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Mer 1 Jan 2020 - 20:13

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Intéressant que l'être humain pouvait aussi se souvenir de détails précis, que d'autres pourraient considérer comme insignifiants. Il y avait des détails qui comptaient toutefois. "Il avait la canine supérieure gauche, et moi la supérieure droite." Ne disant rien, la laissant se perdre dans ses souvenirs. La laissant faire le choix, de boire une gorgée de vin, découvrir la bouteille qui se trouvait devant elle. "C'est le vin de mes parents." Un froncement de sourcils qui apparaissait sur mon visage. Sur l'instant, je ne comprenais pas trop ce qu'elle voulait dire. Je ne comprenais pas où elle voulait en venir avant que par la suite, elle en vienne à donner de nouvelles explications et devenir plus explicite. "Mes parents sont vignerons. Ils ont un domaine en dehors de la ville, près de la rivière. [...] Ma mère a essayé de m'initier à la culture du vin, repérer les arrière-goûts à l'odeur et au goût… mais je n'ai aucun goût. Je suis incapable de te dire ce que j'y sens." L'observant alors qu'elle se décidait sur la nature du vin, sur sa senteur. "Noisette ?""J'en ai aucune idée." Esquissant un sourire. A vrai dire je n'en savais rien, n'ayant sans doute jamais appris à apprécier la juste saveur, la nature du vin comme il le fallait. Prenant une gorgée d'alcool à mon tour, tentant de découvrir de quelle senteur il s'agissait. Tentant de découvrir la saveur de noisette qu'elle cherchait à découvrir ou plutôt à retrouver. "Noisette, oui peut être." Ne sachant pas trop, imaginant qu'elle avait bien plus d'expérience que moi en matière. En ayant forcément alors que ses parents étaient vignerons. Une autre image qu'elle dévoilait, celle d'une fillette sans doute plus joyeux qui ne pouvait que rire, et courir entre les vignes. Une image qui était totalement en décalé avec celle qu'elle offrait désormais. Une image qui était totalement différente alors qu'elle offrait un visage réservé, taciturne. Doutant qu'elle ait parlé auparavant de cette histoire, ne paraissant pas être son genre de se révéler aussi facilement. "Cela devait être sympa mais ce n'est pas grave non plus si tu ne sais pas reconnaître les saveurs. Je m'y connais pas non plus." Ne sachant rien des saveurs de vin et voyant mal où j'aurai pu prendre le temps d'apprécier chaque goût des vins, chaque saveur en bouche. Connaissant les différents alcools, ce qui était suffisant. Doutant que ce soit les saveurs en bouche que nous recherchions réellement à connaître. Doutant que ce soit les bouteilles de vin que nous amusions à distinguer en allant auprès de la taverne. Pourtant c'était peut être ce que d'autres recherchaient, voyant là des oeuvres d'art, voyant là des décennies à découvrir. La recherche des années et des vins les plus rares. Ce qui n'était pas mon cas mais pouvant aussi comprendre avec du recul que c'était les bouteilles les plus rares qui étaient recherchés, autant que j'aimais des tissus rares, inédits. "Qu'il y ait un goût de noisette ou un autre goût ne pourra jamais t'empêcher d'apprécier la saveur de l'alcool, ou profiter d'une soirée." Ce que je n'avais vu être un autre problème à chaque passage dans la taverne même au sein du bordel. Restant qu'il avait d'être appréciable de découvrir ce savoir, d'avoir un endroit où appartenir.

Parole que je reprenais doucement. "Et tu ne penses pas retourner là-bas dans le futur ? cela te permettrait d'avoir des réponses à tes questions ?" Si elle n'était pas retournée là-bas jusqu'à là, elle pouvait toujours y retourner dans le futur, pour tenter de savoir s'ils étaient toujours là-bas, connaître la vérité. La vérité qui paraissait plus importante. Me demandant comment elle faisait pour ne pas vouloir savoir, comment elle pouvait survivre avec les doutes, les questions. Des blessures qui étaient là, c'était certain. Et restant en parallèle toujours un peu étonnée alors que je ne m'étais pas attendue à une telle tournure dans la conversation. Ne m'étant pas attendue à ce qu'elle puisse se confier ou que je puisse même me dire que j'aurai ce genre de conversation avec elle. Une conversation sans cris ni violence du moins plus maintenant. A ce moment, ce n'était pas ce qu'elle avait besoin. Et si bien nous avions nos différents, elle avait alors besoin de confier. Prête à être cette oreille attentive alors que par là même, elle me dévoilait des réponses aux questions que je pouvais me poser.

@Werowa Sundagger  premier jour de l'an Dancing in the dark [Werowa] 3237542935
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 160 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 253

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Mer 1 Jan 2020 - 22:29
 
   
I clung to your hands so that something human might exist in the chaos Hélène Cixous
Werowa & Ezra

   

   
Dancing in the dark

Il lui avait fallu du temps avant de pouvoir s'ouvrir. Il y avait encore un long chemin avant qu'elle ne sorte de sa coquille. L'huître n'avait pas encore laissé partir sa perle… ou son monstre baveux. La carapace, rugueuse, dentelée, striée de rayures, cachait encore nombre de secrets. Ezra n'avait fait qu'en apercevoir quelques-uns, n'avait qu'entrouvert quelque peu l'animal. Werowa envisagea de lui demander si elle recelait des merveilles ou des horreurs, si c'était un coffre au trésor rempli à ras bord de babioles et de bibelots rares et chers, ou si elle découvrait des abysses et des tréfonds peuplés d'atroces poulpes et de terrifiantes pieuvres avec leurs ventouses rougeâtres. Elle se demandait si elle y voyait une sublime nymphe ou Charybde et Scylla. C'était bien la première fois que Werowa entrebâillait autant la porte vers son fort intérieur, alors elle se demandait ce que les gens y trouvaient. Son visage se détendit légèrement, tandis qu'elle continuait de faire tourner son verre entre ses doigts. Elle avait envie d'acheter des bouteilles de vin à présent. De replonger le nez dedans et de retrouver des saveurs que son père avait vainement essayé de lui faire sentir. Peut-être le pourrait-elle à présent, avec du recul. Peut-être les années avaient-elles agi sur le vin et sur sa langue simultanément. Rendant l'un plus goûtu pour que l'autre en saisisse mieux les notes. Ce serait assez drôle, songea-t-elle avec une étincelle amusée dans les yeux.

Cette fois-ci le silence était plus léger et plus agréable, bien moins lourd de tension. Werowa en vain même à se sentir presque bien, dans cette maison qui n'était pas la sienne et qui lui ressemblait si peu. Elle était trop cloisonnée, trop close pour cela. "J'en ai aucune idée." Réponse franche d'Ezra, qui fit sourire de nouveau, un tout petit peu, Werowa. Elle l'observa boire une gorgée, froncer un peu les sourcils le temps d'y réfléchir. "Noisette, oui peut être." Elle n'en avait visiblement aucune idée. Werowa n'était guère plus avancée. Mais elle appréciait l'effort. Ezra la regardait peut-être un peu, après tout. Et puis Ezra tente de la rassurer, de la réconforter. Cette fois-ci le sourire de Werowa est un peu sardonique. Elle n'était pas torturée par l'idée d'avoir failli à ses parents, failli à leur héritage. C'était bien l'une des choses pour lesquelles elle ne se sentait pas coupable. C'est sûr, cela avait été l'occasion de bons moments avec ses parents, de partage et de taquinerie, parce qu'ils avaient vite abandonné tout espoir que leur fils comme leur fille aînés leur succèdent. Les deux enfants avaient eu ces moments où la vigne les faisait rêver, où ils vivaient d'y vivre, ils s'étaient bien amusés à participer aux vendanges avec leurs petites pattes, mais rapidement l'envie leur était passée. Askaar avait eu envie d'entre chose. Werowa avait eu envie d'autre chose. Ils l'avaient tous accepté, sans pleurs ni cris ni cœurs brisés. Ce n'était pas le cas du sien, en tout cas.

D'ordinaire le vin l'agaçait, rien que sa vision l'irritait. Mais aujourd'hui, le verre entre ses doigts et le vin dans son palais lui faisaient un bien fou. Ils l'apaisaient. "Et tu ne penses pas retourner là-bas dans le futur ? cela te permettrait d'avoir des réponses à tes questions ?" La prise de parole d'Ezra fait se figer Werowa. Ses yeux redeviennent flous, repartent dans le vague, elle en sort bien plus rapidement. Elle réfléchit à la question, vraiment, sincèrement et profondément elle se pose la question. Elle a envisagé l'idée plusieurs fois, bien entendu, mais n'a jamais eu le temps de le faire, ce n'était jamais le moment. Elle avait semble-t-il toujours trouvé un certain nombre d'excuses pour ne pas entreprendre le voyage. Elle n'a pas de cheval, ni de chameau, elle a des gardes à faire, un devoir à accomplir, elle doit s'entraîner, se reposer, faire les courses à la limite. Mais aujourd'hui Ezra a raison, elle n'a rien à faire. Elle est en arrêt. Elle peut se payer un cheval pour la journée, et partir. Voyage sur les traces de son enfance. Werowa serait même prête à le faire, là maintenant, si ce n'était pas le milieu de l'après-midi. "Si, j'y ai pensé, répondit-elle distraitement, mais je ne l'ai jamais concrétisé. J'ai de bons souvenirs là-bas, je n'ai pas envie que ça change." Werowa sentait encore le vin qu'elle venait de boire sur ses papilles, saveur douce-amère. "Tu as déjà vu une vigne ?" demanda-t-elle subitement. Elle ne s'expliquait toujours pas pourquoi elle avait tant envie de partager ces souvenirs, mais Ezra était là et l'écoutait, alors elle en profitait. Bien égoïstement, elle en profitait.
(c) crackle bones

   

@Ezra Aerys Dancing in the dark [Werowa] 3001455559 Dancing in the dark [Werowa] 926159791  Dancing in the dark [Werowa] 171928021
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2559 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : murphy ♥ (avatar) - Kieran ♥ (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 921

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

le Dim 5 Jan 2020 - 18:47

   
Dancing in the dark
Ezra & Werowa

   
« I'd rather sleep. »
Elle paraissait distraite alors tandis qu'elle réfléchissait et me répondait doucement. "Si, j'y ai pensé, mais je ne l'ai jamais concrétisé. J'ai de bons souvenirs là-bas, je n'ai pas envie que ça change." Une explication. Et déjà elle changeait de sujet ou plutôt en venait à me questionner comme pour éviter  que j'en vienne à lui poser plus de questions personnelles. "Tu as déjà vu une vigne ?" "Non." N'en n'ayant jamais vu. Ne m'étant jamais approchée aussi près des cultures rahjaks qui s'étendaient au-delà des murailles de la cité. Si j'avais pu voir plus loin que les murs de la cité rahjak lorsque je m'étais retrouvée à franchir les portes, j'avais avant tout vu de plus près les étendues de sable. Amusant de se trouver si près de cette étendue de sable sans avoir le loisir de parcourir les landes ensablées. Opportunité qui n'était pas donnée aux esclaves mais que j'avais pu saisir à deux reprises. N'ayant jamais hésité bien longtemps. Désert que j'avais pu découvrir réellement en accompagnant Shanareth au-delà des portes de la cité. La première fois que j'avais aussi appris à nager. Le clapotis de l'eau rencontrée. Une réelle source d'eau tout aussi limpide et claire, paraissant alors immense. L'eau qui était une denrée si précieuse et il paraissait un miracle de la trouver au coeur du désert. D'ailleurs pour certains rencontrer un oasis relevait du miracle. Une illusion rendue visible, rencontrée rarement. Un honneur. Un après-midi où les rires s'étaient mêlées aux discussions, aux sourires. Une étincelle de joie et des premiers pas réalisés en dehors de la cité comme lors du festival des merveilles. Mais cette fois-ci c'était les profondeurs de la terre que j'avais découvert alors que j'avais traversé les souterrains, cherchant mon chemin dans l'obscurité au côté d'une princesse au tempérament bien enflammé. Une de ces premières rencontres avec la royauté tout aussi mémorisable. Mais par la suite, il n'y avait que mes yeux et mon imagination. N'ayant eu que ces songes, cette créativité pour imaginer dans les recoins de mon esprit des paysages sublimes, les premières touffes d'herbe. Tentant de donner forme à des mots que je ne connaissais pas préalablement. Et tout un univers qui avait réellement été découvert lorsque je m'étais enfuie en dehors de la cité rahjak. L'oiseau avait pris son envol. Alors non, il restait certain que je n'avais jamais rencontré de vignes, ne m'étant jamais approché aussi près pour toucher les fruits défendus. M'étant tenue loin, mais nectar précieux que j'avais quand même pu contempler en bouteille. Différences qui existaient mais une même saveur qui était retrouvée.

Gorgée d'alcool que j'avalais alors que je reprenais doucement la parole. "Je n'ai jamais vu de vigne, mais je connais de ces alcools qui font perdre la tête." Il était vrai que je n'avais jamais vu les cultures rahjaks, mais j'avais vu d'autres lieux, j'avais été là et ailleurs. "Je connais le bordel." Ce qui pouvait être un lieu intéressé, tout aussi fantasmé pour ceux qui n'y avait jamais été, qui recherchait là le plaisir de la vie. "As-tu déjà été dans un bordel ?" En doutant. Et parole que je reprenais peu après alors que de mémoire, je nommais les lieux que j'avais vu, que j'avais parcouru. "J'ai déjà vu la forêt, des arbres à perte de vue, des fleurs de toute beauté s'étendre partout. Il y a de ces endroits si humides qu'il parait difficile de croire qu'ici l'eau est rare. J'ai vu l'océan et des cités de pierre, des animaux magiques." Dauphin qui sortait de la mer. Vision hypnotisant autant que celle de l'océan, autant que les sirènes qui vous ensorcelaient, vous faisaient prisonnières. "J'ai vu des sirènes." Car la guerrière qui venait du ciel en était certainement une autant qu'elle venait des étoiles. "J'ai vu ceux dont le nom n'est que prononcé, skaikru." Aussi fait otage mais si différent lorsqu'ils étaient rencontrés là-bas. Des rencontres et des lieux mythiques. Du rose sur les lèvres. Des notes de plaisir. Des yeux qui s'écarquillaient. Des étincelles qui naissaient. Un monde si grand qu'il était impossible de voir la fin. Un monde qui était si différent et si morcelé. Richesse de cultures et différences. Beauté qui se trouvait non seulement dans le cactus résistant aux tempêtes de sable les plus violentes que là-bas au coeur de la forêt, où les arbres masquaient à la vue le ciel. Regard qui était devenu nostalgique en pensant à tous ces lieux que je savais que je ne reverrai pas, toutes ces personnes connues qu'il serait impossible de retrouver. Des moments éphémères tout autant qu'ils avaient été, mais des moments que je ne regrettais pas alors que je m'étais sentie réellement vivante dans cet inconnu bouleversant. "Le monde est magnifique. La plupart d'entre nous vivent et meurent dans le même coin où nous sommes nés, et ne voient jamais rien de tout cela... j'imagine que je ne voulais pas être comme tout le monde." Ne voulant pas seulement voir le monde, voulant être libre, réellement libre.

(c) DΛNDELION
Contenu sponsorisé

Dancing in the dark [Werowa] Empty Re: Dancing in the dark [Werowa]

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum