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Skylar Rees
DATE D'INSCRIPTION : 05/05/2016 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 475 CELEBRITE : Norman Reedus COPYRIGHT : lux aeterna METIER/APTITUDES : Responsable adjoint des patrouilles - Pisteur - Combat à mains nues - Stratège TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 85

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le Ven 20 Déc 2019 - 20:14
Le froid était mordant. Skylar frottait ses mains entre elles, recouvertes de mitaines. Il avait un bonnet sur la tête qu’il réajusta comme si cela pouvait remonter sa température. Il pesta intérieurement. Frost semblait plus à l’aise que lui. Le poil fournit, gris et moucheté. Elle jouait dans la neige et franchement, le militaire l’enviait. Il se sentait encore fatigué de sa nuit. Un peu comme un vieil oiseau tombé de sa branche. Il bailla longuement. Il avait pu boire une eau chaude avec des plantes pour essayer de ne pas tomber malade. La grippe sévissait sur le camp et le manque d’effectif le forçait à bosser plus que d’habitude. Il ne s’en plaignait pas. Ce qui inquiétait plutôt Skylar, c’était l’état des gens suite à cette maladie. Il avait peur de l’attraper, mais peur aussi que des gens meurent. Il devait éviter les malades. Il l’avait mal pris quand les médecins lui avaient dit que vu son âge, attraper une grippe était extrêmement dangereux. Le brun avait bien compris le message, cela voulait bien dire qu’il était dans la population âgée du camp. Le savoir était une chose, l’entendre était une autre et c’était désagréable. Il souffla un grand coup et siffla Frost qui était en train d’explorer le camp.

Il était temps de partir. Il attrapa son sac à dos et se dirigea vers la sortie du camp. Il allait devoir faire une ronde assez éloignée du camp. Il salua les gardes à l’entrée du camp, vérifia leur état et quand ils seraient relayés. Il souffla un grand coup une fois dehors, laissant Frost gambader devant lui. Ils avaient leur rythme de croisière. Elle savait jusqu’où aller avant qu’il ne la rappelle. Maintenant qu’elle était adulte et qu’elle connaissait bien le terrain, Skylar ne s’inquiétait plus pour elle. Au début, il avait été extrêmement inquiet, comme une sorte de papa poule. Il avait fallu prendre sur lui pour ne pas prendre trop peur. Il n’avait pas d’enfant et Frost était en quelque sorte son enfant. Il avait parfaitement conscience de projeter sur elle, mais il l’adorait. Skylar se dirigea vers la rivière. Il siffla Frost qui était partie de son champ de vision. Aussitôt, la chienne arriva en galopant, la langue pendante, heureuse. L’homme la caressa joyeusement et se remit en route. Il devait dépasser la rivière et s’enfoncer encore plus dans les bois. Il avait un sacré secteur à quadriller. Cela ne le dérangeait pas. Il rentrerait tard, mais avec le sentiment d’avoir aidé sa tribu.

Skylar ramassa un bâton gelé et le lança. Frost aboya joyeusement et courut le chercher pour le ramener. Le jeu dura ainsi de longues minutes. Le peu d’animaux qui était encore dans le coin fuit le duo bruyant. Le brun marcha quelques mètres avant de décider de faire une pause, boire de l’eau, manger un peu de viande séché et en donner à Frost. Il avait fait une réserve de viande pour elle. Lui pouvait s’en passer, mais pour elle, c’était fortement déconseillé. Un bruit lui fit redresser la tête. Frost cessa de laper l’eau qui lui avait donné. Elle renifla l’air, la truffe vibrante. Elle avait flairé quelque chose. Skylar se redressa et siffla, elle comprit aussitôt l’ordre et partit à toute vitesse. Le brun détestait l’envoyer ainsi en mission. Un aboiement survint et il la rappela. Aussitôt elle revint et il la caressa. « Brave fille. » Souffla-t-il. Il redressa la tête. « Je ne vous veux aucun mal. » Il ne savait pas dire un mot de trigedasleng. Il n’avait pas appris grand-chose et s’y intéressait moyennement même s’il était le second du chef de la garde. Il avait plus qu’à espérer que si Frost avait trouvé un terrien, l’échange se passerait bien. Skylar n’en n’avait pas croisé encore et ne savait pas quoi penser d’eux. Il avait un avis mitigé.
Lubnjia Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : MΛDΛME Λ. MULTICOMPTES : None MESSAGES : 656 CELEBRITE : Mackenzie Davis COPYRIGHT : Avatars > @LUX AETERNA (3) & @Thinkky (3) • Signature > @AMIANTE METIER/APTITUDES : Tailleur / Artisanat {Tisserande} & Combat TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 25

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le Mar 24 Mar 2020 - 12:13

( La méfiance est la meilleure des armes )
Quittant la clairière où elle avait rencontré Chris pour la première fois pour s’enfoncer à nouveau dans la forêt, la Vaarhal savait maintenant où se diriger pour retrouver la cité Naori ; son nouvel ami venu du Ciel, lui avait expliqué — la dernière fois qu’elle s’était perdue dans le coin, et dans cette langue qu’elle ne comprenait pas encore —, là où elle se trouvait et elle avait alors pu retrouver son chemin sans trop de mal. Cette fois-ci, elle espérait ne pas tomber sur d’autres étrangers et ne pas trop se rapprocher du camp des gens venus du Ciel. Chris lui avait expliqué qu’ils s’appelaient les ’Odysséens’… Ce mot avait du mal à rouler dans la bouche de l’Athna, comme la plupart des mots qu’il lui avait déjà appris, d’ailleurs. Prononçant distraitement ce mot une nouvelle fois, Lubnjia se hâte alors, pressant le pas dans cette neige qui n’en finit pas de recouvrir les paysages. Elle devait retrouver la grande route, celle qui lui ferait longer les vestiges du vaisseau qui avait vomi ses passagers sur leur Terre et sui restait maintenant là, comme le cadavre d’une civilisation qui avait du mal à s’intégrer.

Elle ne l’avait jamais vue, cette immense carcasse et Lub’ était maintenant curieuse… À quoi cela pouvait-il bien ressembler ? On lui avait dit quelques fois que cela ne s’apparentait à rien de connu, sur leur continent, que c’était à la fois beau et terrifiant, que l’on pouvait presque voir, deviner un monstre à la gueule béante dormir sur son flanc, en attendant une bonne raison de se relever pour foutre la Terre à feu et à sang. L’imagination de Lub’ partait peut-être un peu trop loin, mais l’on dit bien que l’esprit a cette faculté de toujours exagérer les choses, quand on ne les connaît pas.

Rien ne pressait, finalement, et la Vaarhal ralentit un peu, prenant le temps d’admirer les alentours. Ce blanc immaculé lui rappelait ses chères montagnes desquelles elle était pour l’heure coupée, et ces souvenirs l’enveloppaient d’une chape de nostalgie. Jamais elle n’avait eu le mal de pays, en quittant sa cité Pikunis, mais être éloignée trop longtemps de ses montagnes la rendait bien souvent mélancolique ; elle se sentait bien plus Athnas que Pikuni, et elle crèverait bien pour sa cité, s’il le fallait, même s’il fallait se battre contre les Pikunis.

Laissant ses morosités de coté, Lub’ repensait maintenant à Achlys : elle allait la voir, la chercher pour l’embarquer chez ses parents, le temps de l’hiver… Pour s’occuper et pour foutre le vieux en rogne. La grande perche se félicitait d’avoir pensé à ça et souriant d’avance, priant pour que son paternel hurle si fort qu’il finirait par s’éclater le myocarde et faire tomber le toit sur sa trogne. Et, alors qu’elle continuait de marcher de bonne allure et de bonne humeur, Lub’ s’arrêta net, à cause d’un bruit qui venait de quelque part, de tout prêt. Elle écoutait attentivement, avant que ce son ne revienne ; c’était un bruit qu’elle connaissait parfaitement pour l’avoir bien trop souvent entendu. Levant les yeux et les mains au ciel, elle râlait doucement. « Non. NON, tu as déjà mangé ! Tu ne peux pas toujours tout bouffer, hein ! »   — « T’as déjà mangé tout le pain, si tu continues comme ça, il ne va plus rien te rester quand tu arriveras chez les Nao’. »   Elle se redressa finalement, avant de soupirer et de reprendre la route, comme si cette conversation avait pu être utile, ou fructueuse. Elle entendait toujours le bruit de gargouillis qui perçait de sous ses couches de vêtements, et elle râlait en silence, préférant ignorer son ventre de glouton. Elle allait à nouveau essayer de le raisonner — c’était une habitude qu’elle avait prise dès lors que son père avait commencé à la priver de diner — quand un autre bruit l’arracha de sa mission. Quelqu’un se trouvait non loin d’elle, et elle se demandait même s’ils n’étaient pas plusieurs… C’était bien sa veine, tiens ! Attrapant son arme — et cette fois-ci elle vérifia bien qu’elle n’attrapait pas la première connerie sur laquelle sa main pouvait bien tomber — elle se prépara à l’assaut : elle entendait des pas de plusieurs personnes courir vers elle et elle tint donc sa position, prenant bien appui sur ses jambes solides au cas ù on essaye de la foutre à terre. Mais, faute d’hommes, c’est un chien qui lui arriva dessus, avant d’aboyer et de repartir. Elle eut à peine le temps de sauter de peur et de crier de surprise ; ces foutus cabots lui collaient une frousse de gueux. Mais si elle avait appris une chose, c’est qu’un chien n’est jamais seul et que le maitre n’est jamais bien loin… Elle se préparait alors, serrant les dents et adoptant une posture et un air menaçants. Et au lieu d’une poignée d’hommes, elle n’en vit qu’un s’approcher. Il paraissait plus vieux et plus hirsute que Chris et Lub’ commença à grogner, pour montrer qu’il ne fallait pas lui chercher des ennuis. Cependant, son grognement s’étouffa dans sa gorge : c’était peut-être une mauvaise idée de faire la bête, quad un chien la regardait et pouvait interpréter ça comme un danger. Et, se faire bouffer par un canidé, très peu pour elle, merci.

L’autre lui avait parlé et ça ressemblait vaguement à la langue de Chris ; le vieux poilu devait lui aussi venir du ciel, alors. Jouant le tout pour le tout, Lub’ rangea son couteau de chasse dans sa ceinture avant de se racler la gorge. Elle allait détester cet exercice, mais elle espérait que les maigres connaissances que Chris lui avait offertes lui serviraient à sauver sa peau. « Jo s’appille Lubnjia. »   — les mots s’entrechoquaient dans sa bouche peu habituée — « Moi jo gentille. »   Et, pour montrer qu’elle n’avait rien de dangereux, elle déposa doucement son sac au sol avant d’en sortir un bout de cake et de l’offrir à l’étranger.  « Caké ? Caké bon. »   Elle lui sourit enfin, même si c’était un peu forcé et pas très naturel. Elle en profita pour observer son vis-à-vis ; était-il en train de chasser, était-elle encore passée trop prêt du campement des gens venus du Ciel ? D’un œil inquiet, elle regarde le chien qui la toise, lui aussi… Elle ne peut s’empêcher d’avoir un peu peur, même si sa sœur lui a répété des centaines de fois qu’un chien dressé n’est pas méchant. L’homme non plus n’a pas l’air d’être mauvais, tout au plus, il semble fatigué, mais il y a dans ses yeux une sagesse et un calme qui, d’emblée, apaisent la blonde. Peut-être que les gens venus du Ciel sont moins sauvages et moins cons que les débarqués ?  

( Pando )
Skylar Rees
DATE D'INSCRIPTION : 05/05/2016 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 475 CELEBRITE : Norman Reedus COPYRIGHT : lux aeterna METIER/APTITUDES : Responsable adjoint des patrouilles - Pisteur - Combat à mains nues - Stratège TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 85

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le Mar 7 Avr 2020 - 11:22
Skylar se retrouva face à une native, pas difficile de le deviner vu sa tenue. Elle lui grogna à la tête et comme en réponse, Frost s’y mit aussi. La petite chienne souleva ses babines et le militaire soupira. « Suffit, aux pieds. » Sa voix était ferme et ne tolérait aucune désobéissance. Aussitôt la chienne tachetée vint à ses pieds s’assoir gentiment, ne bougeant pas. Elle était très possessive envers lui avait remarqué Skylar. C’était apparemment un comportement courant chez les chiens qui reconnaissaient le maître comme le chef. Skylar avait l’habitude de manier des hommes et des femmes, alors un chien, c’était du gâteau. Il n’avait que très rarement eu affaire aux terriens. On lui avait appris quelques mots, histoire de dire qu’il n’était pas complètement inculte en tant que second du chef de la garde. Il avait vu le couteau de la femme, mais ne bougeait pas. Il ne se sentait pas en danger et ne voulait pas se battre. Il apprécia de la voir ranger son arme et encore plus parler sa langue. Lubnjia, quel drôle de prénom. « Je m’appelle Skylar. » Il se désigna en parlant, essayant de parler lentement et d’articuler. L’étrangère affirma être gentille et à son étonnement, elle lui sortit de la nourriture.

Alors là ! Par un froid pareil la nourriture était un sacré gâteau. « Mochof. » Dire merci était la base et heureusement il savait le dire. Il vit son regard sur Frost et regarda la petite chienne qui lui rendit son regard en battant de la queue. « Frost, elle s’appelle Frost. » Son regard clair comme le gel était un rappel à son nom. Il sourit doucement. Un sourire rouillé dans un visage si sérieux et empli de réflexion. Il fit des gestes lents, montrant toujours ses mains. Il sortit de son sac de la viande séchée. Frost se mit aussitôt à japper et il lui lança un morceau qu’elle dévora par gourmandise. « Si tu en veux. » Il tendit sa main avec la viande et lentement, de l’autre libre, prit un bout de cake. Il ignorait tous des coutumes des terriens. Lentement, il croqua dans le cake et hocha la tête. « C’est bon. » Comprenait-elle les mots ? Il désigna son ventre et fit un signe de pouce pour dire que c’était bon. Il avait l’impression de parler à un enfant et il était toujours maladroit avec les enfants. Bon, c’était une adulte, mais difficile de donner un âge. Elle semblait jeune, quoi que sérieuse. Skylar s’assit au sol, c’était peut-être un piège et qu’elle allait se jeter sur lui pour l’égorger. Il savait se battre, au pire, il donnerait un coup bien senti. Inutile de s’inquiéter.

Il faisait un effort et il savait que c’était important. Ils se trouvaient loin de son camp et si Skylar rencontrait le moindre problème, ce serait à lui de le régler. La femme semblait curieuse, ou du moins très poli. « Je viens du ciel. » Il désigna le ciel au-dessus de lui, elle avait dû le comprendre à sa langue, à sa tenue. Skylar désigna Lub. « Toi, tu viens d’où ? » Il désigna le mot « où » en faisant un geste général autour d’elle. Mon Dieu, il entendait déjà les soldats se moquer de lui discrètement, car Skylar avait beau avoir de l’humour, c’était reconnu qu’il ne savait pas parler la langue des natifs. Il avait autre chose à faire de son temps. Il fallait avouer qu’il n’était pas curieux de ce peuple, plutôt très méfiant. Franchement, c’était normal de voir une fille de cet âge avec un couteau ? Il avait l’impression de vivre dans un autre monde, avec d’autres coutumes. Malgré le nombre d’année passé ici, il avait encore bien souvent du mal à se faire une raison. Les mœurs étaient différentes, un civil se baladait avec une arme et pouvait vous en menacer sans souci. Peut-être que cette femme était une guerrière ? Ce qui expliquerait qu’elle soit dehors. « Gona ? » Autant lui demander si elle était une guerrière. Il ne savait jamais vraiment comment prononcer les mots et son accent anglais était très appuyé. Skylar se sentait gauche, mais bon, cela ne le tuerait pas jusqu’à nouvel avis.
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