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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 414 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : endlesslove avatar, astra signa (capraccoon ress, van morrison text) METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 70

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le Jeu 19 Déc 2019 - 21:23

   
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Tête de mule et cœur d'artichaut

   
Maori était confinée au camp pendant quelques jours. Quelques symptômes de la grippe, et finies les balades en forêt. Pour autant, hormis un nez bouché et une gorge prise, elle se sentait plutôt bien. Pas dans son état normal c'est sûr, elle avait constamment l'impression de planer et que son cerveau n'était plus irrigué, mais globalement ça allait. A vrai dire, Maori appréciait même ce repos impromptu. Elle adorait la forêt, elle adorait partir explorer et traquer pendant des heures, mais se poser dans sa tente ou au feu de camp, c'était bien ça. C'était quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps. Elle se rendait compte qu'elle redécouvrait leur camp, maintenant qu'elle était forcée d'y rester. Maori avait l'impression de retourner cinq ans en arrière, quand tout était tout nouveau pour eux, quand chaque pas était une découverte. Aujourd'hui, elle était plutôt blasée de tout, habituée aux toiles et aux lits de camp, aux réunions auprès du feu, au garde-manger avec ses proies qui y pendaient fièrement, en attente d'être préparées pour le repas. L'un des coins qu'elle connaissait le moins, c'était le potager et l'enclos attenant. Maori n'était pas une grande fan de ce coin-là. Les animaux vivants lui rappelaient trop qu'elle ôtait la vie de leurs congénères, et elle avait constamment l'impression que leurs yeux la suivaient et la fusillaient. Alors, Maori passait vite devant, ou, encore mieux, les éviter et n'y allait jamais.

   
Pour autant, en ce jour elle longea l'enclos, se mit des œillères pour ne pas regarder les bêtes et s'enfonça avec soulagement dans le potager. Les plantes lui rappelaient un peu la forêt, même si la plupart ne lui arrivaient pas à la taille, et pourtant elle était petite. Maori ralentit le pas, effleura quelques feuilles du bout des doigts. Elle faisait attention où elle mettait les pieds, observait les fleurs et baies et autres espèces végétales auxquelles elle ne comprenait rien. Les empreintes des animaux, ça, c'était son truc, mais distinguer une mauvaise herbe d'une plante comestible ? Elle était du style à regarder avec attention une plante, à demander "ça se mange ?" avant qu'on ne lui apprenne que la si fascinante herbe qu'elle regardait depuis dix minutes, n'était qu'une vulgaire mauvaise herbe qu'elle ferait mieux d'arracher. Clairement, ses connaissances en botanique se limitaient aux plantes les plus basiques, et encore, que les plus reconnaissables. Non, vraiment, le potager n'était pas son terrain de jeu. C'était étonnant, pourtant, tant c'était une forêt en miniature. Mais non, vraiment, il n'y avait rien à faire. Elle était un véritable désastre ambulant en botanique. La jeune femme releva la tête, aperçut enfin celui qu'elle cherchait, penché sur ses plantes comme à son habitude. Jonas, c'était tout le contraire, il connaissait ses plantes sur le bout des doigts. Chacun son truc. Maori reprit son chemin, toujours aussi précautionneuse, mais d'un pas un peu plus vif. Lorsqu'elle arriva au bout de l'allée dans laquelle Jonas se tenait à triturer ses herbacées, Maori l'interpella, avec un petit coup de gueule fort habituel avec elle : "Yo ! Je t'aide pour ton jardinet et tu me files la crève ? Pas sympa bro' !" Mais son grand sourire contredisait sa voix faussement énervée. Elle taquinait Jonas, être malade ne l'embêtait pas plus que ça. Soit parce qu'elle n'était pas suffisamment malade pour être vraiment considérée comme souffrante, soit parce qu'elle planait trop pour s'en rendre compte. Yep. Son cerveau était bouché aussi.
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Jonas Webber
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le Jeu 2 Jan 2020 - 16:30

— tête de mule et cœur d'artichaut
19 DECEMBRE 2119

C’est l’hiver, mais le travail est toujours nécessaire. Après avoir récolté les derniers légumes, il faut faire de la place, remettre tout à zéro en quelques sortes – sauf pour les grosses plantes qu’il faut préserver malgré le froid. Désherbé n’a pas été une tâche facile, surtout avec le froid. Une fois que tout a été fait, Jonas a décompacté le sol avant qu’il ne fasse trop froid – ce qui est compliqué, car cet hiver est plus rude encore que les précédents. À l’aide de pique en bois, il a creusé le sol à plusieurs endroits, un peu comme pour l’aérer et lui donner plus de souplesse. Heureusement qu’il n’était pas tout seul, mais quand même. Et puis la grippe a eu raison de lui. Forcé au repos, le nez qui coule, la gorge qui brûle et le corps qui refuse de bouger. Il tombe souvent malade en hiver, Jonas, mais cette fois, c’est quand même plus intense. Après une semaine, ça passe plus ou moins, et il retrouve un peu d’énergie – même si son nez ne cesse pas de couler et qu’une horrible toux peut parfois l’empêcher de parler. Il a l’impression qu’il risque de retomber malade s’il ne fait pas attention, mais refuse de rester coincé à l’intérieur ou près du feu. Il y a encore du travail et les plantes ont besoin de lui. La preuve, les plantes encore debout avait besoin d’un peu de liberté pour le printemps et il coupait volontiers ceux qui n’était pas utile depuis ce matin.

« Oups. » Dit-il en levant la tête. « Mais tu sais que ton aide a été précieuse, c’était pour la bonne cause. » Il s’écarte des petits buissons pour retrouver Maori et pose le ridicule petit couteau improvisé qui coupe très mal, mais dont il peut se servir comme outil. « Au moins tu n’es pas resté trop longtemps cloué au lit, comme moi ! » Elle a l’air de s’en sortir, malgré tout.

« Zut… Tu n’aurais pas vu… » Il se frotte les mains et cherche ses gants, mais il tourne en rond bêtement. Il hausse les épaules, laissant rapidement tombé - les gants se trouvent en réalité de l’autre côté du potager, lorsqu’il est arrivé ce matin-là. Il a simplement déjà oublié.

« Tu sais ce qu’il te faut, Maori ? » Il offre un grand sourire. « Du jus d’argousier. » Des baies robustes, qu’il est possible de trouver même en décembre, et de mémoire Jonas en a vue en cuisine. Après, ça mémoire peut lui jouer un tour et un souvenir de juin, peut lui donner l’impression d’avoir eu lieu en septembre. Sauf que ces baies débarquent à la fin de l’été et persistent pendant de longs mois avant de pourrir. S’il n’y en a pas en cuisine, il suffira d’aller en chercher ailleurs, car ils n’ont pas encore ça dans le potager – mais Jonas aimerait bien. Il suffirait d’aller chercher un arbuste et de le replanter, mais il n’est pas certain de savoir le gérer correctement pour l’instant. Ce n’est pas très bon, c’est même plutôt acide, mais ça reste comestible une fois dilué dans de l’eau. « Je ne dirais pas non à une bonne soupe bien chaude, moi. »

@Maori K. Ho'oname
Maori K. Ho'oname
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le Sam 4 Jan 2020 - 16:27

   
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Tête de mule et cœur d'artichaut

Maori se disait quelquefois que de l'extérieur, ils devaient former un duo étonnant. Entre le réservé Jonas, et elle, plutôt intrépide et tête brûlée, on devait avoir du mal à comprendre leur profonde amitié. C'est ce qu'elle se disait, en tout cas. Elle, ça ne la surprenait pas vraiment. Jonas ravivait cette fibre de chevalier sur son destrier blanc qu'elle avait en elle depuis… toujours, en fait. Cela a beau l'avoir mise en prison et envoyée sur Terre, Maori ne compte pas y renoncer. Tête de mule. Bien malgré lui, Maori avait envie de le protéger. Alors forcément, ses taquineries n'étaient que cela, des taquineries. Avec Jonas elle se sent bien, elle arrive à se détendre facilement en sa présence. Bien malgré lui peut-être, il met en confiance. La jeune femme continue de s'avancer vers lui, les mains dans les poches, elle le regarde travailler. Il est concentré, appliqué, elle comprend l'attention qu'il porte à ses plantes. Elle, elle la porte à ses pièges et à ses traces. Ce n'est pas la même chose, mais c'est le même sentiment. "Oups, déclara Jonas en relevant la tête pour l'observer, Mais tu sais que ton aide a été précieuse, c'était pour la bonne cause.
-Ca c'est sûr, c'était pour mon estomac." Son ton est toujours léger, elle plaisante encore. Elle ne sait même pas pourquoi elle ressent le besoin de se le dire, dans sa tête, parce que de toute façon Jonas ne peut pas l'entendre.


Jonas vient la rejoindre, alors qu'elle s'est arrêtée non loin de ce qui n'est qu'un buisson pour elle. Elle le regarde poser son couteau, hausse un sourcil devant ce qui n'est en fait qu'une espèce de couteau, se note mentalement de lui trouver quelque chose de meilleure qualité. Elle profitera sûrement de son arrêt forcé pour aller au troc, peut-être qu'il y aura quelque chose là-bas qui pourra lui servir. "Au moins tu n'es pas resté trop longtemps cloué au lit, comme moi !" Cette fois-ci, Maori éclate de rire. Ca fait du bien de rire. Elle en a presque oublié qu'elle était en deuil. "La grippe ne m'aime pas, que veux-tu." Son sourire est peut-être un peu plus terne qu'à l'ordinaire, mais il est quand même là. "Zut... Tu n'aurais pas vu…" Intriguée par le manège de son ami, Maori fronce les sourcils. Mais Jonas ne finit pas sa phrase, et a très vite fini sa quête, qui se conclut sur un échec. Très bien. De toute façon elle ne peut pas l'aider s'il ne lui dit pas ce qu'il cherche. Et ça n'a pas l'air si important que ça. Maori a fini par s'y habituer. "Tu sais ce qu'il te faut, Maori ? Du jus d'argousier." Maori reste complètement interdite, hébétée. "Qu'est-ce que c'est que ça ? Ca sonne plutôt comme un poison ou un truc dans le genre." Elle connaît les arbouses, vaguement, mais l'argousier, ça vient d'une autre planète non ? "Je ne dirais pas non à une bonne soupe bien chaude, moi." Quelquefois, Maori est quand même un peu perdue. "Une soupe… de jus d'argousier ?" Elle était perplexe. Pas certaine que ce soit le repas le plus fameux qui soit. Pour autant, Maori hausse bien vite les épaules, pivote légèrement sur ses talons. "Tu veux qu'on aille voir ce qu'ils ont pour nous en cuisine ?" propose-t-elle avec un léger signe de tête dans la direction à prendre. Ah, de l'orientation, bien, elle revenait sur son terrain !

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le Dim 19 Jan 2020 - 19:20

— tête de mule et cœur d'artichaut
19 DECEMBRE 2119

Il sait que ce n’est pas facile. Que tout le monde ne peut pas forcément l’accepter ou passer du temps avec lui. Qu’il n’est pas la compagnie préférée de ses camarades survivants et pour cause, ses problèmes de mémoire, ses humeurs changeantes, ses façons de s’isoler où de changer de sujet si facilement… Il n’est pas facile à vivre. C’est presque un enfant qui ne grandit pas. Jonas a un esprit innocent, une intelligence proche d’un gamin de dix ans, mais le physique de quelqu’un qui s’approche de la trentaine et qui ne sait toujours pas se débrouiller seul. Le temps passe et il n’y arrive pas. Il y a toujours besoin de quelqu’un, pour un rien même, mais c’est ainsi. Que ça soit avec le potager ou pour une cueillette, quelqu’un doit garder un œil sur lui. Quelqu’un doit le protéger de l’extérieur et de lui-même. Et puis il y a les raisons de son emprisonnement et la peur qu’un jour, il recommence. Qu’il pète un plomb et que personne ne parvienne à l’arrêter autrement que par la violence. C’est un élément imprévisible, Jonas. Impossible de croire en lui, d’être complétement serein. Il y a toujours cet effet de ‘peut-être’ qui traîne autour de lui.

Pourtant, certains s’en fiche et ne s’arrête pas à ses défauts. Ils arrivent à s’asseoir à ses côtés et à lui parler tranquillement, sans craindre d’être en face d’un drôle de personnage. Ils le traitent comme un être humain avant tout de chose. Maori, en ce sens, est bien l’une des rares. Un point de repère dans les ténèbres.

« Et celui des autres, aussi. C’est important de penser aux autres. » Mais oui, son aide, il était autant pour elle que pour tous et Maori sait s’y faire. Il décide de sortir de sa petite bulle pour la rejoindre, se disant qu’il a assez travaillé pour aujourd’hui et qu’il peut bien profiter de la présence de Maori pour faire une petite pause. Souffler. Il oublie souvent de le faire, c’est l’occasion parfaite.

« Mais non, ce n’est pas un poison. Pour quelle raison voudrais-je t’empoisonner ? » C’est tellement ridicule, il ne voulait que son bien, c’est tout. Mais passons, comme c’est une pause et qu’il a faim, manger ne serait pas de refus.

« Je ne crois pas que la soupe d’argousier existe, mais tu sais, c’est un petit fruit jaune, il y en a parfois… » Il observe autour de lui pour trouver la montagne qui, pour lui, était un repère vers le nord et il pointe en cette direction. « Je sais plus trop où, mais par là-bas, près des montagnes. Tu prends les fruits, tu presses et tu en fais un jus, c’est très bon en hiver pour éviter de tomber malade. » Et il sait de quoi il parle, même s’il n’a jamais testé cette théorie sur lui – ce qu’il aurait dû faire cette année, vu comment l’a maladie s’est bien foutu de lui. Peu importe. Il sait que cela fonctionne plus ou moins pour d'autres.

« Oh oui, allons-y ! » Et alors qu’il fait deux pas en avant, il s’exclame : « Ah ! » Puis se précipite vers ses gants qu’il a remarqué. « Ils sont là ! » Et il montre à Maori sa petite victoire avant de la retrouver pour aller vers les cuisines. « J’ai cru que je les avais perdus. » Il les enfile et lève les mains, tout content de retrouver un peu de protection fasse au froid.

@Maori K. Ho'oname
Maori K. Ho'oname
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le Dim 9 Fév 2020 - 23:26

   
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Tête de mule et cœur d'artichaut

Jonas était déconcertant, et c'était l'une des raisons pour lesquelles Maori aimait tant passer du temps avec lui. Elle qui n'aimait l'ordinaire que quelque temps et s'en lassait plus ou moins vite, avec Jonas elle était sûre de toujours tomber des nues et elle adorait tous ces rebonds et ces sursauts qu'il y avait quand elle était avec lui. C'était déstabilisant, des sables mouvants et des pierres qui roulaient autour de ses pieds, c'était parfait c'était comme ça qu'elle était, non pas à danser sur la corde raide mais à toujours mettre en danger ses positions remettre en question ses appuis parce que sinon quel intérêt à rester bornée et butée oh ça elle l'était mais elle était bornée et butée dans son envie de changer dans son inconstance elle persistait par monts et par vaux à aller à contre-courant à aller à rebrousse-poil même si c'était énervant agaçant embêtant il y avait peu de chances qu'elle change du jour au lendemain enfin non d'ailleurs il y avait beaucoup de chances qu'elle change du jour au lendemain mais ce serait de la régularité. C'était n'importe quoi, vraiment. Maori aimait juste être avec Jonas.

Désarmant de simplicité. Elle ne le lui reprochera jamais, viendra toujours trouver un nouveau souffle à ses côtés. "Et celui des autres, aussi. C'est important de penser aux autres." Maori acquiesça sagement, souriante, constamment souriante. "Mais non, ce n'est pas un poison. Pour quelle raison voudrais-je t'empoisonner ?
- Ca sonnait comme un poison en tout cas. Ravie de savoir que tu me veux pas de mal !" Maori enfouit les mains dans ses poches, pour les réchauffer et parce que c'était sa posture habituelle, décontractée malgré le froid et la grippe qui venait toquer au carreau. Elle n'était qu'à peine malade, confinée au camp par mesure de précaution, pas parce qu'elle allait répandre une épidémie sur le continent. D'autres étaient bien plus malades qu'elle, et Maori ne pouvait s'empêcher égoïstement de voir qu'elle n'était pas la pire, et espérer ardemment que la grippe irait choisir une autre victime. Elle adore ses camarades, mais quitte à jouer à la courte paille et à la longue grippe, autant que ce soit quelqu'un d'autre qui tire l'une et l'autre… "Je ne crois pas que la soupe d'argousier existe, mais tu sais, c'est un petit fruit jaune, il y en a parfois… Je sais plus trop où, mais par là-bas, près des montagnes. Tu prends les fruits, tu presses et tu en fais un jus, c'est très bon en hiver pour éviter de tomber malade." Soigneusement, Maori note les informations dans son petit crâne, qui sait cela pourrait s'avérer précieux. Ses yeux sont au loin fixés vers la montagne sans qu'elle ne puisse la voir, puis elle hoche solennellement la tête. "Je peux t'en ramener la prochaine fois que je vais par là-bas si tu veux. Ou en tout cas ce que je croirais être de l'argousier, je suis une catastrophe en botanique… ça daille avec un père biologiste." Les traits de Maori se ferment quelques secondes, son père est mort, sa mère est morte, son premier amour aussi, elle a oublié son deuil avec l'épidémie mais à présent il revient anesthésier son cœur. "Oh oui allons-y ! Ah ! Ils sont là ! J'ai cru que je les avais perdus." La candeur de Jonas repousse de nouveau le deuil, quand elle vous dit qu'il lui est bénéfique le jardinier elle ne plaisante pas. Ses yeux s'éclairent légèrement, tandis que Maori se dirige vers les cuisines d'un pas tranquille, Jonas à ses côtés. "Le potager se porte bien ?" Ton léger, sujet léger, conversation légère, ce serait bien cela la changerait de ses lourdes et poisseuses pensées. No pressure.
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le Dim 15 Mar 2020 - 16:38

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19 DECEMBRE 2119

« Ah ça jamais ! Je t’aime beaucoup trop pour te vouloir du mal. » Et alors qu’il te dit ça, il se raidit. Il se rend rarement compte des mots qu’il choisit et de l’impact que cela peut avoir sur les autres, mais cette fois le verbe aimer était sortie un peu trop facilement de son être. Pourtant, c’est réellement ce qu’il ressent. Son appréciation de la jeune femme, ce n’est pas juste de l’amitié. Il a de vrai sentiment à son égard, une affection débordante. Cela vient forcément du fait que Maori a été présente dans sa vie, à plusieurs étapes différentes. Des années d’écart et pourtant un lien réel, qui prend de l’ampleur, qu’il ne veut jamais voir disparaître. Ils avaient chacun vécu des douleurs différentes et une prison difficile. Maintenant sur terre, il sait qu’il peut toujours compter sur ce visage familier pour sentir à l’aise, lui-même. Pour trouver du réconfort, ne pas être oublié. C’est un fait assez habituel chez lui, il a tendance à craindre qu’on ne vienne pas le chercher en cas de fuite ou de problème. Que si la guerre approche de nouveau, que les vilains du désert se décident à les attaquer, alors personne ne fera attention à sa santé. À sa vie. Avec Maori, il a la sensation de complétement exister et pour cela, il ne peut que l’aimer. Forcément, ses joues prennent un peu de couleur, son regard cherche quelque chose qui n’existe pas et il se concentre sur ce qu’il essayait de lui dire au départ : qu’il connaissait un fruit sympa pour l’aider.

Ses connaissances en plante sont assez vaste, mais malheureusement perdu dans un univers sans fin au fond de son cerveau. Voilà pourquoi par le passé, il possédait un carnet très utile qui lui permettait de lister, mais l’idiot l’a perdu près des adultes lors d’une visite et depuis, il essaye de se débrouiller par lui-même. Jusqu’ici, rien de grave n’était jamais arrivé et s’il oublie le nom exact d’une plante, il sait reconnaître l’utilité de chaque feuille sans se tromper. Un petit miracle, en soi.

« Je veux bien ! On pourra demander à ce qu’en cuisine, ils fassent quelque chose pour aider ceux qui sont encore malade, c’est une super idée. » Puis l’image du père de Maori le frappe et il ne saisit pas l’expression sur le visage de son ami, alors il ajoute : « C’était un homme bien, il aurait été fier de toi quoi que tu fasses. » Il le pense vraiment. C’est triste qu’il ne soit plus là, Jonas lui aurait posé des milliers de question, mais c’est un peu grâce à lui que le jeune garçon réussit à faire ce qu’il fait aujourd’hui.

Les gants en place, il suit Maori tranquillement jusqu’à la cuisine, affamé. Son ventre ne tarde pas à l’exprimer d’ailleurs. C’est qu’il a l’habitude de travailler avec une telle concentration qu’il en oublie de manger. Ce n’est pas nouveau.

« Assez bien, mais je trouve ça toujours un peu triste quand il fait froid. » Puis il demande, tout content : « Oh, est-ce que maintenant que tu vas mieux, tu vas pouvoir aller pêcher ? J’ai très envie du poisson que tu avais ramené la dernière fois. »

@Maori K. Ho'oname


Dernière édition par Jonas Webber le Dim 29 Mar 2020 - 17:08, édité 1 fois
Maori K. Ho'oname
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le Lun 23 Mar 2020 - 18:52
Tête de mule et cœur d'artichaut
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Jonas la fait se sentir bien. C'est cliché, mais être auprès de lui, c'est une bouffée d'air frais. Son innocence, son insouciance, son sourire franc apaise ses démons, et si elle sait que Jonas en a aussi, des démons, Maori ne peut que lui savoir gré de les mettre des côtés, et les siens avec. C'en serait presque comique : leurs démons réunis autour d'une table à boire une tasse de thé en attendant l'heure de revenir les hanter. Ou une tisane d'argousier, en l'occurrence, ce serait encore plus drôle. Les couleurs vives, chatoyantes du monde, elle les retrouve en se tenant à côté de son ami, Maori retrouve un peu de joie de vivre, et elle en a bien besoin ces derniers temps. Mais elle ne veut pas que ce soit la seule raison pour laquelle elle vient voir Jonas, alors elle essaie de lui rendre service, elle aussi, de temps en temps. Maori est prête à faire dix allers et si possible dix retours jusqu'à la montagne pour lui trouver ses baies. S'il l'accompagnait, en un seul, ce serait réglé, mais elle sait ses réticences à quitter le campement. Tout son contraire, à elle qui sent déjà l'envie de repartir, ce trépignement inaudible, se pointer. "Ah ça jamais ! Je t'aime beaucoup trop pour te vouloir du mal." Un sourire mélancolique naît sur les lèvres de Maori, mélancolique, pourquoi mélancolique ? Elle n'en sait rien, s'en étonne, et son sourire devient juste doux, atteint, illumine de son étincelle ses yeux. "Je t'aime beaucoup aussi tu sais." Sa voix est aussi douce que son sourire. Jonas est l'un des rares hommes avec qui elle ait cette amitié profonde, elle a d'ordinaire une répulsion plus ou moins profonde pour la gent masculine. Il a su la convaincre de lutter contre le flot, elle n'en regrette rien.


Les deux amis se dirigent tranquillement vers les cuisines, Maori les mains dans les poches profite de l'air frais qui les entoure pour respirer un peu. "Je veux bien ! On pourra demander à ce qu'en cuisine, ils fassent quelque chose pour aider ceux qui sont encore malade, c'est une super idée." Maori acquiesce, elle est déjà en train d'empaqueter ses affaires et de partir arpenter les bois, dans sa tête elle fait déjà la liste de ce dont elle aura besoin, se voit effectuer les gestes. "C'était un homme bien, il aurait été fier de toi quoi que tu fasses." Dur retour à la réalité, mais les mots gentils de Jonas la font sourire, encore ce sourire doucement mélancolique. La perte de son père, elle s'y est faite. Celle de sa mère, celle de Rebeka, restent encore des plaies à vif. Elle ne se sent pas d'en parler, il fait trop bon être là pour qu'elle gâche tout par ses ruminations. "Tu crois que tu pourrais me faire un dessin des baies d'argousier, ou au moins une liste de caractéristiques ? Histoire que je me trompe le moins possible." Elle a plutôt une bonne mémoire, mais sait-on jamais, Maori préfère prendre ses précautions. "Oh, est-ce que maintenant que tu vas mieux, tu vas pouvoir aller pêcher ? J'ai très envie du poisson que tu avais ramené la dernière fois." La question la surprend, pas la candeur avec laquelle elle est posée, et Maori laissa échapper quelques éclats de rire, retourne un grand sourire amusé à Jonas. "D'accord, j'irai pêcher. Je ne te promets pas d'attraper quoi que ce soit, mais je ferai de mon mieux." Un clin d'œil plus tard, et elle n'imagine plus les démons à table à siroter leur tisane d'argousier, mais avec leurs petites pattes grêles dans l'eau, à essayer d'attraper des poissons en grognant comme des ours. Tout de suite moins chic, mais tout aussi drôle.

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le Dim 29 Mar 2020 - 17:20

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19 DECEMBRE 2119

Sa capacité à dire des bêtises, elle est quand même grandiose. Il ne le réalise jamais tout de suite, mais une fois que les mots s’échappent de lui, c’est trop tard. Avec un peu de chance, si c’est vraiment grave ou catastrophique, il finira par oublier l’instant sans souci. Et puis il y a ces autres moments, où malgré sa maladresse, il ne souhaite rien oublier. Surtout lorsqu’il est avec Maori. Parce qu’il est avec quelqu’un qu’il apprécie. Avec qui il se sent assez bien pour ne pas craindre de faire un faux pas – et pourtant il en fait quand même. C’est un peu comme si ensemble, ils parvenaient à se protéger de tout le reste. Qu’est-ce que c’était chouette ! Parce qu’il avait quelqu’un sur qui compter, vers qui allait. Un repère dans un océan de visage qu’il n’arrive pas toujours à saisir. En prison, il avait presque oublié à quel point le lien avec d’autres pouvait être important. À quel point le contact avait ses bons côtés. Il n’a pas besoin d’être proche physiquement de Maori pour ressentir sa chaleur, son affection. C’est compliqué à expliquer, mais ce lien précieux, il l'apprécie bien assez pour dire à la jeune femme à quel point il l’aime vraiment trop pour songer à lui faire le moindre mal.

Et peut-être qu’il y va un peu fort, mais au final, c’est bien ça. De l’amour. Pas le genre qu’il éprouve quand il pense à Eris, dont la beauté et la force l’intimide et font palpiter son petit cœur, mais un amour sincère tout de même. Réel. Alors quand Maori lui répond qu’elle aussi, elle l’aime beaucoup, il ne peut que rougir. Même rire timidement face à cet aveu si doux, si bon.

« Mais oui, je peux, bien sûr. Avant, j’avais un carnet, j’aurais pu te le prêter, mais je l’ai perdu et je crois que je ne le retrouverais plus jamais. » Il soupire. Il l’aimait bien, ce carnet. Trouvé avec ses supers chaussettes aux motifs à poisson rouge qu’il porte un peu trop souvent, d’ailleurs. Peut-être qu’un jour, il retrouvera un trésor comme celui trouvé par le passé, avec des choses d’autrefois comme des crayons de couleurs ! « Tu fais toujours de ton mieux, de toute façon. Je suis persuadé que tu y arriveras ! » Tu es extraordinaire, qu’il aimerait rajouter, mais ils sont arrivés aux cuisines et son envie de soupe n’a pas disparu.

« Tiens. » Il attrape un petit bol en bois qu’il tend à son amie, puis se dirige vers la nourriture encore chaude où d’autres jeunes se servent. Évidemment, il garde une certaine distance avant de pouvoir approcher et se servir à son tour. Il fait ensuite très attention de rien renverser. Il repère ensuite une table à l’écart et vide et s’y installe rapidement. « Qu'est-ce que c'est bon ! » Et pourtant, c'est la même choses depuis deux bonnes semaines, mais il faut croire qu'il y a certains avantage à ne pas être difficile...

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Maori K. Ho'oname
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le Sam 4 Avr 2020 - 15:28
Tête de mule et cœur d'artichaut
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Pour prendre l'air, s'aérer l'esprit comme on dit, c'est le bon jour, et c'est la bonne personne. Il faut beau, la légèreté de l'air se ressent dans leurs pas, dans leur conversation, Maori l'a probablement déjà dit, elle n'aime pas être trop commune mais c'est une bouffée d'air frais quand même, ces moments avec Jonas. C'est trop commun, vraiment trop commun, elle trouve que ça n'est pas à la mesure de ce qu'elle ressent, de cette légèreté de l'âme qu'il lui partage. C'est trop plat, trop fade, bouffée d'air, tout le monde peut prendre une bouffée d'air et pour autant ne pas se sentir léger, allégé. C'est plutôt… une expiration. Oui, une expiration, ça marche bien. Et ses démons surfent dessus, avec toujours leurs petites grêles et noirâtres, ils s'envolent et vont faire du parachute, la laissent tranquille quelques dizaines de minutes et ça c'est appréciable, grandement appréciable. Oui, définitivement, expiration, c'est le meilleur mot qui lui vienne à l'esprit, pouvoir souffler, comme on dit, mais c'est même plus que ça. C'est pouvoir souffler, et se libérer. Sans parler, sans s'exorciser par la parole, elle arrive pourtant à abandonner ces démons dans un coin, avec un bonnet d'âne. Maori ne cesse de sourire à présent, pas grand-chose, ce n'est pas non plus un sourire éclatant, c'est encore une ombre de sourire mais elle est omniprésente, alors c'est un progrès, considère-t-elle.


A ses côtés Jonas rit un peu, et elle lui jette un regard tandis qu'ils poursuivent leur chemin, la cuisine est en vue à présent. Elle est ravie de voir que sa présence n'est pas un problème. Ses pensées sont si lourdes ces derniers temps, elle avait peur qu'en étant avec lui, il se retrouve lui aussi alourdi. Mais ce n'est pas le cas, Maori ne peut qu'en être heureuse et soulagée. Encore de l'allégement, encore un poids de moins. "Mais oui, je peux, bien sûr. Avant, j'avais un carnet, j'aurais pu te le prêter, mais je l'ai perdu et je crois que je ne le retrouverai plus jamais." Il a l'air triste, déçu, mais pas trop, ça la rassure. "Ne t'en fais pas. Une feuille de papier, ça suffira bien. Je te la passerai demain, que tu puisses y noter les info. Tu as le temps, je ne sais pas quand je pourrai sortir du camp pour l'instant." C'est à son tour de soupirer, la forêt reste son élément favori. Elle ne pourra pas la retrouver avant probablement plusieurs semaines malheureusement. Au moins, elle aura le temps de se documenter sur les baies d'argousier. "Tu fais toujours de ton mieux, de toute façon. Je suis persuadé que tu y arriveras !" Et le sourire mélancolique revient, a-t-elle vraiment fait de son mieux pour retrouver sa famille avant qu'il ne soit trop tard ? Non, vraiment, non. Mais elle a beau se dire qu'elle n'aurait rien pu y faire, que ce n'était pas de son fait, elle était enfermée et ne pouvait pas aller les voir… Maori doute à présent. Elle n'avait jamais douté d'avoir fait la bonne chose, n'avait jamais douté qu'il méritait qu'elle lui mette une râclée… et maintenant si, elle doute, c'est atroce, c'est peut-être bien le pire qu'elle vive, de se dire que tout aurait pu être différent si elle n'avait pas été aussi impulsive.

Heureusement ils sont entrés dans la cuisine, et les effluves qui effleurent son nez et font gargouiller son ventre la tirent de ses pensées, les démons ont beau s'accrocher en piaillant à ses cheveux ils sont vite arrachés de leurs positions, espèce de poux diablotin. Ils ne sont pas seuls, même s'il n'y a pas grand-monde pour l'instant. "Merci." répond-elle avec automatisme quand Jonas lui tend un bol, puis elle se place derrière lui, et attend qu'il se soit servi avant de se servir à son tour. "Qu'est-ce que c'est bon !" Il ramène le sourire sur ses lèvres, tandis que Maori s'installe face à lui et hume avec délice la soupe. Elle n'est d'ordinaire pas très soupe (au lait) mais elle avoue que la chaleur du bol entre ses mains fait du bien, ses yeux se ferment à demi et elle en profite. "C'est surtout chaud." On entend dans sa voix le plaisir qu'elle a à se réchauffer. C'est un animal à sang chaud, le Maori Keahi Ho'oname. Si si. C'est bien connu.

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le Sam 25 Avr 2020 - 16:31

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« J’ai hâte. » Parce que ce carnet, il l’avait vraiment adoré. Il n’est pas vraiment doué en dessin et pour être franc, ce n'est pas un génie en la matière, mais il sait que ça peut suffire et qu’une fois devant la baie, elle saura. Elle comprendra. Peut-être qu’un jour, avec l’aide de quelqu’un qui s’y connaît, il pourra recréer un carnet comme celui qu’il avait possédé ? Quelque chose où regrouper toutes ses informations importantes ? L’idée lui plaît bien, il mènera l’enquête plus tard pour savoir qui sera en mesure de l’aider dans une tâche pareille – à moins que son cerveau en décide autrement et qu’il oublie tout simplement cette petite idée. Ce qui est fort probable. « Pourquoi tu ne peux pas sortir du camp pour l’instant ? » D’habitude, il passe a côté quand une phrase contient deux informations. Il rebondit rarement sur tout ce qui lui est raconté, mais le soupir de Maori l’a interpellé.

Il faut dire que Maori, elle compte énormément pour Jonas. Avec elle, il parvient à faire plus. À être lui-même. Il sait qu’il aura toujours une place à ses côtés, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse. Ces dernières années à survivre ensemble à prouver qu’ils étaient plus fort à deux contre ce monde imprévisible. Elle, elle respire dans la forêt comme lui se sent vivant près du potager. Près de la terre et de la nature. D’une certaine manière, ils se sont toujours complété, aussi unique puissent-ils être tous les deux.

« Oui, ça fait du bien. » Il ne peut pas nier, que, comme elle, il aime réchauffer ses mains autour du bol. Mais il a aussi faim et ça, c’est quelque chose auquel il ne résiste jamais. Quitte à se brûler un peu la langue et à grimacer comme un idiot. « Que vas-tu faire aujourd’hui ? Maintenant que tu te sens mieux et que tu n’es plus malade ? » Elle pourrait l’aider de nouveau avec le potage si l’envie lui dit, mais peut-être qu’elle a prévu quelque chose de plus intéressant à faire, ce qui ne serait pas étonnant.

Avec l’hiver, le plus gros du potager est arrangé. Encore quelques jours et il n’y aura vraiment plus rien à faire si ce n’est attendre que la saison passe. De plus, Jonas n’est pas seul à s’occuper de la culture du camp, alors quelqu’un se chargera de finir le reste assez vite. Peut-être que, du coup, il pourrait l’accompagner lui ? Quoi qu’elle fasse ? S’il peut être utile, il est prêt.

« Pardon, j’me suis perdu. C'est bon, non ? » Dans sa tête. Comme souvent. Ce qui explique pourquoi il ne bougeait plus et regardait dans le vide. Maori en a sans doute l’habitude, mais ça peut toujours surprendre. C’est comme un bug informatique. Il est ailleurs et c’est parfois plus long pour lui de revenir sur terre.

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le Lun 27 Avr 2020 - 15:52
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Maori n'a jamais vraiment été du genre à travailler en équipe. Elle est souvent trop fonceuse pour ses camarades, trop grande gueule pour qu'à un moment ou à un autre, ça ne pète pas entre eux. Et puis elle n'aime pas se plier à des ordres, alors si elle se retrouve avec une autre forte tête, c'est impossible d'en tirer quoi que ce soit, ce serait ultra contre-productif. Et dans le même temps elle n'est pas douée pour en donner, elle préfère casser les codes avec ses idées farfelues, ce qui n'est pas au goût de chacun et souvent est inefficace. C'est bien pour ça qu'elle préfère se débrouiller seule. Elle part chasser, elle suit les pistes qu'elle veut, elle part dans la direction qui lui fait de l'œil et n'a pas à passer sa journée à faire des compromis. Travailler avec les autres, c'est bien, mais à petite dose. Il y a eu Liam au début, maintenant Autumn de temps en temps, ils ont fait des sorties de chasse ensemble, mais Maori se sent quand même bien plus libre quand elle est seule au monde. Moins de tracas, et rien que ses pensées pour peupler le silence de la forêt. L'arrivée sur Terre a tout chamboulé, forcément, à environnement inconnu, précautions sont de mises. Maori a dû composer avec d'autres caractères, et ça n'a été facile pour personne, il faut se la coltiner la Maori quand même. C'était plus prudent, de sortir à deux ou à trois, toujours quelqu'un pour assurer ses arrières. A présent ils ont suffisamment pris la confiance pour décider qu'ils pouvaient se lancer seuls dans l'aventure et dans la traque, à leurs risques et périls. Maori attend avec impatience le jour où l'un d'entre eux se prendra une flèche perdue d'un grounder parce qu'ils auront chassé la même proie. Tant que ce n'est pas elle, ça lui va.


La jeune femme ressort de ses pensées à la question de Jonas, et hausse les épaules, un peu défaitiste. "Les doc' ont décidé que je ne devais pas encore sortir, ils veulent attendre un peu histoire d'être sûrs que je ne suis vraiment plus malades. Donc je suis encore coincée dans le camp pour quelques jours." Evidemment, elle envisage déjà de se sauver ni vu ni connu une ou deux fois, casser les codes et tout ça, mais ça elle ne le dit pas, ça restera son petit secret rien qu'à elle. Les deux jeunes gens se réchauffent, profitent du léger brouhaha de la cantine. C'est parfait, ce n'est pas trop fort, ce n'est pas embêtant. Installés face à face, seuls à leur table, les conversations de leurs pairs ne forment plus qu'un chuchotis quand elles arrivent à leurs oreilles, et Maori pour une fois ne s'en énerve pas. Elle n'aime pas les chuchotements d'ordinaire. Quitte à avoir quelque chose à dire, autant le dire haut et fort. "Que vas-tu faire aujourd'hui ? Maintenant que tu te sens mieux et que tu n'es plus malade ?" La question de son ami la prend un peu au dépourvu, Maori relève la tête de sa soupe qu'elle humait avec délice, à vrai dire elle n'avait pas prévu autre chose que de rendre visite à Jonas dans son potager. "Je suppose que je vais errer dans le camp comme un fantôme, et proposer mon aide si je vois que quelqu'un en a besoin." C'est bien son mode opératoire ça. Aller aider quand il le faut. En face d'elle Jonas s'est perdu dans ses pensées, alors Maori plonge la tête dans sa soupe, et se met à la déguster, par petites cuillerées, trempant à peine ses lèvres dedans. Elle aime prendre son temps quand elle mange, elle qui d'ordinaire marche et bouge toute la journée, les pauses qu'elle s'octroie pour manger sont vraiment des temps de repos pour elle. Elle peut étendre ses jambes, savourer ses provisions, s'émerveiller de la nature. Maori n'est pas difficile, quand on en vient à la nourriture. "Pardon, j'me suis perdu. C'est bon, non ?" Maori acquiesce avec vigueur, et continue de goûter sa soupe. "C'est bon, ça fait du bien." La jeune femme poursuit son repas, toujours aussi lentement, escargot en pleine collation. "Et toi, qu'est-ce que tu vas faire de ta journée ?" Converser en mangeant, c'est bien aussi ; ça fait chaud au cœur, et chaud au ventre.

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le Dim 10 Mai 2020 - 15:10

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« Ils ont raison, tu devrais faire attention et bien te reposer. » Il ne sort quasiment jamais lui, alors peut-être qu’il ne comprend pas à quel point c’est difficile de ne pas pouvoir sortir. De ne pas pouvoir se balader dans la forêt, s’éclipser en solitaire à travers les arbres. Et puis, avec le froid, il comprend de moins en moins pourquoi sortir est important. C’est désagréable comme météo, ça risque même d’empirer sa maladie si elle ne fait pas attention. L’hiver, lui, ça l’épuise. Le froid pénètre sa peau pour mieux le paralyser. Il n’y a que près du feu qu’il se sent bien, il s’en occupe d’ailleurs plus souvent quand il fait froid parce que pas grand monde n’a la force ou l’envie de le faire tout le temps, alors que lui, ça ne le dérange jamais. Il fait très attention à ce que les flammes tiennent en place, à fournir un bois sec, conserver dans un coin du campement pour l’hiver. Il a ses petites habitudes, Jonas, et sortir n’en fait pas partie.

Mine de rien, il préfère aussi rester ici pour voir les autres. Après la prison, entendre les autres, les apercevoir non loin, ça le rassure énormément. Même lorsqu’il traîne dans son coin, il ne se sent pas seul ou abandonné. C’est sa manière à lui de se dire que le monde va bien. Qu’ils vont bien. Il sait pourtant qu’une bonne partie du campement ignore complétement son existence. Jonas, ça a toujours été un personnage à part. Sensible, certes, mais aussi imprévisible. Personne n’a oublié pourquoi il s’est retrouvé en prison. Personne n’a oublié comment cette fille est morte. Les coups sur son visage, le coma, l’attente, la mort. Jonas, peu l’approche vraiment, mais ça ne l’embête pas plus que ça. Au contraire, ça l’aide. Il fait davantage attention, comme guidé par cette distance pour changer. Évoluer. Être meilleur. Heureusement pour lui, il y a des personnes qui ne s’arrête pas à cet événement. Qui reste à ses côtés, échangent, deviennent les vrais piliers de sa vie. Avec Maori, Jonas se sent léger. Il se sent lui-même. Le bol chaud entre ses mains, en milieu de la cantine, avec son joli visage en face et quelques âmes errantes autour d’eux, il n’a besoin de rien de plus. Si peu l’enchante complètement, le rends véritablement heureux.

Il se perd dans sa tête, oubli sa soupe et son amie, pour revenir subitement à elle et s’excuser de cette absence – bien que ça lui arrive souvent de disparaître ailleurs, elle le sait et ne s’en préoccupe pas. C'est appréciable de ne pas avoir à s'expliquer quand ça arrive. D'être automatiquement compris.

« Moi ? » Il se gratte la tête. « Aucune idée. Je crois que je devais aller en cuisine, mais je ne sais plus pourquoi. » Il hausse les épaules et bois une bonne gorgée de sa soupe. « Peut-être que c'était pour une histoire de conservation des légumes, mais j'ai un doute... Au pire, je resterais avec toi toute la journée, et on jouera les fantômes ensemble. »

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le Dim 10 Mai 2020 - 17:40
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Sans trop savoir comment ou pourquoi, Maori se retrouve subitement avec l'image d'une tyrolienne en tête. Elle ne sait pas trop d'où ça vient, à tous les coups de l'Odyssée, elle a dû voir ça dans les archives ou c'est encore son père qui lui en a parlé. Quoi qu'il en soit, elle a cette image en tête, la longue corde et les petites silhouettes noires qui volent dessous. Elle se demande pourquoi ça lui vient, c'est à son tour de se perdre. Machinalement, elle continue de goûter sa soupe, à petites cuillerées, les lèvres à peine trempées dedans. Mais en même temps elle réfléchit. Une tyrolienne. Elle n'en a jamais fait. Maintenant qu'elle y repense quand même, elle se rappelle s'être demandée, quand elle était toute jeune, dans son lit, ce que ça faisait, de voler, et la tyrolienne était la plus proche idée qu'elle pouvait en avoir. Elle ne connaissait pas, mais elle se demandait ce que ça faisait, de fendre l'air à toute vitesse, et les arbres, avec leurs hautes cimes, ce que ça faisait de s'approcher de leurs troncs immenses à toute allure. La peur de se fracasser, temporisée par l'adrénaline du vol. L'euphorie d'avoir le sol à des mètres sous ses pieds, de le voir défiler à toute vitesse, l'impression de planer parce qu'il n'y avait pas besoin de battre des ailes pour avancer, mais en même temps la vitesse affolante qui faisait battre le cœur tambours battants. La jeune Maori avait été fascinée par cette image, par ces visions floues et juste ces quelques détails capturés, en tout cas c'est comme ça qu'elle se l'imaginait. Et même maintenant qu'elle a grandi, Maori se rend compte que son idée de la tyrolienne n'a pas changé. Elle aimerait tant sentir le vent fort plaquer ses vêtements contre elle et faire claquer les pans un peu plus longs. Elle aimerait fermer les yeux à cause de la vitesse, ou alors réussir à se protéger le visage en baissant la tête, et voir les reflets étincelants d'un lac, ou l'herbe jaune d'une prairie.


Pourquoi y pensait-elle déjà ? Probablement parce que quand elle est avec Jonas, elle a la même impression de liberté. Elle se laisse porter, elle ne contrôle rien mais c'est bien justement. Elle a les mains libres, elle vole, elle plane. Maori aime bien l'image de la tyrolienne, se sentir libre, l'adrénaline, un sport à risque comme elle les aime, l'image lui convient bien. Un léger sourire aux lèvres, Maori ressort le nez de sa soupe et sourit à Jonas. "Moi ?" Il est drôle, à se gratter la tête. Lui non plus ne sait pas quoi faire de sa journée. "Aucune idée. Je crois que je devais aller en cuisine, mais je ne sais plus pourquoi. […] Peut-être que c'était pour une histoire de conservation des légumes, mais j'ai un doute… Au pire, je resterais avec toi toute la journée, et on jouera les fantômes ensemble." Maori continue de sourire doucement et de manger. "On pourra passer voir à la cuisine si tu veux, au pire on peut aider là-bas s'ils ont besoin de nous." Quitte à être enfermée, autant être utile. Et puis si ça lui permet de passer un peu de temps avec Jonas, c'est encore mieux, c'est encore plus bon à prendre. La compagnie du jeune homme a réussi à chasser les petits démons qui l'agaçaient, elle est de bonne humeur. La jeune femme n'est pas très douée pour couper des légumes, mais elle se dit, enjouée, que ça peut être sympa d'apprendre. Et puis, même jouer les fantômes avec Jonas, ce serait drôle. Un peu loufoque, un peu farfelu, elle les voie déjà se recouvrir de draps et s'amuser à faire peur à ceux qui passent, puis détaler en courant, histoire de garder l'amusement intact et de ne pas entendre les noms d'oiseaux qui peuvent fleurir. Si jamais leur présence n'est pas requise, elle lui proposera de s'adonner à ce petit jeu, histoire de s'égayer encore un peu. Une bonne journée en perspective.

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le Jeu 21 Mai 2020 - 12:41

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19 DECEMBRE 2119

L’hiver a toujours été compliqué. Jonas le premier, tombe malade alors que les températures baissent à peine. Le moindre changement climatique encourage son nez à se boucher. Alors rapidement, il n’a pas d’autre alternative que le repos. Faire plus attention, ça sort si vite de sa tête que ça ne marche jamais. Il peut oublier une paire de gants comme oublier un pull. C’est plus fort que lui. Sa mémoire est une personne à elle seule. Elle s’amuse de lui, se moque. Découpe son passé pour qu’il avance sans harnais de sécurité. Il peut tout oublier, du visage au prénom, du lien du sang au lien du cœur. Sa seule solution pour ne pas se perdre dans le labyrinthe dans sa tête, c’est un quotidien rythmé à la seconde près. Des habitudes qu’il ne change que très peu, en fonction d’envies ou de besoin de ses camarades.

Autrement, il pourrait bien devenir une toute autre personne.
S’échapper dans la forêt et croire, dur comme fer, que son clan est celui des arbres et non celui des hommes.

Il a de la chance d’avoir cette soupe. De ne pas revivre une période plus difficile. L’hiver a cette particularité de demander une organisation plus importante. Il faut mettre des ressources de côté en espérant que c’est suffisant pour passer le froid. Pour arriver jusqu’au printemps. Il savoure donc sa soupe, essaye de ne pas manger trop vite. C’est chaud, c’est doux. Cela lui suffit pour se sentir mieux, reprendre de l’énergie. Avec la grippe, il avait perdu l’appétit, ses muscles étaient toujours fatigués, il n’avait envie de rien. Alors là, tout de suite, il ne peut nier le bonheur que c’est de sentir le goût des choses.

« Tu ne préfères pas qu’on joue ensemble ? » Au fantôme. À errer dans le campement sans bute, mais évidemment, il plaisante et ajoute aussitôt : « On ira en cuisine après, on devra peut-être couper des légumes pour la soupe de demain ou fumée du poisson. » Ils peuvent remercier certaines tribus pour ça. Les échanges, ça aide. Le partage, c’est presque devenu essentiel. Pour survivre sur terre, il y a tant de façon de faire.

« Dis-moi, tu connais beaucoup de personnes qui viennent des autres tribus ? » Il pose sa cuillère, prêt à tout entendre. Lui, qui comme il ne bouge pas beaucoup, il n’a pas beaucoup de relation de l’autre côté de la frontière de leur camp. Mais elle ? Avec tout ce temps à parcourir dans la forêt, elle a peut-être croisé des gens gentils ? Où pire, des horribles Rahjaks ? C’est bien ça peur ça. De se faire un jour kidnapper par cette tribu du désert. De se retrouver de nouveau entre quatre murs sans avenir, sans espoir. Peut-être que c’est pour ça, aussi, qu’il ose si peu à mettre la tête dehors. C’est plus simple de rester au cœur de cette communauté. Avec les autres. Près du grand feu où de la récolte. Il y a moins de risque de mourir une flèche en plein cœur.

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le Sam 23 Mai 2020 - 14:56
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Les frères et sœurs n'existent pas sur l'Odyssée. Alors Maori n'a aucune idée de ce que c'est, l'amour fraternel ou sororal. Elle a longtemps dit qu'Amaya était sa sœur de cœur, parce qu'elles étaient proches, parce qu'elles veillaient l'une sur l'autre, parce qu'elles avaient vécu toute leur vie ensemble… jusqu'à ce que Maori se fasse enfermer du moins, parce qu'elles avaient partagé leur secrets, leurs chamailleries, leurs disputes. Mais elles n'avaient pas le même sang, alors Maori doute de vraiment comprendre ce que signifie avoir une sœur, ou un frère. C'est un sentiment qui lui est à tout jamais inaccessible, parce qu'il manque toujours ce sang commun qu'elle ne partage… avec plus personne. Son père est mort, sa mère aussi. La liberté d'avoir d'autres enfants qu'ils auraient pu connaître sur Terre leur a été ôtée il y a bien longtemps. Elle n'aura jamais de frère ou de sœur, juste des amis proches, une amante. Son visage se referme un peu, s'assombrit malgré la chaleur de la soupe. Pas à la pensée qu'elle n'aura pas de frère ou sœur, ça ne change rien à ce qu'elle a toujours vécu, mais au retour du deuil, à la pensée qu'elle est la dernière de sa lignée. Et elle est homosexuelle. C'est une angoisse profonde, métaphysique, qui la prend à la gorge, subitement, resserre ses doigts crochus autour de son cou. Maori fait de son mieux pour la chasser, papillonnent des paupières comme pour chasser des larmes, essaie de détendre son larynx pour finir d'avaler sa gorgée et recommencer à respirer. Il lui faut un peu de temps, et ça finit par passer, mais elle sait que dès qu'elle sera seule, dès qu'elle n'aura plus une conversation ou une activité pour lui occuper l'esprit, l'angoisse reviendra. Et cette fois elle aura tout le loisir d'y penser et de la laisser l'envahir, pour espérer s'en purger une fois qu'elle y aura bien réfléchi.


"Tu ne préfères pas qu'on joue ensemble ?
-Ne me tente pas." Elle le taquine un peu, ça fait du bien, ça l'allège. "On ira en cuisine après, on devra peut-être couper des légumes pour la soupe ou fumée du poisson." Maori acquiesce doucement. "Ca fait longtemps que je n'ai pas coupé de légumes. J'aime bien ça." C'est une conversation simple, ça fait du bien, ça l'allège. Leur monde a tellement changé, a été si bouleversé que des fois elle en oublie les tracas du quotidien. Et oui, cuisiner fait partie des tracas du quotidien pour Maori. Elle ne s'est jamais trop penchée sur le sujet mais elle est à peu près sûre qu'elle est nulle. Hormis pour éplucher et couper, ça elle maîtrise à peu près, mais gérer le temps de cuisson, arranger des plats, créer des menus, très peu pour elle. "Dis-moi, tu connais beaucoup de personnes qui viennent des autres tribus ?" Subitement Jonas la relance. Elle a l'impression qu'il la pousse du haut de la tyrolienne, et elle s'élance au-dessus de son terrain de jeu favori. Maori relève la tête, les premiers moments de stupéfaction passés elle est heureuse. Elle a presque fini sa soupe, mais elle va pouvoir parler de ce qu'elle aime le plus. Découvrir, errer. "J'en ai croisé pas mal oui. Des Pikunis, des Naoris surtout. Et quelques-uns dont je ne connais pas la tribu maintenant que j'y pense." Elle est songeuse, quelques secondes, puis la jeune femme reprend une cuillerée de soupe, lâche un discret "Il y en a une que j'aime beaucoup." la tête dans son bol, puis arrache un morceau de pain et le grignote. "Pourquoi, qu'est-ce que tu veux savoir ?" Elle est curieuse et fouineuse, si Jonas lui en donne la possibilité elle lui parlerait de ses rencontres toute l'après-midi et jusqu'au soir. Elle se dit que sans ces rencontres sa vie serait bien triste.

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