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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 309 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Alaska avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 272

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le Jeu 19 Déc 2019 - 18:08

   
And they'll tell you I don't care anymore And I hope you'll know that's a lie Cause I've found what I have been waiting for But to get there means crossing a line So I'm crossing a line       Maori, Freyja & Lubnjia
   

   
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Maori enjamba une branche tombée à terre, et remit son bonnet en place. Son arc pendait dans son dos, au cas où elle tomberait sur quelque chose d'intéressant, mais la traque n'était pas le projet du jour. Elle était partie depuis quelques heures, marchant sans s'arrêter. Tranquille, elle avait tracé son chemin entre les arbres et les buissons, vers le nord. Il faisait bon, mais le ciel était bas, et d'un gris uni. La jeune femme était à peu près sûre qu'il se mettrait à pleuvoir dans la journée, mais si possible pas incessamment sous peu. Elle aimerait avoir le temps d'arriver et de se mettre à l'abri avant que la pluie ne tombe. Bien entendu, son souhait ne fut pas exaucer. A peine avait-elle formulé cette quasi prière, que la bruine commençait à tomber. La jeune femme vérifia que sa veste était bien fermée, et essaya vainement d'en remonter le col sur son cou, mais, comment dire, elle n'avait qu'un bomber, et si le bomber était pratique pour faire glisser la pluie sur ses bras, son col n'était pas assez haut pour empêcher les gouttes de lui piqueter la nuque. Heureusement, pour l'instant, ce n'était qu'une bruine, persistante mais fine. Il faudrait plus que ça pour la tremper jusqu'aux os. Un regard vers le ciel, et Maori fut à peu près sûre que plus-que-ça tomberait sur son crâne très rapidement.

   
Et dire qu'elle avait un rendez-vous. Arriver trempée et dégoulinante n'était pas son plan de départ, mais vraisemblablement elle n'aurait guère le choix. La jeune femme accéléra le pas. Elle savait parfaitement où elle allait, même avec les yeux rivés sur ses pieds. Sous ses pas, la terre était criblée de petits cratères formés par les gouttes de pluie ; elle y trouva une certaine beauté. C'était un peu dérangeant, de voir la terre vérolée ainsi, mais elle trouvait cela assez poétique : presque comme un témoignage des temps anciens, lorsque ses ancêtres avaient rendu la Terre malade et inhabitable. Oui, c'était définitivement dérangeant. Ses ancêtres avaient foiré. Maori releva la tête vers le ciel, cette fois-ci pour laisser la pluie rouler sur ses joues quelques instants, son pas ralenti par précaution. La Cent reprit néanmoins son avancée à avides enjambées assez rapidement, toujours aussi peu désireuse de se voir trempée jusqu'aux os. La jeune femme poursuivit son chemin, et à chaque minute la pluie augmentait. Elle commençait sérieusement à envisager de courir, avant de se rendre compte qu'elle était suffisamment proche du point de rendez-vous pour ne pas avoir à filer à toutes jambes. Maori bifurqua subitement sur sa droite, et arriva en vue de la petite grotte, cachée au milieu des bois. Peut-être une ancienne hutte, dont le temps avait tapissé les parois de mousse, et poli les pierres, tant l'élévation semblait étrange, au milieu des bois. Ou un tumulus peut-être. Quoi qu'il en soit, un abri, un refuge bienvenu.

   
Maori en franchit le seuil. Elle était vraisemblablement la première, car il n'y avait pas de lumière. Pas de petit feu qui éclairait le tournant, alors la jeune femme appuya sa paume contre le mur, suivit la roche. La cavité était assez large, au départ, puis très vite on apercevait la bouche d'ombres à droite. La jeune femme s'y dirigea, prudente quand même, sait-on jamais quelqu'un pouvait déjà s'y trouver, un importunent voyageur se mettant à l'abri de la pluie lui aussi. Par précaution la main sur le poignard, Maori enfila le tournant, déboucha après quelques pas dans un recoin plus étroit et dissimulé. Il n'y avait personne. La disposition était agréablement parfaite, et la jeune femme se détendit, elle se sentait mieux dans cet endroit étroit, cosy. Dehors, le ciel s'était encore plus assombri, la pluie était un peu plus forte. Sans attendre, Maori récupéra le petit tas de bois sec qu'elles entreposaient là par précaution, prévoyantes les filles, et après maints efforts dans le noir, parvint à en tirer une étincelle, puis un petit foyer, radieux et chaud. Maori ôta son bonnet et le posa à côté du feu pour qu'il sèche, s'attacha rapidement les cheveux et s'assit à côté des flammes, son bomber sous les fesses. Pendant qu'elle attendait, la jeune femme posa son arc sur ses genoux, et s'occupa de la corde, l'enleva du bois recourbé pour elle aussi la mettre à sécher. Une petite recherche dans son sac, et elle en tirait une nouvelle, qu'elle entreprit d'attacher avec application, penchée sur son travail, éclairée par le feu.
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Freyja Vaarhal
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le Mar 24 Déc 2019 - 13:26
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Lubjnia, Maori & Freyja


flashback
« Non, non. Tu restes ici pour cette fois. Allez. » Althéa couine, chouine à l’idée de voir sa maitresse partir sans elle. Freyja a déjà le coeur brisé mais n’a pas le choix. Si tout ne tenait qu’à elle, il est évident que sa chienne serait déjà à ses côtés, en route pour rejoindre un rendez-vous qu’elle se garde bien de conserver secret… mais le soigneur de son village a été catégorique. Si Freyja veut que sa chienne se remette correctement de sa récente blessure, elle devra se reposer encore quelques jours, bien qu’elle semble aller mieux.
A genoux face à son alliée de toujours, son amie la plus chère, la jeune femme prend la tête fine de son doberman entre ses paumes chaudes et dépose un baiser sur le haut de son crâne au poil ras. Sa robe noire et feu est déjà bien moins terne qu’elle ne l’était lorsqu’elle l’a ramené ici, d’urgence, en panique et prête à brûler quiconque mettrait des bâtons dans les roues aux soins de sa chienne.

« Je reviens vite, je te le promet. En attendant tu ne t’aventures pas trop loin. » Elle lui a laissé tout ce qu’il faut. Eau, nourriture, de l’espace pour qu’elle puisse sortir et surtout, elle peut compter sur un ami qui lui est proche pour venir lui tenir compagnie et prendre soin d’elle si besoin. Parce qu’au-delà du fait que Freyja saisira l’occasion pour rejoindre quelqu’un, elle doit également se charger de ramener le gibier quotidien pour les siens. Et personne ne sait ici qu’elle voit là l’opportunité pour saisir une chance, un instant volé.
La Pikuni vérifie une dernière fois que son matériel est prêt, qu’elle n’a rien oublié et embrasse de nouveau le crâne de sa chienne qui part se coucher dans son panier que Freyja lui a confectionné, rendant le couchage le plus douillet possible. Domicile quitté, la jeune femme réajuste ses vêtements, sentant déjà la pluie arrivée à des kilomètres.

Elle traverse des allées et des pans de forêts à chasser, traquer, l’esprit parfaitement concentré sur son objectif : Le gibier. Arc bandé, parfaitement propre et entretenu, Freyja décoche ses flèches avec une parfaite dextérité, visant de son oeil de lynx ses cibles sans en louper une seule. Autant Lub’ était une experte en corps à corps, autant Freyja excellait tout particulièrement sur le combat à distance. A elle deux, si guerre il devait finalement y avoir, elles feraient plus de ravage qu’une armée entière.
Deux lapins accrochés à sa ceinture, la jeune femme continue son ascension, enjambe les tronçons de bois, évite les branches trop basses. Et a mesure qu’elle s’approche du point de rendez-vous, ses sens se délient et s’éveillent. Personne ne doit la voir venir par-ici si elle veut conserver l’endroit secret et surtout, personne ne doit savoir ce qu’elle y fera. Et c’est pour cette raison qu’elle prend autant de précaution à brouiller ses propres pistes et ses propres pas, effaçant toutes traces humaines derrière elle, s’assurant que personne ne la suit. Et la pluie l’y aide. Elle hume les odeurs ambiantes, celle du bois et des feuilles humides qui l’apaisent et calme les légères inquiétudes.
De toute façon, aucune chance à ce qu’on vienne les emmerder ici, pas au milieu de nul part.

Freyja arrive au point de rendez-vous et sent d’ici le feu de bois. Un léger sourire étire ses lèvres lorsqu’elle s’approche de la petite grotte qui accueilleront deux amies-et-plus-si-affinités. Avec précaution, elle pénètre dans l’antre, s’assure d’un pas de félin que la silhouette qui se dessine est bien celle de Maori et de personne d’autre. Sa rencontre avec la débarqué semble lui daté d’hier malgré le temps passé. Freyja a apprit à lui faire confiance lorsqu’ils sont venu les aider après le tremblement de terre puis le reste à fait son chemin… Et il lui aurait été difficile de ne pas nouer quelconques affinités avec une personne aussi vive qu’elle. Les deux femmes partagent ce même caractère fort, ce même attrait pour pister, traquer, sans compter une curiosité mutuelle qu’elles comblent de part des récits.
Elle trouve la jeune femme entrain de changer la corde de son arc, tandis que Freyja s’approche.

« Tu peux tendre plus que ça, n’ai pas peur. C’est sa manière à elle de s’annoncer dans son anglais plus que correct après tous les cours supplémentaires donnés par Murphy. Elle fait encore des fautes de prononciations mais se débrouille bien mieux qu’au début. Je t’en ai ramené d’autres, bien plus solides que les vôtres. » Et ça n’est pas une vantardise, juste un fait et Maori le sait après les deux trois astuces de chasse qu’elle lui a enseignée.
Sourire aux lèvres, la PIkuni se défait des deux lapins chassés qu’elle dépose avec précaution sur sa besace et vient rejoindre Maori, s’asseyant à ses côtés, ses yeux clairs capturants les siens.

« Heya. Ca fait longtemps que tu es là? » La proximité est une chose que les deux femmes ont pour habitude de côtoyer de temps en temps et si les deux jeunes femmes se retrouvent aujourd’hui, c’est bien pour prendre des nouvelles de l’autre, passer un bon moment entre amies, mais également pour assouvir certains appétits partagés.

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Maori K. Ho'oname
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le Mer 25 Déc 2019 - 18:43

   
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Maori est seule pendant encore quelques minutes, alors elle en profite pour s'occuper les mains. Ses rencontres avec les grounders lui ont toujours apporté quelque chose. Celle avec Freyja lui a apporté un tas de connaissances sur les arcs, les cordes et les nœuds pour attacher les cordes aux arcs, alors Maori s'applique pour que le nœud soit fort et serré, et que le nœud dure. Personne ne veut d'un arc qui leur cède entre les doigts parce que la corde est mal attachée. La jeune femme dresse l'oreille lorsqu'elle entend un bruit de pas, et au même moment savoure la chaleur du feu qui la réchauffe après cette petite pluie qui a humidifié la forêt et, avec elle, ses cheveux. Pendant un instant elle s'arrête, tourne légèrement la tête, puis reprend son travail lorsque les bottes de Freyja entrent dans son champ de vision. Elle reconnaît ses bottes, c'est assez drôle et cela la fait sourire. Sa voix ne tarde pas à résonner dans la petite caverne qui est devenu leur lieu de rendez-vous : "Tu peux tendre plus que ça, n'ai pas peur." Maori esquisse un sourire plus franc, puis s'exécute. Si au départ recevoir des conseils la rebutait, depuis qu'elle les a mis en pratique, il n'y a pas à dire, elle s'est améliorée. Sa fierté a changé de côté.

   
La jeune femme finit par bien serrer son nœud, et pose son arc à nouveau tendu et prêt à l'emploi à ses côtés. "Je t'en ai ramené d'autres, bien plus solides que les vôtres.
- Tu n'étais pas obligée. Mais merci." Maori, en tailleur, sourit à Freyja qui se défait de son sac et de son gibier. Elles se connaissent depuis quelque temps maintenant, et si au départ ce n'était pas gagné, l'amitié a fini par prendre le dessus. Maori sourit encore au souvenir de leur première rencontre, lorsqu'elles se sont écharpées pour la même proie. Avec le temps, avec de la patience et à force de rencontres, elles sont devenues amies, échangent des connaissances et plus si affinités. C'est une expression bien pratique, "et plus si affinités". Tout le monde comprend, sans rien dire. Maori n'aurait pas peur de le dire, qu'elles couchent ensemble de temps à autre. Mais elles se sont accordées sur le fait que leurs rencontres devaient rester secrètes. Pour Maori, ça ne pose guère de problèmes : peu de Cents la suivraient dans des contrées si reculées, si loin de chez eux. Peu de Cents en auraient le courage, et peu en auraient les compétences. Ses compères chasseurs et elle se divisaient pour mieux chasser (et non pour mieux régner) et couvrir plus de territoires, alors les probabilités que l'un d'entre eux tombe sur elle étaient faibles, très faibles. La jeune femme passa une main dans ses cheveux, puis regarda autour d'elle, surprise de voir Freyja seule. "Althea n'est pas avec toi ?"

   
Maori tendit les mains pour les réchauffer face aux flammes, tandis que Freyja faisait le tour du foyer pour venir s'asseoir à côté d'elle. "Heya. Ca fait longtemps que tu es là ?
- Heya. Quelques minutes seulement." Maori lui sourit, ses yeux d'un brun chaud rencontrant les yeux d'un bleu électrique de la grounder. Il était facile de comprendre pourquoi elle cédait à la jeune femme. Autant Ezra était son alter ego en termes de physique, autant Freyja était son alter ego en termes de fonction et de passion. Toutes deux étaient traqueuses et pisteuses, chasseuses, aventurières sur les routes les pistes et les chemins pour leur tribu. Elles connaissaient les sentiers autour de la grotte, chacune de leur côté de la grotte. C'était pour ça que leurs rencontres étaient toujours intéressantes. Elles échangeaient leurs astuces de chasse, pour les adapter à leurs terrains de chasse, afin d'obtenir plus de proies à la fin de leurs chasses. Maori aimait ces personnes avec qui elle pouvait partager ses connaissances et ses idées, avoir un point de vue extérieur était tout ce qu'elle demandait. Si cela pouvait venir d'une belle jeune femme, ce n'en était que mieux. "Tu as d'autres conseils pour moi ?"
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@Freyja Vaarhal@Lubnjia Vaarhal JOYEUX NOËL !!!!  Don't you dare ~ ft. Freyja, Lubnjia 3512498193 Don't you dare ~ ft. Freyja, Lubnjia 2499070051 Don't you dare ~ ft. Freyja, Lubnjia 2849888791 Don't you dare ~ ft. Freyja, Lubnjia 484338566 Don't you dare ~ ft. Freyja, Lubnjia 484338566
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Freyja Vaarhal
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le Ven 3 Jan 2020 - 8:30
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Lubjnia, Maori & Freyja


flashback

La pluie raisonne en écho jusqu’au fond de la grotte, tambourinant contre les feuilles des arbres, le bois, la roche. Un rythme semblable a des tambours, comme un chant de la nature qui leur est offert pour bercer les esprits les plus malmenés. Freyja y trouve toujours un apaisement, particulièrement lors de ses mauvais jours lorsque la colère se fait rage froide, que le cœur s’épuise, que l’esprit s’égare vers des contrées plus angoissantes. Aujourd’hui, elle ne ressent rien de cela, affichant ce même air serein, voir sûre d’elle. L’inquiétude de se faire suivre un peu plus tôt a disparu, laissant place à une tranquillité qu’elle savoure en silence.
Installée aux côtés de Maori à qui elle prodigue quelques conseils, Freyja tend ses mains vers le feu déjà dressé et flamboyant, se réchauffant un peu les paumes.

« Heya. Quelques minutes seulement. Les regards se croisent, bruns contre clairs, deux contrastes à l’image de leurs caractères semblables. Deux passions unissent les deux jeunes femmes. Celle de la chasse et de la traque, toutes deux ayant visiblement le flair et un œil aussi aiguisé qu’un lynx. Puis celle du corps. Etreintes chaudes, déterminées, parfois sauvages, sans s’éprendre de l’autre. C’est une règle que Freyja s’est instaurée de ne pas laisser le cœur dicter ses choix, ses émotions et Maori lui offre cette parfaite entente à ce sujet-là, en plus de ce qui les ont menés à s’apprécier. Tu as d'autres conseils pour moi ?» La Pikuni sourit sans jamais lâcher le regard de Maori. Il y a déjà cette étincelle, cette vibration au cœur de ses tripes. Freyja ne fait aucune distinction, quelques soit le sexe. Homme ou femme, peut lui importe, ses préférences vont pour les personnalités, les caractères, ce que représente la personne en face d’elle. Elle ne veut pas choisir même si, devant ses parents et une grande partie du village, elle maquille certaines de ses envies. Et pour cause, elle n’a pas envie de vivre le même enfer que sa sœur qui a été obligée de s’exiler pour n’aimer que le sexe féminin.

« Ça dépend sur quoi tu souhaites être conseillée. Sous-entendu ? Avant le jeu physique, celui des mots et Freyja ne s’en prive pas. Elle est loin d’être une experte pour parader et ça n’est certainement pas ce qu’elle fait là présentement. Seulement, Maori et elle commencent à suffisamment se connaitre pour se sentir bien plus à l’aise à mesure de leurs rencontres. Peut-être changer le bois de ton arc, il en existe des bien plus résistants. Je te montrerais si tu veux. » A elle aussi, il lui a fallu du temps pour tester plusieurs types de bois et ainsi trouver celui qui lui convient le mieux. Le plus souple ou le plus résistant, le plus dur ou le plus étanche, Freyja à opter aujourd’hui pour un bois un peu plus rigide que le précédent mais surtout, plus « étanche » à l’humidité des bois qu’elle côtoie régulièrement. D’un geste précis mais distrait, la Pikuni attise un peu plus le feu, se réchauffant à mesure que les minutes s’écoulent. A moins que ça ne soit la chaleur corporelle de Maori juste à côté d’elle qui participe également à la réchauffer.

« Althéa a été blessée lors de notre dernière chasse. Un ou une imbécile a oublié des pièges profondément dans la forêt et j’ai été toute aussi idiote de ne pas l’avoir vu plus tôt. L’agacement est visible aussi bien au froncement de ses sourcils qu’au timbre de sa voix. Parce que sa chienne a été blessée à cause de la négligence d’un imbécile. Quel intérêt de laisser des pièges au fin fond de la forêt ? Il n’y a aucun campement alentour et à en juger par son instinct et son savoir, le piège n’était pas récent. Il y a de grande chance pour que ça soit un oubli. Humain, certes, mais qui a blessé sa chienne et ça, Freyja l’accepte beaucoup moins. Althéa est celle qui comble les vides laisser par son vécu, fidèle alliée, bien plus que certains humains que la Pikuni a connus. Elle soupire, secoue légèrement la tête avant de recentrer son attention sur Maori. Elle se remettra bientôt, c’est le principal. Et toi, comment vas-tu ? Tout va bien au campement ? »

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le Sam 4 Jan 2020 - 23:36

   
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La grotte est leur repère, leur parenthèse. C'est un endroit où elles se sentent bien, qu'elles se sont appropriées au fil du temps. Elles y ont trouvé leurs petites habitudes, dans cet éphémère abri. Base secrète, mais également asile. Encore plus en ce jour où les éléments se déchaînent tranquillement à l'extérieur. Maori sent encore le bas de son pantalon coller contre ses mollets. Pendant que Freyja se pose à côté d'elle et réchauffe ses mains devant le feu, Maori elle pose subitement son arc à ses côtés, et entreprend d'enlever ses chaussures. La jeune femme pivote légèrement, pour mettre ses jambes en parallèle du feu, c'est quand même mieux que de mettre les pieds dans le feu. Ce faisant, elle se rapproche un peu de Freyja… tout à fait innocemment. Nonchalamment penchée vers la grounder, la paume bien posée au sol et le bras bien tendu, Maori tourne à nouveau la tête vers elle. Leurs regards se retrouvent ; ceux de Freyja sont d'un bleu électrique et électrisant. Un léger sourire flotte sur les lèvres de la Cent. Elles savent parfaitement où cela va les mener, mais elles prennent leur temps. Elles font monter un peu la pression, la tension, alors Maori conserve un petit air innocent. "Ca dépend sur quoi tu veux être conseillée." Elles sont sur la même longueur, les yeux de Maori pétillent d'amusement, et d'un peu d'insolence quand même. Mais elle ne se mord pas la lèvre inférieure, n'hausse pas un sourcil suggestif. Ce serait trop banal, trop commun. Du déjà-vu. Le besoin primaire d'originalité ancré dans ses tripes ne la laissera pas passer par ces lieu communs. Pour le mieux, selon elle. Elle aime être surprenante. Cela se travaille dans toutes les situations.

   
Freyja poursuit, presque innocemment elle aussi. "Peut-être changer le bois de ton arc, il en existe des bien plus résistants. Je te montrerais si tu veux.
-Hum, pourquoi pas. J'avoue que je n'ai jamais pensé à changer de bois. On fait avec ce qu'on a, globalement. La première branche qui convient, ça fait bien l'affaire." Elle s'en rend compte, elle donne une impression je-m'en-foutiste à ses camarades, autant qu'à elle-même. Mais elle n'est pas née ici. Elle ne connaît pas toutes les ruses de la forêt, ne sait pas non plus s'en servir au mieux de ses ressources, elle fait ce qu'elle peut, ils font ce qu'ils peuvent. Par souci d'efficacité, ils font avec leurs maigres connaissances. Oui, définitivement, ce conseil sera intéressant. Elle sera une élève plus attentive que jamais, quand il viendra. Maori n'était pas la meilleure élève, sur l'Odyssée, il fallait réussir à l'intéresser avant tout. Mais Freyja la connaît un peu mieux à présent, et surtout elles sont deux archères et deux chasseuses. La Pikuni sait parfaitement comment elle peut réfléchir et ce qui peut l'intéresser. Maori reporta ses yeux sur les flammes, tandis que Freyja les ravivait un peu, faisait bondir de façon plus dansante les ombres et les lumières sur le mur. Elles restent silencieuses, un petit peu, côte à côte, à proximité l'une de l'autre.

  
"Althéa a été blessée lors de notre dernière chasse. Un ou une imbécile a oublié des pièges profondément dans la forêt et j'ai été toute aussi idiote de ne pas l'avoir vu plus tôt. […] Elle se remettra bientôt, c'est le principal. Et toi, comment vas-tu ? Tout va bien au campement ?" Elle s'en veut, Maori le sent. Doucement, la Cent passe une main dans le dos de la Pikuni, tente maladroitement d'être rassurante : "Bientôt elle va à nouveau te suivre partout." Ce n'est pas l'exercice pour lequel elle est le plus douée, Maori. Elle est trop franche pour quelquefois être d'une grande aide. Quelquefois, c'est même pire. Pas cette fois, en tout cas, elle n'espère pas. Il n'y a pas de raison. Maori reposa la main au sol, poussa un léger soupir. "Ca va. On résiste à ce temps de chien. Façon de parler." Maori penche la tête sur le côté, agite ses doigts de pied qu'elle fait dorer. Subitement, elle en a marre d'attendre. Elle n'est pas non plus la plus patiente, Maori. La jeune femme tourna la tête vers Freyja, et attire son visage vers le sien, ses doigts posés sous son menton. Sans attendre, elle l'embrasse avec douceur, se redresse un peu pour se rapprocher d'elle. Cette fois-ci, le sourire n'est plus une ombre sur ses lèvres, il y a bien fleuri et s'y est ancré, tandis qu'elle va rapidement quémander un second baiser. Après les yeux de Freyja, ce sont ses lèvres qui sont magnétiques… électriques.
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Freyja Vaarhal
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le Ven 17 Jan 2020 - 8:57
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Lubjnia, Maori & Freyja


Elle tique sans condescendance à l’idée que les Débarqués se contentent de la première branche trouvée. Certes, lorsque nous n’avons que ça sous la main, difficile de faire autrement, mais pour Freyja il lui est presque inconcevable de ne pas choisir le meilleur bois possible et ce, pour de multiples raisons. Résistance, souplesse, flexibilité, il y a tellement de critères qui entrent en compte que choisir la mauvaise matière peut parfois s’avérer fatale. C’est une chose qu’elle apprendra à Maori, plus tard. Elle lui enseignera ce qu’elle sait à ce sujet, lui conseillera les meilleures textures et les meilleures branches à récupérer pour une arme plus préformante. Elle n’ira pas jusqu’à lui donner l’entièreté de ses secrets… Elle apprécie sincèrement Maori et plusieurs Débarqués, mais elle n’en est pas à vouloir partager tout ce qu’ils savent de A à Z. Instinct de préservation, de survie, bien ancrée dans son ADN.
Elles en reviennent à Althéa, sa blessure, où Freyja lui raconte la raison de l’absence de sa chienne, fidèle compagnon qui ne la quitte pourtant jamais. L’agacement est présent mais ne s’attarde pas, la Pikuni n’est pas ici pour se plaindre ou geindre et ça n’est de toute façon pas dans ses habitudes. Elle reste peut-être même bien trop secrète quant à ses émotions, résultat d’une éducation solitaire.

« Bientôt elle va à nouveau te suivre partout. La Pikuni esquisse un sourire et acquiesce. Elle n’en doute pas, si tôt Althéa sur patte, elle la suivra où qu’elle soit. Et pour le moment, c’est sur Maori que son attention est braquée tandis qu’elle plante son regard clair dans celui verdâtre de sa vis-à-vis. Il y a quelque chose au fond de ses yeux qui lui déclenche toujours une chaleur sourde, léchant ses entrailles pour remonter le long de ses bras. Une étincelle sur un tas de paille, prêt à s’embraser dès lorsqu’elle lui décochera ce sourire brûlant. Et cette sensation-là n’a rien à avoir avec le feu qui commence à lui réchauffer les mollets. Les corps s’effleurent à peine, innocemment mais non sans éveiller les sens de Freyja. Ca va. On résiste à ce temps de chien. Façon de parler. Freyja sourit face à cette blague involontaire, hausse les épaules, consciente que la vie ne doit pas être évidente pour eux non plus. Le froid ne va pas tarder à s’inviter, la neige également et les choses seront beaucoup plus difficiles pour les prochaines fois. D’ailleurs, Freyja se demande de quelle façon les deux jeunes femmes pourront assurer leurs entrevues régulières.
Ou pas.
Vaarhal est perdue dans ses pensées l’espace d’une seconde, ou peut-être deux, jusqu’à ce que les doigts chauds de Maori s’emparent en douceur de son menton pour attirer son visage vers le sien. Elle n’émet aucune résistance, bien au contraire. Elle cueille avec un sourire non dissimulé ce baiser que Maori lui offre. Son cœur palpite aussitôt au fond de sa poitrine, faisant crépiter un million de sensation au creux de son ventre qui se crispe de plaisir de retrouver la douceur de ses lèvres pulpeuses.
Freyja se redresse, prend appuie sur ses genoux, glisse ses mains dans le cou de son amie qui réclame un deuxième baiser qu’elle lui offre sans hésitation, avec une nouvelle ferveur. Son corps entier s’éveille petit à petit, cherche celui de Maori sans l’ombre d’une hésitation. Les deux jeunes femmes ont partagé tant de fois, tant d’ébats passionnés mais encore aujourd’hui, Freyja ressent cette même étincelle à l’idée de goûter de nouveau à cette peau tannée qu’elle prend plaisir à explorer à chaque rencontre. La Pikuni lui rend les baisers donnés, goûte la texture de ses lèvres, invitant sa langue dans cette dance savoureuse et brûlante. Ses mains glissent sur ses épaules jusqu’au creux de ses hanches qu’elle plaque un peu plus contre elle. Le monde n’existe plus, le temps s’étiole et se perd dans ces gestes lascifs, de ces soupirs saccadés qui s’écrasent contre les peaux presque fiévreuses. Freyja glisse son souffle dans le cou de Maori, y mordille la peau délicieuse de son amante, ses doigts glissant sous son haut. Sa paume rugueuse par l’utilisation quotidienne de l’arc et de toutes ses activités manuelles s’égare dans le creux de ses reins, sur ses hanches et remonte sur ce ventre plat qu’elle caresse, explore.

Son corps entier crépite, le désir enroule ses sens, les exacerbent jusqu’à sentir son cœur battre dans ses tempes. Les gestes sont assurés lorsque Freyja se débarrasse du haut de Maori, laissant son amante s’occuper également de ces tissus qui, en cet instant, n’ont rien à faire là en cette seconde, agissant comme une barrière à tout ce qu’elle aimerait goûter chez la débarquer. Freyja aime ces instants charnels, purs, non calculé. Un désir à l’état brute, sans artifice, là où l’esprit se lâche et s’ouvre entièrement à l’autre pour une communion délicieuse. La Pikuni se plaque un peu plus contre Maori et l’invite implicitement à s’allonger sur le sol, prenant appui sur ses avant-bras sans cesser de l’embrasser et de dévorer sa peau, se délectant dans un soupir de plaisir du contact électrisant de sa peau contre la sienne.

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