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le Dim 8 Déc 2019 - 19:40



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Baudelaire


L'enfer sur Terre. Des grondements menaçants, se rapprochant lentement. M'encerclant. J'étais prise au piège. Quelques détonations, dont Zeus était le responsable. Je sursautais à chaque fois. Effrayée par la cacophonie du tonnerre. De simples ruissellements devenus soudainement des cascades. La Terre devenue la Mer. Cherchant à nous emporter avec elle.
Il avait suffi de quelques minutes pour être inondée. Vêtements, désormais éponges. Cheveux imbibés, collés à mon visage. J'essayais de naviguer dans cette forêt, comme un capitaine déterminé à ne pas lâcher la barre, mais c'était impossible. Je n'y voyais plus rien. Lumière assassinée, couverte comme un macchabée par un grand drap. Noir. Le ciel était endeuillé, on pouvait presque se croire la nuit. Et c'est vrai que j'avais qu'une envie, c'était d'être chez moi. Au chaud, à l'abri. Dormir, l'esprit protégé de toute préoccupation. Mais j'étais là, bien réveillée. Entourée par des arbres qui semblaient bien moins sympathiques qu'auparavant. Et si l'un d'entre eux me tombaient dessus ? Ils étaient secoués dans tous les sens. Feuillages faisant office de poupée de chiffon. Balancés dans une direction ou une autre, au gré des envies destructrices des bourrasques. Le vent libérait toute sa colère sur Dame Nature. Et puis, il y avait ce halo d'obscurité infranchissable. Il dissimulait mes pieds, donnait l'impression de m'engloutir. Je ne savais même plus où j'étais. Que mes montagnes me manquaient ! J'aurais pas pu choisir pire jour pour sortir. Cela n'avait plus rien d'une aventure. J'avais été envoyée directement dans les limbes. Il n'y avait aucune issue. Et ce n'était pas les cours de combat des Athna qui allaient me servir à quoi que ce soit.

La pluie. Le vent. L'orage. Les ténèbres.
Difficile de croire que ce matin encore, le soleil était venu se pavaner. Suffisamment longtemps pour me faire croire que je ne courrais aucun risque à délaisser mon village. Suffisamment longtemps pour que je descende la montagne et que je m'enfonce dans les profondeurs de la forêt. Mais pas suffisamment longtemps pour me laisser le temps de rentrer chez moi. Je ne sais même plus si j'avance. Je crois que je tourne en rond. Je ne sais pas si c'est la noirceur de ce temps qui aspire mon énergie, à l'image même d'un vampire. Ou si ce sont les rafales qui l'emporte avec elles, loin, très loin. Je sais juste que je tremble. De froid, de fatigue, de peur.
Me voilà dans une sacrée galère. Une fois de plus. Mais pour une fois ce n'est pas de ma faute. Au mauvais endroit, au mauvais moment, il n'y a rien à comprendre de plus. Je vais pas pouvoir affronter de déluge encore longtemps. J'ai jamais été très résiliente. En tout cas lutter contre une tempête c'est bien au dessus de mes compétences. Fais chier. Je suis tellement épuisée que j'arrive pas à paniquer. Juste à pester contre moi-même. Juste à me dire que si je réussis à rentrer chez moi, je me confinerais au fond de mon lit et je n'en sortirais plus. Sauf qu'à force de marcher sans voir où je pose les pieds, je glisse. Je suis à deux doigts de m'étaler dans le sol devenu une baignoire de boue, mais par je ne sais quel miracle une de mes mains s'accroche à quelque chose de toute ses forces. Plainte de douleur. C'était un rocher. Si j'étais tombée, j'aurais jamais eu la force de me relever. Mais maintenant j'ai la paume complètement écorchée. Et les bandages sont inutilisables tant mon sac ressemble à une poche à eau. Putain je vais pas m'en sortir.

J'arrive pas à croire que des larmes m'échappent. Au moins si quelqu'un me voyait je pourrais facilement prétendre que c'est la pluie. Mais évidemment y a personne. Il est où le héros dont on parle toujours dans les grands récits ? Celui qui sort de nulle part pour vous sauver la vie ? Il a peut-être foudroyé par un éclair. Ou écrasé par un arbre. En tout cas il est pas là. Je m'adosse contre ce rocher. Celui sur lequel j'ai semé quelques gouttes de sang. Mes mains, blessées, mouillées couvrent mon visage. Tentative vaine de le protéger. Ça ne sert plus à rien d'avancer de toute façon. Il n'y a rien à faire à part attendre et subir. Je suis tellement à bout que je perds la tête, j'entends des voix. Enfin une, ou plusieurs, je ne sais pas. C'est pas bon signe que j'ai déjà des hallucinations. C'est un des symptômes de l’hypothermie ? On dirait vraiment que c'est réel. Que c'est tout proche. Mais j'ai vraiment croisé personne. Je ne comprends vraiment plus ce qui se passe. Je me tourne dans tous les sens, j'essaye de voir à travers l'obscurité et le brouillard. Au fond je donnerais mon âme au diable pour ne plus être seule. N'importe qui ferait l'affaire. Je fais quelques pas, et l'espoir retombe aussitôt. J'ai rêvé y a aucune autre explication. Il n'y a pas une personne là entre les arbres, ni même dedans.

Alors je me retourne, prête à m'affaler à nouveau contre cette immense pierre qui est devenu mon seul repère. Mais c'est là que je la vois. C'est comme s'il y avait une fissure, une faille. On dirait presque qu'on peut s'y faufiler, mais faut vraiment pas avoir de kilos en trop. J'hésite à essayer d'y entrer. Et si je restais coincée ? En même temps, on peut pas dire que j'ai le choix. Je pourrais jamais tenir le reste de la journée face à ce déchainement du temps. Je suis déjà trempée, gelée, exténuée. Je passe d'abord ma main. Plus je l'enfonce, plus je réalise que la cavité devient plus en plus large. Alors je ne me pose plus mille questions, j'engage tout mon corps à l'intérieur. J'ai dû mal à passer au début, je grimace de me sentir si oppressée par les parois rocailleuses. Puis enfin, la libération. C'est pas juste un petit abri, c'est carrément une grotte ! J'ai qu'une envie c'est de me laisser tomber au sol. Mes jambes ne tiennent plus. Je veux me débarrasser de ces vêtements mouillés, je veux m'étirer, m'allonger, me réchauffer, m'endormir. Mais j'oublie pas cette, ou ces, voix, que j'ai entendu toute à l'heure. J'avais pas rêvé. Ça venait forcément d'ici. Mais il fait sombre, et je n'ose pas m'avancer plus. Je reste devant l'entrée, et un murmure tremblant m'échappe. « Il y a quelqu'un ? »
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Dernière édition par Sinead Gyllenstierna le Sam 28 Mar 2020 - 17:55, édité 3 fois
Adriel Slyder
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le Lun 23 Mar 2020 - 2:29
Tu ne savais plus vraiment si ta vie valait la peine d'être vécue par moment, tu sentais que le découragement de la solitude te pesait, que tu avais fatalement besoin de voir du monde. Tu pensais que tout irait bien avec James, mais sa famille lui manquait, la mer lui manquait, la terre n'était pas son élément, la vie avec toi lui convenait mais ne le comblait pas totalement. S'il ne voulait pas dépérir, il était mieux pour lui de regagner sa vie d'avant, plus sain, et même si cela voulait dire que vous ne vous verriez plus, tant pis, tu préférais qu'il vive sa vie comme il l'entendait, comme il le désirait plutôt que d'être à moitié heureux avec toi. Tu pouvais être son rayon de soleil, mais il lui manquait trop de choses pour que les nuages ne gagnent pas son horizon. Alors tu t'étais fait une raison. Tu avais eu du mal à te faire une raison, tu t'étais senti seul, plus que jamais après son départ, si bien que tu avais erré dans la forêt sans but, et que tu avais failli perdre la vie. Mais une rencontre avait été salvatrice, cette rencontre là, ces retrouvailles plutôt avaient apportées un nouveau souffle à ta vie. Syklon, anciennement Alex, était passé par là, et son nouveau prénom avait été prémonitoire, à moins que ça ne le soit pas tant que ça. L'avait-elle choisie par hasard ? Tu en doutais, elle ne l'avait pas choisi par hasard, à moins que ça ne soit des terriens, différents de toi qui lui avait donné ce prénom si symbolique.

Bref, tu n'étais pas à proximité d'une de tes cabanes, ni d'une de tes cachettes en dur, mais tu allais te faire potentiellement piéger par une de ces tempêtes si soudaines dans le coin. Le ciel était clair et découvert dans la matinée, mais l'après-midi avait montrée qu'il n'en serait pas ainsi d'ici une heure à peine. Si tu te débrouillais bien, tu aurais le temps d'aller te réfugier dans le réseau de grottes qu'il y avait par ici, pour être au mieux à l'abri lorsque le ciel se déchaînera complètement sur le sol, le rendant humide et boueux. Et c'est ce qui se produisit. Tu venais d'arriver dans la grotte la plus proche voilà quelques minutes à peine, et le ciel se morcela de beaux éclairs de lumières. Tu savais que cela pourrait durer quelques heures, peut être même une journée entière, cela dépendait de la volonté du ciel, mais tu avais de quoi tenir le coup, ne partant jamais les mains vides quand tu agissais de la sorte. Tu avais un peu d'eau, de quoi ne pas complètement te déshydrater, et puis si jamais tu tombais en rupture, il y avait de nombreuses fentes dans les grottes, et l'eau de ruissellement pourrait être bénéfique en cas de besoin. Tu avais aussi, un pull de rechange dans ta besace, au cas où, rien de fou, ainsi que quelques fruits secs. Tu n'avais pas de quoi tenir un siège, ni nourrir un régiment, mais pour toi ce serait largement suffisant. Tu n'aurais plus qu'à prendre ton mal en patience. Si tu commençait à avoir froid, tu avais tes deux petits silex pour faire un peu de feu, allumer éventuellement une torche. C'est ainsi que la pluie s'est mise à tomber, le ciel semblait être dans une colère noire, si noire qu'il ne semblait pas vouloir se calmer, comme s'il avait été bien trop lourdement fâché. Mais personne ne pouvait le maîtriser, et heureusement, car sinon, tout le monde se battrait pour avoir le temps idéal pour que le pays soit verdoyant tout en ayant le plus beau temps qui soit tout au long de l'année. Alors, pour que le temps passe plus vite, tu t'amuses à siffloter légèrement, un air que tu as déjà entendu lorsque tu étais enfant, un chant peut être de ton ancienne tribu, à moins que ça ne soit simplement ta mère qui s'amusait à te bercer ainsi pour que tu t'endormes. Tu essayes de retrouver l'air correct, et puis en cherchant dans ta mémoire, tu essayes d'en retrouver les paroles, comme si c'était un poème chanté, qui ressemblait comme deux gouttes d'eaux à la situation qui se passait dans le ciel. Est ce qu'il était d'elle ? Est ce que c'était un ancien héritage des anciennes civilisations ? Tu n'en savais rien, mais l'importance n'était pas là car soudain, il te sembla entendre des gémissements féminins. Tu n'étais pas sûr de toi, la pluie et le tonnerre grondant lourdement, pouvant peut être te faire avoir de fausses impressions. Il semblerait que cela vienne d'un renfoncement de la grotte, comme si elle était prise au piège. Mais la réalité est différente car elle vient tout simplement de réussir à se glisser à l'intérieur de la grotte à travers l'une des petites fissures laissant entrevoir un tout petit peu de lumière. Alors tu prends un bout de bois, et avec tes deux silex, tu l'enflammes légèrement pour faire un peu de lumière. Et c'est là que tu l'entends appeler à l'aide, appeler pour voir s'il y a quelqu'un. La pauvre a subit de plein fouet la tempête, elle à froid, elle est au bord de l'évanouissement mais dans son malheur, elle a réussi à trouver les ressources nécessaires pour se glisser par une minuscule fente.

" Oui, je suis là. "

Tu ne lui poses pas la question pour savoir si ça va bien, la réponse est assez évidente. Elle s'est fait prendre au piège, n'ayant pas vu les symptômes de la tempête arriver dans le ciel. Mais elle est avec toi, tu vas pouvoir l'aider, un peu, avec le peu que tu as sur toi.
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le Sam 28 Mar 2020 - 17:54



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Incapable ou imprudente ? Ces deux mots... je l'entends cette voix venimeuse qui me les susurre en boucle. J'essaye de la faire taire, de rester concentrée, je me sens faible, j'ai tellement de mal à avancer, j'ai l'impression que ça dure depuis des heures. Je n'arrive pas à croire que je n'ai rien vu venir en partant. Comment les signes annonçant la tempête - car il y en a forcément eu - ont pu m'échapper ? Je guettais la course du soleil, persuadée qu'il me tiendrait compagnie pendant toute l'exploration. Croquant à pleine dents cette liberté grisante, jusqu'à ce que le vent sorte de son sommeil et apporte avec lui quelques sombres amis nuages. Je m'étais tellement éloignée, revenir en arrière a été inutile, à chacun de mes pas l'atmosphère s'alourdissait. Le ciel a fini par verser quelques larmes sur mes bras, alors j'ai accéléré plus encore. J'avais aucune envie de retrouver Thémis en ayant l'allure d'un ours tombé dans une cascade. Mais, il faut admettre que mes jambes ne sont pas aussi efficaces que celle d'un cheval, et que râler après elles ne me faisait pas avancer plus vite, alors l'issue était claire. La nature devenait les barreaux de mon cachot et la tempête serait mon geôlier. Captive, par malchance ou négligence ? Ça ne change en tout cas rien au résultat, je ne serai pas chez moi ce soir.

Au moins, grâce à cette grotte inespérée, je le serai normalement demain. J'étais à bout, dehors, balancée par les bourrasques, les vêtements complètements imbibés, la main blessée, n'ayant plus la force de faire le moindre pas. Et la seconde d'après, je suis sauve. Je n'ai plus aucune pensée, je ne suis qu'un corps trempé et engourdi, mais je ne sens plus la pluie ni le vent. J'aimerais croire que je suis en sécurité, car je n'ai plus aucune force pour lutter. Ma tête est si lourde. Je n'arrive pas à empêcher mes mains de trembler. Je rêve qu'un lit apparaisse aussi miraculeusement que cet abri. La peur qui s'est cumulée, et maintenant le soulagement immense, me donnent envie de pleurer et de rire en même temps. En fait je crois être trop fatiguée pour réussir à dormir. Et surtout, je n'oublie pas avoir entendu quelqu'un ici. Je ne sais pas ce qui est le mieux. Avoir bel et bien halluciné, et donc être seule ici. Personne pour m'aider, mais personne pour s'en prendre à moi. Ou que la grotte soit vraiment habitée, et laisser la fortune déterminer si cette, ou ces personnes seront mes bourreaux ou mes sauveurs. Je suis tellement trouillarde qu'au fond de moi, j'espère que nul n'apportera réponse à ma question. Que mes mots résonneront dans cette grotte, seuls, sans ne réveiller aucune autre voix. Mais la naissance d'une lumière dans les profondeurs de la roche fait mourir prématurément mes quelques espoirs. Et cette voix masculine, malheureusement pas familière, qui s'élève, me fait trembler autant que le froid. Me sentir aussi vulnérable a tué toute ma confiance. Et mes tendances paranoïaques sont en train de s'épanouir comme jamais.

« Salut, bon désolée de m’incruster, mais autant mettre les choses au clair direct. J'ai nulle part où aller, donc qui que tu sois je compte bien rester toute la soirée et la nuit ici. Si t'es un voleur, fais-toi plaisir, tu peux me dépouiller mais j'ai rien à part un sac inondé. Si t'es un tueur, franchement prends en toi à moi un autre jour parce que là y aucun challenge je tiens à peine debout. Ce serait vraiment pas glorieux comme trophée de chasse. Si t'es ni l'un l'autre, enchantée, moi c'est Sinead, et sinon, t'aurais pas quelque chose à manger ? Et des bandages ? »

Je viens vraiment de balancer tout ça sans prendre de respiration, c'est fou à quel point je trouve de l'énergie quand il s'agit de parler. C'est peut-être une sorte de don, ou un talent caché, en tout cas je suis affamée, et si ici c'est l'abri de ce type, je suis un peu son invitée en quelque sorte, et lui mon hôte, donc c'est son devoir de m'accueillir et de m'aider, non ? Bon en vrai, s'il ne me met pas dehors, et qu'il me laisse rester ici jusqu'à demain matin, même sans nourriture, je crois que je m'en contenterais et que je lui serais quand même déjà très reconnaissante. Mais ça coûte rien de demander, et puis dormir le ventre vide, il faut avouer que ça fait rêver personne. Sauf que je réalise que maintenant qu'il est peut-être dans le même état que moi. Je suis peut-être pas la seule écervelée à s'être laissée piégée par la tempête. Ça ne fait que quelques secondes que j'ai fini de parler que je recommence aussitôt, sans qu'il n'ait pu répondre.

« Toi tu vas bien au moins ? Tu vis ici ou tu t'es réfugié comme moi ? Mais comment t'es entré d'ailleurs ? Je veux pas t'offenser mais tu rentres clairement pas dans la fissure que j'ai trouvé. Même moi j'ai cru que j'allais rester bloquée. Du coup, ça veut dire qu'il y a une autre entrée ? La grotte a l'air grande, non ? Et t'es tout seul ? Tu crois que le temps va bientôt se calmer ? Ça va pas durer des jours, hein ? Ma femme va s'inquiéter, et à moins que tu élèves des oiseaux messagers, j'ai rien pour lui dire que je vais bien. »

Je m'avance vers lui parce que je ressens l'air mordant à travers la fente, et j'entends encore les gouttes tomber, je veux oublier tout ça, et je suis coincée avec ce mystérieux inconnu, sans rien pour me défendre de toute façon, alors je ne peux pas essayer de le fuir ou de l'éviter. Au moins en m'approchant, je peux commencer à mieux distinguer les traits de son visage. Il parait tellement impassible, ça ne me rassure pas vraiment.

«  Et d'ailleurs, je t'ai même pas encore demandé ton nom ? Moi je m'appelle Sinead mais je crois que je te l'ai déjà dit en fait, il y a une minute... »



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le Lun 30 Mar 2020 - 19:00
Elle était sortie de cette fissure, tu te demandais même comment elle avait pu passer, parce que de ton point de vue ça paraissait véritablement très étroit, trop étroit pour que quelqu'un passe. Tu ne passais pas, c'était une certitude, ta charpente corporelle était trop large pour passer dans une telle fissure, mais elle, malgré ses formes féminines, elle restait fine, assez donc pour passer à travers ce que tu appellerais un trou de souris ou presque. Elle avait pris un risque énorme en s'engouffrant par là, elle aurait pu rester tout simplement coincée et il aurait été impossible de briser la roche à main nue. Tu n'avais rien sous la main pour agir de la sorte, rien du tout. Si de l'extérieur avec l'humidité tu aurais pu tenter quelques choses, de l'intérieur, il n'y aurait rien eu à faire. Mais la question ne se posait pas, elle avait réussi ce qui de ton point de vue paraissait très peu probable, impossible pour toi, mais pas pour elle visiblement. Et l'orage avait réussi à la rincer complètement, que ce soit véritablement, ses vêtements, mais aussi ses forces, car elle avait du lutter pour tenter de trouver un abri, et avoir la chance d'avoir cette fente là. Elle semblait véritablement avoir lutter de façon bien trop intensive, mais tu n'y pouvais strictement rien du tout. Dans son malheur toutefois, elle avait eu la chance de tomber sur toi, sur un Adriel adouci par le temps qu'il avait passé avec James, pas celui d'il y a quelques mois seulement, qui n'aurait sans doute pas daigner lui apporter un peu d'aide. Mais au bout du compte, tu te rendais compte que la solitude te pesait sur la conscience. Au départ, tu avais quelques relations avec les athnas, ceux avec qui le courant passait le mieux, mais petit à petit, tu avais limité toutes ses relations même celles qui auraient dû être essentielles à ton équilibre mental. Puis il y avait eu James, le calusa, au bord de la plage à qui l'achat de quelques poissons avait changé la donne. Tu t'étais dit qu'il était doux et gentil mais au fond, il l'était trop pour toi. Tu avais voulu l'embarquer avec toi après la destruction du village calusa par une tempête, encore plus forte que celle qui grondait au dessus de vos têtes dans l'instant. Mais il n'avait pas réussi à supporter cela, sa famille lui manquait trop. Cela avait été un véritable camouflet pour toi, une remise en question plus que profonde, une envie en berne, une envie d'en finir, puis tu avais croisé Alex/Syklon, et cela avait changé la donne. Elle te rappelait à de bons souvenirs, à une période où tu n'avais pas encore sombré. Alors lorsque la voix féminine demande s'il y a quelqu'un tu réponds tout en t'approchant d'elle, toute tremblante, à cause de la peur, à cause du froid, à cause de l'humidité qui régnait sur sa chair. Elle était si vulnérable, tu aurais pu faire tout ce que tu voulais d'elle si seulement tu en avais eu un quelconque désir mais ça n'avait jamais été ton genre, de profiter de ce genre de situation. Avant, tu l'aurais simplement ignorée, tu te serais rapprochée de l'entrée de la grotte pour guetter le soleil. Mais là, tu faisais le contraire, parce que mine de rien, avoir un peu de contact humain ne te ferait pas de mal même si tu n'avais pas grand chose sur toi pour l'aider au final. Tu avais un strict minimum, ni plus ni moins. Et très vite, la jeune femme se montre bien plus bavarde que tu ne l'aurais cru. Elle était fatiguée physiquement, mais mentalement, elle était encore en alerte, ayant déjà imaginé tous les scénarios possibles sur tes intentions, qui par chance pour elle n'étaient pas mal venues. Mais tu ne pourrais pas faire énormément pour elle. Tu l'écoutais donc faire une première très longue tirade, parce qu'il fallait croire que sa vie en dépendait. Peut être pensait-elle que tu allais lui trancher la gorge, peut être alors avant d'agir de la sorte, elle voulait en dire le plus possible. Sans rien dire de plus, tu sors ce que tu as à manger, pour grignoter à la base, mais qui lui serviront plus à elle qu'à toi. Ce n'était que quelques fruits que tu avais fait paisiblement sécher, utile pour les déplacements que tu avais à faire dans le coin au cas où. Tu lui sortais donc le petit sachet et le lui donnais, quelques fruits, rien d'extraordinaire malheureusement. Et vu le temps, il te serait difficile de chasser quoique ce soit. Dans la précipitation, tu n'avais pas vu s'il y avait de quoi cueillir quelques choses à proximité, il ne te semblait pas. Tu n'avais pas de bandages pour sa main, mais l'entaille ne semblait pas très profonde pour celle qui s'appelait donc Sinéad. Alors elle te demande si tu vas bien, ce qui te fait sourire, à croire qu'elle te voit trouble ou quelques choses comme ça, mais contrairement à elle tu es sec, tu n'es pas mouillé, rien de ce genre là, parce que tu as su prendre les devants avec les présages du ciel qui annonçaient l'orage. Rien de spectaculaire puisque tu n'avais pas pu revenir dans une de tes cabanes mais tu avais pu venir ici néanmoins. Et finalement, elle te demande ton prénom rappelant le sien, se rendant compte qu'elle l'a déjà dit.

" Je m'appelle Adriel. Et comme tu peux le voir, je ne suis pas aussi bavard que toi, mais je vais bien. J'ai vu que le ciel se couvrait, alors je suis venu me réfugier ici, car je ne pouvais pas revenir chez moi. Alors je n'ai pas grand chose à t'offrir, quelques fruits secs si tu le désires dans ce sachet. J'ai un peu d'eau aussi. Je n'ai pas ma trousse à pharmacie sur moi, donc pour ta main, dans l'immédiat je ne vais rien pouvoir faire. Mais je ne te ferais rien, rassure-toi. Nous devons prendre notre mal en patience, l'orage risque de durer quelques heures au moins. "

Tu laisses le flambeau juste là pour aller chercher quelques branches qui traînent ça et là jusqu'à l'entrée de la grotte pour faire un petit feu, rien de fou mais au moins, elle pourra se réchauffer un peu puisqu'elle est trempée. Tu as du oublier de répondre à certaines de ses questions, mais elle t'en a trop posée pour cela. Tu reviens donc avec une brassée de branchage, tu y mets le flambeau dedans, vous aurez un peu de lumière, et un peu de feu pour vous réchauffer, enfin surtout elle. Ce n'est pas grand chose, mais c'est mieux que rien après tout.
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le Mar 7 Avr 2020 - 22:53



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Je ne sais pas comment je fais pour toujours me retrouver dans de telles situations. On dirait que c'est mon sixième sens à moi. Non pas que je me sois déjà retrouvée auparavant avec un inconnu, coincée dans une grotte au cours d'une tempête à faire pâlir un Rahjak. Mais je vais toujours là où il ne faut pas. Au moment où il ne faut pas. C'est souvent volontaire, il faut l'avouer. C'est si tentant de suivre sa curiosité, de se laisser galvaniser par l'adrénaline de l'imprévu et de s'en remettre au hasard et à la chance. Enfin d'ailleurs en parlant de chance, je me demande combien de temps encore je vais en avoir autant. Je ne sais pas si les Anciens veillent sur moi, ou un truc du genre, mais ils vont bien finir par en avoir marre, non ? Car je leur en donne du travail. Il y a bien un jour où j'aurais épuisé tous les stocks de chance disponible pour une même personne, non ? Bon là c'est différent, j'ai vraiment pas fait exprès. J'ai juste été... négligente. J'aurais dû la voir arriver cette tempête. Du moins je l'ai vue, mais trop tard, vraiment trop tard. Et là cette grotte, c'est un miracle de plus. Cette fissure exactement conçue pour qu'une personne avec ma morphologie puisse passer, ça peut pas être juste du hasard. Et cet homme... est-ce un ange gardien ? J'ai eu peur au début. Il faut dire qu'avec la fatigue, avec la lutte dans laquelle je m'étais lancée pour parvenir à un placer un pied devant l'autre, en dépit du vent et de l'eau, j'ai l'impression d'être plus faible que jamais. Je n'ai pas la trempe d'une vraie guerrière, certains Athnas comme @Elias Caroll prennent un plaisir non dissimulé à me le faire remarquer, mes parents aussi à l'occasion, mais je sais quand même me défendre, et je sais être agile. Je grimpe aisément aux arbres, j'escalade si souvent la montagne, et je peux courir...vite.
Mais là, je ne suis plus capable de rien. Je crois que si j'essayais de porter quelque chose, mes bras se briseraient en des dizaines de morceaux, comme s'ils étaient l'un des verres de Thémis que l'on aurait violemment jeté contre un mur (même si personne n'a intérêt de casser l'une de ses œuvres). Je suis complètement à la merci de cet inconnu. J'aurais pu tomber sur n'importe qui, et ma méfiance d'Athna (ou bien ma paranoïa typiquement Sineadienne) me fait présumer que la plupart des gens - autant terriens que débarqués - auraient profité de la situation. Mais lui, apparemment nommé Adriel - ce nom d'ailleurs je suis certaine de l'avoir déjà entendu mais c'est peut être un nom assez courant - il a l'air si... désintéressé. Il semble pas fou, ses paroles me paraissent sincères et ses actes sont bienveillants. Et je ne vois pas l'intérêt de faire semblant, puisque de toute façon quoi qu'il fasse je serais incapable de riposter. Il faut croire que la chance est encore plus présente que ce que j'avais imaginé. Il a même déposé quelques fruits séchés dans le creux de ma main. Dans l'ordre normal des choses, je devrais lui demander s'il lui reste de quoi manger pour lui, et que si ce n'est pas le cas on partage ces fruits ensemble, parce que c'est comme ça qu'on fait toujours, et parce que c'est à lui, mais à ce moment-ci, mon corps gagne le duel contre la raison. Une victoire écrasante. J'ai si faim. Je les mange un à un pendant qu'il me répond. Enfin, dire que je les dévore serait plus exact. Je soupire finalement dans un fragile murmure :

«  Merci...merci beaucoup. Et oui, je veux bien de l'eau... Enfin seulement s'il y en a assez pour nous deux. " »

Cette fois je me félicite d'être parvenue à me montrer polie et raisonnable. Il m’accueille, il me donne de quoi manger, donc je crois que je dois faire quelques efforts, l'épuisement n'excuse pas tout, et puis je veux éviter de trop l'agacer. J'ai aucune envie qu'au bout d'une heure, il me trouve si pénible qu'il décide de me jeter dehors. Il est calme, et charitable, mais il n'a pas non plus l'air d'être le genre de personne qu'on a envie de pousser à bout. Il m'intimide, c'est certain. Il s'absente quelques minutes, pendant lesquelles je décide de m'assoir car si je ne le fais pas, ce sont mes jambes qui finiront par céder, et je somnole légèrement en attendant son retour. Finalement, je préfère quand il est là. Je n'ai pas envie d'être seule ce soir...Et quand je l'entends venir à nouveau, ma tête se relève aussitôt, mon corps lui reste assis au sol, et encore une fois, je ne peux pas empêcher la curiosité de dicter mes actes, ou plutôt mes mots.

«  Tu as dit que tu voulais rentrer chez toi, mais c'est où, chez toi ? »

Cette fois j'ai réussi à être concise, l'angoisse est presque complètement retombée, emportant avec elle ce besoin de tout évacuer par des paroles aussi chaotiques d'innombrables. Je sens la fatigue, bien trop, mais je ne veux pas fermer les yeux, pas tout de suite. La curiosité, elle me tient éveillée, parce que pour l'instant la seule chose que je sais sur lui, c'est son nom. En tout cas, il a fait un feu, alors qui qu'il soit, j'ai envie de le remercier mille fois. Cette sensation de chaleur qui monte doucement autour de nous me fait renaître. C'est encore meilleur que les fruits. Je n'avais pas réalisé que j'avais aussi froid. Et mes vêtements vont pouvoir sécher. Mais maintenant que la grotte est éclairée, il y a quelque chose qui me frappe l'esprit, que je n'avais pas remarqué avant. Son visage...c'est bizarre cette sensation qu'il m'est familier. Vu mon état actuel, je crois que je délire. Pour de vrai cette fois. Ou bien justement c'est peut-être parce que je suis exténuée que je n'arrive pas à me souvenir. Mais n'étant du genre à me prendre la tête pendant des heures pour essayer de comprendre, et je n'en ai pas la force dans tous les cas, autant lui poser directement la question. Ça, plus son prénom... ça me démange trop pour que je me taise.

«  Hey...tu crois qu'on s'est déjà croisés quelque part, avant ? »


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le Mer 8 Avr 2020 - 21:37
Tu le vois clairement, elle n'est pas au mieux, loin d'être au top de sa forme la petite Sinéad, mais dans son malheur, elle est tombée presque littéralement sur toi. Elle était tombée du ciel, enfin de la terre sous terre, c'était presque paradoxal d'ailleurs, mais ça ne te gênait pas, puisqu'elle était là pour les mêmes raisons que toi, moins prévoyante cependant. Tu ne pensais pas que cela allait se passer de cette manière, cette tempête, tu avais été surpris, mais étant solitaire depuis trop longtemps, tu prenais toujours un minimum de précaution au cas où tu ne puisses pas te rendre dans une de tes cabanes dans les arbres, ou dans la ruine que tu avais légèrement remis sur pied pour l'hiver. C'était mieux qu'une cabane où il n'y avait pas de fenêtres, laissant passer l'air et donc le froid de l'hiver sur ta peau. Mais là, tu n'étais pas chez toi, tu étais au milieu de la forêt, plus précisément dans l'une des galeries de cette grotte labyrinthique si on s'enfonçait trop largement dedans. La sortie n'était pas très loin de là où vous étiez, une centaine de mètres sans doute, mais la lumière ne parvenait pas jusqu'à vous, si ce n'est par la fente d'où elle venait, mais avec la luminosité du dehors, ça ne changerait rien à la pénombre qui était là. Quoiqu'il en soi, elle ne te fera pas de mal, et tu comptes pas profiter de la situation, ça ne te servirait à rien du tout, c'est même contraire à ce que tu désirais faire avec les autres terriens et enfants des étoiles. Tu te voulais plus tranquille, plus aimable, plus conciliant, plutôt que de penser qu'à ta poire. Elle dévorait donc les quelques fruits secs, parce qu'elle avait du lutter, rien que pour arriver ici,d dans cette maigre fente où elle avait pu passer son corps. Tu lui donnais ce que tu avais avec toi, autrement dit peu, mais pour elle, ce serait mieux que rien. Elle te remerciait déjà, quand à l'eau, elle sembla y réfléchir à deux fois, comme si elle avait un semblant de lucidité qui jaillissait dans son cerveau, qu'elle se disait peut être que les réserves étaient bien maigres. Mais pour l'eau ce n'était pas un soucis avec ce qui tombait dehors.

" Bois sans crainte, avec ce qui tombe dehors en ce moment même, nous pourrons recharger s'il y a besoin. Il y a de nombreuses fentes dans le sol d'où l'eau ruissellera. "

Notamment celle où elle s'était glissée voilà quelques instants. Tu la laissais donc boire ce dont elle pensait avoir besoin dans le moment. Il ne fallait qu'elle aille trop vite même si sa sensation de soif était fortement présente, mais tu ne l'arrêterais pas le cas échéant. Tu vas donc chercher du branchage pour faire un feu plus conséquent. Il n'y a pas énormément de branches dans la grotte, ça ne tiendra pas toute la nuit, mais ce sera déjà ça pour qu'elle puisse se réchauffer un minimum, pour que ses vêtements puissent sécher aussi, c'est mieux que rien quoiqu'il en soit. Elle te voit revenir, te posant une autre question, pour savoir d'où tu viens, où est ce que c'est chez toi. Tu souris à cela, elle est bien curieuse, mais tu ne peux pas l'empêcher de lutter contre sa nature qui semble ainsi, elle veut en savoir plus, se demandant sans doute pourquoi tu l'aidais de la sorte, tout du moins, tu te poses la question bien entendu.

" Je suis un peu partout entre le village pikunis, les anciennes ruines, le campement des enfants du ciel et leurs aînés. Je voyage entre ses tribus, sans point réellement fixes. "

En dehors de tes cabanes donc et de la ruine que tu avais remise en état pour les journées les plus froides. Mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir, elle comprendrait ainsi que tu étais une sorte de nomade se baladant dans le coin, non loin d'un peu tout le monde. C'était la vérité vraie cependant, même si tu ne savais pas ce qui se passerait dans un futur plus ou moins proche. Quoiqu'il en soit, tu fais en sorte de faire un feu plus conséquent afin que tout aille bien pour elle, et presque immédiatement, tu te rends compte qu'elle commençait à avoir vraiment froid. Car immédiatement, elle se rapproche des flammes, pour sentir la chaleur, et voir plus en détail ton visage. Tu crois la reconnaître, elle est assurément de ton ancienne tribu, c'est une athna perdue finalement, assez loin de chez elle, ce qui ne t'étonne pas tant que ça. Cela expliquerait pourquoi elle s'est fait prendre par la tempête, et comment elle a eu assez de ténacité à passer par cette fente pour se mettre à l'abri ici. Mais tu n'en dis rien, c'est elle qui vient à te poser la question. La chaleur semble remettre en route quelques neurones engourdis par le froid. Est ce qu'elle se souvient de cette terrible histoire à ton sujet ? Non, ça doit être un peu trop vague pour elle.

" Oui, c'est possible, si tu te promènes parfois par ici, c'est aussi mon cas, et souvent je voyage dans la forêt, entre les différentes tribus, autant du côté de la où se trouvait les calusas, que du côté du village pikunis ou des forges qu'il y a du côté des athnas. Tu es de quelle tribu ? "

Tu es presque sûr qu'elle est athna mais tu lui poses quand même la question, car c'est assurément de là qu'elle pense te connaître, ce qui doit être la vérité. Tu ne veux cependant pas lui faire peur avec une histoire qui commence à dater mais dont il n'y a pas encore prescription.
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le Ven 24 Avr 2020 - 16:12



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


On ne peut pas dire que cette soirée est celle que j'avais imaginé. Une fois de plus je vais laisser à Thémis, un lit vide et sans chaleur. Continuera-t-elle de le supporter éternellement ? On a appris à fonctionner comme ça mais à chaque retour je le sen, le poids de l'absence. Heureusement il s'efface presque complètement, mais pas totalement, sous le bonheur des retrouvailles. Et chaque fois ça me rappelle à quel point j'ai besoin d'elle pour être complète. À chaque fois j'ai l'impression de redécouvrir sa beauté, sa douceur et son intelligence, qui me charment à nouveau. Au moins ça va me faire une histoire de plus à lui raconter. Je lui conterais la tempête qu'il a fallu braver, cette grotte apparue comme un miracle quand j'allais tout abandonner, et cet inconnu un peu effrayant au premier abord mais qui m'a tendu la main sans aucune hésitation.  Je rajouterais peut-être quelques détails croustillants complètement exagérés, rien que pour lui arracher un rire. Et je savourerais plus que jamais la chaleur de notre maison et de son corps qui me manquant tant à cet instant. Avec elle, j'en oublierais la fatigue et les vêtements trempés.

Mais là je suis face à ma propre faiblesse, j'ai dû mal à garder le dessus. Je crois que je ne m'étais jamais autant sentie vide d'énergie. Comme s'il n'y avait plus rien sous cette lourde enveloppe charnelle. Rien que le poids de ma tête me parait déjà difficile à porter. J'étais trop paniquée en arrivant ici pour m'en rendre compte, mais maintenant que je comprends que je suis en sécurité avec Adriel, tout ça me revient en pleine face. On passe notre vie à se créer des masques ou à élever de remparts afin que nos faiblesses restent parfaitement dissimulées et que personne ne puisse voir le réel nous. Même avec nos proches, on déteste leur montrer certaines de nos facettes. Surtout chez les Athnas. Il faut toujours être fort. Il faut toujours être digne. Il ne faut jamais perdre l'honneur. Alors que là, je suis totalement vulnérable. Sans carapace, sans illusion. Dans un état naturel, faible, honnête. Et peut-être est-ce naïf, mais je ne crois pas qu'il va chercher en profiter. Par contre lui, malgré sa générosité, il me parait si mystérieux. Est-ce que lui aussi il va laisser les mensonges et la méfiance hors de cette grotte ?

Puisqu'il vient de m'y autoriser, je lui emprunte sa gourde pour boire au moins la moitié de ce qu'elle contient. J'essaye d'y aller doucement. La mienne, dans mon sac ressemblant à une épave plongée sous l'eau depuis des années, est vide. Preuve qu'on peut être trempée et morte de soif. Et puis je me suis assise, au plus grand soulagement de mes jambes engourdies, et je l'ai sagement attendu. Sans lui cette grotte me semble soudainement assez angoissante. Surtout vu le peu de visibilité que j'ai. Le feu qu'il installe en revenant c'est le luxe suprême, c'est la source de réconfort dont j'avais besoin. Mes vêtements vont même pouvoir sécher. Et j'ai l'impression que les flammes dansent sous mes yeux rien que pour m'insuffler un peu d'énergie à nouveau. Maintenant, tout va mieux.

« Oh. Alors tu es toujours... seul ? »

Il vient de m'avouer qu'il vagabondait sur cette Terre, sans se mettre de frontières, sans suivre les dures règles d'une tribu. C'est un homme libre. Les solitaires me fascinent. Moi je serais incapable de survivre seule. Et même si je le pouvais, je ne crois pas que je le voudrais. Il y a plusieurs années je rêvais de cette vie, j'espérais que je quitterais tout et que je n'aurais plus à rendre des comptes, mais j'ai dû finir par admettre que j'avais trop besoin des autres. À quoi me servirait la liberté, si je n'avais personne avec qui la partager ? Avec qui je discuterais, je rirais, je me disputerais ? J'ai besoin d'échanges, et surtout j'ai besoin d'amour. J'ai besoin de Thémis. Et aussi des autres Athnas, que je connais d'aussi loin que mes souvenirs remontent. Peut-être que mes parents me manqueraient si je leur tournais définitivement le dos. Mais mon étonnement, ma question, ils ne sont pas malveillants. Au contraire mes yeux brûlent de curiosité autant que ces branches flambées devant moi. Peut-être qu'Adriel il a la réponse a tout ça. Il doit être mentalement bien plus fort que moi. Il dégage un mélange de sagesse et de puissance.

« Je suis une Athna. Et je suis sûre que toi aussi. »

Les souvenirs sont vagues, très flous, mais je crois qu'ils remontent doucement à la surface. La chaleur du feu ravive mon esprit défaillant. J'hésite à poser d'autres questions à ce sujet, mais j'ai peur de faire une gaffe ou de réveiller des souvenirs qui devraient rester enfouis. Alors je décide d'attendre, de laisser ma mémoire travailler seule. Et à la place, je profite de la chance rare d'être en présence d'un solitaire sans risque de me faire attaquer - puisque habituellement ils ne sont pas vraiment amicaux ou alors ils nous évitent et se cachent trop bien pour être trouvés - pour essayer d'en savoir plus sur sa vie nomade. Il a attisé ma fascination d'ado, et étant moi-même éclaireuse, rien ne me fascine plus que les récits d'aventure.


« Ça doit être palpitant la vie de solitaire... »

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le Lun 27 Avr 2020 - 18:32
La tempête faisait rage au dehors, lourde, incessante, elle ne vous laisserait pas de répits avant un bon moment encore, tu le savais bien même si la jeune femme l'ignorait totalement, n'ayant pas vraiment de notions par rapport à la météo puisqu'elle s'était fait piégée, bêtement, mais que dans son malheur, elle avait néanmoins eu de la chance. Et ceci doublement, car tu avais décidé à être moins solitaire qu'avant, moins bougon aussi, plus ouvert sur le reste du monde, car cette solitude te pesait jusqu'alors un peu trop sur les épaules. Et tu avais failli mettre fin à ses jours mauvais, errant sans but, jusqu'à ce que tu la revois, que tu la retrouves après tant d'années, deux ou trois au moins, cela faisait longtemps que tu avais perdu le compte, même pour toi, même pour calculer ton âge, mais ça n'avait pas guère d'importance en soit. Que tu sois âgé de 27, 28 ou 29 ans n'était pas primordial pour ta survie sur cette terre, si bien que tu ne faisais plus le compte. Peut être que tu avais passé les 30 ans, c'était bien possible, dans ton esprit ça ne changeait rien. Tu faisais toujours attention à certaines choses, des choses importantes à vrai dire, des choses même primordiales, et cette tempête n'avait pas réussi à te surprendre même si elle s'était produite de façon rapide, plus rapide que tu ne l'aurais pensé évidemment. Tu allais prendre soin de Sinéad, du moins, le mieux possible, ce ne serait pas grand chose, pas énorme parce que tu ne vivais pas dans cette grotte là, tu avais juste ce que tu avais pris sur toi pour ce soir, au cas où, des précautions qui pourraient servir et c'était le cas. Tu t'étais fait avoir voilà quelques temps, il faut bien l'avouer, quand tu n'étais qu'un jeune solitaire pas encore bien à la pointe de ce qu'il fallait faire dans ta solitude. Parfois cela avait été difficile de survivre, surtout en hiver, le temps est froid, rigoureux, la neige n'aide pas à chasse, ni à la pèche d'ailleurs puisque par endroit la rivière est même gelée. La jeune femme semble en tout cas bien fatiguée, tu ne sais pas combien de temps elle a lutté dehors, sans doute trop longtemps pour avoir encore assez de force pour te résister si jamais tu te décidais à lui faire du mal maintenant que tu as su gagner sa confiance. Tu le pourrais, prendre un peu de plaisir charnel avec cette belle créature, la forcer à faire ce que tu désires, mais l'idée ne te traverses même pas la tête, même en voyant ces vêtements mouillés être plus proche de sa peau encore. Cela fait tellement longtemps que tu n'y penses plus. Il y avait bien eu quelques petites choses avec James, mais c'était resté assez gentil, rien de fou, surtout avec un autre homme. Avec une jeune femme, cela remonte à si longtemps que tu ne sais même pas si tu saurais encore t'y prendre. Peu importe, tu ne lui feras rien, tu n'en as aucun intérêt quoiqu'il en soit. Alors tu allumes ce feu avec les quelques branchages que tu as pu trouver, ce n'est pas énorme, mais ça sera mieux que rien clairement. Tu peux voir sur son visage que ça lui fait du bien, que la chaleur la réchauffe véritablement, que la lumière donnée apporte un peu d'espoir. Elle semble enfin s'apaiser véritablement même si à travers tes réponses, elle fait en sorte de se poser d'autres questions qui lui semblent presque folles, incroyables qu'il en soit ainsi pour toi. Tu es un nomade avec quelques points d'attaches, ici et là, mais tu voyages seul depuis quelques mois maintenant. Tu as été seul longtemps avant d'être accompagné après une terrible tempête balayant le village calusa. James t'as accompagné un temps mais c'était trop difficile pour lui, d'être loin de sa famille, loin de la mer, loin de l'eau, son élément le plus naturel, alors tu l'as laissé repartir, c'était mieux pour lui. Tu n'as pas eu de nouvelles récemment mais dans ton esprit, cela veut dire qu'il va bien qu'il n'a pas besoin de toi pour vivre une vie qui lui corresponds mieux.

" Toujours n'est pas un mot qui convient, je l'ai banni de mon vocabulaire, au même titre que jamais. Je ne suis pas toujours seul, mais je ne suis jamais vraiment en compagnie des autres si tu vois ce que je veux dire. En fait, je préfère être seul que mal accompagné, c'est mieux pour tout le monde. "

Tu restais nébuleux sur tout cela, toujours aussi énigmatique pour elle, tu en avais bien conscience, mais sans doute lui faudrait-il du temps pour faire sauter le verrou, pour qu'elle comprenne vraiment qui tu peux être pour elle. Elle reconnait pourtant certaines choses chez toi, pour elle ton appartenance aux athnas ne semble faire aucun doute. Se souvenait-elle de ton visage à la lueur un peu plus vive de ce feu ? Ce n'était pas impossible, elle était largement en âge de se souvenir de cette histoire, un soir où tu avais trop bu, où tu t'étais battu, et où tu avais tué l'un des tiens. Devant le jugement qui t'attendait, tu avais préféré fuir loin de la tribu pour méditer sur tout cela. Et finalement, tu avais jugé qu'il était mieux pour tout le monde que tu restes à l'écart. Cela t'avait presque amené à ta perte lors du premier hiver, mais tu avais survécu, tu avais appris sur le tas plein de choses que tu savais à présent faire, de façon plus ou moins précise. Tu en souriais de cette certitude qu'elle avait, et sa dernière phrase te fit encore plus sourire. De toute évidence, elle avait pensé à fuir à un moment donné, mais elle ne l'avait jamais fait parce qu'elle s'était rendu compte que ce serait impossible pour elle. Tu l'avais choisi, mais tu n'étais pas forcément prêt pour faire ce choix à l'époque. Mais force est de constaté que tu as réussi ton paris.

" La vie de solitaire est bien particulière Sinéad, mais si elle te semble palpitante, comment occuperais-tu tes journées si tu devais quitter, comme moi ta tribu de coeur ? Penses-tu qu'il est si simple que ça de partir pour vivre sa vie ? "

Tu répondais à ses questions, tout en recentrant le débat sur elle, une manière habille de lui en dévoiler un peu, mais pas trop, pour voir si son esprit était encore assez lucide malgré la fatigue, s'il était assez fort pour être réchauffé par les flammes qu'il y avait devant elle.
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le Jeu 30 Avr 2020 - 16:22



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Au cœur de cette grotte, le corps et l'esprit confus, j'ai l'impression qu'on m'offre un moment hors du temps. C'est ce genre d'instants si particuliers, à la fois calmes, improbables, imprévus, qui rendent la vie incomparable. La présence d'Adriel elle m'apaise, elle me fascine. Et finalement tout prend son sens, si j'avais été plus attentive à la tempête qui s'annonçait, je ne me serais pas retrouvée là avec lui. Être éclaireuse finit toujours par m'amener à faire de singulières rencontres. Et dans ce genre de moments, je me délecte de ma chance et ne pense à rien d'autre. J'en oublie le vent menaçant dehors, qui s'amuse à malmener les arbres et tous les pauvres êtres sans abri, j'en oublie aussi la pluie qui inonde le sol et submerge tout ce qui se trouve sous elle. Je me sens simplement exaltée par l'envie de refaire le monde. C'est la première fois que j'échange avec un solitaire. Je l'écoute attentivement, pas juste parce que c'est de toute façon la seule chose que je peux faire tant que les éléments dehors n'auront pas arrêté de se déchaîner, mais parce que j'essaye de comprendre. Je veux éclairer tous ces zones mystérieuses qui l'entoure, je tente de saisir à quoi peut ressembler sa vie, je me demande à quel point elle peut être difficile mais aussi plus captivante que la mienne.

« Dans ce cas, j'espère ne pas être une trop mauvaise compagnie pour toi ce soir. »

Si c'était le cas, il m'aurait sûrement déjà viré de la grotte, enfin je suppose. À moins que je l'agace réellement mais qu'il ait trop pitié de mon état pour oser le faire. Car il est clair que je ne me présente pas à lui sous mon meilleur jour. J'ai déposé toutes mes armes. Mais ça ne me tracasse pas vraiment, je me fiche bien de l'état de mes vêtements et encore plus de mon visage épuisé et sûrement sale. Je ne suis évidemment pas  ici en opération séduction, je cherchais juste une tanière, un simple cocon chaleureux pour me protéger du tumulte extérieur et pour récupérer quelques forces avant de rentrer. Et comme il est là aussi, je souhaite juste en profiter, satisfaire cette candide curiosité née dans mon esprit dès l'instant où il s'est mis à parler de lui. J'aimerais au moins percer à jour son identité. Il ne me répondit pas quand j'évoquai les Athnas, j'en conclus que je ne me trompe pas. Il a bien été l'un des nôtres. Mais moi je ne pourrais pas devenir comme lui. Perdre tous mes repères, quitter tous ces visages familiers et toutes nos traditions, je ne sais pas si j'en serais capable. Peut-être que si. En revanche, ce que je sais, c'est que je ne pourrais pas me retrouver seule. Je ne pourrais pas errer pour le restant de mes jours sans avoir personne avec qui partager cela. J'ai toujours détesté la vraie solitude, pas celle qui dure quelques heures ou quelques jours, non celle qui est définitive. Celle qui est là chaque matin quand on ouvre les yeux, et qui se couche avec nous à la tombée de la nuit. Celle qui donne l'impression qu'on compte pour personne. Qu'on pourrait mourir là maintenant sans que personne ne s'inquiète, sans que personne ne verse une larme. Non, je ne veux pas être seule.

« Je ne pourrais pas quitter les miens. Je ne quitterais jamais Thémis. Ma vie est avec eux, avec elle. »

Il ne sait pas qui c'est mais peu importe, mes mots sont suffisants pour comprendre qu'elle est la personne la plus chère à mes yeux. Elle jamais je ne la laisserais. Et si c'est elle qui voulait partir un jour, je partirais avec elle. Quant à lui, je ne parviens pas à me rappeler, j'ignore ce qui l'a poussé à dire adieu à la montagne. Est-ce qu'elle lui manque parfois ? Est-ce qu'il compte revenir un jour ?

« Et toi ? »

Je me suis rapprochée légèrement de lui. Mes yeux tentent de comprendre ce qui se cache au fond des siens. Lui justement, comment il occupe ses journées ? Quelle vie vie-t-il ? Et surtout... est-ce qu'il regrette ?

« Cette vie te plait vraiment ? »
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le Jeu 30 Avr 2020 - 22:54
Contrairement à ce qu'elle pense croire, ta vie n'a rien d'extraordinaire, tu survies plus que tu ne vies en réalité, depuis un long moment. Tu restes seul parce que tu n'es pas un être si sociable que cela. Mais tu t'en es rendu compte à vrai dire, tu as vu que cela te mènerait clairement à ta perte alors tu as changé de fusil d'épaule, arrêtant de rejeter tout le monde, comme si finalement, James avait réussi à te faire voir la vie d'une autre façon, d'une façon plus passionnée à travers ses dessins qu'il faisait de tout, de toi, du monde l'entourant. Et c'était un artiste, vraiment, mais vos routes ont finies par ne plus se croiser parce qu'il devait en être ainsi. Alors tu réponds simplement à la question de la jeune femme, tu n'es jamais vraiment complètement seul, mais tu n'es jamais vraiment accompagné non plus, sauf ce soir, sauf durant cette tempête qui a failli faire de Sinéad de la chair à canon. Elle pourrait être juste au dessus de toi, en train de définitivement sombrer que tu ne l'aurais pas vu. La fente est minuscule pour voir plus qu'un peu de lumière à travers, alors une jeune femme agonisante, ça n'aurait pas été possible, mais elle est passée et vous voilà en train de discuter finalement simplement. Tu ne t'en pensais plus capable, mais tu arrivais à agir naturellement avec elle sans te forcer, comme si tu avais bien compris que tu n'étais pas si bougon que ça. Et elle parvient à te tirer un véritable sourire avec sa phrase, mais il ne peut pas y avoir de véritables mauvaises compagnies, n'est ce pas ? Pas dans ces circonstances là à vrai dire, car elle est si vulnérable que tu aurais pu être horrible, mais tu ne le serais pas le moins du monde.

" J'espère que la mienne ne t'es pas trop mauvaise tu veux dire. Je n'ai pas l'habitude d'en avoir de véritable. "

Mais elle remplissait très bien son rôle même si au fond, elle n'en avait guère le choix, impossible de sortir dehors, et elle était bien trop fatiguée pour faire quoique ce soit d'autres que de rester là, à se réchauffer un peu, pour que ses vêtements sèchent aussi. Mais tu crois voir que tu n'es pas une si mauvaise compagnie que ça, puisqu'elle semble curieuse de ton mode de vie, de ce que tu fais de tes journées, et tout ce qui va avec. C'est pourtant simple à vrai dire mais la vie est parfois bizarre, tu le sais bien. Tu as connu un départ déchirant voilà plusieurs années maintenant, un départ qui t'avait amené à cette vie de solitaire, que tu avais dans un premier temps subi plus que choisi. Mais comment faire lorsque vous avez tué l'un des vôtres alors que vous étiez à peine dans un état second. Oui, tu avais bu ce jour là, pas au point de te rouler sous les tables et de ne pas marcher droit cependant, pas à ce point là, mais tes limites n'étaient plus les mêmes et tu t'étais énervé, tu avais frappé, tu avais tué alors que ta volonté première n'était pas forcément celle-ci. Mais tu ne pouvais pas redonner vie à cette âme à présent perdu, alors tu étais partie, tu avais médité sur tes actes, te pensant être une mauvaise compagnie, être une plaie pour ta tribu car tu étais colérique, tu n'avais pas une bonne maîtrise de toi même tout simplement, tu n'étais pas fait pour la vie en communauté. C'était ainsi que tu étais devenu solitaire, ancien athna, et même si tu ne le lui disais pas clairement, son esprit était assez vif pour qu'elle comprenne d'où tu venais, qu'il y a quelques années, alors qu'elle n'était qu'une adolescente, tu étais là, non loin, menace latente qui avait fini par exploser. Le temps avait fait son oeuvre, tu étais à présent plus apaisé avec toi même, dans ton esprit, tu pourrais peut être tenté quelques choses, tu ne saurais dire. Alors elle répond à ta question, elle serait incapable de s'enfuir, de devenir solitaire parce qu'elle avait une raison de vivre dans la tribu, et aucune raison d'en partir, tout le contraire de toi. Tu n'avais rien pour te retenir, tout pour partir alors tu avais fui. Si tu avais eu quelqu'un à ce moment là, tu aurais peut être réussi à surmonter la sentence pour cette personne, mais elle n'était pas là à ce moment là, et personne dans ton coeur n'avait suffisamment d'importance, parce que tu étais terriblement égoïste, pourtant, dans un élan de générosité, tu avais bien compris que tu étais nocif pour tous, visage qui dans l'instant présent s'était effacé, oublié, au profit d'un autre plus doux, mais néanmoins solitaire. Tu ne pouvais pas faire de miracle, tu avais fait ce que tu avais fait, mais peut être qu'à présent tu allais pouvoir te racheter, à commencer par Alex, Syklon comme elle se faisait appeler maintenant, en continuant avec Sinéad, et en terminant peut être avec quelqu'un d'autres cette quête de rachat. Tu ne pourrais jamais retourner auprès des athnas, mais peut être devrais-tu voir avec les pikunis. Tu ne saurais dire si c'était le bon moment pour ça, mais peut être que les prochains événements sauront te dire quoi faire. Sinéad ne partirait pas parce qu'elle les aime, qu'elle aime Thémis même si tu ne penses pas la connaître. Et tu la comprends, c'est dans un sens logique qu'elle ne veuille pas partir. Et sa question te remet bien plus profondément en cause, bien plus qu'elle ne le pense alors qu'elle semble si anodine en fin de compte. Ton sourire s'efface légèrement, dans une sorte de moue entre la déception et la tristesse.

" La vie que l'on a, n'est pas forcément celle dont on a rêvé étant plus jeune, mais parfois, le choix ne s'offre pas à nous. J'ai dû partir parce que je n'avais pas ce choix là. Alors sans doute que la vie que je mène actuellement me plait, parce que je n'ai pas le choix d'en imaginer une autre, différente, peut être meilleure mais qui ne m'appartient plus depuis longtemps. "

Le constat est amer dans ta bouche, mais il est là. Est ce qu'elle comprendra ? Tu n'es pas certains de cela, pas vraiment, mais peut être que son esprit fatigué saura réussi à lire entre les lignes pour t'aider à faire face à ce qui a pu se produire dans un passé pas si lointain.
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le Mar 19 Mai 2020 - 15:38



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


C'est marrant, je surprends mon esprit à divaguer complètement chaque fois que mes yeux se posent sur les flammes et sur les ombres dansantes qu'elles projettent derrière, transformant les parois rocheuses en un divertissant spectacle. Adriel est un peu comme ce feu. Il pourrait être dangereux, brûler, blesser, mais ce soir il est une présence salvatrice pour moi. Le feu sèche peu à peu mes vêtements, m'insuffle suffisamment d'énergie pour rester éveillée - du moins pour l'instant - et Adriel lui, il m'a permis de rester dans cet abri, puis m'a même offert eau et nourriture. Et plus encore que le petit brasier, il me distrait et me fait oublier la tempête. Entre le tango de flamboiements et les réponses intrigantes du solitaire, ma soirée est étonnement captivante. Récompensée par mon imprudence, m'ayant emmenée droit ici pour fuir le déchaînement des éléments, je ne vais une fois de plus pas retenir la leçon. Il est évident qu'une fois prochaine, je ressortirais avec insouciance et mon manque de vigilance me mettra à nouveau dans l'embarras. Il semblerait que je ne sois pas la meilleure des élèves lorsqu'il s'agit d'apprendre de ses erreurs. J'improviserais, c'est ce que je fais de mieux. Ou de moins pire. Juste assez pour rester en vie. Juste assez pour m'amuser même dans les situations où ce n'est pas vraiment permis. Un peu comme si je me tenais par hasard face à un ours, et que je serais plus occupée à en rire qu'à trouver une solution. Mais bon je n'ai pas la poisse au point de me retrouver dans une situation comme ça.

« Hum... je trouve que tu fais plutôt bien l'affaire ! »

J'aborde un large sourire, que même l'obscurité de la grotte ne peut dissimuler. J'ai l'impression de vibrer, de me fondre dans des nuances de couleurs dont j'ignorais l'existence, chaque fois que je rencontre une nouvelle personne. Les premières minutes, j'agis sous le commandement de la méfiance inculquée par les Athnas, mais je finis presque toujours par céder à ma curiosité et à mon enthousiasme. Sans regret.

« Je suis contente de ne pas être seule dans cette grotte. »

Cet aveu, prononcé presque à voix basse, est sorti tout seul tandis que mes prunelles miroitent la lueur des flammes. La soirée aurait été bien lugubre sans sa présence. Je ne sais même si j'aurais eu la force de faire un feu. Seule, ou du moins l'esprit aliéné entre la peur, l'épuisement, l'abattement, et mon corps frigorifié, j'aurais attendu que les secondes, les minutes, les heures, s'écoulent, les unes après les autres, jusqu'à ce que la tempête se calme, mais en n'ayant probablement même plus la force de rentrer chez moi. C'était heureusement un autre dessein qui m'a été réservé.

Je ne peux pourtant ressentir qu'un long et froid frisson lorsque les souvenirs remontent enfin à la surface en même temps qu'Adriel répond à mon indiscrète question. Meutre. Je vois soudainement clair, trop clair même. Meutre. Pas le choix ? Il a tué un des nôtres. Il a été banni. Comment j'ai pu oublier que c'était lui. Et quelle était la probabilité que je me retrouve là maintenant avec lui ? Avec...un tueur. Finalement passer la soirée seule aurait été très bien aussi... Bordel. Meutre. Est-ce qu'il a changé ? Est-ce qu'il regrette ? Est-ce qu'il a recommencé d'autres fois ? Putain qu'est-ce que je fous là. Je me relève. Je chancèle à cause de la fatigue mais je m'éloigne du feu, et de lui. Parce que je ne réfléchis pas, parce que je vire parano comme toujours. J'aurais vraiment pas dû baisser ma garde. Je n'aurais pas dû rentrer dans cette fichue grotte. Au secours. Je la vois, la faille par laquelle je suis rentrée. Je m'en suis même approchée. Mais c'est toujours le déluge dehors. Je ne peux pas y retourner, je ne tiendrais jamais le coup. Je suis coincée. Enfin ça je le savais déjà, mais ça ne me gênait pas jusqu'à ce que je me rappelle que mon colocataire de grotte avait assassiné quelqu'un de ma tribu. De sa tribu. Je n'ose pas le regarder. Il avait pourtant l'air si bien intentionné. Je ne comprends pas. Et je ne peux pas me fier à ma raison, car elle, tout ce qu'elle souhaite c'est dormir.  

« Tu m'as dit que je n'avais rien à craindre de toi... c'était vrai ? »

(c) DΛNDELION



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Adriel Slyder
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le Mar 26 Mai 2020 - 15:59
Sa compagnie est plus distrayante que tu ne l'aurais cru en la voyant débarquée mais tu ne sais pas si cela restera ainsi éternellement, si elle ne va pas se souvenir de qui tu es, car même si cela fait plusieurs années, elle n'était une gamine à ce moment là, non, elle était une adolescente, et donc en mesure de se souvenir. Ainsi, tu restes mystérieux, sans trop en dire, en répondant néanmoins à ses questions pour satisfaire sa curiosité et pour le moment tout se passe bien, aussi bien que possible en tout cas. Elle se réchauffe un peu, ses vêtements commencent à sécher grâce à ce petit feu que tu as fait pour elle, plus que pour toi finalement, car toi, tu serais resté vers l'entrée de la grotte, attendant que le déluge dehors ne s'arrête tout simplement, mais tu t'es enfoncé dans cette grotte en l'entendant appeler à l'aide, et c'est ce que tu as fait, tu l'aides du mieux que tu peux, avec le peu que tu as, quelques petites choses à grignoter, et un peu d'eau pour qu'elle ne se dessèche pas complètement malgré la pluie qui tombe au dessus de vos têtes. Et tu en souris, parce que ce n'est plus une habitude que tu avais, mais le fait de vivre avec James durant un temps avait réussi à te rendre bien plus sociable, en plus de cette réflexion profonde que tu avais pu faire sur toi-même voilà maintenant quelques temps. Sinon, tu ne l'aurais sans doute pas calculé, tu l'aurais laissé là dans cette grotte, mouillée, ne daignant pas la regarder, mais ce n'était pas le cas, heureusement pour elle. Elle te dit donc une vérité véritable, que ta compagnie n'est pas si mauvaise que ça, qu'elle fait plutôt bien l'affaire pour le moment et ça te convient, tu n'en demande pas mieux à vrai dire, mais c'est comme ça, elle pourrait avoir peur, elle pourrait se demander qui tu es vraiment. Et c'est ce qu'elle fait, elle tente de te découvrir plus, alors tu te montre moins taciturne qu'en général, comme si finalement, tu avais bien une langue pour parler, comme si tu n'étais pas si muet que ça. Pourtant, étant seul, tu parles dans ta tête, tu ne parles pas à voix haute, de peur de devenir complètement fou, et tu t'y refuses, tu ne veux pas être bon à enfermer, tu veux juste agir pour survivre, tu te contentes de peu, de très peu parfois, mais ça te convient il en est ainsi depuis si longtemps maintenant que c'est dans ta nature. Sinéad semblait donc contente de ne pas être seule dans cette grotte, chose qui aurait un fait si tu n'avais pas changé de fusils d'épaule voilà quelques mois maintenant. Tu te fichais bien de ton prochain, ça n'avait pas guère d'importance à vrai dire, ils pouvaient bien crever que pour toi, rien ne semblait changer. Au contraire, s'ils crevaient, cela te ferait plus de nourriture, ils ne viendraient pas à te la prendre. C'était comme ça que tu aurais réagit à ce moment là, mais plus maintenant. Alors tu en dis plus à la jeune athna, tu n'es pas forcément très explicite, mais tu en dis suffisamment pour qu'elle se souvienne de ce que tu as pu faire ce soir là, cette erreur de tuer un ami après avoir trop bu, après t'être disputé avec lui, donnant le coup fatal sans même t'en rendre ne serais-ce compte. Tu te savais colérique et violent, surtout après avoir bu un peu trop, mais tu avais franchi la limite, tu avais franchi toutes les limites ce soir là, ne te calmant pas, préférant toutefois fuir pour ne tuer personne d'autres. C'était ton passé, et tu te devais de l'assumer, de vivre avec les conséquences de cet acte odieux que tu avais commis sans vraiment t'en rendre compte. C'était l'excuse que tu t'étais trouvé pour que ta conscience ne te rappelle pas à l'ordre sans cesse. Mais tu étais devenu ce solitaire. Les conséquences pour toi avaient été celles-ci, plutôt que d'autres parce que tu avais agit de la sorte pour ne pas finir tuer ou croupir en prison durant le restant de tes jours, pour avoir un peu de liberté, brimé par ta condition de solitude presque absolue. Au départ, tu avais quelques athnas qui venaient te soutenir, mais au fil des années, tu étais devenu un solitaire dans l'âme avant que la venue de James ne change les choses, avant qu'il ne reprenne sa route de son côté pour remuer une fois de plus les cartes pour toi. Et Sinéad bénéficiait de tout cela, d'un Adriel plus doux, plus compréhensif. Elle a pris peur, elle a compris ce que tu avais été. Elle regroupait ainsi le peu de force qu'il lui restait pour essayer de fuir, pour réagir dans la mesure de ses possibilités actuelles. Et la question arrive. Il y a quelques mois en arrière, cela t'aurait énervé, tu serais rentré dans une colère noire, prêt à la tuer pour t'avoir simplement défié de la sorte, mais tu ne réagis pas, ton regard se perd sur le feu que tu as fait pour elle, pour qu'elle puisse se réchauffer, que ses vêtements puissent sécher.

" Crois-tu que l'homme que j'ai été aurais agit de la sorte avec toi jusqu'à présent ? Dans la vie, il y a des erreurs qui pèsent sur nos épaules durant de longues années. J'en paie encore le prix aujourd'hui, mais l'homme a changé. Il n'est plus le même qu'autrefois. Je n'ai pas l'intention de te faire le moindre mal, mais tu as le choix de repartir sous la tempête, ou de rester avec moi encore un peu, le temps qu'elle se calme définitivement. La vie ne nous laisse pas toujours le choix, mais dans celle que tu vies, tu peux faire les choix que tu désires Sinéad. "

Tu ne l'as pas regardé un seul instant, tu lui as dit d'une façon presque fataliste, car tu te rends compte de ce qu'est devenue ta vie, comme un goût de trop peu, un goût d'inachevé finalement, car sans doute que tu aurais pu devenir un athna meilleur que ce que tu as été jusqu'à partir de la tribu. Mais il y a cette bête qui sommeillait en toi alors, bête qui a agit, au mauvais moment, mauvais endroit. Aujourd'hui, elle semble avoir disparue, mais tu vis toujours avec les conséquences de cet acte, et ceci, sera à jamais ton histoire, ta vie, tu ne pourras jamais en changer.
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le Lun 1 Juin 2020 - 16:21



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Adriel est un survivant. J'ignore comment, mais depuis des années, il résiste au froid meurtrier de nos hivers, il trouve seul de quoi se nourrir, il échappe aux prédateurs et aux Hommes mal intentionnés, il vit au jour le jour et surtout, il ne succombe pas à la folie que peut créer la solitude. Enfin je n'en ai pas l'impression. Il doit connaître si bien cette Terre maintenant, à force de vagabonder. Et étonnement, il semble plutôt bien supporter ma présence perturbatrice. Réciproquement, il a directement capté mon attention. Un mélange de curiosité, de crainte et de sympathie m'a fait penser que finalement je ne suis pas mal tombée dans cette grotte. Je me sens bien mieux qu'en arrivant. Je n'ai pas la force de repartir marcher des kilomètres mais je ne suis plus abattue. Ni frigorifiée. Et c'est grâce à lui. C'est finalement un doux et agréable hasard d'être en sa compagnie. En fait j'ai toujours espéré rencontrer des solitaires et enfin savoir comment ils parvenaient à vivre. Et surtout s'ils regrettaient ou si cette liberté est aussi délicieuse et addictive que je me l'imagine.

Pourtant, maintenant que je suis côte à côte avec l'un d'eux, je suis morte de trouille. Non pas à cause du simple fait qu'il soit un solitaire, mais parce que je réalise enfin qu'il est aussi... un meurtrier. Et ça tout de suite, c'est beaucoup moins drôle. Pas drôle du tout même. C'est la preuve que je n'étais pas si parano quand je suis arrivée et que j'ai évoqué la possibilité qu'il puisse être un voleur ou un tueur. Quitte à avoir raison, j'aurais largement préféré la première option. Je lui aurais volontiers laisser s'emparer de mon sac et de mes armes. Mais j'ai pas vraiment envie de mourir là maintenant. J'imagine à quel point c'est douloureux, or je suis assez douillette. Et puis j'aimerais bien voir si dans dix ans je suis toujours aussi canon qu'actuellement. Non je plaisante. Enfin, j'aimerais quand même continuer de vivre. Alors oui je me suis éloignée soudainement, et j'ai jeté un coup d’œil désespéré à la faille. Espérant pendant une seconde que je puisse retourner à l'extérieur. Mais j'en suis incapable. Je ne peux pas lutter contre la tempête qui sévit encore. Et Adriel a compris l'origine de mon comportement. Est-ce que cela va le mettre en colère ? Est-ce que je suis vraiment en danger ou est-ce j'ai eu raison de me sentir en confiance avec lui ?

« Je... je reste »

J'ai envie de croire à ses paroles. Je ne peux pas retourner dehors de toute façon, s'il le voulait vraiment il me rattraperait en quelques secondes tout au plus et je n'aurais pas la force de me battre. Et puis, j'étais si contente de découvrir quelqu'un comme lui. Il ne ressemble à aucun des autres Athna, et il ne semble pas fou comme certains solitaires. Il m'a aidé. Il m'a aidé, c'est forcément une preuve que je risque rien, non ? Il n'est pas tordu au point de jouer les gentils pour ensuite s'en prendre à moi dès que je tournerais le dos ?

« Qu'est-ce que... enfin, qu'est-ce qu'il s'est passé ?  »

Il faut que je sache, j'ai besoin de comprendre. Il a tué un des nôtres... On est une tribu soudée. On doit prendre soin des autres. Comment ça a pu arriver ? Peut-être que je serais encore plus effrayée lorsqu'il me racontera tout - enfin en imaginant qu'il accepte de dévoiler la vérité - ou peut-être que ça me calmera assez pour que je retourne m’asseoir à côté de lui et du feu. Car je suis restée debout, et j'ai l'impression de faire les cents pas dans cette grotte. J'ai du mal à tenir en place quand j'angoisse. Je n'ai jamais été douée pour gérer les émotions.

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Adriel Slyder
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le Sam 6 Juin 2020 - 22:40
C'est fou comme la situation a changé en quelques instants, quelques minutes à peine, alors qu'elle réalise celui que tu as été voilà maintenant plusieurs années, trop d'années mais l'épreuve est toujours là, la cicatrice aussi, si bien que tu es resté ce solitaire depuis tout ce temps, survivant par chance au premier hiver seul dans le froid. Tu n'étais pas suffisamment préparé clairement, parce que cela n'a jamais été un choix prémédité, cela n'a pas même été un choix, mais une obligation. Enfin, si, on peut considéré que cela a été un choix, celui de la fuite plutôt que de jugement, c'était le plus simple à faire pour toi à ce moment là, même si tu l'as rapidement regretté. Heureusement que tu étais assez manuel, que tu savais chasser aussi, c'est ce qui t'as sauvé clairement. Parce que tu n'aurais pas pu survivre si longtemps sans cette caractéristique là assurément, sans un peu de viande, tu n'aurais pu vivre de la cueillette. Mais il en était autrement et à présent, même si tu n'étais pas un expert dans tous les domaines, tu touchais un peu à tout pour survivre plus correctement avec le temps même si clairement la solitude pesait sur tes épaules, certes solides, mais parfois chancelantes. Alors cette rencontre te fait du bien, voir un peu de monde même si les circonstances ne sont pas extraordinaires au dehors te font du bien. Alors, tu lui dis ce que tu as sur le coeur, chose rare car en général, tu n'as personne avec qui partager ça, mais ce soir n'est pas un soir habituel visiblement. Tu te montres plus que sincère mais elle pourrait vouloir fuir toutefois, et dans ce cas, tu la laisseras pour ainsi dire seule ici, lui laissant le maigre feu fait, qui était plus là pour la réchauffer, sécher ses vêtements que pour toi. Tu la sens hésitante, elle ne semble plus aussi optimiste qu'au départ, comme si en découvrant ce que tu avais été, le charme se soit rompu. C'était un peu le cas en soit, il s'était atténué, comme presque disparu, alors que pourtant, elle n'avait pas tellement le choix que de rester ici, elle n'était pas en état de revenir chez elle, tant que la tempête dehors sévissait. Ici, elle était au moins un minimum à l'abri quoiqu'il en soit. Pourtant, elle semblait tourner à présent comme un lion en cage, elle n'arrivait pas à se dire qu'elle ne craignait vraiment rien, alors que sa curiosité était encore là, présente, elle voulait savoir ce qui avait bien pu se passer ce soir là, celui où tu as tué l'un des tiens, l'un des siens. Est ce qu'elle voulait vraiment savoir ? Possible, alors tu lui raconterais, tout simplement.

" Une dispute, un trop plein d'alcool, des coups qui partent, que je ne maîtrise pas vraiment, et le drame se produit, le coup de trop ayant été donné. Tu ne le réalises pas tout de suite, pas dans l'immédiat, mais c'est trop tard. Dans ton esprit, les choses se passent, tu te projettes, tu prends peur. Alors, j'ai fui ce soir là, pour ne jamais revenir. "

En tout cas pas vraiment revenir, s'approcher mais ne jamais rester, sous peine que le grief refasse pleinement surface et que tu ne meures sous les coups mérités des autres. Tu sais que certains réclameront vengeance, peau pour peau comme on disait autrefois. Tu ne rentres pas dans les détails, tu dis juste ce qu'il faut, ce qu'elle veut entendre, la vérité sans que ça ne glace son sang complètement. C'était ce que tu étais auparavant, un meurtrier colérique. Le meurtrier, tu le resteras éternellement, tu dois vivre avec ça sur la conscience, tu ne peux pas oublier, enlever le souvenir, mais la colère, tu la gères mieux après t'être excité contre toi-même trop de fois à t'en faire mal aux phalanges. Tu es plus apaisé, plus calme, grâce à James qui a su te canaliser le temps où vous avez été ensemble. Il n'est plus là, tu fais avec, mais dès que tu croises une âme en perdition, tu tentes de l'aider, comme ce soir avec Sinéad.
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le Lun 29 Juin 2020 - 0:01



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


L'ambiance n'est plus la même, mon enthousiasme a fondu comme neige au soleil. Il y a des choses que je suis encore incapable de comprendre, le meurtre en fait partie. C'est certainement pour ça que je suis une si mauvaise Athna. Non pas que ce soient des tueurs dans l'âme, mais cet amour du combat, cette violence et cette volonté d'écraser (ou pire ?) l'adversaire pour prouver sa valeur, ça m'effraie bien plus que ça ne m'attire. C'est certainement pour cela que je suis comme un poisson dans l'eau seulement quand je suis avec Thémis ou à l'extérieur du campement. J'essaye de me dire que c'est certainement ce qui s'est passé pour Adriel, un combat dans l'arène qui s'est mal fini. Un simple accident lors d'une lutte à la loyale. Au moins ça prouverait que je n'ai rien à craindre. Mais des tas d'autres scénarios moins édulcorés fusent dans mon esprit, jusqu'à me faire transpirer d'angoisse. Debout et agitée, je ressens le froid à nouveau. Je ne veux pas retourner près du feu. Qu'est-ce que j'aimerais allumer une petite bougie, pas comme un anniversaire, mais simplement pour me réchauffer le corps et les pensées aussi lugubres que la noirceur de cette grotte.

Dans ce genre d'instants, j'ai l'impression de ne jamais vieillir, d'être toujours la même gamine effrayée de tout, qui ose à peine mettre un pied dehors, puisque ce soir j'ai peur de la seule personne qui m'ait tendu la main et qui me tient volontiers compagnie. Je ne suis pourtant pas née de la veille mais j'ai trop souvent cette sale impression de ne pas évoluer. On dit que la sagesse grandit avec les années qui passent mais je n'ai pas l'impression que je serais sage un jour. Ni même que j'en ai envie. Cela a un nom je crois, le Syndrome de Peter Pan. C'est d'ailleurs ce que mes parents adorent me répéter. "Grandis un peu, Sinead." ; "Tu ne changeras donc jamais, cesse de te comporter comme une enfant" ; "Quand comptes-tu arrêter de vagabonder hors des montagnes et devenir enfin une vraie guerrière... comme nous ?". Ces questions sont un peu comme un kraken qui surgit pour m'entraîner si profond avec lui que je n'ai plus assez d'oxygène pour répondre, pour lutter, et que le poids de l'eau me fait capituler. Le cétacé démoniaque planterait alors son despotique drapeau sur mon crâne comme pour témoigner de l'échec ultime que ma vie représenterait. Heureusement je n'ai pas dit mon dernier mot. Et je suis douée pour prétendre ne pas entendre les remarques blessantes. Surtout quand j'ai un astre solaire au quotidien, rien que pour moi, qui me donne ce précieux sentiment d'invincibilité. J'aimerais qu'elle soit là. Thémis, elle saurait certainement comment agir. En tout cas sa présence me calmerait. À ses côtés, c'est le solstice d'été tous les jours, j'ai l'impression que l'obscurité ne peut pas nous atteindre. J'espère simplement ne pas être Icare. Tout ce que je sais c'est que la clef de mon bonheur, c'est elle. Je compte bien en profiter encore longtemps, je ne veux pas mourir.

Mon cœur bat, vite, comme celui d'un lapin se demandant si le loup qui lui fait face est affamé ou a le ventre déjà plein. Non seulement la tempête n'est pas décidée à se calmer, mais en plus cela fait trop longtemps que je n'ai pas couru. J'ai les articulations aussi rouillées qu'une machine qui manque d'huile. Concrètement ça veut dire que la fuite n'est pas une option envisageable. Le combat non plus. Je peux simplement rester là, marcher en rond, et écouter son histoire s'il accepte de me la livrer. Peut-être finalement que je n'aurais rien aimé savoir, mais dès l'instant où j'ai compris qu'il avait été un des nôtres, j'ai senti qu'il y avait baleine sous gravillon et que quelque chose s'était passé. Mais je n'avais pas imaginé que ce serait si...grave. Dire que je lui ai presque arraché sa nourriture et son eau des mains quand je suis arrivée, voulant obtenir ma part du gâteau après avoir fait tant d'efforts pour tenir le coup sous le déluge. Après tout ne pas les consommer alors qu'ils étaient faits pour ça, c'est comme brûler la chandelle par les deux bouts. Sauf que désormais je suis à des mètres d'Adriel et que je ne m'intéresse plus à ses fruits ni à quoi que ce soit d'autre. Mais j'entends sa voix puissante et je crains ce qu'il va me dire. Quelques secondes plus tard, je soupire de soulagement.

«  Donc c'était un accident... »  

Je prends doucement conscience de l'aveu qu'il vient de me faire. Il a accepté se livrer, et j'ai soudainement l'impression de ressentir moi-même la malchance et tristesse de cet évènement, les regrets, la solitude. Je ne sais pas comment je fais pour passer si rapidement d'une émotion à une autre. J'ai eu tellement peur, jusqu'à en craindre pour ma vie, et désormais c'est comme si j'espérais pouvoir lui faire oublier tous ses mauvais souvenirs. Sans vraiment m'en rendre compte, mes pas me redirigent déjà vers lui. Je m'arrête lorsque deux mètres nous séparent.

«  Est-ce que ça te...pèse encore ? Ou est-ce qu'on finit par se pardonner ?  »

J'ignore si ma question est indélicate, mes yeux le scrutent avec curiosité tandis que je m'accroupis. J'essaye de comprendre l'énigme qu'il représente. Je crois que je ne connais pas grand chose à la vie, ni à la mort d'ailleurs, c'est comme si je n'ai pas encore les clés pour comprendre Adriel et ce qu'il a traversé. Mais j'essaye avec ténacité, alors je m'interroge à voix haute sans vraiment me demander si cela peut le déranger, l'énerver ou s'il voudra bien répondre.

«  Dis... je peux te prendre dans mes bras ? »



(c) DΛNDELION


@Adriel Slyder [Libre > Adriel] - Quand le ciel bas et lourd... 3832652713 Désolée de cette réponse étrangement écrite, j'ai voulu tenter le défi rp j'espère qu'elle te convient quand même [Libre > Adriel] - Quand le ciel bas et lourd... Fresse
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