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Sinead Gyllenstierna
DATE D'INSCRIPTION : 29/09/2019 PSEUDO/PRENOM : Mellowness/Sandra MULTICOMPTES : Un mec chiant avec toutes ses états d'âme (Anoki) MESSAGES : 226 CELEBRITE : Rose Bertram METIER/APTITUDES : Eclaireuse/Exploratrice + penchant pour le tatouage TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 138

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le Dim 8 Déc 2019 - 19:40



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Baudelaire


L'enfer sur Terre. Des grondements menaçants, se rapprochant lentement. M'encerclant. J'étais prise au piège. Quelques détonations, dont Zeus était le responsable. Je sursautais à chaque fois. Effrayée par la cacophonie du tonnerre. De simples ruissellements devenus soudainement des cascades. La Terre devenue la Mer. Cherchant à nous emporter avec elle.
Il avait suffi de quelques minutes pour être inondée. Vêtements, désormais éponges. Cheveux imbibés, collés à mon visage. J'essayais de naviguer dans cette forêt, comme un capitaine déterminé à ne pas lâcher la barre, mais c'était impossible. Je n'y voyais plus rien. Lumière assassinée, couverte comme un macchabée par un grand drap. Noir. Le ciel était endeuillé, on pouvait presque se croire la nuit. Et c'est vrai que j'avais qu'une envie, c'était d'être chez moi. Au chaud, à l'abri. Dormir, l'esprit protégé de toute préoccupation. Mais j'étais là, bien réveillée. Entourée par des arbres qui semblaient bien moins sympathiques qu'auparavant. Et si l'un d'entre eux me tombaient dessus ? Ils étaient secoués dans tous les sens. Feuillages faisant office de poupée de chiffon. Balancés dans une direction ou une autre, au gré des envies destructrices des bourrasques. Le vent libérait toute sa colère sur Dame Nature. Et puis, il y avait ce halo d'obscurité infranchissable. Il dissimulait mes pieds, donnait l'impression de m'engloutir. Je ne savais même plus où j'étais. Que mes montagnes me manquaient ! J'aurais pas pu choisir pire jour pour sortir. Cela n'avait plus rien d'une aventure. J'avais été envoyée directement dans les limbes. Il n'y avait aucune issue. Et ce n'était pas les cours de combat des Athna qui allaient me servir à quoi que ce soit.

La pluie. Le vent. L'orage. Les ténèbres.
Difficile de croire que ce matin encore, le soleil était venu se pavaner. Suffisamment longtemps pour me faire croire que je ne courrais aucun risque à délaisser mon village. Suffisamment longtemps pour que je descende la montagne et que je m'enfonce dans les profondeurs de la forêt. Mais pas suffisamment longtemps pour me laisser le temps de rentrer chez moi. Je ne sais même plus si j'avance. Je crois que je tourne en rond. Je ne sais pas si c'est la noirceur de ce temps qui aspire mon énergie, à l'image même d'un vampire. Ou si ce sont les rafales qui l'emporte avec elles, loin, très loin. Je sais juste que je tremble. De froid, de fatigue, de peur.
Me voilà dans une sacrée galère. Une fois de plus. Mais pour une fois ce n'est pas de ma faute. Au mauvais endroit, au mauvais moment, il n'y a rien à comprendre de plus. Je vais pas pouvoir affronter de déluge encore longtemps. J'ai jamais été très résiliente. En tout cas lutter contre une tempête c'est bien au dessus de mes compétences. Fais chier. Je suis tellement épuisée que j'arrive pas à paniquer. Juste à pester contre moi-même. Juste à me dire que si je réussis à rentrer chez moi, je me confinerais au fond de mon lit et je n'en sortirais plus. Sauf qu'à force de marcher sans voir où je pose les pieds, je glisse. Je suis à deux doigts de m'étaler dans le sol devenu une baignoire de boue, mais par je ne sais quel miracle une de mes mains s'accroche à quelque chose de toute ses forces. Plainte de douleur. C'était un rocher. Si j'étais tombée, j'aurais jamais eu la force de me relever. Mais maintenant j'ai la paume complètement écorchée. Et les bandages sont inutilisables tant mon sac ressemble à une poche à eau. Putain je vais pas m'en sortir.

J'arrive pas à croire que des larmes m'échappent. Au moins si quelqu'un me voyait je pourrais facilement prétendre que c'est la pluie. Mais évidemment y a personne. Il est où le héros dont on parle toujours dans les grands récits ? Celui qui sort de nulle part pour vous sauver la vie ? Il a peut-être foudroyé par un éclair. Ou écrasé par un arbre. En tout cas il est pas là. Je m'adosse contre ce rocher. Celui sur lequel j'ai semé quelques gouttes de sang. Mes mains, blessées, mouillées couvrent mon visage. Tentative vaine de le protéger. Ça ne sert plus à rien d'avancer de toute façon. Il n'y a rien à faire à part attendre et subir. Je suis tellement à bout que je perds la tête, j'entends des voix. Enfin une, ou plusieurs, je ne sais pas. C'est pas bon signe que j'ai déjà des hallucinations. C'est un des symptômes de l’hypothermie ? On dirait vraiment que c'est réel. Que c'est tout proche. Mais j'ai vraiment croisé personne. Je ne comprends vraiment plus ce qui se passe. Je me tourne dans tous les sens, j'essaye de voir à travers l'obscurité et le brouillard. Au fond je donnerais mon âme au diable pour ne plus être seule. N'importe qui ferait l'affaire. Je fais quelques pas, et l'espoir retombe aussitôt. J'ai rêvé y a aucune autre explication. Il n'y a pas une personne là entre les arbres, ni même dedans.

Alors je me retourne, prête à m'affaler à nouveau contre cette immense pierre qui est devenu mon seul repère. Mais c'est là que je la vois. C'est comme s'il y avait une fissure, une faille. On dirait presque qu'on peut s'y faufiler, mais faut vraiment pas avoir de kilos en trop. J'hésite à essayer d'y entrer. Et si je restais coincée ? En même temps, on peut pas dire que j'ai le choix. Je pourrais jamais tenir le reste de la journée face à ce déchainement du temps. Je suis déjà trempée, gelée, exténuée. Je passe d'abord ma main. Plus je l'enfonce, plus je réalise que la cavité devient plus en plus large. Alors je ne me pose plus mille questions, j'engage tout mon corps à l'intérieur. J'ai dû mal à passer au début, je grimace de me sentir si oppressée par les parois rocailleuses. Puis enfin, la libération. C'est pas juste un petit abri, c'est carrément une grotte ! J'ai qu'une envie c'est de me laisser tomber au sol. Mes jambes ne tiennent plus. Je veux me débarrasser de ces vêtements mouillés, je veux m'étirer, m'allonger, me réchauffer, m'endormir. Mais j'oublie pas cette, ou ces, voix, que j'ai entendu toute à l'heure. J'avais pas rêvé. Ça venait forcément d'ici. Mais il fait sombre, et je n'ose pas m'avancer plus. Je reste devant l'entrée, et un murmure tremblant m'échappe. « Il y a quelqu'un ? »
(c) DΛNDELION


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Dernière édition par Sinead Gyllenstierna le Sam 28 Mar 2020 - 17:55, édité 3 fois
Adriel Slyder
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[Libre > Adriel] - Quand le ciel bas et lourd... Empty Re: [Libre > Adriel] - Quand le ciel bas et lourd...

le Lun 23 Mar 2020 - 2:29
Tu ne savais plus vraiment si ta vie valait la peine d'être vécue par moment, tu sentais que le découragement de la solitude te pesait, que tu avais fatalement besoin de voir du monde. Tu pensais que tout irait bien avec James, mais sa famille lui manquait, la mer lui manquait, la terre n'était pas son élément, la vie avec toi lui convenait mais ne le comblait pas totalement. S'il ne voulait pas dépérir, il était mieux pour lui de regagner sa vie d'avant, plus sain, et même si cela voulait dire que vous ne vous verriez plus, tant pis, tu préférais qu'il vive sa vie comme il l'entendait, comme il le désirait plutôt que d'être à moitié heureux avec toi. Tu pouvais être son rayon de soleil, mais il lui manquait trop de choses pour que les nuages ne gagnent pas son horizon. Alors tu t'étais fait une raison. Tu avais eu du mal à te faire une raison, tu t'étais senti seul, plus que jamais après son départ, si bien que tu avais erré dans la forêt sans but, et que tu avais failli perdre la vie. Mais une rencontre avait été salvatrice, cette rencontre là, ces retrouvailles plutôt avaient apportées un nouveau souffle à ta vie. Syklon, anciennement Alex, était passé par là, et son nouveau prénom avait été prémonitoire, à moins que ça ne le soit pas tant que ça. L'avait-elle choisie par hasard ? Tu en doutais, elle ne l'avait pas choisi par hasard, à moins que ça ne soit des terriens, différents de toi qui lui avait donné ce prénom si symbolique.

Bref, tu n'étais pas à proximité d'une de tes cabanes, ni d'une de tes cachettes en dur, mais tu allais te faire potentiellement piéger par une de ces tempêtes si soudaines dans le coin. Le ciel était clair et découvert dans la matinée, mais l'après-midi avait montrée qu'il n'en serait pas ainsi d'ici une heure à peine. Si tu te débrouillais bien, tu aurais le temps d'aller te réfugier dans le réseau de grottes qu'il y avait par ici, pour être au mieux à l'abri lorsque le ciel se déchaînera complètement sur le sol, le rendant humide et boueux. Et c'est ce qui se produisit. Tu venais d'arriver dans la grotte la plus proche voilà quelques minutes à peine, et le ciel se morcela de beaux éclairs de lumières. Tu savais que cela pourrait durer quelques heures, peut être même une journée entière, cela dépendait de la volonté du ciel, mais tu avais de quoi tenir le coup, ne partant jamais les mains vides quand tu agissais de la sorte. Tu avais un peu d'eau, de quoi ne pas complètement te déshydrater, et puis si jamais tu tombais en rupture, il y avait de nombreuses fentes dans les grottes, et l'eau de ruissellement pourrait être bénéfique en cas de besoin. Tu avais aussi, un pull de rechange dans ta besace, au cas où, rien de fou, ainsi que quelques fruits secs. Tu n'avais pas de quoi tenir un siège, ni nourrir un régiment, mais pour toi ce serait largement suffisant. Tu n'aurais plus qu'à prendre ton mal en patience. Si tu commençait à avoir froid, tu avais tes deux petits silex pour faire un peu de feu, allumer éventuellement une torche. C'est ainsi que la pluie s'est mise à tomber, le ciel semblait être dans une colère noire, si noire qu'il ne semblait pas vouloir se calmer, comme s'il avait été bien trop lourdement fâché. Mais personne ne pouvait le maîtriser, et heureusement, car sinon, tout le monde se battrait pour avoir le temps idéal pour que le pays soit verdoyant tout en ayant le plus beau temps qui soit tout au long de l'année. Alors, pour que le temps passe plus vite, tu t'amuses à siffloter légèrement, un air que tu as déjà entendu lorsque tu étais enfant, un chant peut être de ton ancienne tribu, à moins que ça ne soit simplement ta mère qui s'amusait à te bercer ainsi pour que tu t'endormes. Tu essayes de retrouver l'air correct, et puis en cherchant dans ta mémoire, tu essayes d'en retrouver les paroles, comme si c'était un poème chanté, qui ressemblait comme deux gouttes d'eaux à la situation qui se passait dans le ciel. Est ce qu'il était d'elle ? Est ce que c'était un ancien héritage des anciennes civilisations ? Tu n'en savais rien, mais l'importance n'était pas là car soudain, il te sembla entendre des gémissements féminins. Tu n'étais pas sûr de toi, la pluie et le tonnerre grondant lourdement, pouvant peut être te faire avoir de fausses impressions. Il semblerait que cela vienne d'un renfoncement de la grotte, comme si elle était prise au piège. Mais la réalité est différente car elle vient tout simplement de réussir à se glisser à l'intérieur de la grotte à travers l'une des petites fissures laissant entrevoir un tout petit peu de lumière. Alors tu prends un bout de bois, et avec tes deux silex, tu l'enflammes légèrement pour faire un peu de lumière. Et c'est là que tu l'entends appeler à l'aide, appeler pour voir s'il y a quelqu'un. La pauvre a subit de plein fouet la tempête, elle à froid, elle est au bord de l'évanouissement mais dans son malheur, elle a réussi à trouver les ressources nécessaires pour se glisser par une minuscule fente.

" Oui, je suis là. "

Tu ne lui poses pas la question pour savoir si ça va bien, la réponse est assez évidente. Elle s'est fait prendre au piège, n'ayant pas vu les symptômes de la tempête arriver dans le ciel. Mais elle est avec toi, tu vas pouvoir l'aider, un peu, avec le peu que tu as sur toi.
Sinead Gyllenstierna
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le Sam 28 Mar 2020 - 17:54



Ciel bas et lourd


We were out and out, through the storms, through the night. And we would fall down and we would slowly fall apart. We would slowly fall into the dark


Incapable ou imprudente ? Ces deux mots... je l'entends cette voix venimeuse qui me les susurre en boucle. J'essaye de la faire taire, de rester concentrée, je me sens faible, j'ai tellement de mal à avancer, j'ai l'impression que ça dure depuis des heures. Je n'arrive pas à croire que je n'ai rien vu venir en partant. Comment les signes annonçant la tempête - car il y en a forcément eu - ont pu m'échapper ? Je guettais la course du soleil, persuadée qu'il me tiendrait compagnie pendant toute l'exploration. Croquant à pleine dents cette liberté grisante, jusqu'à ce que le vent sorte de son sommeil et apporte avec lui quelques sombres amis nuages. Je m'étais tellement éloignée, revenir en arrière a été inutile, à chacun de mes pas l'atmosphère s'alourdissait. Le ciel a fini par verser quelques larmes sur mes bras, alors j'ai accéléré plus encore. J'avais aucune envie de retrouver Thémis en ayant l'allure d'un ours tombé dans une cascade. Mais, il faut admettre que mes jambes ne sont pas aussi efficaces que celle d'un cheval, et que râler après elles ne me faisait pas avancer plus vite, alors l'issue était claire. La nature devenait les barreaux de mon cachot et la tempête serait mon geôlier. Captive, par malchance ou négligence ? Ça ne change en tout cas rien au résultat, je ne serai pas chez moi ce soir.

Au moins, grâce à cette grotte inespérée, je le serai normalement demain. J'étais à bout, dehors, balancée par les bourrasques, les vêtements complètements imbibés, la main blessée, n'ayant plus la force de faire le moindre pas. Et la seconde d'après, je suis sauve. Je n'ai plus aucune pensée, je ne suis qu'un corps trempé et engourdi, mais je ne sens plus la pluie ni le vent. J'aimerais croire que je suis en sécurité, car je n'ai plus aucune force pour lutter. Ma tête est si lourde. Je n'arrive pas à empêcher mes mains de trembler. Je rêve qu'un lit apparaisse aussi miraculeusement que cet abri. La peur qui s'est cumulée, et maintenant le soulagement immense, me donnent envie de pleurer et de rire en même temps. En fait je crois être trop fatiguée pour réussir à dormir. Et surtout, je n'oublie pas avoir entendu quelqu'un ici. Je ne sais pas ce qui est le mieux. Avoir bel et bien halluciné, et donc être seule ici. Personne pour m'aider, mais personne pour s'en prendre à moi. Ou que la grotte soit vraiment habitée, et laisser la fortune déterminer si cette, ou ces personnes seront mes bourreaux ou mes sauveurs. Je suis tellement trouillarde qu'au fond de moi, j'espère que nul n'apportera réponse à ma question. Que mes mots résonneront dans cette grotte, seuls, sans ne réveiller aucune autre voix. Mais la naissance d'une lumière dans les profondeurs de la roche fait mourir prématurément mes quelques espoirs. Et cette voix masculine, malheureusement pas familière, qui s'élève, me fait trembler autant que le froid. Me sentir aussi vulnérable a tué toute ma confiance. Et mes tendances paranoïaques sont en train de s'épanouir comme jamais.

« Salut, bon désolée de m’incruster, mais autant mettre les choses au clair direct. J'ai nulle part où aller, donc qui que tu sois je compte bien rester toute la soirée et la nuit ici. Si t'es un voleur, fais-toi plaisir, tu peux me dépouiller mais j'ai rien à part un sac inondé. Si t'es un tueur, franchement prends en toi à moi un autre jour parce que là y aucun challenge je tiens à peine debout. Ce serait vraiment pas glorieux comme trophée de chasse. Si t'es ni l'un l'autre, enchantée, moi c'est Sinead, et sinon, t'aurais pas quelque chose à manger ? Et des bandages ? »

Je viens vraiment de balancer tout ça sans prendre de respiration, c'est fou à quel point je trouve de l'énergie quand il s'agit de parler. C'est peut-être une sorte de don, ou un talent caché, en tout cas je suis affamée, et si ici c'est l'abri de ce type, je suis un peu son invitée en quelque sorte, et lui mon hôte, donc c'est son devoir de m'accueillir et de m'aider, non ? Bon en vrai, s'il ne me met pas dehors, et qu'il me laisse rester ici jusqu'à demain matin, même sans nourriture, je crois que je m'en contenterais et que je lui serais quand même déjà très reconnaissante. Mais ça coûte rien de demander, et puis dormir le ventre vide, il faut avouer que ça fait rêver personne. Sauf que je réalise que maintenant qu'il est peut-être dans le même état que moi. Je suis peut-être pas la seule écervelée à s'être laissée piégée par la tempête. Ça ne fait que quelques secondes que j'ai fini de parler que je recommence aussitôt, sans qu'il n'ait pu répondre.

« Toi tu vas bien au moins ? Tu vis ici ou tu t'es réfugié comme moi ? Mais comment t'es entré d'ailleurs ? Je veux pas t'offenser mais tu rentres clairement pas dans la fissure que j'ai trouvé. Même moi j'ai cru que j'allais rester bloquée. Du coup, ça veut dire qu'il y a une autre entrée ? La grotte a l'air grande, non ? Et t'es tout seul ? Tu crois que le temps va bientôt se calmer ? Ça va pas durer des jours, hein ? Ma femme va s'inquiéter, et à moins que tu élèves des oiseaux messagers, j'ai rien pour lui dire que je vais bien. »

Je m'avance vers lui parce que je ressens l'air mordant à travers la fente, et j'entends encore les gouttes tomber, je veux oublier tout ça, et je suis coincée avec ce mystérieux inconnu, sans rien pour me défendre de toute façon, alors je ne peux pas essayer de le fuir ou de l'éviter. Au moins en m'approchant, je peux commencer à mieux distinguer les traits de son visage. Il parait tellement impassible, ça ne me rassure pas vraiment.

«  Et d'ailleurs, je t'ai même pas encore demandé ton nom ? Moi je m'appelle Sinead mais je crois que je te l'ai déjà dit en fait, il y a une minute... »



(c) DΛNDELION
Adriel Slyder
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le Lun 30 Mar 2020 - 19:00
Elle était sortie de cette fissure, tu te demandais même comment elle avait pu passer, parce que de ton point de vue ça paraissait véritablement très étroit, trop étroit pour que quelqu'un passe. Tu ne passais pas, c'était une certitude, ta charpente corporelle était trop large pour passer dans une telle fissure, mais elle, malgré ses formes féminines, elle restait fine, assez donc pour passer à travers ce que tu appellerais un trou de souris ou presque. Elle avait pris un risque énorme en s'engouffrant par là, elle aurait pu rester tout simplement coincée et il aurait été impossible de briser la roche à main nue. Tu n'avais rien sous la main pour agir de la sorte, rien du tout. Si de l'extérieur avec l'humidité tu aurais pu tenter quelques choses, de l'intérieur, il n'y aurait rien eu à faire. Mais la question ne se posait pas, elle avait réussi ce qui de ton point de vue paraissait très peu probable, impossible pour toi, mais pas pour elle visiblement. Et l'orage avait réussi à la rincer complètement, que ce soit véritablement, ses vêtements, mais aussi ses forces, car elle avait du lutter pour tenter de trouver un abri, et avoir la chance d'avoir cette fente là. Elle semblait véritablement avoir lutter de façon bien trop intensive, mais tu n'y pouvais strictement rien du tout. Dans son malheur toutefois, elle avait eu la chance de tomber sur toi, sur un Adriel adouci par le temps qu'il avait passé avec James, pas celui d'il y a quelques mois seulement, qui n'aurait sans doute pas daigner lui apporter un peu d'aide. Mais au bout du compte, tu te rendais compte que la solitude te pesait sur la conscience. Au départ, tu avais quelques relations avec les athnas, ceux avec qui le courant passait le mieux, mais petit à petit, tu avais limité toutes ses relations même celles qui auraient dû être essentielles à ton équilibre mental. Puis il y avait eu James, le calusa, au bord de la plage à qui l'achat de quelques poissons avait changé la donne. Tu t'étais dit qu'il était doux et gentil mais au fond, il l'était trop pour toi. Tu avais voulu l'embarquer avec toi après la destruction du village calusa par une tempête, encore plus forte que celle qui grondait au dessus de vos têtes dans l'instant. Mais il n'avait pas réussi à supporter cela, sa famille lui manquait trop. Cela avait été un véritable camouflet pour toi, une remise en question plus que profonde, une envie en berne, une envie d'en finir, puis tu avais croisé Alex/Syklon, et cela avait changé la donne. Elle te rappelait à de bons souvenirs, à une période où tu n'avais pas encore sombré. Alors lorsque la voix féminine demande s'il y a quelqu'un tu réponds tout en t'approchant d'elle, toute tremblante, à cause de la peur, à cause du froid, à cause de l'humidité qui régnait sur sa chair. Elle était si vulnérable, tu aurais pu faire tout ce que tu voulais d'elle si seulement tu en avais eu un quelconque désir mais ça n'avait jamais été ton genre, de profiter de ce genre de situation. Avant, tu l'aurais simplement ignorée, tu te serais rapprochée de l'entrée de la grotte pour guetter le soleil. Mais là, tu faisais le contraire, parce que mine de rien, avoir un peu de contact humain ne te ferait pas de mal même si tu n'avais pas grand chose sur toi pour l'aider au final. Tu avais un strict minimum, ni plus ni moins. Et très vite, la jeune femme se montre bien plus bavarde que tu ne l'aurais cru. Elle était fatiguée physiquement, mais mentalement, elle était encore en alerte, ayant déjà imaginé tous les scénarios possibles sur tes intentions, qui par chance pour elle n'étaient pas mal venues. Mais tu ne pourrais pas faire énormément pour elle. Tu l'écoutais donc faire une première très longue tirade, parce qu'il fallait croire que sa vie en dépendait. Peut être pensait-elle que tu allais lui trancher la gorge, peut être alors avant d'agir de la sorte, elle voulait en dire le plus possible. Sans rien dire de plus, tu sors ce que tu as à manger, pour grignoter à la base, mais qui lui serviront plus à elle qu'à toi. Ce n'était que quelques fruits que tu avais fait paisiblement sécher, utile pour les déplacements que tu avais à faire dans le coin au cas où. Tu lui sortais donc le petit sachet et le lui donnais, quelques fruits, rien d'extraordinaire malheureusement. Et vu le temps, il te serait difficile de chasser quoique ce soit. Dans la précipitation, tu n'avais pas vu s'il y avait de quoi cueillir quelques choses à proximité, il ne te semblait pas. Tu n'avais pas de bandages pour sa main, mais l'entaille ne semblait pas très profonde pour celle qui s'appelait donc Sinéad. Alors elle te demande si tu vas bien, ce qui te fait sourire, à croire qu'elle te voit trouble ou quelques choses comme ça, mais contrairement à elle tu es sec, tu n'es pas mouillé, rien de ce genre là, parce que tu as su prendre les devants avec les présages du ciel qui annonçaient l'orage. Rien de spectaculaire puisque tu n'avais pas pu revenir dans une de tes cabanes mais tu avais pu venir ici néanmoins. Et finalement, elle te demande ton prénom rappelant le sien, se rendant compte qu'elle l'a déjà dit.

" Je m'appelle Adriel. Et comme tu peux le voir, je ne suis pas aussi bavard que toi, mais je vais bien. J'ai vu que le ciel se couvrait, alors je suis venu me réfugier ici, car je ne pouvais pas revenir chez moi. Alors je n'ai pas grand chose à t'offrir, quelques fruits secs si tu le désires dans ce sachet. J'ai un peu d'eau aussi. Je n'ai pas ma trousse à pharmacie sur moi, donc pour ta main, dans l'immédiat je ne vais rien pouvoir faire. Mais je ne te ferais rien, rassure-toi. Nous devons prendre notre mal en patience, l'orage risque de durer quelques heures au moins. "

Tu laisses le flambeau juste là pour aller chercher quelques branches qui traînent ça et là jusqu'à l'entrée de la grotte pour faire un petit feu, rien de fou mais au moins, elle pourra se réchauffer un peu puisqu'elle est trempée. Tu as du oublier de répondre à certaines de ses questions, mais elle t'en a trop posée pour cela. Tu reviens donc avec une brassée de branchage, tu y mets le flambeau dedans, vous aurez un peu de lumière, et un peu de feu pour vous réchauffer, enfin surtout elle. Ce n'est pas grand chose, mais c'est mieux que rien après tout.
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