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Lubnjia Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : MΛDΛME Λ. MULTICOMPTES : None MESSAGES : 647 CELEBRITE : Mackenzie Davis COPYRIGHT : Avatars > @LUX AETERNA (3) & @Thinkky (3) • Signature > @AMIANTE METIER/APTITUDES : Tailleur / Artisanat {Tisserande} & Combat TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 133

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le Dim 1 Déc 2019 - 21:15

( We're bound to die someday )
On peut entendre du bruit sous la dernière alcôve de la demeure, alors que tout le reste de la maison en troglodyte est baigné dans un silence quasi religieux. Ce manège dure depuis un bon bout de temps, depuis assez longtemps, au moins, pour que Lub’ finisse par soupirer et par aller voir son protégé.

— Allez, magne toi, t’es pire qu’une femme le jour de son mariage…
— J’peux pas y aller alors que je suis fringué n’importe comment, Lou’ ! 


C’est presque une insulte, et Caliban le sait bien : tout ce qu’il porte, c’est Lubnjia qui lui a taillé, et on peut dire qu’il a largement le choix pour s’habiller. La blonde fronce les sourcils avant de lever les yeux au ciel.

— Fous le camp, Cal’… Y’a Calixthe qui t’attend dehors et on ne fait pas attendre les femmes.

Le gamin rit un coup, avant de se mirer une dernière fois dans le miroir et de sortir, lâchant un sourire charmeur à son ‘mentor’ ; sourire qu’elle aimerait bien dégommer à coups de pelle, aujourd’hui. Elle l‘adore, son protégé, mais il y a des jours où sa patience s’amenuise et où elle aimerait qu’il prenne un peu plus de plomb dans le crâne, qu’il grandisse plus vite pour enfin trouver sa voie et se comporter avec un peu plus de considération. Il n’est pas mauvais bougre le chiard, loin de là, et il n’est pas ingrat, mais il est des moments où sa colère et son ressentiment envers la Terre entière prennent trop de place, dans la vie de Lub’… Et déjà qu’elle a eu du mal à dompter ses propres démons, elle est parfaitement incapable d’aider le jeune homme à faire de même avec les siens. Pourtant, depuis que Cal a mis le grappin sur une jeune fille de la tribu, il se montre plus avenant, plus mature et peut-être même plus stable ; à croire que les Athnas ont un don, pour apaiser et panser les plaies et des ‘enfants perdus’.

Aussi, depuis que Lub’ héberge Caliban sous son toit, rares sont les journées où elle peut profiter d’un peu de solitude et de tranquillité. Et, même si elle en savoure les premiers instants, la blonde se retrouve vite à tourner en rond et à ne plus trop savoir quoi faire de sa pauvre carcasse ; elle essaye, le plus possible, de ne pas rester le nez dans son travail, quand elle peut profiter du peu de temps libre qu’elle a. Elle se met alors à table et en regarde le bois, avant de prendre de quoi dessiner quelques croquis ; si elle ne passe pas son temps à confectionner ou à hurler sur Caliban, elle le passe à dessiner. Les minutes s’enchainent ainsi, dans le même silence qui l’accompagne quand Caliban n’est pas là, et la Vaarhal se prend à chantonner, une bonne vieille chanson de poivrot, l’une de celles qui feraient fulminer ses parents de honte et de colère.

Kalyia t’as perdu ta culotte,
T’as plus qu’du vent dans ton froc,
Y’a l’voisin qui voudrait bien
IL VOUDRAIT BIEN,
Troncher tes reinnnnnns.

T’avais qu’à, t’avais qu’à
SACRÉE KALYIA,
Raper son gland
ENTRE TES DENNNNNTS.

Si les premières notes ne furent que simples murmures, la suite en revanche prend en coffre et en vigueur. Lub’ se lève pour scander son chant, attrapant dans un geste enhardi une lame sur son comptoir de cuisine. Les chansons plus lubriques les unes que les autres se suivent alors qu’elle se rassoit sur un tabouret, main posée à plat sur sa table et doigts écartés… On devine alors sans mal la suite : elle pose la pointe du couteau entre ses doigts, au rythme de la chanson, sans trop réfléchir, l’œil vif et la dextre habile ; c’est qu’elle peut faire n’importe quoi, quand personne ne la regarde… Et plus elle braille ses chansons, plus le mouvement s’accélère, ne laissant à la blonde qu’une fine marge d’erreur ; mais c’est le risque, qui lui fait tant apprécier cet exercice. La dernière salve se termine et dans un geste aussi affuté que la lame qu’elle tient, elle plante une dernière fois la pointe dans le bois déjà marqué par toutes les fois où Lub’ a pu s’ennuyer et s’essayer à ce jeu. Son mouvement, pourtant, manque d’assurance et elle hésite une fraction de seconde… 
Mais il en fait plus, pour que Lubnjia ne se tranche un bout de doigt ! Plus de peur que de mal, mais tout de même, elle n'est pas passée loin du drame.

C’est après avoir repris son souffle et qu’elle s’est calmée qu’elle entend un son briser sa tranquillité. Elle grogne alors, prête à recevoir Caliban comme il se doit, ou quiconque, d’ailleurs, qui vient l’emmerder. Et, quand finalement elle ouvre sa porte sur sa sœur, son visage se fend en un sourire radieux.  « Freyja ! » Elle sourit encore, avant de remarquer les traits sombres de sa cadette. Et elle la connaît assez, non, elle la connaît par cœur, pour savoir que sa venue et que cette mine défraichie n’augurent rien de bon… Elle s’efface alors, la laissant entrer dans son antre qui l’instant d’avant à peine, vibrait d’une joie qui semble avoir pris la poudre d’escampette, la porte à peine ouverte.


( Pando )
Forget your running
Freyja Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : Captain_M MESSAGES : 130 CELEBRITE : Saoirse Ronan COPYRIGHT : Moi METIER/APTITUDES : Chasseuse/Pisteuse TRIBU/CAMP : Pikunis POINTS GAGNES : 50

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le Lun 9 Déc 2019 - 19:18
We’re bound to die someday


« Et Lub, que devient ton infernal de sœur ?
- Elle va bien, elle est heureuse.
- C’est bien, c’est bien. La tante tousse, crache ses poumons d’une toux grasse dans son poing maigre et ravagé par cette maladie qu’ils ne connaissent pas. Freyja a le cœur brisé mais n’en montre rien, se contente d’afficher un sourire rassurant, comme si de rien n’était. Tu n’lui a rien dit, hein ?
- Non, Ta’. Pas encore.
- N’lui dis rien. Ca va m’passer, ton père exagère toujours touu… Et la toux reprend, arrache un frisson d’effroi à la jeune femme qui contemple sa tante bien aimée, se tordre dans tous les sens. Elle peut sans peine imaginer les poumons asséchés, malades, se retrousser sous les quintes de toux incessantes qui lui soulève l’estomac. C’est autant à gerber qu’à en chialer
- Tu ferais mieux de te reposer, d’accord ? Dors un peu. » Elle n’a même pas la force d’articuler le moindre mot, agite la main en guise de réponse avant que Freyja ne vienne déposer un tendre baiser sur le front brûlant de l’une des femmes les plus importantes de sa vie. Elle sort de la petite maisonnette et ce n’est qu’une fois à l’air libre que la jeune femme étouffe un râle douloureux dans le creux de son poing avant de se pencher légèrement en avant, cherchant sa respiration. Elle n’est pas dupe, elle sait que Taor va bientôt mourir et ce, malgré les nombreux remèdes tentés. Freyja ne hurle pas à l’injustice, mais elle ne peut renier cette douleur violente qui éclate entre ses côtes à l’idée de la voir disparaitre.
Les enfants Vaarhal ont beau avoir leurs deux parents en vie, c’est à peine si elles les considèrent comme tels tant ils ont été absents et peu aimants. Taor en revanche, la sœur de leur père, a presque été comme une mère pour elles deux. Toujours parti en vadrouille, elle ne perdait pourtant pas une minute passée auprès de ses nièces pour leur raconter ses péripéties, leur apprendre l’art du vêtement, du bois, des armes. De tout. Un puit de savoir que Freyja a toujours considéré comme inépuisable. Un cœur véritable qui, d’ici peu, s’éteindra.
Son myocarde se déchire. La jeune femme s’éloigne, prend du recul suivit d’Althea qui ne la quitte jamais. Elle sait, le sent, n’a pas besoin d’ordre ou de mot pour comprendre que sa maitresse est en souffrance silencieuse.

Il lui faut cinq bonnes minutes pour ravaler les larmes qui pointent, se refusant cette marque de faiblesse. Elle ne peut pas se le permettre, ne peut pas flancher devant la moindre épreuve. Même si cette dernière lui ôte toute faculté à respirer correctement. Freyja sent déjà l’absence se pointer, sournoise, prête à frapper une énième fois à l’arrière de sa nuque, derrière ses genoux dans l’espoir de la faire flancher. Mâchoire serrée, assise au pied d’une grange de son village, Freyja caresse distraitement le pelage de sa chienne, renie l’ouragan qui gronde au fond de ses tripes.

±

Une journée entière de marche à prier en silence pour que leur tante ne rende pas son dernier souffle avant qu’elle n’ait réussi à faire venir Lub’. Freyja revoit le visage sévère de son père qui la rappelle à l’ordre malgré ses 27 ans, malgré ses protestations où elle n’a pas hésité à le renvoyer chier, complètement dépassé par ce manque d’humanité. Peu surprenant venant de la part de leur imbécile de père qui considère son aînée comme l’un des pires échecs depuis qu’elle s’est tirée loin d’eux.
Et comment pourrait-on le lui reprocher d’avoir fui ? Pas avec des parents comme les leurs où elle aurait été la honte des Vaarhal.

L’arrivée au village se fait en silence, quelques accolades sont échangées muni d’un pauvre sourire sans que Freyja ne s’épanche. La seule chose qu’elle veut dans l’immédiat c’est de voir sa sœur aînée, de passer du temps avec elle, profiter de chaque seconde qui, un jour, s’écourteront sans prévenir. Elle envoie Althéa auprès de Thémis chez qui elle fera un détour plus tard pour la saluer, prendre de ses nouvelles mais pour le moment, c’est à la porte de Lubnjia qu’elle frappe, la boule au ventre.

« Freyja ! A la seconde où elle voit son visage, la plus jeune ressent le violent besoin de laisser tomber les barrières, d’envoyer en arrière-plan l’adulte qu’elle est pour se réfugier dans les bras de celle qu’elle aime plus que tout sur cette terre. Pourtant, elle se redresse, ravale ce nœud immonde.
- Heya Lub’. » A une autre époque, la Pikuni aurait été une putain de mauvaise comédienne tant elle a du mal à ne pas montrer la gravité de la situation. Elle ne peut rien cacher – ou presque – face à son aînée. Cette dernière s’efface et la laisse entrer au sein de cette demeure qu’elle affectionne particulièrement. Freyja attend que la porte se claque derrière elle pour se permettre un geste tendre, à l’abri des regards, dans cette bulle qui n’appartienne qu’à elles deux. Ses bras enveloppent sa grande sœur aux épaules carrés, robustes, comme elle l’a toujours été. Freyja s’imprègne de son odeur caractéristique de bois et même de tissu mine de rien, mais surtout de la chaleur des retrouvailles malgré les circonstances.

« Ça me manquait de n'pas voir ta sale tronche. Elle fout le bordel dans cette coupe courte, se donne un peu de contenance avec un sourire maladroit, à peine bien ficelé avant de renifler en se frottant le nez contre sa manche. Freyja s’assoit sur le bord de la table en bois où tout l’artisanat de sa sœur est étendu. Elle vient visiblement de l’interrompre. Elle racle sa gorge contre son poing, se donne un peu plus de contenance. J’aurai voulu être porteuse de meilleurs nouvelles, mais je crois qu’il est temps que tu reviennes chez nous, pour quelques jours. Elle sait qu’elle déteste d’ors et déjà cette idée, raison pour laquelle elle enchaine. Taor… Tata va bientôt nous quitter. Ça lui fait mal, bordel. Ça lui écorche la gueule, le cœur, le corps entier que de formuler ce futur brutal. Ses doigts se crispent sur le bois de la table, s’y accroche. Je suis passée la voir hier et je pense qu’il ne lui reste plus que quelques jours. A peine. »
(c) AMIANTE



Lubnjia Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : MΛDΛME Λ. MULTICOMPTES : None MESSAGES : 647 CELEBRITE : Mackenzie Davis COPYRIGHT : Avatars > @LUX AETERNA (3) & @Thinkky (3) • Signature > @AMIANTE METIER/APTITUDES : Tailleur / Artisanat {Tisserande} & Combat TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 133

We're bound to die someday ⏚ Freyja Empty Re: We're bound to die someday ⏚ Freyja

le Jeu 23 Jan 2020 - 14:13

( We're bound to die someday )
Aïe… Il n’aura fallu qu’un battement de cils pour que Lub’ sache que la visite de sa sœur n’avait rien d’une visite de courtoisie. Elles se connaissaient si bien qu’un simple regard suffisait toujours à cerner l’autre. Son sourire s’efface alors, et, refermant la porte derrière sa cadette, Lub’ se laisse aller dans cette étreinte qu’on lui offre ; elle s’imprègne, savoure le moment alors qu’elle enfouit le bout de son nez dans les cheveux blonds de Freyja ; elle a toujours aimé faire ça, Lub’, et elle a toujours aimé l’odeur des cheveux de sa sœur. C’est un peu son ancre, son roc, le souvenir heureux qui lui permet, dans ses moments les plus esseulés, de garder les pieds sur terre et le sourire aux lèvres.  « Hmm… » Elle ne peut rien dire de plus, et n’en a pas le temps, de toute façon ; on décoiffe sa tignasse, et ça lui arrache un sourire, bien malgré elle. Mais ce n’est pas assez, pourtant, pour dénouer le nœud qui grossit dans ses tripes ; ça pue la mauvaise nouvelle à plein nez et Lub’ se fait violence pour laisser sa sœur cracher le morceau. Elle réfléchit tout de même à toute berzingue, cherchant dans l’fond de sa caboche ce qui peut bien forcer sa sœur à venir la chercher. Parce qu’au fond, il y a bien peu de choses qui pourraient encore toucher l’ancienne Pikuni…

Elle serre alors les dents et prend place sur une chaise qu’elle glisse devant Freyja. Ses premiers mots la font pouffer d’un rire jaune presque courroucé. Revenir « à la maison » ? Elle voudrait bien en placer une, la Vaarhal, dire à sa frangine qu’elle préfèrerait se faire épaufrer l’fion par une bûche que de remettre les pieds chez ses parents, mais elle n’en a pas le temps. Et ce sourire presque fier qu’elle arborait encore s’efface, s’enterre sous un air sombre et un masque de cire qui traduit à la fois la surprise de la blonde, et la douleur qui vient après. Elle se lève alors et la chaise valdingue au sol. Les Dieux ne peuvent-ils donc pas prendre leur père, plutôt que leur tante ? « Foutre-ciel ! » Et elle est en colère, elle en veut au monde entier. « PAS ELLE ! » Elle fait les cents pas devant sa sœur, passant frénétiquement ses mains dans ses cheveux. « Pourquoi ? C_ Comment ? » Elle s’arrête alors et fait face à Freyja ; l’image de la grande sœur forte s’étiole un peu, alors que ses yeux se gorgent de larmes. « Qu’est-ce qu’elle a ? » C’est un murmure étranglé dans une gorge nouée qui brise à peine le silence fragile qui accompagne les deux sœurs. « Depuis quand ? » Elle a bien trop de questions, Lub’, mais elle n’a déjà plus ni les mots, ni la force d’être en colère ; la peine enveloppe sa carcasse et la laisse, là, lourde et impuissante, même si sa raison lui susurre insunueusement que Ta’ est déjà vieille, outrageusement vieille. Elle se rassoit alors, reniflant comme une enfant, essuyant son nez comme sa sœur l’instant d’avant, d’un revers de manche.

Depuis son départ, Lub’ a tout fait pour ne pas penser au manque de cette tante, mais elle aurait pu faire l’effort d’aller la voir plus souvent, peut-être… Mais c’est ce qui se passe à chaque fois : l’on ne pense aux autres qu’au crépuscule de leur vie, quand on sait déjà qu’il est déjà trop tard… Elle se relève finalement avec une lenteur presque douloureuse et se tourne vers son poêle. « Tu veux boire un truc ? » Elle va se faire un thé, elle doit se faire une infusion, pour calmer ses nerfs — paradoxalement — et se donner du courage… Et puis non, elle sort une bouteille du fond d’une étagère et se saisit de deux verres. « C’est ce que j’ai de plus fort… J’ai besoin de courage. Je ne suis pas aussi forte que je le fais paraître, tu sais… » — dit-elle en souriant tristement. Mais évidemment qu’elle le sait, Freyja. Peu importe le personnage que Lub’ incarne, la carapace qu’elle enfile, sa cadette a toujours su voir sa sensibilité, comme son nez au milieu de sa tronche. Elle se verse alors un verre de cette liqueur à faire tomber les feuilles d’un arbre et sert un autre verre à sa frangine. Elle s’adosse ensuite et ferme les yeux, laissant les larmes couler en silence. Après une gorgée qui la fait grimacer, elle regarde à nouveau son roc. « Elle a été une mère pour nous… Elle a mis de la lumière dans nos vies… Elle a été notre phare, notre refuge, notre salut… Le sucre qui adoucit le café, la laine qui réchauffe nos cœurs… » Elle soupire alors, finissant son verre d’une traite. « Bien… J’imagine qu’il faut se hâter. » — dit-elle, alors qu’elle reste immobile, incapable de bouger, le corps vissé au sol par le poids d’une douleur qui n’a pourtant pas encore atteint son acmé.


( Pando )
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