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Lubnjia Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : MΛDΛME Λ. MULTICOMPTES : None MESSAGES : 219 CELEBRITE : Mackenzie Davis COPYRIGHT : Avatars > @CapRaccoon (1) & @LUX AETERNA (6) & @Thinkky (2) • Signature > @AMIANTE METIER/APTITUDES : Tailleur / Artisanat {Tisserande} & Combat TRIBU : Athna POINTS GAGNES : 121
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We're bound to die someday ⏚ Freyja Empty We're bound to die someday ⏚ Freyja

le Dim 1 Déc 2019 - 21:15

( We're bound to die someday )
On peut entendre du bruit sous la dernière alcôve de la demeure, alors que tout le reste de la maison en troglodyte est baigné dans un silence quasi religieux. Ce manège dure depuis un bon bout de temps, depuis assez longtemps, au moins, pour que Lub’ finisse par soupirer et par aller voir son protégé.

— Allez, magne toi, t’es pire qu’une femme le jour de son mariage…
— J’peux pas y aller alors que je suis fringué n’importe comment, Lou’ ! 


C’est presque une insulte, et Caliban le sait bien : tout ce qu’il porte, c’est Lubnjia qui lui a taillé, et on peut dire qu’il a largement le choix pour s’habiller. La blonde fronce les sourcils avant de lever les yeux au ciel.

— Fous le camp, Cal’… Y’a Calixthe qui t’attend dehors et on ne fait pas attendre les femmes.

Le gamin rit un coup, avant de se mirer une dernière fois dans le miroir et de sortir, lâchant un sourire charmeur à son ‘mentor’ ; sourire qu’elle aimerait bien dégommer à coups de pelle, aujourd’hui. Elle l‘adore, son protégé, mais il y a des jours où sa patience s’amenuise et où elle aimerait qu’il prenne un peu plus de plomb dans le crâne, qu’il grandisse plus vite pour enfin trouver sa voie et se comporter avec un peu plus de considération. Il n’est pas mauvais bougre le chiard, loin de là, et il n’est pas ingrat, mais il est des moments où sa colère et son ressentiment envers la Terre entière prennent trop de place, dans la vie de Lub’… Et déjà qu’elle a eu du mal à dompter ses propres démons, elle est parfaitement incapable d’aider le jeune homme à faire de même avec les siens. Pourtant, depuis que Cal a mis le grappin sur une jeune fille de la tribu, il se montre plus avenant, plus mature et peut-être même plus stable ; à croire que les Athnas ont un don, pour apaiser et panser les plaies et des ‘enfants perdus’.

Aussi, depuis que Lub’ héberge Caliban sous son toit, rares sont les journées où elle peut profiter d’un peu de solitude et de tranquillité. Et, même si elle en savoure les premiers instants, la blonde se retrouve vite à tourner en rond et à ne plus trop savoir quoi faire de sa pauvre carcasse ; elle essaye, le plus possible, de ne pas rester le nez dans son travail, quand elle peut profiter du peu de temps libre qu’elle a. Elle se met alors à table et en regarde le bois, avant de prendre de quoi dessiner quelques croquis ; si elle ne passe pas son temps à confectionner ou à hurler sur Caliban, elle le passe à dessiner. Les minutes s’enchainent ainsi, dans le même silence qui l’accompagne quand Caliban n’est pas là, et la Vaarhal se prend à chantonner, une bonne vieille chanson de poivrot, l’une de celles qui feraient fulminer ses parents de honte et de colère.

Kalyia t’as perdu ta culotte,
T’as plus qu’du vent dans ton froc,
Y’a l’voisin qui voudrait bien
IL VOUDRAIT BIEN,
Troncher tes reinnnnnns.

T’avais qu’à, t’avais qu’à
SACRÉE KALYIA,
Raper son gland
ENTRE TES DENNNNNTS.

Si les premières notes ne furent que simples murmures, la suite en revanche prend en coffre et en vigueur. Lub’ se lève pour scander son chant, attrapant dans un geste enhardi une lame sur son comptoir de cuisine. Les chansons plus lubriques les unes que les autres se suivent alors qu’elle se rassoit sur un tabouret, main posée à plat sur sa table et doigts écartés… On devine alors sans mal la suite : elle pose la pointe du couteau entre ses doigts, au rythme de la chanson, sans trop réfléchir, l’œil vif et la dextre habile ; c’est qu’elle peut faire n’importe quoi, quand personne ne la regarde… Et plus elle braille ses chansons, plus le mouvement s’accélère, ne laissant à la blonde qu’une fine marge d’erreur ; mais c’est le risque, qui lui fait tant apprécier cet exercice. La dernière salve se termine et dans un geste aussi affuté que la lame qu’elle tient, elle plante une dernière fois la pointe dans le bois déjà marqué par toutes les fois où Lub’ a pu s’ennuyer et s’essayer à ce jeu. Son mouvement, pourtant, manque d’assurance et elle hésite une fraction de seconde… 
Mais il en fait plus, pour que Lubnjia ne se tranche un bout de doigt ! Plus de peur que de mal, mais tout de même, elle n'est pas passée loin du drame.

C’est après avoir repris son souffle et qu’elle s’est calmée qu’elle entend un son briser sa tranquillité. Elle grogne alors, prête à recevoir Caliban comme il se doit, ou quiconque, d’ailleurs, qui vient l’emmerder. Et, quand finalement elle ouvre sa porte sur sa sœur, son visage se fend en un sourire radieux.  « Freyja ! » Elle sourit encore, avant de remarquer les traits sombres de sa cadette. Et elle la connaît assez, non, elle la connaît par cœur, pour savoir que sa venue et que cette mine défraichie n’augurent rien de bon… Elle s’efface alors, la laissant entrer dans son antre qui l’instant d’avant à peine, vibrait d’une joie qui semble avoir pris la poudre d’escampette, la porte à peine ouverte.


( Pando )
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