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Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye MESSAGES : 408 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : praimfaya METIER/APTITUDES : ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 100
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La folie comme barrière entre deux êtres | Tamara Empty La folie comme barrière entre deux êtres | Tamara

le Dim 1 Déc 2019 - 14:23
Avoir été au phare pour Samain à la recherche de réponse qui n’existait pas avait été une très mauvaise idée. Depuis, il n’allait vraiment pas bien. Le mélange d’herbes que Taël lui fournissait pour se soigner semblait moins opérationnel. Les voix surgissaient de plus en plus. Elles interrompaient le cours de ses pensées régulièrement et cela lui donnait vraiment le tournis. Il pouvait faire quelque chose et ensuite complètement oublier ce qu’il faisait. Ses pensées étaient incohérentes. Eirik était sur son étalon gris, se dirigeant vers sa cachette dans les bois que Tamara lui avait fourni. Elle prenait soin de lui et si au début il avait été méfiant, voire distant, maintenant il acceptait sa présence. Ils avaient des échanges intéressants durant des heures. Eirik appréciait de l’écouter et de parler avec elle. Il s’était déplacé de cachette en cachette car il avait la crainte d’être retrouvé même si sa fille lui avait assuré que non. La paranoïa du brun restait aigüe et il avait du mal à se dire que tout irait bien. Il ressentait le besoin de contrôler encore quelque chose dans sa vie. Malgré le froid qui s’installait, il avait réussi à chasser aujourd’hui et attraper un lapin. Avoine trottait joyeusement aux côtés de son étalon. Le brun regarda un instant le chien blanc.

Il était heureux de l’avoir à ses côtés, il lui était fidèle et le protégerait quoi qu’il arrive. C’était très rassurant mine de rien. Eirik sentit une vague étrange de tristesse l’envahir. Noël approchait et cela rendait les voix encore plus furieuses. Un murmure lui fit stopper net sa monture qui renâcla, n’appréciant pas les mouvements brusques de son cavalier. L’esclave en fuite sonda la forêt du regard, soudainement nerveux. Il était presque sûr que le murmure ne venait pas de la forêt, mais de son esprit. C’était néanmoins très dur de faire la différence. Mais force était de constater qu’il n’y avait absolument personne, il ne risquait rien. Un frisson courut le long de son échine et il pressa rapidement les flancs de sa monture qui partit à une allure rapide. Eirik se força à respirer normalement pour ne pas perdre complètement le contrôle de ses pensées, même si c’était bien difficile. Il avait la tête qui tournait et l’impression que le monde se défaisait autour de lui. Il savait que c’était la prémisse d’une crise. Il fit galoper sa monture. Il ressentait le besoin de se cacher dans son petit coin, de ne pas bouger, que personne ne le voit ainsi. Eirik arriva devant sa cachette dans un état second.

Il entra dans la cache avec sa monture et Avoine. C’était assez spacieux pour permettre aux animaux d’être avec lui. Il avait arrangé le sol avec des couvertures moelleuses pour ne pas trop souffrir de dormir au sol. De toute manière, ce serait toujours mieux que ce qu’il avait connu autrefois. Eirik retira la selle et la bride de son étalon, nouant soigneusement une corde autour de sa tête et l’attacha à un rocher solide. De toute manière, le cheval nerveux ne penserait jamais à s’enfuir. Il était depuis de trop nombreuses années avec l’homme. Autrefois, le Rahjak l’aurait pensé capable de retourner au désert d’où il venait, mais plus aujourd’hui. Eirik posa le lapin dans un coin. Un bruit lui fit tourner brusquement la tête. Il posa sa main sur son couteau. Une silhouette était devant l’entrée de la cachette. Un grognement lui échappa. Fait étonnant, Avoine ne bougeait pas, roulé en boule dans un coin sagement. Il ne comprenait pas pourquoi le chien ne réagissait pas ou plutôt, il ne voyait pas la vérité en face. Il ne voyait pas qu’il hallucinait. Il s’approcha de la silhouette, menaçant et donna un coup de couteau violent. Sans comprendre ce qui se passait, Eirik atterrit au sol et plus de silhouette. Il sentit un frisson d’horreur traverser son dos alors qu’il réalisait que tout ce qui se passait était dans sa tête.

Il vit une autre silhouette se dessiner à l’entrée de sa cachette. Il ne reconnut pas sa fille Tamara. Eirik se mit debout et recula comme une bête sauvage blessée. Le couteau en avant, le regard fou, tremblant et en sueur. « Dégage. » Sa voix était déformée par la folie. Il se mit en position d’attaque. Les voix étaient furieuses et cela l’enrageait. Serait-il capable de tuer sa propre fille ? Normalement pas.
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