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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 259 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 246
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le Ven 29 Nov 2019 - 22:52
       

       
La fille au cœur du labyrinthe t'attend, pour être son fil d'Ariane tu dois la prendre par la main et la tirer hors de ce dédale… Maoraye
       

       
Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Maori a longtemps hésité à venir, et elle s'en veut. Cela ne fait que rajouter à son malheur, tandis qu'elle regarde les feuilles des arbres descendre doucement. Une spirale lente, qui les entraîne jusqu'à la surface argentée du ruisseau, puis un léger courant, gazouillant sous le ciel lourd, les emporte au loin. Elle est assise, dos contre leur arbre, les jambes étendues devant elle. Il commence à faire froid ; elle s'est convaincue que c'était pour cette raison, parce que le voyage serait froid, qu'elle ne voulait pas venir. Le ciel est aussi maussade que son moral ; elle s'est convaincue que c'était pour cette raison aussi, qu'elle ne voulait pas venir, parce qu'elle ne voulait pas que son moral plombé déteigne sur Cyd. Mais Maori avait beau invoquer les meilleures raisons du monde, des plus égoïstes au plus altruistes, rien n'y faisait, elle ne réussissait jamais à se convaincre. Le problème n'était pas tant de se trouver des raisons valables. Le problème était qu'elle… qu'elle ne trouvait plus rien. Maori était perdue, vidée, elle le savait, mais rien n'y faisait. Elle n'arrivait quand même pas à s'empêcher de ne rien ressentir. De ne rien vouloir. Elle ne voulait pas venir, elle ne voulait pas ne pas venir, parce qu'elle ne voulait pas, tout simplement. Il n'y avait plus une once de certitude en elle, plus une once de désir. Et elle cherchait, attendait désespérément un moyen de raviver la flamme en son cœur, quelque chose qui fasse à nouveau pétiller ses yeux et qui lui donne envie, tout simplement.
       
Tout simplement. Une entreprise qui paraissait si simple, si dérisoire… D'ordinaire il lui suffirait de porter son regard sur le monde pour que le désir revienne, la curiosité, la soif de connaissances. Cette feuille qui descendait en spirale, ce ruisseau qui avançait en tourbillons, elle les aurait admirés avec un regard d'enfant, pur, émerveillé, tout simplement désireux de découvrir le monde, tout simplement sous le charme de ce monde. Tout simplement. C'était encore plus dur à vivre, tant ça paraissait simple. Maori avait l'impression qu'il lui fallait juste un coup de pouce pour franchir la ligne. Et le pire était qu'elle savait qu'une fois de l'autre côté, tout reviendrait, progressivement peut-être, mais tout reviendrait. Ce n'était qu'un pas, et c'était toute une aventure. Maori était, elle devait l'avouer, complètement perdue. Alors elle savait pourquoi elle était venue. Parce que les bras de Cyd étaient le seul endroit où elle ait trouvé du réconfort depuis bien longtemps. A chaque retrouvaille à chaque lune, Cyd était là, devenait son cocon et sa bulle, ces instants hors du temps où elle n'avait aucune pression qui pesait sur elle. Plus de préoccupations, juste Cyd et elle et cet arbre qui veillait sur elles depuis ses cimes altières et ses frondaisons cachottières.
       
D'ordinaire, étonnamment pudique, Maori prétendait partir chasser pour en vérité rejoindre Cyd. Cette fois-ci, elle était partie les mains dans les poches, sans son arc, sans rien d'autre que ses vêtements et ses pensées. Ces dernières étaient bien assez lourdes ces derniers temps pour qu'elle ne s'ajoute pas un autre fardeau. La jeune femme était partie à l'aube, ses jambes avaient creusé des tranchées dans les légères nappes de brouillard qui flottaient au ras du sol. Son bonnet enfoncé sur les oreilles, son bomber remontait au plus haut possible de son cou, quoi que cela soit bien inefficace. Elle s'était laissée vagabonder et porter par ses pas qui l'avaient conduit, avec la force de l'habitude, vers cet arbre devenu si emblématique à ses yeux. Il y avait peut-être, après tout, une pointe de désir qui renaissait en elle. La jeune femme, toujours assise au sol, s'agita un peu, se pencha pour regarder vers les autres arbres, dans l'attente de voir la silhouette de Cyd apparaître. Peut-être y avait-il un peu de désir, s'il y avait de l'impatience et de l'inquiétude à ne pas voir sa longue silhouette franchir la lisière. Il lui semblait toujours retrouver son âme la plus pleine et la plus entière entre les bras de Cyd… Maori voulait retrouver son âme, retrouver sa Cyd.
       
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Cyd Raye
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le Sam 30 Nov 2019 - 9:40
L’habitude s’était construite sans même que Cyd s’en rende compte. Au fil des lunes, elle avait retrouvé Maori à ce fameux arbre rouge. Elles avaient parlé des heures, ri, s’étaient embrassées sans jamais aller plus loin. Au début de la saison chaude, elle amenait des fleurs à Maori, des fleurs fraîches non loin de sa tribu. Cyd se sentait vivante auprès de Maori, si vibrante. Elle cachait cette femme qui faisait battre son cœur plus vite à chaque fois. Il était tôt ce matin quand elle se réveilla. Elle alla voir sa sœur et sa nièce dans la pièce d’à côté, les embrassa chacune sur le front en remerciant la Déesse de veiller sur elles, sa dernière famille. Personne ne lui demandait où elle allait. Elle avait son petit sac, sa bourse pleine de fruits secs, sa gourde et elle partait. Le froid s’était installé dans la forêt et elle était bien emmitouflée dans les peaux de bête. C’était son troisième hiver et elle avait toujours autant froid. Son corps tentait de s’y faire, mais c’était psychologiquement que Cyd souffrait. Elle venait d’une île torride où l’hiver ne correspondait aucunement à de la neige, la saison des pluies oui, mais la neige, jamais. Elle claquait des dents et souffla un grand coup, remontant son écharpe sur son nez et sa bouche. On distinguait à peine son visage et elle déambula silencieusement vers la forêt au point de rendez-vous.

Elle était impatiente de retrouver Maori. Les rendez-vous ne duraient en général qu’une journée, le temps d’absence qu’elle pouvait justifier sans trop d’explication. Elle n’aimait pas mentir, mais pour Maori elle était prête à tout. Elle suivit le cours de la rivière. Cyd avait amené un petit présent à Maori, encore. Elle adorait lui faire découvrir son monde, réussir à la faire sourire. C’était toujours un défi. Elle tentait de lui apprendre des coutumes de son peuple, de lui montrer la vie des natifs. Son rêve était d’aller au duty-free avec elle, mais il faudrait alors justifier le fait qu’elles se connaissaient. Cyd ne savait pas si elle dirait la vérité. La vérité était qu’elle tombait amoureuse. Cela s’était installé progressivement sans même qu’elle ne remarque rien. Elle acceptait à demi-mots ce qui la secouait. La brune distingua une silhouette à travers le brouillard et devina que c’était Maori assise aux pieds de leur arbre. Un sourire niais se peignait sur son visage. « Bonjour petite panthère. » Le surnom était devenu naturel depuis plusieurs lunes. Cyd voyait Maori comme une panthère, sauvage, mais qui pouvait s’intéresser aux humains de loin. L’androgyne se pencha et embrassa l’autre femme sans hésitation.

Elles n’avaient pas défini leur relation, même s’il était évident qu’il y avait quelque chose. La Kovarii se montrait tendre, attentionnée et attentive à l’autre femme. Elle remarqua que quelque chose était différent sans mettre de suite le doigt dessus. Elle s’assit au sol et par habitude, encadra la cent de ses bras. « Tu n’as pas l’air bien. » Dit-elle avec douceur dans sa langue natale. Même si elle parlait plus anglais avec Maori, il lui arrivait de parler en trigedasleng. Elle n’attendait jamais de Maori qu’elle réponde dans sa langue ou fasse des phrases élaborées. Elle était bien consciente que ce n’était pas sa langue natale, mais elle appréciait de pouvoir lui parler avec naturel. Cyd avait descendu son écharpe pour dévoiler sa bouche et son nez. Ses yeux clairs pétillaient comme ceux d’une enfant. Elle caressa le bonnet de Maori avec douceur. « Des ombres habitent ton regard. » Elle ne voulait pas insister, mais elle avait dit cette phrase en anglais. Peut-être que cela permettrait à Maori de s’ouvrir plus, ou pas. Cyd l’acceptait comme elle était, sans chercher à la changer ou quoique ce soit d’autre. L’androgyne posa son menton sur le dessus de la tête de Maori. Très clairement, elle était plus grande que la cent, mais cela ne la dérangeait pas, elle trouvait cela adorable. Tout chez l’autre femme la fascinait. Oui elle était vraiment mordue et elle s’en rendait à peine compte.
Maori K. Ho'oname
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le Sam 30 Nov 2019 - 22:37
       

       
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Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Enfin, elle est là, et sa douce voix résonne à ses oreilles, et le soulagement épanche son cœur, s'y répand et l'apaise d'une main douce. Il lui suffit de trois mots pour réussir à étirer les lèvres de Maori en un mince sourire. "Bonjour petite panthère." Maori savoure, se complaît dans le surnom, a à peine le temps de murmurer une réponse avant de se complaire encore plus dans le baiser qui suit. "Bonjour hérisson." Et comme souvent, comme toujours sa main effleure la joue de Cyd, ses doigts caressent la ligne de sa mâchoire durant l'instant où leurs lèvres sont scellés. C'est toujours aussi naturel. Peu importe le nombre de fois où elles se retrouvent, c'est toujours aussi naturel. Lorsqu'elle la quitte, Maori peut éprouver des doutes, des peurs, se demander ce qu'elle fait, pourquoi elle continue de revenir, lune après lune, si elle fait bien de revenir, lune après lune. Mais dès qu'elle est avec Cyd, tous ses doutes s'envolent ; et ne reste plus que ce sentiment d'évidence que Maori a dès qu'elle croise le regard de Cyd, dès qu'elle se blottit dans ses bras, même dès lors qu'elle sent sa présence dans son dos. C'est même plus qu'une évidence, c'est comme une certitude, que ses bras sont faits pour l'accueillir, pour l'entourer et la ceindre dans leur tendre étau.
       
Cyd s'est installée, Maori s'est réinstallée. Il fait froid, alors la jeune femme se blottit contre la grande androgyne avec délice, ravie de profiter de la chaleur de son corps. Elle est entrée dans la bulle, et les émotions reviennent. Pour le meilleur. Pour le pire. "Tu n'as pas l'air bien." Une simple remarque, un simple constat, et Maori a envie de se taper la tête contre l'arbre. Elle ne veut pas inquiéter Cyd, redoute la pitié qu'elle pourrait avoir pour elle, éclair dans son regard qu'elle ne supporterait pas de voir. Maori aimerait être une meilleure actrice, être meilleure pour se composer un masque ; cela lui aurait évité bien des soucis, tant son honnêteté franche se lit sur ses traits. Et cela lui aurait évité d'en parler. Peut-être, égoïstement, aimerait-elle faire semblant pour ne pas en parler. Se confier lui semble plus difficile que jamais, s'attacher encore plus, parce qu'il y a cette idée, omniprésente et tacite, dans un coin de son crâne, que cela peut être fini demain. Que demain, sa confidente et son attache pourrait disparaître. Une part d'elle, terrorisée, envisage de mentir. L'autre part, la part honnête et fonceuse, la contrebalance. "Des ombres habitent ton regard." Et c'est la part honnête qui l'emporte.
       
Pendant quelques secondes qui semblent être des minutes, Maori reste silencieuse. Perdue dans ses pensées, elle n'a même pas remarqué que Cyd avait alterné entre leurs deux langues. C'est en trigedasleng que Maori répond, parce que c'est plus facile. Elle peut mettre la barrière de la langue entre la réalité et elle. Ce n'est qu'un voile, qu'un filtre de plus, dont elle devrait probablement se passer, qu'elle devrait abolir et déchirer, mais pour l'instant elle ne peut pas. Elle a encore besoin de cette prise de distance. "Ai nomon... en plan em ai don hod in… ste daun." Le pire est que cela fait plusieurs années, et qu'elle ne sait pas comment expliquer ça à ça. Les mots se bousculent dans sa bouche, elle aimerait apporter tant de précisions… Elle n'en apporte que deux. "Il y a cinq ans. Dans le crash de l'Odyssée." En anglais, même si les mots lui arrachent la gorge. "Plan em ai don hod in raun skai." Et ça fait du bien. Elle en parle au passé, et maintenant c'est révolu. Alors la digue cède, et doucement les larmes roulent sur ses joues, sans un bruit. Comme les feuilles descendent en spirale et comme le ruisseau dévale en tourbillons.
       
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Spoiler:
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J'ai hésité à mettre cette icon pour Cyd Pour ce que les âmes soeurs n'ont qu'une âme ~ Maoraye 3395933406 Et sinon je trouve que cette chanson leur va tellement bien Pour ce que les âmes soeurs n'ont qu'une âme ~ Maoraye 3048774416
Cyd Raye
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le Dim 1 Déc 2019 - 21:11
Hérisson, l’androgyne aimait bien ce surnom et cela ne manqua pas de la faire sourire. Elles se rejoignaient enfin et son cœur battait la chamade. Blottie contre Maori, Cyd se dit que la vie était simple. Sa main caressa le bras de l’autre femme. Elle était tendre et câline. La brune se montrait patiente, ne voulant pas bousculer la fille du ciel. Mais il fallait bien avouer que le désir la brûlait intensément et qu’il lui arrivait plus d’une fois de rêver d’elle la nuit. Mais pour l’heure, elle était plus préoccupée par l’état de l’autre femme pour se soucier de partager des moments torrides ensemble. Elle sentait bien que quelque chose n’allait pas et c’était bien pour cela qu’elle insistait le plus possible. Elle avait l’impression que quelque chose lui échappait et cela la frustrait énormément. Elle avait besoin de comprendre. Elle ne récolta que le silence et la guérisseuse se dit qu’elle avait commis une erreur. Son corps se tendit, se préparant presque à ce que Maori lui sorte une phrase bien cinglante. Comment réagirait-elle si cela arrivait ? Cyd risquait de se vexer même si elle avait conscience qu’elle l’aurait bien cherché. La vérité éclata dans sa langue natale et la Kovarii ne dit rien.

Elle accueillit la vérité dans un silence respectueux. Même ses caresses avaient cessé pour mieux écouter. Cinq ans, c’était tellement loin et tellement près à la fois quand on avait perdu quelqu’un qu’on aimait. Elle était bien placée pour le savoir avec la mort de de sa mère deux ans auparavant. Elle savait que cela laissait une brûle extrêmement douloureuse. On pouvait faire ce qu’on voulait, parfois il fallait souffrir pour digérer l’événement. La fille qu’elle aimait dans le ciel, Cyd ne fut pas jalouse et même si cette fille avait été sur Terre, elle n’était pas d’un naturel jaloux. Tendrement, elle caressa le bras de Maori alors qu’elle vit les larmes couler sur ses joues. La brune ne se blottit que plus fort contre elle. Elle aurait voulu sécher ses larmes, mais elle savait très bien que ce qu’elle voyait n’était que la pointe de l’iceberg nettement plus gros intérieurement. « Je sais comment c’est dur, j’ai perdu ma mère il n’y a pas longtemps non plus. » Elle pouvait comprendre sa peine, un peu, mais pas complètement. Cyd embrassa Maori sur sa joue. « Merci de me faire assez confiance pour me parler de ta peine. » En tant que fille de guerrière, elle savait que confier sa peine n’était pas quelque chose d’aisé et qu’on pouvait très vite considérer cela comme une faiblesse. Ou au contraire, comme une preuve de confiance quand on osait se dévoiler avec pudeur.

« Nos peines dévorent de temps en temps notre âme. C’est une épreuve nécessaire pour avancer. » Même si les mots ne guérissaient pas toujours l’âme. Cyd ignorait de quoi Maori avait besoin pour aller mieux. Elle ne savait pas si c’étaient les câlins ou la solitude. Elle ne savait pas si c’était la chaleur d’un corps ou la chaleur offert par de la nourriture. Elle était un peu frustrée à dire vrai. « De quoi as-tu besoin ? » Elle était prête à lui offrir la Terre si cela était nécessaire. Cyd recula légèrement la tête pour plonger son regard clair dans celui de Maori. Elle fit un léger sourire, presque timide. Effacer les peines de quelqu’un était difficile. Alors à défaut, elle essayait de l’accompagner dans cette étape franchement difficile. Même si cela datait de cinq ans auparavant, elle n’était personne pour dire quand une peine s’arrêtait. Elle savait que la mort était une étape nécessaire, un seuil à franchir. Mais c’était plus facile à accepter quand la mort arrivait après une vie comme une finalité de ce cycle. Quand c’était la faute d’un crash, c’était difficile d’accepter.
Maori K. Ho'oname
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le Dim 1 Déc 2019 - 23:06
       

       
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Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Dans son cœur la douleur s'est tarie. Epanchée, telles ses larmes. Petit crocodile, petite madeleine, Maori ne peut s'empêcher de pleurer, doucement, sans bruit, juste la gorge serrée dans les bras de Cyd. C'est apaisé et apaisant, elle peut enfin se laisser aller à dévaler la pente du deuil. Elle n'est pas sûre d'en avoir atteint le fond pour le moment, mais peu importe, elle profite juste de ce palier qu'on lui offre. Et avec gratitude elle s'épanche et se blottit dans les bras de Cyd, puise toujours plus de réconfort de son contact. Elle n'a pas peur d'épuiser la source de réconfort que Cyd peut être, parce qu'elle sait que ses bras sont un réservoir infini qu'elle ne peut vider. Il y a un sentiment d'éternité avec elle, que Maori ressent avec toujours plus de force à chaque fois. Et peu importe les peines et peu importe les deuils plus rien ne semble insurmontable en cet instant. Gravir des montagnes toucher des étoiles du doigt chevaucher la lune et rouler entre les constellations se parachuter d'une nova plonger au sein du cosmos naviguer entre les météores les comètes puis surfer sur les aurores boréales ou non rider sur un arc-en-ciel haut en couleurs franchir la cime des arbres rebondir sur les frondaisons et doucement atterrir sur le tapis de feuilles avec une roulade se redresser effectuer une pirouette parfaite et un sourire aussi étincelant que les étoiles qu'elle vient de quitter pour se jeter dans ses bras parce que ses bras ses bras ses bras l'entourent et tout tourne autour d'eux elle ne peut pas s'en passer elle ne peut pas ne veut pas les desserrer veut s'y abandonner et les laisser l'envelopper de leur bienvenue étreinte qu'elle accueille avec un sourire doux comme elle n'en a pas eu depuis longtemps et Maori essuie les larmes de crocodile de madeleine sur ses joues revient un peu à elle revivifiée par la chaleur de son cocon.
       
Cyd réussit à tout mettre de côté pour elle et Maori se sent tomber. Elle ne s'est pas jetée dans ses bras, elle y est tombée, attirée inexorablement. Polarisée. Aimantée. Un voile tombe, doucement elle occulte ces sentiments naissants, parce qu'elle ne peut pas y faire face pour l'instant. Elle a ses démons, ses "ombres", ses fantômes, avec qui elle doit régler ses comptes. Aujourd'hui, ce serait encore une trahison à ses yeux. "Je sais comment c'est dur, j'ai perdu ma mère il n'y a pas longtemps non plus." Deux êtres réunis dans le deuil. Cliché, mais réconfortant. "Désolée pour ta mère." Elle ne la connaissait pas, mais Maori se demande si les relations de Cyd avec sa mère étaient du même acabit de celles qu'elle avait avec sa propre mère. Pas le meilleur acabit cependant. "Nos peines dévorent de temps en temps notre âme. C'est une épreuve nécessaire pour avancer." C'est poétique, songe Maori. C'est beau, et cette belle vérité lui parle, la touche, la frappe. Mais cela n'apaise rien, cela ne fait que décrire. C'est beau, et c'est triste aussi, et elle a l'impression de sentir ses peines grignoter son âme attraper de leurs petites griffes démoniaques son cœur et y mordre de leurs petites dents taillées en pointe y faire des petits trous ronger la chair juteuse éroder le cœur qui aimerait être de pierre pour une fois mais qui ne l'est pas et doit faire avec doit supporter ces petits rats se régalant de sa chair doit composer avec et tenter de les chasser d'une main pour que la lumière revienne un peu apaiser les peines qui dévorent son âme.
       
La lumière est là, un bref rai posé sur ses plaies. "De quoi as-tu besoin ?" Oh, de tout, et de rien. De toi, et de rien. Juste de tes bras, de ton sourire et de tes yeux clairs posés sur moi qui sont la lumière qui fait fuir les rats et m'offrent un peu de répit. Juste de toi, de ta joue sur laquelle faire glisser mes doigts, et de tes cheveux à ébouriffer pour que tu ressembles à un hérisson animal que j'affectionne de plus en plus et dont je guette la trace quand je suis dans la forêt parce que le voir c'est voir une part de toi me rapprocher un peu de toi te sentir près de moi même si tu n'es pas là c'est étrange je sais mais c'est tout un hérisson me fait juste penser à toi et à quel point je j'ai besoin de toi. Maori releva la tête vers Cyd, qui avait reculé le cou pour l'observer. Leurs yeux se croisèrent, puis Maori se redressa doucement, changea de position. Elle s'installa à cheval sur les cuisses de Cyd, posa ses mains sur ses joues, ses pommettes complétant ses paumes. La jeune femme se pencha doucement en avant, pour embrasser tout aussi doucement Cyd. Oui, elle a juste besoin de la savoir là près d'elle. Et peu importe où ça les mène. Oui, j'ai juste besoin de toi.
       
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