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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 309 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Alaska avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 272

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le Ven 29 Nov 2019 - 22:52
       

       
La fille au cœur du labyrinthe t'attend, pour être son fil d'Ariane tu dois la prendre par la main et la tirer hors de ce dédale… Maoraye
       

       
Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Maori a longtemps hésité à venir, et elle s'en veut. Cela ne fait que rajouter à son malheur, tandis qu'elle regarde les feuilles des arbres descendre doucement. Une spirale lente, qui les entraîne jusqu'à la surface argentée du ruisseau, puis un léger courant, gazouillant sous le ciel lourd, les emporte au loin. Elle est assise, dos contre leur arbre, les jambes étendues devant elle. Il commence à faire froid ; elle s'est convaincue que c'était pour cette raison, parce que le voyage serait froid, qu'elle ne voulait pas venir. Le ciel est aussi maussade que son moral ; elle s'est convaincue que c'était pour cette raison aussi, qu'elle ne voulait pas venir, parce qu'elle ne voulait pas que son moral plombé déteigne sur Cyd. Mais Maori avait beau invoquer les meilleures raisons du monde, des plus égoïstes au plus altruistes, rien n'y faisait, elle ne réussissait jamais à se convaincre. Le problème n'était pas tant de se trouver des raisons valables. Le problème était qu'elle… qu'elle ne trouvait plus rien. Maori était perdue, vidée, elle le savait, mais rien n'y faisait. Elle n'arrivait quand même pas à s'empêcher de ne rien ressentir. De ne rien vouloir. Elle ne voulait pas venir, elle ne voulait pas ne pas venir, parce qu'elle ne voulait pas, tout simplement. Il n'y avait plus une once de certitude en elle, plus une once de désir. Et elle cherchait, attendait désespérément un moyen de raviver la flamme en son cœur, quelque chose qui fasse à nouveau pétiller ses yeux et qui lui donne envie, tout simplement.
       
Tout simplement. Une entreprise qui paraissait si simple, si dérisoire… D'ordinaire il lui suffirait de porter son regard sur le monde pour que le désir revienne, la curiosité, la soif de connaissances. Cette feuille qui descendait en spirale, ce ruisseau qui avançait en tourbillons, elle les aurait admirés avec un regard d'enfant, pur, émerveillé, tout simplement désireux de découvrir le monde, tout simplement sous le charme de ce monde. Tout simplement. C'était encore plus dur à vivre, tant ça paraissait simple. Maori avait l'impression qu'il lui fallait juste un coup de pouce pour franchir la ligne. Et le pire était qu'elle savait qu'une fois de l'autre côté, tout reviendrait, progressivement peut-être, mais tout reviendrait. Ce n'était qu'un pas, et c'était toute une aventure. Maori était, elle devait l'avouer, complètement perdue. Alors elle savait pourquoi elle était venue. Parce que les bras de Cyd étaient le seul endroit où elle ait trouvé du réconfort depuis bien longtemps. A chaque retrouvaille à chaque lune, Cyd était là, devenait son cocon et sa bulle, ces instants hors du temps où elle n'avait aucune pression qui pesait sur elle. Plus de préoccupations, juste Cyd et elle et cet arbre qui veillait sur elles depuis ses cimes altières et ses frondaisons cachottières.
       
D'ordinaire, étonnamment pudique, Maori prétendait partir chasser pour en vérité rejoindre Cyd. Cette fois-ci, elle était partie les mains dans les poches, sans son arc, sans rien d'autre que ses vêtements et ses pensées. Ces dernières étaient bien assez lourdes ces derniers temps pour qu'elle ne s'ajoute pas un autre fardeau. La jeune femme était partie à l'aube, ses jambes avaient creusé des tranchées dans les légères nappes de brouillard qui flottaient au ras du sol. Son bonnet enfoncé sur les oreilles, son bomber remontait au plus haut possible de son cou, quoi que cela soit bien inefficace. Elle s'était laissée vagabonder et porter par ses pas qui l'avaient conduit, avec la force de l'habitude, vers cet arbre devenu si emblématique à ses yeux. Il y avait peut-être, après tout, une pointe de désir qui renaissait en elle. La jeune femme, toujours assise au sol, s'agita un peu, se pencha pour regarder vers les autres arbres, dans l'attente de voir la silhouette de Cyd apparaître. Peut-être y avait-il un peu de désir, s'il y avait de l'impatience et de l'inquiétude à ne pas voir sa longue silhouette franchir la lisière. Il lui semblait toujours retrouver son âme la plus pleine et la plus entière entre les bras de Cyd… Maori voulait retrouver son âme, retrouver sa Cyd.
       
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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees MESSAGES : 185 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Maori METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 20

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le Sam 30 Nov 2019 - 9:40
L’habitude s’était construite sans même que Cyd s’en rende compte. Au fil des lunes, elle avait retrouvé Maori à ce fameux arbre rouge. Elles avaient parlé des heures, ri, s’étaient embrassées sans jamais aller plus loin. Au début de la saison chaude, elle amenait des fleurs à Maori, des fleurs fraîches non loin de sa tribu. Cyd se sentait vivante auprès de Maori, si vibrante. Elle cachait cette femme qui faisait battre son cœur plus vite à chaque fois. Il était tôt ce matin quand elle se réveilla. Elle alla voir sa sœur et sa nièce dans la pièce d’à côté, les embrassa chacune sur le front en remerciant la Déesse de veiller sur elles, sa dernière famille. Personne ne lui demandait où elle allait. Elle avait son petit sac, sa bourse pleine de fruits secs, sa gourde et elle partait. Le froid s’était installé dans la forêt et elle était bien emmitouflée dans les peaux de bête. C’était son troisième hiver et elle avait toujours autant froid. Son corps tentait de s’y faire, mais c’était psychologiquement que Cyd souffrait. Elle venait d’une île torride où l’hiver ne correspondait aucunement à de la neige, la saison des pluies oui, mais la neige, jamais. Elle claquait des dents et souffla un grand coup, remontant son écharpe sur son nez et sa bouche. On distinguait à peine son visage et elle déambula silencieusement vers la forêt au point de rendez-vous.

Elle était impatiente de retrouver Maori. Les rendez-vous ne duraient en général qu’une journée, le temps d’absence qu’elle pouvait justifier sans trop d’explication. Elle n’aimait pas mentir, mais pour Maori elle était prête à tout. Elle suivit le cours de la rivière. Cyd avait amené un petit présent à Maori, encore. Elle adorait lui faire découvrir son monde, réussir à la faire sourire. C’était toujours un défi. Elle tentait de lui apprendre des coutumes de son peuple, de lui montrer la vie des natifs. Son rêve était d’aller au duty-free avec elle, mais il faudrait alors justifier le fait qu’elles se connaissaient. Cyd ne savait pas si elle dirait la vérité. La vérité était qu’elle tombait amoureuse. Cela s’était installé progressivement sans même qu’elle ne remarque rien. Elle acceptait à demi-mots ce qui la secouait. La brune distingua une silhouette à travers le brouillard et devina que c’était Maori assise aux pieds de leur arbre. Un sourire niais se peignait sur son visage. « Bonjour petite panthère. » Le surnom était devenu naturel depuis plusieurs lunes. Cyd voyait Maori comme une panthère, sauvage, mais qui pouvait s’intéresser aux humains de loin. L’androgyne se pencha et embrassa l’autre femme sans hésitation.

Elles n’avaient pas défini leur relation, même s’il était évident qu’il y avait quelque chose. La Kovarii se montrait tendre, attentionnée et attentive à l’autre femme. Elle remarqua que quelque chose était différent sans mettre de suite le doigt dessus. Elle s’assit au sol et par habitude, encadra la cent de ses bras. « Tu n’as pas l’air bien. » Dit-elle avec douceur dans sa langue natale. Même si elle parlait plus anglais avec Maori, il lui arrivait de parler en trigedasleng. Elle n’attendait jamais de Maori qu’elle réponde dans sa langue ou fasse des phrases élaborées. Elle était bien consciente que ce n’était pas sa langue natale, mais elle appréciait de pouvoir lui parler avec naturel. Cyd avait descendu son écharpe pour dévoiler sa bouche et son nez. Ses yeux clairs pétillaient comme ceux d’une enfant. Elle caressa le bonnet de Maori avec douceur. « Des ombres habitent ton regard. » Elle ne voulait pas insister, mais elle avait dit cette phrase en anglais. Peut-être que cela permettrait à Maori de s’ouvrir plus, ou pas. Cyd l’acceptait comme elle était, sans chercher à la changer ou quoique ce soit d’autre. L’androgyne posa son menton sur le dessus de la tête de Maori. Très clairement, elle était plus grande que la cent, mais cela ne la dérangeait pas, elle trouvait cela adorable. Tout chez l’autre femme la fascinait. Oui elle était vraiment mordue et elle s’en rendait à peine compte.
Maori K. Ho'oname
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le Sam 30 Nov 2019 - 22:37
       

       
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Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Enfin, elle est là, et sa douce voix résonne à ses oreilles, et le soulagement épanche son cœur, s'y répand et l'apaise d'une main douce. Il lui suffit de trois mots pour réussir à étirer les lèvres de Maori en un mince sourire. "Bonjour petite panthère." Maori savoure, se complaît dans le surnom, a à peine le temps de murmurer une réponse avant de se complaire encore plus dans le baiser qui suit. "Bonjour hérisson." Et comme souvent, comme toujours sa main effleure la joue de Cyd, ses doigts caressent la ligne de sa mâchoire durant l'instant où leurs lèvres sont scellés. C'est toujours aussi naturel. Peu importe le nombre de fois où elles se retrouvent, c'est toujours aussi naturel. Lorsqu'elle la quitte, Maori peut éprouver des doutes, des peurs, se demander ce qu'elle fait, pourquoi elle continue de revenir, lune après lune, si elle fait bien de revenir, lune après lune. Mais dès qu'elle est avec Cyd, tous ses doutes s'envolent ; et ne reste plus que ce sentiment d'évidence que Maori a dès qu'elle croise le regard de Cyd, dès qu'elle se blottit dans ses bras, même dès lors qu'elle sent sa présence dans son dos. C'est même plus qu'une évidence, c'est comme une certitude, que ses bras sont faits pour l'accueillir, pour l'entourer et la ceindre dans leur tendre étau.
       
Cyd s'est installée, Maori s'est réinstallée. Il fait froid, alors la jeune femme se blottit contre la grande androgyne avec délice, ravie de profiter de la chaleur de son corps. Elle est entrée dans la bulle, et les émotions reviennent. Pour le meilleur. Pour le pire. "Tu n'as pas l'air bien." Une simple remarque, un simple constat, et Maori a envie de se taper la tête contre l'arbre. Elle ne veut pas inquiéter Cyd, redoute la pitié qu'elle pourrait avoir pour elle, éclair dans son regard qu'elle ne supporterait pas de voir. Maori aimerait être une meilleure actrice, être meilleure pour se composer un masque ; cela lui aurait évité bien des soucis, tant son honnêteté franche se lit sur ses traits. Et cela lui aurait évité d'en parler. Peut-être, égoïstement, aimerait-elle faire semblant pour ne pas en parler. Se confier lui semble plus difficile que jamais, s'attacher encore plus, parce qu'il y a cette idée, omniprésente et tacite, dans un coin de son crâne, que cela peut être fini demain. Que demain, sa confidente et son attache pourrait disparaître. Une part d'elle, terrorisée, envisage de mentir. L'autre part, la part honnête et fonceuse, la contrebalance. "Des ombres habitent ton regard." Et c'est la part honnête qui l'emporte.
       
Pendant quelques secondes qui semblent être des minutes, Maori reste silencieuse. Perdue dans ses pensées, elle n'a même pas remarqué que Cyd avait alterné entre leurs deux langues. C'est en trigedasleng que Maori répond, parce que c'est plus facile. Elle peut mettre la barrière de la langue entre la réalité et elle. Ce n'est qu'un voile, qu'un filtre de plus, dont elle devrait probablement se passer, qu'elle devrait abolir et déchirer, mais pour l'instant elle ne peut pas. Elle a encore besoin de cette prise de distance. "Ai nomon... en plan em ai don hod in… ste daun." Le pire est que cela fait plusieurs années, et qu'elle ne sait pas comment expliquer ça à ça. Les mots se bousculent dans sa bouche, elle aimerait apporter tant de précisions… Elle n'en apporte que deux. "Il y a cinq ans. Dans le crash de l'Odyssée." En anglais, même si les mots lui arrachent la gorge. "Plan em ai don hod in raun skai." Et ça fait du bien. Elle en parle au passé, et maintenant c'est révolu. Alors la digue cède, et doucement les larmes roulent sur ses joues, sans un bruit. Comme les feuilles descendent en spirale et comme le ruisseau dévale en tourbillons.
       
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Spoiler:
Pour ce que les âmes soeurs n'ont qu'une âme ~ Maoraye 171928021
J'ai hésité à mettre cette icon pour Cyd Pour ce que les âmes soeurs n'ont qu'une âme ~ Maoraye 3395933406 Et sinon je trouve que cette chanson leur va tellement bien Pour ce que les âmes soeurs n'ont qu'une âme ~ Maoraye 3048774416
Cyd Raye
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le Dim 1 Déc 2019 - 21:11
Hérisson, l’androgyne aimait bien ce surnom et cela ne manqua pas de la faire sourire. Elles se rejoignaient enfin et son cœur battait la chamade. Blottie contre Maori, Cyd se dit que la vie était simple. Sa main caressa le bras de l’autre femme. Elle était tendre et câline. La brune se montrait patiente, ne voulant pas bousculer la fille du ciel. Mais il fallait bien avouer que le désir la brûlait intensément et qu’il lui arrivait plus d’une fois de rêver d’elle la nuit. Mais pour l’heure, elle était plus préoccupée par l’état de l’autre femme pour se soucier de partager des moments torrides ensemble. Elle sentait bien que quelque chose n’allait pas et c’était bien pour cela qu’elle insistait le plus possible. Elle avait l’impression que quelque chose lui échappait et cela la frustrait énormément. Elle avait besoin de comprendre. Elle ne récolta que le silence et la guérisseuse se dit qu’elle avait commis une erreur. Son corps se tendit, se préparant presque à ce que Maori lui sorte une phrase bien cinglante. Comment réagirait-elle si cela arrivait ? Cyd risquait de se vexer même si elle avait conscience qu’elle l’aurait bien cherché. La vérité éclata dans sa langue natale et la Kovarii ne dit rien.

Elle accueillit la vérité dans un silence respectueux. Même ses caresses avaient cessé pour mieux écouter. Cinq ans, c’était tellement loin et tellement près à la fois quand on avait perdu quelqu’un qu’on aimait. Elle était bien placée pour le savoir avec la mort de de sa mère deux ans auparavant. Elle savait que cela laissait une brûle extrêmement douloureuse. On pouvait faire ce qu’on voulait, parfois il fallait souffrir pour digérer l’événement. La fille qu’elle aimait dans le ciel, Cyd ne fut pas jalouse et même si cette fille avait été sur Terre, elle n’était pas d’un naturel jaloux. Tendrement, elle caressa le bras de Maori alors qu’elle vit les larmes couler sur ses joues. La brune ne se blottit que plus fort contre elle. Elle aurait voulu sécher ses larmes, mais elle savait très bien que ce qu’elle voyait n’était que la pointe de l’iceberg nettement plus gros intérieurement. « Je sais comment c’est dur, j’ai perdu ma mère il n’y a pas longtemps non plus. » Elle pouvait comprendre sa peine, un peu, mais pas complètement. Cyd embrassa Maori sur sa joue. « Merci de me faire assez confiance pour me parler de ta peine. » En tant que fille de guerrière, elle savait que confier sa peine n’était pas quelque chose d’aisé et qu’on pouvait très vite considérer cela comme une faiblesse. Ou au contraire, comme une preuve de confiance quand on osait se dévoiler avec pudeur.

« Nos peines dévorent de temps en temps notre âme. C’est une épreuve nécessaire pour avancer. » Même si les mots ne guérissaient pas toujours l’âme. Cyd ignorait de quoi Maori avait besoin pour aller mieux. Elle ne savait pas si c’étaient les câlins ou la solitude. Elle ne savait pas si c’était la chaleur d’un corps ou la chaleur offert par de la nourriture. Elle était un peu frustrée à dire vrai. « De quoi as-tu besoin ? » Elle était prête à lui offrir la Terre si cela était nécessaire. Cyd recula légèrement la tête pour plonger son regard clair dans celui de Maori. Elle fit un léger sourire, presque timide. Effacer les peines de quelqu’un était difficile. Alors à défaut, elle essayait de l’accompagner dans cette étape franchement difficile. Même si cela datait de cinq ans auparavant, elle n’était personne pour dire quand une peine s’arrêtait. Elle savait que la mort était une étape nécessaire, un seuil à franchir. Mais c’était plus facile à accepter quand la mort arrivait après une vie comme une finalité de ce cycle. Quand c’était la faute d’un crash, c’était difficile d’accepter.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 309 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Alaska avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 272

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le Dim 1 Déc 2019 - 23:06
       

       
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Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Dans son cœur la douleur s'est tarie. Epanchée, telles ses larmes. Petit crocodile, petite madeleine, Maori ne peut s'empêcher de pleurer, doucement, sans bruit, juste la gorge serrée dans les bras de Cyd. C'est apaisé et apaisant, elle peut enfin se laisser aller à dévaler la pente du deuil. Elle n'est pas sûre d'en avoir atteint le fond pour le moment, mais peu importe, elle profite juste de ce palier qu'on lui offre. Et avec gratitude elle s'épanche et se blottit dans les bras de Cyd, puise toujours plus de réconfort de son contact. Elle n'a pas peur d'épuiser la source de réconfort que Cyd peut être, parce qu'elle sait que ses bras sont un réservoir infini qu'elle ne peut vider. Il y a un sentiment d'éternité avec elle, que Maori ressent avec toujours plus de force à chaque fois. Et peu importe les peines et peu importe les deuils plus rien ne semble insurmontable en cet instant. Gravir des montagnes toucher des étoiles du doigt chevaucher la lune et rouler entre les constellations se parachuter d'une nova plonger au sein du cosmos naviguer entre les météores les comètes puis surfer sur les aurores boréales ou non rider sur un arc-en-ciel haut en couleurs franchir la cime des arbres rebondir sur les frondaisons et doucement atterrir sur le tapis de feuilles avec une roulade se redresser effectuer une pirouette parfaite et un sourire aussi étincelant que les étoiles qu'elle vient de quitter pour se jeter dans ses bras parce que ses bras ses bras ses bras l'entourent et tout tourne autour d'eux elle ne peut pas s'en passer elle ne peut pas ne veut pas les desserrer veut s'y abandonner et les laisser l'envelopper de leur bienvenue étreinte qu'elle accueille avec un sourire doux comme elle n'en a pas eu depuis longtemps et Maori essuie les larmes de crocodile de madeleine sur ses joues revient un peu à elle revivifiée par la chaleur de son cocon.
       
Cyd réussit à tout mettre de côté pour elle et Maori se sent tomber. Elle ne s'est pas jetée dans ses bras, elle y est tombée, attirée inexorablement. Polarisée. Aimantée. Un voile tombe, doucement elle occulte ces sentiments naissants, parce qu'elle ne peut pas y faire face pour l'instant. Elle a ses démons, ses "ombres", ses fantômes, avec qui elle doit régler ses comptes. Aujourd'hui, ce serait encore une trahison à ses yeux. "Je sais comment c'est dur, j'ai perdu ma mère il n'y a pas longtemps non plus." Deux êtres réunis dans le deuil. Cliché, mais réconfortant. "Désolée pour ta mère." Elle ne la connaissait pas, mais Maori se demande si les relations de Cyd avec sa mère étaient du même acabit de celles qu'elle avait avec sa propre mère. Pas le meilleur acabit cependant. "Nos peines dévorent de temps en temps notre âme. C'est une épreuve nécessaire pour avancer." C'est poétique, songe Maori. C'est beau, et cette belle vérité lui parle, la touche, la frappe. Mais cela n'apaise rien, cela ne fait que décrire. C'est beau, et c'est triste aussi, et elle a l'impression de sentir ses peines grignoter son âme attraper de leurs petites griffes démoniaques son cœur et y mordre de leurs petites dents taillées en pointe y faire des petits trous ronger la chair juteuse éroder le cœur qui aimerait être de pierre pour une fois mais qui ne l'est pas et doit faire avec doit supporter ces petits rats se régalant de sa chair doit composer avec et tenter de les chasser d'une main pour que la lumière revienne un peu apaiser les peines qui dévorent son âme.
       
La lumière est là, un bref rai posé sur ses plaies. "De quoi as-tu besoin ?" Oh, de tout, et de rien. De toi, et de rien. Juste de tes bras, de ton sourire et de tes yeux clairs posés sur moi qui sont la lumière qui fait fuir les rats et m'offrent un peu de répit. Juste de toi, de ta joue sur laquelle faire glisser mes doigts, et de tes cheveux à ébouriffer pour que tu ressembles à un hérisson animal que j'affectionne de plus en plus et dont je guette la trace quand je suis dans la forêt parce que le voir c'est voir une part de toi me rapprocher un peu de toi te sentir près de moi même si tu n'es pas là c'est étrange je sais mais c'est tout un hérisson me fait juste penser à toi et à quel point je j'ai besoin de toi. Maori releva la tête vers Cyd, qui avait reculé le cou pour l'observer. Leurs yeux se croisèrent, puis Maori se redressa doucement, changea de position. Elle s'installa à cheval sur les cuisses de Cyd, posa ses mains sur ses joues, ses pommettes complétant ses paumes. La jeune femme se pencha doucement en avant, pour embrasser tout aussi doucement Cyd. Oui, elle a juste besoin de la savoir là près d'elle. Et peu importe où ça les mène. Oui, j'ai juste besoin de toi.
       
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Cyd Raye
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le Dim 22 Déc 2019 - 22:23
Cyd tenait Maori comme si elle craignait que son amoureuse du ciel ne s’envole. Son amoureuse ? Peut-être bien. La guérisseuse mit tout de côté pour écouter Maori, prête à bouger des montagnes pour elle. Elle ne répondit rien quand la brune lui dit d’être désolée pour sa mère. Bien sûr que la Kovarii était triste, mais une partie d’elle était soulagée car elle n’avait pas répondu aux attentes de sa guerrière de mère. Mais ce n’était pas le moment d’y penser, clairement pas. Cyd se demanda jusqu’où elle pouvait parler, jusqu’où ses paroles seraient tolérées. Elle parla, tentant d’apaiser l’âme tourmentée de Maori. Elle ne savait pas si cela marchait. L’androgyne se montrait patiente. Elle osa alors demander de quoi elle avait besoin. Elle ignorait tout de ce qui traversait Maori et de ses pensées à propos d’un hérisson. Le silence se fit et elle se dit qu’elle avait peut-être dépassé les limites. Jusqu’à que la belle fille du ciel lève sa tête vers elle et se redressa. La Kovarii vécut la scène au ralenti. Elle la regarda grimper sur elle, toucher ses joues. Elle ne bougea pas d’un millimètre. Son cœur se mit à battre la chamade. Elle se laissa embrasser car c’était vraiment cela, elle se faisait embrasser.

Son cœur s’embrasa comme un feu follet et ses mains se posèrent sur la taille de Maori. D’abord timidement, pour ensuite l’enserrer avec énergie. Un grognement lui échappa, un grognement de pur désir qu’elle contenait. Du désir vibrant qui était là depuis le début et qu’elle retenait chaque mois qu’elle voyait Maori. Une de ses mains remonta jusqu’aux cheveux de la fille du ciel et elle l’empoigna avec douceur, mais fermeté. Elle ne savait pas si cette fois-ci, elle se retiendrait. Cyd forma un cocon rassurant, mais brûlant autour de Maori. Malgré le froid, elle avait chaud. Elle était brûlante et son bas ventre se contracta de désir. Elle n’avait pas ressenti un tel désir depuis bien longtemps. Elle était chamboulée, mais ne réfléchissait plus. Pourtant, dans un éclair de lucidité, elle rompit le baiser. « Tu es sûre ? » Souffla-t-elle dans un soupir de désir alors que son nez se frottait contre le menton de Maori. Elle la serrait contre elle. Elle pouvait sentir malgré les vêtements qui les séparaient, les formes de l’autre femme. Cyd passa sa main sur le visage de la brune, repoussant une mèche de cheveux. Elle riva son regard clair et électrique dans le sien. Sa main descendit jusqu’à cette bouche et elle en caressa les courbes du bout du pouce. Elle se rapprocha lentement, comme une tentatrice. Elle effleura ses lèvres, ferma les yeux.

C’était électrique entre elles, tendues. Dans un élan sauvage, la Kovarii attrapa cette bouche qu’elle convoitait depuis des mois. Cyd dévoilait son véritable caractère, une tornade impitoyable qui demandait beaucoup. Pourtant, au moindre signe de Maori, elle arrêterait si c’était ce que désirait l’autre femme. Une de ses mains descendit jusqu’à la courbe des fesses qu’elle attrapa. Elles s’étaient embrassées des dizaines de fois, mais Cyd avait toujours attendu avant de toucher ses fesses. Embrasser impliquait beaucoup, mais toucher ces parties de corps, encore plus. C’était un pas franchit. De fantasme, Cyd passait à la réalité. C’était encore mieux que dans ses rêves. Elle avait envie d’ouvrir la veste de Maori, mais elle attendait. L’androgyne en perdait toute pudeur. Elle n’avait plus froid aux yeux, ni peur de froisser la cent. Non, elle la sentait capable d’affronter son désir, son caractère, tout ce qui faisait elle. Cyd avait protégé Maori d’une partie d’elle. Elle l’avait protégée de la partie passionnée et animale. Et alors qu’elle l’embrassait avec passion, comme si à travers un baiser elle pouvait lui faire l’amour, elle testait les limites. Un œil extérieur aurait été stupéfait par cette vision tant les deux âmes semblaient s’être trouvées après des années de recherche. C’était donc cela le coup de foudre ? Impossible de se retenir ou de résonner.
Maori K. Ho'oname
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le Lun 23 Déc 2019 - 21:44

       
La fille au cœur du labyrinthe t'attend, pour être son fil d'Ariane tu dois la prendre par la main et la tirer hors de ce dédale… Maoraye
       

       
Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
Maori savait les doutes que pouvait avoir Cyd. Elle n'était pas au mieux de sa forme, son esprit pouvait être dit embrouillé, peut-être n'était-elle pas mue par les bonnes raisons. Elle n'était peut-être pas suffisamment lucide pour se rendre compte de ce que cela signifiait, de franchir le pas, aujourd'hui, avec Cyd. Il serait peut-être préférable de tout arrêter. "Tu es sûre ?" La voix de Cyd est déjà rauque, un souffle chaud contre sa peau qui fit frémir Maori. La question se posait, c'était certain. Elle avait raison de la poser, Cyd. Et Maori sourit, la tête baissée, le front contre la joue de Cyd, les traits de son visage cachés quelques instants, juste le temps d'être sûre. Cette petite attention, ces petites attentions, de la part de la terrienne, étaient les meilleures choses qu'elle connaisse. Maori aimait qu'on prenne soin d'elle, plus que ce que son caractère et comportement habituels laisseraient supposer. En vérité, elle aime se blottir dans les bras de Cyd, se laisser aller à écouter son cœur, elle aime recevoir ses fleurs et ses petits présents, parce qu'elle se sent importante pour elle, juste importante : elle n'est plus importante pour ramener de quoi se sustenter, elle n'est plus importante pour ses capacités et ses résultats de traqueuse et chasseuse, elle est juste importante. Elle n'a pas à demander de l'attention, Cyd la lui porte sans rien dire, sans rien demander en retour, si ce n'est qu'elle fasse attention à elle, elle aussi. Et Maori fait attention à Cyd, elle aussi, avec plaisir et avec joie, avec douceur et avec taquinerie. Ce qu'elle aime, dans leur relation, c'est que ça aille dans les deux sens. Leur relation… Un mot a la fois trop large, et peut-être encore trop précis pour définir ce qu'il y avait entre elles. Un mot encore flou, qu'il faudrait qu'elles définissent plus précisément. Et peut-être est-ce ce pas, peut-être est-ce pour franchir ce pas que Maori veut être tout à fait lucide.

       
Les mains de Cyd se posèrent sur sa taille, d'abord plumes légères, puis serres acérées. Elles empoignèrent ses hanches, et Maori redressa la tête pour voir son regard noir de désir, pour entendre son grognement de pur désir. Maori sourit de nouveau. Elle est sûre. Mais elle ne le dira pas. Elle veut que Cyd lui cède, que Cyd cède à ce sauvage désir qu'elle sent flamber en elle. Sa main dans ses cheveux, sa main sur ses lèvres, ses lèvres sur ses lèvres, Maori en raffolait, et elle en voulait plus. Sa main sur ses fesses, un baiser sauvage, elle a obtenu plus et elle en veut encore plus. Elles sont semblables en cet instant, toutes deux insatiables, si complémentaires. Tout, chaque geste, semble naturel. Les doigts de Maori se faufilèrent sous les peaux qui recouvraient le corps de l'androgyne, tandis qu'elle répondait avec ardeur à son baiser sauvage. Lorsque ses doigts se posèrent sur la peau de la Kovarii, ce fut comme si elle la redécouvrait. Elle avait l'habitude de toucher sa peau : ses pommettes, ses joues, ses lèvres, son cou, mais là, toucher ses flancs, ce fut quelque chose de nouveau, une connexion plus forte encore, le sentiment d'évidence que Maori avait toujours eu au sein des bras de Cyd se renforça davantage. Ce fut à son tour d'aller chercher un baiser fou sur ses lèvres, se redressant d'une ondulation involontaire. Elle aimait sentir ses mains sur elle, sur sa nuque, sur sa fesse, elle aimait ça. Maori caressa doucement, sous les fourrures, les flancs de Cyd, les glissa le long de ses côtes, le long de son dos, les posa au creux de ses reins. Elle aimait sentir sa peau chaude et vibrante sous ses phalanges, y laisser traîner ses doigts, y tracer quelques sillons brûlants, frissons qui remontaient jusqu'à la base de sa nuque, tant elle se sentait bien. Puis ses mains ressortirent de sous les fourrures, et Maori décrocha ses lèvres de celles de Cyd, recula son visage le temps de la regarder, de plonger dans ses yeux, de caresser sa joue, avant de l'embrasser encore, avec plus de douceur et de lenteur.

       
Puis la bestialité de l'instant revint. Maori empoigna la nuque de Cyd pour l'attirer contre elle avec plus de force, parce qu'elle aussi pouvait être sauvage. C'était un tourbillon intense qui l'emportait, des frissons électriques qui la chamboulaient. Une tornade. Des morceaux d'elle et des pensées qui virevoltaient et volaient en tout sens, dans tous les sens, heurtaient avec force les parois de sa cage thoracique son cœur qui tonnait sur le tambour de ses émotions, une force impossible qui la comprimait, la contractait, et dans le même temps la libérait. Maori empoigna la fourrure qui enveloppait Cyd, la dernière couche, et la lui ôta avec des gestes déterminés. Elle retrouvait son attitude habituelle, fonceuse, tête brûlée. Tête brûlée. C'était tout à fait ce qu'elle ressentait, en cet instant. Des pensées qui flambaient sous son crâne, des désirs qui flamboyaient dans son corps, tête brûlée c'était tout à fait le mot, tête brûlée c'était parfait tant elle avait envie de s'adonner à la passion sans y réfléchir à deux fois de s'y laisser tomber d'y plonger sans faire attention où elle atterrirait de sauter dans le gouffre à pieds joints peu importe ce qu'il y a au fond, de s'y jeter à corps et à cœur …! Maori engloba de nouveau le visage de Cyd entre ses paumes, l'attira à elle pour un baiser encore plus ardent. Sous ses paupières fermées, elle a l'impression de voir les feuilles rouges, passion, flamboiement, de l'arbre au-dessus d'elles, puis la vision s'efface, Maori embrasse, Maori s'embrase.
       
(c) crackle bones

       
Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees MESSAGES : 185 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Maori METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 20

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le Dim 5 Jan 2020 - 15:19
Comme seule réponse à sa question, elle eut le sourire de Maori. Cyd prit cela comme un oui tout en faisant attention si jamais la belle brune voulait stopper l’expérience. Elles s’embrassèrent passionnément alternant entre calme et passion. Les doigts de Maori la parcourent, traversant ses vêtements pour toucher sa peau brûlante. La Kovarii sursauta, elle n’avait plus été touchée de la sorte depuis bien longtemps. Elle était enivrée par la passion. Avait-elle seulement ressenti cela un jour ? Non. Elle n’avait jamais ressenti une telle passion si irraisonnable. Rien ne comptait sauf cette cent. Le baiser se rompit, Maori la regarda, caressa son visage. Cyd se rendit fondre. Elle tendit la main et caressa les cheveux de la femme sauvage. Elle était tellement belle, elle donnait le tournis. Elle se fit attraper la nuque et l’androgyne se fit entraîner dans un baiser sauvage. Ce fut comme si un tourbillon emportait la guérisseuse. Sa veste fut retirée. Le vent glacial s’abattit sur elle, mais même pas elle avait froid. Sans réfléchir, Cyd se laissa tomber en arrière, emportant Maori avec elle. Ses jambes s’enroulèrent autour des hanches de la fille du ciel. Ses mains plongèrent dans les longs cheveux alors que le baiser se fit plus intense.

Elle allait la dévorer, oui vraiment. Tant pis si elle tombait malade. Ses mains retirèrent les vêtements qui les séparaient. Aucune délicatesse. Ses mains parcourent ce corps avec envie. A elle, elle était à elle. Quelle pensée sauvage et impétueuse. Elle ne réfléchissait même plus, c’était terminé. Il n’y avait que son instinct primaire qui parlait, son désir ardent. Sa bouche se retira de celle de Maori et elle embrassa sa gorge. Ses mains se refermèrent sur sa poitrine. Elle voulait profiter d’elle au maximum sans se soucier du reste. La passion éclata, la nature fut le seul témoin de leur ébat passionnel.

Cyd était contre Maori, les ayant recouvertes des fourrures qu’elle possédait. Elle caressait tendrement le bras de l’autre femme. Elle l’embrassa tendrement sur le front, l’ayant dans ses bras. Elles se connaissaient à peine, mais dans son cœur, c’était comme si cela faisait mille ans qu’elles se connaissaient. Cyd se gorgea de son odeur en poussant un soupir de soulagement. « Il y a tellement de choses que j’aimerais te dire, que tu saches sur moi. » Elle ne savait pas par où commencer. L’androgyne plongea son regard clair dans celui de Maori. Elle avait tant envie de partager. Elles avaient parlé durant des heures ces derniers mois, mais Cyd n’avait jamais parlé de sa famille. « J’ai une petite sœur et une nièce. Elles sont tout ce qui me reste. Je te l’ai dit, mais ma mère est morte avant le cyclone qui a touché notre île et le continent. J’ai dû achever ma mère. » Elle le dit et ne broncha pas. Elle savait que cela avait été son rôle en tant que fille aînée. « Elle était en très mauvais état et une guerrière très fière. Il était de mon devoir d’abréger ses souffrances en tant que fille aînée. » Son regard partit au loin, à quelques mois avant le cyclone. Elle se renvoyait donner la boisson à sa mère, lui tenir la main et lui sourire. Sa mère avait alors compris et l’avait serrée contre lui. Elle lui avait soufflé être fière d’elle avant de s’éteindre. Cyd n’avait pas pleuré, elle avait embrassé sa mère et avait été voir sa sœur qui avait pleuré de toute son âme.

Cela faisait-elle un être froid ? Non. Il était de son devoir en tant que guérisseuse d’accompagner les guerrières dans leur dernier combat, celui avec la mort. Cyd se demandait comment Maori allait prendre cette nouvelle. Sans réfléchir, l’androgyne prit le visage de la brune entre ses mains. « Je serai toujours là pour toi, toujours. Que la Déesse m’en soit témoin, je te protégerai contre l’Univers. Personne ne te fera de mal tant que je serai vivante. Je suis prête à prendre les armes pour toi. » Elle était catégorique, extrême, mais c’était une promesse importante. Elle, la non guerrière était prête à se battre pour cette femme. Une unique larme coula sur sa joue et un sourire heureux éclaira son visage. « On m’a conté bien des légendes sur des rencontres de deux âmes. Je n’y croyais pas, mais aujourd’hui je comprends. C’est comme si je te connaissais, comme si nous nous retrouvions après avoir été séparées par la mort. » Que lui prenait-il ? La folie. La folie de l’amour. Elle avait conscience qu’elle pouvait faire peur à Maori. Sa sœur lui dirait qu’elle serait folle de faire de telles déclarations. Mais elle s’en fichait, elle s’en fichait car son cœur commandait. Surtout après avoir passé ce temps dans les bras de la fille du ciel. Leur ébat avait été harmonieux, parfait. Il n’y avait aucun doute, leurs âmes se retrouvaient. Il s’agissait bien entendu d’une croyance de la part de Cyd.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 309 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Alaska avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 272

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le Dim 5 Jan 2020 - 23:06

       
La fille au cœur du labyrinthe t'attend, pour être son fil d'Ariane tu dois la prendre par la main et la tirer hors de ce dédale… Maoraye
       

       
Pour ce que les âmes sœurs n'ont qu'une âme

       
C'est fou, et c'est foudre, et c'est foutrement bon. Maori n'en peut plus, elle se sent prête à divaguer et délirer, voire même à défaillir tant c'est puissant. Une rafale alors qu'il n'y a aucun vent, une tempête alors qu'il n'y a aucun orage. Son corps la brûle, mais avec tant de douceur et tant de charme, qu'elle se sent foutrement bien. Foudroyée presque, à chaque toucher de Cyd, chaque fois que ses doigts entrent en contact avec sa peau, chaque fois que ses doigts y tracent un sillon brûlant. Une caresse légère dans son dos, le long de son dos, jusqu'à son omoplate qui se creuse, chaque muscle de son dos tremble et brûle, chaque baiser lui fait tourner la tête à toute allure, une toupie vire et volte dans son crâne la laisse abasourdie et pantelante. Plus rien n'importe, plus aucun regard hormis le sien, plus aucune sensation hormis celle de son corps, ses lèvres dans son cou la font retourner dans les étoiles d'un seul coup elle y est à nouveau mais plus rien n'est pareil, tout est bien plus brillant, bien plus vivant, bien plus vivant, elle se sent enfin en harmonie en osmose en fusion avec leur monde avec son monde. Comme si elle avait enfin trouver un endroit où être, tout simplement. Un endroit où la passion prend une autre dimension. C'est effrayant, c'est vertigineux, mais elle n'a pas froid aux yeux. Elle a vu l'univers toute sa vie ; elle peut bien y vivre, maintenant.

       
Maori est confortablement installée contre Cyd, sa tête posée sur une épaule, une main qui caresse distraitement l'autre. Elle a les yeux mi-clos, encore pantelante, encore euphorique, encore au diapason. Elle se sent bien, enfin. Débarrassée de tous les poids qu'elle a pu accumuler ces derniers temps, elle a trouvé autre chose dans les bras de Cyd. Pour l'instant, paix est le meilleur mot qui lui convienne, mais elle sait que ce n'est pas le bon mot. Le meilleur sur le moment, mais pas l'adéquation parfaite. Il y a encore une petite dissonance dans l'harmonie, mais elle mettra le doigt dessus, et elle la réglera comme du papier à musique, elle le sait. Chaque chose en son temps. Pour l'instant Maori veut se complaire dans les bras de Cyd, profiter de sa chaleur et de sa force pour aussi longtemps qu'elle le pourra. Son baiser sur son front la fit sourire tendrement, se caler plus confortablement en se rapprochant de Cyd. Elle ressemblait à un petit koala. "Il y a tellement de choses que j'aimerais te dire, que tu saches sur moi." Les grands yeux bruns du koala se rouvrent, ils sont attentifs, même si Maori ne bouge pas, et continue de caresser l'épaule de Cyd avec légèreté. Cependant elle lève les yeux, lève un peu le menton parce que sinon ça fait mal aux yeux, et croise le regard de la Kovarii. Elle a l'impression que les rôles sont inversés, qu'à son tour c'est à Cyd de s'épancher. Elle ne peut que lui offrir sa grande oreille de koala pour l'écouter, avec toute l'attention dont elle a jamais été capable, plus focalisée que jamais sur ses paroles. Poilue. Grande oreille de koala, poilue. Bref.

       
Et Cyd s'épanche. Elles se sont découvertes au fur et à mesure de leurs rencontres, pourtant un voile les sépare encore, recouvre encore quelques parties de leur intimité. Il y a encore quelques variables inconnues, Cyd entreprend de dévoiler les siennes. Toutes, ou une partie seulement, peu importe à Maori, elle l'écoute avec la même attention sortie de nulle part et d'ailleurs, des étoiles et de la forêt. Cyd lui parle. De sa famille. De sa mère. Maori ne sait pas ce que c'est, d'avoir une sœur. Hormis… Amaya. Elles ont grandi ensemble, dans des chambres à côté, alors elle suppose que c'est quelque chose comme ça, d'avoir une sœur. Et pour sa mère… "Je ne sais pas si j'aurais eu le courage de faire ce que tu as fait, pour ta mère. Les compétences, c'est sûr que je ne les ai pas, mais… Maori se redressa pour surplomber Cyd, et caresser tendrement ses cheveux courts, Je pense que tu as fait ce qu'il fallait. Que tu as fait au mieux, d'après ce que tu me dis de ta mère." D'aucuns trouveraient cela immoral. Maori trouve cela noble. Cela a beau ne pas être la mentalité dans laquelle on l'a élevée, elle trouve cela noble. Les gens du ciel ont bien plus de principes moralisateurs que les grounders, trouve-t-elle, et quelquefois ce n'est pas pour le mieux.

       
Cyd la surprend en prenant son visage entre ses mains, mais Maori a déjà toute son attention rivée sur la terrienne. "Je serai toujours là pour toi, toujours. Que la Déesse m'en soit témoin, je te protégerai contre l'Univers. Personne ne te fera de mal tant que je serai vivante. Je suis prête à prendre les armes pour toi." Une déclaration qui la prend au dépourvu, Maori reste figée de surprise. "On m'a conté bien des légendes sur des rencontres de deux âmes. Je n'y croyais pas, mais aujourd'hui je comprends. C'est comme si je te connaissais, comme si nous nous retrouvions après avoir été séparées par la mort." Mais b*rd*l qu'est-ce qu'elle aime ça ! Maori se pencha brusquement en avant, pour capturer les lèvres de Cyd dans un baiser fougueux. Elle réfléchira plus tard à l'impact et au sens de ces déclarations, elle est juste follement heureuse et… Maori se détache brusquement des lèvres de Cyd, fronce les sourcils en la regardant d'un air pensif. "Par la mort ? C'est obligé que ce soit par la mort ?" Encore quelques secondes de cette expression inquiète, puis un grand sourire étire de nouveau ses lèvres, et elle fond à nouveau sur ses lèvres, contre ses lèvres, à cause de ses lèvres. Doucement, Maori passe au-dessus de Cyd, positionne ses avant-bras de part et d'autre de sa tête pour enfouir ses doigts dans ses cheveux. Elle vient picorer ses lèvres avec félicité, puis s'arrête un instant pour la contempler. "Comment est-ce que tu dis hérisson en trigedasleng ?" Ce n'est pas ce qu'elle veut demander, elle le sait, il y a autre chose qui la presse. Même si elle veut savoir, elle a une autre question pour Cyd. "Cyd, est-ce que... Est-ce qu'on pourrait se voir plus souvent ?"
       
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