Aller en bas
Forget your running
Freyja Vaarhal
DATE D'INSCRIPTION : 15/10/2019 PSEUDO/PRENOM : Captain_M MESSAGES : 100 CELEBRITE : Saoirse Ronan COPYRIGHT : Me METIER/APTITUDES : Chasseuse/Pisteuse TRIBU : Pikunis POINTS GAGNES : 84
Forget your running

[Flashback]I want to be the apple of your eye ▬ Saoirse Empty [Flashback]I want to be the apple of your eye ▬ Saoirse

le Sam 23 Nov 2019 - 14:56
I want to be the apple of your eye
Saoirse & Freyja


[flashback] Année 2102
Jamais dans son cœur d’enfant Freyja n’avait ressenti pareille souffrance. L’adrénaline retombée, elle a l’impression que son myocarde se déchire un peu plus à chaque martellement contre ses côtes. Elle qui était si sûre une heure plus tôt, déterminée comme elle l’a toujours été, se retrouve face à ses propres choix. Freyja ne peut empêcher les regrets de s’immiscer tel un poison dans ses veines, lui injectant des flashs de sa sœur lui faisant promettre de pas pleurer, de rester forte, tête et buste droit. De prendre soin d’elle et de surtout ne faire confiance à personne d’autre qu’elle-même. Beaucoup de promesses qu’elle a juré de tenir, allant jusqu’à cracher au sol pour le prouver. Beaucoup de promesses qu’elle brise déjà, une à une. A commencer par ce corps lourd qu’elle traine sans savoir où aller, par les épaules qui s’affaissent, le dos qui se voute. Le monde écrase son corps de 12 ans d’une absence amère qu’elle redoute déjà. Son monde qui n’était déjà pas bien coloré prend des teintes grisâtres, rendant toutes les couleurs nocturnes bien fades. Freyja qui aime tant cette étendue bleue noire parsemés de ces millions d’étoiles, le trouve aussi immense que le vide qui s’est creusé en elle à la seconde où Lubnjia est partie.

Maintenant que sa grande sœur n’est plus là, sur qui Freyja pourra-t-elle compter si ce n’est elle-même ? Même l’amour de sa propre tribu, elle n’en veut pas. Pas tout de suite. Tout ce qu’elle veut, c’est que Lubnjia revienne sur ses pas, qu’elle vienne la prendre par les épaules pour lui dire que finalement, elle ne peut pas partir, qu’elle ne peut pas abandonnée sa seule et unique petite sœur. Et si elles n’avaient pas des parents aussi dénués d’amour parental, elles n’en seraient peut-être pas là. Tout ça, c’est de leur faute et elle le sait. Pour le moment, elle ne se soucie nullement de savoir ce qu’elle pourrait bien leur sortir comme baratin ou quel jeu d’acteur dont elle devra se munir pour leur faire penser que non, Freyja n’a vu sa sœur aînée nul part. Non, pour le moment, elle a mal. A en crever. Jamais elle n’aurait pensé souffrir autant un jour, pas comme ça. C’est pire que la fois où elle est tombée de l’arbre et qu’elle s’est déboitée l’épaule. Pire que la fois où elle s’est brûlée en tentant de fabriquer sa première arme, entêtée comme elle l’est. On vient de lui arracher une partie d’elle, littéralement. Le sol se dérobe sous chaque pas qu’elle fait, Freyja a l’impression que son estomac est en chute libre constante et rien ni personne ne pourra colmater la brèche géante qu’elle a elle-même créée.
Elle n’est qu’une enfant, une gamine en construction avec des bases bien fragiles. Pourtant, elle devra bien se débrouiller pour bâtir sa personnalité et sa propre vie sans la présence solide de Lubnjia. Mais elle a beau se dire qu’il valait mieux pour sa sœur aînée de partir, ne serait-ce que pour un jour pouvoir être librement heureuse, elle n’arrive pas à tarir ses fichues larmes qui lui barre les joues qui perdent de leur rondeur à mesure qu’elle grandit. Taille moyenne, fine, son corps commence déjà à s’élancer, à bâtir cette féminité un peu obscure sans qu’elle n’en ait vraiment conscience. Freyja n’a jamais voulu grandir, refusant de faire face à tout ce que cela engendrait et ce, jusqu’à aujourd’hui où elle ne souhaite qu’une chose : Avaler des années d’existence pour enfin taire cette douleur immonde qui lui brûle la gorge et le thorax. Elle ne pleure jamais ou alors, elle le fait en cachette, parce qu’elle ne veut pas montrer ses douleurs, ses peines, ses propres faiblesses. Lubnjia a raison, personne n’est digne de confiance.
Presque personne.

Sans en prendre conscience, elle erre jusqu’à un arbre en haut d’une toute petite colline, surplombant à peine les plaines et champs des Pikunis. Il est tard, les sœurs Varhaal ont profité de l’obscurité et de la négligence des parents pour mettre en œuvre leur plan d’évasion. Freyja entend au loin les rires des siens, les exclamations des enfants dont beaucoup sont ses amis. En d’autres circonstances, elle serait déjà parmi eux à se battre pour rire, à se chamailler, se défier. Ce soir, sous la splendeur des étoiles, l’enfant pleure, ses genoux remonter contre sa poitrine sans entendre les pas feutrés qui se dirigent en douceur vers elle.

(c) DΛNDELION
Admin - Apocalypse Please
Saoirse Crowley
DATE D'INSCRIPTION : 13/04/2016 PSEUDO/PRENOM : Mystery Light MULTICOMPTES : Liam, Near, Elijah, Cassandre, Jade MESSAGES : 2376 CELEBRITE : Taissa Farmiga COPYRIGHT : terpsykore.. & Signa : ishtar ÐVÆLING, Soan METIER/APTITUDES : Esclave Rahjaks, ancienne Pikuni (botaniste, soin) TRIBU : Ancienne Pikuni POINTS GAGNES : 26
Admin - Apocalypse Please

[Flashback]I want to be the apple of your eye ▬ Saoirse Empty Re: [Flashback]I want to be the apple of your eye ▬ Saoirse

le Dim 5 Jan 2020 - 3:22



I want to be the apple of your eye


Freyja & Saoirse


Il y a des soirées comme celles-là ou l’on voudrait bien sortir se défouler encore un peu. Elle aimerait bien être en plein jour pour pouvoir fureter dans le village comme elle le fait si souvent, comme elle peut adorer aider les bergers bien loin dans les plaines. Elle a besoin de mouvements, Saoirse, de ne pas être statique. Elle sait ce qu’elle veut être plus tard, elle sait qu’elle veut suivre les traces de sa mère soigneuse. Elle l’a toujours voulu. Elle aime aider les autres, ne pas pouvoir rester comme incapable de réagir face à la douleur de la maladie même s’il n’y a pas que des douleurs de ce type là, elle le sait bien. Elle a envie de bouger, de s’échapper un moment même si elle ne saurait dire où elle veut aller. Elle hésite. C’est le soir mais pas assez tard, pas suffisamment tard pour ne pas quitter le village un moment. Elle entend des voix mais pas exactement ce qu’il se dit, c’est assez curieux de les entendre. Les murs ne sont pas si épais. Elle a cette impression d’être une voyeuse même si ce n’est pas ce qu’elle fait. C’est simplement qu’elle est là et qu’ils sont dans le village juste à côté de la maison de ses parents.

Elle reste un moment comme pour évaluer un peu. C’est différent le soir puis du haut de ses douze ans c’est un peu risqué dirait son père de sortir surtout un peu à l’extérieur du village comme elle en a l’envie sur le moment même. Pas si loin mais juste assez pour la fatiguer et rentrer parce qu’elle sait tout aussi bien qu’elle ne réussira pas à dormir ce soir, pas tout de suite en tout cas. Elle fait comme elle en aura toujours l’habitude plus tard, sauf qu’aujourd’hui, c’est la première fois qu’elle sort par la fenêtre, pas question de passer par l’unique grande pièce principale juste à côté de la chambre parentale. Il lui poseraient des questions et elle n’a pas encore la facilité de mentir. L’avantage d’une maison sans étage, c’est que ce n’est pas si haut que ça et que le bois des battants de la fenêtre ne font pas assez de bruit que pour les alerter d’une fuite. Pour le moment, cela ira, pour le retour :  ça sera tout autre chose. Elle verra bien à ce moment là, pas la peine de s’en inquiéter déjà maintenant. Rester éveillée ainsi, la rendrait folle alors autant être folle à son tour et s’évader ce soir même si cette escapade n’a vraiment rien d’une évasion.

C’est calme quand il n’y a pas d’autres enfants à la maison, qu’il n’y en a jamais eu, que les conversations de grands restent des conversations qu’elle ne comprend qu’à moitié sauf quand on lui demande pour l’énième fois d’être prudente. Si elle allait dans le sens de sa mère, elle ne ferait plus rien. Son père est plus modéré mais pas moins inquiet quand elle aide les bergers par crainte parfois qu’elle ne décide de s’éloigner de trop pour explorer cette forêt qu’elle ne connait pas si bien, ces villages qu’elle ne découvre que lorsqu’ils sont en déplacement lors des fêtes à certains moments de l’année. Le reste du temps, c’est la vie qui ne bouge pas, qui est comme statique et c’est ce qui lui donne envie de bouger la plupart du temps, de tenter quelques écarts même si elle se ravise aussi. Elle ne voudrait pas leur causer de la peine, déjà à son âge, elle prend conscience de ce qu’il pourrait leur arriver si elle venait à disparaître. Mais fort heureusement elle est toujours bien accompagnée et est toujours de retour pour voir même encore quelques artisans terminer leur travail d’une dure journée car plutôt longue. Mais là il fait déjà sombre, c’est une situation totalement différente, elle se doit d’être deux fois plus prudente ce soir. Les voix sont parties, elle n’a pas rêvé. C’est redevenu calme, comme si les rires avaient décidé de partir un peu plus loin pour la laisser dans cette solitude dont elle s’habitue la plupart du temps. C’est peut-être les voisins qui sont rentrés, Freyja qui est avec sa sœur, qui a cette chance finalement de n’être jamais seule même si  cela semble être un peu compliqué en ce moment.  Pas forcément entre elles mais avec cette famille un peu moins ouverte que la sienne. C’est compliqué dans ces cas là et la Pikuni espère que cela va finir par s’arranger. Ce n’est pas toujours évident c’est vrai mais c’est toujours tellement plus simple quand l’ambiance est plus sereine.

C’est quelque chose qu’elle ne connait pas, ça le fait d’avoir un frère ou une sœur. C’est comme si on était jamais seul, si la solitude nous épargnait même si l’on peut bien se sentir seul à d’autres moments où la foule et bien dense. Cela, elle ne l’a jamais ressenti, c’est l’autre solitude qu’elle ressent parfois comme quand elle tente de s’endormir la journée terminée et qu’elle n’a personne à qui la conter. Il y a ses parents, bien sur, mais elle sait très bien que ce n’est pas la même chose, que ce ne sera jamais la même chose que de la raconter à un autre jeune comme lorsqu’elles en parlent elle et Freyja. Elle s’éloigne un peu mais pas de trop, c’est encore facile de passer. Si la nuit les enveloppe plus rapidement certains mois de l’année, ce n’est pas pour autant que l’on ne peut plus sortir, qu’ils n’ont pas leurs moyens de passer outre la surveillance des allées et venue du village.  Elle marche peut-être une dizaine de minutes avant de se dire qu’il est peut-être temps de rentrer, quand il lui semble entendre un léger bruit, familier et en même temps, pas du tout. C’est assez curieux de se sentir concernée par ce léger bruit lointain comme proche, ce bruit qu’elle ne définira pas tout de suite, comme d’un pleur étouffé lorsqu’elle s’approchera de quelques mètres près de l’endroit où Freyja se trouve.

Elle n’ose pas la déranger, sait très bien qu’elle a du faire du bruit à l’instant même ou elle cherchait à savoir ce qu’était ce qu’elle n’entendait que faiblement. Et peut-être que là, elle a l’impression de déranger, qu’elle ne devrait pas être là et qu’à la fois elle serait bien une piètre amie si elle ne lui demandait pas  ce qui n’allait pas ou si elle n’allait pas tout simplement silencieusement à ses côtés comme pour être présente sans trop poser de question. Elle ne sait pas comment, celle qu’elle reconnait plus elle s’approche, prendra cette intrusion dans cette bulle de tristesse qu’elle semble s’être créée. « Je... Je t’ai entendue et je n’ai pas pu faire demi-tour. » Elle n’aime pas voir les gens tristes même si d’aussi loin elle ne pouvait pas deviner qu’il s’agissait de cette tristesse, d’une tristesse si grande qui l’inquiète un peu parce qu’elle ne l’a jamais ressentie. Elle ne peut pas deviner ce qu’il s’est passé, ne voudrait pas poser la question qui fâche alors elle va attendre un moment comme pour voir si elle se calme juste un peu parce qu’elle sait bien qu’il y a de ces pleurs même étouffés qui la feraient pleurer en retour, surtout ces pleurs là de celle qu’elle connait depuis longtemps, qu’elle n’a presque jamais vu pleurer.

Spoiler:
@Freyja Vaarhal [Flashback]I want to be the apple of your eye ▬ Saoirse 484338566 N'hésite pas si quelque chose ne va pas et désolée pour le retard [Flashback]I want to be the apple of your eye ▬ Saoirse 2215546156

— code by lizzou —

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum