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Eris Garfagnini
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It's all in your mind and it's fighting you (Kayden) Empty It's all in your mind and it's fighting you (Kayden)

le Jeu 21 Nov 2019 - 1:17


It's all in your mind and it's fighting you



Le temps s’est rafraîchi depuis quelques jours, te laissant penser que l’hiver pointe doucement, mais sûrement, le bout de son nez. Le feu danse toujours au centre du campement, malgré la matinée qui se lève sur les environs. Tes yeux fouillent les lieux, à la recherche d’une quelconque âme debout. En vain. Un soupir, et tu te rapproches des flammes, pour te réchauffer un peu. Un regard vers ta cheville, bien remise en place depuis les mois passés à attendre patiemment, mais qui t’a aussi empêchée de repartir à l’aventure. Tu t’es déjà blessée une fois, qu’est-ce qui empêcherait que cela t’arrive une seconde fois ? Les racines sont traitres dans les environs, tout comme les buissons peuvent cacher autant de dangers qu’inattendus. Certes, les animaux règnent en maîtres sur la forêt, les plaines, mais parfois ce sont les humains qui t’effraient. Juste cette… Hécate, à sortir de sa cachette armée d’un couteau, le pointant sur elle. Les terriens sont effroyables, à toujours se promener avec des lames. Pourquoi ne pas entamer une conversation sans tout cela ? Enfin, tu ne comprendras jamais. Et tu pars avec un sale avis négatif, même si celui sur la Terre s’est adouci au fur et à mesure. Tu as beau avoir toujours la trouille d’affronter l’extérieur, tu le fais avec un peu plus de détente. Relativement.

Les minutes s’égrènent, et comme personne ne vient vers toi, tu décides que ta promenade n’attendra pas que tu préviennes les autres. Après tout, tu as juste envie d’aller voir l’eau, même si cela te pousse à t’éloigner pour quelques jours, voire plus, du campement. Tu réveilleras quelqu’un à ton départ, pour assurer que tu ne te perdras pas (normalement), et que tu feras attention (sauf si une pierre te tombe dessus.). Pour le moment, t’attrapes un sac, fourres dedans quelques rations, ta très chère couverture, et tu es parée pour une nouvelle aventure. En solitaire. Au milieu d’une Nature que tu considères encore un peu comme hostile. Oui, tu aimes vivre dangereusement, malgré ta peur panique de la mort. Mais de quoi n’as-tu pas peur finalement ? Un écureuil te fait sursauter et sauter à ton tour dans l’arbre. Même si ce n’est pas le plus intelligent tu le conçois. Enfin. Ce n’est pas le moment d’y penser, sinon, tu resteras dans un coin du campement à jouer avec deux bouts de ferraille.

Un des… Sentinelles (tu ne t’y feras jamais) est rapidement trouvé, tu échanges quelques mots, évoques une simple exploration vers la mer, en assurant que tu reviendras. De toute façon, ton métier n’est pas indispensable, et vu ton incapacité à cuisiner ou chasser, pour la survie du groupe, on repassera. Puis, comme tu l’évoques, passer un moment seule, non loin de l’eau, ça peut aider. Puis tu veux voir la mer au moins un fois, à portée de mains, si proche et si lointaine. T’as bien le droit…

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La solitude est autant pesante que libératrice finalement. Les grands espaces oppressent autant qu’ils libèrent. Le vent joue avec tes cheveux de feu, ceux qui peuvent te causer des soucis auprès de certaines tribus d’après ce que tu avais compris. Encore des traditions qui te font t’interroger, hausser les épaules. C’est triste, d’être si réducteur, de penser au démon quand un enfant est roux. Après, toi aussi t’as tes propres clichés, une certaine rancœur envers ceux qui t’ont mise au monde par exemple, puis abandonnée. Même si pour le coup, c’est plus ton comportement qui est en tort. Mais bon, c’était il y a des années, il faut bien apprendre à faire la paix avec soi-même…

C’est une silhouette non loin, sur le chemin, alors que la mer n’est qu’à peine visible à l’horizon, qui te pousse à ralentir, puis à te stopper. Parce que l’humanoïde te parle, la taille, la chevelure. Sur le coup, tu penses à une blague de ton esprit, pour te distraire de tes pensées. Ce serait utile. Mais non, il y a bien un être humain, dont tu t’approches, et chaque pas te conforte un peu plus dans ton instinct. A quelques mètres derrière lui, c’est une évidence. Kayden. Maintenant, tu peux soit faire demi-tour et partir en courant discrètement (ça te tente beaucoup), soit tu restes, comme une adulte. Bon. Deuxième option. « Bonjour Kayden. » Pause. « On se recroise… Assez loin du campement. » C’est une manière comme une autre d’engager la conversation. Surtout quand la dernière s’est terminée par ta fuite… Et du sang.

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