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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 428 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 180

Les fantômes du passé et du présent | Maori - Page 2 Empty Re: Les fantômes du passé et du présent | Maori

le Jeu 21 Mai 2020 - 23:36
Les fantômes du passé et du présent
My ghost Where'd you go ? What happened to the soul that you used to be… I'm searching for something that I can't reach. Maori & Eirik
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'homme a l'air de l'apprécier. Non pas que ça importe beaucoup à Maori, mais c'est toujours plus agréable de marcher aux côtés de quelqu'un qui ne cherche pas à vous étriper. Elle lui arrache même un sourire, bizarrement elle se dit que ça doit être une victoire. Il n'a pas l'air très causeur, le bonhomme, et pas franchement souriant non plus. Elle le qualifierait plutôt de bourru. Et ça lui convient bien. Ironiquement, Maori se dit qu'elle se trouve face à ce qu'elle sera dans quelques dizaines d'années, si on omet que c'est un homme. Elle se demande comment il en est arrivé là, quelle est son histoire. Visiblement son esprit fait tout pour ne pas penser à la mort, au deuil, ses yeux se détournent de l'océan pour regarder l'homme caresser son chien, tendrement. Maori reste interdite quand la pensée lui vient qu'il y a quelques années, elle n'aurait jamais cru qu'elle verrait un chien, pour de vrai. Il y a un tas de choses qu'elle a faites qu'elle n'aurait jamais cru possibles. Il y a un tas de choses que Rebecka et sa mère ne connaîtront jamais. Elles ne connaîtront jamais ce sentiment d'étrangeté qu'elle éprouve en cet instant. Elles ne pourront jamais partager leurs réflexions sur ce qu'elles vivent et ce qu'elles ont vécu, pas de comparaison, pas de débat, rien que ce silence mortifère brisé par la houle déchaînée. Ce sont des discussions, des rires, qui lui sont pour toujours refusés. Ce sont des discussions, des rires, qui devront rester des souvenirs ou des rêves. Mais ce qui est encore plus dérangeant, c'est qu'elle ne rêve pas de plus. Pas de câlins, pas de caresses, pas d'embrassades. Elle ne rêve de rien de tout ça, et donc n'en regrette rien. Et pourtant elle pourrait en rêver. La fille qu'elle aimait, sa mère, les deux personnes les plus à même de l'entourer de leurs bras, elle ne veut pas de leurs étreintes. Elle ne veut pas de leurs bras de chair ou de leurs bras de fantôme autour de sa taille ou autour de son cou. D'autres bras ont remplacé les leurs, des bras de vivants, des bras amis. Les bras de celles et ceux qui ont vécu et survécu à ses côtés depuis des années, ceux qui ont pris ou prendront la place de sa famille biologique, ce sont ces bras-là qu'elle veut autour d'elle pour la réconforter. Mais aucun n'est là, parce qu'elle n'a pas voulu de leur aide. Pas pour l'instant. La plaie est trop fraîche.


L'avantage des plaies intérieures, c'est que le sel des embruns ne les irritent pas plus. "L'océan, on l'aime ou on le déteste, il n'y a jamais de demi-mesure." Maori acquiesce, c'est bien vrai. Ses yeux se sont de nouveau perdus sur l'horizon grisâtre. C'est parce qu'elle est plombée, ou parce que le ciel est de plomb, que tout ce qu'ils disent lui paraît avoir plus de poids ? Les vagues grondent et tournent dans tous les sens, elles essorent les coquillages et les grains de sable embarqués dans leurs tonneaux, les rouleaux les compressent et les frottent les uns contre les autres, mais aucune étincelle n'en naît comme entre deux silex. L'eau étouffe la moindre flammèche de révolte ou de vigueur. Le liquide pèse de toute sa masse sur les fonds marins, les creusent en abysses et en fosses, créent un plafond entre les profondeurs et la surface, plafond que ceux qui ne savent pas nager ne peuvent jamais crever. Maori ne sait pas nager. Aucun des Cents ne sait nager. Tout au plus, les plus dégourdis peuvent barboter, mais il suffit d'un courant et dès qu'ils perdent pied c'est la panique. Elle le sait bien, elle l'a connu. Il faut alors des mains secourables, ou c'est la noyade à 60% de chances, la tasse à 40% de chances. Même en buvant la tasse les plaies intérieures ne se font pas saler et restent propres et nettes. Alors elles devraient guérir plus facilement non ? "Es-tu déjà allée en mer ?" Ils se sont arrêtés de marcher, sont plantés sur les rochers et regardent l'horizon sans le voir, sans se voir. Maori est tirée hors des vagues par ses mots curieux, puis par le grognement du chien qui a la queue entre les jambes. Maori n'a aucune idée de ce que ça veut dire. Elle n'est pas experte en chiens, loin de là. "Non. J'ai déjà mis les pieds dans l'eau mais c'est tout. Et toi ?" Elle se demande ce que ça fait, de voguer. Le vent dans les cheveux, le soleil sur le visage, l'iode dans le nez. Elle se demande si elle pourrait trouver un navire pour l'emmener sur les lieux du crash maritime. Peut-être y aura-t-il quelque chose à voir. Qu'espère-t-elle y trouver ? C'est loufoque, comme idée, farfelu même. Complètement con, autant le dire. Il n'y a rien à en tirer. "Qu'est-ce qu'il a ?" demande-t-elle en pointant le chien du doigt, interloquée mais un peu curieuse quand même. Maori ne sent rien que le vent chaud de l'orage qui fait s'enrouler ses vêtements autour de son corps.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 449 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 79

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le Mar 16 Juin 2020 - 15:43
Eirik sentait sa tête tourner alors qu’Avoine était clairement en panique. Quelques secondes avant, il avait demandé à la fille du ciel si elle avait déjà été en mer. Une petite voix intérieure lui disait de partir, de courir loin. La réponse de Maori ne tarda pas à surgir et le brun posa son regard foncé sur elle. « Non jamais. J’ai été comme toi mettre les pieds dans l’eau, mais rien de plus. J’ai entendu des histoires de bateau. » Et d’Iskaars, mais il n’en dit pas plus. Il avait entendu parler d’eux une fois ici. Oh à Rahjak on en parlait, mais les Rahjaks n’aimaient personne à part eux sincèrement. Eirik n’avait appris que le mépris envers les autres tribus, sans jamais s’empêcher de se dire que cela devait être plus doux de vivre là-bas. Dans ces peuples qui n’avaient pas d’esclaves où chacun était libre. A Rahjak, cette prise de position de ne pas avoir d’esclaves était mal vue. Néanmoins, dans les esprits d’esclaves comme celui d’Eirik, cela avait été un idéal à atteindre. Même s’il avait les mercenaires aux fesses depuis un sacré moment, il aimait sa liberté. Une liberté salvatrice. S’il n’était pas parti de Rahjak une dizaine d’année auparavant, il serait mort là-bas. Perdu dans ses pensées, il en aurait presque oublié Avoine qui souffrait à ses côtés. Enfin souffrir, c’était plutôt mort de peur.

Encore une fois, Maori le ramena à la réalité et il regarda l’animal à ses côtés. « Il sent quelque chose que nous ne voyons pas. » Il rechignait à dire qu’il avait ressenti celle qu’il recherchait. L’homme siffla et le chien se colla à lui alors qu’en parlant sa langue natale, Eirik le caressa. « Ça va aller. » Son accent Rahjak ressortait bien en trigedasleng. Son regard foncé et acéré parcourait l’environnement autour d’eux. « On ne devrait pas rester ici si tu veux mon avis. » Il posa son regard sur elle, se demandant si elle ressentait les énergies autour d’eux. Si Eirik s’écoutait, il fallait avouer qu’il ne se sentait absolument pas dans son assiette. « Tu as une monture ? » Il n’était jamais trop en courant de ce que possédaient les enfants du ciel, s’ils avaient des chevaux ou non. Avoine se mit à gronder sourdement, montrant les crocs. Eirik ne bougea pas, mais ses muscles se tendirent. Il ne sortirait pas sa dague, sachant bien que c’était inutile contre un fantôme. « Il est hors de question de rester ici. Je crois que ce qui rôde de nous ne veut aucun bien. »

Pire encore, cela voulait leur destruction. Eirik se mit soudainement à toussoter, comme si sa gorge se serrait et qu’il ne pouvait rien faire contre cela. Il fit un mouvement brusque du bras, ce qui était en réalité un signal et Avoine ne demanda pas son reste, filant dans les bois non loin d’eux pour rejoindre la monture du brun caché. Sans prévenir, l’homme tendit sa main et attrapa le bras de Maori. Pour une raison qui lui échappait encore, il avait envie de la protéger. Il n’avait pas envie que cette chose qu’il ressentait non loin d’eux s’en prenne à elle. Ce n’était pas sa défunte compagne qu’il avait ressentie, mais autre chose. Un esprit non croyant dirait que c’était dans sa tête, mais Eirik était presque convaincu de distinguer la réalité de la folie qu’il vivait habituellement. « Tire-toi. » Sa voix était rauque à force de tousser, il reprenait difficilement son souffle, sa tête tournait. Retourner à sa monture serait difficile, mais pas impossible. Eirik reprenait de grandes bouffées d’air bruyantes, tentant de reprendre pieds. Il n’avait pas envie de mourir ce soir, pas durant cette nuit particulièrement spéciale.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 428 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 180

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le Jeu 9 Juil 2020 - 14:40
Les fantômes du passé et du présent
My ghost Where'd you go ? What happened to the soul that you used to be… I'm searching for something that I can't reach. Maori & Eirik
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le chien continuait de s'exciter, voire même de s'affoler. Maori se sentait mal pour lui, alors qu'il aboyait, trépignait, tournait en rond, l'air tout fou, mais l'air tout fou pas bien. Son maître n'avait pas l'air dans un meilleur état, un peu comme s'il avait... vu un fantôme, pour le coup. Peut-être était-ce le cas, peut-être était-ce ce qui les rendait bizarres, tous les deux. Ils auraient vu un fantôme, mais Maori n'avait rien vu, elle. Elle avait l'impression d'être dépareillée, pas à sa place, laissée de côté. Comme si elle n'appartenait à leur connexion, à leur connivence avec le surnaturel. Parce qu'elle était incapable de le voir ? Parce que ce n'était pas son fantôme ? Parce que les fantômes pouvaient décider aux yeux de qui ils se montraient ? Ou alors parce qu'ils étaient juste complètement tarés, les deux mecs ? Franchement, Maori se mettait à douter de leur santé mentale, en les voyant s'agiter comme s'ils avaient des tiques et blanchir comme s'ils avaient volé du linge et s'étaient fait prendre. Subitement, le fait que le bonhomme ait l'air de l'apprécier, ne la rassurait plus tant que ça. Elle se retrouva à vouloir être seule, à nouveau, seule avec ses démons et ses esprits, et pas à batailler avec ceux d'un autre. D'autant que les esprits perdaient. L'angoisse qui émanait de la paire s'infiltrait dans le vent de l'orage, entourait Maori, poisseuse, gluante. Elle s'en serait volontiers débarrassée avec un simple geste d'agacement, si elle avait osé bouger. Mais les attitudes hantées des deux compères la tétanisaient. Elle ne savait pas trop si elle espérait voir le fantôme elle aussi, ou si elle voulait juste sortir de cette ambiance de malheur.

L'homme décida pour elle. Il parla en trigedasleng à son chien, Maori le comprit avec un train de retard, trop occupée à s'étonner de son accent. Elle avait déjà rencontré une Rahjak, alors elle fit le lien. il était bien loin du désert. Mais sa curiosité réveillée fut étouffée dans l'œuf quand il se tourna vers elle : "On ne devrait pas rester ici si tu veux mon avis." Maori fit un effort, se mordit la langue pour ne pas lui répondre qu'elle se foutait bien de son avis. Elle, n'avait toujours pas vu ses fantômes. Et elle était têtue comme une mule : elle n'abandonnerait pas avant de les avoir croisés. L'orage grondait au loin, au large, mais de plus en plus proche. Il formait une ligne plus sombre sur l'horizon, lézardé de fines lignes claires par endroits, par moments. Le phare la protégerait. Et elle n'irait absolument pas se mettre sous un arbre pour se protéger. Tout le monde sait qu'il ne faut pas se mettre sous les arbres quand il y a un orage. Peu importe à quel point elle veut voir ses spectres, elle ne tentera pas l'expérience de la mort imminente pour ce faire. "Tu as une monture ?
-Non, je me déplace à pied." lui répond-elle en fronçant les sourcils, qu'est-ce qu'il veut maintenant ? Lui voler son cheval imaginaire ? Lui emprunter sa jument de vent et d'air ? Subitement il l'empoigne par le bras, et commence à la tirer derrière lui. Et là, il y a cette pointe de terreur qui lui traverse le corps depuis le bas du dos, une pique acérée qui la réveille et fait se dresser les poils sur son échine. "Tire-toi." Elle ne sait pas trop à qui il parle : à elle, ou au vent ? Parce que le surnaturel maléfique, Maori ne le sent toujours pas. Elle ne sent toujours que les bourrasques chargées de chaleur et d'odeur de pluie de la tempête, rien de plus. Le chien a déjà filé entre les troncs, et c'est là que le Rahjak la traîne, jusqu'à ce que Maori plante ses talons dans le sol et dégage vivement son bras, les dents serrées. Il est loin du désert, ce serait fou de sa part d'essayer de l'enlever. Mais il a l'air fou, justement, ou au moins hanté. Comme piqué par un taon. "Mes affaires sont dans le phare, je ne les laisse pas !" Elle se trouve une excuse bidon. Les récits de l'avant-Odyssée qu'on leur contait dans l'espace parlaient peu des terroristes et des tueurs en série du monde d'avant, mais Maori se souvenait de cette fascination morbide et incompréhensible qu'elle avait eu pour ces figures, pour ces victimes mortes sans considération aucune, ou au contraire parce qu'elles correspondaient à un certain nombre de critères. Cela l'avait terrifiée, et étrangement fascinée, parce que ce qui se passait dans la tête des bourreaux était hors de toute norme, était encore incompris. Puis sa lubie lui avait passé et elle n'avait plus pensé qu'aux filles. Pas les victimes, les vraies filles, les vraies ados avec qui elle traînait. Cependant en cet instant, ces histoires d'enlèvement et de séquestration lui revenaient, et elle refusa de partir avec le Rahjak. Quitte à fuir, elle préférait fuir dans l'autre direction. Les cheveux emmêlés et les vêtements agressés par le vent violent, Maori recula. "La forêt c'est dangereux quand il y a un orage !" lança-t-elle entre deux pas, avant de continuer. Elle allait retourner au phare. Se mettre à l'abri. Si possible sans fou du bocal. Si les esprits lui revenaient, ce serait pour le mieux.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 449 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 79

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le Mar 21 Juil 2020 - 20:59
Eirik ignorait tout de l’image qu’il renvoyait. Il avait toujours vécu dans cette brume folle depuis sa fuite de Rahjak. Il ignorait que la fille comprenait sa langue natale et c’était mieux ainsi à dire vrai. Il lui demanda si elle avait une monture et elle répondit que non. Eirik vit son froncement de sourcil et un drôle d’instinct l’envahit. Il aurait voulu l’aider, être capable de lui expliquer ce qui se passait. Il aurait voulu avoir la présence d’esprit, mais il en était tout simplement incapable. Il ne pouvait pas expliquer ce qu’il ressentait, cette présence dangereuse qui rôdait près d’eux.  Il tenta d’entraîner la fille, mais il sentait bien et voyait bien qu’elle n’était absolument pas consentante. Elle planta ses talons dans le sol, se dégagea et Eirik comprit alors qu’il était bien vieux pour qu’une fille de cet âge lui échappât aussi facilement. Cela lui fit un choc et il resta interdit quelques secondes. Les quintes de toux s’apaisèrent légèrement, mais sa tête était lourde. « Si tu y retournes, tu risques la mort. » Tenta-t-il de lui expliquer, sombre idiote. Le phare était rempli de mauvaise chose, mais elle ne semblait pas capable de l’écouter. Avait-elle peur de lui ? Eirik l’aurait presque juré alors qu’il se redressa légèrement et la toisa de son regard hanté. On pouvait clairement voir quelque chose de mauvais de son regard.

C’était cette part qui avait tué sans réfléchir, cette part qui avait tué froidement comme le monstre qu’il était. Peut-être était-ce lui l’esprit errant finalement. Elle lui affirma que la forêt était dangereuse en cas d’orage, il le savait ! Il la regarda reculer. « Crève alors. » Dit-il de manière sèche et abjecte. Sa bonté venait de se volatiliser. Versatile, dangereux, mais refusant de lui faire du mal, il se retint au souvenir de Tamara qui le maintenait bon. Il s’éloigna, non pas vers la forêt, mais vers un petit bosquet. Il y trouva sa monture, agitée au possible. Avoine à ses côtés, il détacha l’étalon gris, monta en selle et évita soigneusement la forêt, longeant la falaise. Il irait trouver une petite grotte sur la plage au loin. C’était le mieux à faire en ce temps maudit, oui, c’était mieux ainsi. Une part de lui regrettait d’avoir laissé la fille, alors qu’une autre absolument pas. Qu’y pouvait-il si elle désirait mourir ? Absolument rien à dire vrai. Il n’était pas un sauveur, un héros des temps anciens. Au fait, si elle mourait, cela ne lui ferait rien, son cœur était vide et sec. Il se pouvait qu’elle disparût tout aussi bien de sa mémoire au lendemain de cette épisode de folie.

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