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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2365 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : harlou ♥ (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 582
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le Jeu 14 Nov 2019 - 22:01

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
Ezra & Werowa

   
« If softness was weakness, the flowers would never grow. - Amna Dhanani »
Regard qui ne quittait pas cette plume qui toute légère était transportée par la légère brise. Paume que je tendais sur laquelle elle venait se déposer. Une simple plume aux milles éclats de couleur. Nuance de crème se mélangeant. Des tons plus doux. Sourire qui se dessinait sur mes lèvres alors que comme un enfant, je la faisais tournoyer entre mes doigts. La faisant danser dans le vide. Eclat de pétillement dans mon regard alors que j'étais fascinée par ces pointes de couleur. Toujours cette fascination pour les couleurs, toujours cette fascination par cette beauté qu'il était possible de retrouver dans les tissus. L'une des raisons pour lesquelles je ne pouvais qu'être fascinée par la couture, dû à laquelle je ne pouvais qu'aimer coudre et dessiner des robes ou des tenus. Appréciant associer les étoffes de tissus, agrémenter les couleurs. M'inspirant au fil des saisons de ce que je voyais au quotidien. Inspiration venue d'au-delà de la cité, inspiration qui se retrouvait dans les tenues portées par les femmes qui se mouvaient au coeur de la cité ou même par des silhouettes plus masculines. Un travail à petite échelle mais du plaisir qui était trouvé là. Et ce sourire qui se dessinait naturellement sur mon visage, l'illuminant alors que je vais ajouter cette note de légèreté dans mes cheveux bruns. Des cheveux bruns qui étaient dressés en partie et qui retombaient sur le côté de mon épaule. Une robe portée, légère aux teintes obscures. Une robe plus délicate à coudre. Une couleur qui contrastait avec celles que j'abordais normalement. Une couleur qui différait de celle qui se retrouvait sur les robes portées par les femmes au sein de la cité. Une couleur plus sombre qui différait de celles vives et éclatantes qu'il était possible d'entrevoir. Note d'obscurité apportée. La glace qui venait combattre le feu. Une note d'obscurité qui aurait pu signifier un état de tristesse, plus obscur. Une robe sombre qui aurait pu aller de pair avec l'absence d'un sourire, mais là n'était le cas. Robe différente que je portais avec le sourire. Pureté.

Et un sourire éblouissant que j'adressais à l'ancienne qui un panier sous le bras se dirigeait vers la grande place. Sans doute partie faire ses commissions. Grande place vers lesquels mes pas ne me dirigeaient pas ou ne me dirigeaient plus. Grande place que j'avais quitté peu avant. Rues commerciales tout autour que j'avais aussi quitté alors que je revenais non de la place du marché à vrai dire mais du temple du feu. Cheminement progressif alors que je me retrouvais désormais engagée dans des ruelles plus étroites. Plus loin se trouvait des demeures moins austères, plus grandes mais pour le moment celles m'environnant étaient modestes. Une succession de ruelles où se trouvait encore quelques étalages, commerces intéressants. Armurier que j'avais dépassé il y a quelques minutes bien que je n'avais jamais franchi le seuil de sa porte. Une armurerie que je n'avais jamais visité à la différence de celle d'Ariane. L'armurerie Visegard connue et réputée. Coeur qui se serrait en se pensant à la jolie brune que je n'avais revue. Souffle que je reprenais doucement pour ne pas me laisser absorber par ce gain nostalgique. Note de douceur qui semblait juste avoisiné alors que tout semblait être en ce jour, douceur, crème, rose et guimauve. Flottant sur un petit nuage sans raison particulière. Me sentant juste bien. Peut être longtemps sans que toute une journée ne se passe aussi bien, sans que je ne sois aussi apaisée. Mon esprit comme mon coeur qui était apaisé. Aucune note négative suivant les festivités organisées par le roi pour fêter son couronnement, depuis le passage du cirque. Les craintes quant à l'avenir de la cité, quant à des éclats de guerre avaient disparu. Ou plutôt j'avais repoussé ces craintes dans un coin de mon esprit alors que je ne m'étais que concentrée sur des notes plus positives. Comme des notes de musique jouant dans ma tête alors qu'une seconde d'après, entraînée par une musique invisible je tourbillonnais sur moi-même. Des pas de danse esquissés dans la ruelle alors que de sourire en lèvre, j'attrapais une tige au bout de laquelle était née une orchidée. Piécette envoyée à l'enfant des rues qui vendait ses fleurs, qui m'adressa un sourire. Mine enfantine face à laquelle il n'était que possible de craquer. Signe de la main adressée dans sa direction alors que je pivotais sur mes talons avec un sourire. L'enfant qui déposait son panier, me rattrapait alors que rougissant, attrapé ma main avant de me faire tournoyer sur moi-même. Eclats de rire. Alors qu'esquissant un pas de côté, je me penchais vers lui pour déposer un baiser sur sa joue. Joues rougissants et le regard brillant alors que je lui adressais un clin d'oeil avant de le regarder repartir un sourire aux lèvres avec son panier. Eclat de malice alors que tout aussi attachant, il ne pouvait que me faire penser à Lion. Sourire de nouveau là alors qu'en toute légèreté, je m'apprêtais à repartir dans la direction préalablement empruntée. Sans dire que je flottais alors encore sur mon nuage.

(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 130 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 260
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le Dim 17 Nov 2019 - 12:55
 
   
Vous échangez un regard clair pour un printemps, Le tour de votre taille pour un tour de fleur, L'audace et le danger pour votre chair sans ombre, Vous échangez l'amour pour des frissons d'épée Et le rire inconscient pour des promesses d'aube. Paul Eluard
Werowa & Ezra

   

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur

   
L'ombre filait sur les toits à toute allure. Allongée par la course, déformée par les murets, exposé par le soleil, l'ombre filait sur les toits à toute allure. Douée d'une vie propre, ses pas heurtaient la terre battue, faisaient voleter un petit nuage de poussière à chaque choc. Un bond, et l'ombre descendait dans la rue, glissait le long du mur dans un beau dérapage, et grimpait la suivant à toute vitesse, brève flèche noire s'amincissant à l'extrême pour aller plus vite. Fouettée par le vent de la course elle s'étiolait, arabesques sombres reprenant une consistance aussi vite que possible pour pousser un peu plus sur ses jarrets de ténèbres. La cavalcade était silencieuse. Elle cavalait, avalait la distance et les toits les uns après les autres, s'envolait tel Icare vers le soleil avant de retomber au sol avec douceur telle une plume. Plume échappée des ailes d'Icare qui redevenait pied ailé des sandales d'Hermès. Légère, disparate, flottant au vent, l'ombre dansait sous les rais du soleil.
   
Il y avait les jours de longue attente aux portes de la cité. Et il y avait les jours de déambulatoires patrouilles dans la cité. Et il y avait, au sein de ces jours de déambulation, les jours de course-poursuite. Werowa se sentait plus vivante que jamais dans ces moments-là. Le moment où la gazelle croisait le regard de la lionne, cet instant de suspens avant que l'une ne s'enfuie et que l'autre ne la poursuive. A peine le temps de hurler voleur, et Werowa avait détalé à sa poursuite. Certains l'accusaient d'être trop zélée, à se lancer à la poursuite du moindre cleptomane, mais aucun ne comprenait ce besoin de plus en plus prégnant de sentir son sang couler dans ses veines. L'ardeur de la course, le cœur qui pompait à ses oreilles et tonnait dans son thorax, cela lui faisait un bien fou. Il y avait un manque, qu'elle n'avait pas prévu, à la sortie de l'arène. Elle n'avait pas prévu qu'elle s'ennuierait autant ; après avoir mis tant d'efforts dans son but, elle se trouvait dépourvue. Sept ans de pression constante, puis plus rien, elle avait disparu, s'était envolée, cette pression, et Werowa se retrouvait avec un vide à combler. Elle le comblait comme elle pouvait, avec ce qu'elle avait sous la main. La moindre course-poursuite était à cueillir délicatement, pour en humer le parfum le plus longtemps possible.
   
Quand elle disait qu'elle voulait sentir son sang couler, c'était couler dans ses veines, pas juste couler. Le voleur venait de se retourner, au moment où elle allait l'atteindre, et, plus grand qu'elle d'une bonne tête, doublement plus costaud qu'elle, venait de lui flanquer un énorme coup de poing dans le ventre. L'ombre fit le retour encore plus vite qu'elle n'avait fait l'aller, et le muret qui venait de la déformer, elle le heurta avec force. La douleur explosa dans ses côtes et dans son dos, l'ombre s'étiola vainement pour dissiper la souffrance, reprit suffisamment de consistance pour se redresser… et glissa à toute vitesse le long du mur. Deux autres coups de poing, encore un au creux du ventre puis un direct qui l'avait cueilli à la mâchoire, firent basculer Werowa et son ombre par-dessus bord, et elles chutèrent. Tel Icare, elles s'étaient brûlées les ailes, et la chute fut rude. Werowa tomba face contre terre, sonnée, et resta allongée dans le nuage de poussière qui venait de l'envelopper. La douleur irriguait tout son corps, son souffle était coupé ; côtes fêlées, mâchoire ankylosée, peau éraflée. Adieu Icare adieu Hermès adieu Peter Pan. Plus dure sera la chute.
(c) crackle bones

   
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le Mer 20 Nov 2019 - 22:27

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
Ezra & Werowa

   
« If softness was weakness, the flowers would never grow. - Amna Dhanani »
Des corps qui tombent du ciel. Là n'était des roses, ni des flocons de neige. C'était des corps dont il pleuvait, ou plus précisément une corps. Etoile filante. Une chute bien plus rapide encore. Un passage toujours éclair dans le ciel. Comme les skaikru tombant du ciel, la silhouette tombait et s'écrasait soudainement juste devant moi, sur terre. Une chute peut être aussi brutale que celle qu'ils avaient connu, lorsque leur vaisseau de fer s'était écrasé sur terre. Chaque chute qui était sans aucun dire loin d'être esthétique, massive. N'ayant rien aucune grâce à voir les corps tomber, ou les chutes se faire. Des chutes qui pouvaient être courtes mais aussi des chutes qui pouvaient être plus haute. Et il semblerait qu'il en pleuvait beaucoup de ces hommes de ces jours. La pluie pourtant rare dans le désert mais ce n'était là des gouttes d'eau qui tombaient si ce n'était des corps humain. Après avoir assisté à la chute de @Lion F. Ishtarr, j'assistai à une nouvelle chute. Là aussi provenant des toits. Mais n'ayant pas cette fois réellement le temps de me rendre compte de ce qui se passait avant que le corps ne s'écrasa soudainement à mes pieds. Ne m'étant pas attendue à cela et me figeant complètement sur place. Ces quelques secondes qui s'écoulaient pendant lesquelles je regardais le corps ou plutôt la silhouette là. Regard qui se posait ensuite sur le toit plutôt, le balconnet, avant de se reposer sur la silhouette devant qui était à terre. Puis ces secondes où mon cerveau reprenait le contrôle, passait cet instant de surprise alors que je m'accroupissais auprès du corps que je reconnaissais parfaitement désormais, ou plutôt en direction du visage vers Werowa. Doutant qu'elle était aussi folle pour se jeter du toit, peut être poussé ou peut être suicidaire. Remarque la question se posait aussi avec elle mais doutant qu'elle ait juste voulu envoyer sa vie en l'air. Ne pouvant encore voir mon visage alors que sa tête était tournée vers l'autre côté, encore sonné par la chute bien que ressentant cette douleur qui devait se propager dans tous ses membres, dans son corps. Sa peau éraflée, du sang qui gouttait le long de se bras et de son sol. Ayant été chanceuse. Certains qui pouvaient en perdre la vie mais il ne fallait pas pour autant être médecin pour comprendre que ses côtes étaient sans aucun doute fêlées voir cassées vu la dureté du crash. L'orchidée qui était momentanément oublié comme ses pas de danse esquissé précédemment. Un rappel pourtant de ces doux moments précédents alors que la fleur ornait désormais mes cheveux bruns.

Mais un regard qui était désormais posé sur la jeune femme. Focalisée sur la jeune femme. Si je ne la portais pas dans mon coeur, je n'étais pas inhumaine au point de la laisser là. Et en ayant suffisamment vu avec les mercenaires, avec @Roan Ezeriel, ou même @Lion F. Ishtarr récemment pour savoir qu'elle allait souffrir pendant très longtemps ou ne serait-ce que les probabilités étaient très élevées pour qu'elle n'ait pas seulement des hématomes mais certainement aussi des côtes fêlées. Encore préférais-je m'assurer qu'elle était consciente avant de vérifier les doutes que je possédais quant à ses blessures. « Werowa, tu m'entends ? » N'étant pas encore certaine alors que la jeune femme paraissait particulièrement sonnée par sa chute, paraissait encore dans les vapes. Me décalant légèrement pour qu'elle puisse mieux apercevoir mon visage, et se rendre compte que si elle n'était pas seule. Ne lui faisant pas qu'elle avait remarqué qu'elle avait eu une chute plus violente, ce qu'elle savait déjà. Des questions que je réservais pour plus tard alors que je tentais de savoir si elle était réveillée. Encore vivante en tout cas alors qu'elle respirait.

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Werowa Sundagger
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le Jeu 21 Nov 2019 - 19:28
 
   
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La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur

   
Il y a des jours comme ça… La voix de sa mère résonne à ses oreilles, des années après cette chute d'un rocher affleurant sous le voile du désert. Tandis qu'elle pansait son genou blessé, cliché parfait de la mère et de sa fille, elle avait prononcé ces quelques mots, tandis que les larmes ruisselaient sur les joues de la petite fille. Aujourd'hui, les larmes ne coulent plus. Anesthésiées. Anéanties. Un agglomérat de souffrances faisait souvent cet effet. Il n'y avait plus de quoi pleurer sur son sort. Il avait été scellé puis descellé, dans la souffrance et dans la peine. Labor. Labeur peine et travail. Des genoux éraflés des genoux écorchés des genoux égratignés. La blessure s'étendait sur toute la jambe descendait jusqu'au mollet remontait jusqu'aux hanches faisait le tour du bassin s'enroulait en spirale épineuse autour de son épine dorsale remontait enserrer son cou jusqu'à se lover sur sa nuque. Tatouage cicatrice et marque le soleil et la chaîne entremêlés sur sa nuque le soleil et la chaîne superposés le soleil et la chaîne brisés. La béance et la souffrance colmatées par le marbre et le sable se joignant avec le sang liant dont les couches successives avaient aplani les bords déchirés de la plaie. C'était une affaire de colmatage, de ravalement, de cache-misère. Statue aux membres disjoints morceaux épars pièces recollées coutures savamment cachées Méduse à la tête rafistolée.
   
Je tombe je tombe je tombe Avant d'arriver à ma tombe. Elle ne l'avait même pas encore atteinte. Elle était tombée, et sa tombe n'était pas là. Elle était passée du Capitole à la roche tarpéienne et la déchéance était là mais pas la tombe. Epée de Damoclès au-dessus de la tête et elle, n'était jamais tombée. Vie en sursis vie en suspens vie suspendue mais pas pendue. La mort n'avait fait que lui pendre au nez. Avant de lui faire un pied-de-nez. "Werowa, tu m'entends ?" L'ombre passa au-dessus de la tombe, la recouvrit, et Werowa leva ses pupilles vers Ezra. Sans bouger la tête dans un premier temps, comme si elle attendait que l'épée tombe enfin. Finalement, la garde bougea légèrement, roula lentement sur le dos, un gémissement s'échappa de ses lèvres alors qu'elle regardait à nouveau vers le ciel. Hauteur inaccessible aux lointaines cimes si belles et si futiles. Foutaises que de croire qu'on pouvait les atteindre. Il n'y avait pas d'échelle, pas de corde lancée vers elle pour l'aider à se relever. "Salut." Le mot, rauque, s'était échappé de sa gorge, avait réveillé des douleurs inconnues dans son crâne. Qu'est-ce que sa mère lui disait, déjà ? Relativise. Vois le bon côté des choses. Ne te laisse pas abattre. Ne te laisse pas abattre. Et pourtant, ce n'était pas l'espoir qui l'animait. Ni même une rage de vivre. Elle se contentait d'appliquer le dicton maternel, depuis toutes ces années. La chute était fatidique, pas fatale. Sa mère le lui avait appris. Encore obéir aux injonctions de son enfance… Chut. 
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le Ven 22 Nov 2019 - 0:01

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
Ezra & Werowa

   
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Seul ses yeux qui s'animaient non son visage alors que les premières minutes aucun geste n'était esquissé avant que l'ancienne mercenaire déchue en vienne à tenter de se relever ou rouler sur le sol. Mots que je retenais dans ma bouche alors que la solution n'était sans doute pas forcément de bouger, vu le choc subi ou du moins pas aussitôt. Ce choc et cette douleur qui se répercutait dans ses cordes vocales alors qu'elle laissait un gémissement de douleur s'échappait de ses lèvres. « Salut. » Une voix plus rauque. Capable de parler alors que le choc ne lui avait coupé tout à fait la possibilité de parler bien qu'il lui faudrait sans doute des minutes supplémentaires pour reprendre réellement contact avec la réalité. Semblant savoir qui j'étais alors que son regard s'était attardé sur mon visage. Ne semblant avoir perdu totalement sa conscience ou oublié qui elle était. Chute qui semblait encore présente dans son esprit bien qu'il ne serait que possible de le savoir complètement pour s'assurer que ses réflexes étaient toujours là.

Me penchant de nouveau vers elle alors que je reprenais la parole, doucement. « Tu es tombée violemment. » Plus que violemment alors qu'elle s'était écrasée devant moi sans que je ne puisse m'y attendre. « Tu as une blessure au genou vilaine et je pense qu'en plus des hématomes, des écorchures, tu as des côtes fêlées. » Les blessures les plus évidentes étaient toutes dessinées alors que le sang gouttait, coulait sur le sol. Une morsure brutale avec le sol alors que le sable tapissant en général les ruelles de la cité ne s'était transformé en tapis volant, en tapis de plumes pour amortir sa chute. Non elle était un peu tombée comment dire, comme un objet qui se fracasserait au sol. Des morceaux à recoller, parfois pour certains à recoller tant que bien mal même s'il paraissait à première vue que rien n'était cassée. N'étant pour autant guérisseur ni devin mais me doutant aussi que ce n'était pas la première fois qu'elle avait souffert, qu'elle avait eu des blessures. Que ce soit en tant que garde, en tant que mercenaire ou dans l'arène, il était certain que des cicatrices ornaient sa peau. Cicatrices non forcément rencontrées au premier regard. Certaines cicatrices qui étaient dissimilées à la vue comme celles qui ornaient mon dos, qui gardaient la marque des coups de fouet. Des blessures physiques qu'il était possible de cacher comme avec des chaussures pour masquer une absence de certains orteils, des blessures morales qu'il était possible de prétendre aux autres qu'elles n'existaient pas mais la vérité restait qu'elles existaient. « Je peux ? » Me positionnant à côté d'elle alors que de nouveau je me penchais dans sa direction dans l'optique d'examiner ses blessures. Cheveux bruns que je dégageais, laissant retomber du côté de mon épaule droite, de ma poitrine alors que j'essayais d'avoir le champs libre. Robe qui peut être avec un peu de chance ne prendrait trop la poussière, les grains de sable et ne les emporterait avec elle. Me retrouvant prisonnière de péripéties bien que je faisais fi de ces détails pour me concentrer sur la tâche à venir.

Un constat qui ne faisait de moi une guérisseuse mais n'en venant qu'à me servir de cette expérience acquise avant, que ce soit lorsque je m'étais retrouvée blessées lorsque les coups pleuvaient, lorsque j'avais retrouvé Roan blessé ou même Shanareth ou Arméthyse. Me servant de ce passé commun où j'avais du apprendre à soigner les blessures simples, apprendre les gestes basiques. Des gestes qui m'avaient aussi servis lors de ma fuite et des connaissances que d'autres avaient partagé me faisant profiter de leur savoir et me permettant de savoir en partie ce que je faisais sans pour autant être une experte dans la matière. Doigts que j'appliquais doucement sur la couche de tissus bien qu'ayant conscience que là ne serait le plus efficace. « Il faudrait que je puisse être certaine.. » Croisant son regard pour obtenir son assentiment afin de dégager légèrement le tissus désormais déchiré alors que doucement j'en venais à appliquer de nouveau mes doigts vers la zone endommagée, doucement et certitude qui apparaissait. « Tu as des côtes fêlées oui. »
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le Ven 22 Nov 2019 - 18:37
 
   
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La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur

   
Papillon qui se brûle les ailes au firmament. La douleur qui brûlait dans son corps. Une souffrance qui la cuisait à feu doux, insidieuse et pernicieuse sous sa peau. Dehors, les rais du soleil. Dedans, les rets du calvaire. Ses veines maillaient son épiderme, autant que ses peines. Filets de sang embrasés parcouraient sa peau traçaient leur sillon de feu entre ses pores brûlure au fer rouge ineffaçable ancrée dans sa chair et blessures du fer rouge indélébiles harponnées dans son corps cruels hameçons de plomb et lourdes chaînes de bronze retenaient au sol ses ailes son imagination ses rêves son désir assommé d'un coup de bouclier l'inconscience affleurait à fleur de peau effleurait quelques pulsions et il suffisait d'une impulsion pour la pousser à rouler sur le dos à se décaler à éviter la tête tranchée roulant au sol dans le sable gorgé de sang sans autre raison de vivre que "raison de vivre" inscrite en lettres de feu lettres de plomb lettres de cire sur son front sur sa nuque sur son corps tout entier parsemé de traits et de lignes et de points sur les i et de barres sur les t pour dire t i ti tien tiens tiens bon bon bon sang bon sang de bois n'as-tu pas une raison de vivre ne te bats-tu pas pour une cause en raison d'une cause ne survis-tu pas pour une bonne raison et non non non je n'ai rien de tout ça je me bats parce que je me bats la cause viendra après je l'ajouterai après je la verrai après je la décèlerai après et après j'aurai un pourquoi du comment pour l'instant je n'en que le comment et je me contente du comment parce qu'après tout je n'ai qu'une raison de vivre.
   
Le ciel a de ces effets de divagation. Un milan qui tournait au-dessus d'elle, sans se préoccuper d'elle, et la voilà partie sur les ailes de l'évasion. Ce n'était même pas un autre pays, une autre contrée qu'elle imaginait, c'était un souvenir. S'évader, se déraciner, explorer, non, rien de tout ça, c'était s'explorer, s'ancrer, se creuser qu'elle faisait. C'était la bosse sur son crâne, n'est-ce pas ? Elle était dans les vapes, alors la soupape s'était levée et laissait s'échapper avec un sifflement des choses enfouies un trésor enterré. "Tu es tombée violemment." Un autre sifflement dans ses oreilles, plus mélodieux, qui lui fait détourner le regard de l'oiseau et le poser sur la plume. Evidence. "Tu as une blessure au genou vilaine et je pense qu'en plus des hématomes, des écorchures, tu as des côtes fêlées." Un regard extérieur, un regard surplombant, comme l'oiseau. Ce dernier est parti, d'ailleurs, sans rien laisser dans son sillage qu'une douce mélancolie. Pendant quelque temps, l'illusion a soulagé sa peine, mais son évaporation rajoute un sel mordant sur ses plaies. Reprendre conscience n'est jamais une partie de plaisir, mais Werowa l'endure sans rien dire. Elle pourrait se plaindre. Montrer sa faiblesse. Elle n'encoure aucune punition aucun châtiment pour faire preuve de mortalité. Mais quitte à être une statue, autant rester de marbre.
   
Ezra s'est agenouillée à ses côtés, et a repoussé ses cheveux sur son épaule. "Je peux ?" Comme si elle n'allait pas le faire. Il serait étonnant qu'elle ne lui tienne pas tête, au vu de leurs échanges précédents. Werowa ne refuse pas son aide cependant, acquiesce brièvement malgré la protestation émise par ses vertèbres. Elle est fière, pas stupide. Pas complètement en tout cas. Doucement, l'esclave applique ses doigts sur sa tunique, cherche à sentir sous le grain du tissu sous le grain de la peau les os sensibles. Werowa la laisse faire, reste allongée, tranquille. "Il faudrait que je sois certaine…" Leurs regards se croisent, et Werowa lève les yeux au ciel, enfin, au mur. "Pas la peine d'être prude." Cette fois-ci, ce n'est qu'un filet de voix qui s'échappe de ses lèvres, et ses yeux remontent au ciel. Ezra a soulevé sa tunique, et la chair contre sa chair est un contact agréable. Au moins jusqu'à ce qu'elle appuie un peu plus fortement sur ses côtes. La douceur supplante la douleur. Les yeux mi-clos, Werowa attend le verdict, sans trop se faire d'illusions cette fois-ci. "Tu as des côtes fêlées oui." La statue s'anima, la guerrière laissa échapper un semblant de grimace. "Je poursuivais un voleur. Il m'a prise par surprise." C'était un fait, elle ne l'avait pas vu venir. Dans son corps la souffrance pulsait à un rythme doux et lent pour le lui rappeler. Werowa posa ses mains bien à plat sur le sol, et entreprit, doucement, de relever son buste. Elle avait beau être une statue, elle ne supportait pas l'inaction. L'arène était un monde sauvage miniaturisé : montrer sa faiblesse, c'est attirer les charognards, rester allongé, c'est creuser sa propre tombe. Il lui fallait se relever.
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Ezra Aerys
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le Sam 23 Nov 2019 - 18:51

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
Ezra & Werowa

   
« If softness was weakness, the flowers would never grow. - Amna Dhanani »
Au moins c'était dit. Au moins ce serait rapide.
Son regard qui se levait en direction du ciel. Au moins, elle n'avait pas perdu de note de sarcasme. Elle avait toujours conscience de la situation. Elle savait qui elle avait en face d'elle et elle savait ce qui se passait au moins. C'était un bon point. C'était une bonne petite note positive qui me permettait de comprendre qu'elle était consciente, qu'elle n'était pas partie totalement dans les limbes de son esprit. « Pas la peine d'être prude. » Un hochement de tête alors que je soulevais un peu la tunique pour dévoiler l'épicentre douloureux. Douleur qu'elle devait alors ressentir tandis que je me retrouvais à appuyer un peu plus fortement, à réaliser un contact. Et un verdict qui ne tardait d'ailleurs pas à tomber. Ce n'était pas une tête qui tombait bien que ce verdict délicat ne restait pas celui d'un expert. Un avis à prendre des pincettes bien que je lui confirmais avec une certitude très proche des 100% que ses côtes étaient fêlées. Ce auquel elle s'était peut être même attendu, ce dont elle avait pu se douter due à la hauteur de la chute. « Je poursuivais un voleur. Il m'a prise par surprise. » Me reculant alors qu'elle entreprenait de se redressait légèrement. Mon regard qui allait de nouveau en direction du sol puis en direction des toits, du balconnet, de la zone où la chute avait été provoquée. C'était sans aucun doute certain qu'il l'avait prise par la surprise alors que chute avait été haute, sans aucun doute violente. Une manie en ce moment. Comprenant aussi via ses propres que le voleur courrait toujours. En existant toujours dans la cité rahjak. Bande de voleurs dont j'avais connaissance ou en connaissant un plus particulièrement. L'image de @Lion F. Ishtarr qui se dessinait de nouveau mon esprit alors que la question ne pouvait que se poser dans mon esprit. Me demandant si c'était lui, le voleur qu'elle recherchait. Me demandant si c'était lui le voleur qu'elle poursuivait. Bien au courant du travail parallèle qu'il réalisait, que trop au courant de ses petites magouilles. Idée que je rejetais non moins que ce soit lui qui ait pu l'a poussé par-dessus fort. Bien qu'un homme, Werowa était un peu une armure de glace comparé à lui. Plus jeune. Une silhouette masculine, petite taille à comparaison alors qu'il se servait de son gabarit pour se faufiler partout. L'hypothèse que ce soit lui paraissait plus délicat à imaginer. Paraissant plus délicat de l'imaginer avoir la force de pousser la jeune femme qui me dépassait d'une tête. Quoique tout était possible. Idée qui m'inquiétait un peu alors que je voulait vérifier si c'était bien lui ou du moins l'éliminer la liste. Voulant m'assurer que ce ne soit pas lui qu'elle recherchait. Paraissant pensive bien que je reportais mon attention vers elle non sans aborder une expression nonchalante. Parlant un peu plus pour moi au départ que pour elle. « Il devait être fort pour te pousser par-dessus bord... Tu le connaissais ? » La réelle question que je cherchais à savoir. Bien que c'était vrai, alors qu'elle était taillée un peu en mode guerrière, cela paraissait délicat de croire que ce soit un petit bonhomme qui ait pu l'avoir poussé à mettre par-dessus le bord.

« En tout cas, tu vas souffrir pendant un bout de temps. » Il lui faudrait sans doute plusieurs semaines pour se rétablir, et il lui faudrait sans doute encore mieux tenter de ne pas bouger. Doutant qu'elle puisse même se relever d'un seul coup alors que le simple fait de dresser buste avait parut être un mouvement lent et douloureux. Les plaies dont le sang s'écouler à arrêter aussi. La nécessité d'appliquer une baume sur la plaie pour éviter que les blessures en viennent à s'infecter par la suite. Le plus simple serait peut être d'aller voir un sorcier ou ceux qui semblaient le plus proche d'être des guérisseurs bien que les compétences n'égalaient pas celle des naori. Des connaissances que j'avais un peu appris mais cela n'avait été qu'un début, ce n'était que des connaissances modestes en la matière. Et un conseil je ne pouvais que lui donner alors que je reprenais la parole. « Ce serait peut être mieux si tu allais voir un sorcier quand tu te seras capable de te relever. » La question restait aussi alors qu'en effet, il faudrait encore savoir si elle pouvait se relever.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 130 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 260
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le Dim 24 Nov 2019 - 22:23
 
   
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Werowa & Ezra

   

  
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur

  
Remettre les pieds sur terre était plus facile que prévu. Son corps lesté de souffrance y était pour beaucoup. Pour être honnête, le rétablissement l'effrayait. Ce n'était pas la première fois qu'elle était blessée, pour sûr, mais… mais dans l'arène, dès qu'ils pouvaient mettre un pied devant l'autre, tenir debout et tenir une arme, ils foulaient à nouveau le sable. Peu importait la douleur : il fallait faire avec. Mais à présent qu'elle n'était plus dans l'arène, Werowa se rendait compte qu'elle ne savait pas comment agir. Elle ne savait pas combien de temps elle devrait être arrêtée, ni que faire, ni comment gérer ce subit temps libre durant lequel elle ne pourrait guère bouger… C'était une situation nouvelle pour elle, elle n'avait plus de repères pas de comparaison à faire alors elle n'avait aucune idée de comment gérer ce qui devenait de plus en plus une épreuve. Composer avec son corps, quand on lui donnait des ordres, elle savait le faire, mais par elle-même, c'était toute une aventure. Savoir ce que son corps ressentait, écouter son corps, c'était une science bien particulière et bien absurde quand même. Très vague, aussi.
   
Enfin, en cet instant son corps savait très bien se faire écouter, et lui faire comprendre que se relever n'était peut-être pas la meilleure idée du moment. Mais rien que d'avoir relevé le buste, Werowa se détendit, se sentit moins oppressée, étouffée contre le sol, aux aguets d'une attente en piqué d'un rapace qui fondrait sur elle pour se repaître de ses entrailles. Mais au niveau posture, ce n'était quand même pas le plus confortable. Ses côtes l'élançaient, son dos la brûlait, et ses muscles la tiraillaient. "Il devait être fort pour te pousser par-dessus bord… Tu le connaissais ?" Heureusement qu'il y avait Ezra pour lui changer les idées, pendant qu'elle rassemblait plus de forces au fur et à mesure des secondes. Werowa laissa échapper un léger grognement, à la fois affirmatif et contrarié. "Je fais pas ami-amie avec tous les voleurs du coin. Et oui, il faisait deux fois ma taille. En quoi ça t'intéresse ?" Sa suspicion revint au galop, parce que c'était plus facile de se méfier que de souffrir. "Toi, tu le connaissais ?" Et puis, faire la conversation, ça lui détournait l'esprit. Ses relations avec Ezra ne s'amélioreraient probablement pas de sitôt, cependant. "En tout cas, tu vas souffrir pendant un bout de temps." Werowa grimaça, presque comiquement, parce que de là où elle était elle ne voyait déjà pas la fin du tunnel de la peine. C'était étonnant, quand même, cette facilité avec laquelle on s'imprégnait de la souffrance et avec laquelle elle s'intégrait à leur vie, devenait omniprésente à tel point qu'on la considérait comme une vieille amie. "Ce serait peut-être mieux si tu allais voir un sorcier quand tu te seras capables de te relever." Werowa se sentait reconnaissante envers Ezra, qui venait mine de rien lui donner la marche à suivre, la réponse à la question qu'elle se posait. "Tu n'en connaîtrais pas un, par hasard ?" Qui ne tente rien n'a rien.
   
Werowa fit ce qu'on appelle souffler un bon coup, puis entreprit de tourner lentement, gargouille grimaçante de nouveau, puis se mettre à quatre pattes. Cette position lui faisait déjà moins mal, mais elle ne comptait pas la tenir pendant très longtemps. Doucement, à la fois par précaution et par souffrance, la garde entreprit de se relever, un pied après l'autre, un mollet après l'autre, une cuisse après l'autre, jusqu'à la hanche, jusqu'aux épaules. Elle se tenait un peu plus courbée que d'habitude, la main sur les côtes, le cœur dans la gorge. Il pulsait tonnait vibrait martelait c'était une sensation toujours aussi désagréable. Werowa n'était pas femme à perdre son temps. Même si c'était au détriment de son corps. Après cet effort, néanmoins, elle n'avait qu'une envie, c'était de retourner par terre, sur le sol, dans une position où la gravité pesait sans trop de force sur son corps, où son corps était dans une position confortable… qui augmentait la sensation de douleur. Au moins, debout, la douleur était présente, pas diffuse, sensible, pas vicieuse, elle était réelle et tangible, concrète, vraiment douloureuse et pas juste cette espèce de chape et de vagues qui parcouraient son corps. Au moins, là, elle la sentait ; et si elle la sentait, elle pouvait la contrôler. "Je ne me laisse pas abattre si facilement…" Un murmure, une réponse à une conversation débutée il y a bien longtemps, avec quelqu'un d'autre dans une autre époque de sa vie. Elle n'avait pas oublié la présence d'Ezra à qui, chose surprenante, elle tendit une main. Paume tournée vers le ciel, doigts calleux, poigne ferme, Werowa les lui proposait sans un mot.
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le Lun 25 Nov 2019 - 22:44

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
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« If softness was weakness, the flowers would never grow. - Amna Dhanani »
Ayant tenté de ne pas éveiller sa suspicion, de juste savoir. Voulant imaginer un potentiel scénario que je me doutais déjà impossible, mais ne réussissant pas à passer outre sa vigilance. Cette méfiance de nature. Cet oeil de verre qui trônait à la place, qui semblait être là, toujours braqué sur vous, prêt à sonder tous vos secrets. Werowa laissa échapper un léger grognement, à la fois affirmatif et contrarié. "Je fais pas ami-amie avec tous les voleurs du coin. Et oui, il faisait deux fois ma taille. En quoi ça t'intéresse ?" Esquissant un sourire qui se voulait charmeur, peut être aussi mi figue mi raisin qu'elle était. "Peut-être que je voulais juste savoir qui était susceptible de te mettre à terre." Ce qui pouvait être pris comme une taquinerie, pris au second degré mais pris aussi comme une menace. Etant donné son certain manque de degré en terme d'humour, je doutais qu'elle assume que je puisse en venir la taquiner mais ne voyant qu'en là qu'une menace. Ayant tenté un peu de la prendre au dépourvu pour qu'elle ne puisse pas devenir plus méfiante, mais elle l'était déjà. C'était dans le sang. "Toi, tu le connaissais ?""Non. Je ne l'ai pas vu." La vérité. Elle m'avait rassuré alors que ce n'était pas d'une personne en tête qu'il s'agissait. Ayant déjoué cette hypothèse et ayant fait taire cette inquiétude. "Pour tout dire je ne t'ai pas vu chuter, juste ce moment où tu t'écrasais contre le sol. Sans doute pas l'un des moments les plus glorieux de ta carrière." Un moment certainement moins glorieux que ceux qu'elle avait pu entrevoir en foulant l'arène, qu'elle avait pu vivre par le passé. Un moment qui n'avait pas été glorieux alors qu'elle s'était juste écrasée brutalement sur le sol. Mais quand bien même je pouvais constater qu'elle n'était pas invincible, être presque un peu déçue qu'elle ne l'ait pas battu, j'en venais pas moins à lui prodiguer un conseil le plus sûr du monde que de voir un sorcier. "Tu n'en connaîtrais pas un, par hasard ?" Esquissant un sourire, un peu triste avant d'en reprendre la parole. "J'en connaissais une avant, oui. " Skyra. L'ayant connu alors que j'étais au bordel. Elle qui avait entretenu cette flamme, ce désir de liberté. Une gamine qu'elle était sur laquelle je veillais aussi, qui a eut aussi le loisir d'explorer d'autres contrées certes plus librement que je n'avais pu le faire. Sorcière qu'elle était mais adepte de ses mains, pouvant créer remèdes contre les maux mais aussi des poisons, des potions qui feraient de la mort une amie. Skyra avec qui le contact était perdu de vue, que je n'avais revu tout comme je n'avais pu revoir Varghause ou Ashiri qui au coeur de la forêt des naori m'avaient appris à me remettre sur pied, m'avaient appris des notions de base. Des notions que leur peuple m'avait transmis. Des notions que j'avais pu de nouveau m'approprier auprès d'autres tribus ou plutôt auprès d'une des membres des athna Kara, auquel @Roan Ezeriel avait laissé un souvenir. Cicatrice qui ornerait son visage pour le restant de sa vie. Sourire qui se perdait alors que je tentais non moins de me concentrer de nouveau sur Werowa alors qu'un silence s'était installé. "Ceux que je connais ne pourront t'aider." Trop loin. Un autre nom qui traversait mon esprit mais lui étant sans doute hors de ses moyens.

La laissant tranquille avec son intimité alors qu'elle tentait de se relever maladroitement comme un nouveau-né qui sortirait du ventre de sa mère. La laissant s'exercer, s'exécuter alors que des mots étaient murmurés, alors qu'elle tentait de se redresser. Silhouette un peu plus voûté mais qui s'était redressée. Forme d'argile qui avait été créée de la terre alors qu'en effet elle s'était relevée. "Je ne me laisse pas abattre si facilement…" Murmure trop proche pour ne pas attirer l'attention. Une certitude. Une certitude alors qu'elle était une combattante, une guerrière, que la chute bien que l'attirant ne suffirait à l'arrêter. Et soudain sa main qui se tendait dans ma direction. Regard surpris sans aucun doute qui se posait sur cette main un peu calleuse, qui laissait transparaître le maniement des armes, le visage de la guerrière. Note d'interrogation alors que sur le coup je ne comprenais pas réellement pourquoi elle me tendait sa main. Etant debout, n'ayant donc besoin de mon aide pour se relever. Un geste que je n'assimilais pas ou plus précisément l'origine d'un geste que je ne comprenais pas, semblant bien trop surprenant venant de la jeune femme, semblant bien trop incongrue et si peu assimilé à sa nature. Main que je n'en venais non moins à attraper lentement, un peu maladroitement avec une note de méfiance parce que je ne savais pas si elle avait besoin d'aide pour rester debout, si elle allait se froisser si je ne le faisais pas, s'il ne fallait pas accepter ce peut être signe de paix ou du moins accepter de lui serrer la main alors que son ego en avait certainement pris un coup suite à sa chute. Des questions. Des questions qui tourbillonnaient dans mon esprit alors que nos deux mains rentrées en contact brièvement cette fois sans accusation derrière.

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le Mar 26 Nov 2019 - 19:40
 
   
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La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur

Il y avait des moments où le marbre de la statue se craquelait. Les veines d'or et d'ébène au sein de la froide roche ivoire transparaissaient un peu plus, palpitaient presque, animées d'une subite envie d'écorcher la peau et de se dévoiler. Elles avaient envie de sortir de leur gangue pétrificatrice pour montrer toute leur vie, toute leur humanité ; révéler les sentiments et les pulsions qui les enfiévraient. Même si ce n'était que de la douleur. Ou peut-être était-ce à cause de la douleur, qu'elles voulaient se mettre à nu, ces veines d'ordinaire rigidifiées, contractées. La douleur, inhibitrice du marbre, qui le faisait fondre et, flasque argile en attente d'être remodelée, la douleur, qui laissa échapper un rire de la gorge de Werowa. Elle eut beau étendre ses doigts marbrés, la pierre n'empêcha pas le rire, cristallin, de se répandre dans l'air. "Pour tout dire je ne t'ai pas vu chuter, juste ce moment où tu t'écrasais contre le sol. Sans doute pas l'un des moments les plus glorieux de ta carrière." Et cela la fit rire, doucement et brièvement, parce que cela lui fit mal aussi. Ses côtes l'élançaient douloureusement, et le rire plantait des éclats dans ses flancs qui la fit cesser bien vite. La méfiance des instants précédents ? Disparue, envolée, évanouie dans les airs. Werowa avait révisé sa pensée : elle n'allait pas succomber à la paranoïa pour éviter la souffrance. Alors dans ce cas-là, elle avait suffisamment à faire avec ses blessures pour ne pas en plus se rajouter une conscience exacerbée et se torturer les méninges à découvrir le pourquoi du comment si tant est qu'il y avait bien un pourquoi du comment parce qu'elle n'avait pour une fois pas envie de se prendre la tête alors oui elle riait riait un peu parce qu'elle ne pouvait pas faire plus et parce qu'elle ne connaissait plus ni le son ni l'action tant c'était inattendu tant c'était rare et elle était à bout de souffle.

Rire est le propre de l'homme ; rire est aussi la perte de l'homme. Pas sûr, si elle se remettait à rire, que la douleur ne la vainque pas. Rire n'était plus naturel pour elle ; plus de rire gras à la taverne, de rire doux au bordel. Constamment une tête d'enterrement et une épée de Damoclès au-dessus de cette dernière. Werowa s'en rendait compte : elle ne s'était pas déridée depuis des années. Mais là, en cet instant, le masque était tombé, les rides s'étaient détendues, et elle avait ri. "Ne prends pas ça pour une victoire." prévint-elle Ezra, alors que cette dernière qui avait déjà hésité à prendre sa main, devait probablement se demander si on ne l'avait pas remplacée. "Et ne t'avise pas d'aller raconter ça à Lion." Une once de dureté dans son regard, même si Werowa n'était pas certaine que cela fonctionnerait sur Ezra. Elle aurait peut-être mieux fait de se taire : Ezra n'aurait peut-être jamais eu l'idée, sans cette malencontreuse phrase qu'elle avait prononcée. La douleur inhibait vraiment tout : le marbre, et l'austérité. Werowa fut tentée de lever un bras pour se tâter le crâne, mais renonça bien vite avec une grimace. "Je crois qu'on peut ajouter commotion cérébrale à mon palmarès." Elle en oubliait presque qu'Ezra, dans sa bonté, n'avait pu lui donner plus de noms. Il était clair en cet instant que Werowa n'était pas capable d'aller chercher un sorcier suffisamment honnête pour la guérir sans l'empoisonner ou la droguer par les rues de la cité. Cela ne la contrariait même pas ; pour l'instant, sa tête était trop en l'air pour qu'elle redescende sur terre. "J'ai besoin que tu me raccompagnes chez moi." Ah, si, elle revenait un peu sur terre quand même. Et c'était un ordre, une sentence déclarée d'un ton péremptoire, qui n'accepterait aucun non. Et qui pourtant, restait très simple, très neutre, très honnête, très humble. Elle demandait de l'aide… sans vraiment le demander… Werowa se sentait comme une gosse qui avait dit le bon mot.
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le Mer 27 Nov 2019 - 22:36

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
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« If softness was weakness, the flowers would never grow. - Amna Dhanani »
Peut être que le plus surprenant était de l'entendre rire. Sourire ou plutôt la voir sourire était déjà rare, alors l'entendre rire c'était pour dire quasiment impossible. Réellement presque surprise alors que je ne m'attendais pas à ce qu'elle puisse rire. La possibilité était toujours existante mais n'ayant pas imaginé non plus que cette hypothèse en vienne à se produire réellement. Trop terre à terre pour croire que la jeune femme pouvait réellement se détendre, laisser de côté ce masque vénitien qu'elle portait sans cesse. Un peu prise par surprise alors que je ne m'étais pas attendue à ce qu'elle en vienne à rire face à la description de sa chute. Une chute qui n'avait vraiment rien de glorieux mais sans doute était-il préférable qu'elle se mette à rire qu'elle ne puisse s'offenser. Mon regard posé sur elle alors que j'esquissais un sourire tandis que la douleur la compressait, l'empêchant aussi de rire complètement aux éclats. Non, il était certain que je ne l'avais jamais entendu rire avant. Étonnée un peu de voir qu'elle était capable de rire. Un rire aussi bref qui pouvait presque laisser supposer qu'il avait été imaginé. Comme une illusion. Ces moments qui devaient être bien rares dans sa vie. "Ne prends pas ça pour une victoire." Esquissant un sourire. « Cela en est une. » Cela l'était en soit, après tout je ne l'avais jamais entendu rire, ni avait provoqué un éclat de rire. Ayant emporté haut la main la coupe là. « Je ne t'avais jamais entendu rire avant. » La dernière fois que je lui avais fait remarqué qu'elle ne souriait jamais, le contexte était bien plus électrique et tendu. Une situation moins dangereuse, bien que ce sentiment de sécurité était peut être aussi établie car elle était en mauvaise posture, ou déjà contre le sol, mal en point. "Et ne t'avise pas d'aller raconter ça à Lion." La guerrière qui tentait de se montrer intimidante, pouvant l'être toujours. Idée qui ne m'avait pas à vrai dire traversé l'esprit mais désormais là alors que je me contentais de sourire non sans la regarder. Sourire énigmatique alors que je laissais l'idée dans un coin de ma tête.

"Je crois qu'on peut ajouter commotion cérébrale à mon palmarès." Vu le choc ce n'était pas étonnant. Mais aucun sorcier que je connaissais qui n'était disponible. Le mieux à faire était qu'elle puisse se reposer chez elle, que les blessures tentent d'être soignée. "J'ai besoin que tu me raccompagnes chez moi." « Tu le dis toujours avec tant de chaleur, cela donne toujours envie... c'est fou. » L'ayant pris sur une note légère, quand bien même d'autres auraient pu s'offusquer. Une note de sarcasme perspective, de théâtralité. Une formule de politesse qui n'était associée à la demande mais ne me vexant pas alors que son ton était resté neutre, qu'elle avait parut un peu mal à l'aise presque gênée de demander aussi ou du moins il serait possible de le croire. N'étant pas de surcroît cruelle au point de la laisser là bien que d'autres l'auraient permis sans aucun gêne, ne se serait pas préoccupé de son sort. Peut être que si les rôles étaient inversés, elle se serait elle-même détournée. Peut être. N'étant toutefois comme elle, n'étant ainsi. N'allant la laisser là quand bien même elle n'était sur ma liste de favoris, et un ordre qui avait résonné non moins. Le rappel d'un statut d'esclave assimilé alors que le choix n'était pas dans le fond réellement donné de contrecarrer les ordres bien qu'elle n'était mon maître. Rang opposé. Révérence que je n'esquissais pas alors qu'au lieu de cela bien que peut être avec une pointe de réserve j'en venais à faire un pas dans sa direction. « Tu te sens capable de marcher toute seule ou ? » En doutant mais si par fierté elle voulait faire le chemin de retour en se déplaçant debout, je n'allais pas l'en empêcher. Sa demeure qui était heureusement pas trop loin et un chemin dont je me rappelais. Regard qui se posait de nouveau brièvement sur le sang qui continuait de s'écouler le long de sa peau. « Il faudra s'occuper de tes plaies là-bas. » Des linges humide à appliquer conte les plaies pour éponger le sang, pour faire cesser les hémorragies, stopper les plaies. Liste de connaissances qui défilait dans mon esprit alors que j'attendais sa réponse à ma précédente demande, réfléchissant à quel baume que je connaissais, quel potion qui était encore là-bas que je pourrai utiliser. Des potions que je connaissais pour apaiser les douleurs, par obligation alors que c'était chez ces mêmes sorciers indisponibles que je m'étais rendue pour substituer les potions visant à soigner le mercenaire. Mais sans doute que la substitution des potions sera plus délicate à entreprendre alors, le plus simple restant encore de se rendre, si elle ne disposait d'aucune potion, dans des allées plus sombres de la cité obscure pour acquérir au coeur des commerces ce qui était nécessaire. Tâche qui n'était première à mes compétences mais qui semblait venir de pair si je la raccompagnais là-bas.

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le Dim 1 Déc 2019 - 22:24
 
   
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Werowa & Ezra

   

   
La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur

   
Dans son corps la douleur allait et venait par vague. Après un rire, la marée de la souffrance était haute. De quoi lui passer l'envie de rire pendant plusieurs années. Werowa ne grimaça même pas, tant elle planait. Ses yeux commençaient à être injectés de sang, de plus en plus visiblement, comme c'était souvent le cas après une blessure à la tête. Son souffle la brûlait, elle avait l'impression que l'empreinte du voleur était incrustée dans sa peau. Sculptée dans le marbre. Elle en sentait encore les contours, rudes et abrupts. Et sur ses mollets, une barre de sang, la barre du muret. Le sable était venu parsemer ses plaies, et il lui faudrait vite se décrasser, bien frotter pour éviter la saleté et tout risque d'infection. Un million de préoccupations pratiques et pragmatiques lui traversait l'esprit, mais elles lui semblaient toutes lointaines, si lointaines… Ce n'était même pas des préoccupations, juste des occupations éphémères de son esprit, avant qu'elles ne disparaissent de nouveau dans le néant de ses pensées. Rentrer par une oreille, sortir par l'autre ; rentrer par une neurone, sortir par l'autre. Dans d'autres moments, cela l'aurait inquiété. Mais Werowa n'était pas en état de se préoccuper de quoi que ce soit, en ce moment, vous l'aurez compris. De l'extérieur, on l'aurait dit sous l'emprise de l'alcool ou d'une drogue quelconque, à voir ce sourire si inhabituel sur ses lèvres. Peut-être l'un des sourires les plus vrais qu'elle ait eu de toute sa vie d'adulte.
   
Ezra était bien surprise, comme elle l'avait prévu. Et Ezra sourit, et comme une enfant Werowa se ravit de l'avoir fait sourire. "C'en est une." Elle a envie de rire à nouveau mais elle sait que la douleur reviendra alors elle se contente d'une commissure des lèvres frémissantes. "Je ne t'avais jamais entendu rire avant." Cette fois-ci, la douleur ne l'empêche de hausser brièvement les épaules. "Parce que je n'ai jamais ri avant." Ce n'était pas exact, Werowa le savait… et Ezra pouvait s'en douter. Quoi que, ne l'ayant jamais rencontrée avant, elle n'avait probablement pas en mémoire cette jeune Werowa qui riait aux éclats, riait grassement, riait sardoniquement. Probablement pas. Cela ne lui manquait pas. A Werowa. Et ça ne manquait pas à Ezra non plus. Elle qui avait déjà assisté à sa chute, si elle avait été là avant, elle aurait assisté à tous ses moments les moins glorieux. "Tu m'as déjà vue dans l'arène ?" Question qui lui avait brûlé les lèvres, saut du coq à l'âne mais véritable envie de savoir, véritable inquiétude de sentir à nouveau ces regards posés sur elle. Regards d'admiration, regards concupiscents, regards de dégoût, regards envieux, mais juste des regards posés sur elle, le besoin maladif d'être le soleil de l'arène de sortir des ombres le temps d'un combat d'une lutte à mort l'envie folle et furieuse de briller et d'éblouir parce qu'elle n'avait jamais pu avant comme l'impression de se libérer de ses chaînes durant le combat de n'être plus asservie de n'être plus dans l'ombre de qui que ce soit de créer sa propre ombre et de s'y tenir comme elle se tiendrait dans une flaque de soleil un zénith un cadran solaire et elle serait le point de repère elle serait Hélios et dicterait sa loi conduirait son char abattrait sa dague dans un arc tranchant ferait miroiter le sang et le soleil sur sa lame parce qu'elle ne connaissait rien d'autre que ce goût du sang même si elle ne l'avait jamais vraiment eu il lui avait bien fallu le développer et le cultiver pour survivre et sortir de l'ombre sortir de ses chaînes le temps d'un combat d'une lutte à mort pour briller éblouir étinceler de tous ses feux.
   
Un vertige, des pupilles écarquillées, et Werowa s'agrippe à Ezra, chancelante. Elle sait que ça passera, que c'est juste le contrecoup, mais il n'empêche que c'est déroutant. "Tu te sens capable de marcher toute seule ou ?" Werowa jette un regard par en-dessous à Ezra, son sourire a disparu et elle a juste l'air fatiguée. "Je crois que tu as la réponse à ta question." Et, sans attendre, parce que sinon ses jambes vont lâcher, elle passe un bras autour des épaules de l'esclave, se passe une main sur le front et la douleur s'élance doucement dans son crâne. "Il faudra s'occuper de tes plaies là-bas." Werowa ne répondit pas, se contenta d'avancer doucement un pied. Le départ est difficile, elle a l'impression qu'elle va faillir et tomber à tout instant, que chaque appui est précaire et instable. Puis petit à petit la machine se met en branle et Werowa avance doucement, lentement mais sûrement à une allure de tortue elle avance retrouver ses points d'appui et les réaffirment se les réapproprie pour tracer son chemin dans le sable et la poussière sous le soleil brûlant sous le soleil sanglant. Le Soleil et la Mort ne peuvent se regarder en face.
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Ezra Aerys
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La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur
Ezra & Werowa

   
« If softness was weakness, the flowers would never grow. - Amna Dhanani »
Un constat. Une expression nonchalante sur son visage. Peut être un masque. Peut être une méthode de défense. Peut être une volonté de se protéger alors que c'était pourtant comme si de rien n'était qu'elle me répondait. "Parce que je n'ai jamais ri avant." Mon regard qui étudiait son visage. Tentant de déterminer si elle tentait là de faire une blague. Mais son ton était trop nonchalant, trop sincère pour prétendre mentir à cette question. Une simple vérité ou peut être ce qui y rassemblait le plus dans les dernières années. Ayant forcément ri à un moment ou l'autre alors qu'il était impossible de ne pas rire. Il était impossible de ne pas sourire même si la vie n'était pas idéaliste, toute rose. Impossible de ne pas rire à un moment ou l'autre. Les échos des rires qui retentissaient dans mon esprit. Les échos des rires qui retentissaient dans les ruelles alors que petite je ne pouvais que courir aux côtés d'Erika. Il y avait toujours eu des rires. Il y avait toujours eu des sourires. Des sourires et des rires qui sonnaient comme des victoires. Une croix dessinait sur le sol. Un nom gravé dans la pierre. Des rires qui sonnaient comme des victoires, pour signifier que non je n'étais toujours pas morte. Des sourires et des rires qui rappelaient qu'il n'y avait pas que de mauvais côtés à vivre dans la cité rahjak, à être en vie. Des moments comme ceux-ci qui rappelaient que cela valait quand même le coût, de continuer de respirer, que cela valait quand même le coût de se lever un jour de plus pour replonger dans une journée. "Tu m'as déjà vue dans l'arène ?" « Non. » Un signe de tête négatif. « Je n'ai jamais été trop près de l'arène. » N'ayant jamais assisté à des spectacles entre gladiateurs tous les jours, n'étant jamais aussi près de cette zone de combat. Cette arène pourtant aussi réputée et ancienne que le temple du feu, que le palais. Des monuments qui trônaient au coeur de la cité, qui étaient là depuis ce qui semblait des millénaires, qui seraient toujours là après notre départ de ce monde. Ne l'ayant donc jamais vu combattre. D'autres mercenaires que j'avais vu combattre mais des esclaves gladiateurs si peu. Des combats auquel j'avais forcément assisté dès lors que j'étais entrée dans ma vingtième année si ce n'était avant. Mais avant, les combats étaient plus des rixes, des coups qui partaient entre clients ou ces combats de rue. N'ayant jamais assistée avant d'être entrée de force au service de @Roan Ezeriel à une telle passion dans les regards. Ce n'était que là que j'avais réellement vu ce dont ils étaient capables, eux les mercenaires. Ayant évolué autour d'eux, autour de lui, de Shanareth, Shell, Radoslav. Mais quant à la guerrière qui se trouvait en face de moi, je ne l'avais jamais réellement rencontré, vu, entrevu quand j'étais à leurs côtés, entendu parler mais ces conversations elles n'avaient plus lieu que maintenant, comme là. Contraste. Comme si les époques se surpassaient alors qu'aussi la belle époque avait pris fin. « Tu aurais voulu que j'assiste à un de tes combats ? » Me demandant si elle aurait voulu que je prenne conscience de l'étendue de ses compétences de guerrière. Après tout, c'était pour ce quoi ils étaient doués, là où ils étaient dans leurs éléments.

Et le plus simple serait de la raccompagner là-bas. Non pas que j'avais le choix. Le plus simple restant peut être vu de sa condition de la ramener chez elle puis seulement après d'aller trouver un sorcier pour qu'il vienne s'occuper de ses blessures. Peut-être une dette dont je pourrai demander le remboursement par la suite. Idée en parallèle qui émergeait alors que bien qu'elle m'en avait donné l'ordre, ne pouvant réellement accepter la tâche avec un bonheur immense bien qu'aussi je ne comptais la laisser là. Sentiment contradictoire, peut être l'avidité du gain, de détenir un semblant de pouvoir. Simplement ce que j'avais toujours fait avant, m'assurant de survivre. Des faveurs que j'avais fait joué pour fuir la cité. Des informations que j'avais usé. Ce que je faisais aussi au bordel, ayant appris à me servir de mon corps comme une arme. Ce qui pouvait paraître indécent ou ignoble. Mais vivre n'avait pas de prix. Et il était que plus certain que la cité n'était pas fait pour les faibles.

Vertige qui la parcourait soudainement, la forçant à se rattraper alors que je la stabilisais pour éviter qu'elle puisse m'entraîner dans sa chute. Grimace qu'elle ne vit alors que j'avais manqué de perdre mon équilibre. Grimace que je tentais de cacher alors que la douleur s'était répercutée le long de mon jambe, jusqu'à irradier dans mon pied comme toujours. L'ombre du châtiment sur la place publique qui planait de nouveau au-dessus de ma tête bien qu'elle me forçait à concentrer sur elle. "Je crois que tu as la réponse à ta question." Question que j'avais momentanément. Une réponse que je n'avais non moins là. N'étant en état de marcher seule, ce qui ne restait pas vraiment étonnant. Paraissant soudainement fatiguée comme si le poids des années la rappelait à elle. Bras qu'elle passait autour de mes épaules. Et main que je glissais le long de son dos pour la soutenir, pour l'empêcher de chuter et m'entraîner à son tour. Un cortège qui s'ébranlait bien lentement. Un cortège dont la mécanique était doucement mise en marche alors que je faisais un pas en avant, la guidant en direction de sa demeure. Chemin connu et des raccourcis empruntés. Et quand bien même ce duo était étrange, que la traversée des ruelles restantes n'était pas la plus agréable, au moins était-elle consciente. Ce qui était plus qu'un bon point. Consciente et il faisait là aussi jour. Parallèle qui se dessinait que celui d'un autre duo formé avec @Roan Ezeriel. Mais un cheminement qui avait alors été bien plus compliqué comme le mercenaire était ivre mort, qu'il n'y avait que l'éclat de la lune pour se dessiner. Puis un trio formé en compagnie de @Lion F. Ishtarr. Mais sa chute avait été presque plus violente que celle de la jeune femme que je raccompagnais là chez elle. Parlant peu alors que je me concentrais sur les pas à esquisser, que je me concentrais pour ne pas faire un pas de côté ou glisser. Sa demeure qui se dessinait alors que finalement c'était devant sa porte que nous nous arrivons. Arrivées.

HS : t'inquiète pas La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur (Werowa) 484338566 Tu me diras si cela va pour toi, ou si faut que j'adapte vis-à-vis de ton lien avec @Roan Ezeriel La plus belle manifestation de la force, c'est la douceur (Werowa) 2215546156
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