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Theodore-Charles Jones
DATE D'INSCRIPTION : 16/09/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : Wyatt Sheperd MESSAGES : 480 CELEBRITE : Dominic Cooper COPYRIGHT : halamshiral - old money ; deadpool 2. METIER/APTITUDES : Marchand - Orientation, Diplomate. TRIBU : Pikuni. POINTS GAGNES : 104
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le Mar 15 Oct 2019 - 22:40
Feel Good
« City's breaking down on a camel's back they just have to go 'cause they don't know whack so while you fill the streets, it's appealing to see you won't get undercounted 'cause you're damned and free you got a new horizon, it's ephemeral style a melancholy town where we never smile and all I wanna hear is the message beep my dreams, they got her kissing, 'cause I don't get sleep, no


La vie de TC était loin d'être celle de monsieur tout le monde. S'ils étaient nombreux à faire le même métier que lui, peu accordait autant d'importance aux histoires que lui. Cette capacité qu'il avait à conter tout et n'importe quoi, savoir des détails sur des objets autant que des légendes permettait à son commerce d'avoir une certaine saveur. Si le brun n'avait jamais rencontré de difficulté avec sa clientèle, assez malin pour arnaquer des gens qu'il ne reverrait jamais, assez futé pour ne surtout pas arnaquer la grande majorité, il y avait quelque chose qui venait avec son métier qui était souvent mis de côté. La solitude, et surtout, le fait de se retrouver encore et toujours avec soi-même. Beaucoup de ses compères faisaient de longues pauses, avaient femmes et enfants, famille de qui s'occuper. L'entraide, des périodes et des gens pour prendre la relève. Ne jamais se confronter à soi-même trop longtemps. Ce n'était pas le cas de Jones et de Bren, qui l'un comme l'autre, avaient choisi d'arpenter le monde comme seule famille.

Si ce mode de vie avait été avant tout un échappatoire pour le pikuni, il n'en restait pas moins qu'avec les années – et surtout, maintenant que Bren ne parcourait plus la route avec lui, se retrouver avec soi-même n'était pas toujours évident. Celui qui parlait à tous et s'entendait avec presque tout le monde avait en vérité très peu d'amis. Notamment parce que très peu connaissaient réellement le marchand. Il en fallait beaucoup pour traverser les couches de protections du brun, décrasser toute la merde pour découvrir le gamin blessé et abîmé qui se cache derrière. Et même, au delà de ça, il en fallait beaucoup pour découvrir l'homme au delà du conteur et du marchand. Très peu avaient réussi mais étonnamment, Thémis en faisait partie. Enfin, étonnamment, pas vraiment. Si le brun avait une capacité à ne pas s'attacher aux autres, une femme avait détruit tous les codes par une simple phrase. Et cette femme, pendant plus de dix longues années, il n'avait pas eu la moindre idée de qui elle était. Fantôme du passé qui n'a pas de nom, un visage très net mais qui n'est jamais à ses côtés. Comme si le destin les tenait éloignés. Ça n'avait pas été le cas pour Thémis et TC. S'il n'avait jamais retrouvé la trace de sa belle inconnue, il avait trouvé la trace de celle qui était à ses côtés ce fameux soir de fin d'été.

Une jeune athna qui avait un peu abusé sur le vin, pleine de vie et d'entrain. Lorsqu'il était retourné chez les montagnards il l'avait directement reconnu. Il y a dix ans de cela, TC Jones s'est approché de Thémis pour lui conter des histoires. Il y a dix ans de cela, elle était son seul lien entre cette fille idéalisée et la réalité. Pourtant, la vie étant ce qu'elle est, la relation entre les deux terriens avait pris une tournure particulière. Le brun s'était attaché à ce souvenir flou et vague qu'elle renfermait, et si, de temps en temps, il se risquait à des questions sur son inconnue, trop floues pour avoir une réponse utile, la plupart du temps, ils parlaient de tout autre chose. La jeune femme aimait les histoires et ça tombait bien puisque lui, il aimait les raconter. Elle soufflait aussi du verre, depuis quelques années, avec une subtilité et une poésie qui permettait à TC de faire parcourir le monde aux dits objets. La confiance dans le troc s'était installée, et alors que les créations de la jeune athna parcouraient le monde dans les besaces du pikuni, il lui ramenait des histoires pleines de fantaisie, des objets, eux aussi, remplis de poésie. Finalement, il faisait le tour du monde pour celle qui ne quittait pas ses montagnes.

Aussi, alors qu'il vient une fois de plus dans le village cette année, Jones se dirige naturellement à l'atelier de la jeune mariée. Vu l'heure qu'il était, elle était probablement en train de travailler. Lui, n'avait pas mis les pieds ici depuis le mois de mars de cette même année, trop occupé par les histoires de fantômes et le reste du tour du monde pour grimper les montagnes en été. Et en plus, pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, TC n'était pas venu voir Thémis lors de sa dernière visite. Mais comprenez le, lors de sa dernière visite, il y avait eu Nuna, l'inconnue qui ne l'était plus. Le rêve devenu réalité et tout le bordel qui s'ensuivait. Enfin bref, aujourd'hui, c'était pour son amie qu'il était là. Alors qu'il frappe d'un coup de phalange pour se faire entendre, il s'annonce, joyeusement. « Est-ce que la plus talentueuse des athnas est par ici ? » Et alors qu'il aperçoit Thémis au loin, il arbore un immense sourire et reprend « Oh pardon, je me suis trompé de porte. » Forcément, il n'était pas lui s'il n'était pas taquin.

S'avançant avec un sac plein de babioles du monde entier, il lui dit, dans la chaleur de l'environnement. « T'as le temps de prendre une pause ? Je t'ai ramené quelques trucs. » Il ré-ajuste son sac sur son épaule. « En plus, ça fait une éternité qu'on s'est pas vus, alors je peux bien te voler cinq petites minutes. » Moue faussement malheureuse. Ça lui faisait plaisir de la revoir après toutes ces aventures, tout ce bordel, toutes ces choses qui n'avaient levé que des questions sans jamais donner de réponse. Parce que oui, Jones adorait les contes mais celui qu'ils vivaient en réalité depuis ce fameux soir de printemps était tout sauf rassurant.


» 15 octobre 2119
Thémis Gyllenstierna
DATE D'INSCRIPTION : 26/09/2019 PSEUDO/PRENOM : J/CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Werowa Sundagger MESSAGES : 81 CELEBRITE : Lulu Antariksa COPYRIGHT : Mellowness avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Souffleuse de verre TRIBU : Athna POINTS GAGNES : 112

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le Lun 21 Oct 2019 - 23:52
 
   
N'oublie ni le pouvoir des histoires, ni ceux qui te les racontent. Et souviens-toi toujours de ce qu'une histoire te fait ressentir, de ce que l'art te fait ressentir, pour ne jamais oublier à quel point le réel est enchanté, à quel point le monde étant chanté t'enivre de ses merveilles et te délivre ses richesses. Thémis & TC
   

   
Feel Good

   
Thémis travaillait d'arrache-pied depuis deux jours. Elle avait tout un tas de commandes qui s'empilaient en notes prises à la va-vite et en dessins réalisés avec soins. Elle dormait peu, tant elle était anxieuse de ne pas réussir à tenir les temps impartis. Constamment stressée, pressée, seul le savoir-vivre l'empêchait de travailler toute la nuit, en plus de tout le jour. C'était rare, des périodes de rush si intenses. Sous cet afflux de commandes, elle avait intérêt à gérer. Et son temps, et son travail. Et bien entendu, c'était pour les commandes qu'elle était le plus perfectionniste ; ce n'était peut-être pas plus mal qu'elle n'ait pas le temps de s'y remettre à plusieurs fois, sinon Thémis trouverait toujours des défauts à ses ouvrages. Et si d'ordinaire ils lui paraissaient beaux, ces défauts, elle ne pouvait se permettre de rendre une œuvre défectueuse. Il en allait de sa réputation. C'était dur, très dur. S'empêcher de recommencer son travail, de refondre le verre pour le recréer ; avec ce risque de faire pire. Thémis savait très bien qu'une fois qu'elle se serait acquittée de sa tâche, elle éprouverait un profond sentiment de satisfaction, et reviendrait avec nostalgie sur ces minimes défauts qu'elle pouvait déceler : la nostalgie de ne pas avoir su les apprécier. C'était paradoxal, bien entendu. Mais c'était comme ça qu'elle fonctionnait.

   
Les muscles lui cuisaient. Elle se rendait bien compte qu'elle n'en utilisait qu'une petite portion dans les jours ordinaires. Ils lui cuisaient, parce qu'il faisait une chaleur infecte, parce que le four chauffait dès l'aube et jusqu'au crépuscule. Il fallait la traîner hors de son atelier ; Sinead devait venir la chercher, et la tirer derrière elle jusqu'à leur maison. Et même alors, Thémis ne cessait pas de travailler, se mettant à croquer les œuvres suivantes. Ca ne faisait que deux jours que cela durait, mais elle avait l'impression que cela faisait une éternité. Et pour être honnête, que Sinead vienne la chercher et l'embarquer de force, ce n'était pas pour lui déplaire. Elle se sentait plus importante que jamais dans ces moments-là. Thémis attendait même presque avec impatience le soir-même, que la scène se reproduise. Enfin, dans ses brefs moments où sa pensée divaguait, avant de revenir se focaliser sur son travail. Il lui semblait commencer à entrapercevoir la lumière au bout du tunnel, la fin peut-être. D'ici à demain, elle aurait probablement fini ; après-demain, à midi, tout au plus. Si, entre-temps, elle ne cassait rien, ne devait pas recommencer ou, pire encore, accepter une nouvelle commande. Ce qui signifiait qu'après-demain, elle serait incapable de bouger. Sa jambe boiteuse ne supporterait pas le rythme qu'elle lui faisait tenir à présent, et le lui ferait savoir avec douleur. Tant pis. Au moins, ça lui donnerait une bonne raison pour se reposer. Même si ce n'était jamais plaisant, Thémis savait tirer profit de chaque petite contrariété ; au moins a posteriori.

   
Un coup sur sa porte lui glace le sang : à cause de la surprise, mais aussi à cause de la peur qu'il s'agisse d'une nouvelle commande. "Est-ce que la plus talentueuse des athnas est par ici ? […] Oh pardon, je me suis trompé de porte." Les muscles de ses omoplates se détendirent considérablement, et un soupir de soulagement lui échappa, tandis que Thémis reprenait les lents gestes que son métier demandait, faisant rouler la perche dans une main, polissant et arrondissant le verre de l'autre, recouverte par un parchemin, épais et mouillé. TC était un ami, et il y avait peu de chances qu'il lui fasse une commande : s'il voulait lui acheter quoi que ce soit, il piochait souvent dans ce qu'elle avait déjà réalisé et qui trônait sur des étagères proches de la porte, et surtout de la lumière. Néanmoins, qui disait TC sauvage, disait histoires et contes du monde entier… "T'as le temps de prendre une pause ? Je t'ai ramené quelques trucs." Ah, la question qu'elle redoutait. Thémis le savait déjà : elle ne pourrait pas s'arrêter avant plusieurs minutes. Non seulement elle n'aimait pas laisser un travail inachevé, mais en plus cela risquait d'altérer le travail déjà effectué, et elle n'aurait plus qu'à recommencer. "En plus, ça fait une éternité qu'on s'est pas vus, alors je peux bien te voler cinq petites minutes." Thémis esquissa un sourire mi-figue mi-raisin, encore à se demander comment elle allait gérer. La jeune femme se redressa et se dirigea vers le four, y plongea la perche pour récupérer plus de verre. Tandis qu'elle tournait la perche dans l'habitacle rougeoyant, d'un mouvement usé par l'habitude, Thémis tourna la tête vers TC, pour enfin croiser son regard et sourire devant sa moue boudeuse. Il était très convaincant, quand il voulait. Et il le voulait souvent. "Salut TC. Désolée, j'ai un tas de commandes, et je suis en plein milieu d'une d'entre elles. Tu vas devoir attendre que je finisse celle-là pour pouvoir regarder tes trucs." Dans ses yeux clairs, avait brillé le plus grand danger pour sa gestion du temps : la curiosité. Lueur maladive qui la rongeait dès que quelque chose éveillait son intérêt : et TC savait très bien comment éveiller son intérêt. Il regorgeait toujours d'histoires et de babioles, et savait que Thémis en raffolait. La jeune femme regrettait déjà d'être incapable de s'adonner à sa passion pour les histoires, qui alimentait ses œuvres personnelles, avant au moins deux jours. Au moins, ce serait deux jours à ressasser les histoires du Pikuni, deux jours à s'en imprégner et à imaginer les ambiances qu'elle pourrait en tirer. Thémis était retournée s'installer et avait repris son mouvement lent de rotation, formait le socle du vase. "En revanche, tu peux déjà me raconter tes histoires. Et après… Après j'essaye de deviner à quel objet elles se rapportent ?" Son visage s'était déjà éclairé, à l'idée de ce jeu nouveau. Ce serait tellement… sublime ! Deviner : elle espérait presque se tromper, parce qu'elle savait qu'elle s'interrogerait sur pourquoi elle avait associé telle histoire avec tel objet, et ce serait un ferment incroyable à toutes les œuvres créées par la suite, de par le croisement, les alternatives et les possibilités soulevées. Sublime.
(c) crackle bones

   
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le Lun 9 Déc 2019 - 14:38
Feel Good
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TC Jones était réputé pour un milliard de choses mais on ne parlait pas souvent de lui pour ses qualités d’amis. Pourtant, même si ces derniers pouvaient se compter sur les doigts d’une main, lorsque le marchand appréciait réellement quelqu’un, il était plutôt un homme bon. Peu le savait et si vous lui demandiez, il nierait sans doute tout en bloc. Toujours est-il que Thémis faisait partie des rares personnes à connaître Jones pour ce qu’il aurait pu être, totalement, si la vie n’en avait pas voulu autrement. Sa moue faussement triste vissée sur le visage alors qu’il fixe son amie à qui il quémande du temps. Elle ne tarde pas à lui répondre avec un demi sourire. Satisfait de ce qu’il avait comme réponse, le brun se redressa un peu et lui sourit plus franchement, à la regarder s’activer. Avec son sac sur le dos, il l’observe travailler le verre avec une précision et une admiration qu’il ne voue qu’à peu de personnes. Le bruit du fer contre le four et la chaleur environnante donnent la sensation au Pikuni d’être à sa place.

Et c’est suffisamment rare pour être noté. Il a pris l’habitude d’avoir sa place nulle part et de ne se sentir chez lui que sur la route. Pourtant, les escapades au village Athna et ses connaissances ici avaient le don de lui réchauffer le cœur. Peut-être que c’était pour ça, que les tribus étaient sœurs. Parce qu’au fond, il était un peu chez lui ici aussi. Voyant que son amie ne se détournait pas de son travail, il quitta une fois de plus son sourire pour retrouver sa moue boudeuse de chiot qui veut de l’attention, et quand, enfin, elle croisa son regard, elle lui répondit - ce qu’elle répondait souvent, qu’elle était très occupée.

Le marchand accentue sa moue triste et baisse les yeux dans un « D’accord… » d’enfant de qui on ne veut pas s’occuper. Mais, malin comme il est, il profite de l’occasion pour replacer son sac sur son dos et faire avec lui, se cogner quelques objets entre eux. Il le sait, Thémis est curieuse du monde et de tout ce qu’il parcourt. Les lèvres pincées, espérant de tout son cœur qu’elle lui tende une perche pour qu’il reste à ses côtés, il esquisse un large sourire quand elle ouvre de nouveau la bouche. Elle lui donne l’opportunité de rester à ses côtés pendant qu’elle travaille et lui, c’est à peu près tout ce qu’il voulait.

Sa pause bien méritée et son envie d’être ici et nulle part ailleurs se lisent sur son visage. Ses yeux noirs remplis de petites étincelles tandis qu’il dépose son sac à ses pieds. Il tire un tabouret et s’installe en face d’une des tables de travail assez vide. Non loin de Thémis qui tourne le verre, pour qu’elle puisse voir les objets qu’il dépose entre elle et lui. Un jeu enfantin, qui plaît particulièrement au voyageur. Lentement, il ouvre son sac et dépose une dizaine de petits objets les uns à la suite des autres, alignés sur l’établi entre eux. Il se racle la gorge et pose son regard - cette fois-ci beaucoup plus joueur, sur son amie de longue date.

« Alors… par quoi commencer… » Exagéré dans ses expressions, il observe les objets pendant quelques instants. Face à lui se trouve d’un peu tout, des choses si minuscules que beaucoup n’y auraient pas prêté attention. Du fer tapé, gravé. Du bois taillé, modifié. Même un peu de mélange des deux, parfois. Le fer qui épouse le bois et se mêle à lui pour donner un objet fin, qui ressemble un peu à un crochet. Un objet que TC avait choppé à cause de sa forme si particulière, si unique, qui lui rappelait des contes pour enfants. Une sirène, son crochet pour attraper le monde et ne plus jamais le laisser. Ce dernier pouvait tenir un poids très lourd, c’est ce que lui avait assuré l’Iskaar a qui il l’avait troqué.

« Il était une fois… l’histoire d’un jeune marin. Un marin tellement amoureux de la mer que même lorsqu’il était à quai, il dormait dans son bateau. Il avait besoin d’être bercé par l’eau pour pouvoir s’envoler dans le monde des rêves. Et si tu savais les rêves qu’il faisait ! C’était… magique. Unique. » Il marque une pause et trouve le regard de la travailleuse avant de reprendre, d’un sourire malicieux. « S’il dormait sur son bateau, ce n’était pas seulement pour se faire bercer par la mer mais bien parce qu’il y avait une sirène qui venait lui rendre visite toutes les nuits. De sa voix mélodieuse, elle traversait les océans pour le rejoindre contre son navire. Elle était magnifique, tellement magnifique que même les étoiles ne brillaient pas à côté d’elle. » Un peu comme l’athna un peu saoule qu’il avait croisé il y a dix ans. « Le marin se réveillait et se laissait envoûter, toutes les nuits. Et puis, un matin, le marin n’était plus là. » Il s’arrête et détourne volontairement le regard, se perd un peu sur le crochet magnifique qui ressemble à la queue d’une sirène en face de lui. « Ils l’ont cherché partout, partout ! Mais il ne restait plus rien, sauf peut-être un petit objet. Un objet bien particulier qui voulait dire qu’il ne reviendrait jamais, parce qu’il n’avait pas pu résister à la sirène plus longtemps et qu’il s’était fait prendre dans ses crochets, éternellement… »

Quelques secondes de silence et le conteur relève les yeux sur son amie, joueur et lui lance, alors que l’atmosphère autour d’eux a pris des allures des cours de récréation. « Alors, lequel d’après toi ? »


» 15 octobre 2119
Thémis Gyllenstierna
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le Mar 10 Déc 2019 - 23:10
 
   
N'oublie ni le pouvoir des histoires, ni ceux qui te les racontent. Et souviens-toi toujours de ce qu'une histoire te fait ressentir, de ce que l'art te fait ressentir, pour ne jamais oublier à quel point le réel est enchanté, à quel point le monde étant chanté t'enivre de ses merveilles et te délivre ses richesses. Thémis & TC
   

   
Feel Good

   
Le temps ne passait pas, dans son antre. Sans on horloge interne et les quelques bruits venus du dehors, quelquefois Thémis y resterait toute la nuit. Jusqu'à ce qu'elle tombe de fatigue, jusqu'à ce que son corps se rappelle à elle. Fort heureusement, son ventre était assez bien réglé, la rappelait assez souvent à l'ordre. On ne s'en douterait pas, mais la fine Thémis est en réalité un véritable ventre sur pattes. Peut-être les calories brûlées par la chaleur de son four. L'intrusion de TC dans son repaire est donc un bon rappel du monde extérieur, pour celle qui passerait sa journée et la nuit suivante à travailler ses commandes. Elle ne s'ennuie pas, elle aime son travail, elle aime s'y perdre, mais c'est une intrusion bienvenue, une présence amicale qui sera là pour lui tenir compagnie pendant quelques minutes au moins. TC ne supporterait probablement pas de rester enfermé toute la journée, lui qui passe des journées entières sur les routes, mais en cet instant ils se complètent. Thémis le garde en visu, du coin de l'œil elle aperçoit ses petites mimiques pour l'attendrir et qu'elle lâche sa canne. Ce qu'elle ne peut pas faire il le sait très bien mais ça ne l'empêche pas d'essayer. La jeune femme ne peut prévenir un léger sourire de fleurir sur ses lèvres, telles ces fleurs nivéales qui fleurissaient au milieu de l'hiver, au milieu de la neige. Elles naîtraient bientôt, d'ailleurs, sur les flancs de la montagne, quelquefois à l'intérieur même de leur cratère, apportant une petite touche florale, une petite touche légère à leur monde d'ordinaire rude, à leur habitat de pierres et de rocs. Eux ne connaissaient pas les sécheresses, les connaissaient moins en tout cas que les lointains Rahjaks ou les voisins Pikunis. Pour leurs plantes, pas besoin du pétrichor. Pour Thémis, si. Le sang des dieux et le sang de la roche était le ferment de son imagination.

   
TC accueillit sa proposition avec un large sourire, et vint s'installer non loin d'elle, sur l'un de ses établis. Petit à petit, le bois est recouvert, l'espace se remplit de babioles. Thémis est déjà impatiente d'écouter TC, impatiente de se laisser embarquer dans ses histoires, emporter dans des contrées lointaines. Elle aimerait que ses paroles soient volubiles, nombreuses, un véritable flot qui l'entraînerait. Elle sent déjà ces frissons de bonheur caractéristiques lui parcourir le dos et gratouiller sa nuque, se lover sous ses cheveux au bas de son crâne. Endorphine, hormone du bonheur, lui aurait-on dit dans un autre temps. Tout simplement réjouissance, ravissement des histoires pour elle. "Alors... par quoi commencer..." Dès que la voix mellifluente de TC retentit dans l'atelier, ce dernier semble se remplir d'une nouvelle aura, comme si lui aussi était attentif à ses paroles, prêt à les boire avidement. Comme si lui aussi se penchait sur ses récits, pour les recueillir en son sang, dans son cœur flamboyant. Et TC se lance, et Thémis se laisse emporter, embarquer, envahir. "Il était une fois… l'histoire d'un jeune marin." Et quand l'histoire s'enclenche, l'imagination s'ébranle. Thémis continue de façonner son verre, tranquillement, mais elle se perd dans la légende de TC. Elle se fiche qu'elle soit véridique ou fabulique, elle s'en fiche, ce qui l'intéresse, ce qui la touche, ce sont les émotions qu'elle transporte avec elle, les émotions charriées dans le flot de paroles du conteur. "... C'était… magique. Unique. …" Quelquefois, quelques bribes ressortent, Thémis relève la tête, croise brièvement le regard de TC, un sourire dans les yeux, puis replonge, se noie. Sous ses doigts, deux verres se superposent. Elle s'autorise à divaguer, tandis qu'elle travaille. L'artisan a dans la tête le plan de son ouvrage, sait ce qu'il doit faire et quand et comment le faire c'est inscrit en lui avec le temps et l'expérience ça s'est fondu en lui c'est dans ses tripes et même si c'est une commande nouvelle u  ouvrage neuf à chaque fois de l'inédit il sait comment faire ses gestes sont devenus instinctifs il ne fait qu'un avec le plan le plan s'est incarné en lui et ses mains façonnent presque toutes seules depuis le temps. Alors oui, elle se permet de divaguer, revient quand même à la réalité de temps en temps pour ne pas se perdre comme ce marin pour ne pas se laisser subjuguer par le chant de l'imagination son chant de sirène à elle. Quand TC raconte, son esprit est le bateau : ancré, mais qui tangue sur une houle envoûtante. Sous ses yeux, la commande, prosaïque et triviale, prend forme. Devant ses prunelles, c'est un autre matériau hyalin qu'elle modèle. L'histoire sème quelques germes d'imagination en elle, quelques idées futures à poursuivre. Devant ses prunelles, elle s'imagine une forme abstraite, allonger le verre jusqu'à l'extrême, le courber pour former une pointe délicate, une pique digne d'une épine de rose. Ce sont des couleurs céruléennes qu'elle y voit : un bleu foncé sur la corolle évasée, un dégradé de bleus plus clairs jusqu'à la pointe de cette épine, transparente et iridescente.

  
Les cieux et la mer, le cosmos et l'océan se sont rencontrées dans cette œuvre imaginaire, reflets de et dans l'histoire ils ont fait naître en elle le désir de genèse. Ce sera pour une autre fois, elle le sait pertinemment, mais Thémis est heureuse de pouvoir ne serait-ce qu'imaginer. Elle n'en est pas au point où ses doigts puis tout son corps la démange, la presse de créer de mettre en œuvre en scène en forme ses idées ses pulsions. "Alors, lequel à ton avis ?" La question de TC la fait revenir à elle, elle a écouté l'histoire autant qu'elle s'y est perdue. Apaisée, Thémis hausse un sourcil à l'intention de son ami, tandis qu'elle est occupée à souffler dans son avenir. Une fois cela fait, elle recommence à rouler la canne entre ses doigts le verre contre sa paume pour former un beau vase bien arrondi. Dans le même temps, ses yeux se perdent sur l'établi, passent par-dessus les objets, les impriment dans sa mémoire et se fixent sur l'un d'entre eux. "Celui qui ressemble à un crochet." Il lui fait penser au crochet de l'amarre du bateau au crochet de la sirène animal aux crocs tranchants au décrochement de son épine de verre. Sans attendre de réponse, Thémis se lève, se dirige vers son four, et actionne la trappe pour ouvrir la gueule de l'enfer brûlant. Elle y plonge sa canne, le vase en formation en bout, récupère le magma dont elle a besoin pour composer ses ouvrages. La nitescence du four éclaire son visage, brièvement avant qu'elle ne referme les portes de l'enfer et ne revienne s'installer. Cette fois-ci, elle met de la couleur, un beau violet, elle a décidé d'adopter une nouvelle technique alors au lieu de faire rouler le verre en fusion sur un tas de poussière violette elle l'en saupoudre doucement et lentement, un baquet dessous récupère l'excédent. Quand elle a fini, Thémis relève la tête vers TC, et lui offre un grand sourire, heureuse de le voir ici, heureuse de partager ces instants avec lui, heureuse qu'il soit là pour lui délier l'esprit.
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