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Theodore-Charles Jones
DATE D'INSCRIPTION : 16/09/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : Wyatt Sheperd MESSAGES : 448 CELEBRITE : Dominic Cooper COPYRIGHT : schizophrenic - excelsior ; deadpool 2. METIER/APTITUDES : Marchand - Orientation, Diplomate. TRIBU : Pikuni. POINTS GAGNES : 340
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le Mar 15 Oct 2019 - 22:40
Feel Good
« City's breaking down on a camel's back they just have to go 'cause they don't know whack so while you fill the streets, it's appealing to see you won't get undercounted 'cause you're damned and free you got a new horizon, it's ephemeral style a melancholy town where we never smile and all I wanna hear is the message beep my dreams, they got her kissing, 'cause I don't get sleep, no


La vie de TC était loin d'être celle de monsieur tout le monde. S'ils étaient nombreux à faire le même métier que lui, peu accordait autant d'importance aux histoires que lui. Cette capacité qu'il avait à conter tout et n'importe quoi, savoir des détails sur des objets autant que des légendes permettait à son commerce d'avoir une certaine saveur. Si le brun n'avait jamais rencontré de difficulté avec sa clientèle, assez malin pour arnaquer des gens qu'il ne reverrait jamais, assez futé pour ne surtout pas arnaquer la grande majorité, il y avait quelque chose qui venait avec son métier qui était souvent mis de côté. La solitude, et surtout, le fait de se retrouver encore et toujours avec soi-même. Beaucoup de ses compères faisaient de longues pauses, avaient femmes et enfants, famille de qui s'occuper. L'entraide, des périodes et des gens pour prendre la relève. Ne jamais se confronter à soi-même trop longtemps. Ce n'était pas le cas de Jones et de Bren, qui l'un comme l'autre, avaient choisi d'arpenter le monde comme seule famille.

Si ce mode de vie avait été avant tout un échappatoire pour le pikuni, il n'en restait pas moins qu'avec les années – et surtout, maintenant que Bren ne parcourait plus la route avec lui, se retrouver avec soi-même n'était pas toujours évident. Celui qui parlait à tous et s'entendait avec presque tout le monde avait en vérité très peu d'amis. Notamment parce que très peu connaissaient réellement le marchand. Il en fallait beaucoup pour traverser les couches de protections du brun, décrasser toute la merde pour découvrir le gamin blessé et abîmé qui se cache derrière. Et même, au delà de ça, il en fallait beaucoup pour découvrir l'homme au delà du conteur et du marchand. Très peu avaient réussi mais étonnamment, Thémis en faisait partie. Enfin, étonnamment, pas vraiment. Si le brun avait une capacité à ne pas s'attacher aux autres, une femme avait détruit tous les codes par une simple phrase. Et cette femme, pendant plus de dix longues années, il n'avait pas eu la moindre idée de qui elle était. Fantôme du passé qui n'a pas de nom, un visage très net mais qui n'est jamais à ses côtés. Comme si le destin les tenait éloignés. Ça n'avait pas été le cas pour Thémis et TC. S'il n'avait jamais retrouvé la trace de sa belle inconnue, il avait trouvé la trace de celle qui était à ses côtés ce fameux soir de fin d'été.

Une jeune athna qui avait un peu abusé sur le vin, pleine de vie et d'entrain. Lorsqu'il était retourné chez les montagnards il l'avait directement reconnu. Il y a dix ans de cela, TC Jones s'est approché de Thémis pour lui conter des histoires. Il y a dix ans de cela, elle était son seul lien entre cette fille idéalisée et la réalité. Pourtant, la vie étant ce qu'elle est, la relation entre les deux terriens avait pris une tournure particulière. Le brun s'était attaché à ce souvenir flou et vague qu'elle renfermait, et si, de temps en temps, il se risquait à des questions sur son inconnue, trop floues pour avoir une réponse utile, la plupart du temps, ils parlaient de tout autre chose. La jeune femme aimait les histoires et ça tombait bien puisque lui, il aimait les raconter. Elle soufflait aussi du verre, depuis quelques années, avec une subtilité et une poésie qui permettait à TC de faire parcourir le monde aux dits objets. La confiance dans le troc s'était installée, et alors que les créations de la jeune athna parcouraient le monde dans les besaces du pikuni, il lui ramenait des histoires pleines de fantaisie, des objets, eux aussi, remplis de poésie. Finalement, il faisait le tour du monde pour celle qui ne quittait pas ses montagnes.

Aussi, alors qu'il vient une fois de plus dans le village cette année, Jones se dirige naturellement à l'atelier de la jeune mariée. Vu l'heure qu'il était, elle était probablement en train de travailler. Lui, n'avait pas mis les pieds ici depuis le mois de mars de cette même année, trop occupé par les histoires de fantômes et le reste du tour du monde pour grimper les montagnes en été. Et en plus, pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, TC n'était pas venu voir Thémis lors de sa dernière visite. Mais comprenez le, lors de sa dernière visite, il y avait eu Nuna, l'inconnue qui ne l'était plus. Le rêve devenu réalité et tout le bordel qui s'ensuivait. Enfin bref, aujourd'hui, c'était pour son amie qu'il était là. Alors qu'il frappe d'un coup de phalange pour se faire entendre, il s'annonce, joyeusement. « Est-ce que la plus talentueuse des athnas est par ici ? » Et alors qu'il aperçoit Thémis au loin, il arbore un immense sourire et reprend « Oh pardon, je me suis trompé de porte. » Forcément, il n'était pas lui s'il n'était pas taquin.

S'avançant avec un sac plein de babioles du monde entier, il lui dit, dans la chaleur de l'environnement. « T'as le temps de prendre une pause ? Je t'ai ramené quelques trucs. » Il ré-ajuste son sac sur son épaule. « En plus, ça fait une éternité qu'on s'est pas vus, alors je peux bien te voler cinq petites minutes. » Moue faussement malheureuse. Ça lui faisait plaisir de la revoir après toutes ces aventures, tout ce bordel, toutes ces choses qui n'avaient levé que des questions sans jamais donner de réponse. Parce que oui, Jones adorait les contes mais celui qu'ils vivaient en réalité depuis ce fameux soir de printemps était tout sauf rassurant.


» 15 octobre 2119
Thémis Gyllenstierna
DATE D'INSCRIPTION : 26/09/2019 PSEUDO/PRENOM : J/CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Werowa Sundagger MESSAGES : 51 CELEBRITE : Lulu Antariksa COPYRIGHT : Mellowness avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Souffleuse de verre TRIBU : Athna POINTS GAGNES : 184
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« Feel Good » ThémisxTC Empty Re: « Feel Good » ThémisxTC

le Lun 21 Oct 2019 - 23:52
 
   
N'oublie ni le pouvoir des histoires, ni ceux qui te les racontent. Et souviens-toi toujours de ce qu'une histoire te fait ressentir, de ce que l'art te fait ressentir, pour ne jamais oublier à quel point le réel est enchanté, à quel point le monde étant chanté t'enivre de ses merveilles et te délivre ses richesses. Thémis & TC
   

   
Feel Good

   
Thémis travaillait d'arrache-pied depuis deux jours. Elle avait tout un tas de commandes qui s'empilaient en notes prises à la va-vite et en dessins réalisés avec soins. Elle dormait peu, tant elle était anxieuse de ne pas réussir à tenir les temps impartis. Constamment stressée, pressée, seul le savoir-vivre l'empêchait de travailler toute la nuit, en plus de tout le jour. C'était rare, des périodes de rush si intenses. Sous cet afflux de commandes, elle avait intérêt à gérer. Et son temps, et son travail. Et bien entendu, c'était pour les commandes qu'elle était le plus perfectionniste ; ce n'était peut-être pas plus mal qu'elle n'ait pas le temps de s'y remettre à plusieurs fois, sinon Thémis trouverait toujours des défauts à ses ouvrages. Et si d'ordinaire ils lui paraissaient beaux, ces défauts, elle ne pouvait se permettre de rendre une œuvre défectueuse. Il en allait de sa réputation. C'était dur, très dur. S'empêcher de recommencer son travail, de refondre le verre pour le recréer ; avec ce risque de faire pire. Thémis savait très bien qu'une fois qu'elle se serait acquittée de sa tâche, elle éprouverait un profond sentiment de satisfaction, et reviendrait avec nostalgie sur ces minimes défauts qu'elle pouvait déceler : la nostalgie de ne pas avoir su les apprécier. C'était paradoxal, bien entendu. Mais c'était comme ça qu'elle fonctionnait.

   
Les muscles lui cuisaient. Elle se rendait bien compte qu'elle n'en utilisait qu'une petite portion dans les jours ordinaires. Ils lui cuisaient, parce qu'il faisait une chaleur infecte, parce que le four chauffait dès l'aube et jusqu'au crépuscule. Il fallait la traîner hors de son atelier ; Sinead devait venir la chercher, et la tirer derrière elle jusqu'à leur maison. Et même alors, Thémis ne cessait pas de travailler, se mettant à croquer les œuvres suivantes. Ca ne faisait que deux jours que cela durait, mais elle avait l'impression que cela faisait une éternité. Et pour être honnête, que Sinead vienne la chercher et l'embarquer de force, ce n'était pas pour lui déplaire. Elle se sentait plus importante que jamais dans ces moments-là. Thémis attendait même presque avec impatience le soir-même, que la scène se reproduise. Enfin, dans ses brefs moments où sa pensée divaguait, avant de revenir se focaliser sur son travail. Il lui semblait commencer à entrapercevoir la lumière au bout du tunnel, la fin peut-être. D'ici à demain, elle aurait probablement fini ; après-demain, à midi, tout au plus. Si, entre-temps, elle ne cassait rien, ne devait pas recommencer ou, pire encore, accepter une nouvelle commande. Ce qui signifiait qu'après-demain, elle serait incapable de bouger. Sa jambe boiteuse ne supporterait pas le rythme qu'elle lui faisait tenir à présent, et le lui ferait savoir avec douleur. Tant pis. Au moins, ça lui donnerait une bonne raison pour se reposer. Même si ce n'était jamais plaisant, Thémis savait tirer profit de chaque petite contrariété ; au moins a posteriori.

   
Un coup sur sa porte lui glace le sang : à cause de la surprise, mais aussi à cause de la peur qu'il s'agisse d'une nouvelle commande. "Est-ce que la plus talentueuse des athnas est par ici ? […] Oh pardon, je me suis trompé de porte." Les muscles de ses omoplates se détendirent considérablement, et un soupir de soulagement lui échappa, tandis que Thémis reprenait les lents gestes que son métier demandait, faisant rouler la perche dans une main, polissant et arrondissant le verre de l'autre, recouverte par un parchemin, épais et mouillé. TC était un ami, et il y avait peu de chances qu'il lui fasse une commande : s'il voulait lui acheter quoi que ce soit, il piochait souvent dans ce qu'elle avait déjà réalisé et qui trônait sur des étagères proches de la porte, et surtout de la lumière. Néanmoins, qui disait TC sauvage, disait histoires et contes du monde entier… "T'as le temps de prendre une pause ? Je t'ai ramené quelques trucs." Ah, la question qu'elle redoutait. Thémis le savait déjà : elle ne pourrait pas s'arrêter avant plusieurs minutes. Non seulement elle n'aimait pas laisser un travail inachevé, mais en plus cela risquait d'altérer le travail déjà effectué, et elle n'aurait plus qu'à recommencer. "En plus, ça fait une éternité qu'on s'est pas vus, alors je peux bien te voler cinq petites minutes." Thémis esquissa un sourire mi-figue mi-raisin, encore à se demander comment elle allait gérer. La jeune femme se redressa et se dirigea vers le four, y plongea la perche pour récupérer plus de verre. Tandis qu'elle tournait la perche dans l'habitacle rougeoyant, d'un mouvement usé par l'habitude, Thémis tourna la tête vers TC, pour enfin croiser son regard et sourire devant sa moue boudeuse. Il était très convaincant, quand il voulait. Et il le voulait souvent. "Salut TC. Désolée, j'ai un tas de commandes, et je suis en plein milieu d'une d'entre elles. Tu vas devoir attendre que je finisse celle-là pour pouvoir regarder tes trucs." Dans ses yeux clairs, avait brillé le plus grand danger pour sa gestion du temps : la curiosité. Lueur maladive qui la rongeait dès que quelque chose éveillait son intérêt : et TC savait très bien comment éveiller son intérêt. Il regorgeait toujours d'histoires et de babioles, et savait que Thémis en raffolait. La jeune femme regrettait déjà d'être incapable de s'adonner à sa passion pour les histoires, qui alimentait ses œuvres personnelles, avant au moins deux jours. Au moins, ce serait deux jours à ressasser les histoires du Pikuni, deux jours à s'en imprégner et à imaginer les ambiances qu'elle pourrait en tirer. Thémis était retournée s'installer et avait repris son mouvement lent de rotation, formait le socle du vase. "En revanche, tu peux déjà me raconter tes histoires. Et après… Après j'essaye de deviner à quel objet elles se rapportent ?" Son visage s'était déjà éclairé, à l'idée de ce jeu nouveau. Ce serait tellement… sublime ! Deviner : elle espérait presque se tromper, parce qu'elle savait qu'elle s'interrogerait sur pourquoi elle avait associé telle histoire avec tel objet, et ce serait un ferment incroyable à toutes les œuvres créées par la suite, de par le croisement, les alternatives et les possibilités soulevées. Sublime.
(c) crackle bones

   
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