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Makenna Askaywen
DATE D'INSCRIPTION : 21/12/2018 PSEUDO/PRENOM : ΛURORΛ BOREΛLIS MULTICOMPTES : MILA SWANN MESSAGES : 133 CELEBRITE : NADIA HILKER COPYRIGHT : VOCIVUS, ENDLESSLOVE, RILÈS METIER/APTITUDES : ESCLAVE AFFRANCHIE TRIBU : LES ENFANTS DE LA FORÊT POINTS GAGNES : 75
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le Dim 6 Oct 2019 - 11:59



Remember all the things we wanted. Now all the memories they're haunted. We were always meant to say goodbye. Even with our face held high. It never would have worked out right. We were never meant for do or die. (@sleeping at last // beerus)


Tu t'es lancée dans cette expédition sans vraiment la préparer parce que pour la première fois de ta vie, tu sais exactement où tu dois te rendre. Là où tout a commencé. Là où tout finira. Et c'est probablement pour cette raison que tu n'as rien anticipé : au fond de toi, tu crains presque d'arrivée à destination en un seul morceau, tu crains d'affronter ce passé tant désiré, tant redouté, autrefois familier, désormais inconnu. N'importe qui aurait effectué la distance en l'espace d'une semaine, toi, durant ce laps de temps, tu t'es familiarisée avec la nature sauvage et redoutable. Pourtant, tu t'es promenée de nombreuses fois dans la forêt quand tu vivais auprès des Naoris mais c'est différent. Tu ne te trouves plus sur leurs terres, près du refuge, du sanctuaire, des pistes que tu connais par coeur. Tu es livrée à toi-même, seule au monde, sans personne sur qui compter. En un sens, tu redécouvres ta propre existence. Tu dois trouver de quoi t'abriter pour passer la nuit loin des dangers, de quoi t'abreuvoir et te nourrir pour survivre. D'une certaine façon, ça te rappelle la traversée de l'enfer, perdue au milieu du désert, à moitié morte sur les dunes de sable. Sauf que tu es bel et bien vivante quand tu respires l'air frais de cette végétation abondante, de ce ciel clair et somptueux qui niche au dessus de ta tête.

Au bout d'un mois, tu finis par approcher de ton point de chute. Et tu ne peux t'empêcher de penser à @Nuna Cortez. Des centaines de questions assiègent ton esprit, tous les matins à l'aurore quand la lumière te rappelle l'éclat de son regard, tous les soirs à l'apparition lunaire quand l'obscurité te rappelle la décennie qui vous sépare. Est-ce qu'il reste quelque chose à sauver ? Est-ce qu'il reste quelque chose à retrouver ? Une part de toi s'accroche à cette idée comme un papillon vole vers une lueur, à peine perceptible, dans les ténèbres. Tandis que l'autre partie n'attend qu'un signe de ta part pour faire demi-tour, partir, loin de ces retrouvailles qui te compressent le coeur. Cela signifie-t-il que la machine n'est pas brisée ? Qu'il peut encore battre pour une cause ? Pour ta propre cause ? Perdue dans tes pensées, tu reviens à toi en apercevant au loin, perchée sur la plaine, un village. Tu n'es jamais venue dans cette région auparavant, confinée dans tes montagnes avant d'être prisonnière de la cité du feu, tu es restée près des enfants de la forêt depuis ton retour. Une situation révolue.

Dans cette perspective, tu décides de t'aventurer dans l'antre des Pikunis. Immédiatement, tu penses apercevoir ton ami @Theodore-Charles Jones sur la place du marché mais il n'est, hélas, pas présent. Probablement en train t'explorer une autre contrée. Cependant, tu as l'impression qu'il est avec toi, en sillonnant les terres qui l'ont vu grandir, mûrir, partir. Ca te fait presque sourire de croiser sa route ainsi parce que tu le devines dans chaque marchand, chaque conversation, chaque échange. Son empreinte semble partout à la fois. Obnubilée par cette effervescence, tu ne te rends pas compte du temps qui défile à toute allure alors que la tombée de la nuit approche. Tu t'apprêtes à quitter le village lorsque ton regard est frappé de plein fouet par la vision d'un fantôme. Einar. Tu ne l'aperçois qu'une seconde, une seule seconde mais il n'en faut guère plus pour provoquer un ras-de-marrée en toi. Instinctivement, tu te remets à marcher, tentant d'ignorer ce qui vient de se produire. Parce que revoir une ombre du passé, ça te rappelle ce que tu as perdu là-bas, ce que tu ne retrouveras pas, cette humanité que le désert t'a aspirée comme on aspire la vie d'un cadavre.


@Einar Helgusson, le village des Pikunis, début mai 2119
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Einar Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Kayden Elwood MESSAGES : 2069 CELEBRITE : Chris Hemsworth COPYRIGHT : STARFIRE & tumblr & bat'phanie METIER/APTITUDES : Commerçant de bois bleu | Navigation & Artisanat TRIBU : Iskaar POINTS GAGNES : 418
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le Mer 30 Oct 2019 - 18:10
Tu as toujours aimé l'animation qui règne sur le continent.

Oh, c'est sûr, tu aimes ton île, Einar, et il est peu probable que tu la quittes dans un avenir proche. Tu es Iskaar dans ta chair, dans tes os, dans ton sang. Tu as l'arrogance de ton peuple et sous-entendre que tu pourrais être Pikuni est presque une insulte à ton égo. Mais la vie dans les plaines n'est pas pareille. Il y a beaucoup de choses que tu n'aimes pas, c'est certain, tu es un fils de la mer et de la glace, pas de la terre, mais tu dois reconnaître qu'ici, on vit bien plus que chez toi. La vie est plus simple, plus douce. Tout pousse sans difficulté. Le climat est rarement contre soi. Les guerres intestines semblent être une histoire lointaine. Et il est tellement plus facile de commercer ici. Ce n'est pas vraiment pour rien que la tribu Pikuni sert de facto de carrefour pour tous les terriens. Située presque au centre de toutes, plus grande, disposant de davantage d'espace, sa place marchande fait l'envie de tous. Si tu aimes aller chez les Athnas car la rudesse et les montagnes de ce peuple te rappellent un peu, juste un peu, ton chez toi, c'est plutôt chez les Pikunis que tu peux trouver une plus grande clientèle. Marchands et voyageurs de tous horizons viennent ici, et tu croises de nombreuses têtes connues, venant aussi bien du village des plaines qu'aussi loin que la cité de feu ou encore ton propre bout d'île gelée.

Le stock que tu as amené est plutôt conséquent, et tu mets un temps à l'écouler. Mais ça ne te dérange pas, passer la journée sous le soleil de mai te fait un bien fou. Il ne fait pas encore si chaud que ça en devient insupportable, mais ta peau peut enfin retrouver un peu des couleurs dorées de l'été. Né à la douce saison, sur ton île, tu as presque autant besoin du soleil que de l'air frais et de la mer. Et les échanges dans les accents traînants, rudes ou chantants, les poignées de main échangées toute la journée, ma foi, tu apprécies plutôt ça. Tu as pu échanger des outils utiles, dont une nouvelle hache qui fera du bien, pour remplacer celle qui commence à ne plus vouloir couper le bois comme il faut. Sans parler de la nourriture et du vin. Toujours très important, tout ça.

Tu es en train de charger tes biens de la journée dans divers sacs et quitter la place du marché, à la tombée de la nuit – tu comptes dormir à l'auberge, tu reprendras probablement la mer demain – quand tu croises un regard...familier. Tu fronces les sourcils, en voyant la silhouette féminine presque fuir ton regard et se mettre à déguerpir, après avoir croisé ton regard. Tu mets un instant à reconnaître cette tignasse indisciplinée, cette peau mate. Le regard t'a paru familier et à la fois non. Tu te rappelles de yeux rieurs, d'un sourire qui t'a fait penser que peut-être, juste peut-être, tu pouvais éviter le mariage presque forcé avec une Iskaar. Ou au moins oublier pour un temps que tu devrais te ranger bientôt.

Ça fait si longtemps. Plus de dix ans. Du jour au lendemain, tu ne l'avais plus revue dans ses chères montagnes athnas et si au début, tu pensais qu'elle t'évitait peut-être à cause de tes avances, tu t'es vite rendu compte que ce n'était pas que toi. Tu as entendu les rumeurs de sa disparition, tu la pensais enfuie, ou morte, peut-être.

Ce regard, il n'est pas tout à fait pareil à tes souvenirs. Quelque chose l'a terni. Que lui est-il arrivé ?

Saisi d'une brusque impulsion, tu interpelles rapidement un collègue marchand, lui demandes de surveiller tes affaires tandis que tu te mets à suivre la direction qu'a pris la jeune femme.

Quel était encore son nom ? Ça commençait par M, tu t'en souviens.

(Est-ce que c'est vraiment elle ? Ça fait plus de dix ans, peux-tu te tromper ?)

Tes longues enjambées te permettent de rattraper rapidement la jeune femme. Tu essaies de li adresser un sourire rassurant, mais tu dois probablement avoir l'air un peu confus. Tu n'as pas réfléchi à comment aborder tout ça. « Hey, hmm, Makenna, c'est ça ? Ça fait longtemps que je ne t'ai pas vue. »
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