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Admin △ I of the Storm
Einar Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani, Kayden Elwood & Nikita Lebedev MESSAGES : 2684 CELEBRITE : Chris Hemsworth COPYRIGHT : Lux Aeterna & bat'phanie & captaindanvers (tumblr) METIER/APTITUDES : Commerçant de bois bleu | Navigation & Artisanat TRIBU/CAMP : Iskaar POINTS GAGNES : 94
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le Dim 29 Sep 2019 - 11:31
Y'a les bruits familiers de la taverne tout autour de toi. Chopes de bière qu'on dépose un peu trop brutalement sur la table, rires et éclats de voix qu'on entend de façon intermittente, un musicien de rue qui a trouvé refuge dans la taverne du coin et qui joue une mélodie dont tu ne sais plus les paroles mais dont tu reconnais l'air. Il fait chaud, ici, une chaleur moite et presque un peu étouffante due à trop de corps entassés dans un petit espace, mais c'est mille fois préférable au vent pluvieux qui souffle dehors. Tu sors de plusieurs heures en mer, avec cet air gelé, et à cet instant, le climat plus doux du continent et le feu de bois qui crépite non loin te font un bien fou. Au moins, tes vêtements sèchent et tu ressembles moins à un ours détrempé. Et dire qu'on est qu'en automne. T'as pas hâte de voir quand les gouttes de pluie se transformeront en tourbillons de neige. Faut que tu penses à échanger davantage de nourriture, aussi, y'a peut-être pas assez de stock pour l'hiver. Même avec une bouche en moins à la maison pour le moment.

Cette pensée te serre un peu le coeur et tu prends une nouvelle gorgée de cette bière un peu trop tiède à ton goût. Fait chaud ici, on peut pas tout avoir dans la vie.

Pas pour la première fois, tu jettes un regard vers la porte en entendant celle-ci s'ouvrir. Pas de silhouette familière, du moins pas celle que tu espères malgré toi, et un léger soupir t'échappe tandis que tu retournes à ta boisson. Ton voisin de table s'en va un peu plus loin, probablement aller chercher de quoi se remplir le gosier.

Tu ne suis pas Klara, non, non, pas du tout. Enfin, pas exactement. Ta fille est partie il y a presque deux semaines désormais, et techniquement, tu ne sais pas trop où elle est. Enfin, tu as bien une vague idée de son itinéraire, parce qu'il n'y a pas cinquante mille tribus sur le continent mais…en effet, techniquement, tu ne la suis pas. Si tu espères pouvoir la croiser en route et te rassurer sur l'état de santé de ton bébé, c'est parfaitement une coïncidence. Sisi. Promis juré craché.

Tu es sûr que tout se passe bien. C'est ce que tu te répètes pour ne pas laisser la panique gagner du terrain. Elle est douée, elle connaît tout ce qu'il y a à savoir sur la navigation et elle n'est pas seule en mer. À toi de lui donner un peu de crédit.

Et puis...tu dois davantage te concentrer sur Hannah, désormais. La petite a deux ans, maintenant, commence à mieux appréhender ce qui l'entoure et si laisser Klara à la maison tandis que tu partais en mer n'était pas dangereux, à l'époque, ce n'est pas le cas pour Hannah. Il y aura toujours des Iskaars qui penseront que ta fille serait mieux morte que vive. Dans tes heures sombres, trop sombres pour que tu aies envie d'y songer maintenant, tant elles te remplissent de honte, toi aussi parfois, tu penses ça.

Tes parents se font vieux. Ils ne seront pas éternellement là, et les gens sur qui tu peux compter pour surveiller Hannah ne sont pas nombreux. Des fois, tu songes que tu devrais vraiment déménager. Venir vivre ici, peut-être chez les Pikunis, peut-être chez les Athnas, pour élever Hannah en toute tranquillité. Un endroit où ses cheveux de feu ne seront un problème pour personne, sinon toi, tout au fond, sans que tu ne veuilles l'admettre. Tu le combats à chaque instant, ce préjudice ancré dans tes os, comme dans ceux de presque tout Iskaar. Il a déjà fait tellement de tort. Beaucoup trop de tort.

Presque paresseusement, détendu par le feu, par la bière, tu te demandes si ta sœur, cette fameuse sœur abandonnée pour sa roussseur, est toujours vivante. Si elle vit là, quelque part, sur le continent. Est-ce qu'elle ressemblerait à Hannah ? Enfin, non, plutôt l'inverse, est-ce que Hannah lui ressemblera ? Tu n'en sais tellement rien. T'étais trop jeune quand elle a disparu, tu te rappelles juste d'un ventre rond pendant des mois, de l'enthousiasme à l'idée d'être grand frère et puis...non, plus rien. Pas de sœur. Pas de frère. Rien. (Tais-toi, Einar, il n'y a rien, c'est fini, le bébé est parti.) Elle aurait quel âge aujourd'hui ? Trente ans ? Dans ces eaux-là ? Tu ne te rappelles plus la date exacte de quand elle est née, juste que t'avais environ cinq ans. Tu ne sais même pas où elle a été abandonnée. Chez les Calusas ? Probablement, c'est plus près. Mais les Calusas sont quasiment tous morts. Si elle a survécu à la petite enfance, est-ce qu'elle a survécu au cyclone ?

Trop d'idées qui se mélangent dans ta tête. Tu n'entends pas la porte qui s'ouvre une énième fois, dans la taverne, et tu ne tournes pas la tête comme tu l'aurais normalement fait.
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1666 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : ava by ELOW ;; signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 31
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le Sam 5 Oct 2019 - 17:08

Sorry seems like we're a family of assholes
★ Helgusson


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La famille. Un sujet qu’elle n’a jamais eu l’occasion d’aborder avec le sourire. Certains jours, c’est plus facile. D’autres, elle serre les dents. En réalité, Astrid a cessé de se poser trop de questions sur ça. A quoi bon ? Approchant de la trentaine, nombreuses sont les années qui ont filé sans qu’elle n’ait l’ombre d’une réponse. Elle n’a jamais su d’où elle venait, ni qui elle était avant que Tom ne décide de la nommer Astrid. Si elle possède le bon nom de famille - si c’est bel et bien le cas - c’est grâce à un médaillon qu’elle garde depuis sa naissance. Si ça se trouve, ce n’est même pas ça et elle s’est trompée toute sa vie. Ce serait possible puisqu’elle n’en a jamais croisé. Où alors ils viennent de bien plus loin et sont dans l’incapacité de venir dans son coin. Aucune idée. Elle ne se présente que rarement avec son identité. Elle ne sait pas toujours ce qu’il représente. Avec le temps, les gens ont fini par la connaître, certains par la craindre.

En vadrouille aujourd’hui, Astrid voulait souffler et s’éloigner de la cité. On la dévisage sur le chemin. Deux jours qu’elle est partie. Lorsqu’elle arrive, on ne l’accueille pas vraiment. Elle lève les mains, rend les armes mais bien sûr, on sait le peuple du désert fourbe alors on continue de s’en méfier, on ne veut pas prendre le risque de se faire berner aussi bêtement. D’ailleurs, ce n’est pas d’ici que vient Saoirse ? Quoi qu’il se passe, il sera sans doute préférable pour elle de taire son nom et de ne pas prendre le risque d’en parler à voix trop haute. En fonction de son auditoire, bien sûr, amis dans le coin, elle n’a pas vraiment tendance à parler à n’importe qui avec cette facilité déstabilisante. Pourtant, tout ceci l’amuse. Ce besoin qu’on les autres tribus de se protéger, alors qu’elle est toute seule, finalement. En plus, elle n’est pas vraiment au coeur du village, elle ne prendrait pas un tel risque. Elle choisit toujours l’auberge un peu à l’écart, celle qui lui permet de partir, si sa présence vient à trop déranger. Et malheureusement, c’est le genre de chose qui peut arriver à tout moment. Il faut donc se méfier, être prudent. Dans le fond, ils savent qu’ils ne peuvent pas faire grand chose. Elle est seule, n’hésite pas à être désarmée. Il ne faudrait pas qu’en plus ils prennent le risque de lui faire mal. Les ententes sont déjà dégueulasses, il ne faudrait pas que ça empire, en plus.

Tout ce qui l’intéresse c’est l’auberge. De toute manière, elle n’est pas vraiment du genre à hurler son appartenance à la cité. On le sait pourtant. A ses vêtements, son accent, sa manière de se comporter. Et à force de la voir rôder un peu partout, on la connaît. On sait qui est Astrid la mercenaire et on s’en méfie. Et elle aime cette sensation. Surtout chez ceux qui ont quelque chose à se reprocher.

Dans l’auberge, pourtant, on l’apprécie presque. On sait que lorsqu’elle entre, son intention n’est pas de chasser mais de se détendre et de dépenser quelques pièces d’ordres. Bon, certes, en général, ils préfère le troc mais ils trouvent toujours comment écouler cet or. Alors on se détend et ça se passe assez bien en général. On ne cachera pas le fait qu’on la guette tout de même. Les Pikunis sont peut-être de nature assez calmes, ils n’en oublient pas le problème que représente la cité du désert.

En pénétrant l’auberge, la mercenaire dévisage la clientèle avant de penser à s’installer à une table. Déformation professionnelle. Manque de chance pour elle, et coup de chance pour les autres, il n’y a personne qui soit actuellement recherché et qui puisse lui rapporter un peu d’or. Oh, bien sûr, tout individu peut devenir un esclave, mais on ne va pas déjà faire des histoires.

Elle s’attarde sur certaines têtes et est surprise de reconnaître celui qui la qualifiait de démon à cause de ses cheveux. Ainsi, il lui arrive de se tenir loin de son bateau. Dommage qu’elle ne sache pas où se trouve son bateau. Dommage également qu’elle ait davantage envie de boire que de le chercher. Par contre, elle est clairement assez bien tentée de le taquiner un peu avant de s’intéresser à sa consommation.

Alors elle se laisse tomber devant lui, à sa table, un sourire en coin sur les lèvres. C’est qu’il est presque jouissif de l’embêter tant il était dérangé par sa seule présence, la dernière fois. " Alors, tu as laissé ton bateau traîner tout seul ? Tu n’as donc pas peur que quelqu’un y monte ? ".

Parfois, Astrid se demande ce que serait sa vie si elle n’était pas autant dans la provocation. Peut-être qu’elle aurait des amis, des gens en qui elle aurait confiance. De ceux qui ne se font pas tuer, peut-être. Mine de rien, elle faisait confiance à Tom et à Kyran, et ils sont morts tous les deux. Mais sans doute trouverait-elle sa vie bien moins intéressant également. Après tout, elle aime les défier, les agacer. Elle trouve ça un peu excitant. C’est juste plus fort qu’elle.

" Helgusson, si tu consommes pas, tu dégages ! ". Ce genre de remarque n’a rien d’exceptionnel. Le genre de remarque qu’on lui fait à chaque fois et sur laquelle Astrid ne s’attarde pas. Nombreuses sont les personnes qui finissent par ne même plus l’appeler par son prénom. Elle s’en moque, elle se reconnaît avec ce nom qui a su être le sien sans qu’il ne lui appartienne vraiment. C’est ainsi, et il n’y a pas eu d’autres choix. Le pendentif, le symbole d’une vie passée qu’elle n’a jamais eu la chance de connaître. Un nom, un simple nom. Mais aujourd’hui, il est partagé. " Une bière ! Tu sais bien que je prends toujours une bière ! "


Dernière édition par Astrid Helgusson le Mar 28 Avr 2020 - 17:44, édité 1 fois
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le Lun 28 Oct 2019 - 9:35
Les Pikunis sont en général des gens pas chiants. Ils peuvent parfois faire la conversation mais n'insistent en général pas quand ils voient qu'on a pas envie. Pas que t'aies pas envie, Einar, hein, t'as pas dit ça. Mais pour le moment, ta première préoccupation, c'est de te réchauffer. Boire aide un peu à ça. La conversation, pourquoi pas, mais c'est franchement optionnel. Si tu tombes sur des têtes connues et que t'aimes bien, cool, ça permet de rattraper un peu les derniers ragots et histoires, depuis le temps, mais c'est pas ton but premier. Alors, quand tu vois la place vide en face de toi à nouveau remplie, au début, tu ne réagis pas plus que ça, tu adresses juste un mince sourire poli, le genre qui sert juste à signaler que oui, on sait qu'il y a quelqu'un. Mais ton sourire se fige quand tu reconnais le visage face à toi. Enfin, pas tant le visage que la couleur de cheveux – tu n'y peux rien, c'est automatique que tu vois ça en premier – et ce sourire en coin. Quelqu'un de gentil le qualifierait de malicieux. Tu aurais tendance à utiliser plutôt des mots de la trempe emmerdeur.

Mais bon, tu vas être sympa et prendre sur toi, hein ? Tu es conscient que tu as pas agi de la meilleure des façons à l'époque – y'a combien d'années ? – et okay, tu dois l'avouer, tu n'avais pas spécialement super envie de taper la causette quand tu l'avais aperçue parmi la foule, quand les tribus se sont réunies pour l'équinoxe de printemps. Mais là, tu peux difficilement l'éviter et l'ignorer. Tu ne sais pas encore si tu vas aller jusqu'à t'excuser – en soi, tu n'avais rien fait de mal, tu avais le droit d'avoir tes propres opinions – mais tu peux au moins tenter d'agir de façon civilisée aujourd'hui. Tenter étant le maître mot.
Tu roules légèrement des yeux quand la jeune femme rousse te taquine sur ton bateau. Tu penses qu'elle badine plus qu'autre chose.

« J'ai quelqu'un qui le surveille. » réponds-tu, avec un haussement d'épaules. Ce n'est pas totalement faux. Tu ne paies personne, en soi, mais tu sais qu'il y a des marins que tu connais dans le coin qui réagiront si jamais ils voient un comportement louche. Tu leur fais suffisamment confiance pour qu'ils ne te le piquent pas, en tout cas.

Une voix se fait entendre, et tu es à moitié surpris d'entendre ton nom de famille. Tu es totalement surpris en revanche d'entendre que si tu ne consommes pas, on va te faire dégager. Non mais genre ? T'es prêt à lever ta bière vers le patron en répliquant « et ça, c'est quoi tu crois ? » quand c'est, de façon totalement inattendue la rousse qui répond à ta place, de l'air le plus naturel du monde.
Tu la fixes un instant comme si elle était une demeurée.

T'as envie de lui dire « ça m'était destiné, je crois », mais tu te rends compte qu'à temps, en vrai, probablement pas. Le patron peut pas être aveugle, quand même, t'as une bière à la main, et la rousse vient d'entrer. Donc la logique voudrait que la remarque soit pour elle...même si ça peut porter vachement à confusion vu votre présente proximité géographique et surtout, surtout, l'utilisation de ton nom de famille.

Ton nom est pas si commun. Bordel, tu le saurais si t'avais des cousins perdus quelque part sur le continent, non ? C'est pas exactement le genre d'informations qui se perd, même si dans toutes les familles, il peut y avoir un cousin ou un oncle gênant qu'on préférerait ne pas voir lié à soi. Et ta famille a toujours été Iskaar jusqu'au bout des ongles – mis à part pour Klara, mais dans ta tête, son sang iskaar outrepasse son sang kovarii. Même pas de Calusa, chez vous, ou alors, il s'agirait du résultat d'une infidélité que tu ignores. Mais la rousse est Rahjak, ça se voit, ça s'entend. Ça se sent, aussi, difficile de tirer de ses vêtements ce mélange écoeurant de parfums, d'épices et de misère humaine propre à la cité de feu.

Alors, en toute logique, ça ne peut pas être ton nom que t'as entendu. C'est peut-être quelque chose de proche. Avec le monde qu'il y a ici, peut-être que t'as mal entendu une consonne ou quelque chose du genre. C'est possible.

Mais malgré toi, tu la regardes un peu plus attentivement, cette rousse. Tu te demandes s'il peut y avoir un lien familial quelconque, malgré cette foutue couleur de cheveux. Une cousine vachement éloignée, par alliance ? T'as encore des grands-cousins ou des oncles qui se sont perdus quelque part sur le continent et auraient culbuté une donzelle, sans vous avertir, mais en ayant la décence – ou plutôt, la stupidité – de laisser le nom de famille à la malheureuse ?

Et puis, comme un engrenage rouillé, ton cerveau commence à remarquer enfin certains détails importants, auxquels tu aurais peut-être dû songer en premier, avant de partir en délire sur des cousins imaginaires.

Une rousse, du continent, qui doit avoir...trente ans ? Peut-être un peu moins ? Qui apparemment s'appellerait Helgusson. Ça te rappelle pas quelque chose ? te murmure une petite voix moqueuse et insidieuse, qui te rappelle Klara dans ses mauvais jours.

Un sentiment d'horreur te saisit peu à peu, fige tes membres, paralyse ta langue. Non. Non, quand même, tu le saurais si… ? Tu...tu le sentirais d'une façon ou d'une autre, non ? Tu reconnaîtrais vaguement des traits familiers, tu aurais une sensation de déjà-vu (enfin, autre que le fait que, en effet, tu l'as déjà vue), quelque chose du genre, non ? Non ?

T'avais rien ressenti, alors, à l'époque, parce qu'en ce temps-là, ta première pensée avait été : éloigne-toi de moi, démone. Alors, tu ne pensais pas à cette sœur, crue morte, déjà enterrée dans tes souvenirs d'enfance. Un jour, tu as eu une sœur, puis tu n'en as plus eu, tu n'en as jamais eu. C'était la fin de l'histoire, et ça t'a parfaitement convenu pendant près de trente ans.

Mais maintenant, tu ne peux t'empêcher de penser à cette possibilité. Malgré toi, tu analyses son visage. Les yeux ne sont pas comme les tiens ou ceux de Klara, mais la nuance de bleu de ses yeux n'est pas exactement totalement étrangère – tu vois la même régulièrement dans les yeux de ton père. Et ce nez, n'est-ce pas celui de ta grand-mère ?

Petit à petit, tu notes les ressemblances. Et petit à petit, tu as l'impression que ton sang se glace de l'intérieur, tout en battant à mort à tes tempes.

Bordel. Est-ce qu'elle pourrait être ta sœur ? Cette démone du désert ? Vraiment ?

Tu prends une gorgée de bière, trop conséquente et trop rapidement. Tu manques d'avaler de travers et tousses légèrement, avant de te tourner vers la démone-qui-est-potentiellement-ta-soeur-perdue-sur-le-continent, avec un sourire qu'on dirait qu'il a traversé une guerre ou deux.

« Helgusson, hein ? Ça sonne pas très Rahjak. » fais-tu, d'un ton probablement moins nonchalant que tu ne le souhaites.
Astrid Helgusson
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le Mer 13 Nov 2019 - 18:51

Sorry seems like we're a family of assholes
★ Helgusson


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Quelqu’un qui surveille son bateau hein ? Astrid ne mentira même pas en prétendant avoir quelques doutes à ce sujet. Mais dans le fond, elle s’en moque, ce bateau est bien trop loin pour elle et si elle se lève d’un coup pour aller le chercher, il y a fort à parier qu’il trouve cela suspect. Autant donc ne pas trop y penser ou même y réfléchir, ce serait quelque peu étrange. Et puis bon, il faut également préciser que la rousse n’y connaît franchement rien en bateau et chercher dedans prendrait sans doute un peu trop de temps. Disons plutôt qu’ici, ce n’est même pas ça qui l’intéresse, elle a davantage envie de l’embêter et de jouer avec lui, le taquiner, puisqu’elle voit bien qu’il n’apprécie pas le moindre contact avec elle. Normal s’il continue à la visualiser comme un démon juste à cause de la couleur de ses cheveux. Il doit venir d’un monde un peu particulier quand même, pour qu’il puisse se permettre de voir les choses ainsi. Après tout, ce n’est certainement pas la couleur de cheveux de quelqu’un qui définit le caractère ou la manière d’agir de quelqu’un. Ce n’est qu’un trait physique, ça ne joue pas sur ses capacités. Mais bref, s’il voit là un signe maléfique ou diabolique, soit. Elle ne risque pas d’aller contre ça. Si cela lui permet d’être crainte par des hommes robustes comme lui, ça ne la dérange absolument pas. Disons plutôt qu’elle trouve ça un peu amusant. Il n’est pas nécessaire de chercher vraiment plus loin. Alors elle en joue, le taquine, dès qu’elle en a l’occasion. Mais ça n’arrive pas souvent parce qu’il n’est pas de l’île, du coup, elle ne le voit pas vraiment souvent. " En effet, c’est préférable. Avec les gens qui rôdent… On ne peut vraiment faire confiance à personne. ". Son sourire en coin ne la quitte pas, depuis qu’elle s’est assise en face de lui. En vérité, elle aimerait fouiller son bateau, c’est vrai.

L’aubergiste prend la parole, se mêle de ce qui ne le regarde pas vraiment et l’attaque directement. Comme si elle était du genre à ne pas payer tiens. Au contraire, elle n’entre jamais dans une auberge si son intention n’est pas de boire, justement. Mais ce n’est certainement pas à elle de s’en formaliser puisque de toute façon, elle ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’il est préférable de faire attention à tout. Dans le contexte actuelle, la rousse voit bien qu’il vaut mieux se méfier de tout ça. Elle déteste attirer l’attention quand c’est de la mauvaise façon. Se faire virer d’une auberge, juste aussi simplement, elle doute de trouver une situation plus catastrophique pour son image. Alors la Rahjak préfère se méfier, justement. Elle se lève un instant, imitant le barman en s’approchant de lui pour prendre sa bière. Faut toujours qu’il râle, comme s’il n’avait pas encore l’habitude de la voir dans son auberge, comme si elle venait sans rien boire, des fois. Quel serait son intérêt, dans ces cas-là ? Quitte à entrer et s’assoir bêtement, autant s’installer dans l’herbe quelque part en forêt. Le paysage est déjà plus agréable.

Revenue à sa place, elle ne peut pas s’empêcher de le trouver un peu bizarre. Il a un comportement différent, même si ça paraît imperceptible. Elle ne parvient pas à mettre le doigt sur le point problème mais elle choisit de ne pas se prendre la tête à ce sujet, imaginant que c’est plus facile comme ça, alors que ce n’est pas le cas. Enfin bon, de toute façon, il est bizarre peu importe le contexte, alors ça ne risque pas de changer dans un claquement de doigts. Faut croire que sur son île à lui, ils agissent peut-être tous comme ça. Mais encore une fois, elle n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir.

Elle penche un peu la tête, face à sa question inattendue. C’est vrai que ça ne sonne pas trop comme dans le désert mais il y a des noms tellement bizarres dans le désert que ça ne la choque pas vraiment. Elle sourit cependant, parce que son passé n’a rien de vraiment exceptionnel et ça ne risque pas d’intéresser les gens, d’une certaine manière. " Parce que tu es spécialiste en nom de famille Rahjak ? ". Trop de défi, trop d’interrogation et de maladresse peut-être aussi. Il pourrait même voir ça comme une attaque, peut-être. Disons qu’elle s’en moque un peu. Astrid trouve juste sa question un peu étrange. " Il est possible que je ne vienne pas du désert. Mais pour ce qu’il en est de mes origines, gros mystère. ". Elle ne sait même pas pourquoi elle lui dit ça. Il va clairement saisir l’occasion pour se moquer d’elle, à son tour.

Elle ne s’est jamais posée de question trop longtemps, sur d’où elle venait. En fait, pour elle, l’évidence était qu’elle ne saurait jamais le fin mot de l’histoire. Ses parents ont tout simplement fait le choix de ne jamais la connaître et de la livrer au pire avenir qu’il puisse y avoir. Si prétendre que les esclaves ont une vie bien plus misérable est vrai, on ne peut pas nier que le fait de perdre son âme pour livrer des gens, ça n’a absolument rien de facile non plus. On ne fait pas toujours les choix qu’on veut. Elle s’est retrouvée dans le foyer d’un mercenaire, et elle n’a pas eu d’autre choix que de suivre le chemin qui était tout tracé. Ses choix, ses envies ont été annihilés par un homme pensant savoir ce qui était bon ou non pour elle et elle n’a jamais essayé de chercher plus loin. C’est la vie qu’elle s’est construite et elle n’a pas eu d’autre choix. C’est ainsi. Dans le fond, elle s’en sort très bien comme ça. Quand elle n’essaie pas de penser à la vie qu’elle aurait pua voir s’ils n’avaient pas choisi de la foutre dehors. Avant même qu’elle n’ait la pacité de marcher, d’ailleurs.


Dernière édition par Astrid Helgusson le Mar 28 Avr 2020 - 17:44, édité 1 fois
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Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Re: Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

le Ven 22 Nov 2019 - 18:30
Ses taquineries ne t'ont pas manqué, ça, non.

Est-ce une voleuse ? Peut-être, peut-être pas. Ça ne t'étonnerait pas qu'elle le soit. Les Rahjaks aiment l'or par-dessus tout, et tu ne les considères pas comme les plus honnêtes commerçants du continent. S'ils peuvent vous rouler pour en tirer un max de profit, ils le font. C'est malin, mais pas très réglo. Mais ça pourrait résumer toute leur philosophie de vie, après tout. Pourquoi bâtir une société sur l'esclavage, si on avait envie d'avoir une conscience ? Max de profit, conscience au placard, ça doit être la devise rahjak.

Tu la fixes d'un regard un peu méfiant, face à son sourire en coin. « J'aimerais croire que j'peux faire confiance à certaines personnes quand même. » répliques-tu, avant de prendre une nouvelle gorgée de bière tiède.

Ça te fait peut-être passer pour un con auprès d'elle, mais chacun sa philosophie. Dans une île aussi petite et au climat aussi rude que la tienne, ou vous vous serrez les coudes, ou vous crevez. Tu peux pas dire que t'as la meilleure réputation dans le village, c'est vrai, et tu n'oserais confier Hannah qu'à un nombre de personnes que tu peux compter sur les doigts d'une main. Mais tu veux croire que ce ne sont pas des voleurs, et les gens du coin – Pikunis, comme Athnas ou anciens Calusas – non plus.

Elle a pas l'air contente d'être traitée de façon aussi...tu ne sais pas comment appeler ça. Discriminée de façon flagrante ? Peut-être qu'il y a une raison à la méfiance de l'aubergiste, peut-être pas. Tu ne la connais pas suffisamment, la rousse, pour savoir si le patron a raison ou non. Et très sincèrement, t'es plutôt content de cette interruption et de ce bref départ. Le temps qu'elle s'éloigne, tu peux au moins ordonner un peu tes pensées.

T'as du mal à imaginer qu'elle pourrait vraiment être sa soeur. Elle, après tout ce temps ? Vraiment ? Les Anciennes doivent bien se foutre de ta gueule, depuis la voûte céleste.

T'essaies d'aborder le sujet, de façon probablement maladroite. D'un côté, t'as envie de vérifier que t'as bien entendu ton nom. Une petite part de toi a envie qu'elle te corrige sur la prononciation, qu'en fait, non, c'est un nom de famille proche mais pas le tien.

Une autre part de toi, plus petite, toute petite, a envie qu'elle confirme le nom de famille. Parce que ça résoudrait un mystère qui te suit depuis presque trente ans.

Tu ne sais pas quoi faire, si elle se révèle être ta sœur. Tu ne sais honnêtement, sincèrement, pas quoi faire.

Elle répond de sa façon défiante habituelle. Tu te demandes vaguement si elle a l'habitude de toujours devoir se défendre, là-bas, si c'est un mécanisme de défense face à une société machiste – la vôtre l'est aussi, tu peux le reconnaître mais...d'une façon différente, au moins un peu plus respectueuse, tu as l'impression. Tu lui offres un sourire un peu maladroit, qui peut tout et rien vouloir dire, mais elle continue bientôt, révélant qu'en réalité, elle ne vient peut-être pas du désert. Et qu'elle ne sait rien de ses origines familiales.

« Ah. » réponds-tu de façon très éloquente. T'aurais probablement pu faire mieux, mais c'est difficile quand tout ce qui tourne dans ta tête, à cet instant c'est : ça correspond à l'abandon d'un enfant iskaar.

Comment diable a-t-elle pu finir chez ces gens du désert ? Tes parents ont-ils vraiment été jusqu'à faire tout le chemin jusque là pour s'assurer de ne jamais la revoir ? Remarque, plus opposé aux Iskaars, y'a pas, c'est certain mais...ça fait un sacré long chemin pour se débarrasser d'un enfant. Et tu n'as jamais demandé où ils avaient bien pu déposer ta sœur. Enfant, tu n'avais pas compris ce qu'il se passait et adulte...ma foi, jusqu'à la naissance de Hannah, tu n'avais plus songé du tout à cette sœur. Pour tout dire, tu la pensais probablement morte depuis longtemps. Si tes parents ont exprimé leurs regrets, à la naissance de leur petite fille, ils n'ont pas été pour autant très enclins à partir à la recherche de leur second enfant. Peut-être, comme toi, veulent-ils penser que ta sœur est morte. C'est plus facile, d'une certaine façon. Et peut-être moins douloureux. Considérer que ça fait partie du passé, c'est se dire qu'on est pas obligé de réparer cette erreur dans le présent.

« Disons que... » commences-tu, avec hésitation. Bordel, comment tu vas réussir à parler de ça ? Tu te passes une main sur le visage. Ta langue te semble être lourde comme du plomb, dans ta bouche. « Il se...pourrait que tu sois de ma famille ? »

C'est plus neutre et moins compromettant que « ça se pourrait bien que tu sois ma soeur ».

Et puis, parce que, de façon assez ridicule – mais compréhensible, tu penses, hein ? – tu es assez nerveux, tu continues de parler alors même que, très sincèrement, tu ferais mieux de t'arrêter là :

« Je ne pense pas qu'il y ait une tonne de Helgusson sur le continent. Aux dernières nouvelles, je ne savais même pas qu'il y avait des Helgusson non-Iskaars. » continues-tu, comme ces femmes qui n'arrêtent pas de blablater à toute heure du jour et de la nuit, qu'on arrive pas à interrompre même si on aimerait bien leur fausser compagnie. Enfin, les marins aussi, ça blablate beaucoup, surtout autour d'un verre. Okay, voilà, tu blablates comme un marin autour d'un verre, c'est ce que tu es, ça passe, c'est bon. Honneur sauf, pfiou. « Mais c'est peut-être juste...un grand-cousin ou grand-oncle éloigné dont on a perdu la trace qui t'a donné ce nom. » finis-tu, peu convaincu par cette hypothèse toi-même, et prêt à noyer ta mortification dans ta chope. Tu ne rencontres pas le regard de la démone rousse tandis que tu parles de tout ça. Tu ne sais déjà pas toi-même quoi penser de tout ça, alors elle...
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1666 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : ava by ELOW ;; signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 31
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le Dim 15 Déc 2019 - 12:17

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cette histoire de confiance la fait rire, c’est vrai. Quoi qu’elle puisse en dire, elle n’a jamais été en mesure d’y comprendre grand chose. Si elle doit faire confiance à quelqu’un, sans doute parlera-t-elle d’elle, mais ce sera tout. Elle est incapable d’imaginer un seul instant que quelqu’un peut écouter ses histoires et ne pas en parler, ou quelqu’un peut protéger son or juste par envie, pour l’aider. Si Saoirse ne dit rien, c’est parce qu’elle a le statut d’esclave. Elle ne possède rien qui lui soit propre, elle n’est propriétaire de rien et n’a donc pas la possibilité de prendre le large si l’envie lui prend. Encore que sur ce point, Astrid considère qu’elle est un peu prise au piège, elle aussi. Quitter le désert, une fois qu’on en est membre, n’est même pas une option viable. Mais c’est un maigre détail dissimulée sous la sympathie de la cité. D’une certaine manière, du moins. L’option de s’éloigner de ce soleil de plomb l’a déjà traversée à plusieurs reprises, puisqu’elle n’a jamais été en mesure de s’y adapter. Pour autant, elle sait qu’elle ne le peut pas vraiment. Si trop de temps s’échappe, alors, on devient coupable, on trahit, on abandonne. Et on nous pourchasse, ensuite. C’est loin d’être un scénario intéressant. " La confiance, c’est surfait… On ne peut croire qu’en nous-mêmes, c’est évident. ". Comme si une autre option avait un jour été envisageable. Au moins, elle sait qu’on ne peut pas vraiment lui faire confiance à elle. mais elle ne le vit que trop bien. Pour un job, on ne trouvera jamais mieux qu’elle. Pour le reste… Il faut faire attention au contenu des poches, quoi.

La famille n’est pas un sujet qu’elle aborde avec facilité. Le fait de n’en avoir jamais eu ne facilite aucunement l'interprétation qu’elle peut avoir à ce propos. Bien sûr qu’elle en a croisé certaines sur son chemin mais elle ne s’est jamais réellement attardée. Ce que ça fait d’être aimée, c’est une chose uqi lui échappe alors qu’elle aurait souhaité que ce soit différent. Rêve de gosse assouvie par une tentative de mettre ses émotions de côté. C’est tout ce qu’elle a été capable de faire, finalement : Tenter d’oublier le fait qu’on l’a jetée dehors et qu’on espérait qu’elle meurt. N’est-ce pas cela, la vérité ? Souhaitait-on vraiment qu’elle soit élevée dans le désert ? Elle a bien du mal à se l’avouer, tant cette histoire lui échappe quelque peu. Comment croire un seul instant que ça puisse être un acte bien pensant ? Surtout lorsqu’elle se rappelle la scène, décrite avec précision par Tom, quand elle fut en âge de le comprendre. Abandonnée dans un coin, laissée pour compte. Aujourd’hui, on peut dire qu’elle a pris une bonne revanche sur la vie.

Peu à l’aise avec les choses qu’elle ne contrôle pas, Astrid n’aime pas parler de ses parents et de qui ils pourraient éventuellement être. C’est un fait. Son nom de famille lui a été donné grâce à un médaillon qui ne quitte jamais son coup, mais en dehors de ça, elle ne sait rien. Que cet homme débarque et possède le même, ça ne facilite absolument pas la vie. Mais c’est ainsi, disons. Et ce n’est pas facile non plus. Il n’y a pas de méthode, pas de moyen de comprendre cet échange. S’il se joue d’elle, elle ne pourra rien y faire. Sur le domaine de la famille, elle ne peut guère faire grand chose.

Lorsqu’il évoque l’éventualité qu’ils soient tous les deux de la même famille, elle ne sait que dire, elle ne sait pas comment réagir ni même comment se comporter. Un peu mal à l’aise, elle ne peut se résoudre à arrêter de le fixer, pendant plusieurs longues secondes, essayant de débusquer la plaisanterie dissimulée sous l’air un peu trop sérieux. La même famille, que cet homme ? Ce serait ironique. Et à côté de ça, elle ne peut se résoudre à éprouver une sensation de malaise, également. Il faut bien avouer que quelque chose semble ne pas tourner rond, dans tout ça. Et en même temps… Ca paraît presque plus clair. S’il la voit comme un démon avec sa couleur de cheveux, en était-il de même pour les membres de sa famille ? Est-ce que cette rousseur a ensuite amené la direction de son existence ? Est-ce que c’est ce maigre détail qui a tout changé pour son existence et l’a guidée dans le désert ?

Une iskaar. Le terme la rend pensive. Il est vrai qu’elle a toujours su qu’elle ne venait pas du désert, la chaleur n’a jamais été faite pour elle. De là à penser qu’elle vient de son contraire, ça reste un peu ironique et amusant. Mais après tout, pourquoi pas, c’est une possibilité évidente, mais un quelque chose d’amusant, malgré tout. Elle a une origine, une trace non loin d’une existence peut-être voulu. Une illusion détruite par un sentiment étrange. mais qu’aurait-elle pu faire hein ? Elle ne pouvait explorer le monde pour trouver d’où elle venait. Encore moins une petite île au loin alors qu’elle n’a jamais navigué. Helgusson, heureusement qu’elle a conservé ce nom, dans ce cas. Il n’en est même pas sûr, il n’en est même pas convaincu, finalement. Et de son côté, elle n’est pas vraiment capable de comprendre ce qui peut bien se passer. Il n’est sûr de rien. A-t-elle donc le droit de s’emballer pour cette histoire ? En est-elle au moins capable ? Dans le fond, elle ne parvient plus à comprendre ce genre de chose, pour la simple et bonne raison que c’est une histoire qui lui échappe depuis déjà bien trop longtemps. " Voilà une histoire fort intéressante.. Pourtant, tu ne sembles pas convaincu par ce que tu dis. ". Il ne la regarde pas dans les yeux, semble détourner le regard et elle est incapable de savoir pourquoi. Elle ne veut pas non plus le forcer à lui parler hein, mais pour le coup, elle aimerait comprendre où tout ça est supposé mener. " Donc au final, tu ne sais rien et moi, je ne suis pas plus avancée. Merci. ". Que pourrait-elle dire de plus ? Avoir un semblant d’information, ça n’aide pas à améliorer les choses. Ca donne un espoir qui se brise dans la seconde qui suit…


Dernière édition par Astrid Helgusson le Mar 28 Avr 2020 - 17:44, édité 1 fois
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Einar Helgusson
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le Dim 29 Déc 2019 - 18:34
Vous parlez de confiance et la vision des choses de la rousse ne t'étonne pas. Tu avais plus ou moins supposé que ce serait son avis, mais c'est tellement...sombre. Triste.

« Pas faux d'un côté mais...c'est triste quand même de ne faire confiance à personne. » fais-tu, haussant les épaules et ramenant ta chope vers toi.

Est-ce que quelqu'un a trahi sa confiance, là-bas, par le passé ? Est-ce pour ça qu'elle ne veut compter que sur elle-même ? Ou bien est-ce que c'est le climat ambiant, la toile de mensonges et d'arnaques qui semble reposer sur la cité de feu ? Tu te rappelles de la première fois que t'as tenté de troquer là-bas, déjà perturbé par le fait qu'ils ne voulaient qu'utiliser l'or de leur cité et pas grand-chose d'autre. Tu te rappelles qu'on t'avait prévenu qu'il te faudrait te méfier, mais que tu t'étais dit que tu flairerais un sale coup, que t'étais pas con.

Et puis, les poches plus légères et un produit pourri en main, tu t'étais rendu compte qu'en fait, si, t'étais con. Autant dire que, clairement, grandir dans une cité pareille peut étouffer l'optimisme naïf de n'importe qui.

Dire que t'es mal à l'aise face à cette conversation serait un euphémisme. T'essaies d'aborder le sujet de la famille, que vous pourriez potentiellement être liés par le sang...mais t'es tellement maladroit, toi-même tu t'en rends compte et t'as envie de te cogner la tête contre la table quand ta langue continue de blablater contre ta volonté et que tu racontes des histoires à dormir debout pour noyer le poisson. D'un côté, oui, c'est vrai, t'as du mal à trier tout ça, à devoir faire face au fait que cette démone rousse pourrait bel et bien être ta sœur. Mais est-ce que tu dois être si gauche, vraiment ?

Le malaise est si épais que vous pourriez le couper avec un couteau.

T'as envie d'aller d'enterrer dans un trou.

Tu n'es pas surpris quand la jeune femme fait part de son scepticisme et met le doigt sur tes propos incohérents et peu convaincus. Merde, ce n'était pas...enfin, si, d'un côté, oui, c'était l'impression que tu voulais donner mais…

Roh bordel. Pourquoi personne a pensé à écrire un guide sur comment aborder quelqu'un qui pourrait faire partie de sa famille, qu'on découvre limite par hasard presque trente ans plus tard, et devoir lui avouer, en pleine face, qu'on vient d'une tribu raciste contre les roux ?

Ouais. Y'a pas trente-six mille façons d'aborder le sujet de façon diplomatique, hein ? Va juste falloir y aller franco.

Tu grimaces. T'as pas envie de dire la vérité. C'est pas ton erreur...ton choix, à toi. C'est celui de tes parents. Mais ils sont pas là pour se justifier, n'est-ce pas ? Et tu lui dois bien la vérité. Si tant est que tu ne te gourres pas sur toute la ligne.

Quelles conséquences désastreuses, si tu te trompais, hein ? Autant tout dire. T'as pas envie de donner plus d'espoirs qu'il n'y en a, mais noyer le poisson avec des suppositions à la con ne vous aidera pas.

« Attends. » demandes-tu, rencontrant enfin à nouveau son regard sceptique. C'est difficile de tomber sur cette nuance de bleu, quand tu songes de qui elle peut provenir. Tu déglutis. « Je... »

Bordel, crache le morceau, Einar, te sermonnes-tu. Commence quelque part !

Tu prends une inspiration. Serres les poings, par réflexe.

« Je ne sais pas si tu le sais, mais...les enfants roux sont souvent...tués ou abandonnés, chez les Iskaars. » commences-tu prudemment, essayant de lui faire comprendre, d'expliquer. Dit comme ça, ça paraît tellement cruel. Tu sais que c'est une de vos traditions qui est atrocement mal comprise par les autres tribus, souvent jugée horrible. Élevé en tant qu'Iskaar, tu l'as toujours trouvée normale, toi. Du moins, jusqu'à la naissance de Hannah, tu n'avais jamais songé à la remettre en cause.

Mais quand toi, t'as dû choisir entre tuer ta propre enfant et la garder...tu as honte de dire que tu as penché davantage en faveur de la mort que de la vie. Qu'aujourd'hui encore, dans tes heures les plus sombres, tu te demandes si tu as vraiment fait le bon choix.

Tu ne veux pas la regarder, mais tu t'y efforces quand même, pour prouver ta sincérité. Tu sais que ce que tu vas dire risque d'être plus que mal reçu. Que lancer de telles suppositions à une inconnue peut te valoir, au mieux, des insultes, plus probablement, une gifle – ou un poing, cette femme a plutôt l'air du genre à donner des coups de poing – dans la gueule. Tu n'as aucune preuve, rien. Juste...juste un sale pressentiment et des coïncidences.

« Je...écoute, je ne veux pas...je n'ai pas de preuve, okay ? » reprends-tu, nerveusement, un peu impatiemment, énervé contre toi-même, contre toute cette histoire. « Mais j'avais...une sœur. Une petite sœur. Quand j'ai eu cinq ans. Elle est née rousse, et mes parents l'ont abandonnée sur le continent. Je m'en rappelle à peine. Juste...un jour, j'ai eu une sœur et je n'en avais plus le lendemain. On m'a dit qu'elle était mauvaise, qu'elle portait le mal, et que je devais oublier. Alors j'ai...oublié. » Tes ongles s'enfoncent dans tes paumes, pour contrôler la nervosité. « J'y ai jamais vraiment pensé, jusqu'à ces derniers temps, pour être honnête, et je pense...pensais qu'elle était sûrement morte, depuis tout ce temps. Je ne peux pas être sûr, j'ai pas...ce n'est pas comme si y'avait des preuves écrites ou quoi mais...il se pourrait que ce soit toi ? »

Les derniers mots, lâchés comme une bombe. Tu ne peux plus les reprendre, désormais.

Tu espères juste ne pas te ramasser un poing dans la gueule.
Astrid Helgusson
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le Lun 3 Fév 2020 - 11:32

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★ Helgusson


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Est-il vraiment triste de ne faire confiance à personne ? Astrid ne saurait le dire. Elle ne s’est jamais vraiment posée la question. En réalité, de son côté, elle trouve plutôt triste de faire confiance si derrière on vient à nous trahir. C’est tout de suite un problème plus conséquent. En ne se concentrant que sur soi-même, on ne peut pas se tromper, on ne peut pas faire d’erreur. Tout au long de son existence, elle n’a pas arrêté de faire en sorte de ne compter sur personne. Seule, elle a été élevée sans la présence de qui que ce soit. Et ce fut plus supportable. Tout lui parut plus facile, justement. Mais on ne peut pas vraiment dire que ce soit forcément évident. Au contraire, d’ailleurs. Mais pourquoi se tracasser pour aussi peu de choses hein ? Ca n’aurait pas vraiment de sens. Une mercenaire n’a pas besoin d’avoir d’état d’âme. Au contraire, ce serait le meilleur moyen de mettre à mal tout ce qu’elle aurait bien pu faire jusque là. Et quand on vole dans la poche des gens, on ne peut pas vraiment dire qu’on puisse s’attacher aux gens. On ne peut pas faire confiance autour de nous. Tout devient plus simple, dans un sens, du moins, mais on ne peut pas toujours faire les choses comme on le souhaite. Et pourtant, quand on est seul, on le peut, justement. On n’a pas besoin de tenir la main de quelqu’un pour que les choses se passent mal. Disons  plutôt qu’on veut y croire mais ça ne fonctionne jamais comme ça. Alors oui, on peut dire qu’elle ne fait confiance en personne. Et elle s’en porte très bien comme ça. Elle s’est construite seule. Avec l’aide de Tom pour la guider. Mais elle a créée son parcours en étant seule. Du coup, à ses yeux, ça n’a rien de triste. " Je dirais que ça dépend de chacun. Pour moi, ça n’a rien de triste. ". Mais bien sûr, tout dépend du point de vu qu’on peut avoir sur le sujet. Si elle peut comprendre que la confiance est importante pour certains, ce n’est juste pas son cas. Mais même elle, elle pourrait être amenée à changer d’avis, elle ne sait pas vraiment. Si elle a vécu une trentaine d’années sans personne, elle voit bien que son parcours a évolué déjà d’une bien étrange façon. Une esclave à son domicile, des personnes qu’elle rencontre et qu’elle apprécie sans même le voir venir. Les possibilités sont nombreuses quant à la suite de son existence. Elle verra bien. Depuis que Tom n’est plus là, elle ne peut pas prédire le futur parce qu’elle se construit seule, en fonction de ses propres choix. Et tout est bien plus facile comme ça.

En venant ici, en s’asseyant à sa table, Astrid n’a pas imaginé un seul instant qu’elle serait venue pour lui taper sur les nerfs d’une quelconque manière. Sauf que malheureusement, ça ne se passe jamais comme on le voudrait et on est contraint de faire avec, si on peut le dire ainsi. Parce qu’il vient de lâcher une bombe intersidérale contre laquelle elle ne peut absolument rien faire. Bloquée face à une situation qui vient de lui échapper en une seule seconde, elle ne sait pas quoi faire. Si longtemps, elle s’est inquiétée de savoir d’où elle venait, au fil des années, elle a fini par se concentrer sur qui elle était elle-même et elle a cessé d’espérer savoir un jour. Et voilà que l’information lui tombe sur le nez en une seconde sans qu’elle n’ait demandé quoi que ce soit. Elle ne sait pas quoi dire et se demande ce qu’elle est censée faire. Aller à la rencontre de ces gens ? Mais s’ils l’ont repoussé, c’est qu’ils ne voulaient pas d’elle, non ?

Il l’arrête dans ses songes en lui demandant d’attendre et elle bloque, se met à le fixer d’un seul coup. Comment aurait-elle pu imaginer que cet homme serait la réponse au plus grand mystère de son existence ? Impossible.

Ce qu’il dit ne lui plaît qu’à moitié et dans le fond, elle s’y attendait. Elle l’a plus ou moins compris à sa réaction de la dernière fois. Les rousses ne sont pas bien vus par chez eux. Et elle en est l’égérie tant ses cheveux le sont, et tant sa peau est pâle et couverte de taches de rousseur. Elle ne se cachera pas et ne disparaîtra pas pour qui elle est et juste pour son physique. Elle a su se créer un nom dans le désert alors ça veut dire qu’elle peut tout faire en dehors.  " Je vois. Comme si j’étais déformée. ". Alors qu’il ne s’agit que d’une couleur. Ridicule et stupide. Mais oui, elle se souvient du jour où ils se sont rencontrés la première fois. Ce fut loin d’être évident et il lui a même dit qu’elle était un démon. Autant dire que ça n’inspirait pas franchement la confiance et elle comprend désormais que c’est toute sa tribu qui voit les gens comme elle de cette manière. Ce qui est encore pire. Elle s’imagine, bébé, une petite mèche rousse sur la tête et déjà, on la jugeait de cette manière.

Lorsqu’il reprend la parole, c’est comme si le temps se figeait. Voilà qu’il lui dit que ses parents ont abandonné une fille. Voilà qu’il se met à dire qu’elle est peut-être sa soeur et autant le dire, elle ne s’y attendait absolument pas. C’est un peu amusant, malgré tout ce qu’elle pourrait dire mais en même temps, ce n’est absolument pas le moment d’en rire. Il n’y a rien de drôle finalement. D’un coup, elle est propulsée dans une famille. Et cet homme devant elle, avec qui elle ne semble partager aucun trait physique, voilà qu’il se met à lui dire qu’il est son frère ? Et comment le croire ? Comment imaginer un seul instant que c’est possible hein ? Pourtant, elle se met à rire, malgré tout, malgré la situation. Comme si ses nerfs étaient en train de lâcher. C’est difficile à croire, tout ça, alors elle se permet de croire que c’est une blague. Tout en étant persuadée que ce n’est pas le cas, malgré tout. Et cela l’agace bordel parce que mine de rien… Il y a cet espoir, cette envie d’appartenir à une tribu, ce besoin de savoir d’où elle vient. " Je ne vois pas vraiment comment on pourrait trouver le fin mot de cette histoire. ". Il n’y a pas les technologies de l’époque. Il n’y a pas la possibilité de déterminer s’ils ont le même sang dans leurs veines. Il n’y aura que les mots finalement. Mais peut-être est-ce vrai, malgré tout ce qu’ils pourraient en dire ou en penser. Ce n’est pas simple mais pourquoi pas hein ? " Comment savoir ? ". S’il est seulement possible de savoir. Elle n’en a aucune idée. Mais elle songe au médaillon et finalement par le lui montrer. " Je porte ce médaillon depuis ma naissance. Sur celui-ci qu’est gravé mon nom. Peut-être que ça te parle ? ". Elle le retire et le lui tend. Dans ses mains, il tient toute son existence.



Dernière édition par Astrid Helgusson le Mar 28 Avr 2020 - 17:45, édité 1 fois
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Einar Helgusson
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le Lun 17 Fév 2020 - 2:46
T'as jamais été aussi conscient de la différence flagrante entre la mentalité rahjak et la mentalité iskaar. Si vous êtes deux tribus plutôt isolées, chacune aux extrêmes du thermomètre, y'a toujours eu un esprit de solidarité et de communauté, chez les Iskaars. On sait qu'on peut compter les uns sur les autres (tant qu'on sort pas trop du rang, tant qu'on fait pas trop tache), mais chez les Rahjaks, c'est vraiment du chacun pour soi. Cette démone rousse, elle est peut-être Iskaar de sang, mais elle a rejeté sa tribu d'origine tant autant que sa tribu d'origine l'a rejetée. Individualiste et méfiante, tu sens bien que la confiance ne lui vient pas naturellement, qu'elle ne l'accorde probablement qu'à de très rares élus. Tu vas galérer à établir un rapport vaguement cordial, Einar, tu le sens. Le fait que ce soit en partie ta faute n'aide pas.

Tu te pinces les lèvres, attends de voir sa réaction face à la révélation. Une part de toi n'a pas envie de remuer tout ça, se dit que c'est peut-être mieux de continuer ainsi, sans savoir. À quoi ça sert de remuer le couteau dans la plaie ? Oui, c'est vrai, avec la naissance de Hannah, des souvenirs et des regrets ont émergé dans ta famille. La volonté de ne pas faire deux fois la même erreur. Mais ça, ça te concerne toi, et les Helgusson restés Iskaars. Est-ce que t'as vraiment le droit de bouleverser sa vie à elle ? Est-ce qu'elle en aura quelque chose à faire ? Trente ans, ou presque, ça paraît énorme. Ce n'est plus une enfant, loin de là, son identité s'est construite loin de vous, sans avoir besoin de vous. Est-ce que savoir d'où elle vient peut l'aider ou au contraire, est-ce que ça va faire ressortir trop de mauvais souvenirs ? Tu ne sais pas quelle est la bonne démarche à suivre, Einar, c'est vrai, mais t'as toujours été plutôt du genre honnête. Même si tu te gourres sur toute la ligne – c'est pas impossible – tu préfères faire part de tes soupçons, de ta vérité à toi. Peut-être qu'elle n'est pas ta sœur, peut-être que c'est réellement juste une coïncidence. Peut-être que ta décision aura des effets désastreux, si jamais tu lui donnes de l'espoir et qu'au final, tout ça n'est qu'un fruit du hasard. Mais tu tentes, au moins. C'est peut-être égoïste de ta part, mais t'as pas envie de rester avec le poids de ce demi-mensonge entre vous.

Tu démarres lentement, progressivement. T'essaies d'expliquer le souci à la racine, les préjugés des Iskaars. Tu ne peux pas dire que vous avez raison ou tort, mais tu expliques, pour qu'elle comprenne, qu'elle sache que ce n'était pas contre elle personnellement, juste...elle est née avec la mauvaise marque. La marque du feu, sur une terre de glace.

Tu grimaces, mais tu hoches la tête silencieusement, quand elle fait remarquer que c'était comme si elle était déformée. Et oui, c'est vrai. Pour vous, Iskaars, un enfant roux revient au même qu'un enfant déformé par les radiations. Viable, pourtant, contrairement aux déformés, en général, mais porteur de malheur pour une vie entière. Et est-ce que ça ne revient pas au même ?

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, non. Ce serait trop simple sinon, pas vrai ? Alors tu te forces, tu dévoiles la vérité au fur et à mesure, alors même que tu sens les mots te résister, ta voix hésiter. Tu tournes, bifurques, tu reviens presque en arrière, mais là, finalement, les mots sont enfin lâchés. Libérés. Et tu fixes avec appréhension la jeune femme – tu te rends compte que tu ne sais pas son prénom, et n'est-ce pas horrible de songer à ça ? est-ce qu'elle a gardé le nom que les parents lui ont donné, un des deux que tu murmurais, dans l'attente d'un frère ou d'une sœur ? –, incertain de comment elle va réagir. Tu t'attends à une réaction violente. À une protestation véhémente. À un coup, peut-être.

Le rire était une possibilité. Juste pas la première que tu avais envisagé.

Tu sens que le rire est nerveux, davantage une réaction automatique d'incrédulité – peut-être un moyen d'évacuer le choc de la nouvelle ? – que quelque chose de mesquin, moqueur. C'est déjà ça de gagné, tu penses, mais tu passes une main dans tes mèches trop courtes, piquantes et marmonnes tout de même, pour tenter d'alléger l'atmosphère : « Ouais, je sais. Les dieux se foutent bien de nous. »

Mais le rire finit par se taire et la rousse soulève un point important : vous ne savez pas comment prouver tout ça. Même si tes parents la voyaient aujourd'hui, ils ne la reconnaîtraient probablement pas. Entre un bébé et une jeune femme de presque trente ans, il y a un monde de différence. Tu te reconnaîtrais à peine, déjà, si tu devais te voir à cinq ans.

« Je ne sais pas. » Tu hausses les épaules, un peu sur la défensive. « C'est juste...des suppositions, des souvenirs, des coïncidences. J'imagine que tu ne sais pas quand exactement tu es née ou du moins, quand tu as été recueillie ? » Parce qu'elle a dû être recueillie, n'est-ce pas ? Sinon, elle ne serait pas là aujourd'hui, face à toi. Quelqu'un a dû prendre soin d'elle, au moins au début. L'élever, la protéger, la voir grandir. Être le parent que les tiens n'étaient pas.

Mais la rousse sort une carte à laquelle tu ne t'attendais pas et tu saisis délicatement le médaillon entre tes doigts. Le poids est familier, le matériau aussi. Une tradition familiale, un bijou donné à chaque enfant. Tu en as donné un, toi-même, à Hannah, il y a de ça deux ans. Tes doigts tracent les lettres familières, et un mince sourire naît sur tes lèvres, alors qu'une boule se forme dans ta gorge. Là. Elle est là, la preuve. Peut-être que tes parents n'avaient pas le coeur de la rejeter complètement. Pas sans une micro-attache à ce qu'elle était. C'est maigre, si maigre. Mais toi, tu n'allais même pas donner ça à Hannah. Mais tu avais songé à la tuer, toi, pas à l'abandonner. Est-ce que ça fait de toi quelqu'un d'encore plus cruel ? (Oui, certainement.)

« Ouais. » finis-tu par répondre, la voix un peu étranglée. « J'en ai un similaire à la maison, mes filles aussi. Je ne le porte pas parce que c'est plus un genre de cadeau de naissance mais...ouais, ça me parle. » Tu retournes le médaillon, vois le prénom à moitié oublié. Les souvenirs remontent, petit à petit. Toi, enfant, à demander quand le bébé allait naître. À discuter des prénoms potentiels avec ta mère. Ton regard remonte vers les yeux de la rousse. « Tu as gardé ton prénom ? Astrid ? »

Une tentative de tisser un lien, ténu. Reconstruire un pont brisé il y a longtemps.
Astrid Helgusson
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le Ven 27 Mar 2020 - 16:58


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sorry seems like we're a family of assholes; astrid & einar


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]T’es là, à regarder cet homme, à tout remettre en question. Tu sais que t’es pas du désert, tu l’as toujours su puisque malgré ton entière existence dans la cité, tu vois bien que ta peau n’a jamais été en mesure de supporter la chaleur. T’as toujours eu du mal à croire que ça venait de toi, que tes parents t’avaient peut-être abandonnée pour ça. Comme si t’allais y croire un seul instant. Mais le soucis, c’est que t’y as souvent pensé, à tes origines, mais il n’y avait rien à faire, tu pouvais pas savoir. Il n’y a pas de solution miracle, d’histoire cachée dans un coin qui pourrait t’être révélé dans un coin. En réalité, dans la cité, personne ne sait d’où tu viens, personne ne s’y est intéressé. Et en fait, si ça avait tenu aux autres, tu ne serais même plus là. Tu n’intéressait personne, hein Astrid ? Tout a changé désormais parce qu’on a fini par te donner un peu d’importance, forcément, t’en vaux la peine, t’as une bonne côte auprès des gens. La mercenaire a su se montrer digne. T’as fait beaucoup de chemin par contre, parce que c’était vraiment pas gagné. Tu n’as jamais voulu te prendre la tête, tu voulais juste rester en vie. Et certains mois, c’était pas facile. Rien que le premier mois de ta vie hein ? Après tout, parce qu’on ne voulait pas que tu restes, on ne voulait pas que tu tiennes ici, c’était compliqué mais ils imaginaient vraiment que tu n’étais pas capable de survivre, comme si ça pouvait être si simple que ça. Ca n’a jamais été si simple, justement. Ce fut une histoire un peu complexe, une explication difficile à analyser et une histoire qu’il n’aurait pas été possible d’expliquer à quelqu’un dehors. Un songe rapide se tourne vers Wyatt, l’homme qui t’intéresse là, quelque part, celui que tu fuis parce que t’es persuadée que tu ne le rendras pas heureux. Tu ne saurais pas le dire, tu ne parviens pas à comprendre toute cette histoire et il est hors de question que tu te consacres à tout ça davantage. Ca ne servirait à rien. Vraiment à rien.

Mais t’avais oublié, en fait. Complètement zappé cette époque de ta vie parce que t’avais fini par te convaincre que tu ne saurais jamais d’où tu viens. C’est sans doute stupide, maladroit ou ridicule, tu ne saurais pas le dire. D’ailleurs, t’as même pas envie de vraiment y songer parce que ça ne servirait à rien hein ? Mais là, désormais, on t’offre une famille, si c’est bien de ça qu’il s’agit, bien sûr, et t’en es même pas certaine. Tu ne sais pas vraiment quoi faire de ce qu’il te dit, t’es pas certaine de pouvoir en faire quelque chose, de toute manière.

Déformée hein, pour une simple couleur de cheveux. Tu n’y comprends pas grand chose mais pour tout dire, t’as pas vraiment envie d’y penser davantage. Tout ça, ici, c’est une affaire un peu plus difficile encore que tout ce qui a fait sa vie maintenant. Tu n’es pas déformée, tu n’es pas différente et tu n’as jamais été comme ça. Tu ne prétends pas que c’est facile mais tu le regardes, tu soupires et tu ne sais pas quoi en dire. Tu te demandes comment aurait été ta vie, si tu avais partagé la sienne, si tu étais restée avec eux. Si finalement, tu étais née brune ou blonde. Il a fallu que d’une certaine manière, tu tapes entre les deux, et ce ne fut pas vraiment facile. Bien sûr que dans le désert aussi, ce n’est pas très bien vu, tu n’iras jamais en dire le contraire mais à côté de ça, qu’est-ce que tu pourrais en dire de plus, hein ? Rien, sans doute. Parce que mine de rien, si aujourd’hui, tu sembles avoir un frère ou quelque chose qui s’en rapproche, tu ne sais absolument pas comment vivre avec une telle évidence.

Quand est-ce que tu es née, Astrid ? C’était il y a presque trente années, ça tu peux en être sûre. Tom avait fixé une date, t’es même pas sûre que c’était exactement la bonne mais au moins, c’était la bonne année. Trente ans d’ici quelques mois. Mais tu ne pourras pas dire quel jour précisément. Tu n’as jamais vraiment aimé fêter ton anniversaire d’ailleurs, ça ne t’a jamais intéressée parce que c’était une date étrange. Un jour où on t’as mise au monde et que dans la seconde, on s’est mis à le regretter, finalement. Pour une minuscule touffe de cheveux sur le dessus de ta tête, pour une simple couleur. Dans le fond, c’était peut-être bien qu’ils ne veuillent pas de toi, que serais-tu devenue, si tu ne t’étais pas construite auprès de Tom ? Tu n’es pas certaine de vouloir le savoir, tu veux pas savoir comment se seraient passées les choses dans une autre existence. Celle-ci te convient, malgré ses maigres défauts auxquels tu as su t’habituer avec le temps. ” J’ai été recueillie il y a presque 30 années. Je ne sais plus quel jour c’était, l’homme qui m’a trouvée en a choisi un.” Elle n’a jamais vraiment cherché à changer la donne, ça ne servait à rien finalement.

Le collier, c’est tout ce qu’il te reste, c’est la dernière étape, la dernière ligne de toute cette histoire. Tu ne sais pas ce que ça va vous apporter ni ça va permettre d’obtenir une réponse à toute cette histoire. Tu ne sais toujours pas où ça va vous mener mais c’est là, et désormais, c’est entre ses mains. Cet homme, ton frère ? Tu ne sais pas si tu seras un jour en mesure de le nommer ainsi. Un cadeau de naissance hein ? Tu grimaces, t’as encore envie de rire. Un cadeau pour un indésirable, ça n’a pas le moindre sens hein ? ” Un cadeau pour quelqu’un qu’on ne voit pas comme un cadeau n’est-ce pas ?” . Tu détournes le regard, t’apprécie pas la situation. T’étais venue boire un coup tranquille et te voilà avec toute une famille. Franchement, tu sais même pas comment tu dois le vivre. ” Oui, je m’appelle Astrid”. Un nouveau bout de vie qui se dessine, et il ne reste plus qu’à voir où ça va te mener.

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Einar Helgusson
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le Sam 23 Mai 2020 - 1:11
Tu l'observes, Einar, pendant que tu la vois digérer ces informations. Tu ne sais pas vraiment quoi dire de plus, si parler plus risque d'un peu plus la brusquer, un peu plus briser le fragile équilibre qui semble être né entre vous. Enfin, équilibre, c'est probablement très optimiste de ta part. Elle n'est pas encore partie, ne t'a pas insulté ou frappé – ou volé – et à part un rire incrédule, t'as pas vraiment eu de réaction négative de sa part. Vous êtes sur un terrain inconnu, glissant, pour elle comme pour toi. Peut-être que vous arriverez à vous retrouver dans ce bordel, peut-être pas. En tout cas, tu ne pourras pas dire que tu n'as pas au moins essayé. Et si ça n'aboutit à rien...et bien, au moins, un des mystères de ta vie sera peut-être résolu. Trente ans, une vie, c'est beaucoup. Tu te doutes bien qu'effacer les erreurs de tes parents n'est pas possible, que demander à Astrid de pardonner est impensable. Elle s'est forgée, sans vous, et en soi, elle n'a pas besoin de vous pour vivre. Elle est sa propre personne et oui, même si tu as un peu de mal avec tout ça...et bien, qu'y as-tu à en redire ? Tu n'étais pas là. Elle est vivante, et ça, déjà, ce n'était pas du tout gagné. Tu ignores exactement les conditions dans lesquelles ta potentielle sœur a été abandonnée mais pour qu'elle échoue chez les Rahjaks...et survive à cette tribu en tant que mercenaire, apparemment ? Il faut beaucoup de force, mentale comme physique. Et non, clairement, ce n'est pas le chemin de vie avec lequel t'es le plus d'accord. Mais qui es-tu pour juger ? Elle est forte, la rousse, de ça, t'as aucun doute. Et peut-être, non, certainement, qu'elle n'a pas besoin de vous. Mais parfois, la vie n'est pas une question de besoin, mais d'envie. Elle n'a pas besoin d'une famille, non, tu crois pas, elle a l'air d'avoir réussi à traverser toutes ces années sans. Mais peut-être, juste peut-être, qu'elle en a un peu envie ?

Mettre un visage sur un destin inconnu te soulage, un peu, te remplit aussi de regret, de honte, d'incertitude, d'incrédulité, de malaise. (Une petite part de toi, à la voix très forte et au ton râleur fait remarquer « mais pourquoi la démone rousse, vraiment, entre toutes les personnes possibles, pourquoi elle » mais tu essaies de la faire taire.) Alors tu n'imagines pas ce que ça peut être pour elle.

Les dates collent, pour qu'elle soit ta sœur. Enfin, elle ne connaît pas la date exacte, mais l'âge correspond, même si tu t'y attendais. Mais c'est davantage le reste qui t'occupe l'esprit, résonne dans ta tête, laisse un obstacle dans ta gorge.

« Tu as été...hm, je veux dire...on s'est bien occupé de toi ? T'as quand même eu une enfance correcte ? » Tu grimaces à tes choix de mots. T'espères qu'elle se vexera pas trop.

T'es si maladroit, Einar. Tu sais pas comment t'y prendre correctement, tu dis les choses comme elles te viennent, tu réfléchis pas plus. T'aurais dû réfléchir plus, pas vrai ? Parce que ouais, ça doit être étrange, hein, que tu te soucies de ça tout d'un coup ? Enfin, pas exactement d'un coup, mais ces pensées, tu les as eu par intermittence surtout quand tu étais tout jeune et depuis la naissance d'Hannah, c'était pas un tracas quotidien. Alors ouais, c'est maladroit, et t'as probablement aucun droit de le savoir. En soi, ça changera quoi à ta vie, si elle a été bien traitée ou pas ? C'est le passé, vous ne pouvez pas le refaire ou le réparer. Tes bonnes intentions, Einar, elles arrivent probablement beaucoup trop tard, et tu le sais. Mais tu ne sais pas vraiment comment faire autrement. Tu ne peux pas remonter le temps.

Le malaise se poursuit quand vous parlez du médaillon, quand Astrid dit, très justement, qu'il s'agit d'un cadeau pour quelqu'un qu'on ne voit pas comme un cadeau. « C'est juste...une tradition. Peut-être que les parents ont pensé à te garder au début, je ne sais pas. » Tu marmonnes, un peu gêné, un peu sur la défensive. Tu hoches la tête quand elle acquiesce qu'elle s'appelle Astrid. Ainsi donc, elle a gardé son prénom. Peut-être par facilité, plus probablement, mais ça reste...un minimum d'accroche. C'est con, hein, Einar, que tu t'accroches à des petites choses comme ça ?

Tu serres ton verre entre tes doigts, pour t'occuper les mains, t'occuper l'esprit, un peu.

« Je me doute que ça n'a pas beaucoup de sens. Je m'attendais pas vraiment à me retrouver avec une sœur vivante. » Ton sourire est auto-dépréciateur. « Je...en soi, je ne sais même pas si...si tu cherches ou veux quoi que ce soit. J'veux dire, clairement, t'as fait ta vie seule, tu t'es très bien débrouillée. » Tu relèves brièvement les yeux à cet instant et ton sourire se fait un peu plus sincère, plus chaleureux, presque. Non, t'es pas d'accord avec tout, mais tu peux pas nier qu'elle a l'air...plutôt badasss, la soeurette. « J'peux pas demander pardon à la place des parents. Et de toute façon, on ne peut pas vraiment retourner en arrière hein ? Mais j'voulais... » Tu t'embrouilles, Einar, tu le sens, tu le sais, mais tu ne sais vraiment pas comment former un discours cohérent, là. T'es déjà pas le mec le plus éloquent en temps normal, faut pas te demander dans ce genre de situation. Tu pousses un soupir. « Ma fille cadette est rousse. » lâches-tu finalement, car tout tient à ce petit bout d'information, qui a eu l'effet d'une bombe sur ta vie. « Ça a réveillé beaucoup de choses dans la famille, des bonnes comme des mauvaises. Ce n'est pas facile tous les jours, sur l'île. Alors...peut-être que t'as eu de la chance, d'un côté ? Je ne sais pas. Enfin, c'est probablement pas le bon mot, j'suis désolé, j'veux pas te vexer. J'me rends compte que sur certains points, notre société est franchement malfoutue. »

Tu blablates, à nouveau. Vaut mieux que tu t'arrêtes avant de raconter une connerie de trop.
Astrid Helgusson
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le Mar 2 Juin 2020 - 12:50


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Une famille, on peut le dire, c’est loin d’être le genre de chose à laquelle on s’attend. C’est une affaire compliquée, une histoire qu’elle ne parvient pas forcément à analyser en fonction du contexte que ça peut prendre à certains instants. Astrid, quand elle était enfant, elle l’imaginait, parfois elle mentait quand elle sortait. Mais bien sûr que tout le monde connaissait Tom, tout le monde savait qu’elle racontait n’importe quoi. Mais ça ne l’empêchait pas de le faire. Elle disait qu’ils étaient partis loin, qu’ils étaient en mission et qu’elle était là pour un petit laps de temps, elle disait n’importe quoi et elle faisait des courbettes. Mais bien sûr que c’était mal vu, et mal compris. Bien sûr que les gens n’y croyaient pas mais bon, elle avait envie d’y croire, elle, elle avait envie d’imaginer que c’était une option, ce n’était pas le cas. Quoi qu’elle en dise, ça faisait mal au bide, la douleur était forte, la grimace était grande et la moquerie puissante. Mais ça a fini par s’arrêter, bien sûr. Aujourd’hui, elle a fini par se dire qu’elle n’est jamais venue de nulle part, elle a fini par se dire que son existence n’était pas vraiment importante. Et ça pouvait paraître drôle pour certains, mais elle n’a jamais accepté l’idée qu’on ait pu la repousser. Le jour où sa route a croisé celle d’Einar, elle a compris que son physique pouvait avoir posé problème à ses parents. Ils ont peut-être réagi comme eux, lorsqu’une touffe de cheveux est apparue sur le haut de sa tête. Peut-être qu’ils se sont dit que c’était dégueulasse, qu’ils ne pouvaient pas avoir un enfant comme ça. Le diable, l’enfer. Une malédiction peut-être même ? Pensaient-ils qu’ils étaient maudits ? Dans le fond, elle n’aura probablement jamais le fin mot de l’histoire, mais elle possède désormais l’apparence de la première ligne, ce qui ne facilite en rien le reste.

Elle rit, un peu, lorsqu’il demande si on s’est bien occupée d’elle. ” Bah j’ai été abandonnée à la naissance dans la seule tribu qui déteste les étrangers, c’était génial”. La cité du désert n’a pas voulu d’elle, et elle a failli perdre la vie. Elle aurait dû mourir mais ils ne lui ont rien fait, ils l’ont laissé tranquille. Parce que Tom était populaire et respectable, qu’aux yeux des autres c’était un peu une “légende”, ils ont accepté qu’il l’adopte, quand il en a fait la demande. Non qu’il ait toujours rêvé d’avoir une fille, disons plutôt qu’il a vu un aspect utile à la situation et qu’il ne l’a jamais regretté. Prendre un bébé chez soit, c’est la possibilité de le façonner à l’image qu’il nous faudra, à l’image qu’on a toujours voulu qu’il ait. Et bien sûr que ça n’a rien de facile ou même d’évident. Comment en douter une seule seconde ? Mais pour le coup, la situation est bien plus complexe qu’on ne pourrait bien l’admettre. Elle n’a pu mangé que lorsqu’elle volait ou faisait quelque chose de bien. Elle le respectait beaucoup, plus que n’importe qui et encore aujourd’hui, elle pense à lui en bien, de manière générale. Mais elle sait que ses libertés étaient maladroites, malgré tout ce qu’elle aurait pu en dire et ça n’a jamais rien facilité dans son existence. Tout était dû à quelqu’un, elle devait rendre des comptes et volait pour manger, survivre. Il n’avait pas de geste affectif pour elle et elle n’a alors que bien trop peu appris ce que c’était, justement. Elle a du mal avec les relations humaines parce que depuis sa naissance, ce n’est pas le bon aspect de son existence qui se dessine sous ses traits. Mais soit, les choses sont comme elles sont et il n’est pas vraiment nécessaire de chercher plus loin vu que les choses sont ainsi. Aujourd’hui pourtant, tout semble changer, prendre une tournure étrange, imploser. Mais c’est ainsi et il n’est donc pas nécessaire de chercher plus loin. Pas vraiment du moins. ” Tu me demandes si j’ai eu une enfance heureuse ? J’ai lutté toute ma vie pour m’imposer.”. Mais son intention n’est pas de pleurer, de crier au scandale ou de se plaindre. Elle ne veut pas de sa pitié, elle ne veut pas qu’il lui dise quoi que ce soit, vu que ça ne servirait à rien. Mais les choses sont comme elles sont et il n’est alors guère nécessaire de chercher plus loin. Disons juste qu’elle trouve vraiment ça pitoyable, minable et il en passe. Tout ceci est ridicule et si son intention est de vérifier que tout s’est bien passé pour elle, c’est pire que tout encore. Tout ceci ne rime à rien. Ce sont sûrement des questions maladroites mais pourquoi devrait-elle faire un effort hein ? Pourquoi est-ce que ce serait à elle de faire ce qu’il faut pour arrondir les angles ? Hors de question.

Une nouvelle fois, elle rigole à ce qu’il se met à lui dire. Donc, ils auraient pensé à la garder ? En effet, il ne sait rien, sans doute serait-il préférable pour lui de juste se taire puisque tout ceci ne rime à rien. Elle a été abandonnée alors qu’elle n’avait que quelques jours ou quelques semaines. Ils n’ont pas dû réfléchir bien longtemps avant de se dire qu’ils ne pouvaient pas la garder. Mais à quoi bon rebondir sur ça alors que visiblement, il n’a pas la réponse à cette partie-là. En fin de compte, sans doute ne saura-t-elle jamais si un jour, ils ont envisagé de la garder ou si, dès que la femme est tombée enceinte, l’idée de l’abandonner n’était pas déjà bien implantée. Dur d’abandonner un bébé dans le désert lorsqu’on vient d’une autre île non ?

Il ne s’attendait pas à se retrouver avec une soeur vivante hein. Bah Astro, elle ne risque pas de s’en excuser. Ce n’est tout de même pas de sa faute, à moins qu’il ne lui reproche d’être en vie. Oui, elle a été abandonnée dans le désert dans le but de mourir, certainement. Et ça n’a pas grand chose de surprenant. Du coup, qu’on revienne vraiment sur le moment où il disait que les parents voulaient peut-être la garder, oui, ce sera parfait. Elle s’est débrouillée parce qu’elle n’avait pas le choix, elle voulait vivre et pour ça, il fallait qu’elle montre qu’elle en avait envie. ” Il fallait que je me débrouille pour survivre”. Nuance. Et il voulait quoi dans ce cas ?

Une fille cadette rousse ? Est-ce qu’elle est toujours en vie ? Au moins, puisqu’il en parle au présent, elle suppose qu’il a pris la décision de le garder. Il lui en fait part pour qu’elle voit qu’il est différent ? Pour avoir quoi, une médaille ? Quel est l’intérêt ? Elle grimace, quand il lui dit que peut-être elle a eu de la chance, ça veut dire que la gamine vit une mauvaise vie juste à cause de sa couleur de cheveux ? Avec sa carrure, ne peut-il pas la défendre ? Montrer qu’il ne faut pas l’approcher ? ” J’ai été abandonnée dans le désert, chez les Rahjaks, ne viens pas me dire que ta tribu est difficile”. Elle aimerait faire des efforts, poser quelques questions, lui parler d’une quelconque manière mais elle n’y arrive pas, en réalité, parce que bordel, tout ceci est tellement incroyable et improbable que ça lui fait mal. Elle a trente ans, et ça a pris tout ce temps pour que par hasard, elle tombe sur un membre de sa famille. Quelqu’un qui aurait aimé continuer sa petite vie sans que ça n’arrive, sûrement.


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Einar Helgusson
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le Dim 16 Aoû 2020 - 21:34
Tout ceci est un désastre et t'as aucune foutue idée de comment faire pour réparer ce fiasco. Ou même si c'est possible.

T'as l'impression que tu t'enfonces dans une tempête, Einar, que t'as le vent et la pluie qui te trimballent partout, qu'il y a des rochers prêts à briser ton bateau de tous les côtés. Tu sais naviguer en mer, Einar, mais les conversations, c'est autre chose. T'es pas assez diplomate, tu sais pas trouver les mots qu'il faut, tu sais jamais dire exactement les choses que les gens veulent. T'as jamais été doué à ces jeux-là, et tu le sens atrocement avec Astrid. T'as l'impression qu'à chaque mot qui tombe de ta bouche, elle est un peu plus sur la défensive, un peu plus hostile, comme un chat sauvage qui feule, prêt à griffer.

Tes bonnes intentions riment à rien, arrivent trop tard. Tu peux pas effacer trente ans de malheur, trente ans de vie brisée à cause de superstitions de ta tribu. Tu peux même pas savoir si Astrid aurait mieux vécu chez vous, en vrai. Elle n'aurait jamais pu avoir une place importante, chez les Iskaars. Et ouais, sûrement, elle est tombée dans une des pires tribus possibles, avec les Rahjaks. Mais n'en est-elle pas ressortie plus forte ? Certainement pas parce que c'était une partie de plaisir ou un hobby, sûr, mais...elle a survécu. Elle a lutté. Qu'est-ce qu'elle serait devenue aujourd'hui, ailleurs que dans le désert ? Tu sais pas. Vous ne saurez jamais. Parce que personne n'a encore inventé de machine à remonter le temps, et vous devez vivre avec les choix et les erreurs commis il y a longtemps.

Tu baisses la tête, déglutis difficilement. Au bout d'un temps, tu pousses un soupir. « Je suis désolé. J'comprends que c'était pas...agréable de remuer tout ça. Que t'en avais pas besoin. Désolé, j'ai juste...réagi en entendant le nom, j'ai pas vraiment pensé... » La fin de la phrase meurt dans ta gorge. Ça ne sert pas vraiment à grand-chose que tu continues, n'est-ce pas ? T'as pas pensé. T'as pas pensé à l'impact que ça pourrait avoir sur elle, ou du moins, pas assez. T'as pensé à cette sœur dont t'as toujours été conscient, comme un concept nébuleux au fond de ta mémoire. Mais c'est ça le souci, n'est-ce pas ? T'as toujours été conscient qu'Astrid avait existé au moins à un instant T, quelque part. Qu'elle était peut-être encore vivante, quelque part. Tu t'es demandé où elle pourrait être, parfois, ce qu'elle pourrait faire, comment elle serait. Mais t'as jamais réellement pensé à l'impact de la réalisation. Peut-être que t'étais trop con, à penser que ça se passerait bien. Que, parce que toi, tu pensais que retrouver un bout de famille, c'était cool, ce serait forcément le cas pour elle aussi. Ouais, t'as été naïf, Einar. C'est pas la première fois. Ce sera probablement pas la dernière.

Tu pourrais rétorquer que, ouais, vivre parmi les Rahjaks est probablement le pire destin qui soit mais qu'être roux chez les Iskaars n'est pas une partie de plaisir non plus. Mais te plaindre alors que t'es face à une sœur qui en a chié toute sa vie sans avoir une véritable idée sur son identité ? T'es con, Einar, mais sur ce point, tu sais qu'il vaut mieux te taire. Tu peux qu'aggraver ton cas, de toute façon, là. Au moins, songes-tu avec un mode de pensée un peu sinistre, t'as gagné une meilleure conscience de la situation des roux, de ce que Hannah pourrait subir, si tu ne fais pas assez attention. (Si, pour un instant, tu faiblis et tu écoutes cette voix horrible, aujourd'hui si faible mais pas totalement disparue, qui te dit que ce serait plus simple si elle n'était juste...plus là.) Tu ne pourras pas rentrer chez toi sans voir Astrid à la place d'Hannah, tu le sais. Imaginer ta cadette dans le désert, à être obligée de devenir mercenaire pour s'en tirer. Tu sais que ça risque de te hanter, pour un moment. Et tant mieux, pas vrai ? Si ça peut t'empêcher de commettre les erreurs de vos parents. C'est peut-être mieux. Même si cette...relation (peut-on vraiment parler de relation quand tout ce que vous partagez est un lien de sang ?) est complètement irréparable, elle aura eu le mérite de te faire réfléchir. De pouvoir mettre un visage sur cette sœur perdue, de pouvoir ajouter quelques lignes à cette histoire, ce mystère. C'était pas aussi rose que tu l'espérais, ouais, mais à quoi tu pouvais t'attendre, hein, Einar ? La vie, c'est pas une saga heureuse où tout finit bien. Tu le sais mieux que personne.

Une nouvelle inspiration. Un sourire un peu vacillant, pas heureux, non, juste...un peu désolé, un peu amer.

« Désolé d'avoir remué tout ça, de t'avoir dérangée et gâché ta soirée. » Tu avales ce qu'il reste de ta chope, avant de prendre ta décision. Peut-être que le temps s'est enfin calmé dehors. Peut-être que tu peux reprendre la mer. Un instant, tu songes à offrir de payer ses prochaines pintes mais t'as aucune idée de comment ça sera reçu. Elle t'enverra peut-être les chopes à la gueule. Ou les laissera sur le comptoir, pour t'ignorer un peu plus. Tu sais pas. Tu la connais pas assez pour deviner ce qu'elle pourrait faire. Alors, tu t'abstiens. Tu sais même pas la raison de cette idée. Une excuse un peu pourrie ? Probablement. T'es pas doué. Tu sais pas comment faire pour diffuser le malaise.

Tu te relèves, et le banc crisse légèrement sur le sol.

« Je... » Tu te mords la lèvre. T'as pas envie que ce soit la seule et unique fois que vous vous voyez, et que ça finisse si mal. Mais tu penses pas que tu puisses sauver quoi que ce soit, là. C'est trop frais, trop douloureux. La situation risque juste d'empirer. « J'passe régulièrement dans le coin, chez les Pikunis ou les Athnas. Si jamais...tu veux parler ou quoi que ce soit. » Tu parles pas de l'île iskaar. T'imagines qu'elle voudra jamais foutre un pied dessus. Elle doit tous vous prendre pour des salauds. Elle aurait pas totalement tort, en soi. « Ou tu peux juste faire comme si tu m'avais jamais croisé. » Un dernier soupir. « J'suis désolé, pour ce que ma famille a pu faire. D'avoir réveillé tout ça. J'vais juste...rentrer. » Un instant d'hésitation, avant que tu effectues ce qui est probablement un dernier salut. « Prends soin de toi, Astrid. »


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Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Yana, Elias & Richard MESSAGES : 1666 CELEBRITE : Karen Gillan COPYRIGHT : ava by ELOW ;; signa by beylin METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU/CAMP : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 31
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le Lun 14 Sep 2020 - 16:28


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Petite fleur au coeur fanée qui s’imaginait que la solitude continuerait d’être le seul trait de son existence. Astrid, elle n’a jamais cru en l’amitié, en la famille et autre chose de ce genre. Elle ne s’est jamais souciée du regard des autres, elle n’a jamais voulu plaire et pourtant. Dans le fond, elle le faisait malgré tout, sans qu’elle ne soit en mesure de le nier ou de prétendre que c’était plus simple ou bien plus compliqué. Elle ne saurait le dire et en même temps, elle n’a pas non plus envie de réfléchir ou de chercher plu loin que ça. Astro, elle ne joue pas de rôle, elle ne cherche pas à apparaître comme quelqu’un d’autre parce qu’il n’a jamais été question de ça. Mais en parallèle à cela, la rousse, elle sait qu’elle ne plaît pas à tout le monde, elle sait qu’ils sont nombreux, ceux qui ne l’apprécient pas. Mais elle sait qu’il y en a qui l’aime bien. Elle sait que peu importe ce qu’elle dira ou fera, on continuera de la respecter dans une certaine limite. Et c’est une chose qu’elle comprendre avec une facilité déconcertante. Comment imaginer que des gens vont rester derrière vous et ce, quoi qu’il se passe au cours de sa vie. Et ça lui convient.

Pourtant, tout son petit monde change, se transforme. Elle est seule parce qu’on n’a pas voulu d’elle. Elle le savait déjà, ou en tout cas, elle le devinait. Maintenant, elle en est certaine et autant le dire, elle n’aime pas ça. Tout est parti de sa couleur de cheveux et pourtant, ce sont ses parents qui l’ont fait comme ça. Peut être qu’ils n’ont pas eu le choix, mais qu’est-ce que ça change vraiment ? Rien sans doute. Si aujourd’hui, elle découvre qu’elle a un frère, ça ne veut pas dire que demain, elle va quitter tout ce qu’elle connaît, que sa vie va totalement changer ou autre petite chose à ce sujet. Rien ne va changer, en fin de compte. Elle va continuer sa petite vie et peut-être qu’au lieu de lui courir après, elle se mettra plutôt à prendre la fuite, peut-être qu’elle voudra l’éviter avant même de prendre le risque de le retrouver. Son bateau a bien moins d’importance aujourd’hui qu’il n’en avait hier.

Sans doute aurait-elle dû changer de nom mais elle a été assez stupide pour s’imaginer une seconde que l’histoire serait différente. Que ce serait plus joyeux, plus extraordinaire. Des parents qui n’auraient pas eu le choix, non pas des parents qui regrettaient de la voir venir au monde. Mais encore une fois, on n’a pas toujours ce qu’on veut et elle a pris une grosse claque dans la gueule. Une nouvelle fois. De toute manière, dès qu’il s’agit de relation humaine, les conséquences ne sont jamais plaisantes. Au moins, si elle avait pris le nom de Tom, on n’en serait pas là. Mais elle a fait une erreur et désormais, il est un peu tard pour revenir en arrière. Un peu tard pour faire ce qu’il faut, pour revenir en arrière. Trop tard, ou trop tôt. Elle espérait parvenir à les trouver et dans le fond, peut-être qu’elle n’y était pas préparée. Encore une fois, il n’y a jamais eu de méthode miracle, jamais eu quoi que ce soit pour que cette histoire change ou s’arranger. Et quoi qu’il puisse en dire, on ne peut pas revenir en arrière désormais. Même si elle le voulait, elle ne pourrait pas agir comme si elle ne savait pas déjà tout. Trop tard pour prétendre que rien de tout ça n’est arrivé. Trop tôt, pour agir comme si elle y était préparée. ” J’imagine que la vérité sur ma si joyeuse existence devait finir par tomber”.

Il parle, se lève, finit par partir et elle n’a pourtant écouté qu’à demi-mot ce qu’il disait c’est vrai. Elle aurait souhaité faire mieux mais il n’est pas toujours possible de faire ce qu’il faut quand ça devient nécessaire. Des erreurs, on en fait, on en fait trop, ou pas assez. On se trompe, se leurre et pourtant, il ne devient plus possible alors de faire mieux les choses. Elle est complètement incapable de savoir si elle veut parler ou si le silence sera plus simple. Peut-être oui, que si elle ne le revoit jamais, il lui sera plus facile de ne plus écouter cette histoire. Sauf qu’encore une fois, ça ne fonctionne pas comme ça et elle le sait. Elle aurait juste souhaité que ce soit différent. Si au cours de sa vie, elle sait qu’elle a été obligée de se forger toute seule, elle réalise que dans le fond, ça devrait continuer au fil des jours. Mais ça n’a rien de facile. Vraiment rien. Et ça ne va pas s’arranger. Reviendra ou ne reviendra pas. En réalité, elle n’en a vraiment aucune idée et hors de question pour elle de se concentrer sur cette histoire. Il lui faudra du temps pour y réfléchir. Oui, sans doute. Mais même avec le temps de la réflexion, il n’est pas certain que ce sera plus facile pour elle. Elle aurait envie de plaisanter, envie de l’appeler grand frère mais même à ses yeux, ça ressemble à une blague d’un mauvais goût douteux. ” Toi aussi, prend soin de toi”. Et l’échange s’arrête là, alors qu’elle le regarde en train de s’éloigner. Oui, c’est sans doute plus facile comme ça. Et pour le reste, on verra plus tard. Astrid a donc une famille. Elle ne sait juste pas s c’est le choix qu’elle aurait fait, si elle en avait eu le choix…



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