Voir le deal
79 €

Aller en bas
Admin △ I of the Storm
Einar Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Kayden Elwood MESSAGES : 2148 CELEBRITE : Chris Hemsworth COPYRIGHT : Lux Aeterna (vava) & captaindanver tumblr (gifs) & bat'phanie (signa) METIER/APTITUDES : Commerçant de bois bleu | Navigation & Artisanat TRIBU : Iskaar POINTS GAGNES : 19
Admin △ I of the Storm

Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

le Dim 29 Sep 2019 - 11:31
Y'a les bruits familiers de la taverne tout autour de toi. Chopes de bière qu'on dépose un peu trop brutalement sur la table, rires et éclats de voix qu'on entend de façon intermittente, un musicien de rue qui a trouvé refuge dans la taverne du coin et qui joue une mélodie dont tu ne sais plus les paroles mais dont tu reconnais l'air. Il fait chaud, ici, une chaleur moite et presque un peu étouffante due à trop de corps entassés dans un petit espace, mais c'est mille fois préférable au vent pluvieux qui souffle dehors. Tu sors de plusieurs heures en mer, avec cet air gelé, et à cet instant, le climat plus doux du continent et le feu de bois qui crépite non loin te font un bien fou. Au moins, tes vêtements sèchent et tu ressembles moins à un ours détrempé. Et dire qu'on est qu'en automne. T'as pas hâte de voir quand les gouttes de pluie se transformeront en tourbillons de neige. Faut que tu penses à échanger davantage de nourriture, aussi, y'a peut-être pas assez de stock pour l'hiver. Même avec une bouche en moins à la maison pour le moment.

Cette pensée te serre un peu le coeur et tu prends une nouvelle gorgée de cette bière un peu trop tiède à ton goût. Fait chaud ici, on peut pas tout avoir dans la vie.

Pas pour la première fois, tu jettes un regard vers la porte en entendant celle-ci s'ouvrir. Pas de silhouette familière, du moins pas celle que tu espères malgré toi, et un léger soupir t'échappe tandis que tu retournes à ta boisson. Ton voisin de table s'en va un peu plus loin, probablement aller chercher de quoi se remplir le gosier.

Tu ne suis pas Klara, non, non, pas du tout. Enfin, pas exactement. Ta fille est partie il y a presque deux semaines désormais, et techniquement, tu ne sais pas trop où elle est. Enfin, tu as bien une vague idée de son itinéraire, parce qu'il n'y a pas cinquante mille tribus sur le continent mais…en effet, techniquement, tu ne la suis pas. Si tu espères pouvoir la croiser en route et te rassurer sur l'état de santé de ton bébé, c'est parfaitement une coïncidence. Sisi. Promis juré craché.

Tu es sûr que tout se passe bien. C'est ce que tu te répètes pour ne pas laisser la panique gagner du terrain. Elle est douée, elle connaît tout ce qu'il y a à savoir sur la navigation et elle n'est pas seule en mer. À toi de lui donner un peu de crédit.

Et puis...tu dois davantage te concentrer sur Hannah, désormais. La petite a deux ans, maintenant, commence à mieux appréhender ce qui l'entoure et si laisser Klara à la maison tandis que tu partais en mer n'était pas dangereux, à l'époque, ce n'est pas le cas pour Hannah. Il y aura toujours des Iskaars qui penseront que ta fille serait mieux morte que vive. Dans tes heures sombres, trop sombres pour que tu aies envie d'y songer maintenant, tant elles te remplissent de honte, toi aussi parfois, tu penses ça.

Tes parents se font vieux. Ils ne seront pas éternellement là, et les gens sur qui tu peux compter pour surveiller Hannah ne sont pas nombreux. Des fois, tu songes que tu devrais vraiment déménager. Venir vivre ici, peut-être chez les Pikunis, peut-être chez les Athnas, pour élever Hannah en toute tranquillité. Un endroit où ses cheveux de feu ne seront un problème pour personne, sinon toi, tout au fond, sans que tu ne veuilles l'admettre. Tu le combats à chaque instant, ce préjudice ancré dans tes os, comme dans ceux de presque tout Iskaar. Il a déjà fait tellement de tort. Beaucoup trop de tort.

Presque paresseusement, détendu par le feu, par la bière, tu te demandes si ta sœur, cette fameuse sœur abandonnée pour sa roussseur, est toujours vivante. Si elle vit là, quelque part, sur le continent. Est-ce qu'elle ressemblerait à Hannah ? Enfin, non, plutôt l'inverse, est-ce que Hannah lui ressemblera ? Tu n'en sais tellement rien. T'étais trop jeune quand elle a disparu, tu te rappelles juste d'un ventre rond pendant des mois, de l'enthousiasme à l'idée d'être grand frère et puis...non, plus rien. Pas de sœur. Pas de frère. Rien. (Tais-toi, Einar, il n'y a rien, c'est fini, le bébé est parti.) Elle aurait quel âge aujourd'hui ? Trente ans ? Dans ces eaux-là ? Tu ne te rappelles plus la date exacte de quand elle est née, juste que t'avais environ cinq ans. Tu ne sais même pas où elle a été abandonnée. Chez les Calusas ? Probablement, c'est plus près. Mais les Calusas sont quasiment tous morts. Si elle a survécu à la petite enfance, est-ce qu'elle a survécu au cyclone ?

Trop d'idées qui se mélangent dans ta tête. Tu n'entends pas la porte qui s'ouvre une énième fois, dans la taverne, et tu ne tournes pas la tête comme tu l'aurais normalement fait.
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Elias & Richard MESSAGES : 1574 CELEBRITE : Rose Leslie COPYRIGHT : ava by stolas signa by XynPapple METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 0
Admin

Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Re: Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

le Sam 5 Oct 2019 - 17:08

Sorry seems like we're a family of assholes
★ Helgusson


La famille. Un sujet qu’elle n’a jamais eu l’occasion d’aborder avec le sourire. Certains jours, c’est plus facile. D’autres, elle serre les dents. En réalité, Astrid a cessé de se poser trop de questions sur ça. A quoi bon ? Approchant de la trentaine, nombreuses sont les années qui ont filé sans qu’elle n’ait l’ombre d’une réponse. Elle n’a jamais su d’où elle venait, ni qui elle était avant que Tom ne décide de la nommer Astrid. Si elle possède le bon nom de famille - si c’est bel et bien le cas - c’est grâce à un médaillon qu’elle garde depuis sa naissance. Si ça se trouve, ce n’est même pas ça et elle s’est trompée toute sa vie. Ce serait possible puisqu’elle n’en a jamais croisé. Où alors ils viennent de bien plus loin et sont dans l’incapacité de venir dans son coin. Aucune idée. Elle ne se présente que rarement avec son identité. Elle ne sait pas toujours ce qu’il représente. Avec le temps, les gens ont fini par la connaître, certains par la craindre.

En vadrouille aujourd’hui, Astrid voulait souffler et s’éloigner de la cité. On la dévisage sur le chemin. Deux jours qu’elle est partie. Lorsqu’elle arrive, on ne l’accueille pas vraiment. Elle lève les mains, rend les armes mais bien sûr, on sait le peuple du désert fourbe alors on continue de s’en méfier, on ne veut pas prendre le risque de se faire berner aussi bêtement. D’ailleurs, ce n’est pas d’ici que vient Saoirse ? Quoi qu’il se passe, il sera sans doute préférable pour elle de taire son nom et de ne pas prendre le risque d’en parler à voix trop haute. En fonction de son auditoire, bien sûr, amis dans le coin, elle n’a pas vraiment tendance à parler à n’importe qui avec cette facilité déstabilisante. Pourtant, tout ceci l’amuse. Ce besoin qu’on les autres tribus de se protéger, alors qu’elle est toute seule, finalement. En plus, elle n’est pas vraiment au coeur du village, elle ne prendrait pas un tel risque. Elle choisit toujours l’auberge un peu à l’écart, celle qui lui permet de partir, si sa présence vient à trop déranger. Et malheureusement, c’est le genre de chose qui peut arriver à tout moment. Il faut donc se méfier, être prudent. Dans le fond, ils savent qu’ils ne peuvent pas faire grand chose. Elle est seule, n’hésite pas à être désarmée. Il ne faudrait pas qu’en plus ils prennent le risque de lui faire mal. Les ententes sont déjà dégueulasses, il ne faudrait pas que ça empire, en plus.

Tout ce qui l’intéresse c’est l’auberge. De toute manière, elle n’est pas vraiment du genre à hurler son appartenance à la cité. On le sait pourtant. A ses vêtements, son accent, sa manière de se comporter. Et à force de la voir rôder un peu partout, on la connaît. On sait qui est Astrid la mercenaire et on s’en méfie. Et elle aime cette sensation. Surtout chez ceux qui ont quelque chose à se reprocher.

Dans l’auberge, pourtant, on l’apprécie presque. On sait que lorsqu’elle entre, son intention n’est pas de chasser mais de se détendre et de dépenser quelques pièces d’ordres. Bon, certes, en général, ils préfère le troc mais ils trouvent toujours comment écouler cet or. Alors on se détend et ça se passe assez bien en général. On ne cachera pas le fait qu’on la guette tout de même. Les Pikunis sont peut-être de nature assez calmes, ils n’en oublient pas le problème que représente la cité du désert.

En pénétrant l’auberge, la mercenaire dévisage la clientèle avant de penser à s’installer à une table. Déformation professionnelle. Manque de chance pour elle, et coup de chance pour les autres, il n’y a personne qui soit actuellement recherché et qui puisse lui rapporter un peu d’or. Oh, bien sûr, tout individu peut devenir un esclave, mais on ne va pas déjà faire des histoires.

Elle s’attarde sur certaines têtes et est surprise de reconnaître celui qui la qualifiait de démon à cause de ses cheveux. Ainsi, il lui arrive de se tenir loin de son bateau. Dommage qu’elle ne sache pas où se trouve son bateau. Dommage également qu’elle ait davantage envie de boire que de le chercher. Par contre, elle est clairement assez bien tentée de le taquiner un peu avant de s’intéresser à sa consommation.

Alors elle se laisse tomber devant lui, à sa table, un sourire en coin sur les lèvres. C’est qu’il est presque jouissif de l’embêter tant il était dérangé par sa seule présence, la dernière fois. " Alors, tu as laissé ton bateau traîner tout seul ? Tu n’as donc pas peur que quelqu’un y monte ? ".

Parfois, Astrid se demande ce que serait sa vie si elle n’était pas autant dans la provocation. Peut-être qu’elle aurait des amis, des gens en qui elle aurait confiance. De ceux qui ne se font pas tuer, peut-être. Mine de rien, elle faisait confiance à Tom et à Kyran, et ils sont morts tous les deux. Mais sans doute trouverait-elle sa vie bien moins intéressant également. Après tout, elle aime les défier, les agacer. Elle trouve ça un peu excitant. C’est juste plus fort qu’elle.

" Helgusson, si tu consommes pas, tu dégages ! ". Ce genre de remarque n’a rien d’exceptionnel. Le genre de remarque qu’on lui fait à chaque fois et sur laquelle Astrid ne s’attarde pas. Nombreuses sont les personnes qui finissent par ne même plus l’appeler par son prénom. Elle s’en moque, elle se reconnaît avec ce nom qui a su être le sien sans qu’il ne lui appartienne vraiment. C’est ainsi, et il n’y a pas eu d’autres choix. Le pendentif, le symbole d’une vie passée qu’elle n’a jamais eu la chance de connaître. Un nom, un simple nom. Mais aujourd’hui, il est partagé. " Une bière ! Tu sais bien que je prends toujours une bière ! "
Admin △ I of the Storm
Einar Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Kayden Elwood MESSAGES : 2148 CELEBRITE : Chris Hemsworth COPYRIGHT : Lux Aeterna (vava) & captaindanver tumblr (gifs) & bat'phanie (signa) METIER/APTITUDES : Commerçant de bois bleu | Navigation & Artisanat TRIBU : Iskaar POINTS GAGNES : 19
Admin △ I of the Storm

Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Re: Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

le Lun 28 Oct 2019 - 9:35
Les Pikunis sont en général des gens pas chiants. Ils peuvent parfois faire la conversation mais n'insistent en général pas quand ils voient qu'on a pas envie. Pas que t'aies pas envie, Einar, hein, t'as pas dit ça. Mais pour le moment, ta première préoccupation, c'est de te réchauffer. Boire aide un peu à ça. La conversation, pourquoi pas, mais c'est franchement optionnel. Si tu tombes sur des têtes connues et que t'aimes bien, cool, ça permet de rattraper un peu les derniers ragots et histoires, depuis le temps, mais c'est pas ton but premier. Alors, quand tu vois la place vide en face de toi à nouveau remplie, au début, tu ne réagis pas plus que ça, tu adresses juste un mince sourire poli, le genre qui sert juste à signaler que oui, on sait qu'il y a quelqu'un. Mais ton sourire se fige quand tu reconnais le visage face à toi. Enfin, pas tant le visage que la couleur de cheveux – tu n'y peux rien, c'est automatique que tu vois ça en premier – et ce sourire en coin. Quelqu'un de gentil le qualifierait de malicieux. Tu aurais tendance à utiliser plutôt des mots de la trempe emmerdeur.

Mais bon, tu vas être sympa et prendre sur toi, hein ? Tu es conscient que tu as pas agi de la meilleure des façons à l'époque – y'a combien d'années ? – et okay, tu dois l'avouer, tu n'avais pas spécialement super envie de taper la causette quand tu l'avais aperçue parmi la foule, quand les tribus se sont réunies pour l'équinoxe de printemps. Mais là, tu peux difficilement l'éviter et l'ignorer. Tu ne sais pas encore si tu vas aller jusqu'à t'excuser – en soi, tu n'avais rien fait de mal, tu avais le droit d'avoir tes propres opinions – mais tu peux au moins tenter d'agir de façon civilisée aujourd'hui. Tenter étant le maître mot.
Tu roules légèrement des yeux quand la jeune femme rousse te taquine sur ton bateau. Tu penses qu'elle badine plus qu'autre chose.

« J'ai quelqu'un qui le surveille. » réponds-tu, avec un haussement d'épaules. Ce n'est pas totalement faux. Tu ne paies personne, en soi, mais tu sais qu'il y a des marins que tu connais dans le coin qui réagiront si jamais ils voient un comportement louche. Tu leur fais suffisamment confiance pour qu'ils ne te le piquent pas, en tout cas.

Une voix se fait entendre, et tu es à moitié surpris d'entendre ton nom de famille. Tu es totalement surpris en revanche d'entendre que si tu ne consommes pas, on va te faire dégager. Non mais genre ? T'es prêt à lever ta bière vers le patron en répliquant « et ça, c'est quoi tu crois ? » quand c'est, de façon totalement inattendue la rousse qui répond à ta place, de l'air le plus naturel du monde.
Tu la fixes un instant comme si elle était une demeurée.

T'as envie de lui dire « ça m'était destiné, je crois », mais tu te rends compte qu'à temps, en vrai, probablement pas. Le patron peut pas être aveugle, quand même, t'as une bière à la main, et la rousse vient d'entrer. Donc la logique voudrait que la remarque soit pour elle...même si ça peut porter vachement à confusion vu votre présente proximité géographique et surtout, surtout, l'utilisation de ton nom de famille.

Ton nom est pas si commun. Bordel, tu le saurais si t'avais des cousins perdus quelque part sur le continent, non ? C'est pas exactement le genre d'informations qui se perd, même si dans toutes les familles, il peut y avoir un cousin ou un oncle gênant qu'on préférerait ne pas voir lié à soi. Et ta famille a toujours été Iskaar jusqu'au bout des ongles – mis à part pour Klara, mais dans ta tête, son sang iskaar outrepasse son sang kovarii. Même pas de Calusa, chez vous, ou alors, il s'agirait du résultat d'une infidélité que tu ignores. Mais la rousse est Rahjak, ça se voit, ça s'entend. Ça se sent, aussi, difficile de tirer de ses vêtements ce mélange écoeurant de parfums, d'épices et de misère humaine propre à la cité de feu.

Alors, en toute logique, ça ne peut pas être ton nom que t'as entendu. C'est peut-être quelque chose de proche. Avec le monde qu'il y a ici, peut-être que t'as mal entendu une consonne ou quelque chose du genre. C'est possible.

Mais malgré toi, tu la regardes un peu plus attentivement, cette rousse. Tu te demandes s'il peut y avoir un lien familial quelconque, malgré cette foutue couleur de cheveux. Une cousine vachement éloignée, par alliance ? T'as encore des grands-cousins ou des oncles qui se sont perdus quelque part sur le continent et auraient culbuté une donzelle, sans vous avertir, mais en ayant la décence – ou plutôt, la stupidité – de laisser le nom de famille à la malheureuse ?

Et puis, comme un engrenage rouillé, ton cerveau commence à remarquer enfin certains détails importants, auxquels tu aurais peut-être dû songer en premier, avant de partir en délire sur des cousins imaginaires.

Une rousse, du continent, qui doit avoir...trente ans ? Peut-être un peu moins ? Qui apparemment s'appellerait Helgusson. Ça te rappelle pas quelque chose ? te murmure une petite voix moqueuse et insidieuse, qui te rappelle Klara dans ses mauvais jours.

Un sentiment d'horreur te saisit peu à peu, fige tes membres, paralyse ta langue. Non. Non, quand même, tu le saurais si… ? Tu...tu le sentirais d'une façon ou d'une autre, non ? Tu reconnaîtrais vaguement des traits familiers, tu aurais une sensation de déjà-vu (enfin, autre que le fait que, en effet, tu l'as déjà vue), quelque chose du genre, non ? Non ?

T'avais rien ressenti, alors, à l'époque, parce qu'en ce temps-là, ta première pensée avait été : éloigne-toi de moi, démone. Alors, tu ne pensais pas à cette sœur, crue morte, déjà enterrée dans tes souvenirs d'enfance. Un jour, tu as eu une sœur, puis tu n'en as plus eu, tu n'en as jamais eu. C'était la fin de l'histoire, et ça t'a parfaitement convenu pendant près de trente ans.

Mais maintenant, tu ne peux t'empêcher de penser à cette possibilité. Malgré toi, tu analyses son visage. Les yeux ne sont pas comme les tiens ou ceux de Klara, mais la nuance de bleu de ses yeux n'est pas exactement totalement étrangère – tu vois la même régulièrement dans les yeux de ton père. Et ce nez, n'est-ce pas celui de ta grand-mère ?

Petit à petit, tu notes les ressemblances. Et petit à petit, tu as l'impression que ton sang se glace de l'intérieur, tout en battant à mort à tes tempes.

Bordel. Est-ce qu'elle pourrait être ta sœur ? Cette démone du désert ? Vraiment ?

Tu prends une gorgée de bière, trop conséquente et trop rapidement. Tu manques d'avaler de travers et tousses légèrement, avant de te tourner vers la démone-qui-est-potentiellement-ta-soeur-perdue-sur-le-continent, avec un sourire qu'on dirait qu'il a traversé une guerre ou deux.

« Helgusson, hein ? Ça sonne pas très Rahjak. » fais-tu, d'un ton probablement moins nonchalant que tu ne le souhaites.
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Elias & Richard MESSAGES : 1574 CELEBRITE : Rose Leslie COPYRIGHT : ava by stolas signa by XynPapple METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 0
Admin

Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Re: Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

le Mer 13 Nov 2019 - 18:51

Sorry seems like we're a family of assholes
★ Helgusson


Quelqu’un qui surveille son bateau hein ? Astrid ne mentira même pas en prétendant avoir quelques doutes à ce sujet. Mais dans le fond, elle s’en moque, ce bateau est bien trop loin pour elle et si elle se lève d’un coup pour aller le chercher, il y a fort à parier qu’il trouve cela suspect. Autant donc ne pas trop y penser ou même y réfléchir, ce serait quelque peu étrange. Et puis bon, il faut également préciser que la rousse n’y connaît franchement rien en bateau et chercher dedans prendrait sans doute un peu trop de temps. Disons plutôt qu’ici, ce n’est même pas ça qui l’intéresse, elle a davantage envie de l’embêter et de jouer avec lui, le taquiner, puisqu’elle voit bien qu’il n’apprécie pas le moindre contact avec elle. Normal s’il continue à la visualiser comme un démon juste à cause de la couleur de ses cheveux. Il doit venir d’un monde un peu particulier quand même, pour qu’il puisse se permettre de voir les choses ainsi. Après tout, ce n’est certainement pas la couleur de cheveux de quelqu’un qui définit le caractère ou la manière d’agir de quelqu’un. Ce n’est qu’un trait physique, ça ne joue pas sur ses capacités. Mais bref, s’il voit là un signe maléfique ou diabolique, soit. Elle ne risque pas d’aller contre ça. Si cela lui permet d’être crainte par des hommes robustes comme lui, ça ne la dérange absolument pas. Disons plutôt qu’elle trouve ça un peu amusant. Il n’est pas nécessaire de chercher vraiment plus loin. Alors elle en joue, le taquine, dès qu’elle en a l’occasion. Mais ça n’arrive pas souvent parce qu’il n’est pas de l’île, du coup, elle ne le voit pas vraiment souvent. " En effet, c’est préférable. Avec les gens qui rôdent… On ne peut vraiment faire confiance à personne. ". Son sourire en coin ne la quitte pas, depuis qu’elle s’est assise en face de lui. En vérité, elle aimerait fouiller son bateau, c’est vrai.

L’aubergiste prend la parole, se mêle de ce qui ne le regarde pas vraiment et l’attaque directement. Comme si elle était du genre à ne pas payer tiens. Au contraire, elle n’entre jamais dans une auberge si son intention n’est pas de boire, justement. Mais ce n’est certainement pas à elle de s’en formaliser puisque de toute façon, elle ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’il est préférable de faire attention à tout. Dans le contexte actuelle, la rousse voit bien qu’il vaut mieux se méfier de tout ça. Elle déteste attirer l’attention quand c’est de la mauvaise façon. Se faire virer d’une auberge, juste aussi simplement, elle doute de trouver une situation plus catastrophique pour son image. Alors la Rahjak préfère se méfier, justement. Elle se lève un instant, imitant le barman en s’approchant de lui pour prendre sa bière. Faut toujours qu’il râle, comme s’il n’avait pas encore l’habitude de la voir dans son auberge, comme si elle venait sans rien boire, des fois. Quel serait son intérêt, dans ces cas-là ? Quitte à entrer et s’assoir bêtement, autant s’installer dans l’herbe quelque part en forêt. Le paysage est déjà plus agréable.

Revenue à sa place, elle ne peut pas s’empêcher de le trouver un peu bizarre. Il a un comportement différent, même si ça paraît imperceptible. Elle ne parvient pas à mettre le doigt sur le point problème mais elle choisit de ne pas se prendre la tête à ce sujet, imaginant que c’est plus facile comme ça, alors que ce n’est pas le cas. Enfin bon, de toute façon, il est bizarre peu importe le contexte, alors ça ne risque pas de changer dans un claquement de doigts. Faut croire que sur son île à lui, ils agissent peut-être tous comme ça. Mais encore une fois, elle n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir.

Elle penche un peu la tête, face à sa question inattendue. C’est vrai que ça ne sonne pas trop comme dans le désert mais il y a des noms tellement bizarres dans le désert que ça ne la choque pas vraiment. Elle sourit cependant, parce que son passé n’a rien de vraiment exceptionnel et ça ne risque pas d’intéresser les gens, d’une certaine manière. " Parce que tu es spécialiste en nom de famille Rahjak ? ". Trop de défi, trop d’interrogation et de maladresse peut-être aussi. Il pourrait même voir ça comme une attaque, peut-être. Disons qu’elle s’en moque un peu. Astrid trouve juste sa question un peu étrange. " Il est possible que je ne vienne pas du désert. Mais pour ce qu’il en est de mes origines, gros mystère. ". Elle ne sait même pas pourquoi elle lui dit ça. Il va clairement saisir l’occasion pour se moquer d’elle, à son tour.

Elle ne s’est jamais posée de question trop longtemps, sur d’où elle venait. En fait, pour elle, l’évidence était qu’elle ne saurait jamais le fin mot de l’histoire. Ses parents ont tout simplement fait le choix de ne jamais la connaître et de la livrer au pire avenir qu’il puisse y avoir. Si prétendre que les esclaves ont une vie bien plus misérable est vrai, on ne peut pas nier que le fait de perdre son âme pour livrer des gens, ça n’a absolument rien de facile non plus. On ne fait pas toujours les choix qu’on veut. Elle s’est retrouvée dans le foyer d’un mercenaire, et elle n’a pas eu d’autre choix que de suivre le chemin qui était tout tracé. Ses choix, ses envies ont été annihilés par un homme pensant savoir ce qui était bon ou non pour elle et elle n’a jamais essayé de chercher plus loin. C’est la vie qu’elle s’est construite et elle n’a pas eu d’autre choix. C’est ainsi. Dans le fond, elle s’en sort très bien comme ça. Quand elle n’essaie pas de penser à la vie qu’elle aurait pua voir s’ils n’avaient pas choisi de la foutre dehors. Avant même qu’elle n’ait la pacité de marcher, d’ailleurs.
Admin △ I of the Storm
Einar Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Kayden Elwood MESSAGES : 2148 CELEBRITE : Chris Hemsworth COPYRIGHT : Lux Aeterna (vava) & captaindanver tumblr (gifs) & bat'phanie (signa) METIER/APTITUDES : Commerçant de bois bleu | Navigation & Artisanat TRIBU : Iskaar POINTS GAGNES : 19
Admin △ I of the Storm

Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Re: Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

le Ven 22 Nov 2019 - 18:30
Ses taquineries ne t'ont pas manqué, ça, non.

Est-ce une voleuse ? Peut-être, peut-être pas. Ça ne t'étonnerait pas qu'elle le soit. Les Rahjaks aiment l'or par-dessus tout, et tu ne les considères pas comme les plus honnêtes commerçants du continent. S'ils peuvent vous rouler pour en tirer un max de profit, ils le font. C'est malin, mais pas très réglo. Mais ça pourrait résumer toute leur philosophie de vie, après tout. Pourquoi bâtir une société sur l'esclavage, si on avait envie d'avoir une conscience ? Max de profit, conscience au placard, ça doit être la devise rahjak.

Tu la fixes d'un regard un peu méfiant, face à son sourire en coin. « J'aimerais croire que j'peux faire confiance à certaines personnes quand même. » répliques-tu, avant de prendre une nouvelle gorgée de bière tiède.

Ça te fait peut-être passer pour un con auprès d'elle, mais chacun sa philosophie. Dans une île aussi petite et au climat aussi rude que la tienne, ou vous vous serrez les coudes, ou vous crevez. Tu peux pas dire que t'as la meilleure réputation dans le village, c'est vrai, et tu n'oserais confier Hannah qu'à un nombre de personnes que tu peux compter sur les doigts d'une main. Mais tu veux croire que ce ne sont pas des voleurs, et les gens du coin – Pikunis, comme Athnas ou anciens Calusas – non plus.

Elle a pas l'air contente d'être traitée de façon aussi...tu ne sais pas comment appeler ça. Discriminée de façon flagrante ? Peut-être qu'il y a une raison à la méfiance de l'aubergiste, peut-être pas. Tu ne la connais pas suffisamment, la rousse, pour savoir si le patron a raison ou non. Et très sincèrement, t'es plutôt content de cette interruption et de ce bref départ. Le temps qu'elle s'éloigne, tu peux au moins ordonner un peu tes pensées.

T'as du mal à imaginer qu'elle pourrait vraiment être sa soeur. Elle, après tout ce temps ? Vraiment ? Les Anciennes doivent bien se foutre de ta gueule, depuis la voûte céleste.

T'essaies d'aborder le sujet, de façon probablement maladroite. D'un côté, t'as envie de vérifier que t'as bien entendu ton nom. Une petite part de toi a envie qu'elle te corrige sur la prononciation, qu'en fait, non, c'est un nom de famille proche mais pas le tien.

Une autre part de toi, plus petite, toute petite, a envie qu'elle confirme le nom de famille. Parce que ça résoudrait un mystère qui te suit depuis presque trente ans.

Tu ne sais pas quoi faire, si elle se révèle être ta sœur. Tu ne sais honnêtement, sincèrement, pas quoi faire.

Elle répond de sa façon défiante habituelle. Tu te demandes vaguement si elle a l'habitude de toujours devoir se défendre, là-bas, si c'est un mécanisme de défense face à une société machiste – la vôtre l'est aussi, tu peux le reconnaître mais...d'une façon différente, au moins un peu plus respectueuse, tu as l'impression. Tu lui offres un sourire un peu maladroit, qui peut tout et rien vouloir dire, mais elle continue bientôt, révélant qu'en réalité, elle ne vient peut-être pas du désert. Et qu'elle ne sait rien de ses origines familiales.

« Ah. » réponds-tu de façon très éloquente. T'aurais probablement pu faire mieux, mais c'est difficile quand tout ce qui tourne dans ta tête, à cet instant c'est : ça correspond à l'abandon d'un enfant iskaar.

Comment diable a-t-elle pu finir chez ces gens du désert ? Tes parents ont-ils vraiment été jusqu'à faire tout le chemin jusque là pour s'assurer de ne jamais la revoir ? Remarque, plus opposé aux Iskaars, y'a pas, c'est certain mais...ça fait un sacré long chemin pour se débarrasser d'un enfant. Et tu n'as jamais demandé où ils avaient bien pu déposer ta sœur. Enfant, tu n'avais pas compris ce qu'il se passait et adulte...ma foi, jusqu'à la naissance de Hannah, tu n'avais plus songé du tout à cette sœur. Pour tout dire, tu la pensais probablement morte depuis longtemps. Si tes parents ont exprimé leurs regrets, à la naissance de leur petite fille, ils n'ont pas été pour autant très enclins à partir à la recherche de leur second enfant. Peut-être, comme toi, veulent-ils penser que ta sœur est morte. C'est plus facile, d'une certaine façon. Et peut-être moins douloureux. Considérer que ça fait partie du passé, c'est se dire qu'on est pas obligé de réparer cette erreur dans le présent.

« Disons que... » commences-tu, avec hésitation. Bordel, comment tu vas réussir à parler de ça ? Tu te passes une main sur le visage. Ta langue te semble être lourde comme du plomb, dans ta bouche. « Il se...pourrait que tu sois de ma famille ? »

C'est plus neutre et moins compromettant que « ça se pourrait bien que tu sois ma soeur ».

Et puis, parce que, de façon assez ridicule – mais compréhensible, tu penses, hein ? – tu es assez nerveux, tu continues de parler alors même que, très sincèrement, tu ferais mieux de t'arrêter là :

« Je ne pense pas qu'il y ait une tonne de Helgusson sur le continent. Aux dernières nouvelles, je ne savais même pas qu'il y avait des Helgusson non-Iskaars. » continues-tu, comme ces femmes qui n'arrêtent pas de blablater à toute heure du jour et de la nuit, qu'on arrive pas à interrompre même si on aimerait bien leur fausser compagnie. Enfin, les marins aussi, ça blablate beaucoup, surtout autour d'un verre. Okay, voilà, tu blablates comme un marin autour d'un verre, c'est ce que tu es, ça passe, c'est bon. Honneur sauf, pfiou. « Mais c'est peut-être juste...un grand-cousin ou grand-oncle éloigné dont on a perdu la trace qui t'a donné ce nom. » finis-tu, peu convaincu par cette hypothèse toi-même, et prêt à noyer ta mortification dans ta chope. Tu ne rencontres pas le regard de la démone rousse tandis que tu parles de tout ça. Tu ne sais déjà pas toi-même quoi penser de tout ça, alors elle...
Contenu sponsorisé

Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid Empty Re: Sorry, seems like we're a family of assholes △ Astrid

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum