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Anoki W. Lu
DATE D'INSCRIPTION : 10/08/2019 PSEUDO/PRENOM : Mellowness MULTICOMPTES : L'infatigable Sinead MESSAGES : 1203 CELEBRITE : Willy Cartier COPYRIGHT : Lux Aeterna (avatar) / Astra (code signa) METIER/APTITUDES : Couturier / Artisanat & Cueillette POINTS GAGNES : 516
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le Mar 24 Sep - 0:35
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige, valse mélancolique et langoureux vertige. Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige, un cœur tendre qui hait le néant vaste et noir. Du passé lumineux recueille tout vestige.

  Tu ne sais pas où tu es. On dirait que tu es enfermé dans une pièce, vide. Dans cette pénombre harmonieuse tu ne distingues rien d'autre que toi-même. Pas de bruit, pas d'odeur ni d'objet. Enfin si, comment as-tu pu ne pas le voir plus tôt. Il y a un éclat scintillant sous la porte qui te fait face. Tes pieds ont dû mal à se soulever, tu te sens si lourd mais ton corps lutte pour avancer car cette lumière t'a enivré. Et tu ne veux pas rester ici. Mais plus tu fais de pas, plus cette porte semble s'éloigner de toi. Non... tu veux voir. Tu veux savoir ce qu'il y a derrière, d'où vient cette lumière. Et désormais cette obscurité te parait menaçante. Tu as l'impression qu'elle refuse de te laisser partir. Elle s'accroche à tes jambes et à tes bras. Tu luttes encore plus fort. Tu ne veux pas qu'elle te dévore. Tu te débats de manière désordonnée jusqu'à ce qu'elle te lâche complètement. Liberté ! Tu cours, tu cours et enfin la porte ne s'éloigne plus. Ton souffle agité s'entend dans toute la pièce. Elle est devant toi. Est-elle verrouillée ? Tu n'as pas le temps de poser tes doigts tremblants qu'elle s’ouvre d'elle-même. Lentement et sans grincer. Mais le halo de lumière qu'elle dévoile te brûle les yeux. D'instinct ils se ferment, et mettent plusieurs secondes avant d'oser regarder à nouveau. Les rayons sont désormais supportables et tu la vois. Dans sa robe cérulée, elle te sourit. Elle a l'air d'aller si bien. Elle est belle. Tu veux lui parler et la prendre dans tes bras. Tu as besoin de sentir ta présence. Faites que tout ça soit réel. Mais tu n'aurais pas dû t'approcher d'elle si près. Elle semble soudain terrorisée par ta présence, elle hurle et tu n'as pas le temps de la rassurer que le sol invisible tremble sous tes pieds. Tu te sens chuter.

Lorsque tes pupilles affolées s'ouvrent, ton dos se relève et tu sens ton rythme cardiaque se démener comme s'il avait cédé à la folie. Ta respiration refuse de se calmer. Tu transpires. Tu as si chaud, et mal au crâne. Es-tu toujours dans cette pièce ? Et où est-elle ? Tu avais tant de choses à lui dire. L'inquiétude disparait mais est substituée par la déception lorsque tu comprends que tu es simplement...dans ta tente. Seul dans ton lit. Car tu n'avais pas eu envie d'y ramener qui que ce soit hier soir. Et ton colocataire t'a encore fait faux bond. Tu n'as pas osé lui demander de rester avec toi cette nuit. Mais tu aurais dû. Seul la nuit tu détestes cette tente. Tu t'y sens si vulnérable. Tes démons adorent assaillir et gangréner tes rêves. Tu en trembles encore. Tu ne veux pas rester ici. Mais tu n'as pas vraiment le choix. La nuit est pleine. Et il te faut encore dormir. Alors tu tentes de retrouver la raison. Ne pas plier le genou face à la faiblesse de tes peurs insensées. Les minutes défilent. Les heures aussi. Mais ta conscience reste éveillée et empêche tes paupières de s'abaisser. Au moins si le soleil commençait à projeter ses rayons sur le campement tu aurais une excuse pour te lever et sortir. Sauf qu'il n'est pas coopératif aujourd'hui. Il fait encore si noir. Comment la nuit peut-elle être si longue ?

C'en est trop, il faut que tu t'évades de cet abri. Oppressé depuis plusieurs heures par le poids de l'obscurité et de l'enfermement réunis, tu ne peux en supporter plus. Ton corps engourdi et épuisé n'est pas ravi et se lève avec difficulté, mais dès l'instant où tu pousses le pan de la tente tu sens l'air frais te libérer de tes troubles. Soulagement salvateur. Tu as pris avec toi une lampe torche vieillie mais fonctionnelle que tu allumes pour enfin retrouver un peu de luminosité. Tes yeux distinguent enfin ce qui les entoure. Tu marches sans but pour retrouver un peu d'énergie. Et oublier cette nuit étouffante. Ce n'est ni la première ni la dernière. Mais on ne s'y fait jamais vraiment. On espère chaque jour pouvoir retrouver les joies d'un sommeil quiet, et réparateur. C'était rarement le cas, sauf lorsque la présence de certaines de tes conquêtes parvenait à t'apaiser. Sans imaginer à quel point tu en leur étais reconnaissant pour cela. Tu te croyais seul à errer, les craquements de feuilles au sol à quelques mètres te prouves le contraire. Tu ne peux distinguer le visage du Cent qui a eu la même idée que toi, et tu ne te permets pas de lui braquer la lampe torche dessus pour avoir la réponse. Qui que ce soit, tu te contentes de prononcer quelques mots ironiques : « Ce n'est pas une heure pour trainer dehors » Faux reproche car ta voix est douce et posée, chaleureuse même. Tu n'es pas mécontent de ne plus être seul. À cet instant, la présence de n'importe quel Cent te réchauffe le cœur. Finalement ici, on n'est jamais complètement seul.
Pando
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Liam Cohen
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le Mer 23 Oct - 1:33
One more night
Anoki & Liam
Est-il tôt, tard ? Il n’en sait trop rien. Il est resté d’abord près du feu alors qu’ils tenteraient de dormir pour la plupart. A force de ne pas vouloir trouver le sommeil, s’est-il transformé en insomniaque ? Cela fait des années maintenant qu’il s’est habitué à ce manque de sommeil constant sans pour autant y faire quelque chose. Il n’est pour autant pas un danger pour les autres et lui-même, il sait se débrouiller, il fait comme il peut. Il n’a pas eu besoin de cet aller-retour de la cité pour se dire finalement que le sommeil n’était pas tant nécessaire, pas si les cauchemars venaient vous réveiller en plein milieu de la nuit. Pour lui, c’était limpide dans ces cas-là, mieux valait ne pas dormir ou grappiller quelques heures, là où ces derniers ne viendraient pas troubler son esprit comme trop fatigué pour se laisser perturber par eux. Ce n’est pas très malin, d’ici quelques mois peut-être cela cessera t-il, il n’en sait rien. Ce qu’il sait c’est que pour le moment il n’a aucune envie de trouver le sommeil et qu’il n’erre pas pour autant comme une âme en peine à avoir quelque chose, n’importe quoi à faire pour l’occuper. Il n’en a pas besoin. Il y a toujours la terre pour l’aider, ce qu’il se passe depuis ces quelques mois qu’ils sont là.

C’est plutôt bien finalement d’avoir la nuit pour réfléchir et trouver les réponses le matin si des réponses il y en a des claires. Ce n’est pas toujours le cas mais ils se débrouillent. Ils n’ont pas d’autre choix que d’y aller à tâtons, de voir ce que cela donne même avec l’arrivée de l’Odyssée. Comme si  ce n’était pas déjà assez compliqué. Il ronchonne mais au fond, il est un peu content quand même de voir que certains s’en sont sortis même si leur arrivée vient lui mettre en avant d’autres aspects de sa vie auxquels il ne s’y attendait pas. C’est toujours plus compliqué qu’il n’y parait. C’est ce qu’il retient de ces mois sur terre, de mois dans le désert. La vie ne cessera jamais de le surprendre. Il n’aura pas de réponse pour ce soir, ne veut peut-être pas en trouver même s’il a pensé le contraire. C’est plus facile de laisser aller pas vrai ? De voir ce que la vie aura prévu pour eux parce qu’il a comme l’impression qu’elle prévoit beaucoup plus qu’ils ne l’imaginent.

Il erre un peu sans but à présent, c’est qu’il est temps de rentrer. Il repère où il se trouve : pas si loin finalement. S’il ne s’attendait pas à être le seul dans les environs du campement, c’est pas cette lumière qu’il attendait. Il est un peu perplexe sur le moment, pas très certain de savoir comment réagir. Il préfère d’abord ne pas bouger parce que même s’il n’a de problème avec aucun d’entre eux, c’est toujours mieux de savoir à qui il a affaire, ça c’est la terre qui le lui a appris. « Ce n'est pas une heure pour traîner dehors. » Il roule des yeux avec un léger rire quand il reconnait le son de cette voix. « C'est pas la peine que j'te dise la même chose hein. On est mieux dehors qu'à tourner en rond. » Il suppose qu’ils ont tous un peu du mal à dormir ces derniers temps. Il ne sait pas si c’est depuis leur retour, cette guerre qui reste dans un coin de la tête de ceux qui y ont participé, de ceux qui y ont assisté. Une partie d’entre elle du moins, la fin avec l’arrivée des Odysséens. Il se souvient. Il se demande si cela va toujours être comme ça, comme une pause avant d’attendre ce qu’il leur tombera dessus par la suite. La pause fait du bien. Il espère qu’elle sera présente pour un long moment encore même s’il ne se fait pas d’illusion. Même en le souhaitant fort, il semblerait que c’est dans la nature humaine de ne pas vouloir être en paix trop longtemps avec ceux que l’on ne connait pas, peu.

Finalement, c’est comme si les questions n’avaient jamais quitté son esprit, même celles qu’il ne se posait pas encore. « Tu peux baisser la torche s’il te plait. J’aimerais bien voir encore quelque chose demain. » Il raconte n’importe quoi pour que cette lumière fausse et désagréable ne soit plus dirigée vers lui. Il préfère la lumière du jour, celle de la lueur du feu, toute lumière rien qu’un tout petit peu plus réelle, moins artificielle que celle-ci, celle qu’ils avaient sur l’Odyssée. « J’aimerais que le jour se lève, on peut jamais vraiment dire si la nuit est bientôt finie ou non ici. » Ils n’ont pas grand-chose à ce stade pour les aider à le savoir ça.

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Anoki W. Lu
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le Ven 15 Nov - 17:06
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige, valse mélancolique et langoureux vertige. Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige, un cœur tendre qui hait le néant vaste et noir. Du passé lumineux recueille tout vestige.


C'est si angoissant. Sentir les ténèbres nous caresser, lentement, comme de vieilles amies, et nous côtoyer chaque nuit, comme si elles et nous ne formions qu'un. Dehors ou dans la tente, c'est la même bataille mais au moins à l'extérieur on ne sent pas piégé. Tu aurais d'ailleurs espéré bénéficier de quelque rayons lunaires mais ils étaient retenus prisonniers par d'épais nuages, rendant cette nuit aussi noire que tes pupilles d'enfant trop grand. Ou de vieil homme infantile. Ton cœur lui, bat trop vite. Il a l'air encore coincé au milieu du cauchemar, alors que tu crois être réveillé depuis bien des heures. Seules tes pensées semblent s'alléger. Sûrement grâce à cet air pur qui emplit tes narines à chaque inspiration. Puis que tu expires, avant de le faire entrer à nouveau dans ton corps engourdi. Quitter ton abri pour respirer l'oxygène offert par la Terre - n'ayant rien à voir avec celui fade et artificiel de l'espace - c'est la meilleure décision que tu aies prise de la nuit. Tu aurais dû le faire plus tôt. La volonté humaine ne gagne jamais la lutte contre les insomnies, on finit toujours par renoncer au sommeil et trouver quelque chose d'autre à faire. Mais bizarrement, malgré ce constat, tu mets toujours un temps fou à sortir. Restant un long moment dans ce lit froid. En proie à des chimères qui viennent souvent toquer à ta tente pour dévorer tes doux rêves et les transformer en cauchemars. Si bien que l'idée même de dormir seul est devenue une hantise. Cela fait de toi un être bien trop vulnérable. Lorsque qu'un Cent, amant ami ou colocataire, partage ta tente, sa chaleur humaine semble compenser, et même substituer, la chaleur absente du soleil. Mais s'il n'y a personne... la froideur t'enlace et taillade ton sommeil, comme si elle avait la forme d'un pic de glace acéré.

Il fait froid aussi, dehors. Mais il y a la lampe torche et sa lueur réconfortante, il y a le vent galopant entre tes vêtements et tes cheveux, il y a le ciel sans fin. Seul, au milieu des abris, au cœur d'un silence royal, tu es un clandestin. Tu n'es pas supposé être ici. Tu n'as même pas de but. Tu ne fais qu'errer, en espérant que le temps passera plus vite qu'à l'intérieur. Et finalement, l'étoile qui veille sur toi ne t'a pas abandonné, pas cette nuit en tout cas, car tu n'es pas seul comme tu le pensais. Une âme de plus que toi semble avoir choisi une autre occupation que celle du repos. Tu les as entendus ces pas. Puis tu l'as aperçu, ce visage encore vague. Alors tu t'es permis de l'interpeller. Sans avouer le soulagement que tu ressens à cet instant précis. Merci. Une simple présence, qui sans même le savoir, est suffisante pour te donner à nouveau l'envie de sourire. Soudainement l'obscurité autour de toi ne semble plus malveillante. Et cette présence, ce n'est pas n'importe qui. Finalement, cette nuit est plus surprenante que prévu. Et à ses mots, tu acquiesces d'un simple mouvement de tête, alors qu'il ne peut sûrement pas te voir. Tourner en rond, c'est ce que l'on fait tous lors d'insomnies. Pourtant il n'y a rien de pire que de tourner en rond. Le temps semble défiler si lentement, les pensées s'emmêlent et se répètent, les angoisses s’accélèrent. Ces nuits-là, tu aimerais coudre à la place. Se rendre utile pour oublier le reste. Se recentrer sur tes mains, sur le tissu, et être simplement un corps en fonction, plutôt qu'un esprit apeuré. Mais dans ces moments-là, étrangement, chaque fois que tu tentais de prendre une aiguille, dans l'espoir de rendre tes veillées nocturnes productives, des tremblements agitaient tes doigts. Tu devenais incapable de réaliser correctement une tâche simple, effectuée des milliers de fois. Tu n'as jamais compris pourquoi. Mais marcher et parler, ça au moins tu savais encore le faire. Bien qu'involontairement tu as braqué la lampe sur Liam, et que tu la détournes aussitôt qu'il t'en fait la remarque. Décidément, tu n'es pas aussi réveillé que tu ne pensais l'être. « Je crois que ni la lune ni le soleil ne sont d'humeur à coopérer avec nous cette nuit. » Combien d'heures vous-restent-ils à attendre ? En fait, tu ne cherches pas vraiment à le savoir. Tu essayes plutôt d'imaginer ce qui pourrait permettre qu'elles s'écoulent plus vite.

Tu ne crois pas au hasard. Peut-être que cette insomnie ce soir, ce colocataire qui a déserté, peut-être que c'était simplement pour vivre ce moment-là, maintenant. Pour te faire réaliser qu'ici, chez les Cents, on n'est jamais vraiment seul. Que tu n'es pas vraiment seul. Que malgré la liberté à laquelle vous tenez tous, malgré les secrets gardés sur vos crimes respectifs, vous êtes tous liés. Ce serait une erreur de chercher à se renfermer. « Je devrais demander conseil à ceux que l'on entend ronfler profondément chaque nuit. » Tu as presque l'air sérieux avec ce ton posé que tu quittes rarement. Il faut dire que si cela existait, tu serais prêt à tout troquer en échange d'une recette miracle pour un sommeil complet et paisible. « Mais tu allais peut-être te recoucher ? » réalises-tu lors des quelques secondes suivantes. Tu ne veux pas le retenir plus longtemps. Pour toi, ce n'est sûrement que le début de l'errance. Tu viens tout juste de quitter ton abri, et tu es presque certain que tes paupières ne se refermeront pas avant la prochaine lune. Mais tu ne comptes pas troubler la nuit de qui que ce soit d'autre.
Pando



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