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Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 701 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 120

Takeaway [Rachris] - Page 2 Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Mar 3 Mar 2020 - 6:28

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je mentirais, si je n’avouais pas la force de notre lien me permet de le traiter différemment des autres, de ne pas le mettre dans le même bateau que ceux et celles ayant voté pour nous envoyer sur Terre. Mais il avait de la chance, car à ce niveau-là, j’avais changé. Si cette même conversation s’était déroulée lors du débarquement des Cents, alors là, je ne penserais pas de cette façon. Dans une autre vie, s’il avait fait parti du conseil lorsque les Odysséens arrivèrent sur Terre, les choses ne se seraient pas déroulées ainsi. À cette époque-là, ma haine quadruplait l’actuelle rogne que j’ai envers le Conseil. Pire encore, nous nous étions quittés sur de mauvais termes, lui, mon frère et moi. L’amitié ne régnait pas entre nous. Cela prit du temps, beaucoup de discussions et de la compréhension. En fin de compte, le destin a sut nous guider vers le droit chemin. Je n’imagine pas ce que ressemblerait ma vie, si cette nuit fatidique, les deux hommes seraient morts. Si la faucheuse m’en a arraché un sans sourciller, elle a protégé l’autre, pour qu’il puisse veiller sur moi, comme mon frère lui a supplié de faire. Et quel fastidieux travail! Je me souviens encore de toute les fois où je l’ai évité, alors qu’il venait au campement exprès pour voir comment j’allais. Je ne lui disais rien, je faisais mon possible pour avoir l’air occupée. Mais le mensonge me rattrape toujours rapidement. Je n’ai pas pu garder mes problèmes pour moi, j’ai dû le lui avouer. La chute n’en a été que plus dramatique, car lorsqu’il ramena Devos, je me refermais comme une coquille vide. Je criais pour qu’ils partent, je prétendais n’avoir besoin de rien. La vérité, pourtant, c’est que j’avais besoin d’aimer et d’être aimer. Malheureusement, que de devoir traverser un tel sentiment devient une faiblesse. Je n’arrivais pas encore aujourd’hui à le regarder dans les yeux, à soutenir son regard trop longtemps. Je sentais mon coeur battre plus vite, mes joues prendre des teintes de roses. Il souriait encore là, et je ne pus répondre à cela. Mes yeux se promenaient jusqu’aux arbres ou au ruisseau, mais s’attardaient toujours sur certaines caractéristiques des traits de son visage.

Il ne termina pas sa phrase, et rien que ce vide me surprit. En fait, ça me rendait presque mal à l’aise, car je ne savais pas ce qu’il pourrait ressentir, alors que moi, je l’avais avouer sans trop de peur. « On se parlerait encore, même si tu étais membre du conseil. » Je détournais le problème, comme à mon habitude. Mes paroles ne furent pas brusques, ni douces. Ce fut juste sur un ton très normal, presque comme si l’on récitait un texte écrit par coeur. J’essayais tant bien que mal de respecter son choix et la vie qu’il menait déjà avec Chiraz. Mais c’était horriblement difficile. Après cette conversation, j’irais probablement prendre une longue marche, ne serait-ce que pour me changer les idées. Après tout, la forêt était la meilleure confidente qui soit. Je pouvais parler à la flore autour de moi, sans jamais sentir une once de jugement. Je n’avais clairement pas besoin de l’avis de qui que ce soit, car je savais bien qu’on me conseillerait de ne pas m’en mêler. « Mon frère t’as fait confiance jusqu’à la fin, et tu as tenu parole jusqu’à maintenant. Alors oui, cela compte. » Encore un autre détour. Je ne voulais pas aborder le sujet, ni même y penser. Je faisais de mon mieux pour que la conversation ne prenne jamais ce tournant-là. Au moins, si Chiraz venait me poser des questions, je n’aurais aucun problème à lui dire que j’ai avoué mes sentiments, mais que jamais, à aucun moment que ce soit, j’ai pris avantage de cet aveu.

« Je plains ceux qui ont été forcés de s’exiler, mais c’est peut-être aussi une chance pour eux que de se réinventer. Que ce soit par besoin de fuir la tribu ou un cyclone, se retrouver loin des siens est la meilleure façon de tourner la page et débuter un nouveau chapitre. Et puis ils ont la chance de ne pas avoir d’attaches, de juste partir et explorer sans jamais avoir de compte à rendre. » Âme vagabonde que je pourrais devenir aussi, une fois que Chris se sera enfin prononcé clairement sur son amour pour la blondinette. Ce ne serait pas mal, que de pouvoir partir et ne pas donner de date de retour. Sans obligations, sans devoirs, … juste moi et la nature. Bon, d’accord, il faudrait que je puisse également savoir évité ces foutus grounders, car je sais bien qu’ils traîneront pas loin. Sans compter Chris. Je me doutais qu’il ne me laisserait pas m’exiler sans protester. En fait, si je ne faisais pas gaffe, il viendrait à ma recherche. Ce serait mal que de faire subir ça à Chiraz. Le mieux serait de ne pas lui indiquer dans quelle direction je partirais, de juste l’indiquer vaguement à Sierra, mais à lui faire promettre de ne rien dire.

Son commentaire me sortit de mes pensées. « Ce n’est pas ça. Mais … je l’ai déjà dit, je ne le répétera pas à nouveau. » Je refusais de verbaliser mes sentiments une fois de plus. C’est comme si je jouais avec mon propre coeur en disant ça, et ça faisait déjà assez mal. « La famille, le sang, ça. Je n’ai pas ces gens-là qui m’attendent au campement. Ce genre d’amour-là, je ne l’ai plus. » Puis lorsque l’homme qu’on aime a déjà le coeur prit, eh bien il ne reste plus d’amour. Il y a l’amitié, certes, mais ce n’est plus la même force, la même unité. Un frère ou une soeur, un amant, une âme soeur … ce sont des gens qui réussissent à te garder près d’eux. Une amitié, aussi forte soit-elle, ne t’empêchera jamais de partir si telle est ton envie. C’est pour ça que je disais pouvoir les abandonner en cours de route. « Ce n’est pas ce que le lit vide dans ma tente démontre. » Ce n’était pas une invitation à quoi que ce soit. J’avouais simplement que depuis la mort de mon frère, je n’avais pas réussi à me retrouver parmi d’autres. J’avais eu beau essayer de dormir dans la tente, auprès de certains Cents, et pourtant, ça n’a jamais réellement fonctionner. Je préférais quand même la tente où je dormais avec mon frère auparavant. Même si elle était toujours aussi vide et froide quand j’arrivais. L’écoutant alors parler des amis que l’on perd de vue dû à des routes qui bifurquent. Pourtant, d’après lui, cela ne voulait pas dire que ces amis ne se rejoindrait pas plus tard. « Tout dépend du chemin que tu prends, que tout le monde prends. Je ne suis pas sûre que les routes se rejoignent toutes. Certaines sont aux opposées, et c’est peut-être aussi la façon qu’à le destin de dire que ça ne fonctionnerait pas, que c’est mieux ainsi. »
(c) DΛNDELION
- Whatever it takes -
Chris Wilson
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le Mar 3 Mar 2020 - 17:26

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« On se parlerait encore, même si tu étais membre du conseil. » Je détournais le problème, comme à mon habitude. Mes paroles ne furent pas brusques, ni douces. Ce fut juste sur un ton très normal, presque comme si l’on récitait un texte écrit par coeur. J’essayais tant bien que mal de respecter son choix et la vie qu’il menait déjà avec Chiraz. Mais c’était horriblement difficile. Après cette conversation, j’irais probablement prendre une longue marche, ne serait-ce que pour me changer les idées. Après tout, la forêt était la meilleure confidente qui soit. Je pouvais parler à la flore autour de moi, sans jamais sentir une once de jugement. Je n’avais clairement pas besoin de l’avis de qui que ce soit, car je savais bien qu’on me conseillerait de ne pas m’en mêler. « Mon frère t’as fait confiance jusqu’à la fin, et tu as tenu parole jusqu’à maintenant. Alors oui, cela compte. » Comptant continuer de tenir parole. Comptant continuer de tenir cette promesse solennelle et de veiller sur elle. Des mots auquel je ne manquerai pas. Me touchant néanmoins. Bien que je n’étais pas certain à 100% de l’avoir protégé comme il fallait, alors qu’elle était aussi avait connu le goût amer et sombre de la dépression. Mais peut être là avait été l’impair commis, alors que j’en étais venu à poursuivre la tâche donnée par Robb, à être plus qu’un ami mais un grand frère. Peut-être l’erreur alors que je n’étais ni son grand-frère, ni son père. Il était impossible de la protéger de tout. Ayant été peut être allé trop loin. Ayant peut être trop pris ce rôle à cœur. Un rôle dans lequel je m’étais barricadé, qui était aussi devenue une barrière. Me confinant à ce rôle. Mettant toute autre pensée en boîte. En jetant la clef. Aucune autre possibilité. Un futur n’aurait jamais été possible, déjà enterré. Et ne sachant encore si je pourrai m’en mordre les doigts. Peut être commençant déjà à me mordre les doigts.

Comme elle proposait, l’option de la solitude pouvait paraitre plus tentante. « Je plains ceux qui ont été forcés de s’exiler, mais c’est peut-être aussi une chance pour eux que de se réinventer. Que ce soit par besoin de fuir la tribu ou un cyclone, se retrouver loin des siens est la meilleure façon de tourner la page et débuter un nouveau chapitre. Et puis ils ont la chance de ne pas avoir d’attaches, de juste partir et explorer sans jamais avoir de compte à rendre. » « Ils sont peut être plus libres que nous ne le serons jamais. » Libres en effet d’explorer sans avoir de compte à rendre, de partir et revenir quand ils voulaient sans avoir de rapport à rendre. Il fallait accepter la solitude, mais en effet, dans un sens leur liberté était certaine, acquise même. Bien tentant parfois de tout envoyer voler, de laisser de côté les fonctions militaires, les entraînements pour juste partir en exploration mais être en groupe assurait un sentiment d’appartenance. Restant encore suffisamment libre de nos mouvements, du moins au campement de l’odyssée bien qu’il y eût des gardes ou des patrouilles à assurer. Ayant toujours réussi à me libérer. Habitué à cette vie. N’ayant jamais non plus réfléchi à ce que je ferai si je n’étais pas membre du corps militaire, bien que l’idée de m’exiler m’avait aussi déjà traversé l’esprit alors que le silence était aussi apprécié, recherché. Parlant moins, perdu dans mes pensées. Ou simplement je continuais d’analyser encore la scène qui venait de se passer, de l’analyser et tenter de comprendre. Tentant encore d’absorber ces éléments, et cette soudaine vérité dont je m’étais rendu compte bien trop tardivement. Vérité découverte que grâce un coup de pouce donné à la plage. Sans cela, sans doute nous serions encore à ce même point. Un point qui se déplaçait et qui se mouvait alors que de nouveaux liens étaient tissés, s’entremêlant.

« Ce n’est pas ça. Mais … je l’ai déjà dit, je ne le répétera pas à nouveau. » « ... pardon... » Jouant avec les cailloux devant, comme un enfant pris en faute. Gêné. Soudainement penaud. Stupide. Simplement stupide de remuer le couteau dans la plaie alors qu'elle venait d'avouer ses sentiments. Ne sachant pas où me placer. Ne sachant plus où me placer ou que dire. Peut être serait-il préférable de se planquer derrière un arbre, ou se terrer dans un trou, ou même se jeter à l'eau pour éviter ce moment de gène. Parce que la sensation qui en suivait, elle était étrange. Comment on partait du point B maintenant qu'elle venait d'avouer ses sentiments. Est-ce que je devais faire comme si de rien n'était ? Est-ce que je devais m'éloigner pour ne pas la blesser davantage alors que si elle pouvait me voir, je restais inaccessible ? Est-ce que je devais dire quelque chose de plus sur ce que je ressentais au risque de la blesser davantage si je ne l'avais pas fait depuis le début en la surnommant sans cesse de mini-miller, en répétant plusieurs fois qu'elle était comme une soeur alors que pour elle je n'étais pas qu'un grand-frère ? Est-ce que je pouvais seulement vouloir daigner fermer les yeux après ce qu'elle m'avait dit ?

Il n'était plus possible de fermer les yeux mais encore fallait-il que je sache ce que je voulais faire de cette information. N'en sachant rien. Ne sachant pas comment faire pour avancer. C'était comme si depuis qu'elle m'avait annoncé la vérité, confirmant cette hypothèse suspectée par Devos que le monde tournait au ralenti. Ne sachant pas comment faire pour avancer, quelle direction prendre, dans quel véhicule monter pour sortir de là. Etant un peu perdu comme un homme qui venait de recevoir un coup de poing, était tombé sur le sol après un combat. Sachant que je ne voulais pas la blesser, sachant que je ne voulais pas lui faire plus de mal que je ne le faisais déjà bien que de nouveau, j'avais mis les pieds dans le plat pour appuyer où cela faisait mal. Mon instinct qui me poussait à vouloir tout faire pour qu'elle s'éloigne, mais elle ne le voulait pas, n'en faisant rien. Chiraz non plus n'avait rien fait. Chiraz... parce qu'elle aussi entrait dans l'équation. Conscient ores et déjà que je ne lui mentirai pas. Mais encore fallait-il savoir si cette information allait la blesser encore plus, même si j'avais compris qu'elle savait aussi avant ou s'en doutait. N'ayant toutefois rien dit. Des pourquoi qui se dessinaient silencieusement devant mes yeux. N'ayant pas encore toutes les réponses. Mais me doutant que tous les cas, la situation se compliquait pour tout le monde, avec Chiraz et avec elle.

Dans ce dernier cas, une amitié auquel nous tenons tous les deux, qui auraient pu être mis en suspens, mais qui ne l'avait pas été. Ne pouvant l'être alors que j'avais besoin de la voir, de la chercher mais un choix qui serait égoïste que de celui de la retenir si je n'éprouvais rien pour elle. Or-là était le coeur du problème alors que je n'en savais plus rien. Prétendant d'apparence que tout allait bien, faisant un peu mine que la situation n'était pas bizarre, ni déconcertante alors qu'à l'intérieur c'était le tsunami, la tempête. A proportion, les questions sur les terriens, sur les membres du conseil, tout ce type de débat n'avait plus aucune importance. Répondant un peu peut être par mécanisme aussi à ces autres questions. Un mode robot activé.

La solitude pesant et étant aussi attirante. Peut-être ce que j'avais envie d'alors d'être seul pour tenter de réfléchir, de faire le vide. Mais alors que je pourrai m'éloigner, je ne m'éloignais pas. Ne bougeant pas alors qu'elle faisait le propre constat de sa solitude. Petite voix qui me chuchotait que peut être ce n'était pas de l'amour mais de l'affection qu'elle recherchait, un remède à sa solitude. Mais cela ne serait-il pas hypocrite de penser cela alors que chacun cherchait un peu plus à rompre la solitude, à se sentir vivant, être entouré, même ne faire qu'un. « Ce n’est pas ce que le lit vide dans ma tente démontre. » Et n'était pas encore plus inquiétant que mon coeur se mettre à battre plus rapidement, qu'à l'intérieur de ma tête il y avait des cris de joie, d'exaltation à l'idée qu'elle n'ait vu personne. Egoïste. Ignoble. Ne prétendant le contraire alors que je détournais le regard pour qu'elle ne puisse pas voir ce flot contrasté d'émotion face à ce constat qui m'attristait mais qui me réjouissait à la fois. Constat qui n'aurait dû me réjouir, mais qui le faisait alors que des pas de danse étaient esquissés, que les instruments de musique étaient sortis. Plusieurs fois. Plusieurs fois qu'il y avait eu cet instinct de possessivité qui était apparu à son encontre. Pas seulement un désir protecteur de la savoir saine et sauve, de remplir ma promesse à Robb mais un désir purement possessif que de la savoir mienne. Et à chaque fois qu'il était apparu, j'avais tenté de l'enterrer sur terre, de le noyer dans la rivière comme je tentais de le faire maintenant. N'ayant pas le droit. N'ayant pas le droit de me réjouir de sa solitude et pourtant ne réussissant pas à me l'interdire totalement. N'ayant jamais dit être un homme parfait. Des images qui apparaissaient en tête alors que je reposais mon regard sur elle, avant de détourner de nouveau la tête. Des images plus sensuelles. Des images différentes. Lueur de désir. Comme un grognement plus sourd, plus primaire intérieur. Sang qui montait et qui redescendait. Battements de coeur qui s'accéléraient alors que je faisais quelques pas en direction dans la rivière. Entrant même les pieds dans l'eau. Fraicheur contrastante. Jet de douche froide pour contraster avec ce soudain désir de la plaquer contre l'arbre le plus proche et l'embrasser. Ne la méritant pas.

« Tout dépend du chemin que tu prends, que tout le monde prend. Je ne suis pas sûre que les routes se rejoignent toutes. Certaines sont aux opposées, et c’est peut-être aussi la façon qu’à le destin de dire que ça ne fonctionnerait pas, que c’est mieux ainsi. » « Peut être oui. » Peut-être qu’elle avait raison, que c’était la façon du destin de dire cela ne sert plus à rien de forcer, de tenter. Découragement progressif peut être aussi. N’ayant pas forcé plus. Ayant cessé de chercher mais ne pouvant pas dire que je n’avais pas certains regrets, remords. Ironique alors que là-haut perché dans le ciel, je n’en n’avais jamais eu aucun mais qu’ici sur terre, ils étaient nés, comme des fleurs qui ouvraient leurs pétales. Comme si l’atterrissage forcée m’avait conduit à me reconnecter avec l’humanité, avec un sentiment plus humain avant oublié. Cimes d’arbres que j’admirai avant de me retourner vers elle plus lentement. « Et maintenant où sait qu’on va tous les deux ? » La question dont je n’avais pas la réponse. Ne sachant pas dans quelle direction allait. Etant perdu. Ne voulant la blesser. Et sachant que je l’aimais. Mais des sentiments sur lesquels je ne pouvais mettre des mots ni jauger l’intensité alors que c’était comme les redécouvrir en quelque sorte, ou la voir sous un nouvel angle. Regard qui suivait le rayon de soleil clairsemant ses mèches brunes. La redécouvrant. En effet. Une nouvelle vision, une nouvelle image alors qu’elle apparaissait comme cette femme magnifique, assurée et sûre d’elle. Magnifique, oui. Me reprenant à la redécouvrir comme je l’avais fait la première fois, au cœur de la forêt, alors que les feuilles mêlant teintes orangées et cuivrées tombaient au sol que la petite fille était devenue une magnifique jeune femme. Vision auquel il était parfois difficile de s’arracher. Captivé. Hypnotisé. Mais m’y forçant. Comme elle l’avait dit, je me le devais tant pour elle que pour mon couple, ne serait-ce que pour notre bien à tous. Peut être que simplement pour notre propre bien, je devrais replonger dans l’obscurité ne serait-ce que pour cesser de la voir comme si elle était le soleil.
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le Mer 4 Mar 2020 - 6:34

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]En comparaison au membres du Conseil, j’avais réussi à passer outre mes ressentiments envers Chris, et ce, dès que l’on reprit contact, une fois sur Terre. C’est que notre lien était plus fort que cette fosse entre moi, mon frère et lui. Je ne pourrais pas en dire autant des autres, ayant la nette impression que certains n’avaient toujours pas de remords face à leur geste. C’est ces gens que je voudrais trouver et leur parler. Malheureusement, la plupart se foutaient complètement des Cents, ou alors, prétendaient vouloir nous aider, ne serait-ce que pour se prouver charitable. Des menteurs, des hypocrites. Pire encore, je me doute que parmi les Odysséens, il y a ceux qui espèrent unir les campements. Ceux-là aussi, m’exaspèrent. Ils croient quoi, que le monde est fait en chocolat? Franchement. Jamais cela n’arrivera! Nous sommes trop fiers de notre indépendance pour faire demi-tour et partager le même campement que ceux qui nous ont envoyé sur Terre à la base. Chris n’entrait pourtant dans aucune de ces catégories, malgré son vague espoir de paix entre tous. À lui, j’étais capable de me confier sans peur d’être jugée. Il tenait parole, il était toujours là quand j’avais besoin de lui … et même quand je le repoussais. Alors oui, la place qu’il a à mes yeux compte pour beaucoup. Non, je n’irais pas dire qu’avec lui au sein du Conseil, je serais prête à changer complètement d’avis. Par contre, je ne chercherais pas à négocier avec qui que ce soit d’autre. Il avait été présent dans ma vie alors que je me sentais abandonnée par le reste du monde. Il me protégea jusqu’au point de rendre ça presque étouffant. Je me doutais qu’il ne voulait décevoir Robb, quoique mes suspicions évoluaient peu à peu. Qui sait, peut-être que sa déduction à ma cause cachait des sentiments plus forts. Ou alors je m’inventais des scénarios. Ce n’est pas comme si je devais continuer à agir aussi brusquement.

« C’est la plus grande richesse qu’ils possèdent, du moins à mes yeux. » Je ne les portais pas non plus dans mon coeur, mais il est vrai que je donnerais tout pour posséder leur liberté, leur mode de vie beaucoup plus vagabond que le nôtre. Qu’on ne me méprenne pas, j’aime toujours autant faire mon boulot en cuisine et aider à nourrir tout le monde. C’est toujours satisfaisant de savoir que j’ai une place importante, que mes tâches ne sont pas qu’une perte de temps. Par contre, j’aurais aimé avoir plus de temps pour explorer. Ne pas donner de date de retour, de juste partir au gré de ce qu’on croisera en route. Cela me permettrait certainement de me familiariser avec l’environnement. Qui sait, j’en apprendrais un peu plus sur les plantes une fois que je pourrais passer plus de temps au coeur de la forêt. Le seul bémol, c’est que je n’avais pas tout les outils nécessaires pour survivre. Certes, je savais me débrouiller pour manger. Ma lacune se trouvait plutôt dans ma défense, dans mes aptitudes au combat. Sans la présence de quelqu’un de plus expérimenté en la matière que moi, je ne pourrais pas me battre contre un ennemi, qu’il soit animal ou humain. Je devais choisir entre préserver mes connaissances en botanique, mon amour pour la cuisine et le gain de nouvelles connaissances niveau combat. Vu que je n’avais jamais vraiment la chance de mettre en application ce que Chris m’avait déjà appris, je n’ai pas la confiance de pouvoir y arriver.

La conversation prit un autre tournant, cette fois beaucoup plus émotif. On voguait en eaux agitées, à partir du moment où on abordait le sujet de mes sentiments envers lui. Tentant lui faire comprendre qu’il pourrait continuer à me voir comme de la famille, mais à mes yeux, ce n’était pas ça. Je préférais pourtant ne pas me répéter, sachant pertinemment qu’il interprétait ma dernière réponse. Je le rangeais pas du côté ‘familial’ car notre lien me semblait plus compliqué. Une connexion très forte que j’estimais assez visible. Alors pourquoi était-il étonnée? Pourquoi agissait-il comme un enfant à qui on aurait reprocher son comportement? Je ne pesais sûrement pas mes mots et mon ton de voix, ce qui servirait d’excuse face à son changement d’attitude. « T’en fais pas. J’estime que c’est encore nouveau et effrayant pour toi comme pour moi. Mais au moins maintenant tu le sais. » Je ne voulais pas non plus qu’il se mette à douter de tout ce qu’il me dirait. La conversation ne servait pas à ça, bien au contraire. N’étions-nous pas deux individus toujours ouverts aux discussions? C’est ainsi que je me vois, et j’espère que ce sera de même pour lui. Un homme somme toute assez difficile à cerner, vu ses détournement de regards. Pourquoi me fuyait-il des yeux alors que je parlais du lit de Robb qui restait vide? Comment lui poser ce genre de questions? Jamais!

La question brisa ce moment de malaise au couteau. Je fus surprise qu’il soit celui qui prit les devants, cette fois. « Je ne sais pas. » La vérité, discours qu’il méritait depuis le tout début. Ne prétendant pas savoir le chemin à suivre pour clore une fois pour toute nos problèmes actuels. « Comme je te l’ai dis, je sais bien que tu as Chiraz dans ta vie. Et je sais que tu devras éventuellement partir la rejoindre. Peut-être est-ce égoïste de ma part, mais je ne pouvais supporter de garder ce genre de sentiments et de secrets pour moi. Je ne veux, à aucun moment, quitter ce monde avec le regret de ne pas au moins t’avoir avouer … ça. » C’est à partir de maintenant que venaient les concessions. « Je me doutais déjà que mon aveu effriterait certainement nos rencontres, et que ce sera bien plus bizarre de nous parler sans cette arrière-pensée en tête. Je respecterais donc le fait que tu veuilles passer du temps à réfléchir, de ton côté. » Je réussirais à ne pas laisser les émotions m’emporter juste devant lui. « Sache seulement que peu importe ton choix, je le respecterais. Nous sommes venus de loin, depuis ce qui s’est passé sur l’Odyssée, jusqu’à maintenant. Et ce serait de cracher sur la tombe de mon frère que de briser tout ce qu’on a construit que pour … » Je soupirais, n’arrivant pas à terminer ma phrase. Je ne voulais pas prononcer rien en relation à des sentiments forts, si au final, il retomberait dans les bras de Chiraz.
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le Jeu 5 Mar 2020 - 8:55

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il y avait ces battements de coeur effrayant, distordant. Nous étions comme deux étrangers qui apprenaient à faire des pas l'un vers l'autre. Dansant tout en étant un peu gênés l'un autour de l'autre. S'observant. Des regards dérobés. Des regards jetés du coin de l'oeil pendant que l'autre n'observait pas. Un cache à cache. Une partie qui se poursuivait alors que de nouveau j'avais détourné le regard avant de rencontrer le sien de nouveau. « T’en fais pas. J’estime que c’est encore nouveau et effrayant pour toi comme pour moi. Mais au moins maintenant tu le sais. » « Je suis effrayé aussi. » On était assurément dans le même bateau. Ne sachant pas où nous allons ni l'un ni l'autre mais quoique que nous fassions nous semblions bien enchaînés à ce même navire, incapables de nous délier de nos liens ou devant comprendre ensembles comment faire pour trouver la solution. Devant cesser de réfléchir seul comme j'avais l'habitude de le faire. Ne pouvant trouver cette fois-ci la solution tout seul. Ne pouvant découvrir la porte secrète et activait le mécanisme qui nous permettrait de nous sortir de cette situation et d'avancer en direction d'un chemin plus sûr, ou qui conduirait nos chemins à se séparer ou se retrouver, tout seul. Cette porte elle était là quelque part mais pour résoudre ce mystère et en sortir, il faudrait être deux. Deux dans le même bateau. Faisant tous deux fasses à cette situation un peu moins compliquée. Rassurant de savoir que je n'étais pas le seul à être certainement effrayé. Peut être était-ce plus facile de l'avouer à ses côtés. La peur qui était considérée comme une marque de faiblesse par mon père. La peur qui était signe de vulnérabilité comme l'amour selon lui. C'était effrayant que de se jeter dans l'inconnu. C'était effrayant de s'abandonner à l'inconnu. Avec Chiraz, c'était facile, innée, naturel. Avec Rachel, l'aventure où elle nous emmènerait faisait peur parce que c'était différent. Mais ni, ni moi n'étant seuls. Devront juste assembler les morceaux du puzzle ensembles, les emboîter un à un. Ayant emboîté une pièce du puzzle en venant la trouver, lui posant cette question quitte à tout changer. Mais elle avait positionné l'une des pièces les plus rares du puzzle en m'avouant cette vérité. A moi de trouver la seconde qui s'emboîterait avec celle-ci. Et celle-ci elle n'était pas forcément facile à trouver. « Pieces solving a puzzle...»

Pouvant voir aussi la surprise se peindre sur son visage quand je lui en demandais où nous allions à partir de là. Prenant les devants. Toujours cette recherche de la vérité mais peut être que l'inconnu avait du bon aussi. Des questions, des incertitudes mais pouvant aussi décider de se laisser emporter par la vague, de se laisser aller tout simplement. « Je ne sais pas. » Un hochement de tête. Ne sachant pas non plus. Mon regard qui ne la quittait pas et je savais que tout comme moi, elle apercevait ses points d'interrogations à côté, qu'elle ne savait pas. Comme des montagnes russes et le wagon dans lequel nous étions embarqués qui se trouvait désormais tout en haut de la montée, ayant presque atteint le point culminant avec l'inconnu devant. L'adrénaline qui courrait dans les veines. « Comme je te l’ai dis, je sais bien que tu as Chiraz dans ta vie. [...]Je ne veux, à aucun moment, quitter ce monde avec le regret de ne pas au moins t’avoir avouer … ça. » « Je suis heureux que tu l'ais fait. » La vérité. « Je sais que cela change tout, que cela risque de tout changer mais je commençais vraiment à avoir l'impression de devenir fou. » Cette impression alors que depuis que les mots de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] m'avaient percuté, j'avais joué encore et encore toutes les hypothèses dans ma thèse. Ayant rejoué chacune de nos scènes vécues à la recherche du moindre indice, du moindre faisceau d'indice qui me permettrait de confirmer la thèse de Devos ou même savoir ce que je ressentais à ce propos. Le sentiment de devenir fou sans savoir. La vérité pouvait faire mal, être douloureuse ou magnifique, mais elle permettait aussi de libérer. Fardeau qu'elle n'avait plus besoin de porter alors qu'elle n'avait qu'à se délaisser en partie, à me le tendre. Acceptant de le prendre, de le partager avec elle peu importe le poids et la longueur du chemin à suivre.

« Je me doutais déjà que mon aveu effriterait certainement nos rencontres, et que ce sera bien plus bizarre de nous parler sans cette arrière-pensée en tête. Je respecterais donc le fait que tu veuilles passer du temps à réfléchir, de ton côté. » Sa voix qui dérapait alors que les émotions se peignaient sur son visage, qu'elle reprenait la parole. « Sache seulement que peu importe ton choix, je le respecterais. Nous sommes venus de loin, depuis ce qui s’est passé sur l’Odyssée, jusqu’à maintenant. Et ce serait de cracher sur la tombe de mon frère que de briser tout ce qu’on a construit que pour … » Et je savais qu'en effet j'aurai besoin de temps pour réfléchir. J'aurai besoin de temps pour me poser sans pour autant que ce temps puisse forcément m'apporter les réponses voulues, mais étant certain que je ne voulais pas pour autant que nos rencontres puissent s'effriter, que nos chemins en viennent à se diviser là maintenant. Liberté qu'elle m'offrait aussi. Etant venus de trop loin. Si on regardait en arrière quand nous étions là-bas sur l'arche à maintenant, il n'était que certain que du chemin avait été parcouru. Un chemin qu'il paraissait impossible d'abandonner bien qu'il offrait des détours, des surprises. « Je sais que je vais avoir besoin de temps... pour réfléchir mais... » Voix qui se brisait à son tour. Il était autre chose de parler de ses sentiments, il n'était jamais facile de le faire. Comme laisser la porte ouverte à voir son coeur être brisé en milles morceaux. Love is a weakness. La difficulté toujours de se détacher du passé bien que je n'étais plus la même personne qu'avant. Ayant changé, comme elle. Espérant en mieux. Reprenant la parole plus fermement. « C'est certainement égoïste, mais je veux pas te voir disparaître de ma vie ! » Regard qui ne quittait pas le sien. « Mais je ne veux pas te blesser, et si c'est le cas, je préfère encore te rendre ta liberté que te détruire. » Et cela faisait mal. Emotion ressentie dans ma voix. Les mots les plus douloureux que j'ai prononcé. Ne voulant la voir partir. Egoïste alors que je voulais la garder près de moi, la tenir serrer dans mes bras. Me démangeant de le faire, de juste l'attraper pour qu'elle ne puisse m'échapper. Mais le pire serait de la détruire. Et je ne le voulais.
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Rachel A. Gomez
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le Sam 21 Mar 2020 - 22:49

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne m’étais jamais sentie juste ‘normale’ ces derniers temps, quand je croisais Chris. Il y avait toujours des battements de coeur plus rapides, une crainte de m’approcher de lui d’une drôle de façon et qu’il le prenne mal. Je croyais qu’en avouant tout ce que je gardais depuis un temps fou m’aiderait à me sentir mieux, et pourtant, ce n’est pas le cas. Je ne savais pas trop comment me tenir, comment le regarder, comment me sentir. Il me laissait aussi désemparée qu’avant, et ça montre au combien je l’aime. Cependant, je respecte la distance, je ne le brusque pas parce que je ne me doute pas de ce qu’il peut bien penser. Je suis effrayée aussi. C’est bien ce que je pensais. Nous avons cette crainte qui nous enchaîne, qui nous empêche de faire le premier pas devant. Pourtant, nous ne pouvons nous séparer, nos chemins finissent toujours par se recroiser. Et pendant tout cette incertitude, je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée pour Chiraz, qui soupçonnait depuis le début cette tension quand on se rencontraient tout les trois. La blondinette avait doucement essayé de nous éloigner, non pas nécessairement que par jalousie, mais aussi à cause de mon état d’âme. Plus je plongeais dans la noirceur, plus elle craignait que Chris n’en fasse de même. C’est pour ça qu’elle se proposa, qu’elle m’aida niveau santé, tout en s’assurant ainsi que je n’aie pas à aller voir Chris pour lui faire part de mon progrès. À la voir, ou en fait, à les voir ensemble, je comprenais parfaitement pourquoi il hésitait. Avec elle, c’est la stabilité, c’est presque … inné. Avec moi, c’est l’inconnu, c’est … incertain. N’importe qui prendrait le chemin le plus sûr des deux. Je n’avais que moi-même à blâmer pour ça. Trop longtemps dans les pénombres et la solitude, voilà ma faille.


Il me prit au dépourvu en me demandant où on partait, maintenant, après de tels aveux. Ce n’est pas comme si j’avais un plan précis en tête. Mon but était de commencer à rebâtir à partir de la poussière, de me reconstruire peu à peu. Pour cela, les secrets trop lourds à porter devaient sortir. Ne pas savoir ce que me réservais l’avenir me fis réfléchir à ce que je pourrais regretter, à ce qui me causerait encore des remords. Au moins comme ça, quoi qu’il arrive, il le saurait. Il ne se demanderait pas pourquoi je voulais qu’il me dépose et s’éloigne alors qu’il me portait dans ses bras. Il reviendrait à nos moments à deux et se rendrait finalement compte des messages plus subliminaux. Enfin, j’osais croire qu’il repenserait à nous, mais qui sait, peut-être essayerait-il de juste tout effacer de sa tête. Et un soupir de soulagement, en l’entendant dire qu’il était heureux que j’ai bien voulu avouer cela, de ne pas omettre la vérité. « Cela changera beaucoup de choses, je m’y attends déjà. Mais … que veux-tu dire par devenir fou? » Est-ce qu’il cachait lui aussi ses sentiments? Est-ce qu’il avait déjà pensées à nos rencontres, à nos sorties, et à ma façon de me comporter auprès de lui? Avait-il remarqué la sincérité dans mes yeux et dans ma voix quand je le regarde et que je lui parle? Devenais-je beaucoup trop romantique pour mon propre bien? Moi aussi, je devenais folle. Je ne pouvais cesser de remarquer des détails dans les traits de son visage, dans la splendeur de son regard. Si je n’écoutais que mon instinct, en ce moment, je viendrais vers lui, je lui déroberais un baiser. Chiraz ne te le pardonnerais jamais. Ça me déchirais de l’intérieur.


Je lui laissais donc la liberté de prendre son temps et choisir ce qui adviendrait de nous. Je ne cachais pas mes émotions, étant là de toute façon, que ce soit dans ma voix ou sur mon visage. Il m’était vital de lui assurer que cela ne changerait pas l’amitié entre nous. Notre passé, quoique mouvementé, nous liais, peu importe. Mon frère, peu importe où il pouvait se trouver, ne voudrait pas nous voir en froid. Qu’aurais-je de l’air, si ce n’est ingrate, après tout ce que Chris avait fait pour moi, et continuait à faire? Il vint confirmer qu’il comptais réfléchir, qu’il prendrait le temps qu’il lui faut. Pourtant, sa voix se brisa, un peu comme la mienne tout à l’heure. Il était en proie à ses sentiments, et je respectais grandement qu’il ouvre ainsi son coeur à moi, même si ce n’était pas nécessairement qu’avec ses mots. Je restais bouche-bée en l’entendant dire qu’il ne voulait pas me voir disparaître de sa vie, et ce, même si c’est égoïste de sa part. Mon coeur fondait toujours un peu plus, et malgré son hésitation par la suite, je suivis cette fois mon instinct en m’approchant de lui, en prenant sa main et en le regardant droit dans les yeux. « Ce n’est pas égoïste de ta part, car je ne veux pas que tu disparaisse de la mienne, peu importe ce qui arrivera. Je sais bien que tu as peur de me blesser, et peut-être que tu ne me croiras pas, mais c’est grâce à toi que je suis encore ici, en vie, à te parler, à aller toujours un peu mieux que la journée d’hier. C’est mon amour pour toi qui m’a donné la force de t’avouer mes sentiments. Ma liberté, tu me l’as rendue parce que tu ne m’a pas laissé tombé alors que je te repoussais dans ma noirceur. » Je puisais dans la joie qu’il m’apportais pour venir lui poser un baiser discret sur sa joue. « Tu ne me détruis pas, au contraire. Tu m’aides à me reconstruire. » Je laissais glisser un petit sourire, chose que je n’avais pas fait depuis très longtemps. Et vous savez quoi? Ça fait du bien.
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le Dim 22 Mar 2020 - 22:10

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] « Cela changera beaucoup de choses, je m’y attends déjà. Mais … que veux-tu dire par devenir fou? » « En fait quand Devos m'a dit cela sur le coup j'ai pas compris. » Honnête. Sur le coup, je n'avais pas compris ce qu'il voulait dire. Quel avait été ses mots exacts, ah oui il m'avait demandé quand est-ce que je me déciderai pour Rachel. Autant dire que je n'avais pu que le forcer à préciser sa question pour comprendre qu'il sous-entendait non seulement que la jolie brune avait des sentiments pour moi, mais aussi que Robb aurait été certainement pour une relation entre nous, qu'il m'aurait accueillir à bras ouvert. Vu comment il était protecteur avec elle, je doutais que cela puisse être le cas. Je doutais que l'hypothèse ait pu être envisageable mais [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] avait non seulement insisté sur le fait qu'il était certain et m'avait bien faire comprendre que selon lui la jolie brune avait des sentiments pour moi. Mais si encore, il pensait qu'elle avait des sentiments pour moi, il m'avait aussi fait comprendre qu'il croyait que j'avais des sentiments pour elle. Autant dire qu'il avait tout chambouler. « J'ai cru qu'il déconnait mais non il était aussi sérieux que le jour on s'est dit qu'on finirait ensembles si on trouvait pas chaussure à nos pieds. » Son regard aussi sérieux que lorsque un soir un peu fêtard au sein du vaisseau métallique nous nous étions dit qu'on aurait qu'à se marier si on trouvait personne. Comme un pacte solennel. Une promesse que solennelle. « Depuis j'ai fait que me repasser chacun de nos moments dans ma tête. » A la recherche d'un signe. A la recherche du moindre signe, pour voir ce que j'avais loupé. Tous les scénarios qui défilaient dans ma tête. « Je crois que j'ai dû repassé toutes nos retrouvailles en tête, de l'odyssée, sur terre... »  M'étant bien douté qu'elle avait une sorte de crush quand elle était gamine, cela m'avait fait sourire mais je n'y avais pas prêté plus attention si cela avait été le cas, focalisé sur autre chose, focalisé sur d'autres personnes alors qu'une différence d'âge nous séparait, qu'elle était surtout dans mes pattes qu'autre chose alors. Ayant dû repenser toutes les scènes à la recherche du moindre indice pour me rendre compte qu'en effet, ce qu'il pensait l'inspecteur Acciaro, c'était peut être pas si déconnant que cela. « Je savais pas si je devais t'en parler ou pas, mais fallait que je se sache. » Ce qui était plus important.

Et maintenant, je savais en effet sans pour autant savoir où nous allions à partir de là. Clairement égoïste alors que je ne voulais pour autant pas qu'elle en vienne à s'enfuir de ma vie. Cruel de ma part.  Vulnérabilité trahie. Mots refoulés dans mon esprit, détestant exposer mon coeur à ciel ouvert et pourtant dans un sens, c'était aussi agréable. Mon regard qui ne la quittait pas alors qu'elle se rapprochait instinctivement pour glisser sa main dans la mienne. Petite main à comparaison que je regardais brièvement alors que nos doigts s'entrelaçaient, que mon regard se reportait sur elle. Plongeant dedans. « Ce n’est pas égoïste de ta part, [...] Ma liberté, tu me l’as rendue parce que tu ne m’a pas laissé tombé alors que je te repoussais dans ma noirceur. » Souffle qui s'arrêtait. Il n'y avait plus que les battements de coeur alors qu'elle s'approchait pour venir déposer un baiser discret sur ma joue, se hissant sur la pointe des pieds pour m'atteindre. Coeur qui manquait de bondir. « Tu ne me détruis pas, au contraire. Tu m’aides à me reconstruire. » Voix qui me criait de faire disparaître ce sourire bêta, tout chamallow de mon visage. L'autre qui me criait que c'était bon, j'étais sans doute officiellement mort ou presque. Mais si j'écoutais l'autre voix, alors je savais que dans les prochaines secondes, j'allais l'embrasser. Stupide. Trop tôt. Trop tôt pour elle. Trop tôt pour moi. Trop tôt. Peut être que ce n'était jamais le bon moment entre nous. Des moments manqués. Des chemins qui se croisaient, se divisaient puis se rencontrer plus loin de nouveau. Bras qui se refermaient doucement autour d'elle, la gardant contre moi. Juste là. Sentiment de sérénité. Deux silhouettes immobiles, dans l'ombre de la rivière. Peut être qu'il n'y avait pas besoin de plus pour le moment, peut être que c'était suffisant. Cet instant de paix. Advenant ce qui viendra.
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