Aller en bas
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Takeaway [Rachris]

le Jeu 19 Sep - 8:28

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Il y avait encore cette brise d'été. L'automne arrivait mais pour le moment il était encore possible de profiter des dernières notes de chaleur. Il était encore possible de profiter de la douceur des rayons de soleil. Certes, les températures qui commençaient ores et déjà à chuter. Les températures qui commençaient pas à pas à devenir plus fraîches le matin. Bientôt l'automne serait là. Bientôt l'été laisserait place à un air plus froid. L'été qui tôt ou tard laisserait place à l'automne puis à l'hiver. Il y avait encore plusieurs mois à passer avant que le ruisseau ne se recouvre de notes glacées. Il y avait encore plusieurs à mois à vivre avant que la neige n'en vienne à recouvrir de son manteau le sol. Les proies qui se feraient plus petites, plus rares pour survivre à l'hiver. Des réserves qui devaient être faites. Mais pour le moment, il était encore possible d'apprécier la prolifération du gibier, des fruits. Arbres qui se découpaient en contraste le long du ruisseau qui s'écoulait non loin du campement des 100. Des arbres dont le feuillage était encore garni, était encore verdoyant. Mais tôt ou tard, le cycle de la vie reprendrait son cours. Tôt ou tard, des notes orangées remplaceront le vert. Les feuilles ne tomberaient pas tout de suite, non, il faudra d'abord voir les feuilles changer de couleur, pigmenter la forêt de teinte plus vives. Seuls les sapins paraissaient impassibles, paraissaient être prêts encore à résister à toutes les saisons. Des saisons qui défilaient à toute allure alors que là n'était le premier été passé sur terre. Au contraire, il était même impression de se dire que c'était désormais depuis quelques années que nous étions. Quelques années que nous apprenions à survivre, à nous adapter comme les arbres pouvaient s'adapter au changement des saisons. Peut être une possibilité moindre à renaître comme les fleurs qui semblaient se renfermer sur elles-mêmes avant de se rouvrir au printemps. Des fleurs qui continuaient encore de colorer le sol bien que par ci, par là, il était possible de voir les premières notes de l'automne être jouées. Une nouvelle mélodie changeait. Des détails qui étaient encore pour le moment subtil.

La vie qui continuait en parallèle au campement. Chacun qui continuait de remplir ses tâches dans une certaine quiétude. Depuis l'installation de la trêve, la paix semblait régner du côté de la forêt. Même l'apparition du nouveau conseil semblait avoir apporté des notes de fraîcheur. Une paix trouvée même après la dissolution du mouvement rebelle. Certes, plusieurs mois d'adaptation mais comme il avait été prouvé, nous avions continué de nous adapter. N'étant le seul. Et heureux de voir que je n'étais non plus le seul à avoir trouver un peu le calme, comme Devos. Cette expédition jusqu'à l'océan qui avait fait du bien, qui nous avait permis de profiter de la morsure de l'eau, de l'étendue de sable fin. Océan toujours aussi captivant qui ne semblait changer et qui pourtant pouvait se trouver rapidement au grès des tempêtes, au grès de son humeur. Des expéditions autour ou même auprès du campement des 100 qui étaient continués d'être réalisés. Un équilibre toujours recherché entre les patrouilles, le poste de garde, Chiraz et cette volonté parfois solitaire qui reprenait le dessus de vouloir s'éloigner. Parfois plus pensif qu'à certains moments. Parfois l'esprit qui était plus embrumé, qui tentait de résoudre un mystère qui n'avait pas encore été découvert, qui tentait d'assembler les pièces de puzzle plus ou moins difficilement. Des pièces de puzzle qui pouvaient s'assembler, d'autres qui ne le faisaient alors il fallait tout recommencer patiemment. Et perdu dans mes pensées que j'étais, les deux pieds dans le ruisseau. Pantalon retroussé pour goûter de la fraicheur de l'eau. Un ruisseau qui n'était pas profond. Un ruisseau dont les chances d'être emportés par le courant étaient pour dire nulles. Pouvant sentir sous mes pieds nus les gravillons. Plusieurs centimètres d'eau, à certains endroit, l'eau plus profonde. Eau qui n'arrivait certainement pas à mes genoux, plus au-delà de mes chevilles mais ce qui était suffisant. Perdu dans mes pensées alors qu'un peu absent, je ne prêtais attention à ce qui avait autour. Regard perdu au niveau de la cime des arbres. Regard un peu lointain abordé parfois un peu trop souvent. Distrait, certainement. Distrait que j'étais alors que je ne prêtais alors attention aux personnes qui pouvaient arriver. Laissant mes pensées m'emportaient aussi simplement qu'il soit et profitant de ce silence bienveillant, seulement rompu par les pépiements des oiseaux.
(c) DΛNDELION
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 615 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Century Fox (avatar), alaska (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 104
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Ven 1 Nov - 5:35

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
En sortant à l’extérieur, ce matin, l’odeur dans l’air ne trahissait pas la saison vers laquelle on se dirigeait. Oui, il est vrai, nous sommes encore en été, les températures sont plus clémentes. Toutefois, l’automne approche à grand pas. La fraîcheur prend lentement sa place, et la nuit pointe le bout de son nez plus tôt qu’à l’habitude. Le pire, c’est l’hiver, à mon humble avis. Les activités hors du campement sont plus rare pour moi. La plupart des plantes ne sont plus trouvables, sous le tapis de neige. Il n’y a que la cuisine comme source de distraction le long de mes journées. Oh, ça ne rendra pas les choses faciles pour moi, surtout cette année. Un nouveau détour que je comptais prendre, un début de deuil que j’avais l’intention de surpasser. Malheureusement, la saison froide est la pire pour ça. Je me retrouve trop souvent de retour chez moi, sans grande envie de faire quoi que ce soit d’autre. La tentation de retomber dans ces mauvaises habitudes sera énorme. Et sans autres options pour me distraire, je ne dois pas m’attendre à ce que je continue mon progrès aussi facilement. Redoubler d’effort n’est pas hors de question, mais étant donné une rude pente à gravir, je ne peux estimer y aller trop rapidement. En ce moment, j’y allais d’un processus lent car c’est ce qui me poussait à ne pas baisser les bras dès le début.

Ce matin, donc, je me régissais de part ma routine quotidienne, non sans essayer de parler un peu plus avec les gens en cuisine. Je ne socialisais pas encore; je ne faisais que saluer et demander s’ils allaient bien, avant de me rendre à mon coin de prédilection pour pouvoir travailler. Un air moins lourd dans les lieux, alors que je n’empêchais personne de venir me voir pour demander conseil ou pour poser une question. Je ne sais pas si les autres l’on remarqué, mais l’important dans tout ça, c’est que j’entame la guérison. Les barrières dressées entre moi et les autres, je ne les ai pas complètement détruites, mais je fais de mon mieux pour qu’elles ne se fassent pas ressentir. Communiquer est la clé, même s’il s’agit de questions en rapport avec la cuisine. Grâce à cela, je ne voyais plus le temps passé. « Je reviens plus tard! » Mon départ soudain laissa quelque uns surpris, estimant qu’ils venaient d’accrocher un sujet plus sensible. La vérité, c’est que tout est encore un peu tabou. Une liste bien précise des sujets à ne pas aborder avec moi devrait être donnée à tout le monde. Enfin … ça c’était avant. Il me fallait vraiment venir à terme avec le fait que je voulais changer ma perspective. Le mieux, pour l’instant, c’était de reprendre mon souffle en sortant de cette cuisine. J’avais parlé à un peu plus de personnes qu’au normal, et qui sait, peut-être que mon cerveau et mon mental ne sont plus habituées à ce genre de choses.

Je pris la route d’un lieu que je connaissais que trop bien. Le ruisseau. C’est là où je venais souvent pleurer, puis c’est également là que je confiais à Chris mes problèmes personnelles. Ironiquement, après avoir jurer devant lui que je préférais rester dans cette tristesse et de ne plus rien ressentir du tout, j’avais la nette impression de ne plus être la même personne. Certes, je ne possédais pas la même positivité que Sierra. Elle voyait toujours le bon côté d’une situation alors que pendant ce temps, je me plaignais pour n’importe quoi. Rien qu’à m’entendre, je grinçais devant mes commentaires. « Coucou Chris. » Salut bien moins froid. Amical, oui, mais également très calme. Je le voyais les pieds en plein dans le ruisseau, probablement une bonne façon de se rafraîchir. Pour le moment, toutefois, je m’installais sur une pierre quelconque, à fixer le paysage.  « Journée longue? » Je garde le silence quelques minutes avant de poursuivre. « Moi j’ai été tellement occupée que je n’ai pas vu le temps passé. »
(c) DΛNDELION
=
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Ven 1 Nov - 18:47

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Ne l'ayant pas entendu s'approcher. N'ayant pas entrevue sa silhouette, ni remarquait que l'ombre projetée par cette même silhouette s'agrandissait à chaque pas réalisé dans ma direction. Silhouette que je n'entrevis pas non plus dans l'eau, où son reflet se retrouvait projeté. Ne tournant la tête qu'en entendant le son de sa voix. Brièvement alors qu'elle se rapprochait. Me décalant légèrement pour lui faire face. Prenant le temps d'observer les traits de son visage, pour tenter de deviner dans quel état émotionnel elle se trouvait alors. Ce qui était devenu une habitude à chaque fois je la voyais désormais. Un mouvement devenu automatique alors que je tentais de deviner dans quel état elle se trouvait, si elle était de bonne humeur, dans ses bons jours ou si au contraire elle était de mauvais poil, contrariée, proie à des pensées plus noires. Un geste prévenant qui n'aurait jamais été réalisé avant, qui n'avait jamais été réalisé avant sur l'odyssée, qui n'avait jamais été réalisé avant sur terre au tout début. Ce n'était qu'après qu'une distance s'était créée. Une distance qu'il était impossible de nier alors que désormais il y avait quelques pas qui nous séparait. Distance qui s'était créée après la mort de Robb. Une distance qui était aussi étouffante, que j'aurai voulu faire effacer d'un claquement de doigt. Tout était plus simple avant. Pouvant me rappeler encore chacune de nos rencontres, chacune de nos retrouvailles. Jamais il n'y avait alors eu cette distance. Il n'y avait que cet instant où j'avais entrouvert mes bras alors qu'elle venait à se jeter à mon cou. Il n'y avait que ces quelques secondes remplies de joie où je l'avais fait virevolté dans le ciel avant de le reposer tout aussi brièvement. Il y avait ces secondes pendant lesquelles je tentais de garder une certaine distance, bien peu porté sur les marques d'affection comparée à elle. Mais ces câlins toujours aussi surprenants, trouvés parfois alors trop étouffants ce n'était que seulement quand ils disparaissaient qu'on se rendait compte à quel point ils comptaient, à quel point ils manquaient.   Il n'y avait que cette image, colorée qui avait pris vie. Cet éclat pétillant dans son regard qui semblait aujourd'hui bien timide. Distance qui paraissait alors insoutenable, ou un rappel que de nouveau tout avait changé, tout était éphémère. De nouveau ce sentiment ravivé que l'ancienne Rachel me manquait alors même qu'aucun mot n'était prononcé, alors même que je savais que plus rien ne serait jamais aussi pareil. « Coucou Chris. » L'observant alors que je pouvais noter que son ton semblait tout aussi chaleureux que calme alors que je l'observais s'installer sur un rocher. Aucune note d'affection de plus. Aucun câlin. Me demandant à quel moment les rôles avaient été inversés, que j'étais devenu celui invitant les contacts et elle à les repousser. Le sachant à quel moment tout avait changé. Note de tristesse qui apparaissait dans mon regard face à ces formalités alors que l'entrain, la malice manquait. De nouveau ces petits constats, ces notes trop formelles. « Journée longue? » Des formules de politesse. Des questions qui devenaient un rappel qu'en effet tout avait changé, que rien ne pouvait revenir comme avant. Des formules de politesse auquel avant j'aurai coupé court pour enchaîner les plaisanteries, pour tenter de la piquer et la faire réagir mais pour lesquelles je ne faisais aujourd'hui plus rien. Ce lien complice qui me manquait. Et peut être que le sentiment ne s'était que fait plus pensant récemment, que oui les moments d'avant me manquaient. Mais train que je ne pouvais la forcer à prendre, conscient que je devais continuer de la laisser prendre son temps, que je ne pouvais que continuer à la soutenir tout comme elle avait pu être là. Ne pouvant qu'être là même si à chaque fois, à chaque fois que les nouvelles funestes étaient appris, que les visages de décomposaient, mon coeur se serrait. Sentiment d'impuissance encore plus que détesté. « Moi j’ai été tellement occupée que je n’ai pas vu le temps passé. » Toujours perdu dans mes pensées que je ne lui avais répondu. Situation que je semblais analyser secondairement. A vrai dire apaisé qu'elle soit occupée, qu'elle en vienne à revivre de nouveau. Mais sans doute trop perdu dans les limbes de mon esprit, ou trop occupé à l'observer pour avoir l'idée de lui répondre. Ce qui n'arrivait pas en général alors que chaque fois j'avais tendance à lui répondre au tac à tac. Alors qu'elle était étrangement calme, j'étais étrangement silencieux, bien plus que d'ordinaire.

Calme déconcertant qui contrastait avec mon état actuel d'esprit où les pensées se bousculaient. Pensées qui se bousculaient autant que les questions, alors que depuis ma conversation avec Devos sur la plage les questions étaient là, un peu sans arrêt. Me gardant éveillé la nuit sans aucun doute alors qu'étrangement les insomnies étaient de retour. Le passé qui était ravivé alors que je me retrouvais à contempler de nouveau la voûte céleste. Des pensées dont je n'étais certain de l'avancement, n'étant pas non plus certain qu'elles en valaient la peine alors comme je l'avais dit à Devos au final nous ne savions rien. N'étant pas dans sa tête. Mais le problème était qu'alors qu'il avait voulu bien faire, il n'avait pu qu'écrire en rouge sur le tableau blanc un grand point d'interrogation. Un point d'interrogation qui s'accompagnait à ses côtés de nombreux petits points d'interrogation. Or le point de divergence restait que je n'avais toujours pas la réponse à ces questions. N'en sachant toujours rien. Ne sachant toujours pas non plus ce que je ressentais. Ne sachant toujours pas si je devais ressentir de la colère à l'idée qu'elle n'ait rien dit si là était la vérité, si une hypothèse en particulier c'était vérifié. Une première hypothèse qui s'était dessinée puis une autre. Des scénarios qui se créaient. Un esprit qui devenait mon propre adversaire alors que sans savoir des scénarios étaient imaginés, que j'en venais à imaginer les potentielles réactions que je pourrai avoir. Ce qui ne servait à rien, ce qui ne m'avançait pas alors que je me contentais de me torturer un peu plus sans connaître la vérité. Une question en particulier dont je voulais avoir la réponse, parce qu'à un moment c'était gentil d'attendre mais bien plus intéressant d'agir. Ce moment d'hésitation certes alors que je m'étais demandé si c'était une bonne idée de poser la question, d'ouvrir peut être des plaies ou d'en créer des nouvelles avec tout ce qui se passait autour d'elle, mais j'avais décidé qu'attendre était pire. Conscient qu'il n'y aurait sans doute jamais de bon moment. Mais surtout, j'avais besoin de savoir. Regard qui se plongeait dans le sien alors que de but en blanc, je venais à lui poser la question qui torturait mon esprit. « Devos pense que tu es amoureuse de moi. » Quelque chose comme cela. Observation qu'il avait faite, pensant qu'il y avait toujours eu quelque chose entre nous, que j'avais des sentiments pour elle. « Est-ce que c'est vrai ? »

(c) DΛNDELION
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 615 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Century Fox (avatar), alaska (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 104
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Sam 2 Nov - 4:31

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Peut-être aurais-je dû faire un peu plus de bruit, juste pour qu’il se rende compte que je m’approche. C’est fou comme cette simple phrase montre au combien j’avais progressé, depuis la dernière fois qu’on c’était croisé à ce même ruisseau. Je me souviens que mon but, en croisant son chemin ce matin-là, était de marcher le plus silencieusement possible. J’avais passé le plus clair de mon temps à l’éviter, alors quand je suis tombée sur lui par le plus grand des hasards, je ressentais le besoin de me cacher. La conversation, ce fut lui qui la démarra. Moi, je ne fis que par habitude, une brève salutation, espérant qu’il comprenne le message. Mais la jeune femme naïve devrait le connaître mieux que ça. Comme à son habitude, il se mit à me poser des questions, même si celles-ci se faisaient indirectement. Sa promesse à Robb, ce besoin de me protéger, de garder un œil sur moi … je me souviens d’avoir ressenti beaucoup de frustration, lorsqu’il dit ne pas pouvoir me laisser à mes problèmes. Je ne voulais que de la solitude à longueur de journées, alors ce n’est pas difficile d’imaginer pourquoi je lui en voulu énormément. Cependant, à bien y penser, avec une mentalité désirant doucement se défaire de ses pensées négatives, je comprends mieux sa détermination. Sans lui, je ne crois pas que les choses se seraient améliorées. La descente aurait continué, probablement jusqu’à ce que je sois dans un sale état, un lieu de non-retour. Oh, je n’étais pas guérie, ce n’est pas comme un conte de fée où la fin heureuse réchauffe le cœur. Il y a encore des nuits où je me réveille en sursautant, et où je cherche quelqu’un avec qui parler. Mais je fais les efforts nécessaires pour que je ne me perde pas sur la route. L’exemple de cette conversation, que je venais d’entamer sans l’initiative de qui que ce soit d’autre peut témoigner des petits changements dans ma personnalité. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est à ce qu’il garde le silence. Certes, je ne venais pas lui sauter dans les bras, une habitude que j’avais graduellement perdue et qui, comme tout le reste, devrait se pointer à nouveau quand viendra le temps. En revanche, je m’attendais à ce qu’il commente sur ce genre de détail. Ou même qu’il m’appelle par ce surnom trop enfantin, sachant que je le lui reprocherais constamment.

Pas un mot, pas un commentaire. Rien. C’est à s’inquiéter de son état, bien franchement! Où sont les taquineries? Pourquoi est-ce qu’il semble être en train de réfléchir sans trop m’expliquer ce qu’il se passe? Je reste très confuse, n’osant cependant pas couper le silence qui s’installait doucement. En fait, je le respectais beaucoup trop pour poser une quelconque question trop personnelle. Alors j’attendis, fixant l’eau du ruisseau, puis le paysage, avant que mon regard ne se tourne de nouveau vers lui. C’est à ce moment que je croisais le sien. Pire. Erreur. La question qui sortit de sa bouche me laissa complètement blême. Co… comment … comment est-ce que Devos en est venu à cette conclusion? Il faudra sincèrement que je lui parle, parce qu’il se mêle beaucoup trop de sujets très sensibles, autant pour moi que pour Chris. Et … et maintenant, qu’est-ce que je devrais lui répondre? Il voulait savoir la vérité, et je ne pouvais me permettre de lui mentir. Il méritait mieux, même si cela envenimerait certainement notre relation, notre amitié. Je le regretterais, s’il se met à m’éviter, mais je ne pourrais pas lui en vouloir. La faute me revient, pour avoir attendu si longtemps, pour avoir refuser de lui avouer mes sentiments, alors que j’aurais dû. « Et si je te disais oui, qu’est-ce que cela changerait? » Je me levais pour m’éloigner finalement du rocher et ainsi garder un peu de distance. Je ne sais pas comment il réagirait, en m’entendant dire la suite. « Tu es heureux, je l’ai bien vu, les dernières fois que nous étions tous les trois, toi, Chiraz et moi. Tu l’aimes, Chris, et je n’ai pas le droit de te voler ça. Elle est quelqu’un de bien, et surtout, quelqu’un de stable. » Ce serait un poids en moins sur ma conscience, que de lui avouer ça. Alors il me fallait le faire. « Je t’aime Chris, c’est vrai. Et c’est parce que je t’aime autant que je n’ai rien dit. Parce que c’est injuste de ma part de t’avouer de tels sentiments quand tu as déjà quelqu’un dans ta vie. Parce que je me sens horriblement mal de t’aimer autant, alors que Chiraz doit t’attendre au campement, impatiente de te voir. » Un goût doux et amer en bouche, alors que je redoutais sa réponse. « Tout ce qui me suffit, c’est de voir que tu as trouvé quelqu’un qui te fait sourire, quelqu’un qui se trouve au même campement que toi, et avec qui tu peux parler en un rien de temps. Tu me l’as bien dit, tu veux me voir heureuse. C’est la même chose pour moi, et j’ai bien vu que tu l’es. Je ne peux rien demander de plus. » Je soupirais de soulagement. Tant de temps passé à cacher mes émotions, c’était assez rude que de tout avouer d’un coup. Je n’imaginais pas ce que Chris devait ressentir, en ce moment.
(c) DΛNDELION
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Sam 2 Nov - 18:04

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Le souffle suspendu alors que son regard trouvait le mien, alors qu'elle prenait délicatement la parole. « Et si je te disais oui, qu’est-ce que cela changerait? » L'observant tandis qu'elle se levait pour se reculer, pour instituer une distance plus raisonnable. Restant immobile alors que je prononçais pas un mot. « Tu es heureux, je l’ai bien vu, les dernières fois que nous étions tous les trois, toi, Chiraz et moi. Tu l’aimes, Chris, et je n’ai pas le droit de te voler ça. Elle est quelqu’un de bien, et surtout, quelqu’un de stable. »  Battements de coeur qui s'accéléraient. « Je t’aime Chris, c’est vrai. Et c’est parce que je t’aime autant que je n’ai rien dit. [...] » Souffle retenu, ne m'ayant pas rendu compte que j'avais cessé de respirer. Hypothèse que je n'avais pas vraiment prévue que celle où elle ouvrirait son coeur tout aussi simplement qu'il soit. Et ces trois mots. Ces trois mots. Une phrase. « Tout ce qui me suffit, c’est de voir que tu as trouvé quelqu’un qui te fait sourire... Je ne peux rien demander de plus. » Et pendant un moment, ce fut ce silence. Ce fut ce silence pendant laquelle le temps semblait s'être arrêté. Silence qui pouvait paraître long mais qui ne dura au final qu'un éclat de minutes. Silence qui s'étirait avant que lentement j'en vienne à prendre la parole.

« Je voudrai te détester pour ne pas m'avoir rien dit, pour avoir gardé le silence même avant. » Ce serait plus simple. Ce serait plus simple de la condamner au bûcher. Ce serait plus simple de la haïr et de laisser les flammes tout ravager sur leur passage. La haïr signifierait ne pas avoir besoin de réfléchir, de ressentir, de se tourmenter plus. Tout serait plus simple si le monde était réduit à deux couleurs. Ce serait plus simple si tout pouvait être défini par le noir ou par le blanc. Des extrémités. Choisir l'une ou l'autre aussi facilement sans se préoccuper d'apporter des touches sur la première couche de peinture. Ce serait plus simple de n'user que deux couleurs et de ne pas avoir besoin de les contraster, de se rendre compte qu'il n'en n'existait pas que deux mais de nombreuses. De nombreuses touches de couleur qui formaient un ensemble, se mélangeant, apportant une nuance. Un monde qui n'était pas qu'édifié sur le noir et le blanc alors que les pigmentations de couleur étaient apportées là délicatement. Certes, il serait plus simple de juste lui en vouloir pour n'avoir rien dit, pour ne pas avoir eu le courage de prendre la parole. Il serait plus simple de lui crier dessus, de lui reprocher que j'avais le droit de savoir. Mais c'était plus compliqué. La situation qui n'était pas aussi simple. La vérité étant que je ne pouvais à me résoudre à la détester pour cela. « Mais je ne peux pas. » Ne pouvant lui en vouloir pour avoir gardé le silence alors que j'avais fait de même. Chacun qui avait ses secrets. Pas en avant esquissé dans sa direction. Ne pouvant lui en vouloir d'avoir préféré de se taire alors que j'avais aussi tu certains détails, certains éléments tout aussi importants. Ne pouvant lui en vouloir d'avoir voulu faire faire le choix le plus juste. Ne pouvant l'accuser d'avoir été égoïste alors qu'au contraire elle avait voulu me voir heureux. Ne pouvant l'accuser d'être égoïste alors qu'elle avait préféré sacrifier son propre bonheur, sa propre joie de vivre en gardant le silence. Préférant aimer dans l'ombre comme Devos. Mais là n'était pas la seule raison pour laquelle je ne pouvais pas la détester, qui expliquait pourquoi je ne me mettais pas soudainement à lui crier dessus ou que la colère se dévoilait. Cette même colère que j'avais ressentie lorsque Devos m'avait forcé à me questionner, à remuer le couteau dans la plaie. C'était plus profond que cela. Regard qui ne quittait le sien alors que je reprenais la parole. « Je ne peux pas car cela reviendrait à détester une part de moi. » La vérité. Ne pouvant la haïr, cela reviendrait à me haïr aussi. N'ayant jamais pu. N'ayant jamais réussi à la détester bien longtemps. Même si j'avais pu traîner des pieds, être en colère contre elle, je n'avais jamais su résisté. Je n'avais jamais su garder cette distance. Certes, j'avais pu prétendre qu'elle était enquiquineuse de première classe, cracher sur son dos ou tentait d'envoyer tous les piques possibles, tenter de dégrader l'image qu'elle rendait dans son dos mais la haïr, je n'avais jamais su m'y résoudre. Ne le pouvant simplement pas. Et si je n'avais pu le faire là-haut, de nouveau je ne pouvais là. Sincère mais tout aussi un visage qui devenait plus grave alors que sérieusement, j'en venais à reprendre la parole. « Et pourtant tu ne connais rien de moi, tu es tombée amoureuse d'une illusion. » Car là était le cas. Elle ne savait pas tout. Elle était tombée amoureuse d'une image rendue. Elle n'avait jamais vu ce qui se trouvait réellement derrière le masque, ayant toujours fait attention qu'elle n'en sache rien. Ayant toujours fait attention qu'elle n'en vienne à ne jamais rien savoir sur le mouvement rebelle, sur des actions que j'avais pu commettre dans le passé plus moches les unes que les autres. Ayant toujours fait une distinction pour ne pas teinter de pourpre la scène rendue. Mais ce tableau, ce décor qu'elle croyait contemplait, dont elle se croyait amoureuse, il ne restait pas moins qu'une illusion. Derrière les couches de peinture, se trouvait autre. Geste instinctif qu'il était de la mettre en garde, de l'avertir de la vérité. Trop pure. N'ayant pas menti à Devos quand je lui avais dit que je ne pourrai que l'entraîner vers le bas. Ne voulant pas la blesser. Mais erreur que je devais rectifier. « Je ne suis pas un homme bien. » Il y avait des actions que j'avais commises dont je n'étais pas fier. « Il y a des choses à propos de moi que tu n'aimerais pas si tu savais. » Ou peut être ce même schéma reproduit. Toujours. Mise en garde ou tentative de la repousser pour ne pas avoir à aller plus loin.

@Rachel A. Gomez Joyeux Anniversaire Takeaway [Rachris] 484338566
(c) DΛNDELION
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 615 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Century Fox (avatar), alaska (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 104
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Lun 4 Nov - 2:58

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
On peut dire que ma remise en question et mon cheminement actuel faisaient leur effet. Je ne crois pas que j’aurais été aussi honnête si j’étais encore enfermée dans ma noirceur. J’essayais vraiment de ne plus garder autant de problèmes, autant de secrets pour moi, car le poids sur mes épaules finira par m’épuiser. On voit par mon corps, par les cernes sous mes yeux; la solitude ne cause que plus de problèmes. Je tenais bien entendu les autres à distance, mais ce n’est pas qu’une question physique. En feignant d’être bien, en m’empêchant de leur avouer mes troubles et mes angoisses, je me suis creusé un trou sans fond. Afin de m’en sortir, de ne pas aggravé mon cas, je m’interdisais de cacher mes sentiments pour Chris. Combien de temps attendrais-je encore? Oserais-je un jour les lui avouer? Une opportunité pareille, si ce n’est que pour me libérer d’un secret pareil, je devais la saisir. Voilà pourquoi je n’hésitais pas à lui répondre, y allant de façon calme, mais assez directe pour qu’il comprenne la sévérité de cette conversation. Toutefois, je préférais prendre une certaine distance, ne sachant pas quel serait sa réaction. J’imagine que sa relation avec Chiraz va bien, puisqu’il est tout sourire quand il est avec elle ou qu’il parle de la blondinette. Il fallait que j’en vienne à la conclusion que j’arrivais trop tard, que je resterais la « sœur » de Robb. Certaines choses ne changent pas, peu importe notre ténacité. J’apprenais encore à marcher sans la présence de mon frère à mes côtés, alors que j’en venais doucement à la conclusion qu’aucun geste ne le fera revenir. Je devais appliquer cette même façon de penser à ma relation avec Chris. Rien de ce que je dirais ou ferais ne changera ce qu’il ressent pour Chiraz.

J’attendais, un peu angoissée, sa réponse. Le silence me tuait, me faisait craindre le pire. Ce qu’il dit ne me choqua pas, et j’essayais de garder mon visage le plus passif possible. Cependant, à l’intérieur, je m’en voulais terriblement. Pourquoi ne lui avais-je pas dit, auparavant? Quand Robb était là … cela aurait été plus facile, non? À bien y penser, non, je ne crois pas qu’à l’époque, j’étais prête à avouer mon amour pour Chris. Confuse, concentrée sur la survie, je voulais surtout que l’amitié revienne, que notre trio puisse être aussi épanouie que lorsque nous étions là-haut. Encore une fois, j’ai sacrifié pour mon frère, parce que je voulais le voir heureux. Toujours ce problème. J’attendais, je patientais. Je tiens à ce que les gens autour de moi soient bien, je fais passer leurs besoins avant les miens. D’abord Robb, puis maintenant Chris. Sans compter mon travail incessant au campement, même lorsque j’étais exténuée, passablement malade, mentalement morte. À un point tel que je me sentais mal d’avoir des envies suicidaires simplement parce que j’avais peur que les autres en prennent un coup. Je tenais à ce que les Cents continuent de survivre, qu’ils puissent manger à leur faim. Mon bien-être venait toujours par la suite, toujours en dernier. Oh Chris, s’il savait combien de fois j’aurais voulu le lui avouer. Lui dire que je n’allais pas bien, ou simplement lui dire que je l’aime. Mais à un certain moment dans sa vie, il faisait son deuil, désirait être seul. Je respectais son choix, ne sachant pas quoi lui dire, devant moi aussi jongler avec mes démons intérieurs. Et quand il me retrouva, quand ce fut à mon tour d’être submergée par la noirceur, je retrouvais un homme heureux. Il avait trouvé quelqu’un. Quelqu’un d’autre que moi. Impuissante, c’est exactement comme ça que je me suis sentie. Une minuscule particule qui, en fin de compte, n’avait pas vraiment eut un impact dans son cheminement vers un meilleur lendemain. Il doit son état actuel à une autre femme, car moi, je n’avais pas été là pour lui. Mais je ne peux pas. Un brin de soulagement, en sachant qu’il ne me détestait pas, qu’il ne pouvait pas détester ce qui était, en soit, une partie de lui. Un petit sourire forcé, baissant les épaules, ayant l’étrange impression qu’il ne pouvait me détester que parce qu’il m’associait encore à un fantôme, à quelqu’un qui n’était plus des nôtres. Je n’étais pas Rachel, sinon la sœur de Robb. Il semblait toujours me contempler comme une gamine, même dans la façon qu’il voulait constamment me protéger. Certes, il me parait inconcevable de ne pas l’avoir à mes côtés. Pourtant, j’aimerais rien qu’une fois tomber et apprendre à me relever seule. Il ne sera pas éternellement là, et j’imagine que Chiraz et lui voudront un jour vivre ensembles, profiter de la vie à deux. Je n’irais certainement pas les déranger.

Mon brouhaha mental s’arrêta net lorsqu’il vint à déclarer que je n’étais tombée amoureuse que d’une illusion. Quoi? Comment osait-il? Il espérait faire quoi exactement? Me faire reculer? Me repousser? « T’espère que de me dire ça me poussera à maintenir mes distances, c’est ça? » Je ne m’étais pas approchée, sachant que s’il continuait à me sortir des trucs pareils, c’était peut-être pour que le mur invisible érigé entre nos deux vies se maintienne. « Illusion ou pas, si je continue à me battre pour ne pas retomber dans cet abysse sans fin, c’est parce que mes sentiments pour toi ne changent pas. » Je m’accrochais à la vie parce qu’il s’y accrochait aussi. Sans lui, sans sa présence, je ne crois pas que j’aurais encore été de ce monde. Cette nuit-là, si la mort les avait enlevé, je me serais laissé doucement mourir à mon tour. La vérité est là, devant moi, que je l’affirme ou pas. « Dis-moi sincèrement, si tu n’es pas un homme bien, alors pourquoi est-ce que tu ouvres ton cœur à Chiraz? Est-ce qu’elle est mentalement plus forte que moi? Est-ce que je suis si faible, si … » Je lui tournais le dos, éprouvant exactement toutes les insécurités que je ressentis en me comparant à la blondinette. « Il n’y a personne de parfait, ici. Tu n’es pas parfait, je ne le suis pas non plus. Mais tu as trouvé quelqu’un qui visiblement, te connais mieux que moi. » J’étouffais une envie d’exprimer ma jalousie de vive voix. « De toute façon, je ne t’ai pas avouer cela en espérant quoi que ce soit en retour. Je voulais simplement arrêter de cacher mes sentiments. Maintenant que je l’ai dit, tu peux en faire ce que tu veux. » Je rétablis des traits de visage plus neutres et le contournait pour aller me remettre sur ce rocher et tremper mes pieds dans l’eau. Mais à l’intérieur, je sentais mon cœur encore en miettes, et ce vide qui faisait de nouveau surface.
(c) DΛNDELION
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Lun 4 Nov - 22:58

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Essayant. « T’espère que de me dire ça me poussera à maintenir mes distances, c’est ça? » Un hochement de tête négatif, peut être plus triste. « Non c'est la vérité. » Elle ne connaissait pas tout. Elle ne connaissait pas tout ce qui s'était passé, ne sachant pas tout de moi. Doutant que cette image qu'elle avait soit aussi belle après quand elle saurait. « Illusion ou pas, si je continue à me battre pour ne pas retomber dans cet abysse sans fin, c’est parce que mes sentiments pour toi ne changent pas. » « Je ne veux pas que tu tombes, mais je ne veux plus non plus que.. » Laissant retomber les mots dans le vent. Des mots qui n'étaient pas ceux les plus justes, les plus adéquats. Des mots qui ne faisaient pas honneur à mon état d'esprit ou mon cheminement de pensée. Ne voulant pas non plus entretenir des images fausses. Mais ne voulant pas non plus la voir plonger dans les abysses de nouveau. Au contraire, ce n'était pas du tout ce que je voulais. Mais elle méritait de savoir la vérité, elle méritait de savoir qui j'étais vraiment. Et peut être qu'en effet elle n'avait pas tort que je tentais de la repousser pour son propre bien. Distance que j'étais prêt à imposer si cela signifiait qu'elle serait bien, qu'elle irait bien et serait heureuse. Ce que je voulais même si cela signifiait devoir garder mes distances. Mais ne pouvant choisir à sa place qui elle aimait. « Dis-moi sincèrement, si tu n’es pas un homme bien, alors pourquoi est-ce que tu ouvres ton cœur à Chiraz? Est-ce qu’elle est mentalement plus forte que moi? Est-ce que je suis si faible, si … » « Non ! » Voix que je reprenais mais il y avait cet éclat de tristesse, de colère parce que je pouvais lire sur son visage toutes ces craintes. Les craintes de ne pas être assez fortes, de n'être rien. Me rendant compte que ce n'était alors la première fois qu'elle se comparait à Chiraz alors qu'elle n'avait rien à lui envier, étant différente mais tout aussi elle. « Tu es forte Rachel, tu n'as pas idée. Je t'interdis de penser que tu es faible. Tu es parfaite à ta propre manière, laisse personne te dire le contraire. Laisse personne te faire penser le contraire ! » Elle ne l'était pas, ni mentalement, ni physiquement. Sa volonté à se battre, à sortir de la déprime qui prouvait le contraire. M'étant approchée d'elle de nouveau mais dernier pas que je n'avais réalisé, en voyant son regard. « Il n’y a personne de parfait, ici. Tu n’es pas parfait, je ne le suis pas non plus. Mais tu as trouvé quelqu’un qui visiblement, te connais mieux que moi. » Et elle pouvait tenter de le masquer, mais cette pointe de jalousie elle était reconnaissable. « De toute façon, je ne t’ai pas avouer cela en espérant quoi que ce soit en retour. Je voulais simplement arrêter de cacher mes sentiments. Maintenant que je l’ai dit, tu peux en faire ce que tu veux. » Et peut être que justement c'était trop facile venant d'elle. Certes je voulais savoir mais en effet elle laissait juste le cadeau en m'indiquant de me démerder. Poing que je serrai brièvement, alors qu'elle retournait s'installer sur son rocher. N'étant à l'aise.

Mais distance que je franchissais alors que je venais m'asseoir à côté d'elle sur son rocher. Rocher suffisamment grand et à peu près plat pour s'asseoir à deux sans pour autant qu'une distance soit imposée. Bras qui s'effleuraient. Proximité reconnaissable. Silence qui était rencontré pendant un instant. Ne prononçant pas un mot alors que je tentais de faire le tri dans mes pensées. Reconnaissant qu'elle n'en vienne à reprendre la parole aussitôt. Silence tout aussi appréciateur mais silence que je venais aussi à briser alors que doucement, sans la regarder je reprenais la parole. Un ton détaché. Plongeant dans les souvenirs. « Sur l’odyssée, à chaque fois qu'on me demandait si je m'étais blessé, ou si je m'étais bataillé avec Robb, que je répondais oui, c'était un mensonge. Il n'y avait pas de chute, ni de baston. C'était mon père. » Coups et blessures verbales, sa marque de fabrique. « Je suis devenu soldat parce que je voulais le rendre fier, mais c'était jamais suffisant. Rompre les règles étaient plus drôles alors pour faire quelque chose de bien, j'ai intégré le mouvement rebelle qui existait là-haut. J'ai sacrifié Ailina pour le mouvement rebelle. Un mouvement rebelle que mon père commandait, dont il était leader. Leader que je suis devenu sur terre ici après la disparition de Faust. » Gorge qui se serrait de nouveau. « Le nouveau conseil en découvrant la vérité nous a donné une seconde chance en contrepartie de la dissolution du mouvement. J'imagine que cela aurait jamais été possible sur l'odyssée. Là-bas on aurait été éjecté direct. Ejecté comme l'a été mon père. C'est moi qui l'a dénoncé. Vol de médicaments. Je savais qu'il les volait pour des gosses, pour des plus pauvres. C'était juste trop. J'imagine que je voulais juste me venger, le faire payer pour toutes ces fois où il me disait de suivre les règles, me punissait pour ne pas l'avoir fait. Au final j'ai suivi ses pas jusqu'au bout... » Connard avec les femmes. Jouant de la droiture, au parfait soldat mais brisant les règles. Blessant et détruisant sur mon passage. Devos qui disait que je n'étais pas toxique. Rachel qui me disait que j'étais forcément un homme bien alors que j'ouvrais mon coeur à Chiraz, mais je n'en n'étais aussi certain. Grâce à eux, grâce à ces gens que je réussissais à voir plus, à croire en leur mots, à croire que peut être que non je n'étais pas juste toxique même des années après mais il y avait toujours ces doutes, ces voix dans ma tête. Tentant de changer, mais il y avait le passé, des actes que j'avais commis dont je n'étais pas fier. « Je ne suis pas quelqu'un de bien comme tu peux le croire, je sais que personne n'est parfait, que personne ne l'est mais.. si la vérité peut t'empêcher d'être blessé par ma faute, alors la voici. » Regard qui se posait finalement sur elle. « Je veux pas te blesser... C'est le bazar là et là..» Posant ma main contre sa tête puis là où se trouvait son coeur. C'était le bazar mais constante qui existait, ils étaient toujours là. Cela comptait.


(c) DΛNDELION
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 615 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Century Fox (avatar), alaska (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 104
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Mar 5 Nov - 3:42

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais la sensation qu’il voulait réellement que je me tienne loin. De part ses mises en garde, c’est comme s’il espérait m’effrayer. Mais j’avais vu et vécu beaucoup trop d’horreurs pour qu’un passé caché ne m’effraie. Il pouvait prétendre que c’était la vérité, que ce qu’il faisait était pour mon propre bien. Cependant, il Chris oubliait que je suis une vraie tête de cochon. Combien de temps est-ce que ça m’a pris, avant de finalement m’avouer vaincu et déclarer avoir besoin d’aide? Ça en prenait beaucoup pour me faire changer d’avis, d’autant plus dans son cas, car je le voyais comme la lumière au bout d’un long tunnel sombre. C’est grâce à lui si je tenais encore bon, alors qu’il ne finisse pas le restant de sa phrase me laissa un peu fâchée. Pourquoi hésitait-il? Bordel, pourquoi est-ce que je sentais que le monde marchait toujours sur des coquilles d’œufs en ma présence? Oui, c’est vrai, je suis encore mentalement instable. J’ai mes hauts, puis j’ai mes bas. Pourtant, ce n’est pas en me traitant comme un objet fragile que je réussirais à surpasser mes problèmes. « Tu ne veux pas non plus … quoi? Que je m’accroche à quelqu’un qui me cache des choses? Tu as peur que quoi? Que je lâche prise en découvrant tes secrets? Je ne sais pas ce que tu as évité de m’avouer depuis tout ce temps, mais je peux te dire qu’il n’y a pas pire que l’abysse dans laquelle j’étais. Tu ne voudrais pas découvrir ne serait-ce que deux secondes, des pensées qui m’ont traversé l’esprit. Tu n’aimerais pas lire les lettres que j’avais préparé, advenant le pire. Alors non, peu importe ton passé, je m’accrocherais à ce qui me permettra de surpasser la noirceur. Et si c’est un amour qui n’est guère réciproque, alors tant pis. » Je n’y allais pas à la douce. Il devait avoir connaissance de ce qu’il signifiait pour moi. Peu importe s’il me disait aimer Chiraz, je respecterais son choix, exactement comme je l’ai toujours fait jusqu’à maintenant. Néanmoins, je ne cesserais pas de me comparer à elle, car c’est instinctif. J’essaie d’analyser ce qu’elle a de plus, ce qui me fait défaut. Aux dires de Chris, il n’y a rien. Forte, parfaite à ma propre manière … il croit sincèrement que je suis encore la gamine d’autrefois? « Je n’ai pas besoin des autres pour voir ce qui est évident. Il n’y a eu personne pour me faire voir mes lacunes, je suis amplement capable de les citer moi-même. Si je me remets en doute, ce n’est pas à cause des paroles ou des gestes de quelqu’un. C’est quelque chose d’ancré. » Une épine qu’il faudrait certainement retirer plus délicatement, puisque je me répétais trop souvent mes insécurités, et ce, à n’importe quel moment de la journée. La jalousie que j’avais n’aidant certainement pas à me sentir mieux dans ma peau. Lui pointant tout de même du doigt que la Blonde le connaissait mieux que moi, apparemment. Qu’il se démène, maintenant, avec ses sentiments. Je ne suis pas de celles qui irait faire en sorte de l’attirer vers moi. Je ne voulais pas causer de la friction entre moi et Chiraz, sachant qu’elle le prendrait très mal, que cette conversation actuelle.

Je ne voulais pas l’affronter, ni lui, ni elle. Je préférais aller reprendre ma place sur le rocher et laisser l’eau me rafraichir, le regard fixé sur les roches au fond du ruisseau. Silence qui s’établit, alors que je l’entendis marcher en ma direction. Sans un seul mot, il vint s’asseoir à côté de moi. Nos bras s’effleuraient, mais il y avait assez d’espace pour nous deux. Je ne dis rien, je restais là, à atteindre de voir ce qui se passerait ensuite. C’est lui qui brisa le silence, en me faisant part de son passé. Choquée d’entendre son premier aveu à propos de son père. Je ne pus m’empêcher de sentir mon cœur se serrer pour lui. Il n’avait pas eu un seul moment de répit, visiblement, ne vivant que pour rendre son père fier, en se joignant à lui et au mouvement rebelle. Les sacrifices qu’il a fait, que ce soit sur l’odyssée, puis sur Terre. Ma main se serra, me sentant horriblement mal de le faire avouer tout ça. La chance lui avait tout de même sourit une fois les deux pieds sur terre, car il fut épargné d’une fin sinistre. Oui, là-haut, ils auraient très certainement été éjectés. Comme … comme son père? Mon dieu, c’est lui qui l’a … qui l’a éjecté? Je n’imagine pas ce que les années de traumatismes ont causé, pour qu’il en vienne à le dénoncer. Malheureusement, ce n’est pas comme si cette figure paternelle lui avait donné une bonne raison de l’aimer et de tout lui pardonner. Personne ne devrait le juger pour ses actes, parce que personne ne peut deviner comment il ou elle aurait agi dans une situation comme la sienne.

Oui, maintenant, je comprenais pourquoi il tenait à me tenir loin de lui. Il ne voulait pas que je continue de le mettre sur un piédestal, ni même que j’avoue des sentiments à quelqu’un ayant la conscience lourde. Pourtant, je voyais outre tout cela. Nos regards qui se croisaient à nouveau et sa main sur ma tête puis sur mon cœur, ça me donnait toujours les mêmes battements rapides. « Visiblement, nous vivons tout les deux dans un bazar constant. » Je ne savais pas trop comment aborder un sujet si délicat, après tant de vérités. « Je suis réellement désolée pour ta relation avec ton père. C’est stupide, de dire ça maintenant, car à l’époque je n’étais qu’une gamine, mais j’aurais vraiment dû être là pour toi. Mais si cet homme a fait trop de mal, ce n’est pas qu’une bonne action qui le changerait. Qui pouvait te garantir qu’il essayait de réparer ses erreurs? Est-ce qu’il s’est excusé, ne serait-ce qu’une seule fois? » J’étais surtout dans leurs jambes, au grand désarroi de Chris, que je croyais me détester, plus jeune, mais qui, à bien y penser, vivait des moments encore plus horribles avec son père que tout ce que je pouvais lui faire. « Le mouvement rebelle n’était-il pas contre l’envoi des Cents sur Terre? Ils ne croyaient pas au Chancelier non plus … ni à cette supposée démocratie. Si c’est le cas, si c’est ce pourquoi vous vous battiez, alors je ne vois pas pourquoi est-ce que cela devrait m’affecter de façon si négative. Je devrais te faire remarquer que malgré le changement dans le conseil, je ne les sens toujours pas. Je ne sais pas ce qu’ils mijotent, mais je reste toujours en alerte, quand j’entends parler d’eux. » Ce n’était pas une affirmation d’âme rebelle, mais que ce pourquoi ils se sont battus, ce n’est pas si loin de mes propres convictions. « Pour être honnête avec toi, les fois que j’ai senti de la haine envers toi, je les compte sur deux doigts. La première, c’est quand j’ai vu la porte de la prison se refermer sur moi. La deuxième … c’est quand tu m’as laissé et est repartir à ton campement, alors que je suis restée complètement immobile, sous le choc, après l’annonce de la mort de mon frère. Ces deux fois-là, j’ai senti mon cœur se briser, oui, c’est vrai. Et tu sais pourquoi? Parce que j’avais, sans même que je ne veuille l’admettre, des sentiments pour toi. J’ai senti que tu me tournais le dos, que j’étais invisible, quand en fait, tu avais tes propres démons à affronter. » Je me souviens avoir crier, hurler comme une folle. Je me battais intérieurement, ne voulant pas avouer que mon cœur battait pour lui, mais se brisait également lorsque je le sentais s’éloigner de moi. « Tout ce que je veux, c’est que tu sois heureux, que ce soit avec moi ou avec quelqu’un d’autre. Tu m’as fait assez confiance pour m’avouer ces secrets, et ça me rassure, de savoir que tu es prêts à passer aux aveux. Promets-moi simplement de te défaire de ce bazar, pour que tu puisses profiter de tout l’amour que Chiraz a pour toi. » Je rendais les armes, en quelque sorte. Un geste solennel, laissant ainsi la place à celle qui pouvait mieux l’écouter à travers ses journées.  
(c) DΛNDELION
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Dim 10 Nov - 23:09

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Lui ayant avoué en somme toute la vérité ou presque. Mais étant revenu sans aucun doute sur chacun des points que je lui avais préalablement dissimilé. Peut être que je voulais en effet la dégoûter mais là n'était certainement aussi la raison, alors que je ne voulais pas qu'elle se fasse d'illusions. Ne voulant la laisser tomber amoureuse d'une image qui n'existait pas. « Tu ne veux pas non plus … quoi? Que je m’accroche à quelqu’un qui me cache des choses? [...] Alors non, peu importe ton passé, je m’accrocherais à ce qui me permettra de surpasser la noirceur. Et si c’est un amour qui n’est guère réciproque, alors tant pis. » Mais elle se trompait sur ce point. Ne la voyant comme un objet fragile bien que j'avais eu tendance récemment à me montrer  précautionneux, à la surveiller, à faire des aller retours entre les campements pour m'assurer aussi qu'elle allait bien. Non, ce n'était pas tant pour cela que je ne lui avais rien dit si ce n'était pour lui ternir cette vision qu'elle avait. Ayant préféré qu'elle reste jusqu'à là immaculée, des secrets que j'avais voulu garder pour moi mais le constat de Devos, et cette révélation changeait des choses que je puisse le vouloir ou non. Petit coup de couteau asséné par lequel elle faisait valoir qu'elle était la seule à éprouver des sentiments, qu'elle s'enfichait que leur véracité ne soit pas réciproque. Mots auquel je ne savais quoi répondre, ce qui pouvait être pire mais ayant peur de faire un faux pas. Ayant peur de la blesser encore déjà plus alors que je ne pouvais que me douter qu'elle en souffrait, en souffrant silencieusement alors que jusqu'à là elle n'avait rien dit. Ne voulant commettre un impair alors que je ne savais encore rien de ce que je ressentais ou que je peinais à décortiquer ces émotions, à me frayer un chemin dans la foule. Assailli de toute part. Ce qui avait peut être l'effet d'une libération mais qui à cet instant apportait avec elle peut être cette note d'appréhension, et cette volonté de lui faire comprendre que non elle se trompait. Une vérité que je ne lui disais, la laissant croire en cette idée. Ne voulant peut être pas qu'elle puisse tenter de me convaincre que j'étais quelqu'un de bien. Ne réussissant totalement à croire cette idée, à m'y faire, que je ne pouvais pas transformer l'air autour. Sentiment de conviction que voulait me transmettre Devos comme Chiraz, que peut être elle voudrait aussi me convaincre. N'étant encore certain d'être totalement prêt à vouloir me sauver ou que les répétitions de ces mots suffirait à me conduire d'y croire. N'étant pas non plus certain que ce serait dans ce sens qu'elle irait, craignant au contraire qu'elle en vienne à me repousser. Contradiction. Ce que je craignais mais la direction que je tentais aussi de lui faire prendre, pour qu'elle n'en vienne pas à plonger là-dedans, pour qu'elle n'ait pas plus à se préoccuper de ce qu'elle n'avait déjà ou qu'elle n'en vienne à se détourner. Contradictions et en venant pourtant à prendre la parole pour lui conter vérité.

Vision ternie que je lui dépeignais, que je me disais qu'elle allait forcément bien s'en rendre compte. Silhouette qu'elle n'avait certes jamais autant pu idéaliser comme celle de Robb et place que je n'avais jamais voulu. Des chemins différents empruntés. Et ce fardeau sur mes épaules qui s'enlevait un peu plus à chaque fois que je continuais. Ne m'étant jamais réellement rendu compte à quel point parler, s'exprimer pouvait faire du bien. Ne m'étant jamais rendu compte que c'était comme si le ciel devenait moins lourd. Poids pesant sur mes épaules, sur mon dos qui s'allégeait alors que le fardeau devenait plus léger. Respiration qui se faisait plus légère alors que je poursuivais sans émettre des détails, lui avouant cette vérité que jusqu'à là j'avais tenu à l'écart. Ne voulant la mêler à ce passé, ne voulant la mêler à ces secrets ni ternir cette relation existante. Ne voulant voir le jugement dans son regard. Cette même note de jugement que j'attendais à percevoir dans son regard, qui ne vint toutefois pas. Au contraire, il n'y avait là nulle note de dégoût si ce n'était un élan de compassion. Cet élan de compréhension. « Visiblement, nous vivons tout les deux dans un bazar constant. » Un sourire qui se dessinait sur mon visage malgré moi. La vérité. Un bazar constant tout autour, nous envahissant. « On dirait. » Un sourire ou une grimace un peu déformé. Cette vérité un peu triste.

Elle-même qui n'avait un passé glorieux avant d'intégrer la famille de Robb, avant d'être totalement adoptée par madame Miller. Ayant perdu ses parents, sa mère quand elle avait 6 ans. Puis madame Miller que tout le monde adorait, chez qui je venais me réfugier avait été la suivante. A la fin, il n'était resté plus qu'elle et Robb. Mais pendant son enfance, elle avait trouvé le bonheur, les éclats de rire. Une ambiance familiale existant, protégée et aimée. Une ambiance bien moins chaleureuse de l'autre côté des murs. « Je suis réellement désolée pour ta relation avec ton père. C’est stupide, de dire ça maintenant [...] Est-ce qu’il s’est excusé, ne serait-ce qu’une seule fois? » Touché qu'elle puisse croire que du haut de ses trois pommes, elle aurait pu me défendre. Et pensée qui devenait de nouveau me faire sourire car en effet, il était facile de l'imaginer lui tenir tête, peut être même avec sa fidèle peluche lapin à ses côtés. Déjà têtue et bornée avant. Et des compétences de guerrière, au combat qu'elle avait acquis par la suite, à son campement. Des techniques que je lui avais montré après que les premiers essais s'étaient soldés par des échecs. Guerrière qu'elle aurait pu devenir mais ce n'était les armes qu'elle avait décidé de prendre, de lever. Traçant sa propre voie, son propre chemin. Touché bien que je savais aussi qu'elle n'aurait rien pu faire, et que je faisais tout alors pour ne rien montrer. « Tu n'aurais rien pu faire... et non, il ne s'est jamais excusé. » Ne me rappelant pas d'un jour où il l'avait fait, c'était pour mon bien comme il disait. La discipline qui comptait. Secouant la tête alors que de nouveau les souvenirs manquaient de refaire surface, mais que je les chassais aussitôt. Ancrant de nouveau mon attention dans sa direction, la laissant devenir mon ancre.

« Le mouvement rebelle n’était-il pas contre l’envoi des Cents sur Terre?[...] Je ne sais pas ce qu’ils mijotent, mais je reste toujours en alerte, quand j’entends parler d’eux. » « Personne ne savait avant que la nouvelle ne soit annoncée. La plupart des opérations visait à rééquilibrer un sentiment de justice, transmettre des médicaments, rééquilibrer la balance dans les quartiers les plus pauvres, récupérer des informations. » Pour cette raison que Lina avait été fait prisonnière, l'ayant laissé derrière, ayant jugé alors que la mission était plus importante, que la fin importait plus que les moyens, elle. M'étant attachée à elle pourtant, l'ayant pris sous mon aile après la mort de ses parents, étant tombé amoureux d'elle. Mais là encore, il avait paru simple de tout rejeter, de ne pas s'attacher. Des erreurs commises. Un lien qui s'était brisé. Et pourtant une amitié qui s'était reconstruite, renaissant de ces cendres. Ailina qui avait été mon premier amour. Un premier amour mais qui n'était le dernier. Les chemins empruntés qui bifurquaient. Mouvement rebelle qui avait vécu et qui avait pris fin. « Le conseil n'est plus le même. Je ne sais pas si je pourrai un jour leur faire entièrement confiance, mais certains de ces membres je les connais et je peux t'affirmer que ce sont des gens biens. » Il pouvait exister des différents mais Murphy, Richard, Nadja, Wyatt, ceux que je connaissais le plus, je les respectais. Les respectant pour leurs compétences, estimant en effet que le conseil était entre de bonnes mains, qu'avec eux la démocratie pourrait être assurée. Seconde chance qu'ils avaient aussi accordées alors que nous n'avions pas été expulsé en dehors de la barrière refermant le campement. Ce qui aurait pu être le cas mais qui ne l'avait été. Ne nous ayant laissé, mis en sursis, nous laissant faire nos preuves. Un hochement de tête alors que je reprenais la parole. « Tout change... » Tout changeait tôt ou tard. Le mouvement rebelle. Le conseil de l'odyssée. Les relations. Les paysages. Les saisons. Le carroussel continuait de tourner.

Crainte qui rejaillissait mais elle qui en venait à me rassurer, comme lisant dans mes pensées. « Pour être honnête avec toi, les fois que j’ai senti de la haine envers toi, je les compte sur deux doigts. [...] J’ai senti que tu me tournais le dos, que j’étais invisible, quand en fait, tu avais tes propres démons à affronter. » Ces démons, ils existaient sans doute encore. Mais ces fois là, elles avaient existé. Me rappelant très bien de ces jours là. Le sentiment de déception qui m'avait serré le coeur la première fois, suivant la colère. Ayant perdu mon meilleur ami parce qu'il avait couché avec la femme d'un officier supérieur. Et l'ayant perdu dans la foulée. Peut être ce sentiment de déception qui n'était qu'à la hauteur de la douleur ressentie. La seconde fois, elle n'était elle que bien plus floue dans mon esprit. M'en rappelant parce que ce jour tout avait basculé, le monde avait basculé. Revenu à leur campement comme un automate, alors que pour surmonter le traumatisme, l'esprit avait fait le vide. Le monde qui s'était effacé alors que je m'étais effacé, la laissant derrière sans la voir. Me perdant dans les limbes dans mon esprit, dans mes souvenirs. Si elle avait eu besoin de moi ce jour là, je n'avais été là. Mais étant là désormais, ou plus tard peu important le reste. « Tout ce que je veux, c’est que tu sois heureux, que ce soit avec moi ou avec quelqu’un d’autre. Tu m’as fait assez confiance pour m’avouer ces secrets, et ça me rassure, de savoir que tu es prêts à passer aux aveux. Promets-moi simplement de te défaire de ce bazar, pour que tu puisses profiter de tout l’amour que Chiraz a pour toi. » Regard posé sur elle, regard entrecroisé au sien, qui ne la quittait pas. Il n'y avait que cette image en tête, qu'elle était là, que cet amour qu'elle portait il existait, lui donnant des ailes. Prête à se sacrifier, à sacrifier son propre bonheur si cela signifiait que j'étais heureux. Y avait-il plus beau geste sur terre ?


(c) DΛNDELION
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 615 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Century Fox (avatar), alaska (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 104
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Lun 11 Nov - 6:49

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Je comprenais mieux son hésitation à vouloir me révéler ses secrets, même si au fond, j’aurais préféré qu’il me témoigne d’assez de confiance pour me le dire plus tôt. Ce n’est pas comme si je le jugerais pour ses erreurs, au nombre incalculables des miennes. Personne n’est parfait, de toute façon. Il n’y a qu’à voir les Cents, tous des détenus là-haut, et pourtant, on témoigne d’assez de gentillesse pour avoir réussi à prendre contact avec les terriens ainsi que les odysséens. Bon, c’est vrai, je ne peux mettre tout le monde dans le même bateau. Je suis encore loin de pouvoir pardonner aux Odysséens la décision qu’ils ont prise. L’impression d’être les déchets, d’être les rats de laboratoire, ça ne disparaîtra pas de sitôt. En fait, je ne sais pas si j’arriverais un jour à tourner la page là-dessus. La même chose s’applique aux foutus Grounders, un vrai danger que les gens semblent prendre trop à la légère. Moi je n’oublie pas les horreurs qu’ils ont commises, et je continuerais à les guetter jusqu’à ce que j’aille la preuve ferme que leurs intentions sont bonnes. À me mettre à leur place, ils doivent en faire tout autant, alors qu’on ne m’accuse pas de manque d’ouverture d’esprit. Les seules personnes en qui je place ma confiance, elles font parties d’un cercle fermé. Ironiquement, je m’en suis éloignée, lorsque j’étais en détresse émotionnelle. J’ai largué tout le monde, y compris Chris, et peut-être que je n’aurais pas dû. En l’évitant, en me comportant toujours comme une gamine et en ne lui disant rien, ça m’a coûter encore plus. N’ayant pas cru mes yeux en le voyant avec Chiraz, cette journée-là, pendant que je me promenais près du campement des odysséens. N’ayant pas cru mes oreilles lorsqu’il me la présenta comme … eh bien comme sienne. Heureusement, dans ce temps-là, j’avais cette capacité à ne rien laisser transparaître sur mon visage. Il ne s’imaginait pas ma détresse en revenant chez les Cents, après cette rencontre inespérée. Comment aurait-il pu le savoir, vu sa question plutôt brusque de tout à l’heure? Au moins, je sus garder ces sentiments pour moi plus longtemps que prévu. Néanmoins, maintenant qu’il le savait, je ne sais pas trop comment se dérouleront les choses entre nous. Les conversations ne seront que plus étranges, surtout s’il vient accompagné de la blondinette. Il me faudra certainement trouver une excuse pour les laisser seul-à-seul.

Le bazar total, dans nos vies, quoique j’estime que Chris a su trouver la personne parfaite pou lui permettre de rétablir un peu d’ordre dans la sienne. Quant à moi, je crois en être venu à terme avec le fait que la paix et moi, on ne fait pas bonne équipe. Je suis toujours en plein questionnement, toujours dans un état d’entre-deux, que ce soit la dualité de la colère et le calme, la solitude et l’accompagnement. À chaque impression de paix, il y a toujours une petite voix pour me rappeler que c’est impossible. Quand je coupe mes légumes dans la cuisine, je sens que je pourrais faire quelque chose de plus épanouissant, et pourtant, je stagne. Je sais que je devrais m’en sortir, mais j’aime pas devoir faire plus d’effort qu’il ne le faut, surtout en sachant qu’il n’y a rien de plus qui m’attend. Alors je reste assise, en plein cœur du bazar. C’est devenu presque plus stable de vivre dans l’instabilité, que d’essayer de retrouver l’équilibre. « C’est pas si mal, quand tu t’y habitues. » J’essayais vaguement de sourire, mais ce fut peine perdue. Ce n’est pas quelque chose de positif, et ça n’apporte que plus de malheurs. Mais c’est plus facile. Et la facilité, c’est mon créneau, maintenant. Je prends le chemin le plus simplet, celui qui ne comporte aucun véritable effort de ma part. En ne prenant comme exemple que les entraînements de Chris, on voit bien que je n’avais émis plus d’intérêt à continuer. Je savais bien que cela me prendrait des années, que dis-je, des siècles, pour apprendre à n’être qu’un millième de la plupart des femmes plus expérimentées que moi. J’avais du mal à me souvenir de la base, alors pour le reste …

Je me sentais terriblement mal de me plaindre constamment de ma famille décédée. Visiblement, malgré l’absence total de proches, j’avais quand même eu la chance de vivre une enfance heureuse. Même si je me sens horriblement seule et que je m’en plains à chaque jour, ce n’est rien en comparaison à ce que Chris dû subir. Mon dieu! À me remémorer toutes les fois où il disait s’être battu avec quelqu’un, que ce soit Robb ou un autre garçon, … ça me donnait mal au cœur. Pourquoi n’avais-je pas remarqué ce genre de détail? Une vraie gamine, bon sang! Moi et ce foutu lapin en peluche! Si je posais de nouveau mes yeux sur ce truc, je crois que j’irais le brûler moi-même. Pas agressive en temps normal, et surtout, pas violente du tout. Un autre argument que j’utilisais toujours pour convaincre Chris d’arrêter de me proposer comment me défendre. Il s’imaginait une tout autre Rachel, une fille qui n’a aucun problème à asséner des coups quand il le faut. Les techniques que j’appris sur le campement n’étaient en aucun cas suffisantes. C’est à peine si j’ai une bonne posture. « M’ouais … » Cette phrase me suit, que ce soit lui ou ma propre conscience qui le murmure. Gamine auparavant, et maintenant, juste … instable. « S’il ne s’est jamais excusé, alors c’est qu’il ne regrettait rien de ce qu’il te faisait subir. Et si toi, tu sens du remords pour l’avoir fait éjecter, alors ça montre que tu portes plus de compassion que ton père. » Capable de ressentir la culpabilité pour ses actes, c’est un humain, c’est un être avec un cœur. Ne pas avoir de regrets pour tout les coups portés sur son propre enfant, alors là, c’est un monstre.

« Je vois. Vous vouliez remettre un peu d’ordre dans cet énorme désordre qu’était l’Odyssée. Ce n’est pas comme s’il y avait un véritable équilibre entre nous tous, là-haut. » La tension était palpable, et ce, depuis un bon moment. Je ne crois pas que cela venait tant du mouvement rebelle. En fait, ce sont les gens qui se révoltaient, en général. Donc si un groupe d’entre eux se sont alliés pour essayer d’aider, eh bien, ils n’ont suivi que ce qui existait déjà. Ils ont posé des gestes pendant que d’autres ne faisaient que parler. Je ne pourrais lui en vouloir pour ça. Non, je ne dis pas ce genre de truc juste parce que j’étais enfermée dans une cellule. Je me souvenais déjà des problèmes alors que je me tenais avec mon frère et ses amis. « Je suis contente de savoir que le conseil a su pardonner, crois-moi. Mais je ne connais aucun de ces membres, et tant qu’au moins l’un d’eux soit parmi les naïfs qui espèrent unir nos deux campements, alors je les considérerais tous comme ennemis. Le pardon, ça ne se fait pas après avoir pousser quelqu’un pour qu’il tombe, tu sais. » Je faisais référence au fait qu’on nous avait carrément balancer ici sans savoir si on allait survivre. Après un tel sale coup, ils croyaient quoi, que nous allions simplement nous réunir, comme si ne rien était? « Certaines choses ne changent pas. Les cicatrices restent, et elles témoignent de ce qu’il ne faut jamais oublier. » Je crois que ça s’appliquait à tous, y compris Chris.

Rien ne servait de mentir, après avoir avouer un tel secret dès le départ. Je devais faire preuve d’autant d’honnêteté que lui. Voilà pourquoi je lui avouais les deux seuls moments où j’ai vraiment eu de la haine pour lui. Je ne parle pas de rage, de colère. Je parle d’une émotion à l’état brut, où le grondement qui vient de l’intérieur égalise le hurlement lâché. Besoin de lui rappeler ces moments, ainsi que les pensées qui me traversèrent l’esprit. Étrangement, il y avait toujours une période de calme et de joie, entre ces situations négatives. Avant que Robb ne soit mis en prison, on se baladait encore tous en groupe, on se promenait un peu partout, les fous rires au rendez-vous. Puis, le malheur s’abattit, avec mon frère et moi derrière les barreaux. Ah, il ne faut pas oublier notre petite éjection jusqu’à la Terre. Ça aussi, je refoulais mal l’envie de tuer quiconque du conseil se présenterait à moi. Cependant, lorsqu’on pu enfin se réunir, c’est comme si rien n’avait effacé notre amitié. Puis, lors de la mort de mon frère, ce fut le retour vers une période noire de ma vie, de laquelle je peinais à m’en sortir. Et avec de telles révélations, je ne sais pas combien de temps ça me prendra, pour me remettre de tout ça. Ne venais-je pas de céder ma place, même si c’était à contre-cœur? Sacrifier mon bonheur pour le sien. C’est un beau cadeau, certes, mais qu’est-ce que cela signifiait, pour les années à venir? Que deviendrais-je? Ce n’est pas comme si mon cœur peu en aimer un autre. Je me l’interdis, car ce ne serait jamais un vrai amour. « Qu’est-ce que t’as à me regarder comme ça? Il faudrait que tu fasses attention, Chiraz semble parfois … pas très sûre d’elle, quand elle nous voit tout les deux, comme ça. » Une bonne façon de pointer du doigt nos habitudes qu’il faudra perdre, comme les regards si intenses. Afin de monter l’exemple, je me concentrais sur l’eau du ruisseau, quelque chose qui me calma en temps normal, mais qui ne me rendait que plus morne.
(c) DΛNDELION
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

le Jeu 14 Nov - 21:15

Take away
Chris & Rachel

« Falling down is part of life, getting back up is living. »
Sujet plus délicat que du paternel. « S’il ne s’est jamais excusé, alors c’est qu’il ne regrettait rien de ce qu’il te faisait subir. Et si toi, tu sens du remords pour l’avoir fait éjecter, alors ça montre que tu portes plus de compassion que ton père. » Coins de lèvres qui se retroussaient. Pas réellement un sourire. L'ombre d'un, ou peut être l'ombre du sarcasme alors que je reprenais la parole. « Justement je n'ai pas de remords. » Ayant cherché. Ne les ayant pas trouvé. Ne les ayant pas trouvé quand j'étais sur le vaisseau métallique, et même au cours du crash, ce soudain accès de conscience, de remords n'avait pas non plus refait surface. Ne m'étant jamais dit qu'il aurait pu être intéressant si j'avais eu une conversation avec lui avant. Ne m'étant jamais dit que cette conversation aurait pu tout changer s'il avait lieu. Chacun avait balayé la conversation d'un revers de la main. Lui encore plus campé sur ses positions alors qu'à chaque fois que j'avais tenté de le trouver pour en savoir plus, pour savoir la vérité sur son appartenance au mouvement rebelle, je m'étais retrouvé face à une porte de prison. Fin mot de l'histoire que je n'avais d'ailleurs su que grâce à Faust, que grâce à elle que j'avais intégré le mouvement et que j'en avais eu connaissance, non pas grâce à lui. N'ayant visiblement pas mérité sa confiance comme elle l'avait eu, venant de sa mère. Des parents qui étaient bien différents. Une dernière conversation qui n'avait jamais eu lieu, il n'y avait que ce jeu de regard alors que j'avais assisté à la scène. Là lorsqu'il avait été éjecté. Aucun mot d'adieu. Simplement ce jeu de regard. Ce que les autres gardes n'avaient jamais su. Les hauts gradés oui, eux non. Certains s'étonnant cette absence de réaction, de ce masque affiché mais personne ne s'était plus attardé sur le sujet, estimant simplement que cela collait au personnage. Ne se doutant pas qu'il y avait bien derrière ce masque et tant de haine. Il suffisait d'un éclat, d'un moment. Et tout changeait. Et peut être que même maintenant, je devrais éprouver des remords alors que j'avais comme son sang sur mes mains, mais cette pensée ne s'était jamais formée plus d'une seconde de mon esprit. Son prénom sur lequel j'avais tiré un nom. Il n'y avait même plus forcément, ou peut être qu'elle était encore là mais surtout il n'y avait rien, étant devenu de soi-même au fil de mon enfance non plus un père mais qu'un géniteur. Sans aucun doute que j'aurai préféré avoir un autre père, ou même que ma mère ait survécut à la naissance. Mais le passé ne pouvait être transformé.

Sujet des rebelles jusqu'alors tu, un tabou presque d'en parler. Des murmures échangés qu'à l'abri des regards, là haut ou en bas. Enfermés dans les deux cas une carcasse métallique, là haut ou en bas dans un bunker six pieds sous terre. « Je vois. Vous vouliez remettre un peu d’ordre dans cet énorme désordre qu’était l’Odyssée. Ce n’est pas comme s’il y avait un véritable équilibre entre nous tous, là-haut. » « Il n'y en avait pas. » Un fossé creusé entre deux parties de la population encore plus rendue visible entre les deux ailes. Une aile qui abritée les familles plus aisées, plus riches pour dire tandis que dans l'autre, celle où j'avais vécu les conditions de vie étaient plus modestes voir malheureuse. Pas tous ne naissant avec une cuillère d'or dans la bouche. « Je suis contente de savoir que le conseil a su pardonner, crois-moi. [...] Le pardon, ça ne se fait pas après avoir pousser quelqu’un pour qu’il tombe, tu sais. » « Mais on n'en peut en vouloir à des enfants pour les fautes commises par leurs parents. Alors j'imagine que ce serait à tort de leur en vouloir pour des fautes qu'ils n'ont pas commis. » Ne pouvant en vouloir aux nouveaux pour des fautes commises par les prédécesseurs. « Il faut leur accorder une chance. Mais je comprends. » Une histoire qui n'était pas la même, n'étant celui qui avait été envoyé sur terre. Ne pouvant qu'imaginer que j'aurai sans doute mal tourné si comme Robb, comme elle, j'avais été envoyé là-bas parce que j'étais plus jeune, parce que je n'avais pas atteint la majorité. Une bombe à retardement alors. Les entraînements, le contrôle offert par le corps militaire qui m'avait permis de prendre le dessus sur les excès de rage, sur cette colère bouillonnant qui restait toujours dans l'ombre. Monstre qui avait été appris à être contrôlé. Bête sauvage dont nous étions les seuls responsables. « Certaines choses ne changent pas. Les cicatrices restent, et elles témoignent de ce qu’il ne faut jamais oublier. » La douleur rappelant que nous étions toujours là vivants. Oxygène qui pouvait être transformé. Tout n'était pas fini. Le point final n'était pas encore apposé sur la page du dernier tome.

« Qu’est-ce que t’as à me regarder comme ça? Il faudrait que tu fasses attention, Chiraz semble parfois … pas très sûre d’elle, quand elle nous voit tout les deux, comme ça. » « Rien.. » Encore ce soupçon de sourire qui s'effaçait doucement alors que je détournais la tête. Un contact que je rompais. Regard qui dérivait en direction du ruisseau qui continuait de s'écouler à quelques pas. Tentative de respecter son souhait ou de ne pas rendre la situation gênante. Regard qui s'était juste perdu dans sa direction. Petite note de culpabilité apparut non moins après les mots qu'elle avait prononcé. Elle avait certainement raison. Elle avait raison. Et des mots que je mémorisais, insécurité à l'égard de la jolie brune que je n'avais jamais remarqué. La situation qui se compliquait.
(c) DΛNDELION
Contenu sponsorisé

Takeaway [Rachris] Empty Re: Takeaway [Rachris]

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum