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Tennessee Brontë-Sand
DATE D'INSCRIPTION : 14/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Isa & I MULTICOMPTES : My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 3891 CELEBRITE : Katie Melua COPYRIGHT : Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna METIER/APTITUDES : Mécanique & Nanotechnologie POINTS GAGNES : 28

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le Dim 8 Sep 2019 - 23:34

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Cette immense silhouette qui passe devant elle. Ce regard furtif qui survole Tennessee. Ce sourire qui s'éloigne en même temps que le dos de Devos. L'homme n'a rien dit, juste esquissé un petit signe. Il ne l'ignore plus ... Pas. Néanmoins il ne lui raconte toujours rien. Et la bouclée elle ressent cette frustration qui mordille ses veines tandis qu'elle retourne la terre de ses mains, toujours à se battre pour réussir à mieux irriguer les cultures. Non ce n'est pas son domaine de prédilection mais son ami ... Ou plus ... Enfin quoi qu'il soit, refuse désormais de l'entraîner à nouveau vers leurs inlassables échanges.

Pourtant il en a fait la promesses plusieurs mois auparavant. Il a dit qu'il viendrait, qu'il serait toujours là, mais elle, la mécanicienne elle ne détecte que le vide de sa présence. Elle s'en moque des faux espoirs à propos de tous les autres, Ça lui passe par-dessus la tête - Excepté celles accordées à Murphy @Murphy Cavendish -. Mais quand il s'agit de lui ... Ça lui tord les boyaux, et désormais chaque jour, elle s'interroge si ce qu'elle à vécu sous la pluie avec le génie ne se résume qu'à une immense hallucination ? Le délire ? La fièvre ? Il serait bien plus aisé pour sa tranquillité de le croire mais son âme se révulse à cette unique pensée...

Ses pupilles ne le quittent pas jusqu'à ce qu'il disparaisse de son horizon mais certainement pas de son esprit. La bouclée, elle sait où il se dirige, parce qu'elle l'espionne depuis quelques temps, elle veut comprendre ce que la logique ne lui apporte plus, en se laissant porter par une espèce de spontanéité de laquelle elle se détourne habituellement.

Malheureusement quand rien ne fonctionne, il faut emprunter d'autres chemins. Doucement elle se relève, essuie ses mains contre sa robe, elle s'en contrebalance de la salir, de toute les manières elle va s'avancer dans la forêt. Tennessee ne se rend pas à un bal, elle va rejoindre celui qui perturbe son cerveau, l'alchimie de ses neurones. Un jour il est venu à elle, maintenant c'est elle qui s'en va le retrouver. Et quand elle lui fera face elle reversera toutes les phrases sorties des lèvres de Devos afin d'en avoir le cœur net.

Enfin, la Brune se le répète depuis un bon moment, elle élabore une stratégie tout en sachant pertinemment que les relations ça ne fonctionnent pas comme ça. Mais comment alors ? Elle adorerait, souhaiterait en capter un peu plus quand l'autre devient aussi omniprésent. D'abord elle va le laisser prendre de la distance puis elle marchera, ce n'est plus les kilomètres qui effraient cette jambe anciennement blessée.  

Il ne l'a pas repérée, ou peut-être que si, allez savoir avec cet Olibrius ? Silencieuse elle l'observe : penché, absorbé par un objet mystérieux ... Tennessee, elle balance entre demeurer ainsi à jamais et rompre cet instant magique qui pourrait ne jamais se représenter. Quoi qu'il advienne elle se rappellera éternellement ce moment ainsi que le chant des grillons qui l'accompagne ou la densité claire des rayons annonçant le début de l'automne.

Bientôt il faudra se couvrir afin de ne réchauffer son corps mais aujourd'hui la chaleur danse encore autour d'eux. Un pas, deux pas, trois pas et son pied rencontre une branche morte qui craquèle son corps léger. Mais lui, il ne se retourne pas, a-t-il entendu, pense-t-il qu'un lapin ou un renard furtif se promène dans les lieux de leur premier campement ?

Juste derrière le génie, la voilà tentée, la bouclée, de souffler dans son coup, et comme une gamine elle ne résiste pas à imiter le vent tout en grattant la nuque de Devos « Coucou » Ajoute-t-elle tout en reculant le temps qu'il se retourne vers elle « Je te cherchais »

Elle ne va pas lui faire offense en prétendant qu'elle passait par là, il détecterait directement son mensonge, il la connait mieux que personne ... Ou la connaissait ? Elle hésite entre le futur et le présent elle attends de cette "conversation" que les zones brouillardeuses s'éclaircissent ...


I'll Follow You...




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le Jeu 26 Sep 2019 - 22:21

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— When the stars go blue
8 SEPT 2119

Il faut y passer de temps en temps, vérifier que la poussière n’a pas trop pris ses aises. Garder un œil sur les machines éteintes depuis des années. L’oxydation est une vraie plaie, mais cette fois Devos est plutôt serein. Il sait qu’avec les autres, ils ont été efficaces. Il a notamment commencé quelques travaux pour consolider la pièce, éviter toute humidité. Les mains toujours à l’emploi, c’est le bricoleur qui fait son grand retour. Il tient parfaitement debout, met désormais à exécution des idées qui s’impatienter au fond de son cerveau. Le souffle vivant, Devos le génie jongle entre métro et surface pour reprendre son rôle d’homme à tout faire. Parmi les nouveautés, il y a ce petit exercice conseillé par son père – qui semble avoir récupéré d’un mal de dos qui a traîné tous l’hiver. Lorsque Devos croise quelqu’un, si cette personne le salut et qu’il fait de même, il doit poser une simple question : est-ce que ça va ? Souvent, la réponse est courte et positive. Parfois, elle est longue et intriguante. Est-ce qu’il doit considérer ce temps d’écoute comme un temps perdu, pas vraiment. Souvent, il travaille alors que l'autre, parle. Que l’on se confie à lui, l'étonne, mais c’est, selon son paternel, une preuve de confiance qu’il doit accepter volontiers. La nouveauté s’est rependue en douceur, Devos sait donc être attentive et conserver en lui les secrets de certains. Après tout, à qui raconter quoi que ce soit quand on sait qu’il passe davantage de temps seul qu’entourer d’allié ? Il y a bien Chris, mais quand ils se voient, ils ont l’air de deux enfants prêt à jouer ensemble jusqu’à la tombée de la nuit.

Il y a Tennessee, sinon. Les mots n’ont jamais été un problème entre eux et pourtant, à part quelques sourires qui lui envoie quand ils se croisent, a-t-il pris le temps de poser ses questions ? Pas vraiment. La raison officielle, c’est que le médecin lui a conseillé du repos. Devos n’aurait pas supporté interférer dans le processus. Son principal souhait, c’est qu’elle soit de nouveau à 100% elle-même. Sans une blessure dissimulée qui mettent sa vie en danger. Il y a tant de choses qu’il pourrait lui raconter. Les mois sont vite passés. C’est dingue, d’ailleurs, à quelle vitesse les secondes s’épuisent contre lui, à quel point il ne peut rien faire pour empêcher le soleil de se coucher trop vite.

Sac à terre, il s’arrête devant les ruines de l’Odyssée. Une fois, ils étaient nombreux à vivre là-dedans, derrière les murs de métal, survolant la terre dans les étoiles. Une époque qui lui manque parfois, mais surtout vis-à-vis de l’aspect technique. Le reste, les batailles des rebelles désormais disparues, les règles qui définissent chaque minute du quotidien… Tout ça s’est bien heureusement dissipé face à l’imprévisible planète et aux ressources si différente. Avant de pénétrer à l’intérieur de la bête morte, il fait un tour, observe ce qui reste là. Autrefois, c’était un campement, des survivants qui bidouillaient tout pour un toit sur la tête. Il repère sur le sol un morceau de bois sculpté. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant ici, mais il ne peut nier qu’il y a derrière ce petit objet un vrai travail. Les embouts ont été trempés dans du métal chaud et Devos peut aisément imaginer le corp dont il faisait partie avant d’être brisé. C’était un outil.

Concentré, il ignore les bruits qui l’entourent. Il est ainsi, Devos. Captivé par un rien, loin du danger qui pourrait bien se trouver derrière lui. Gen lui a bien appris quelques mouvements, mais depuis sa blessure et son inactivité, il a sans doute oublié les réflexes si bien appris. Un frisson le parcourt alors que l’air caresse sa nuque, ses doigts se presse de trouver la source avant que ses yeux ne croisent ceux de Tennessee. La surprise est inscrite, là, sur son visage assez neutre. Le moment est enfin là.

« Pourquoi ? Tu as besoin de moi ? » Il passe au-dessus d’un tas de débris, le regard cherchant de nouveau si un trésor ne se dissimule pas là-dedans – et pourtant, il est déjà revenu plusieurs fois ses derniers mois, que peut-il réellement y avoir de nouveau ? « Comment vas-tu ? » Parce que c’est un bon garçon qui respecte ses devoirs, et parce que la question lui brûle à chaque fois qu’il la croise et qu’il n’ose pas s’arrêter.

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le Mer 16 Oct 2019 - 16:46

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I'll follow you ...

A peine un souffle, à peine un attouchement, et le voilà qui s'éloigne plus vite que le vent. Il fouille parmi les objets entassés, divers, cassés, rouillés... Ce qui pourrait se révéler un trésor. Voilà un jeu auquel elle adore se laisser prendre Tennessee, parce que son cerveau détecte immédiatement comment elle saurait transformer telle ou telle pièce. Mais là tout de suite, celui-ci se bloque comme une voiture - dans laquelle elle n'est jamais montée - qui raterait ses vitesses. Cela contraste si fort avec la véritable dernière conversation qu'ils ont échangée.

Depuis elle doute,

de ses sens, de sa mémoire pourtant excellente, et elle sait que seul Devos peut lui offrir cette réponse.

Un peu décontenancée ses prunelles voyagent sur les vieux restes de ce défunt campement. Elle n'a jamais vraiment vécue à l'intérieur du vaisseau après le crash, pas longtemps... Elle savourait cette nouvelle liberté. Alors que  lui ... Le génie, il fuyait l'extérieur. Elle aperçoit cet abri, construit de ces mains qu'elle partageait avec Zacharie. Son ami d'enfance, le seul qui ne la critiquait jamais avant qu'elle croise le chemin de Devos. Paresseux comme pas un, mais elle l'adorait comme ça. Lors de leur déménagement il s'est perdu entre le point de départ et celui d'arrivée. Elle ne veut pas envisager une autre explication... Alors elle ne permettra pas à celui-là marchant au milieu des débris de disparaître de sa vie.

Bien sûr qu'elle a besoin de lui, comment peut-il en douter une seule seconde ?

Pourtant le reconnaître serait avouer qu'il existe une faiblesse au fond de son être, alors que la bouclée aime se considérer sans aucune faille. Elle a pourtant dû revenir sur cet axiome quand elle a découvert que cette terre ne leur accorderait aucun cadeau. Mais alors elle estimait qu'il s'agissait de l'ensemble du groupe qui pouvait être qualifier de défaillant, ce qui arrangeait parfaitement sa fierté. Mais cette émotion-là, elle doit la balayer face à Devos, car elle l'empêchera d'exprimer ce qui dort dans l'obscurité de son cœur. Alors qu'elle combat quotidiennement sa difficulté à communiquer de manière adéquate avec les deux tiers de la population survivante.

La mécanicienne elle se retrouve devant le paradoxe qui engendre qu'il est indéniablement plus facile de poursuivre une décision que de la mettre en pratique quand on est arrivé à destination. Mais elle ne va pas fuir comme une couarde, ça ruinerait à jamais l'amitié un peu diluée qui les relie encore

« Je vais... » Certes, elle ne désire pas jouer aux devinettes mais cette question englobe tant de choses, sans doute pas dans l'esprit de l'homme, et s'il s'agissait d'un autre, un simple "bien" ferait l'affaire. Néanmoins quand lui prend la place de son interlocuteur désormais chaque mot ouvre en elle ce qui s'apparente à un trou noir, une infinité de possibilités.

« Et toi ? Depuis ... »

Cette pluie torride, ces mots brûlants ....

Pas le genre de Tennessee de ne pas aller au bout de ses phrases. Les remarques désobligeantes ne la rebutent pas, La bouclée elle énonce clairement ce qui se passe dans sa tête. Elle se cantonne dans la simplicité, la logique ... On pourrait presque dire la facilité, pour elle, car son aisance dans tout ce qui est technique rebute la plupart des gens. Ils y perdent leur latin. L'envie de franchir cet espace qui les sépare la taraude, mais elle n'oublie pas ce désir si douloureux de le toucher, et ce que ça provoque en elle. A moins que ça aussi fasse parti d'un éventuel rêve. Et pour s'en assurer il faudrait tester à nouveau.

« Oui j'ai besoin de toi » Finit-elle par avouer. L'évidence, sinon elle s'occuperait ailleurs, tous savent à quel point elle déteste gâcher son temps pour des peccadilles. On pourrait encore croire qu'elle va lui demander de l'aide pour réparer une machine, ou résoudre un problème qui demande une seconde caboche de génie. Tennessee elle avance en délayant doucement le brouillard qui encombre son esprit.

L'inconnu l'oblige à emprunter des chemins de traverses comme un explorateur qui pénètre sur un terrain qu'aucun pas n'aurait foulé jusqu'ici. La bouclée elle ne veut pas s'enfoncer dans un marécage par erreur en y entrainant Devos, et se perdre tous les deux à jamais « J'aurais besoin que tu m'éclaircisses certaines choses »

Et ça pour l'instant ça peut encore être tout et n'importe quoi ...



C'est presque toi ... Presque moi .... C'est presque nous...



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le Mer 30 Oct 2019 - 15:45

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— Give me a small place,
so I can stay near you.

8 SEPT 2119

C’est comme un souhait dont il a toujours rêvé, qui se réalise enfin après trop d’années. Il n’a pas oublié le vœu qu’il a prononcé, mais n’est plus capable aujourd’hui de vraiment l’accepter. Alors il essaye d’agir simplement, de porter le voile de la normalité. Lui, informaticien dont le langage binaire n’a pas de secret. Mécanicien de dernière minute capable de tout créer. Il est d’ailleurs là pour vérifier ce qui traîne, car on ne sait jamais. Parfois, une poubelle cache bien des secrets. Un jeu devenu casse-tête, car plus le temps passe, moins les choses restes. Il a conscience qu’il reste de moins en moins de ressource du peu qui a survécu à la chute. Là, dans la seule salle encore bien soudée, les serveurs prennent la poussière – et peut-être un peu l’humidité.

Le temps continue son chemin, ignorant ceux qui espère mieux. Qui espère plus. Ceux qui continue de rêver. De croire que ce qui n’existe plus, pourra revivre. Peut-être pas maintenant, peut-être pas plus tard, mais dans un siècle de plus, dans un autre millier d’années ? Personne ne peut le contredire. Personne ne sait, personne ne peut prédire l’avenir, alors l’espoir est plus vif. Plus grand encore, comme lorsque l’Eolienne a fonctionné. Que les étoiles ont réussi à briller, ailleurs que dans le ciel.

Toujours assoiffé de nouveauté et d’idées, il ne baisse pas les bras face aux défis qu’ils s’imposent. Il continue de gratter chaque possibilité, sachant pertinemment que jamais il ne s’arrêtera. C’est sa drogue à lui, sa drogue à elle aussi. Tennessee, elle aime ça. Toutes les options qui se cachent derrière un rocher, que les autres n’aperçoivent pas, mais qu’elle peut si rapidement dessellé. Un point commun parmi tant d’autres. Un grain de sable dans une relation qui s’est toujours présenté comme naturelle. Ils auraient pu faire des choses complètements différents dans la vie et pourtant, s’apprécier. Parce que Devos se sentait compris par elle, et il se dit que peut-être, qu'elle ressentait la même chose. Une acceptation sans obligation qui s’est mis en place à travers une rébellion, puis un quotidien déboussolé sur terre.

Jusqu’à ce qu’elles ne soient plus là. Qu’un visage dans un coin qui disparaît une fois la paupière tombée. Loin, à l’écart, presque effacé. Le vide marqué par son absence, a fait trembler le géant. Il a fini par le dire, cette chose qui explique tout. Cette impression que l’oxygène lui manque, quand elle n’est pas là. L’impression aussi d’avoir échoué. En tant qu’ami, en tant qu’allié. D’avoir dit quelque chose qu’il ne fallait pas, d’avoir déçu sans le savoir. Des doutes balayer d’un revers de la main, pendant que le genou saigne et que l’esprit part en vrille.

Sa promesse, il compte la tenir et il espère l’avoir démontré. Mais il ne sait pas combien de temps est nécessaire pour un vrai repos et, pour sa cheville, cela avait duré une éternité. Un processus douloureux qu’il ne veut pas dégrader par son unique présence. D’ailleurs, à sa simple question, elle ne termine pas sa phrase. Il en conclu qu’elle n’a pas de mot approprié pour tout décrire, où qu’un seul n’est pas suffisant et que la liste peut être longue. Peu importe. Elle est debout, elle lui parle, il peut donc compléter sa phrase dans sa tête et se dire qu’elle va bien.

« Rien n’a changé. » Il va bien, donc. Toujours la tête dans les calculs, l’esprit a complété des mécanismes improbables. La seule différence, c’est que l’air lui remplit les poumons et qu’il n’a plus cette étrange sensation de vide. Cette impression qu’une partie de lui a été arraché. Mais sa réponse souligne d’autre possibilité, comme le fait qu’il pense toujours les mots balancés sous la pluie, près de ce pont. Que son cœur est blessé, lorsqu’elle saigne. Que son oxygène s’évanouis quand elle n’est pas à ses côtés. Qu’il a besoin d’elle, qu’il en aura toujours besoin. Il se perd dans son souvenir, ses yeux aussi. Il est dans un monde à part, un entre-deux, entre aujourd’hui et hier. Il n’ose pas la regarder alors qu’elle affirme avoir besoin de lui, comme l’écho de ses propres pensés. C’est gênant et en même temps, ça le rassure. Comme un aveu, quelque chose de réciproque. Un besoin commun.

« Quoi donc ? » Il se tourne, réalise qu’il est au milieu d’un bazar monstre et que ça doit être compliqué, avec son genou. Il lui fait signe qu’il arrive, s’efforce de ne pas écraser ce qu’il ne faut pas, puis s’arrête en face d’elle. Proche. La tête penchée. « C’est urgent, j’imagine ? Si tu as fait tout ce chemin pour me trouver... »

Où alors c’est une excuse. Une excuse pour me voir. Une excuse pour être avec moi. Une excuse que j’aime.
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le Dim 10 Nov 2019 - 20:32

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C'est presque toi ... Presque moi .... C'est presque nous...

 
Ou c'est presque RIEN.

Puisque d'après les mots qu'il lui envoie de là où il scrute des objets plus que détériorés. Rien n'a changé. Et ses paroles rebondissent sur elle, comme des balles magiques, chaque syllabe prend une direction différente comme une assiette qui tomberait par terre et se casserait en mille morceaux ... Tennessee elle aimerait bien les attraper pour les enfermer dans un bocal jusqu'à ce qu'elle en décode la véritable signification.

Généralement elle s'exprime au présent, elle ne se retourne que rarement vers le passé, quand il s'agit de gens disparus. Mais Devos, à première vue, il n'a rien d'un squelette, bien au contraire. Le voilà, en face d'elle, qui fouille, avec, parfois, un regard distrait dans sa direction. Cela lui laisse une mauvaise impression, comme si elle se transformait en mouchette volante qui l'agacerait, l'empêchant d'accomplir sa mission. Celle-là qu'elle rêverait de partager avec lui, dans le même unisson, comme avant... Cependant il ne l'invite pas. Plantée là, comme un arbre un peu hétéroclite qui se dresserait au milieu du désert, elle se traite de potiche. Adjectif dont elle adore affubler ceux qui la barbent avec leurs histoires personnelles. Cette expression la fouette moralement, il n'en faut pas plus pour que cette morsure la fasse franchir les quelques pas qui la sépare du Genie.

Juste après lui avoir révélée qu'elle vivait dans le besoin de le revoir. Évidement elle ne l'a pas articulée de cette façon. Une brume légère brouille ses visions intérieures, ou plutôt l'empêche de réaliser la réalité de ses envies ou de ses désirs. Mais son corps prend le commandement, alors que l'informaticien s'avance aussi vers elle. Et la bouclée elle n'entend pas ce qu'il demande, tout d'abord elle lève sa main pour déposer délicatement le bout de ses doigts sur le bras de Devos. Et ça brûle toujours ...

Alors elle relève vivement sa paume pour finalement décider d'effleurer tout le bras de l'homme comme une caresse avant de fixer son regard dans le sien

« Rien n’a changé ? »

Tennessee elle reprend sa réponse comme une incantation, pour la transformer en question, afin de s'assurer qu'ils évoquent bien le même sujet. Et d'ailleurs, elle ne sait plus vraiment de quoi elle parle, cette présence la perd de plus en plus, parce qu'une avalanche de non-dit la submerge. Les siens. A elle ... A lui peut-être ?

« Je ferais toujours tous les chemins pour te retrouver » Une inconnue empreinte sa voix, Celle qui se dissimule dans les coins noirs qui refusent de l'éclairer de leur lumière. Tennessee elle se voit agir, elle s'écoute parler comme si elle devenait une autre ... Qui sait si ce n'est la pas solution qu'elle a choisie, inconsciemment pour s'extirper de sa chrysalide ?

Urgent ? Son ouïe à bien capté les mots malgré son inattention passagère « Est que j'ai forcément besoin d'une raison urgente pour venir te voir ? » Ne pourrait-elle pas s'assoir prêt de lui, et le regarder trier tous ses débris en lui offrant son avis sur comment les transformer ? Ceci dit, Tennessee, elle a réclamé son attention, alors ça ne doit pas s'arrêter à cette simple tentative de camouflage. Elle se doit de se défaire de son costume de caméléon avec lui, Redevenir celle qui parle sans détour « Pourquoi tu n'es pas venu me chercher ? » Elle ne comptait pas le lui présenter si abruptement, mais ce ne serait pas elle si elle ne fonçait pas droit au but au risque de se caramboler douloureusement. D'ailleurs cette réplique semble sortie de nulle part, et s'apparente fortement à un reproche. Cependant dans le cœur de Tennessee, il s'agirait plutôt d'une tristesse récurrente « Est-ce que tu te rappelles ou alors c'est moi qui aie rêvé, ce jour-là sous la pluie ? Tu as dit que tu reviendrais me chercher pour qu'on fasse à nouveau des trucs ensemble ... Et je t'ai attendu » Elle s'équilibre sur les échanges les moins chauds, elle s'inquiète de déborder sur ce qui pourrait s'apparenter à des hallucinations provoquées par une fièvre importante.  

« Ou alors tu as menti ? »

Elle sous entendait en filigrane qu'il le lui aurait accordé pour qu'elle consentit à le suivre pour se faire soigner. Mais elle ressenti aussitôt l'injustice de cette supposition et posa son index sur les lèvres de Devos avant de continuer « La vérité ... » Elle ne la connaissait pas, ce qui expliquait les raisons de sa présence ici « Tu ... Tu me manques mais je n'arrive pas à trier ce qui est réel de ce qui est faux quand tu ... Et je pourrais tout simplement dire que ça m'est égal. Mais si c'était le cas je ne serais pas là ... » Chaque mot la soulageait comme une pierre attachée à sa cheville dont on la libérait, Tandis que son cœur battait la chamade s'affolant comme une biche que le loup s'apprêtait à égorger « ça me démange le cerveau Devos que tu m'aides à revivre tout ça ... »

Que tu me redises ce que j'ai cru entendre et qui fait briller mon âme comme mille soleils...


When there's someone that you know, then just let your feelings show



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le Sam 23 Nov 2019 - 17:31

▶
— Un seul jour sans toi, c'est comme un jour
qui manque à mon existence.

8 SEPT 2119

Trop de choses ont évolué, en lui. Le regard qu’il porte sur elle, sa manière de respirer, les mots qu’il utilise, ce qu’il partage, l’ombre qu’il veut suivre à chaque fois qu’il l’aperçoit… Des millions de détail qui se sont incrustés à son quotidien, véritable effet papillon d’un sentiment qui fleurit chaque jour un peu plus. Il nourrit cette plante, Devos, dans la douceur et la tranquillité, loin des regards – et de son regard à elle. Il n’y peut rien, il craint d'être brisé. Il a bien compris que les peines du cœur, elles font terriblement mal et laisse des cicatrices éternelles.

Il a peut-être un peu peur, c’est vrai, car il n’a jamais expérimenté une douleur autre que physique. Une douleur qui brise le mental et peut même, parfois, réduire le corps à un état de fatigue extrême. Alors il se concentre sur ce qu’il sait faire, sur ce qui le rend utile et donc, heureux à sa façon. Les pieds dans les débris, l’esprit en alerte. Son regard scanne chaque petite chose à la recherche d’une pépite dorée. Même si elle, elle est là, il ne s’arrête pas. Il ne peut pas, au risque de ne pas savoir quoi faire. Au risque de se retrouver bêtement debout, sans un mot, à l’observer elle, tout simplement. C’est une activité qui ne le dérange pas, d’ailleurs. La regarder être, c’est un cadeau. C’est le plus beau des cadeaux que la vie lui a offerts.

Il se rapproche pourtant, parce qu’il réalise que c’est impoli de lui tourner le dos. Ce travail, il peut très bien le reprendre plus tard. Le décaler l’espace d’un instant.

À la place, ce sont ses doigts qui se posent sur son bras. Ses doigts qui viennent et vont, lentement, le long de ses muscles. Il frissonne à ce contact, Devos. Il trouve ça agréable et en même temps, il ne comprend pas pourquoi et plonge son regard perdu dans le sien à la recherche d’une explication. Pourquoi elle répète ces paroles, il l’ignore, et il ne sait pas quoi dire. Il n’ose rien dire. Il cesse de respirer une seconde, son corps plonge dans un liquide anxieux. Quelle est cette chose qui l’envahie ? Qui prend lourdement possession de lui ?

« Non, c’est vrai. » Elle n’a besoin de rien, pour le retrouver. À chaque instant de la journée, le matin ou le soir, devant le soleil épuisant ou la lune douce, elle peut venir à lui et il acceptera sa présence sans rien demander. Si elle est capable de faire tous les chemins du monde pour le retrouver, lui, il est capable de jamais la quitter. De l’épargner de potentiel longue marche.

« Non, je… » Trop tard. Elle l’ordonne de se taire, son index sur ses lèvres et il s’arrête comme une horloge dont le mécanisme est coincé. La vérité… La vérité, elle est là. Dans ses yeux silencieux, alors qu’elle lui dit, ouvertement, qu’il a marqué un vide en elle. Elle veut savoir, ce qui a été dit, ce jour-là. Ce qui était vrai – mais tout était vrai, si seulement elle pouvait l’entendre hurler derrière sa carapace ! Il attend néanmoins de retrouver sa voix pour s'exprimer.

« Je n’ai pas menti et tu n’as pas rêvé. » Tu es l’air qui me permet de respirer. « Je suis désolé, le médecin a dit que tu avais besoin de repos, alors j’attendais, moi aussi. » Parce que tout ce qui compte, pour moi, c’est toi, ta santé, ta vie.

Qu’elle l’imagine capable de lui mentir, ça le secoue. C’est impensable. Cela ne peut pas être le cas, pas après ce qui s’était produit dans la forêt. Mais il ne peut pas nier, qu’il appréhendait ce moment et qu’il ne savait pas quand, et comment, il saurait que sa santé n’était plus complètement en danger.

« Je ne voulais pas… » Le besoin de se rapprocher encore plus d’elle, prend possession de lui. S’il n’ose pas la toucher entièrement, ses doigts effleurent ses épaules et il se penche vers elle, les yeux mi-clos. Elle est là, Tennessee et la sentir si proche, ça a quelque chose de magique. « …te faire plus de mal. » Jamais il n’aurait osé mettre en péril sa guérison, tout ça parce qu’il veut être à ses côtés. Non, Devos n’est pas aussi égoïste.

« Je n’ai pas menti et tu n’as pas rêvé, Tennessee. Plus jamais je ne te quitterais. » Ses mains sont posées sur son visage à elle, il a peut-être les doigts froids, mais sa peau et si chaude, si agréable à toucher. « C’est simple, quand tu n’es pas là, je cesse de vivre. » Sa voix perd son souffle et Devos, tout entier, se sent léger. Il a explosé en un millier d’émotions.

let your love flow When The Stars Go Blue ( ☼ Devos ) 484338566
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ
Tennessee Brontë-Sand
DATE D'INSCRIPTION : 14/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Isa & I MULTICOMPTES : My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 3891 CELEBRITE : Katie Melua COPYRIGHT : Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna METIER/APTITUDES : Mécanique & Nanotechnologie POINTS GAGNES : 28

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le Lun 30 Déc 2019 - 21:06

Devos &  Tennessee @I'llFollowYou #Tennessee


Where do you go ? With the fire from the fireworks up above me


L'esprit cartésien de Tennessee s'effrite doucement comme un mur qui renoncerait à s'élever entre deux paysages, en s'effaçant pour les laisser se rejoindre. Oh non, il n'a pas quitté la bouclée ce sens commun, il s'est simplement dissimulé dans un coin obscur ou le cœur ne le trouvera pas. Il reviendra quand il se trouvera confronter à d'autres problèmes, mais face à Devos il s'incline, libérant cette fantaisie qui habite l'Odysséenne depuis toujours. Mais qui parvient si difficilement à trouver la sortie vers l'air libre.

Là-haut dans l'espace le premier qui était parvenu à l'attendre s'appelait Tristam. Celui-là il s'imprégna à jamais dans l'âme de Tennessee, elle le dressait comme un modèle face à tous les autres, il lui ouvrit la conscience envers l'humanité. Puis vint Devos. Ce fut comme une évidence pour ce qui se camouflait sous sa logique. Tennessee elle s'épanouissait à son contact, mais alors elle n'analysait rien, elle se laissait porter par cette joie inédite et inattendue. Elle se refusait de la flétrir alors inconsciemment elle s'interdisait de faire tous ces milliers de pas de danse qui la rapprocheraient du Génie. Alors,  c'eut été trop tôt pour eux... Et sans doute que dans l'espace ils seraient demeurés à jamais comme une belle mécanique qui fonctionnait au même rythme...

Il a fallu que la mécanicienne atterrisse sur cette planète, qu'elle entreprenne avec l'aide de sadik cette aventure pour retrouver Tristam et finir par le voir trucider sous ses yeux par Gen @Gen Deng. Que celui-ci devienne en quelque sorte son maître afin de  la rendre plus expérimentée face à ce monde, et qu'enfin elle se lie avec Murphy @Murphy Cavendish , lors de la disparition de Faust pour que tout ce qui dormait au fond d'elle comme un volcan s'éveille petit à petit.

Tennessee elle devina le changement qui s'opérait en elle, cependant elle lutta contre lui car il l'effrayait, tous ces bouleversements cataclysmiques qui attaquaient ses pensées, elle ne les dominait pas. Et la bouclée Haïssait cette impression de perdre l'ascendant sur sa propre personne. Livrée à elle-même elle rodait sans cesse dans la forêt, celle dans laquelle Devos refusait de s'aventurer à son arrivée. Il lui manquait terriblement, un vide croquait sa poitrine sans qu'elle parvînt à en décortiquer la signification. Cette rébellion fut une bénédiction qui les rapprocha à nouveau. Pas seulement pour cette unique raison, mais aussi parce que ça perdurait la mémoire de Tristam. Pourtant, cette fin peu glorieuse, qui s'apparentait à une débandade en catimini, gardait un goût d'échec au fond de sa gorge. Et désormais elle ignorait si elle pouvait considérer s'ils demeuraient toujours unis. Les évidences lui prouvaient que non. Et elle ne supportait pas l'idée de les perdre. Surtout LUI...

Tous les morceaux de ce puzzle, qui a tant perturbé sa tête, au point de croire qu'elle exploserait, s'imbriquaient parfaitement, comme s'ils s'attendaient depuis des lustres. Elle se joindrait avec délice à cette fouille avec lui pour découvrir un trésor. Mais en cette occasion le filon se révèle être l'informaticien.

Devos il s'adoucit alors qu'elle percevait son souffle contre sa paume pendant qu'elle lui interdisait de s'exprimer. Soudainement la peur des paroles qu'il pourrait prononcer effaçait sa phobie des oiseaux, elle prierait presque pour que ces volatiles vienne les distraire... Évidement, diaboliques comme elle les pressent, cette fois-ci ils s'abstiendront.


Il n'a pas menti, il n'a pas menti, il n'a pas menti...

Ces sons se répercutent au fond de sa caboche, rebondissent et sautillent directement jusqu'à son palpitant. Ils s'y imprègnent comme des sparadraps qui viendrait panser les blessures intestines dont Tennessee ignorait même l'existence. Le soulagement s'infiltrait dans ses veines alors que la bouclée se découvrait incapable de se concentrer ... Elle hésitait entre lui sauter au coup ou le couvrir de paroles improbables. Muette, les pupilles brillantes elle lui permit donc de continuer sur sa lancée « Du repos ... du repos » Répéta-t-elle bêtement comme une automate perdue au milieu de ce mystère insolite.  

Elle en oubliait sa jambe, sa blessure, sa folie ... Alors qu'elle l'a suivi justement à cause de cette "vieille" conversation qui sonnait si irréaliste quand elle se la remémorait. Mais oui, bien entendu, il l'a porté jusque chez le médecin, il a reçu les avis de celui-ci alors qu'elle délirait. Pas tout le temps... Quand Devos effleura ses épaules, cette sensation de brûlure se réveilla, elle sursauta, esquissant un pas vers l'arrière.

Une alarme se déclencha dans son âme lui susurrant l'urgence de lui dire ... « Je … » Cette fois ci Devos la coupe dans son élan. A présent ils sont similaires dans l'impossibilité de cheminer au bout de ce sentier là, et pourtant ils s'obstinent empruntant des raccourcis inhabituels et si personnels. Quelques mois auparavant - Années ? Ça parait si long - Tennessee posa sa main sur la poitrine de Devos. Au son des palpitantes syllabes qui sillonnaient l'air elle l'accompli à nouveau, luttant contre la fièvre qui échauffait son sang. La clarté illuminait ses idées, désormais elle savait que les sensations ne signifiaient pas que des faiblesses ou des dangers, cette chaleur c'est son corps qui s'enflamme à cause de la proximité de Devos « Tu... Tu dois comprendre que tu ne me fais pas mal, quand j'ai dit que tu me brulais ... Il y à que toi qui ... »

Le silence tomba au bout des chuchotements de Tennessee. Comment dire l'intemporel ? l'impalpable ? L'insondable ? Pour une fois elle écoutait, se laisser bercer par le verbe de Devos.

Moi aussi  

« Tu sais je ne comprends pas tout mais tu es le seul élément qui parvient à réveiller l'ancienne mécanique qui est en moi et que personne ne parvient à sonder » Incertaine de la clarté de sa langue, elle veut ignorer les colères et les attitudes qui parfois les éloigne. Alors sur la pointe des pieds telle une danseuse elle va cueuillir la respiration de devos au seuil de sa bouche ...


Et si l'on rejouait toutes les scènes ?

@Devos Acciaro   When The Stars Go Blue ( ☼ Devos ) 2215546156 When The Stars Go Blue ( ☼ Devos ) 330414641 When The Stars Go Blue ( ☼ Devos ) 1802821642 Bonne année
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Devos Acciaro
DATE D'INSCRIPTION : 20/12/2016 PSEUDO/PRENOM : ELOW ; MULTICOMPTES : QUEEN IRINA + BABY JONAS ; MESSAGES : 1505 CELEBRITE : JAI COURTNEY ; COPYRIGHT : ELOW ; METIER/APTITUDES : INFORMATICIEN, ANCIEN LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; POINTS GAGNES : 53

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le Mar 14 Jan 2020 - 21:02

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— Love will never die.
8 SEPT 2119

Il a toujours été seul, Devos. Comme si cela avait toujours été ainsi. Comme s’il n’y avait pas d’autre manière pour lui de s’épanouir. Loin des autres, loin de tout. Dans une bulle n’appartenant qu’à lui, conçu par son génie. Du plus loin que remonte sa mémoire, l’informaticien ne s’est jamais plaint de cette solitude. Pourquoi faire, au fond ? Il ne sait pas comment se comporter lorsqu’il est près des autres, entouré, alors devoir s’approcher pour échouer indéniablement… c’est ignorer son instinct de survie. Celui qui voit le danger même dans la communauté. Qui peut sentir qu’un reproche peut avoir l’effet d’une lame en plein cœur. Il s’est préservé, a reculé, imposé une distance sous prétexte que son cerveau va plus vite, sans jamais admettre que c’est surtout son cœur qui va plus lentement. Les battements sont si invisibles qu’il oublie, parfois, que lui aussi est capable de chose totalement humaine.

Ressentir, même infiniment, des émotions qui tombent sur lui comme la première pluie de l’été aride. Il peut l’ignorer, mais pas l’éviter. Il l’avait compris, quand Faust a disparu. Automatiquement, son esprit a fait un bond. Il y a eu le déni, mais il n’a pas duré face aux souvenirs. Face à la réalité. Et puis les jours sont passés, plus il s’est demandé. Et si c’était la seule fois, la seule fois où il a aimé ? C’est bête, mais il a eu l’impression d’avoir raté quelque chose. De ne pas avoir compris les signes assez vite, de ne pas avoir tendu la main quand il aurait dû. De ne pas avoir dit des choses plus douces, quand cela aurait été nécessaire. Réduit à s’accrocher à des souvenirs, Devos s’est senti changé. Bloqué à une nouvelle étape de sa vie, coincée dans un entre-deux étrange entre l’homme qu’il a toujours été. L’homme parfaitement mécanique qui ne comprend pas le monde autrement que par un code définit. Et puis l’homme qu’il est en phase de devenir, celui qui apprend de nouvelles choses, dont le toucher à un nouveau sens.

C’est comme devoir tout étudier de nouveau. Ajouter de nouvelle définition, comprendre aussi de ses propres erreurs – il a bien compris, avec la rébellion, qu’il doit penser davantage à l’avis des autres, à leur point de vue. Qu’il n’est pas seul maître de toute une organisation, qu’il n’est qu’une colonne parmi tant autre, soutenant le toit qui se trouve au-dessus de leur tête. Sa respiration ne vaut pas plus que celui d’un autre, ses compétences servent une chose, mais d’autres auront des capacités tout aussi utiles à l’ensemble de cette nouvelle vie commune. Il n’est plus plongé devant un écran, le pouvoir de langage binaire entre les doigts.

Et en développant ce nouveau regard, il a redécouvert Tennessee. Ses cheveux bouclés qui tombent sur ses épaules, ses longues jupes qui traînent sur le sol. Ses regards curieux sur les plantes, sa manière de cuisiner. Les tâches de poussières sur sa peau, ses doigts toujours occupés. Une feuille qui se coince dans une de ses mèches, le soleil qui fait briller ses yeux… Il a tout vu.

Quand elle se tient ainsi devant elle, quand elle est si proche, quand elle le touche, il explose intérieurement. Il n’est plus capable d’être cet ami, c’est fini. Il le veut, il le souhaite vraiment et le parfum de l’autrefois à quelque chose de rassurant et de familier, mais tout a changé. Ils ont changé. Son regard s’est transformé. Tennessee, il aurait dû la voire plus tôt. Il aurait dû comprendre plus tôt. Sauf qu’il n’a jamais cru cela possible et maintenant que c’est arrivé, maintenant que c’est là, sous ses yeux, il ne sait pas quoi faire. Il ne sait pas quoi dire. Il est perdu. Qu’elle sursaute, cela n’aide pas. Est-ce qu’il a fait quelque chose de mal ? Devos est comme au bout d’une falaise. L’autre côté n’est pas si loin, vraiment, mais à chaque fois qu’il faut sauter, il y a quelque chose pour le faire hésiter. Pour le ralentir, le stopper.

« Qui...? » Il ne comprend pas. Quand il l’approche, elle s’éloigne, et quand elle le touche, un pont apparait. Et c’est si agréable, tout en étant si surprenant. Son cœur s’accélère, mais il ne se sent pas en danger. Il n’a pas peur. Et puisqu’il n’a pas peur, il encadre son visage et il lui dit. Il l’avoue. Plus jamais, ce n’est pas une promesse sans valeur. C’est sa promesse à lui, pour elle. A vie.

Inquiet de faire une bêtise, il reste muet face à ses propos. Muet face à ses lèvres, soudain si proche, déposé délicatement sur les siennes. Il n’a qu’une envie, c’est de la serrer fort contre lui. Sauf qu’il tremble et ses mains se perdent et n’osent pas. Il devrait ouvrir les yeux, aussi, réalisé que ce n’est pas un mirage. Qu’elle est là, son nez si proche du sien, son souffle collé à sa chaire. L’air qu’ils partagent, il aimerait que cela ne s’arrête jamais. Qu’ils restent ainsi, dans le temps, dans l’espace.

« J’ai été lent. » Murmure-t-il, sans s’éloigner, sans oser bouger. « Lent à comprendre. Lent à saisir l’évidence. » Il prend une grande respiration et laisse ses doigts frôlés sa joue. « Je ne suis plus rien sans toi, car toi, tu es tout ce dont j’ai besoin. » Pour respirer, pour comprendre, pour grandir, pour aimer. Alors il l’embrasse et accepte tout entier ce cœur qui bat désormais pleinement, pour elle. Uniquement pour elle.

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