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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 265 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 5

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le Mer 24 Juil 2019 - 14:43

   
Un pas de trop, et tu tombes dans le trou. Une frontière franchie, et tu t'enlises. Les traces s'effacent. Les mirages naissent…
Maori & Astrid

   

   
Crossing lines

   
Maori s'éloignait de plus en plus du campement. Il ne devenait plus rare qu'elle disparaisse pendant deux jours, alors que cette envie de repousser ses limites et ses frontières la poussait à aller toujours plus loin. Elle avait bien trouvé son chemin, ne s'était pas trompée de voie à son arrivée sur Terre. Cinq ans déjà, et elle ne se lassait pas. Il y avait tant de possibilités pour elle, tant de sentiers à emprunter. Et la nature, toujours diverse, toujours variée, qui ne cessait de changer et de l'émerveiller, de la surprendre avec de nouveau sons ou de nouvelles couleurs. Maori cherchait à y passer de plus en plus de temps, afin de découvrir toujours plus. Elle ne se lassait jamais des heures passées à marcher, le nez en l'air ou au sol, les oreilles grandes ouvertes. Souvent, elle se laissait emporter, elle avançait plongée dans ses pensées, sur des traces qu'elle ne perdait pourtant jamais du regard. A présent, la jeune femme était assez douée pour déterminer la fraîcheur des traces, et si la proie était intéressante pour elle, pour eux. Il fallait prendre en compte, constamment, qu'elle n'était pas la plus costaud des traqueurs, loin de là. A partir du moment où elle s'éloignait trop, elle se cantonnait à de petites bêtes, lièvres surtout, à la limite un petit daim.

C'était d'ailleurs ce dernier animal qu'elle pourchassait depuis plusieurs heures. Après une nuit passée à l'extérieure, mais dans un endroit qu'elle connaissait, un peu plus sûr par conséquent, elle avait poursuivi sa traque. Ses pas l'avaient dans un premier temps portée vers le nouveau campement de l'Odyssée, en zigzags. Puis l'animal avait bifurqué vers la rivière pour se désaltérer, et Maori s'était installée un peu plus loin, après s'être également désaltérée. Enfin les traces avaient conduit la jeune femme vers le territoire Rahjak. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'en était pas approchée. Les tensions avec cette tribu ne s'étaient pas apaisées, et il n'était pas conseillé de s'en approcher trop. Maori, au fur et à mesure de sa traque, décida de passer outre. Elle continua d'avancer, droit vers la frontière, mais plus aux aguets, plus sur ses gardes qu'à l'accoutumée. Les Rahjaks ne pouvaient les capturer à l'extérieur de leur frontière, à présent. Au départ, elle ne comptait pas dépasser la frontière, à vrai dire. Elle s'était promis de ne pas la dépasser. Mais quand les traces du daim firent subitement demi-tour, et retournèrent dans la forêt, s'éloignant du territoire du désert, Maori hésita, fortement, les yeux fixés sur un pan de lumière à travers les arbres. Il était encore tôt, elle aurait le temps de revenir, de suivre de nouveau les traces ou de rentrer directement. Qu'est-ce qu'un petit coup d’œil sur cette étendue qui lui était encore inconnue pouvait faire comme mal, hein ? Juste un petit coup d’œil ; elle ne dépasserait pas la lisière.

Oups. Elle avait dépassé la lisière, pénétré en territoire rahjak. La curiosité est un vilain défaut, que voulez-vous. Maori en était sûre, cela la conduirait à sa perte, un jour. Après être restée de longues minutes à l'ombre des derniers arbres, à scruter, fascinée, le sable à ses pieds, qui d'abord se mêlait avec l'herbe, avec quelques derniers buissons rachitiques, mais très vite devenait une plage se dispersant jusqu'à l'horizon, avec de plus en plus de sable et de moins en moins de verdure, une petite dune qui se formait déjà au loin, Maori avait fini par céder. Elle avait posé le premier pas dans le sable, puis s'en étaient enchaînés d'autres, jusqu'à la porter toujours un peu plus loin. Elle se pencha pour prendre une poignée entre ses doigts, y trouva un sable à la fois différent et semblable de celui de la côte. Elle sentait une différence, mais ne saurait l'expliquer, ne saurait poser de mots dessus. Plus sec, plus lourd, peut-être. La jeune femme se redressa, reprit un peu sa route. Elle marcha dix minutes à peine, et s'arrêta au milieu de l'immensité ocre, petit piquet avec un arc à la main et une flèche encochée. Position devenue quotidienne chez elle ; elle semblait destinée, à chaque rencontre, à avoir un arc dans une main et une flèche dans l'autre. Sauf quand son arc s'était cassé ; à présent, elle en avait un neuf, après quelques jours à l'attendre impatiemment. Ses doigts se repositionnèrent sur son arme, et Maori continua de contempler la vision devant elle. Elle s'était bien éloignée de la frontière à présent, avait bien posé le pied en territoire rahjak maintenant. Le frisson du danger courait à la base de son échine, et ses yeux plissés fouillaient l'horizon, mais ne pouvaient voir au delà de la petite dune. La jeune femme contempla, contempla, contempla, ce paysage qui ne semblait jamais changer. Toujours le même ocre, toujours le même sable, toujours la même dune. Quelques ombres de nuages passaient à ses pieds, seuls témoins d'un passage du temps. Maori se laissa subjuguer et pétrifier par cet environnement si nouveau pour elle ; c'était la première fois qu'elle s'aventurait dans le désert, et sentir toute cette immensité autour d'elle, alors même que la forêt était encore là, derrière elle, en vue et à portée de main, sentir cette immensité la bouleversait. Le soleil tapait fort sur son petit corps frêle, et elle sentit une peur sourdre du sol et s'infiltrer en elle. Elle n'était pas faite pour cet environnement ; elle ne saurait jamais s'y repérer, encore moins s'y diriger et rejoindre une oasis ou un village. Momie condamnée au dessèchement, voilà ce qu'elle serait si elle s'aventurait trop dans cet aride horizon. Le frisson du danger devint un éclair qui fit s'entrechoquer ses vertèbres, alors que Maori plissait un peu plus les yeux. Là-haut, sur le sommet de la dune, semblait apparaître une silhouette, encore floue du fait de la chaleur qui remontait du sol. Maori connaissait les mirages, savait qu'il fallait s'en méfier ; votre esprit qui se jouait de vous, facétieux, créait des visions peuplant le désert. Pourtant, quelque chose lui disait qu'elle ne se trompait pas, qu'il y avait bien une silhouette, qui grandissait, s'épaississait, prenait de la consistance, de la matière et de la présence à chaque pas qui la rapprochait de Maori. Cette dernière n'attendit pas un instant, ses membres électrisés par une conscience froide, analytique, du danger qui pesait à présent sur elle. Elle fit demi-tour, tourna les talons, et reprit la direction de la forêt, au petit trot afin de ne pas trop s'épuiser. Creuser la distance, mais garder des réserves au cas où une course plus rapide serait nécessaire. Nécessaire à sa survie, nécessaire à sa liberté. Ouais. Elle courait à sa perte à cause de cette curiosité maladive.
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Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Elias & Richard MESSAGES : 1574 CELEBRITE : Rose Leslie COPYRIGHT : ava by stolas signa by XynPapple METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 0
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le Ven 26 Juil 2019 - 15:30
" Je ne vais pas l’abîmer ! ". Petite querelle. Les poings qui se serrent, les regards qui se cherchent et qui tentent du mieux qu’ils le peuvent de trouver les mots adéquates. Sauf que bien sûr, tout le monde veut avoir raison et personne ne cède un peu de terrain. Tout ceci est parfaitement ridicule, si on veut son humble avis. " Tu as déjà dit ça la dernière fois. Et à chaque fois, tu veux que  je te rembourse ! ". Astrid se met à rire. Tout ceci ressemble à une étrange plaisanterie sur laquelle elle a bien du mal à mettre des mots. Tout est d’un grotesque sans nom. La situation actuelle devait être simple. Elle devait être facile et rapide. Sauf que les choses se sont fait plus compliquées que prévus. Astrid a prévu de sortir de la cité, de quitter un peu le désert pour profiter de la fraîcheur de la forêt, plus loin. Sauf que la route n’est presque pas envisageable sans cheval ou une quelconque monture suffisamment endurante pour rendre le trajet plus court. Alors elle s’est rendue chez la même personne chez qui elle va, à chaque fois. Et cette fois, il a dit non. C’est vrai. De manière général et sans faire exprès, elle parvient à toujours un peu abîmer les chevaux qu’on lui prête. Elle juste un peu plus importante leurs capacités et très souvent, ils s’épuisent. Certains meurent, certains rentrent mais ne sont plus d’une grande utilité. Elle ne les ménage pas et à chaque fois, elle retourne chez l’homme avec un sac d’or. Il peut ainsi en racheter. Souvent plus d’un. Elle paie bien quand l’erreur vient d’elle. Il veut qu’elle le rembourse, alors elle le fait. Il ne va quand même pas continuer à râler si elle le paie n’est-ce pas ? Mais à côté de ça, ce n’est malheureusement pas aussi simple qu’elle ne peut l’admettre. " J’en ai surtout assez de devoir en racheter. C’est la dernière fois ! "

Encore une fois, elle l’emportait. Ce qui reste assez logique puisqu’Astro parvient toujours à obtenir ce qu’elle veut. C’est vrai, ça ne fonctionne pas toujours. De temps à autre, elle encaisse un quelconque refus. Sauf qu’elle est respectée, digne de confiance (sous certains aspects). Et on ne lui dit que bien souvent non. Surtout quand c’est un peu intéressant. Et pour le coup, ça l’est. On ne dit que bien peu souvent non à un mercenaire sans réelle empathie. Après tout, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. On fait donc attention. Mais là pour le coup, il est souvent préférable de ne pas trop abusé. Astrid n’en demande jamais trop. Mais pour ce genre de chose, elle n’hésite jamais longtemps.

La lisière de la forêt se dessine dans son champ de vision. Mais pas seulement. A quelques mètres d’elle se dessine le visage d’une femme. Quelqu’un dans le désert. Une personne à pieds, seule et qui ne semble pas se trouver dans son élément. Un fin sourire se dessine sur les traits de la rousse. A mesure où elle s’approche, elle se demande sincèrement si ce n’est pas une débarquée. Perdue comme ça, à courir dans l’autre direction comme si sa vie en dépendait. Ca pourrait être le cas. Astrid pourrait la rattraper, la capturer et la vendre. Ah oui c’est vrai, ce n’est pas censé arriver. Elle ne doit pas faire une chose pareille. Mais… Ce serait si facile en vrai…

Bien sûr, à cheval, la course est déjà gagné. Son sourire ne la quitte pas tandis que la vitesse de l’animal lui permet d’avoir un peu d’air, qu’il soit chaud ou non. Ce n’est pas important. La forêt n’est pas loin, elle n’aura pas besoin de grand chose pour l’atteindre. Et c’est très bien comme ça. Non que bavarder ne soit pas plaisant. Mais on ne va pas se mentir, il est absolument hors de question pour elle de le faire en plein désert. Elle n’est pas stupide. Surtout qu’elle n’a pas pris tant d’eau que ça. Si elle reste trop longtemps, il faudra qu’elle partage avec l’animal pour qu’il ne meurt pas déjà. Ce qu’ils peuvent être fragiles quand ils sont trop poussés…

" Si tu tentes de fuir, je te signale que je suis à cheval et donc, plus rapide. ". Evidemment, elle lui parle en anglais. en se rapprochant, elle a bien vite compris que c’était une fille du ciel. PAs besoin d’être un génie pour s’en rendre compte. Pour autant, fuir face à un terrien, comme ça, ça n’a rien de vraiment flatteur. Ce n’est pas la paix, hors désert ? Ils ne sont pas en plein traité et en pleine négociation pour être les meilleurs amis du monde ? Quoique, elle vient du désert, elle est peut-être le mal incarné. Et c’est la partie la plus drôle de toute cette histoire. Mais… Ca ne l’atteint pas vraiment. Elle continue de trouver ça assez drôle. " Arrête toi à l’entrée de la forêt. Sinon, je serais obligée de t’arrêter. Et ça ne te plaira pas. ". A la rousse par contre, ce sera avec grand plaisir. Elle a déjà posé les doigts sur son fouet.
Maori K. Ho'oname
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le Sam 27 Juil 2019 - 17:35

   
Un pas de trop, et tu tombes dans le trou. Une frontière franchie, et tu t'enlises. Les traces s'effacent. Les mirages naissent…
Maori & Astrid

   

   
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Maori jeta un regard derrière elle, et laissa échapper un juron entre ses dents serrés. Ce qu'elle n'avait pas remarqué de prime abord, avec le soleil dans les yeux, la distance et la chaleur qui s'échappait du sol, c'était que la silhouette était en fait double, une femme et un cheval. Bien entendu, la femme avait lancé sa monture à sa poursuite. Dans son dos, le galop était sourd, alors que les sabots de l'animal faisaient voler du sable autour de lui. Pour autant, elle le sentait s'approcher, présence de plus en plus imposante, de plus en plus proche, alors que le sol vibrait un peu plus puissamment sous ses pieds. Maori continua de trottiner vers la lisière de la forêt, tout en sachant pertinemment qu'elle ne l'atteindrait pas à temps pour échapper à la terrienne. Dommage. Entre les arbres, elle aurait eu plus de chance de s'en sortir, l'équidé gêné par les buissons et les troncs, et elle petite et fine qui pouvait s'y faufiler et disparaître entre deux arbustes. Tant pis.

" Si tu tentes de fuir, je te signale que je suis à cheval et donc, plus rapide. " Maori leva les yeux au ciel, alors qu'elle ralentissait justement. Pas la peine de se fatiguer pour une course-poursuite perdue d'avance. Et qu'est-ce qu'ils avaient tous à énoncer des évidences ? Elle venait du ciel, pas d'un coin reculé coupé du monde, elle n'était pas ignorante, elle avait quand même deux sous de jugeote à revendre. La sueur roulait sur sa nuque, le long de ses épaules, mais surtout dans ses paumes. La jeune femme raffermit sa prise sur son arc et sa flèche, alors que le cheval de la terrienne piétinait à ses côtés. " Arrête toi à l’entrée de la forêt. Sinon, je serais obligée de t’arrêter. Et ça ne te plaira pas. " Maori releva la tête vers la Rahjak, aux cheveux roux enflammés sous les rais ardents du soleil. Un fin sourire, un peu mauvais, un peu sardonique, un peu amusé, étirait ses lèvres et se mirait dans ses yeux. Maori croisa son regard, avec elle aussi un léger sourire aux lèvres. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas retrouvée autant en danger. Si la méfiance pouvait régner durant les premiers instants d'une rencontre, l'un ou l'autre des deux camps finissait toujours par montrer sa bonne volonté et baisser les armes ou décliner son identité. Ce ne serait visiblement pas le cas ici ; et Maori en était ravie. Son côté grande gueule trouvait moins de prise ces derniers temps, mais un regard sur la terrienne avait suffi pour qu'elle sache qu'elle pouvait et même devait faire preuve de caractère. L'indolence dangereuse de la Rahjak attisait sa curiosité, mais Maori n'en oublia pas pour autant le danger que représentait la guerrière juchée sur son destrier, alors qu'elle avisait le fouet à sa taille. Cela ne l'empêcha pas de bander son arc, et de pointer sa flèche droit sur la grounder. Elle s'était arrêtée dans le sable, le soleil tapait encore sur les deux femmes qui se faisaient face. Maori tint la position, les pieds fermement ancrés dans le sable, le corps presque aussi tendu que la corde de son arme, les muscles solidement contractés. « Sinon quoi, tu disais ? » Excès de confiance, probablement, mais si elle en croyait ce qu'on lui avait dit des Rahjaks, de cette culture aussi dure que le soleil du désert, ils respectaient la force. L'or, avant toute chose, mais aussi la force, le sang. Alors oui, elle répondit à la Rahjak, la défiant toujours du regard, d'un ton narquois. Il lui faudrait juger, et vite, la réaction de la terrienne, savoir s'adapter à elle pour sortir de cette embûche vivante, libre, et si possible en un seul morceau. Mais surtout vivante et libre.
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Astrid Helgusson
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le Mar 30 Juil 2019 - 13:58
Ce petit jeu pourrait réellement lui plaire. Astrid s’agace un peu de son quotidien parfois. Elle réalise que tout se passe toujours de la même manière, que c’est un peu ennuyeux. Il n’y a jamais de réelle activité incroyable. Oh bien sûr que la mort du roi, ça représente quelque chose. Mais à son échelle, ça ne va sans doute pas trop changer de choses. Enfin… Ca risque de changer quelques petits détails mais dans ces cas-là, elle ne préfère pas y réfléchir trop longtemps. Ca aurait de trop lourdes conséquences un peu étranges. Elle verra bien, il n’est pas vraiment nécessaire de réfléchir à tout ça tout de suite. Il n’a jamais été trop utile de penser à tout ça trop tôt, de toute manière, ça n’aurait pas changé grand chose. Et ça n’aurait pas non plus servi à grand chose, finalement. Mais là, devant elle, on lui offre un petit changement, un petit quelque chose qu’elle n’a pas pu savourer depuis bien longtemps en plus. Parce que mine de rien, là, tout de suite, elle réalise qu’elle a un petit agneau égaré sous le nez. Et elle trouve ça drôle parce qu’à tout moment, elle pourrait vraiment lui faire mal. Est-ce qu’elle sous estime tout le temps le peuple du ciel ? C’est même un fait évident. Elle n’y peut rien, ça a toujours été comme ça. Difficile de croire qu’ils ont eu une vie si compliquée. Après tout, certains d’ente eux, qu’elle a eu l’occasion de croiser au cours de son expérience, n’était vraiment pas très développé, pas très avancé non plus. Ils sont étranges quoi, mais ils ont l’air d’avoir eu une vie assez tranquille. Bien sûr qu’elle a entendu des histoires assez sales, des choses étranges sur lesquelles il ne faudrait pas trop s’attarder. Mais c’est comme ça, pas besoin de chercher plus loin, ça n’aurait pas de réel intérêt.

Bien sûr, lui courir après risquerait de sincèrement lui prendre la tête. Astrid aime les défis, mais pour autant, il ne faudrait pas que ça dure des heures, il ne faudrait pas que ce soit sans fin et que ce soit une trop grosse prise de tête comme ça l’est depuis quelques secondes. Faut-il alors préciser que al rousse est impatiente ? Oui, sans doute mais elle n’a jamais rien pu faire contre ça. Elle aime quand c’est facile. Oh, elle aime quand ça ne l’est pas, elle trouve ça drôle mais ce n’est jamais simple et il faut parfois faire avec. Il faut parfois se contenter de serrer les dents et de se taire. M’enfin bon, c’est un peu facile dit comme ça aussi. Bref, tout ça pour dire que certains jours ça va, et d’autres c’est compliqué. Un peu de complication, c’est drôle mais ça ne suffit jamais. Et puis là, tout de suite, la finalité ne vaudrait pas la prise de tête quant à la capture. Donc ça change un peu la donne. Ce serait une perte de temps puisqu’à la fin, elle ne pourrait pas la vendre dans le désert.

Mais la situation change et voilà que la nana se met à pointer son arc sur elle. Un rapide mouvement, d’une sûreté déconcertante. Elle ne s’y attendait pas mais justement, ça rend le jeu plus amusant. Bien sûr, si elle tire, la rousse n’hésitera pas une seule seconde à sacrifier le cheval. Ca lui coûtera encore trop d’or mais après tout, rester en vie compte quand même plus que le reste. Et c’est même une grosse certitude. Cet excès de confiance, il lui plaît en tout cas. C’est quelqu’un de fort, quelqu’un qui croit en elle aussi, qu’elle a devant elle. C’est assez impressionnant et surprenant aussi. Qu’est-ce qu’elle pourrait faire hein ? C’est marrant en tout cas. Au fil des années, ils se mettent peu à peu à prendre confiance et à se montrer responsable pour certaines choses intéressantes. Du coup, bientôt, ils auront suffisamment de répondant pour une guerre qui en vaudrait vraiment le coup. Mais là-bas, au coeur de la forêt, les tribus ne voudront jamais d’une guerre. Ils manquent vraiment d’intérêt ceux-là. " Petite fleur intéressante. Donc tu envisageais de venir à la cité avec une arme ? Tu ne vivrais pas bien longtemps si tu faisais une idiotie pareille. ". Est-ce qu’elle a peur ? Pas du tout, ça n’a jamais été son genre. La peur ne fait pas partie de son vocabulaire. Certes, elle est persuadée qu’elle a encore du temps devant elle. Mais si ça doit arriver, ça arrivera hein. A quoi bon chercher plus loin ? Ca ne servirait pas à grand chose n’est-ce pas ? " T’es bien jeune pour vouloir mourir. "
Maori K. Ho'oname
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le Jeu 1 Aoû 2019 - 14:23

   
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Maori & Astrid

   

   
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Maori se sentait bien. Confiante, même. Peu importait que le soleil commence à lui taper durement sur la tête, que la sueur commençait à ruisseler dans son dos, elle se sentait bien. Presque dans son élément. Comme si le désert résonnait en elle, avivait une fascination et un délice dont elle ne pourrait jamais se lasser. Elle ne connaissait rien à rien au désert ; et tandis que le sable sous ses pieds lui rappelait un autre sable, une rencontre faite quelques années auparavant, une histoire rocambolesque sertie dans ses souvenirs, Maori se prit à rêvasser. Comment était-ce, de vivre dans le désert ? Des nuits glaciales aux journées brûlantes, des tempêtes de sable aux mirages d'oasis, il y avait tant de choses à découvrir. Tout comme elle avait découvert les arbres et leurs frondaisons, les pluies et le soleil, les animaux et leurs cris, les végétaux et leurs parfums, tout cet univers inconnu jusqu'alors, simples esquisses sur un écran électronique. Les paysages, les cultures, elle voulait en savoir le plus possible, tout savoir. Sur les Rahjaks et le désert, elle en connaissait bien trop peu pour assouvir sa curiosité.

« Petite fleur intéressante. Donc tu envisageais de venir à la cité avec une arme ? Tu ne vivrais pas bien longtemps si tu faisais une idiotie pareille. » Maori cilla, raffermit sa prise sur son arc, qu'elle pointait toujours sur la rousse guerrière. Le cheval piétinait et renâclait, tandis que la cavalière tenait les rênes d'une main ferme. Maori, elle, haussa un sourcil. Petite fleur intéressante ? Personne ne l'avait jamais appelée comme ça. Intéressante, à la rigueur, et encore, elle n'en avait pas souvenir. Mais petite fleur... Non, vraiment personne ne serait risqué à la surnommer ainsi, surtout lorsqu'on connaissait son caractère hargneux et impulsif. Si ça avait été quelqu'un d'autre, Maori se serait volontiers emportée ; si elle avait eu quelques années de moins aussi. Aujourd'hui, cela l'amusa plus qu'autre chose, et un fin sourire étira les commissures de ses lèvres. Elle appréciait cette... elle ne saurait qualifier ce moment ; discussion ne semblait guère approprié comme terme. Elle se contenterait de rencontre. Elle appréciait cette rencontre, donc, tout comme la Rahjak semblait-il, alors qu'une aura dangereusement indolente les environnait. Elles se ressemblaient, à chercher et à s'amuser de la confrontation. Confrontation, voilà, c'était le mot. Maori décida de riposter, avec ce ton toujours léger, volontiers narquois : « Je ne comptais pas me rendre dans votre cité, petite roe des sables. » Elle se tut, se décida à ne pas offrir des ouvertures quelconques à la guerrière. Elle s'engouffrerait aussitôt dedans, l'obligerait à la jouer en défensive, ce qui n'était pas le fort de Maori ; le mordant, l'attaque, le piquant, ça, elle savait y faire. N'est-ce pas, Chris ?

Maori chassa le souvenir de son entraînement avec Chris, quelques jours plus tôt, et se perdit de nouveau dans des rêvasseries. Elle avait entendu des histoires, sur la cité Rahjak. Que ses portes ne s'ouvraient qu'au matin et se fermaient au soir, qu'il fallait se dépouiller de ses armes avant d'y entrer, se faire piquer par un scorpion pour avoir droit de passage, mais elle n'avait jamais vraiment su où s'arrêtait la légende et où commençait la réalité. Vraisemblablement, l'histoire des armes était véridique ; quant au reste, elle pourrait poser la question, mais ce serait dévoiler son ignorance. Et quand bien même elle était curieuse, atrocement curieuse, Maori était également fière, et elle se reconnaissait suffisamment en la guerrière pour savoir qu'elle n'hésiterait pas à la piquer à la moindre question posée. Petite rose des sables n'était finalement pas le bon surnom ; petit scorpion aurait mieux convenu, mais elle ne cherchait pas à la louanger et le scorpion était leur espèce d'animal-totem, si elle se souvenait bien. Si ce n'était pas une histoire. « T'es bien jeune pour vouloir mourir. » Un sourire revint fleurir sur les lèvres de la jeune femme, un sourire sombre, rancunier. Elle avait semble-t-il trouvé quelqu'un pour déverser sa rancœur, rancœur qui était encore là, l'abcès à peine percé par sa conversation avec Chris, la rage à peine déversée qu'elle revenait remplir un gouffre sans fond. « Ça n'en a pas arrêté certains. » Simple remarque, dite en passant, d'un ton sombre, les yeux furieux, une telle colère au fond de la voix que tout l'amusement de la confrontation s'évapora. Une colère ressassée, qui l'habitait encore, celle de ne pas avoir eu le choix, que quelqu'un d'autre ait choisi pour elle son sacrifice, que quelqu'un ait eu un droit de vie ou  de mort sur elle, c'était surtout cela qui la mettait en rage. Et pourtant, cela n'avait duré qu'un instant, un terrible instant, celui durant lequel son nom avait été quoi ? tiré au sort ou sélectionné à cause d'un certain nombre de variables, peu importait, tant qu'il avait été ajouté à une liste de personnes à sacrifier. Et pourtant, cela n'avait duré qu'un instant.
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Astrid Helgusson
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le Mer 11 Sep 2019 - 16:28


Se retrouver devant une arme, ce n’était absolument pas prévu, c’est vrai. C’est le genre de chose qu’on ne peut pas prévoir, surtout vis à vis du peuple du ciel. C’est une situation qu’on ne comprend pas vraiment et qu’on ne parvient pas à comprendre tant qu’on n’y est pas. Si la mort ne lui fait pas peur, elle ne cache pas le fait que ce ne soit pas vraiment au programme aujourd’hui. Elle a longtemps cru qu’elle ne vivrait pas beaucoup d’années, c’est vrai. Déjà enfant, chaque jour était compliqué, comme une épreuve qu’on a bien du mal à assimiler. Mais les années ont fini par passer et à aucun moment il ne lui est arrivé quelque chose. Impossible, elle n’en a pas vu la moindre trace. Plus simple, plus supportable disons. Si aujourd’hui, elle a sincèrement l’impression qu’elle est à sa place, ce ne fut pas le cas pendant de longues années. Aujourd’hui, c’est plus facile mais qu’est-ce qu’on peut y faire hein ? Malgré tout, elle ne tremble pas, n’a pas peur de ce qui pourrait lui arriver. Elle se demande même si la fille en face d’elle serait vraiment susceptible de lâcher son arme. A côté de ça, on peut également s’interroger sur la force de son bras et sa capacité à tenir la flèche. Une seule faiblesse et le coup pourrait partir. Dans ce cas-là, il vaudra mieux qu’elle parvienne à faire ce qu’il faut, sinon, ça rendrait la chose un peu plus compliquée. Forcément. Elle serait assez en colère d’être blessée. Mais bref, ce n’est pas vraiment le sujet immédiat, pour le moment. Autant ne pas trop y réfléchir.

Parce que dans le fond, elle ne sait pas vraiment à qui elle a affaire, et de ce fait, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle pourrait lui faire ou ne pas lui faire. C’est le problème lorsqu’on se retrouve face à quelqu’un dont on ignore les intentions. Et c’est bien de ça qu’il est question ici. En plus de ça, Astrid sait encore moins comment il faut agir quand il est question du peuple du ciel. Ils sont encore moins prévisibles que les autres. Si ça se trouve, elle ne s’est jamais vraiment servie de son arc mais ce n’est pas le genre de chose qu’on prend pour acquis. On ne reste pas en vie grâce à quelques suppositions. Ca n’a jamais fonctionné comme ça. " Ah non ? Et pourquoi traîner dans le désert et fuir au premier passage ? ". Parce que dans le fond, c’est de ça qu’il est question. Si elle a été suffisamment forte pour se retourner et la prendre en joue, Astrid voit bien que ce n’était pas l’idée de base et qu’au départ, elle avait pour première idée de partir en courant et de disparaître.

La rousse sait que les rêves concernent la cité. Elle en a conscience. On ne sait pas toujours pleinement ce qui s’y passe et on ne parvient jamais vraiment à faire le point à ce sujet. On entend des bruits mais à moins d’y vivre, on ne sait pas vraiment ce qu’il s’y passe. Et c’est presque plus simple comme ça, bien que les gens ne soient pas en mesure de le comprendre. Elle s’en amuse, elle observe et écoute les idées qu’on se fait. Mais ça ne change pas grand chose.

Son existence, à cette gamine, semble être un peu compliquée. Bon, pas si gamine que ça quand on considère qu’elle-même n’a pas le comportement adéquate mais.. .L’idée reste la même disons. En tout cas, il semble évident que la jeune femme en face d’elle ne parvienne pas toujours à faire les choses comme elle a pu le souhaiter et certaines complications lui sont tombés dessus. Elle n’a pas eu la vie dont elle aurait pu rêver mais on n’a pas toujours la vie qu’on voudrait, justement. On est juste obligé de faire avec. Et c’est le genre de chose qu’elle ne peut que comprendre. Sans le dire à voix haute, évidemment, parce que ça n’a jamais été son genre, justement. Elle ne parle pas de sa vie aux gens qu’elle ne connaît pas, elle ne les fait pas s’appitoyer sur son sort et hors de question que ça puisse un jour se produire. Encore moins devant quelqu’un qui braque une arme sur elle, d’ailleurs. Parce que bon, se la jouer confidence devant un arc, ça fait un peu mauvais genre, non ? Cette colère est déplacée pourtant, et la femme en face d’elle semble nourrir une haine prononcée pour le monde entier. Ridicule, aux yeux de la mercenaire. Elle ne semble pas comprendre que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. La colère fait avancer et durcit l’âme mais est-il nécessaire d’être toujours en colère ? Certainement pas. " Ah mais ça n’arrêtera jamais personne. ". L’âge ne change rien ici. on demande aux gens d’être forts quand ils sont jeunes. Et pour cette raison, il ne sert à rien de ressasser ou de se plaindre. Mais encore une fois, elle n’est sans doute pas en mesure de le comprendre. " Et maintenant, tu comptes faire quoi ? ". Parce qu’elle est bien mignonne à diriger une arme vers elle, mais il serait peut-être temps de savoir ce qu’elle veut.


Maori K. Ho'oname
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le Jeu 12 Sep 2019 - 19:32

   
Un pas de trop, et tu tombes dans le trou. Une frontière franchie, et tu t'enlises. Les traces s'effacent. Les mirages naissent…
Maori & Astrid

   

   
Crossing lines

   
Elles se toisaient, défiantes. Deux lionnes de part et d'autre d'une carcasse, feulements et grondements qui franchissaient l'espèce. Les muscles tendus, prêtes à bondir, à se sauter à la gorge, à s'agripper de leurs griffes. Un duel sans merci, qui n'en était qu'à ses prémices. Pour l'instant, elles ne faisaient que se jauger, se menacer, de leurs yeux d'ambre. La pointe de la flèche de Maori continuait de tenir la Rahjak en joue, et cette dernière gardait la main sur son fouet. Un frisson froid parcourut la jeune Cent, tandis qu'elle imaginait la morsure du fouet sur sa peau. Quoique, elle ne pouvait guère l'imaginer, elle n'avait jamais reçu de coups de fouet. Il serait bienvenu de l'éviter encore un peu. Ses bras, pour l'instant, tenaient la position. Ils restaient fermes, droits, tendus, ils ne tremblaient pas. Cependant, Maori savait qu'un moment viendrait, ou soit son bras, soit son attention, fléchirait, et alors la lionne rahjak serait probablement prête à bondir. L'instinct de survie lui permettrait peut-être de grapiller quelques minutes, quelques instants précieux pour trouver une résolution plus douce que le fouet. " Ah non ? Et pourquoi traîner dans le désert et fuir au premier passage ? " Maori releva les yeux vers la Rahjak, qui avait repris la parole, sensiblement plus froide qu'auparavant, moins amusée par la situation probablement. Peut-être ne s'attendait-elle pas à tant de répondant de la part de celle qui avait fui devant elle. "La curiosité et l'instinct de survie. D'abord, la curiosité de voir le désert, et ensuite, l'instinct de survie. Vous avez quand même réduit certains des miens en esclavage. Non pas que ça vous dérange." Son ton n'avait même pas été venimeux, était resté assez calme malgré la situation. Elle espérait juste ne pas lui avoir donné d'idée.

   
Sa colère était un peu retombée, dans le laps de temps qu'elle avait pris pour répondre. Ca n'avait été qu'une flambée brusque qui n'avait pas suffi à raviver le brasier. " Ah mais ça n'arrêtera jamais personne. " Probablement pas. Mais sait-on jamais, ça pouvait être un frein suffisant pour gagner quelques instants salvateurs. Sauf quand on n'avait même pas le choix, comme ça avait été le cas pour eux. Sélectionnés pour la mission suicide, déguisée en mission survie, sans jamais avoir eu voix au chapitre : parce qu'ils étaient - sont - trop jeunes, des enfants encore aux yeux de leurs lois, et parce qu'ils étaient - sont - des criminels, des monstres incapables de suivre leurs lois. Ils s'en étaient façonnés d'autres, des lois, des lois rien que pour eux, qu'ils suivaient parce qu'ils l'avaient décidé, les avaient décidées. Mais effectivement, leur jeunesse n'avait pas arrêté leurs dirigeants, et, contrebalancée par leurs crimes, avait même été une raison de plus. Foutue jeunesse. " Et maintenant, tu comptes faire quoi ? " Concernant quoi ? Concernant l'Odyssée ? Continuer de leur cracher dessus encore quelque temps. Concernant leur confrontation ? Ne pas la transformer en impasse et en sortir vivante. "Aller à l'ombre, comme tu l'as suggéré. Joli cheval, au passage. Je te laisse passer devant." Pas folle la guêpe. Aucune chance qu'elle laisse un Rahjak, homme ou femme, dans son dos, encore plus avec un cheval et un fouet. C'était le meilleur moyen de se faire étrangler ou piétiner, et elle n'était fan d'aucune de ces deux options. Maintenant, restait à savoir si la rousse accepterait d'ouvrir la voie. Si non… elle pouvait bien faire un effort, quand même !
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Astrid Helgusson
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le Dim 29 Sep 2019 - 15:38


Se retrouver devant une débarquée n’a jamais été aussi intéressant. Astrid ne peut pas le nier, la situation actuelle est amusante, étrange et excitante. Peut-être devrait-elle ressentir une certaine peur, une sensation de gêne ou un besoin de fuir. Ce serait sans doute le comportement le plus logique à avoir. Mais elle n’y arrive pas, et elle ne cherche pas non plus une explication à tout ça. De toute façon, elle finira par se lasser. la peur ne prend pas de place, mais disons que l’agacement de la Rahjak pourrait monter assez vitE. C’est le genre de chose qu’elle n’est que bien peu capable de contrôler. Mais pour le moment, elle profite, s’amuse et profite. Certains diront qu’elle prend ça un peu trop à la légère, elle ne le nie pas, elle ne cherche pas non plus à voir la chose se modifier parce qu’elle n’en éprouve pas le réel besoin. Elle va juste se contenter de voir comment la situation va évolueR. Il n’est pas certain que ça prenne la bonne tournure mais c’est vrai, il a quand même envie d’y croire un minimum. Ce n’est pas forcément gagné mais ça devrait être susceptible de le faire.

Elle comprend en tout cas. Le désert attire la curiosité, l’intérêt. Cela attire l’attention des gens. On se demande ce qui s’y cache et c’est si grand qu’on imagine facilement qu’on pourrait éventuellement y trouver quelque chose. Sauf que, ce qui s’y cache n’est pas aussi incroyable qu’on ne veut bien le croire. Bien sûr qu’elle parle de sa propre cité, bien sûr qu’il lui est impossible de trop râler à son sujet puisqu’elle s’y sent toujours aussi bien, que c’est chez elle et qu’elle ne pourra jamais aller contre ça. Pour autant, Astrid sait que sa famille ne vient pas de là, qu’elle a eu de la chance de rester en vie et que le reste dépend surtout de ce qu’elle a fait, fait et fera. C’est juste une histoire un peu compliquée parce que dans l’idée, ça n’a rien de simple. Elle a envie de croire que c’est fabuleux, d’un point de vu extérieur mais aussi libre soit-elle, elle sait que sur certains aspects, la jeune femme est dans une prison améliorée. Elle esquive juste les mines de sel. Bien sûr qu’aujourd’hui, elle est respectée, responsable et crainte. Cela ne rend pas la situation plus facile. Au contraire.

Bref.

Bon, bien sûr, l’histoire de l’esclavagisme de certains débarqués, elle a agacé bien des personnes venant du ciel. Donc c’est sans surprise qu’elle en parle. Astrid grimace légèrement, à cette pensée. Elle a failli se faire un bon paquet d’or, ce jour-là. Dommage. " En effet. Je m’en souviens. ". Pour autant, la situation a tout de même évolué. Ils ont changé, d’une certaine manière. Ce n’est pas facile mais les choses sont juste comme elles sont. Pas besoin de chercher plus loin. Et pas non plus besoin d’argumenter sur cette période. C’est le passé et puis bon, elle n’est pas du bon côté. Forcément, elle ne risque pas d’être bien vu. Et peu importe les arguments qu’elle pourra bien utiliser, ça ne se passera pas bien. Oui, autant laisser couler.

La suite des événements l’intéresse, forcément. Astrid a envie de savoir si elle va mourir sou peu ou si elle perd juste son temps à parler à quelqu’un qui n’aura pas le courage de tirer. Par ailleurs, si elle trouve le courage de tirer, il est évident que ça finira par lui tomber dessus. Cela ne se passera jamais bien pour elle. Une blessure et ça donnera une rousse en colère. On ne veut jamais voir une rousse en colère. Elle n’a pas peur de mourir mais elle n’aime pas vraiment avoir mal. Alors en général, elle fait toujours en sorte que ça se passe aussi bien que possible. C’est juste parfois plus difficile que ça. C’est tout. Elle attend surtout de voir ses intentions et à quel moment elle arrêtera de la pointer avec une arme. Si Astrid se rapproche suffisamment, elle pourra la désarmer. Tant qu’elle restera là, la débarquée pourra tirer avant qu’elle n’ait fait le moindre mouvement. cela ne l’intéresse pas. Aller à l’ombre, cela lui convient parfaitement. hors de question pour elle de rester à débattre au soleil si ça peut lui être éviter. Elle déteste la chaleur. Vivre dans le désert, ça n’a strictement rien de facile de base. Alors elle s’en éloigne régulièrement. " Je vais descendre dans ce cas. ". Hors de question pour elle de rester à cheval. Surtout qu’elle peut beaucoup moins se défendre dans ce genre de situation. Une fois au sol, elle passe devant, calculant ses options du mieux qu’elle le peut. Un arbre à quelques mètres et elle y attache son cheval. Elle lui caresse le flan avant de s’éloigner un peu et de revenir vers la fille du ciel. " Est-ce qu’on va loin ? Il ne faudrait pas que le cheval meurt de soif. ". C’est un fait évident non ? Bon, elle pousse un peu le bouchon mais elle s’en amuse quelque peu. Elle n’y peut rien. Elle est toujours dans la provocation, même quand ce n’est pas ce qu’elle veut.

" Alors, et maintenant ? Tu envisages d’être civilisée et de baisser ton arc ? ". Quelques pas seulement suffiraient pour lui retirer cette arme. Il y a d’ailleurs fort à parier que si elle l’attrape, elle explose complètement l’arc, par signe de mécontentement. C’est que ça commence à être un peu lassant sur les bords tout ça.

Maori K. Ho'oname
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le Dim 29 Sep 2019 - 22:17

   
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Maori a la surprise de voir la Rahjak obtempérer. Non seulement elle accepte de passer devant, mais elle descend en plus de cheval. Maintenant, elles sont à égalité, face à face, même si Maori reste bien plus petite que la rousse. D'ailleurs, elle est surprise de ne pas se prendre de réflexion. Quoiqu'il en soit, elle en profite ; elle aime chercher les ennuis, mais elle n'est pas suicidaire pour autant. Alors que la conversation a commencé il y a quelques minutes déjà, les deux femmes sont toujours en train de se jauger. Encore sur leurs gardes, méfiantes, prêtes à agir au moindre signe de menace ; deux cobras ramassés sur leurs anneaux, sifflant pour dissuader l'autre de faire un geste. Ou pour provoquer, la frontière était fine quelquefois. La frontière. C'était justement ce que Maori cherchait à atteindre. Il n'y avait pas de borne, pas de panneau indiquant qu'elle sortait du territoire rahjak, pas de grand panneau d'autoroute "Vous quittez le désert Rahjak - Bienvenue dans la forêt Naori ! Nous vous accueillons 7j/7, 24h/24, à bras ouvert. Au fait, ON NE MANGE PAS DE GRAINES ! Bisous XOXO". Nope. Rien de tout ça.

   
Mais il lui suffit d'être sous la canopée pour savoir qu'elle est en sécurité. La lisière des arbres, c'est sa sécurité. Techniquement, sous leurs frondaisons, le désert est fini, et hors du désert, la Rahjak ne peut pas la capturer. Non pas qu'elle ait l'air d'en avoir l'intention, mais on n'est jamais trop prudent. Maori préféra jouer la sécurité, et se plaça dans les buissons, l'arc encore pointé sur la rousse, quand bien même cela n'avait plus vraiment d'utilité, quand bien même ses bras commençaient à la brûler. "Alors, et maintenant ? Tu envisages d'être civilisée et de baisser ton arc ?" Maori esquissa un léger sourire, et obtempéra également. Elle aussi, elle pouvait coopérer. Ce n'était pas son fort, mais elle aimait dérouter plus qu'elle aimait s'entêter. "C'est mieux ?" Bon, elle n'avait pu s'empêcher de taquiner un peu la rousse, qui paraissait lassée de ce jeu de chiens de faïence. Très bien. Maori rangea son arc, tranquillement, sa flèche retourna à son carquois. "Pas besoin d'aller plus loin. Ici, si tu me captures pour me vendre comme esclave, ce sera suffisant pour déclencher une guerre." Un petit soupçon de triomphe pointait en elle, de fierté et de soulagement également. Ce ne serait probablement pas du goût de la Rahjak. A sa place, ça ne serait pas au sien. "Je m'appelle Maori, au passage. Pas petite fleur intéressante." Ton désinvolte, comme si elle ne jouait pas avec le feu. Pour détourner l'attention, également, désamorcer la situation, aussi. La diplomatie lui donnait des sueurs froides. Maori était plutôt du genre à foncer dans le tas qu'à danser sur le fil d'une corde raide. Les risques encourus la mettaient un peu plus à fleur de peau que d'habitude, bien que cela se voie à peine pour qui ne la connaissait pas. Juste une… une aura différente, un peu plus attentive que d'ordinaire. Cette rencontre importait, et Maori voulait s'enorgueillir de l'avoir bien gérée. Qu'à cela ne tienne. Ce serait son objectif du jour, et elle était bornée. Vraiment très, très bornée. S'entêter, c'était bien aussi, après tout.
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Astrid Helgusson
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le Mar 15 Oct 2019 - 20:41


On ne peut pas vraiment dire qu’elle déteste la situation Astrid. Elle n’apprécie pas qu’on la menace mais à côté de ça, elle ne cache pas qu’elle apprécie de se trouver dans une débarquée qui l’ouvre, qui ne se laisse pas faire. Une nana qui se montre forte et qui ne se laisse pas démonter. Au fond, elle a parfois l’impression que ce soit tous des victimes et qu’ils continuent à faire les fragiles. Ca fait du bien de voir que ce n’est pas le cas. Bon, après, c’est un peu contre sa volonté, puisque cela lui tombe un peu dessus. On ne peut pas vraiment dire que ce soit agréable. C’est même tout le contraire. Mine de rien, elle se méfie quand même de la puissance qui se trouve entre ses mains. Elle s’inquiète à l’idée qu’elle puisse avoir une faiblesse, elle n’a pas vraiment envie de se prendre une flèche perdue juste parce qu’elle en aurait perdu une. Parce que visiblement, c’est ce qui pourrait arriver et ça ne la rassure pas franchement. Alors elle se méfie. En plus de ça, il y a quelques semaines, il lui a été permis de découvrir que c’était tout un groupe de criminel qui était arrivé, dans la première vague venue du ciel. Bon, ce n’est peut-être qu’une rumeur mais c’est le genre de chose qui n’a strictement rien de rassurant. C’est presque flippant sur les bords, en fin de compte, mais de manière générale, elle ne préfère pas trop y réfléchir. C’est presque plus simple. Et puis elle a eu l’occasion d’en voir quelques uns et ils ne sont pas bien effrayants.

Sous les arbres, elle souffle un peu. La fille devant elle devrait un peu moins s’inquiéter au contact de l’ombre et de la fraîcheur. Quant à elle, elle se sent mieux également. Le soleil finira par avoir sa peau. Et ça n’a strictement rien d’agréable. Mais bon, elle s’y fait, à cette brûlure désagréable et aux plaques rouges. On ne peut pas vraiment dire que ce soit facile. Mais au moins, elle espère que ça pourrait détendre un peu l’atmosphère entre elles. Voilà tout. Le plus important, c’est que la nana se sente en sécurité ou du moins, un peu plus. Dans le fond, Astrid n’a pas tant besoin d’une arme que ça. Elle sait suffisamment se battre pour que les choses se passent au mieux pour elle. Disons juste qu’elle évite, en général, parce que c’est plus facile comme ça. Elle se sait faible, et en général, elle use de petits trucs bien traîtres pour gagner. Faut dire qu’elle n’a jamais prétendu jouer dans les règles et c’est ce qui lui a permis de gagner bien des querelles dans l’arène, quand elle s’entraînait avec les gladiateurs.

Dans la forêt, bien sûr qu’elle lui demande de baisser l’arc. Il faut bien avouer que c’est peu facile, peu agréable sur les bords aussi. Sur bien des aspects, Astrid a fait preuve de patience. " Toujours mieux quand on n’a aucune arme qui nous cible. ". En tout cas, elle ne peut pas nier le fait qu’elle aime bien cette fille. Elle lui plaît, avec sa manière de parler, le fait qu’elle ne se laisse pas faire et son comportement impulsif comme ça. Un réel plaisir, à n’en pas douter.

Pour ce qu’il en est de cette histoire de guerre si elle la capture, Astrid sourit légèrement. C’est vrai, ça pourrait provoquer une guerre, dans l’hypothèse où ce serait repéré. Il ne faut quand même pas oublier le fait que la rousse sait se faire suffisamment discrète. Et si elle veut la ramener dans le désert, elle n’en aura vraiment pas de mal. Mais elle peut comprendre que vis à vis de la débarqué, elle se sent un peu plus en sécurité. " Pour ça, il faudrait que je me fasse prendre. ". Elle lui fait un petit clin d’oeil au passage. Oui, ce n’est pas vraiment son intention, elle n’a pas pour mission que de la coincer ou lui donner l’illusion qu’elle va s’en prendre à elle. Et c’est bien mieux comme ça, de toute manière. Pour autant, il ne faudrait pas non plus prétendre qu’elles sont maintenant copines hein. Elles n’en sont pas là.

Dommage qu’elle se présente. Non que son prénom ne soit pas sympa mais disons que lui donner le petit nom de fleur intéressante, c’est tout de suite plus amusant. Mais bon, tant pis, maintenant, elle a un nom à mettre sur sa tête. Pire, elle va donc désormais devoir se présenter maintenant. Et c’est la partie la moins amusante du lot. " C’est dommage, je trouve que ça t’allait bien. Mais puisqu’on en est aux présentations, moi c’est Astrid. ". ?Bah oui, il ne faudrait pas qu’en plus, on se mette à la juger impolie hein.

Maori K. Ho'oname
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le Lun 21 Oct 2019 - 15:55

   
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Même la Rahjak se détendit sous la canopée. Maori en était surprise, à vrai dire ; elle était si fascinée par le désert, qu'elle aurait pensé que devoir quitter le soleil, et cette vaste étendue ouverte à tous les regards, l'aurait plutôt mise sur les nerfs… Après tout, elle quittait son élément de prédilection, pour poser le pied sur un territoire clos, fermé, à la vision empêtrée d'arbres et de buissons. Même si, ici, aux abords du désert, les arbres n'étaient que des arbustes, et les buissons des petites touffes verdâtres. C'était néanmoins suffisant pour que l'une et l'autre puissent se mettre à l'ombre. Maori croisa les bras, et s'appuya à un tronc, affectant de nouveau une pose détendue. C'était à double tranchant : ou la Rahjak serait impressionnée, ou elle serait amusée. Dans tous les cas, Maori ne comptait pas se laisser faire. Ce n'était pas dans ses gènes. Pas dans les gènes maternels, en tout cas. La jeune femme suivit du regard, attentive et intéressée, les moindres mouvements de son interlocutrice. Elle était toujours aussi curieuse ; ça, c'était une constante, une invariable, chez elle. Elle aimait apprendre, découvrir, et observer la gestuelle d'un inconnu, ça soulevait un tas de questions. Elle n'y aurait peut-être jamais de réponses, mais au moins, elle pourrait extrapoler dessus, et ça satisferait sa soif de découvertes. Pour un moment, du moins.

   
Effectivement, la Rahjak est détendue. Elle se permet même de plaisanter à présent. "Pour ça, il faudrait que je me fasse prendre." Avec un clin d'œil en prime. Si elle n'avait pas été trop occupée à se méfier d'elle, quand même un minimum, et à survivre, Maori l'aurait draguée. Flirter avec le danger, on appelait ça. Sa réponse ne tarda pas, néanmoins : "Crois-moi que je sais ouvrir ma gueule." Ah ça ! elle savait faire. Elle avait une certaine propension à trop l'ouvrir, d'ailleurs, mais c'était une autre histoire. Dans tous les cas… hors de question qu'elle se laisse faire. "Dans l'hypothèse où tu arriverais à me capturer, bien sûr." Et ce fut à elle de riposter avec un léger clin d'œil, un sourire provocateur. Maori, jouer avec le feu ? Mais d'où vous vient cette idée ? "C'est dommage, je trouve que ça t'allait bien. Mais puisqu'on en est aux présentations, moi c'est Astrid." Là. Elles étaient à égalité à présent. Maori avait gardé ce léger sourire malicieux : "Merci du compliment, Astrid. Petite rose des sables t'allait bien aussi." Quoique, peut-être qu'elle aurait dû choisir cactus finalement. Mmh. Non. Rose, c'était mieux. C'était plus… délicat. "Que viens-tu faire si loin de ta cité ?" Comme si elle savait où se situait cette cité. Si ça se trouve, elle n'était qu'à quelques minutes à peine, savamment cachée derrière une dune de sable, prête à se dévoiler à son regard, avec toutes ses merveilles étincelantes. Maori n'attendait qu'une chose : c'était qu'Astrid la reprenne, lui dise que ce n'était pas si loin que ça, qu'elle pouvait s'y rendre, aller y découvrir leurs coutumes, leur mode de vie. Peut-être, qui sait, se rendre compte qu'ils n'étaient pas simplement des marchands d'esclaves diabolisés par le reste du monde ? Ou en tout cas, pas uniquement des marchands d'esclaves ? Leur retirer ce masque satanique, en tout cas savoir d'où leur venait cette image diabolique. Se poser, peut-être, en contradiction avec le monde entier, assurer qu'ils étaient humains, après tout. Malgré tout. 
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Astrid Helgusson
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le Mer 13 Nov 2019 - 18:13


Astrid n’a jamais douté d’elle-même. Elle a toujours eu une confiance aveugle en elle-même et ce, de manière sans doute désabusée. Elle n’a jamais rien pu faire contre ça. La rousse sait de quoi elle est capable et elle est d’ailleurs suffisamment intelligente pour ne pas se tromper. Pourtant, elle en a certainement déjà fait, elle s’est forcément déjà trompée mais ce sont des instants de sa vie qu’elle occulte, persuadée que tout deviendra plus facile en agissant ainsi. Il n’en a jamais été question. Ca n’a jamais été facile et en réalité, elle ne s’est jamais trop questionnée sur la question. C’est toujours plus facile comme ça, lorsqu’on tait les problèmes, lorsqu’on prétend que tout va bien, qu’il n’y a rien eu de bizarre. mais bon,c ‘est ainsi. Alors oui, devant la débarquée, elle prétend qu’il faudrait qu’elle se fasse prendre par soucis de fierté et de confiance. Mais dans le fond, est-ce qu’elle se trompe vraiment ? Elle ne saurait le dire. Disons plutôt qu’elle sait ce dont elle est capable. Voleuse et professionnelle. Mercenaire. Elle a toujours tout fait dans la discrétion. Et elle a beau regarder autour d’elle, elle voit bien qu’il n’y a personne. Ce serait si facile, si rapide également. Elle n’aurait pas besoin de faire grand chose pour la coincer et l’emporter. Elle sourit cependant en l’entendant lui dire qu’elle sait ouvrir sa gueule. Elle se met même à rire à ce sujet, tant elle trouve ça ridicule. " Ah mais ne t’inquiète pas, je saurais te faire taire. ". Lueur de défi, de jeu, de séduction et d’excitation peut-être même. Ce genre de jeu, ça l’amuse, et elle n’a jamais réussi à prétendre aller contre ça. Elle aime jouer et quand elle joue, elle joue toujours un peu trop.

Et puis il y a cette idée de jeu, de capture, d’amusement. Oh, peut-être que la fille du ciel ne verrait pas les choses de la même manière. C’est une chose qu’elle ne saurait pas dire. Mais cela l’amuse quelque peu. Parce qu’elle voit que leurs caractères sont assez semblables. " C’est un défi ? ". Elle ne nie pas le fait qu’elle n’a absolument pas envie de courir. Elle déteste ça. Si elle peut éviter, elle le fait. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut et dans le seul but de lui montrer qu’elle se trompe, elle n’hésitera pas à lui courir après. Il ne faut juste pas que la fille du ciel oublie qu’elle, elle a toujours vécu dans le coin, elle a toujours connu ce désert et cette forêt. Ce petit passage allant de l’un à l’autre et l’étendu autour d’eux. Bien sûr qu’il est relativement impossible de prétendre tout savoir de ce monde, impossible de dire ce qu’il y a à tel endroit parce que ça peut bouger, que quelqu’un peut déplacer un truc ou autre. Mais dans les grandes lignes, elle s’en sort assez bien.

Ce qu’elle fait dans le coin, au moins cette fois, elle n’est pas en mission. Ce qu’elle fait la plupart du temps, ce n’est pas le genre de chose dont on se vante à voix haute. Bien sûr, qu’elle le peut, elle ne s’est jamais cachée vraiment. Peut-être juste une ou deux fois mais elle savait que le contexte s’y prêtait, justement. " Je ne fais que me promener. Et toi donc, près du désert ? ". S’y aventurer, c’est courir le risque de subir. D’une certaine manière, bien sûr. Après tout, il est quand même bon de préciser que si les débarqués s’y perdent, ils pourraient éventuellement tomber sur quelqu’un sur la route. Et ça pourrait bien peu leurs plaire. C’est qu’ils rapportent, ces petits. Et elle en sait quelque chose.

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le Sam 16 Nov 2019 - 17:03

   
Un pas de trop, et tu tombes dans le trou. Une frontière franchie, et tu t'enlises. Les traces s'effacent. Les mirages naissent… Maori & Astrid
   

   
Crossing lines

   
Et elles s'escriment, l'une contre l'autre. C'est un véritable ballet qui se déroule : pointe, piqué, tendu. L'une s'avance de deux pas rapides, cherche à piquer l'autre de son fleuret, puis recule tout aussi vite, avant la contre-attaque, avant le revers. Ce sont de constants allers-retours, une avancée brutale puis un recul tout aussi brusque. Elles jouent avec la ligne, la franchissent, la dépassent, puis reviennent se mettre à l'abri derrière. Quelques secondes d'attente, quelques secondes où elles se jaugent, avant que l'une ne s'élance de nouveau, cherche à piquer, fondant en piqué sur son adversaire, sur la joueuse qui lui fait face. D'un battement de cœur, d'un clignement de paupière, la ligne est de nouveau franchie. A force, elle s'érode, s'efface ; disparaît. Si la ligne n'a plus lieu d'être, alors il n'y a plus aucun abri ; touché, coulé. Il faut éviter que l'autre ne pique, parce que le dard peut être mortel, de plus en plus mortel au fur et à mesure que les barrières s'effondrent, que les frontières s'évanouissent. La ligne tracée à la craie est balayée par les pieds qui la franchissent, glissent dessus, l'étirent, l'écartèlent. Ce n'est plus une ligne, c'est une courbe. Ce n'est plus une digue, c'est un barrage craquelé prêt à s'ouvrir et à déverser à grandes eaux ses lames.
   
Il faut remettre la ligne en place, la retracer. Sans cela, qui sait ce qui pourrait arriver. "Ah mais ne t'inquiète pas, je saurais te faire taire." Maori ne répond pas. C'est à peine si ses lèvres frémissent, à peine si un rictus les déforme. "C'est un défi ?" Elles s'amusaient, mais le jeu a pris une toute autre ampleur. Il ne reste plus qu'une portion de ligne ; un geste de plus, un dérapage, et elle ne sera plus. Point de non-retour franchi. Maori ne mettrait pas sa main au feu qu'elle reste saine et sauve si la ligne est dépassée une nouvelle fois. Alors elle agit à rebours de son habitude, choisit la prudence à l'insolence. "Non. Je ne vais pas tenter le diable. Pas aujourd'hui en tout cas." Et ses yeux se font plus durs. Le jeu est toujours dangereux, elle est toujours en équilibre au bord du précipice. La Rahjak peut décider de faire fi de sa volonté, et de ce que Maori a compris, elle n'hésiterait pas à le faire, ni elle ni aucun de ses congénères. Mais Maori a inversé les positions : désormais, elle ne sera plus l'action, elle sera la réaction. Elle ouvrira sa gueule, si Astrid décide de la capturer - et y arrive, la question de sa réussite est toujours en suspens. Pas avant. Sa gueule, elle va la fermer un peu, et garder la tête sur les épaules.
   
Ce serait presque une conversation normale, presque deux amies qui papotaient à l'ombre. "Je ne fais que me promener. Et toi donc, près du désert ?" Ce n'est pas aujourd'hui que Maori en saura plus sur la cité du désert. Tant pis. Elle avait une capacité surprenante à mettre sa curiosité dévorante en pause. "Je chassais. Ma proie n'est pas passée très loin, alors je suis venu voir à quoi ressemblait le désert." Implicitement, elle avouait que c'était la première fois qu'elle le voyait. La rencontre, impromptue, l'avait détournée de la majestuosité du spectacle. De cette étendue d'or à perte de vue, Maori n'avait pu se constituer de souvenirs. C'était un territoire qui lui restait étranger, qui lui restait dangereux. Qui lui restait inconnu. Des dunes mystérieuses, des animaux exotiques, des étrangers… "intéressants", pour reprendre le terme d'Astrid. Mais le désert était déjà dans ses souvenirs. Une rencontre, sur un autre sable, il y a quelques années. La question lui brûlait les lèvres. Comme le soleil dans la cité, il était ardent, ses rayons irritaient sa peau, la craquelaient, jusqu'au moment où les mots sortiraient. Encore un peu tête brûlée - par le soleil - encore inconsciente, aveuglée par sa curiosité. "Tu connais quelqu'un du nom d'Ezra ?" (@Ezra Aerys) Des mots qui avaient percé les lèvres, la curiosité qui s'était formulée. Question laissée en suspens dans l'air, curiosité qui ne tenait qu'à un fils… épée de Damoclès ?
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Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Meeka, Elias & Richard MESSAGES : 1574 CELEBRITE : Rose Leslie COPYRIGHT : ava by stolas signa by XynPapple METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 0
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le Mar 19 Nov 2019 - 18:31

Crossing lines
★ Astrid et Maori


Ce petit jeu est intriguant, étrange, un peu perturbant. Astrid ne parvient pas à visualiser la finalité de tout ça. Elle se demande quelle est la suite de tout ça, quelle est la logique de tout ça. Rien n’est facile, rien ne l’a jamais été. Tout est une affaire de complication, une histoire compliquée. Une histoire un peu étrange sur laquelle il n’est pas possible de se tromper. Disons en tout cas que ça ne pourrait pas durer des heures, ça ne pourrait pas continuer sur du long terme sans que l’histoire n’en devienne compliquée et étouffante. C’est à celui qui poussera l’autre alors que la ligne paraît si fine, si fragile. Il faut y faire attention, il faut s’en méfier. Astrid aime jouer et parfois, elle va trop loin. Son impulsivité peut causer des problèmes bien plus grand encore. Des soucis auxquels elle n’a pas envie de réfléchir.

La faire taire, la manipuler, jouer. Oui, Astrid se fait confiance mais là n’est pas la raison. Malgré tout ce qu’elle pourrait dire, malgré tout ce qu’elle pourrait en dire, la rousse ne peut oublier le fait qu’ils n’ont plus le droit de faire ce genre de chose. Bien sûr que la limite du désert en est une mais ça ne suffit pas. Il n’y a pas de règle, de mesure à faire pour déterminer à quel endroit une personne peut être attraper ou pas attraper. Il ne vaut mieux pas y penser, bien que ce soit bien plus facile qu’on ne le voudrait. Bien trop facile, en réalité, mais il n’a jamais été possible de faire autrement. Et elle s’en moque parce qu’elle joue, s’amuse, et plaisantE. Pour le moment. Mais la limite vers la réalité est fine. Comment savoir si la situation ne changerait pas considérablement, sans qu’elle ne le décide ? Au moins, l’autre paraît bien plus raisonnable, évoquant le fait qu’elle ne semble pas vouloir tenter le diable. Oui, c’est sans doute plus judicieux comme ça, bien qu’elle ne soit pas en mesure de le garantir, là tout de suite. " Au moins, tu es raisonnable. ". Hautaine, Astrid sait qu’elle l’emporterait. Elle trouve presque dommage qu’elle ne semble plus vouloir participer au petit jeu. Après tout, pas besoin de se chercher aussi bêtement si à la fin, il n’y a pas de véritable enjeu. Mais hors de question de continuer sur cette voie. Ce serait ridicule, en tout cas.

Voir à quoi ressemble le désert. Un pas de travers, une petite erreur et sa vie aurait pris une tournure bien différente, et les choses n’auraient pas été en s’arrangeant. Esclave, ou prostituée. Son avenir aurait pu devenir un peu compliqué, finalement. Et les poches d’Astro se serait, quant à elle, remplie d’or. C’est presque dommage. Elle va trop vite, pour ne pas tomber dans le piège, justement. " Le spectacle fut intéressant ? ". Autant lui poser la question, bien que la réponse ne compte pas vraiment. Après tout, sans la cité du désert, le désert n’est que sable et cactus. Rien de véritablement intéressant. Le soleil qui tape sur la tête, qui rend fou n’importe qui lorsqu’on reste trop longtemps en dessous. Oui, sur bien des points, les choses seraient beaucoup plus trop compliquées. Mais non, il n’est pas nécessaire de chercher plus loin. Pas besoin d’en réfléchir, puisque de toute façon, ça ne servirait réellement à rien.

La question qui suit, pourtant, la surprend grandement. Comment une fille du ciel peut connaître une esclave du désert ? Comment son nom peut se trouver dans sa bouche ? L’évidence lui échappe et elle ne parvient pas à y comprendre quoi que ce soit. Cette histoire est bizarre, oui, clairement. Mais il n’est pas vraiment nécessaire de chercher plus loin. Astrid la déteste, la trouve insignifiante et inutile. Une esclave qui se perd et qui oublie trop souvent quel est son rôle. Oh, bien sûr, elle ne porte pas dans son coeur les esclaves, de base. Mais pour le coup, c’est une histoire un peu étrange, un peu étouffante aussi. C’est compliqué, disons, mais il n’est pas vraiment nécessaire de se casser la tête. Elle la fixe un instant, tente de savoir de quoi il s’agit, ici. Pourquoi lui poser cette question ? " Je sais qui elle est. Mais tu ne devrais pas t’attarder sur elle, son sort est scellé depuis sa naissance. ". Si elle ne se trompe pas, en tout cas, mais elle ne saurait le dire. Les deux femmes se sont sans doute rencontrées pendant que Ezra était en fuite. Chanceuse qui s’en sort avec quelques orteils de moins et hors des mines. Chanceuse, vraiment.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 265 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 5

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le Ven 22 Nov 2019 - 21:30

   
Un pas de trop, et tu tombes dans le trou. Une frontière franchie, et tu t'enlises. Les traces s'effacent. Les mirages naissent… Maori & Astrid
   

   
Crossing lines

   
La tension était retombée, pourtant toutes les cartes n'étaient pas jouées. Certaines seulement étaient retournées face à l'air, certaine seulement étaient sur la table. Le moment critique était passé, ce moment de pression intense, ce moment d'adrénaline ardente. A présent que le flot s'était calmé, le goût du jeu s'était en grande partie évaporé. Il restait de l'enjeu, mais il n'y avait plus de danger omniprésent, l'impression que l'on pouvait tomber à tout instant dans le précipice. La corde raide était devenue passerelle, et c'était tout de suite moins drôle, moins intéressant. Plus qu'une braise, et non plus un brasier. Consumé, étouffé, voilé. Maori se complaisait encore dans les dernières réminiscences de l'adrénaline, la faisait durer encore un peu avec délice. Son cœur n'avait pas tonné sur ses tympans avec tant de force depuis longtemps, elle ne s'était pas trouvée nez à nez avec un tel risque pour sa peau depuis longtemps. Et ce risque qu'elle avait rencontré, il était nouveau, pour elle. Elle n'avait jamais vraiment eu à faire face à un danger provenant d'un autre humain. Tout bien considéré, ses années sur Terre avaient été assez paisibles, par rapport aux grounders. Rares étaient ceux qui avaient voulu la tuer au premier coup d'œil. Non pas qu'Astrid l'ait voulu, mais… mais un doute subsistait. C'était ce qui faisait le frisson de cette aventure.
   
Frisson qui s'estompait, qui s'estompa un peu plus. "Au moins, tu es raisonnable." C'était peut-être un compliment, peut-être pas. Difficile à savoir, difficile à interpréter. Maori décida de le prendre comme un compliment. Un petit compliment, ça ne faisait pas de mal. "Le spectacle fut intéressant ?" Question usuelle, presque usitée. Astrid ne semble pas y accorder grande importance, semble la poser juste pour la forme, juste pour faire la conversation. Il y a ce petit éclat dans ses yeux qui dit sa désinvolture et son désintérêt, mais Maori répond quand même, faisant attention à garder ses yeux braqués sur la rousse. "Oui." Elle n'ajouta rien, parce qu'elle n'aurait pas su dire en quoi le désert était intéressant. Astrid en venait, le connaissait bien mieux qu'elle. Maori ne pouvait que tomber dans des idées préconçues ou rabâchées, et ça, ce n'était pas son truc. C'était rude et sauvage, le désert, c'était puissant, et malgré le peu de temps où elle avait pu s'y laisser prendre, ça l'avait prise aux tripes. C'était mystérieux aussi, tant de sable à perte de vue, c'était un miracle de la nature, elle se demandait comment c'était possible. Si elle y réfléchissait, la forêt aussi, c'était un miracle de la nature. Tant d'arbres à perte de vue, et bien que la vue soit vie obstruée, c'était incroyable. En fait, le désert était comme une forêt, dont on aurait remplacé tous les végétaux par des grains de sable.
   
Vision innocente sur le monde, dans laquelle Maori ne pouvait pas de laisser emporter. Pas ici, pas maintenant. Pas avec Astrid. "Je sais qui elle est. Mais tu ne devrais pas t'attarder sur elle, son sort est scellé depuis sa naissance." Finalement, ses yeux se sont quand même un peu perdus dans le vague, et Maori les relève vers la Rahjak. Dans ses iris danse une flamme libératrice, cette même flamme qui l'anime depuis qu'elle est en âge d'assumer ses décisions. Cette flamme qui dit qu'elle ne se laissera pas dicter sa conduite. "Ca, c'est à moi de choisir." Il y a une possibilité pour raviver la braise en brasier, en cet instant. Les cartes sont en attente, prêtes à être redistribuées, pour laisser place à un nouveau jeu. La mise, l'enjeu, n'est plus le même, ou peut-être que si. Il s'est affiné : ce n'est plus uniquement de sa liberté dont il s'agit, il s'agit de sa liberté de choix, de son libre-arbitre. Maori n'a jamais aimé se conformer aux règles. Elle a toujours eu envie d'éclater les pensées et propos qu'on pouvait avoir à son sujet. C'est pourquoi elle a un comportement si erratique, quelquefois. Parce que la jeune femme haït tout ce qui ressemble de près ou de loin à un préjugé, de près ou de loin à une injonction. La norme… elle n'est pas son homme.
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