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« Entre le † Ciel † et l' ☿ Enfer ☿ »
Hyacinthe Bosco
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Oz & Ten & Celeste & Tam-Tam MESSAGES : 4102 CELEBRITE : Chris Brown ( model )/Cristopher Mason COPYRIGHT : Thaïs/Oreste & Lux Aeterna & Feu Ardent METIER/APTITUDES : Verrier & Parfumeur TRIBU : Calusa POINTS GAGNES : 78
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Boulevard Of Broken Dreams ( Nuna Cortez ) Empty Boulevard Of Broken Dreams ( Nuna Cortez )

le Ven 5 Juil 2019 - 0:14

Nuna & Hyacinthe @WhatIf?



Le choc des sabots d'Azalée contre la terre sèche fit rouler quelques pierres alors qu'elle pénétrait dans le village des Athnas. La jument dressa les oreilles car elle reconnaissait bien les lieux, voilà l'endroit où elle avait grandi auprès d'un guerrier Athna, de son fils et de sa sœur. Hyacinthe ne devait donc pas la diriger pour qu'elle prenne la direction de la demeure de Gen ( @Gen Deng ), ce qu'elle exécuta par instinct. Alors que le blond se laissait dériver sur le dos de cette dernière en chantonnant un refrain de son cru. La tête dans les nuages il ne s’aperçut qu'à la dernière minute qu'ils accostaient enfin la bonne maison.

Azalée s'arrêta d'elle-même tandis qu'il lâchait les rennes sans esquisser le moindre geste pour descendre. Non qu'il ne fût pas impatient de rencontrer son ami, mais une certaine déception pesait dans son esprit. Le Calusa revenait bredouille de son périple autour des ruines ou "sévissait" désormais le deuxième arrivage de débarqués. Il eut espéré voir Murphy ( @Murphy Cavendish ) dans les parages, mais il n'observa que divers étrangers, entrevus lors de rassemblements ou complétements inconnus. Comme il connaissait bien les règles et les interdits, il n'y traina pas plus de quelques jours, le temps de ramasser des herbes précieuses, avant de se décider à venir prendre des nouvelles de son sauveur. A qui d'autre rendrait-il visite d'ailleurs? Toutes ses connaissances les plus intimes se volatilisaient dans la mort ou dans indicible mystère...

la main de Hyacinthe flatta doucement la douceur du col de l'équidé pendant que son regard se portait sur le bâtiment ou vivait Gen. L'endroit lui paraissait étonnamment calme, alors que plus loin des Athnas s'activaient à toutes sortes d'activités sans lui prêter une grande attention. Car si lui ne les connaissait pas tous personnellement, eux savaient en général qui il était. Depuis qu'il se joignit à eux lors de l'éboulis de neige qui ensevelit une partie de leur village lors de l'hiver 2115 pour les aider à déblayer la poudre blanche qui les envahissait.

Doucement il se laissa glisser de la jument pour atteindre le sol, aujourd'hui Lou ne les accompagnait pas, le chien-loup avait préféré rester sur la plage à courir après le flux tout en surveillant ce qu'il estimait désormais être son territoire. Tant mieux parce qu'il rendait parfois nerveux les animaux et les gens qui le croisait. Il faudrait qu'un jour Hyacinthe se décida à l'éduquer un peu mais il ne possédait pas le cœur de le transformer, il préférait les animaux à l'état sauvage. Enfin ... Peut-être qu'Azalée eut apprécié de folâtrer dans des prairies sans contrainte... Un jour il la relâcherait sans doute... En souhaitant ne pas vexer celui qui lui fit ce don.

En attendant d'en arriver à cette décision il toqua trois fois à la porte de Gen, en tentant de deviner qui viendrait lui répondre ... légèrement anxieux à propos de cette visite imprévue, et promise, il voulait s'enquérir de la future visite de la sœur du guerrier.

Un deux trois ... Silence. Rien. Pas un bruit, ni un murmure ...

N'a-t-il pas frappé assez fort sur la porte en bois ? Il recommence en y mettant beaucoup plus d'énergie. Mais la réponse perdure ... Et lui, le blond qui ne sait plus vraiment vers qui s'épancher, il s'accroche, il recommence ... Trois essais. Il ne dépassera pas le nombre de quatre, ça porterait malheur. Ça ne se passe que dans sa tête mais ça à son importance.

Il n'abandonne cependant pas. On lui à seriner de s'ouvrir au monde, de vivre malgré ses doutes, malheureusement toute ses bouches d’où s'épanchent ses paroles disparaissent dans l'obscurité, se désagrègent au fil du temps pour le retrouver solitaire ... Comme jadis, comme toujours. Alors il s'assoit sur le pas de la porte, il va guetter le retour de l'Athna, une heure, deux heures, un jour, deux jours ... Après il verra.

Parce que sa cabane derrière la dune l'attend, et ses plantes, et les vagues ... Peut-être que là il a l'impression que ses rêves se brisent à ses pieds, que cette impulsion vers une transformation intérieure se résume à un leurre, que tous les conseils chantés à ses oreilles se révèlent de la simple poudre aux yeux. Hyacinthe il relève ses genoux, il les entoure de ses bras puis y pose doucement la tête. Il va dormir, un peu, beaucoup ... Et quand il sortira de ses rêves certainement Gen sera de retour ...
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Spoiler:
l'éboulis dont je parle fait référence à cette intrigue https://www.the-hundred.org/t4952-intrigue-n9-let-it-snow#208780
Nuna Cortez
DATE D'INSCRIPTION : 12/10/2018 PSEUDO/PRENOM : Lux Aeterna MULTICOMPTES : Murphy Cavendish MESSAGES : 2143 CELEBRITE : Zazie Beetz COPYRIGHT : Lux Aeterna (vava, sign, gifs) METIER/APTITUDES : Forgeronne et orfèvre (joaillière) TRIBU : Athna POINTS GAGNES : 270
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Boulevard Of Broken Dreams ( Nuna Cortez ) Empty Re: Boulevard Of Broken Dreams ( Nuna Cortez )

le Jeu 18 Juil 2019 - 2:33


Boulevard of broken dreams

Nuna Cortez & @Hyacinthe Bosco

(03 juin 2119 / post départ d'Isdès)


Le mois de juin était un bien beau mois dans les montagnes -comme chacun d'eux, il venait avec ses charmes, et quand ceux-ci disparaissaient, on n'attendait plus que le cycle des saisons ne reprenne et ne les ramène avec lui. C'était la période de l'année où le soleil venait taper les roches et les peaux de ceux à qui il avait tant manqué pendant l'hiver; on oubliait les vents frais qui avaient accompagné le retour de l'astre du jour à l'arrivée du printemps. C'était une période que Nuna appréciait tout particulièrement, parce qu'elle pouvait vadrouiller dans ses montagnes sans craindre la neige et d'être surprise par un froid saisissant. C'était les moments de l'année où elle considérait les risques les plus limités, et il lui arrivait parfois de rendre le tablier de façon déraisonnable juste pour retrouver les rocs et les forêts et les sources sans avoir à attendre la tombée de la nuit. C'était le cas ce jour-là; parce qu'elle avait des choses à oublier et des choses à célébrer, parce qu'elle avait des inquiétudes à faire taire et des espoirs à cultiver. Elle avait donc sacrifié le temps qu'elle aurait passé sur sa prochaine paire de boucles d'oreilles, et faisait honneur à celle qui seraient remplacées en les promenant dans les hauteurs connues seulement des Athnas.

Il était beau, d'ici, le monde. C'était un paysage dont elle ne se lasserait jamais. D'ici, ils pouvaient choisir d'admirer l'océan infini, les plaines ou les forêts. Par beau temps, comme aujourd'hui, ils pouvaient même deviner les étendues arides du désert qui s'étendaient par-delà tout ce qu'elle connaissait, cauchemar de terreur que Nuna espérait ne jamais avoir à côtoyer. Mais aujourd'hui et pour la première fois, elle voyait ce coin de rien à l'ouest différemment ; parce qu'il avait torturé @Makenna Askaywen mais qu'il la lui avait rendue; parce qu'il avait fait mourir une part d'elle mais qu'il l'avait abritée, toutes ces années, à sa façon. Ce désert ferait à jamais partie de son amie, maintenant, et il avait sans doute laissé une partie entière d'elle. Le désespoir émanait de tout ce qu'elle disait, Mak, mais si Nuna avait une seule mission à honorer pour le reste de son existence, c'était bien de la couvrir de tout l'amour dont elle avait pu manquer ces dernières années. Elle n'était pas seule, Nenna. Elle n'avait jamais été seule, mais pour cette fois-ci et pour toutes les fois à venir, Nuna envelopperait sa tendre amie de toute sa présence jusqu'à l'en étouffer s'il le fallait. Elle avait supplié l'univers toutes ces années de lui retourner Makenna sans se rendre compte de tout ce que ça pouvait signifier; et c'était douloureux, oh c'était douloureux de réaliser tout ce qu'elle avait enduré sans qu'elle en ait aucune idée et sans avoir pu l'aider et sans avoir pu l'empêcher. C'était douloureux cette impuissance, et plus encore c'était douloureux cette douleur dans le regard dans son amie, qui s'évaporait de chaque pore de son être, qui roulait dans ses armes et ne s'évanouissait que lorsqu'elle parvenait à trouver le sommeil. Une partie du cœur de Nuna avait été fauchée en même temps qu'une autre avait repris vie, et c'était un mélange de sentiments contradictoires qui la laissait parfois dans de drôles états, comme si on venait de l'assommer. Elle avait tant rêvé de retrouvailles qu'elles lui paraissaient à présent presque irréelles. Ce n'était pas aussi réconfortant que ça, de l'avoir retrouvée. Ca n'était pas à la hauteur de ses fantasmes naïfs de retrouvailles où rien n'aurait changé parce qu'en fait, tout avait changé. Alors il faudrait qu'elles changent les choses encore, ensemble, qu'elles refaçonnent à deux cette réalité qui leur était enfin et à nouveau commune. C'était tout un monde à reconstruire mais elle avait quatre mains et deux cœurs, et à quatre mains et deux cœurs rien n'était impossible.

Le monde, pourtant, continuait de tourner comme si de rien n'était. Il semblait à Nuna qu'il appartenait à son passé autant qu'il continuait à hanter son présent, mais elle n'était pas dupe. Elle savait que tout avait été chamboulé pour le meilleur et pour le pire, pour les retrouvailles et les douleurs que ces années avaient creusées chez la disparue. Elle savait que plus ne serait jamais comme avant, mais qu'il fallait savoir tirer le meilleur de ces retrouvailles qu'elle avait tant espérées, malgré les nuages de naïveté dans lesquels elle s'était égarée en chemin.

Tout ce qu'il y avait à reconstruire, ça ne se reconstruirait pas seulement à travers elle. Il y avait le monde qu'elle avait connu ici, Makenna, le volcan et la maison qu'avaient laissé ses parents derrières eux; il y avait les souvenirs laissés ici, prêts à être cueillis à son retour pour lui rappeler que sa vie n'était pas restée perdue dans le désert hostile; il y avait les montagnes inaltérables à qui elle avait presque autant manqué qu'elle avait manqué à Nuna. Il y avait tant à retrouver, tant de fondations qui étaient prêtes à soutenir sa reconstruction. Mais Nuna, elle, ne pouvait pas forcer les choses ou aller plus vite que la musique. Elle était là pour lui tenir la main tout du long, la porter s'il le fallait ; mais le reste, toutes les envies et tous les blocages, ils n'étaient pas les siens. Ils ne dépendaient pas d'elle, et c'était là qu'intervenait cet éternel sentiment d'impuissance. Mais elle devait composer avec l'impuissance, puisque cette aventure jusqu'à la renaissance n'était pas tout à fait la sienne. Elle, elle était supportrice et second rôle. Malgré toute son aversion à l'admettre, c'était à Makenna que revenait le plus difficile.

Des gouttes de transpiration coulaient le long de son échine alors qu'elle franchissait la muraille de son volcan. Ses poumons avaient eu tout loisir de se remplir et de se nourrir de cet air qui était le sien, celui des montagnes qui frôlaient le soleil au plus près. Ses pensées étaient encore évadées du côté de Makenna mais elle essayait de les choper, de les forcer à retrouver la réalité. Sa forge ne pouvait pas rester inactive trop longtemps sous prétexte de rêveries. Ce n'était pas les rêveries qui faisaient vivre un Homme.

L'agitation du village peina quelques instants à la replonger dans la réalité, mais un enfant d'une dizaine d'années hurla son prénom en courant vers elle, et un sourire un peu rêveur se dessina sur ses lèvres, signe qu'elle venait d'atterrir. « T'auras pas la fin de l'histoire avant ta soeur. On a dit la semaine prochaine... » Brèves remontrances au jeune garçon qui, déçu, se retourna d'un air boudeur, poussant Nuna dans ses retranchements. « Qu'est-ce qu'on disait de la patience ? » demanda-t-elle en s'arrêtant, les bras croisés, accrochant le regard de l'enfant pour s'assurer qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes. « T'as une semaine pour essayer de deviner la fin. On verra bien si tu trouves... » Le gamin ne boudait plus et se contentait d'afficher toute sa déception. C'était toujours trop pour Nuna, qui se sentait presque obligée de lui offrir un tout petit quelque chose avant la semaine prochaine. « Je peux te donner un indice, mais je compte sur toi pour le partager avec ta soeur. Si la semaine prochaine j'apprends que tu l'as gardé pour toi, tu l'auras pas, la fin. Deal ? » Il la regardait, les yeux brillants, et Nuna savait qu'elle avait trouvé un compromis raisonnable. « La sirène est pas morte. » Sonné, il laissa son regard vagabonder dans le vide, sans doute perdu au milieu de toutes les possibilités scénaristiques qui s'offraient à lui après une telle révélation. « Tu me diras la semaine prochaine », conclut Nuna, « donne le bonjour à tes parents et ta soeur. » Elle ne fit que quelques pas de plus avant d'en faire un en arrière, le tête penchée sur le côté par la curiosité. Le gamin avait déjà déguerpi, mais devant cette maison qu'elle connait bien était installé un homme voûté, dont elle ne pouvait que deviner les longues boucles blondes.

Se mordant la lèvre, Nuna était partagée entre la peur de déranger et l'envie de saluer et de donner un coup de main. Elle échangea un sourire poli avec un Athna dont elle empêchait le cheval de passer et se déplaça de quelques pas pour laisser la voie libre. Hésitante, c'est d'abord devant la jument de l'homme qu'elle atterrit, et elle lui flatta l'encolure quelques secondes, plongeant son regard dans le sien comme si elle était capable d'en lire tous les secrets. Avec un petit sourire et quelques murmures et sur le ton de la confidence, Nuna glissa tendrement quelques secrets à l'équidé. La main posée sur la mâchoire de la bête, elle jeta un coup d'oeil à l'homme qui était assis devant chez Gen. C'était son ami, qu'il devait chercher ou attendre. Nuna était incapable de l'aider et donc à peine capable de trouver des raisons valables de le déranger. Mais elle était encore plus incapable de le regarder avachi comme ça devant la porte de leur ami commun à attendre le retour de Gen, qui pouvait tout aussi bien rentrer dans quelques minutes, heures ou jours. « Heu... Hyacinthe, c'est ça ? » tenta-t-elle de se rappeler d'une toute petite voix, inquiète à l'idée de se tromper dans le prénom de l'homme. Elle lâcha finalement la jument en lui jetant un dernier coup d'oeil et en lui lançant un dernier sourire, pour doucement secouer l'épaule de l'homme qui semblait pire qu'ennuyé : assoupi. « Hey... désolée de t'embêter... T'attends Gen ? »

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