Aller en bas
— Chi cerca, trova —
Devos Acciaro
DATE D'INSCRIPTION : 20/12/2016 PSEUDO/PRENOM : ELOW ; MULTICOMPTES : QUEEN IRINA + BABY JONAS ; MESSAGES : 1442 CELEBRITE : JAI COURTNEY ; COPYRIGHT : ELECTRIC SOUL (AVATAR) + ELOW ; METIER/APTITUDES : INFORMATICIEN, ANCIEN LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; POINTS GAGNES : 130
Voir le profil de l'utilisateur
— Chi cerca, trova —

Let's go to the beach #chrevos - Page 2 Empty Re: Let's go to the beach #chrevos

le Mer 30 Oct 2019 - 23:47

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

L’étonnement de Chris commence étrangement à s’apparenter à de la colère. Cela se perçoit dans les rictus musculaires que compose son visage. Quelque chose dans les réactions de l’informaticien ne lui plaît pas. Il ne sait pas, Devos, ce qui se passe quand il n’est pas là. Il n’a pas conscience des journées, des moments, des mots échangés et partagés. Des liens qui se forment, des souvenirs qui existerons toujours. Chiraz n’est qu’une vague existence dans un village qui essaye de vivre plutôt que de survivre. Il ne sait rien d’elle. Jeune blonde aux traits familiers, il ne peut dire si elle est gentille ou manipulatrice, si elle est aimante ou dévastatrice. Non, il ne sait pas et, au fond, ne veut pas vraiment savoir. Néanmoins, il ne peut mentir à son ami et prétendre le soutenir dans une relation qu’il ne comprend pas. Après, Chris est assez grand pour prendre ses propres décisions et si, effectivement, il possède une grande affection pour la jeune femme, Devos ne vas pas l’empêcher de suivre son instinct. Cela n’a jamais été son genre, ni sur terre, ni là-haut. Donner son avis n’a jamais été une habitude et souvent, Devos préfère le silence. Les opinions, ils les gardent pour lui, enfouis dans une facette de sa personnalité que peu de gens connaissent ou arrivent à atteindre. À quoi bon parler quand la plupart ne l’écoute jamais jusqu’au bout – et cela, même quand il dit des choses pertinentes et vrai. Il a pourtant conscience que sa vision n’est pas une vérité absolue et que sa conception du monde est compromise par son manque d’empathie. Déjà sur l’Odyssée, Chris le savait. Le lien entre Robb et Devos, c’était lui. Le militaire qui n’abandonne pas son ami. Qui le fait entré dans un monde un peu plus aventureux, un peu plus normal. Il n’a pas toujours apprécié faire n’importe quoi, Devos, mais puisque Chris était là et que Robb était sympathique, pourquoi ne pas essayer ? Pourquoi ne pas être un peu plus comme eux, et un peu moins comme lui-même ? Alors quand Robb à disparue, Devos savait. En voyant Chris allongé dans l’infirmerie, il savait.

C’est un bout d’une petite famille qui venait d’être arraché et Devos était impuissant. Incapable de savoir quoi faire, de savoir si le temps, la distance, les mots pouvaient aider d’une manière ou d’une autre. Il s’est renseigné, à poser des questions, s’est tournés vers certaines connaissances et comme un enfant, ont lui expliqué. Devos n’avait qu’une chose à faire : être là. Ne pas l’abandonner et lui tendre une main, quoi qu’il arrive. Une entreprise qui lui a ouvert les yeux sur des choses qui, jusqu’ici lui paraissait incompréhensible. La famille, l’amitié, l’amour. Des notions qu’il préférait laisser dans un coin de sa tête, mais qu’il continue d’explorer aujourd’hui. La famille avec son père, un homme qui ne manque pas d’énergie et de connaissance et qui, malgré les mots parfois dures, n’a jamais tourné le dos à son unique fils. L’amitié avec Chris, véritable pilier. Des étoiles à la terre, d’hier à demain. Par la suite, il y a eu les rebelles, il y a eu Murphy, une confidente nouvelle, un lien aussi fort que fragile, aussi intense que doux. Et l’amour… le premier, celui qui manquera toujours et qui ne sera jamais avouer avec Faust, et puis celui qui peut vraiment exister et terrasser avec Ten…

Est-ce que c’est ce que Chris ressent, pour Chiraz ? Est-ce que Devos aurait dû faire davantage attention aux signes entre eux ? Il ne sait plus maintenant et sans doute qu’à partir de ce soir, il fera plus d’effort, mais au fond, il n'y crois pas. C’est comme avoir une équation en fasse des yeux, le résultat est évident, mais il y a toujours quelqu’un pour se tromper et croire que sa réponse est l’unique. Et si cette fois, celui qui se trompe, c’est lui ?

« Je ne m’en étais pas rendu compte. » Ce n’est pas dur à croire, c’est juste… compliqué d’y croire. D’imaginer que ça se passe sous ses yeux et qu’il ne voit rien. Ils sont donc si discrets ? Si peu enclin à vivre leur histoire ? Car cacher quelque chose, comme une relation, c'est ne pas croire totalement en elle ? Ou plutôt éviter le moment où la réalité va tout briser ? Cela commence vraiment à prendre des proportions qui dépassent les compétences de Devos. En histoire de cœur, sans doute Murphy saura davantage mettre les bons mots. D’ailleurs, peut-être qu’il devrait lui en parler, elle a toujours un regard si différent du sien, que cela met davantage les choses en perspective. Quoi que… est-ce vraiment une bonne idée de lui parler de Chris, quand on sait leur passif ? Il tâtera le terrain avant de tenter le diable, c’est moins dangereux.

Devos ne le fait pas exprès. Il ne dit pas les choses pour mettre Chris dans cet état. Il pense, il s’exprime, il essaye de comprendre. Il essaye de savoir pourquoi Chris ne peut pas aimer deux personnes. S’il est avec Chiraz, cela veut-il dire que ses sentiments pour Rachel n’ont jamais existé ? Où n’existerons plus ? Comme la ligne d’un code effacer par un nouveau, et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps ? Devos n’a jamais jugé Chris, son comportement avait un sens à ses yeux. Il suivait ses désirs, il essayait d’être heureux d’une manière simple. Alors oui, il sait que beaucoup lui ont reproché sa manière d’être. C’était un joueur, à sauter d’une fille à l’autre sans se poser de question, sans les connaître. Les conséquences, il les a toujours écrasées avec facilité, offrant un sourire malicieux à quiconque tenté de le calmer. S’il n’est plus aussi volatile, c’est bien parce que Devos pensait que son désir était passé en second plan face à ses sentiments. Que quelque chose d’autre à germer en lui. Quelque chose qui l’a poussé à prendre du recul sur sa façon de faire, par respect pour celle qu’il aime vraiment. Celle qui l'a conduit à être ainsi, est-ce vraiment Chiraz ?

« Tu ne m’apprends rien, je sais bien que @Tennessee Brontë-Sand me comprend mieux que personne d’autres. » Il ne saisit pas les guillemets où l’intonation que Chris met dans sa réponse. « Elle a un QI qui se rapproche davantage du mien, en même temps. » Mais inutile de donner sa logique à Chris, qui reprend fermement et qui met Devos dans la confusion totale. « Quoi ? »

On aurait dit que son père était là : va lui passer la bague au doigt, fils. Et offre-nous un héritié. Tout s’arrête alors. Il sait ce que Chris fait, il n’est pas si bête. Il retourne la situation et il décide de s’en prendre à lui plutôt que de parler de l’évidence. Alors Devos ne sait pas quoi dire, forcément. Il doit avaler les paroles de Chris qui font écho au plus profond de lui. Alors tout ce qu’il trouve à faire, Devos, c’est de s’asseoir. Le corps sec, le sable sous les pieds et les yeux posés sur l’horizon. Je commence, alors.

« J’ai cru la perdre, tu sais. » Il ramasse du sable qui glisse entre ses doigts. « C’était en novembre dernier. J’en avais marre qu’elle m’ignore, cela faisait des mois que j’avais cette impression qu’elle m’évitait. Qu’elle m’en voulait pour ce que j’avais fait à la rébellion. Qu’elle n’osait pas me dire que je l’avais déçu. Alors je l’ai trouvé, dans la forêt. » Il secoue la tête. « Elle avait caché à tout le monde une blessure, au genou. La plaie s’était infectée, elle était malade, fiévreuse, elle ne tenait plus debout. Et… » Il revit le moment et Devos est alors un robot qui prend vie. Une marionnette qui devient vivante. Son corps tout entier s'anime. Il pose son regard sur Chris. « J’ai senti l’air dans mes poumons me quitter, petit à petit parce que j’ai cru la perdre. J’ai cru que plus jamais, je ne l’entendrais. Que plus jamais je n’aurais cette personne, à mes côtés, qui n’a pas besoin que je répète six fois la même phrase pour comprendre ce que je veux dire. J’y ai vraiment cru… » Et quand elle avait mal, j’avais si mal moi aussi. « Chris, je sais. » Ses lèvres s’étirent, tranquillement. Un frisson le parcourt tendrement alors qu’il se souvient du soulagement qu’il a ressenti, quand on lui a dit que tout irait bien. Du rire qui l’a envahi, du cœur qui s’est mis à battre au fond de sa poitrine. C’était comme résoudre tous les mystères de l’univers en une fraction de seconde. Quel sentiment ! « Je sais que ce que je ressens pour elle. Et je n’ai pas peur de te le dire, à toi. » Il pointe le doigt vers lui, son compagnon de toujours. Celui avec qui il partage le plus de choses sur cette terre. « Bon sang que je me sens vivant, Chris, quand elle est là. Ça dépasse tout ce que je n’ai jamais appris ou compris de ce monde. Mais tu sais, je n’ai pas besoin de l’épouser, ou de lui dire, j’ai juste besoin de savoir… qu’elle va bien. C’est tout. Je n’attends rien d’autres d’elle. Sa simple existence… est suffisante. » Car j’aurais eu le privilège de l’avoir aimé.

Il se nettoie les mains, retirant le sable qui s’est collé à sa peau puis soupire. « Si tu as d’autres questions, Vas-y. Je t’écoute. Mais j'attend toujours une réponse de ta part. »


Dernière édition par Devos Acciaro le Jeu 31 Oct 2019 - 20:33, édité 1 fois
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Let's go to the beach #chrevos - Page 2 Empty Re: Let's go to the beach #chrevos

le Jeu 31 Oct 2019 - 1:04

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
Il y a ces notes de sarcasme, cette colère, cette volonté intérieure de blesser. Cette volonté intérieure de le pousser lui dans ses retranchements, de le pousser lui à ressentir ou se poser les bonnes questions plutôt que de les poser soi-même. Il y a cette volonté de s'en prendre à lui parce que c'était plus facile même s'il ne fait que poser les bonnes questions, que les soulever. Et pourtant cet éclat de colère, il ne fallut que des premiers de l'homme pour qu'il commence à disparaître. « Tu ne m’apprends rien, je sais bien que Tennessee me comprend mieux que personne d’autres. » Parce qu'il était facile de voir qu'il n'avait pas prêté attention aux piques, que même si elles étaient là, sans doute cela lui importerait peu, parce qu'il était sans son monde. Dans un monde où elle occupait toute ses pensées certainement. Et il ne suffit que de ses premiers pour faire retomber la colère alors que je savais que je m'acharnais à tort contre lui. Il y avait cette colère qui retombait alors qu'il était facile de percevoir l'affection qu'il portait à la brune, ce sentiment de fierté. « Elle a un QI qui se rapproche davantage du mien, en même temps. » Il y avait cette colère qui s'effaçait parce que même là alors que j'étais censé être en colère contre lui pour de bonnes raisons, parce qu'il se mêlait quand même de ce qui le regardait pas, je n'y arrivais pas. N'y arrivant tout simplement pas à rester en colère contre lui. Ne réussissant tout simplement pas à rester énervé contre lui alors qu'il n'y avait que lui pour m'arracher un demi sourire, pour réussir même là à me faire sourire un peu plus. Il n'y avait que lui pour parler du QI d'une femme. Il n'y avait sans doute que lui parmi mes plus proches amis que je connaissais qui pouvait vouer une temple à l'intelligence même dans ces moments-là. Ces phrases que nul autre ne pouvait prononcer que lui ne le rendaient d'ailleurs que plus attachant. Comment d'ailleurs de ne pas succomber devant son charme. Ce charme qui lui était propre. Oh non, ce n'était pas étonnant que ces deux là s'entendaient si bien. Et ne pouvant que distinguer cette note de fierté qui environnerait son regard, ce sentiment qu'avec elle il était totalement compris. Me rendant heureux de savoir qu'il avait quelqu'un avec qui il se sentait parfaitement bien, avec qui il se sentait sur la parfaite même longueur d'onde là où d'autres auraient pu le mépriser, même là où Robb l'avait parfois négligé. Alors oui, vue de l'extérieur cela paraissait être du gâchis de ne pas savoir réellement s'ils étaient ensembles, de ne pas le voir déjà lui passer la bague au doigt. « Quoi ? » Et les traits de son visage qui se transformait tout autant alors que son visage se transformait. Me rendant alors compte que j'étais peut être aller un peu trop loin dans le raisonnement en le voyant plus tomber dans le sable que s'asseoir. Non pas que je le voyais avec quatre gosses, ou que je me l'imaginais avec quatre gosse mais voulant le voir avec heureux, et à chaque fois que je le voyais à ses côtés, c'était ce qu'il semblait être, heureux. Nécessitant bien qu'un sur les deux ait accès à ce bonheur, non ?

Colère désormais totalement retombée alors que je prenais place à côté de lui dans le sable. Il n'y avait désormais plus aucune distance de créée. Il n'y avait aucun écart de réalisé pour éviter que j'en vienne à lui porter un coup de poing dans la tête, en vienne à défigurer son visage si géométrique. M'installant au contraire à côté de lui alors que tel la mer qui se retirait, les vagues emportaient avec eux les dernières notes de colère, laissant derrière eux le sable et ce sentiment de vide. Vide qu'il ne pouvait combler. Vide qu'il comblait avec une note de satisfaction alors qu'il était rassurant d'admettre que je n'aurai besoin pour le moment de réfléchir plus sur le sujet, que je ne pouvais qu'écouter et enfin savoir plus si leur histoire. Chaque mot qui devenait que plus important alors qu'ils étaient si rares, et prononcés avec tant de soin. « J’ai cru la perdre, tu sais. » Mon regard posé sur lui, alors que je l'observais, le visage plus grave alors que tout comme les traits de son visage se transformaient, je suivais le cours des émotions le parcourant. « C’était en novembre dernier. [...] Alors je l’ai trouvé, dans la forêt. » Cette note d'attente, de palpitation. Conscient que cela ne pouvait être la fin de l'histoire, conscient que ce n'était juste pas possible mais les discordances au coeur du mouvement rebelle qui avaient creusé des distances, qui avaient creusé des fossés parfois infranchissables de nouveau. Ne m'étonnant pas qu'il ait persévéré, qu'il ait voulu savoir. Loyal et se battant à sa manière pour ceux qu'il aimait. Et ces notes d'inquiétudes qu'il était possible de percevoir même maintenant alors qu'il reprenait la parole, que j'étais suspendu à ses lèvres. « Elle avait caché à tout le monde une blessure, au genou. La plaie s’était infectée, elle était malade, fiévreuse, elle ne tenait plus debout. Et… » Souffle retenu alors qu'il reprenait la parole, que toutes les émotions étaient ressenties, qu'il était possible d'imaginer cette scène dépeinte en couleur, d'imaginer les sentiments qui le parcouraient. « J’ai senti l’air dans mes poumons me quitter, petit à petit parce que j’ai cru la perdre. [...] J’y ai vraiment cru… » Main qui se posait sur son bras, pour l'encourager à continuer, pour lui faire comprendre que j'étais là, que je l'écoutais. Comprenant aussi que j'avais eu tort bien que je ne prononçais un mot, me contentant d'écouter. « Chris, je sais. » Plus courageux que je ne l'étais. « Je sais que ce que je ressens pour elle. Et je n’ai pas peur de te le dire, à toi. » Un sourire qui éclairait mon visage, ce sourire un peu enfantin parce que cela faisait du bien de deviner les mots qui suivaient, que cela faisait du bien de le voir vibrer, de voir ce sourire sur son visage, cet éclat brillant dans son regard. Il n'était pas facile de deviner qu'il l'aimait, qu'il était amoureux d'elle. « Bon sang que je me sens vivant, Chris, quand elle est là. Ça dépasse tout ce que je n’ai jamais appris ou compris de ce monde. Mais tu sais, je n’ai pas besoin de l’épouser, ou de lui dire, j’ai juste besoin de savoir… qu’elle va bien. C’est tout. Je n’attends rien d’autres d’elle. Sa simple existence… est suffisante. » Retirant mon bras? « Si tu as d’autres questions, Vas-y. Je t’écoute. Mais j'attend toujours une réponse de ta part. » Lentement je reprenais la parole. « Je suis heureux pour toi. » L'étant. Et cette note de malice tout de même alors que j'étais ainsi, que je ne désespérai pas. « Tu devrais lui dire tu sais, ce que tu m'as dit. Si tu ne lui dis pas, tu ne sauras jamais. » Ne pouvant que me demander s'il avait peur toutefois de lui dire à elle, de la voir le rejeter. L'idée qui paraissait impossible mais peut être était-ce pour cela qu'il préférait l'aimer dans l'ombre plutôt que de lui révéler la vérité et de vivre pleinement à ses côtés. « Merci de me l'avoir dit. » Des confidences auquel il n'était pas avare en temps normal, mais s'étant confié. Ce qui était beaucoup.

Regard qui contemplait l'océan alors que je savais qu'il était à juste titre que je lui réponde. Réponse que je pouvais espérer formuler maintenant que la colère s'était effacée, maintenant qu'elle avait disparu non sans pour autant faire disparaître ces questions, ces sources d'inquiétude. Il y avait ce silence qui s'étirait alors que je l'observais l'océan avant de finalement reprendre la parole doucement. « Je ne sais pas ce que je ressens pour Rachel... » Un début. Vérité qu'il souhaitait. « Je me suis jamais posé la question. Je me suis peut être toujours interdit de me poser la question. Peut être que c'était plus facile de la voir comme mini-miller, de mettre des barrières.. parce qu'elle était la soeur de Robb, parce qu'il était mon meilleur ami, parce qu'elle était trop jeune, plus une épine dans le pied pendant un temps qu'autre chose... peut être que ouai j'ai trouvé une centaine de raisons pour pas me poser plus de questions et cela me fait peur... » Reprenant mon souffle. « ...Cela me fait peur de devoir me demander ce que je ressens pour elle alors que je suis avec Chiraz... Cela me fait peur de devoir me poser toutes ces questions alors qu'elle ne m'a jamais rien dit. Je sais même pas si je dois lui en vouloir ou pas. C'est ce que tu assumes, ce que tu déduis, mais la vérité c'est ce qu'elle pense, elle, on en sait rien. J'en sais rien. » N'en sachant rien. Elle avait gardé le silence. Pourquoi n'aurait-elle rien dit plutôt si elle avait su? si elle avait déjà eu ses sentiments avant. Source d’incompréhension. Ne voyant les raisons qu'elle pouvait avoir pour se taire, pour peut être aimer en silence si ce n'était la peur peut être de se faire rejeter. Question qui traversait mon esprit. Mais là encore hypothèse qui restait source d’incompréhension alors qu'il restait plus simple de foncer dans le tas, de savoir directement. « Et peut être qu'on a ce lien, mais cela ne change rien au fait qu'elle ne sait rien de moi. » Ou plutôt, il y avait tous ces secrets que j'avais gardé pour moi. « Elle n'a qu'une vision positive de moi. Elle ne connait que le bon côté ou le côté agaçant. Elle ne sait rien de mon appartenance au mouvement rebelle, elle ne sait rien de mon père.. » Ne sachant pas que j'avais demandé à l'éjecté pour vol de médicaments, Devos qui ne le savait pas non plus. Seule Chiraz savait. « ... elle ne sait rien des coups et des insultes qui pleuvaient. » Robb savait. Mais serment de toujours garder le silence et tous ces détails qui étaient masqués, ces excuses inventés qui ne justifiaient pourtant pas les passages à l'infirmerie. « Elle ne sait rien de mes démons, ni à quel point je suis toxique pour les autres. » Cette vision qui restait toujours, ce sentiment qui restait. Toujours ce sentiment de détruire ceux autour. Ailina. Isaïah. Faust. Robb. Murphy. Ayant toujours l'impression de détruire tous les liens, de les blesser forcément volontairement ou non. Mais elle j'avais toujours réussi à l'épargner. J'avais toujours réussi à faire en sorte qu'elle ne voit jamais cette part sombre et même après la mort de Robb, après cet éloignement, j'avais réussi à l'amoindrir, à prétendre. Chiraz que je savais aussi tenter de repousser, que j'avais tenté de faire fuir mais elle avait résisté même en connaissant le mauvais. Ne m'ayant jugé, ne m'ayant vu comme un monstre; m'ayant montré au contraire que je ne détruisais pas tout. Ce que je craignais peut être sérieusement qu'en apprenant tout, elle puisse me voir comme un monstre, qu'elle puisse me haïr. Ce poids de culpabilité apparut après Robb qui était resté, comme ces pensées plus obscures qui me conduisaient à avoir des insomnies. « Comment tu voudrais que je puisse seulement penser à vouloir plus alors que cela voudrait dire l'entraîner vers le bas, l'entraîner vers l'obscurité ? Elle est trop pure pour moi... pour n'importe qui. Même si j'avais des sentiments pour elle, je ne la mériterais pas. Et on sait tous deux qu'elle mérite bien plus que moi. » Le fait qu'on s'entende bien que j'ai été là ne suffisait pas. Peut être pour cette raison que je peinais à croire que Robb aurait pu m'encourager à vouloir aller dans sa direction, à faire un geste dans sa direction. Ne pouvant qu'imaginer qu'il ne me considérerait comme n'étant pas à la hauteur pour elle. Sentiment qui restait de ne pas être à la hauteur, ou de ne pas avoir les bons mots. « Au final, tout ce que je sais c'est qu'elle a toujours été là depuis le début... » Là sur l'odyssée mais aussi là, à mes côtés sur cette magnifique et dangereuse planète. Nos chemins s'entrecroisaient toujours. « ... et que je ne peux pas imaginer un jour où elle n'y serait pas. »

(c) DΛNDELION
— Chi cerca, trova —
Devos Acciaro
DATE D'INSCRIPTION : 20/12/2016 PSEUDO/PRENOM : ELOW ; MULTICOMPTES : QUEEN IRINA + BABY JONAS ; MESSAGES : 1442 CELEBRITE : JAI COURTNEY ; COPYRIGHT : ELECTRIC SOUL (AVATAR) + ELOW ; METIER/APTITUDES : INFORMATICIEN, ANCIEN LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; POINTS GAGNES : 130
Voir le profil de l'utilisateur
— Chi cerca, trova —

Let's go to the beach #chrevos - Page 2 Empty Re: Let's go to the beach #chrevos

le Jeu 31 Oct 2019 - 23:30

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

Devos est une mutation. Un être qui diffère, qui ne réagit pas comme le commun des mortels. Souvent traité de génie, lui se considère plutôt comme un intrus. Un regard extérieur dont on ne veut pas entendre la voix. Trop de fois, il a fait un pas de côté, laisser la place à d’autres, fermer la bouche pour ne pas laisser les mots s’échapper.

Avec Chris, il n’a pas à faire semblant. Une phrase ou dix, ça n’a pas d’importance. Il écoute, il entend. Il peut former une réponse, poursuivre la conversation, et même permettre à Devos d’entrer dans ce monde qui lui parait si impossible à atteindre. Deux garçons à l’amitié soudée. Une histoire qui ne peut être si facilement effacée. Chris, c’est tellement tout. C’est la voix qui ne s’éteindra pas, cette pensée qui essayera toujours de le guider dans les situations trop confuses. Comme un grand-frère dont l’étreinte représente un tout. Voilà pourquoi, c’est si facile de lui dire. D’expliquer des choses qu’il n’a jamais osé formuler auparavant. Voilà pourquoi il y parvient, à cet instant précis, assis dans le sable, le vent dans les cheveux. Cela n’aurait dû être qu’une après-midi de nage, de rire. Comme autrefois, juste un petit soupçon de folie. C’est devenu une confidence pure.

Il ressent une proximité similaire avec Tennessee, avec les aveux en moins. Il avait presque atteint ce point près du pont, le cœur ouvert alors que jusqu’ici, il ne s’était jamais exprimé. C’était un étrange moment, une étrange révélation, mais au fond, tellement vrai. La peur qui l’avait envahi, tel un éclair saisissant. Un être endormi qui se réveil après des siècles. Plus jamais il ne veut tomber là-dedans, dans ce puit sans fond qui consume. Qui le prive de tout. De l’envie même d’exister. Plus jamais. Et c’est tellement particulier pour lui, de ressentir tout ça, qu’il ne sait pas comment s’y prendre. Qu’il ne sait pas si en parler risque d’amplifier la situation ou si à l’inverse, cela lui permettra de mieux contenir ce trop-plein d’émotions qui déborde en lui. C’est si nouveau. Si tentant… Des doutes qu’il peut dire à Chris, dont la présence à ses côtés est si rassurante. Parce que Chris est bien la seule personne qui peut l’aider à y voir plus claire. À découvrir dans tout ce qu’il raconte, les détails qu’il n’a pas su capter. Et alors qu’il termine son monologue, il aperçoit en Chris comme un calme. Un voile qui se pose sur lui, une transmission. Le militaire sourit, sa colère est passée et sa voix est apaisée. Le bonheur de Devos fait-il également le bonheur de son ami ? Cette relation, est-elle donc si forte ?

« Je n’ai pas envie de savoir. » Il bouge négativement la tête. « Pas pour l’instant. » Il n’a pas besoin. Peut-être que c’est de la peur, mais peut-être qu’il n’a sincèrement pas besoin de le savoir. Le besoin de réciprocité, c’est bien une autre étape à franchir et pour l’instant, il n’y est pas encore.

Le silence retombe, ni gênant, ni perturbateur. C’est plutôt agréable et nécessaire. Il a trop parlé Devos, il a besoin de calmer son esprit toujours actif. Quant à Chris, cette révélation lui permet de faire le point sur sa propre situation et sur la manière dont il souhaite l’aborder avec son ami de toujours. Devos s’attendait presque à ce qu’il évite une nouvelle fois de s’exprimer sur Rachel, mais finalement, le militaire se lance. Il n’a aucune idée de ce qu’il ressent pour Rachel, de la case dans laquelle placé ses sentiments. Sa situation est tellement plus compliquée.

Rachel, petite-sœur, enfant qui a toujours traîné derrière eux. Curieuse, grande-gueule, elle était cette voix casse-tête qu’il devait protéger par promesse à un frère disparu. Elle est toujours cette chose précieuse qu’il ne quitte jamais des yeux. Les frontières ont toujours été là, pour lui. Là où Devos n’avait pas sa sensibilité pour les installer. Une distance qui à donner une image à Rachel différente de ce que Chris pense être. « Tu n'as jamais été toxique pour moi, arrête tes conneries. » Lance subitement Devos, avant de se taire ne voulant pas casser Chris dans ses propos. Il entend parfaitement son ami, il comprend même une grande partie de ses paroles. Il a peur. Peur du regard de Rachel sur lui quand elle saura toutes ses choses qu’il garde, qu’il conserve dans son passé. Ses secrets, ses démons, ses faiblesses.

« Tu seras toujours là pour elle, n’est-ce pas ? » Toujours à ses côtés. « Pas seulement parce que Robb t’a fait promettre de la protéger, mais parce que tu tiens à elle. » Une évidence qui continue à lui sauter aux yeux alors que Chris admet a quel point il n’ose pas. Parce qu’il craint ne pas être à la hauteur, parce qu’il ne pense pas être celui qu’elle mérite d’avoir. Mais tout ça, ça ne retire pas le fait qu’il a des sentiments à son égard. « Je crois que tu as raison. » Il prend une minute de silence et pose ses prunelles claires dans ceux de son allié à la vie à la mort : « Je crois qu’on va finir par se marier et adopter des petits orphelins. » Un rire franc, partagé, même si au fond Chris avait Chiraz, cela n’empêche pas Devos de plaisanter là-dessus.

« Chris, qui mérite qui, dans ce monde de dingue, personne ne peut savoir. Je peux te donner un point de vue plus pragmatique et faire des listes sur des qualités essentielles pour comparer la plupart des hommes et femmes du village, mais à quoi ça sert ? » Pour une fois, tout ça n’est pas une question scientifique. « Qui et pourquoi on aime, ça dépasse toutes les logiques. » Alors essayer de vraiment comprendre tout ce que ça engendre, dans la vie, c’est encore plus illogique. Devos a baissé les bras, c’est vrai. Parce qu’il est plongé dans cet océan incertain et terriblement envahissant. « Tu te rends compte de l’improbabilité de cet instant, Chris ? C’est moi qui te donne des conseils en amour ! » Encore un rire franc, il ne manquerait plus que de l’alcool pour laisser les neurones se reposer.

Une fois calme, il ajout : « J’ai été un peu maladroit en te posant ma question, plus tôt, désolé. Au fond, tout ce que je veux, c’est que tu sois honnête avec toi-même. »
- Whatever it takes -
Chris Wilson
DATE D'INSCRIPTION : 01/11/2015 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra MESSAGES : 2896 CELEBRITE : Brett Dalton COPYRIGHT : murphy ♥(avatar), Frimelda (signature) METIER/APTITUDES : ancien militaire - maniement des armes - statège POINTS GAGNES : 258
Voir le profil de l'utilisateur

Let's go to the beach #chrevos - Page 2 Empty Re: Let's go to the beach #chrevos

le Lun 4 Nov 2019 - 22:52

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
« Je n’ai pas envie de savoir. » Un petit hochement de tête. Asymétrie alors que son visage à lui se tournait vers la droite puis la gauche, esquissant un mouvement d'oscillation. « Pas pour l’instant. » Pouvant aussi comprendre qu'il ne veuille pas savoir, qu'il préfère garder le silence pour l'instant. Peut être que j'espérerai juste que lui non plus ne se fasse pas happer par le temps qui courait comme l'avait peut être été Rachel. Ce temps qui courait incessamment, qui continuait de s'écouler et de nous filer entre les doigts. Mais peut être que le problème restait que la vie était trop courte pour attendre. Ce que le décès de Robb m'avait appris, qu'on était jamais vivre à l'abri. Tentant de mettre en oeuvre cette idée, tentant de vivre pleinement avant que le fil qui retenait ma vie ne soit rompu.

« Tu n'as jamais été toxique pour moi, arrête tes conneries. » Ne pouvant m'empêcher d'esquisser un sourire. Un faible sourire mais des coins de lèvre qui se retroussaient bel et bien. Il était toujours là. Loyal mais aussi là, même avec ses petits mots qu'il plaçait au bon moment. Là où il devait être. Certains ne pouvaient le comprendre, mais là où certains voyaient un ours hirsute, je voyais un ami, un frère. « C'est parce que ma toxicité atteint pas les génies. » Cette petite note d'humour dans ce tableau trop sombre que je dressais de ma propre personne. Cette petite note d'humour mais aussi cette franchise. Ce qu'il était à mes yeux, un génie. Et cela ne faisait aucun doute que comme tout génie qui se respectait ils étaient trop malins pour être entraînés dans le fond, ils étaient trop malins pour se faire prendre à leur propre piège comme je le pouvais. Un génie mais aussi mon ami, et à chaque seconde passée ce lien il était renforcé.

« Tu seras toujours là pour elle, n’est-ce pas ? » « Toujours. »  Une réponse immédiate. C'était la vérité. Je savais que je serai toujours là pour elle, si elle avait besoin de moi, si elle avait besoin de parler ou même pour les choses plus futiles. Une évidence que je connaissais depuis le début. Mais une évidence que je n'avais associé à l'amour, avec des sentiments. C'était simplement évident. C'était un automatisme. C'était une question qui ne se posait pas. Il n'y avait pas besoin de réfléchir. Il n'y avait pas de besoin de se poser trente six questions. Conscient que je pourrai prendre une balle pour elle, pour m'assurer qu'elle soit sauve. Tout comme j'aurai voulu que ce soit les griffes du loup qui en viennent à rencontrer ma chair, ma peau, je pourrai être prêt à me sacrifier pour elle. « Pas seulement parce que Robb t’a fait promettre de la protéger, mais parce que tu tiens à elle. » « Avant je détestais toujours l'idée qu'elle puisse avoir de l'importance, qu'elle puisse m'affecter... j'imagine que c'était plus simple de prétendre que je voyais là qu'une gamine ennuyante, toujours dans nos pattes. » C'était plus simple de prétendre. Et pourtant je m'étais attaché quand bien même nombre de fois j'avais tenté de l'écarter, de dire à Robb de faire quelque chose pour qu'elle cesse de nous suivre. M'étant attaché sans forcément m'en rendre compte alors qu'à chaque fois il n'y avait que plaisanteries et sarcasmes.

« Je crois que tu as raison. » Une note d'interrogation qui passait sur mon visage alors qu'il me sortait de mes pensées. Me demandant sur quel point j'avais raison alors que logiquement c'était plus lui la voix de la raison. « Je crois qu’on va finir par se marier et adopter des petits orphelins. » Et cette fois, je ne pouvais que joindre l'écho de mon rire au sien. Les échos des rires qui chassaient les ombres alors qu'en effet qui sait, peut être que ce pacte tracé dans le sang, réalisé quand nous étions bien plus jeunes serait mis à l'oeuvre. « Mais je t'épouse quand tu veux. » Et ne pouvant que rire un peu plus en imaginant soudainement un Devos en train de dessiner des plans d'extension pour la bâtisse, et moi portant les pierres au bon endroit. Pourquoi pas.

« Chris, qui mérite qui, dans ce monde de dingue, personne ne peut savoir. Je peux te donner un point de vue plus pragmatique et faire des listes sur des qualités essentielles pour comparer la plupart des hommes et femmes du village, mais à quoi ça sert ? » Continuant de l'écouter, tentant de m'inspirer de ses conseils parce que je n'avais idée dans quelle direction me diriger, que j'étais perdu. Conseils que j'écoutais et des mots sur lequel je me focalisais pour retrouver mon calme, et chasser les émotions qui s'étaient emparés de moi. « Qui et pourquoi on aime, ça dépasse toutes les logiques. » « Sur ce point je suis d'accord avec toi. » C'était improbable, surgissant toujours au moment qu'on l'attendait le moins. Pour d'autres tracés depuis le début. Ne pouvant être que d'accord avec lui. « Tu te rends compte de l’improbabilité de cet instant, Chris ? C’est moi qui te donne des conseils en amour ! » Et plus on regardait la situation, et plus en effet elle était drôle. Alors tout comme lui, je ne pouvais que rire alors qu'en effet nous étions là à discuter des amours de nos vies, à s'échanger conseils et références de roman à l'eau de rose. Presque à en devenir des vraies gonzesses.

« J’ai été un peu maladroit en te posant ma question, plus tôt, désolé. Au fond, tout ce que je veux, c’est que tu sois honnête avec toi-même. » « Je sais. » Regard qui avait quitté le sien. En ayant conscience. « Merci. » Un sourire léger. Conscient qu'il voulait faire bien, n'étant en colère contre lui, ne pouvant que l'être contre moi ou peut être contre lui et Rachel mais plus subsidiairement. Au final, cette colère destructrice elle était toujours dirigée en premier contre moi. Chacun qui affrontait ses propres démons. Et l'ombre des fous que je tentais de chasser alors que je reprenais la parole. « Tu sais que je serai toujours là pour toi. Pour le meilleur et pour le pire. » Nouveau sourire. Comme une promesse de mariage. Complicité partagé. Regard qui se reposait sur l'océan, les vagues qui continuaient d'aller et venir. Silhouettes masculines qui se découpaient sur la plage.
(c) DΛNDELION
Contenu sponsorisé

Let's go to the beach #chrevos - Page 2 Empty Re: Let's go to the beach #chrevos

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum