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Chris Wilson
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le Ven 28 Juin 2019 - 16:34

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
Le début d'après-midi. Les rayons de soleil là. La chaleur qui était autant ici, se faisant ressentir. Un été qui promettait d'être sans aucun doute torride. Mais la chaleur était d'autant atténuée par la fraîcheur apportée par la légère brise, transportant l'humidité de la mer. Mon regard qui restait posé sur l'océan. Déjà venu. Et un spectacle toujours aussi captivant. Jetant un regard à mon compagnon de route avant de commencer à enlever mes chaussures pour sentir les grains de sable fin sous mes pieds. Un sourire qui se dessinait sur mon visage. Il n'y a pas à dire, j'adorai venir ici.

N'étant pas venu souvent jusqu'à la plage. Il fallait avoir la disponibilité et le temps pour s'y rendre. Et une autre fois, nous étions là dans un tout autre but. Là afin de retrouver les objets perdus par les calusas. Des expéditions lancées. Des groupes qui s'étaient formés. Une expédition qui s'était terminée pour le moins étrangement. Et il ne faisait aucun doute qu'il était encore possible de se demander si le tout avait été une hallucination. Mais il restait aussi simple de passer outre cet épisode, d'être captivé par le présent. Mon regard de nouveau fixé sur l'océan. Il n'y avait que le silence rompu par les cris des mouettes, par les vagues se défrayant un peu plus loin sur les rochers. L'écume rapportée par la vague. Si attrayant. La difficulté de mettre des mots sur cette attraction certaine. « C'est tellement captivant. » Hypnotisé simplement. Lui l'étant sans doute aussi. Sachant qu'il ne sortait pas souvent. Une période où il avait dû encore plus se ménager en raison de sa jambe. Heureusement sa jambe avait guérie. Sa jambe qui n'était pas encore guérie complètement mais presque. Une marche que j'avais adaptée à la sienne. Des pauses fréquentes autant pour lui permettre de reposer sa jambe, conscient qu'elle le gênait lorsque la durée était plus conséquente. Certes l'expédition n'était pas la même que celle pour aller aux montagnes, mais pour atteindre ce point culminant, pour atteindre la plage, il fallait marcher. Il n'avait pu faire ce qu'il voulait. Et même encore là, il devait s'adapter. Mais je restais soulagé de voir qu'il allait mieux. Rassuré qu'il puisse marcher de nouveau, et conscient qu'au fur à mesure de sa guérison, les grommellement avait du diminué. Pour un temps inquiet. Et n'ayant pu m'empêcher de regarder du coin de l'oeil son avancée lors de ce périple sans pour autant faire de commentaires. Les faits parlaient d'eux mêmes. Alors bien entendu, je n'avais pu que l'emmener plus loin que la limite du campement. L'opportunité donnée pour nous deux. Le parfait temps pour se rendre près de l'océan, pour venir sur le rivage et plus près. Une pure bouffée d'oxygène.

Et ayant autant besoin de ce moment tous les deux pour se retrouver. « Je suis heureux que tu sois là. » Des mots. La vérité. Sincère alors que je prononçais ses mots. Réellement heureux qu'il soit là. Sortie entre hommes. Depuis la fin du mouvement rebelle, nos chemins s'étaient un peu perdus de vue mais rien n'effaçait la force du lien nous unissant. Toujours là. Et là à ce même endroit. Un regard complice. Il était parfois difficile de trouver les mots justes. N'étant pas un spécialiste. Lui non plus. Ni lui ni moi n'étions parfaits avec les mots. Lui se débrouillait tellement mieux avec ses outils, avec ses machines et j'étais de même bien plus adroit une arme à la main. Mais mieux valait dire les mots avant qu'il ne soit trop tard. Trop de rappel que le monde pouvait s'effacer rapidement, que le temps continuait de courir chaque jour. Des minutes dont il fallait profiter.

Et un sourire qui apparaissait sur mon visage. Un éclat de malice naissant dans mon regard. « Tenté par un petit plongeon ? » Tenté de dévaler les premières dunes de sable pour se rapprocher de l'eau. Ne pouvant vouloir que courir jusqu'au rivage, au point culminant où les vagues s'écrasaient contre la plage. Point de contact entre deux éléments différents mais aussi si complémentaires. Tenté de plonger la tête la première dans l'eau pour profiter de cette source de fraîcheur. Me sentant vivant. Là-haut sur l'odyssée, il n'était possible d'imaginer pouvoir profiter de la fraîcheur de l'eau pendant une éternité. Tout était contrôlé, tout était rationné. Mais ici sur terre, les règles changeaient, évoluaient. Certaines ressources impensables étaient abondantes là. Le monde était différent. Attiré par l'étendue d'eau qui se dessinait devant nous. Peut être que si nous étions plus jeunes, nous ne serions mis à dévaler les dunes de sable. Peut être que nous serions mis à courir comme des fous poursuivis par des crabes en furie pour se jeter la tête la première dans l'océan. Nous n'étions plus si jeunes, quoique...
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le Sam 29 Juin 2019 - 13:11

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

La chaleur qui étouffe, qui prend du poids sur les épaules en sueur. L’été, le soleil qui fume, les regards qui se perdent à chercher la fraîcheur. Malgré la météo, Devos ne quittait que rarement son antre, épargné d’une certaine façon par cette vague de chaud. Là, dans les profondeurs, il y avait une fraîcheur cachée, un peu de paix. Pourtant, après tous ses derniers mois, ses changements, ses réflexions, Devos avait besoin d’un point final. D’un happy ending. Et pour ça, il pouvait compter sur Chris, sur la plage, sur les vagues qui transportent des histoires inconnues. Sur cette après-midi à l’air libre et au ciel dégagé. Plus il reste dans l’obscurité, plus il apprécie les moments comme celui-ci, debout au milieu de la nature, loin des machines sans vie, des calculs sans fin. Et la plage, Devos n’y est pas souvent. En particulier, car sa dernière année lui avait demandé un repos illimité pour une cheville blessée. Aujourd’hui, il peut se permettre un tel trajet. Peut-être bien qu’il mourra vieux, à ce rythme. Comme ces inventeurs de l’histoire qui, même avant de mourir, avait le temps d’élaborer de nouvelle technique, de nouveau bijoux. C’est son rêve, à Devos. Il ne le perd pas de vue.

Debout, les pieds dans le sable, il ne peut qu’être d’accord avec les propos de Chris. Oui, c’est captivant. C’est presque hypnotique en fait. Mais c’est surtout la preuve que tout va bien. Les mouettes qui chantent, l’écume qui se distille sur le sable… le monde merveilleux sous son regard d’informaticien, est une preuve que la survie n’est peut-être plus la priorité numéro un. Maintenant, ils peuvent tout simplement vivre.

Durant le trajet, Chris lui rappelle Murphy. Lorsqu’il lui avait demandé son aide, celle-ci l’avait suivi jusqu’à l’endroit où Devos avait dissimulé un prototype qui, aujourd’hui, fait partie de l’éolienne domestique. Chris faisait attention à Devos, à sa jambe, tout comme Murphy cette fois-là. Il faisait attention comme le frère qu’il a toujours été pour lui. Comme l’ami, le soutient. Personne n’a une place dans son cœur, comme celle que Chris possède. Personne n’a été à ses côtés aussi longtemps. Personne ne le connaît aussi bien.

« Moi aussi. » Il partage un regard avec son allié de toujours, puis regard l’océan. C’est un endroit si particulier, si éloigné de son métro. Le lieu idéal pour se retrouver. Devos a pris sur lui, surtout vis-à-vis de la rébellion, mais maintenant, tout était fini. Le mouvement n’était plus qu’une partie de l’histoire. Et le conseil a changé, des têtes de confiances en son sein. Une partie de lui à l’impression que le mieux est à venir.

« Aller ! » Il pose son sac à dos et retire son tee-shirt puis ses chaussures, prêt à suivre Chris dans l’eau. Prêt à ne pas réfléchir, à laisser de côté les détails. Parce qu’aller dans l’eau, profiter de cette plage, c’est une chose qu’aucun être n’aurait pu imaginer possible, sur l’odyssée. Un miracle. Il lance alors un regard à Chris : « On fait la course ? » Il sourit et sans attendre plus longtemps, tente de dévaler les dunes de sable sans trop forcer sur sa cheville et sans y réfléchir vraiment. Il rit en voyant Chris le dépasser puis se jette dans l’eau, légèrement froide, mais tellement agréable.

Une fois dans l’eau, il plonge. Il se laisse submerger, envahir. Un sentiment étrange prend possession de son corps, comme une impression de repos. De fin. C’est la clôture d’une longue histoire, le début d’une nouvelle. Lorsqu’il ressort la tête du liquide, il plaque ses cheveux et remercie le jeune cent qui s’est charger de lui enlever sa barbe pour mieux supporter cet été. À chaque fois, il a la sensation de perdre dix ans et pourtant, son visage est marqué par ses longues nuits.

« On peut être fier de nous, Chris. » Dit-il alors, se laissant flotter un peu. « On a réussi, quelque part, à faire ce que tout ceux du mouvement rebelle espérait. Tous ceux qui sont sacrifiés là-haut, qui se sont battu dans l'espoir d'une communauté plus juste… » Et son cœur manque un battement. « Comme Faust... »
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le Sam 29 Juin 2019 - 22:37

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
« Moi aussi. » Un regard partagé. Il n'y avait pas besoin de plus de mots. Nous nous comprenions parfaitement. Pas besoin de long discours non plus cette fois-ci. Cet échange de regards qui suffisait. N'étant peut être pas télépathiques, n'étant peut être pas en habilité de lire ce qui se passait dans son esprit mais il restait certain qu'il était facile de se comprendre, de se parler sans prendre plus la parole. Démonstration de ce lien proche qui nous unissait, qui existait entre nous deux. Un sourire dessiné sur mon visage alors que chacun se tournait de nouveau, pivotant d'un même mouvement, en parfaite synchronisation en direction de l'océan pour en admirer l'étendue, pour observer les vagues s'écrasaient contre les rochers, contre le sable.

Et cette même idée qui nous traversait l'esprit au même moment. « Aller ! » Continuant à mon tour de l'imiter alors que je me débarrassais de mon tee-shirt. Nul besoin de s'embêter plus avec les couches d'épaisseur en raison de la chaleur mais de la prochaine proximité de notre peau entrant en contact avec une source d'eau bien plus rafraîchissante. Un plongeon qui serait bien plus rafraîchissant que les quelques gorgées d'eau avalées pour continuer de s'hydrater pendant le trajet, pour affronter la chaleur environnante. Mon regard qui croisait de nouveau le sien alors qu'il reprenait la parole.  « On fait la course ? »  « Yeeeaaap ! » Et des mots qui se perdaient alors que Devos s'élançait en direction de l'océan, commençant à dévaler les dunes de sable. Secouant la tête une brève seconde, éclat de rire retentissant alors que je me mettais à courir à sa suite. Cet esprit de compétition qui surgissait alors qu'en partie glissant et courant, je me rapprochais rapidement de la silhouette de Devos. Des enjambées qui se faisaient plus grande, vitesse qui augmentait alors que je le dépassais en continuant de foncer en direction de l'étendue de l'eau, si proche. L'impression donnée. Il semblait suffire de tendre le bras pour toucher l'eau. L'éclat du rire de Devos en écho avec le mien. Si proche et arrivé au bord de l'eau. Pieds qui entraient en contact de l'océan, sans s'arrêter. Des vagues projetées. Éclaboussures. Peu importait. Comme des gosses. Ne m'arrêtant pas là. Ne m'arrêtant pas avec ce soudain contact avec une pointe de fraîcheur alors qu'au contraire, je repoussais cette limite et plongeais dans l'eau sans hésiter. Ces brèves secondes où le monde disparaissait. Happé par l'océan. Submergé avant que ma tête n'en vienne à émerger de nouveau un peu plus loin. Vivant. Me sentant vivant.

Mon regard posé sur les éclats arrondis formés dans l'eau par le plongeon de Devos avant que sa tête ne puisse qu'émerger à son tour. Se redressant à son tour. Sa barbe manquante qui se remarquait aussitôt. Un air rajeuni. Des idées qui traversaient mon esprit mais me contentant de sourire alors que je me rapprochais un peu plus près tout en continuant à profiter de la fraîcheur de l'eau. Pas près de partir de sitôt. Et ne tardant à me laisser retomber sous le dos pour me laisser flotter à mon étoile. Vue d'en haut sans doute donnions-nous l'impression d'être des étoiles de mer. La silhouette familière. Se laissant porter par le grès des vagues doucement.

La voix de Devos qui ne tardait à résonner, porté par l'océan comme pourrait l'être le chant des sirènes. « On peut être fier de nous, Chris. » Mon regard qui ne se posait pas sur lui, mais écoutant. Un sentiment mitigé sur le constat. N'en n'étant pas certain à 100% quand bien même je savais exactement de quoi il parlait. « On a réussi, quelque part, à faire ce que tout ceux du mouvement rebelle espérait. Tous ceux qui sont sacrifiés là-haut, qui se sont battu dans l'espoir d'une communauté plus juste… » Lui aussi qui avait du retrouver sa place après. Mais en effet, si le mouvement rebelle avait été dissous, il avait fallut espérer qu'une avancée avait eu lieu. Tellement s'étant sacrifiés, tellement s'étaient investis même des plus petits bras pour une communauté plus juste. Une cause en laquelle j'avais réellement cru, en laquelle je m'étais réellement investi pour aider ceux plus pauvres, dans le besoin, pour que les règles changent. Et les règles avaient changé. Certes le mouvement avait été dissous, mais ce nouveau conseil était différent. « Comme Faust... » Manquant de me faire submerger par la vague lorsque son prénom fut prononcé. Retrouvant mon équilibre alors que je reprenais la parole, note émotionnelle perceptible dans ma voix. « Elle me manque. » Elle lui manquait aussi, je le savais. Impossible de remplacer la jolie blonde. Elle avait laissé un vide c'était certain. Voix plus rauque. « ...mais ouai j'imagine qu'on a réussi d'une certaine manière. » Espérant vraiment que la même dénonciation du mouvement n'avait pas été vain, que les événements se dérouleraient dans la bonne direction par la suite. Espérant que tous ses sacrifices n'avaient vraiment pas été vains. Doutes que je faisais taire alors que je reprenais mon souffle. Paupières que je fermais et inspiration que je prenais. Me laissant submerger par l'eau et la vague plus conséquente qui passait par-dessus ma tête. Minutes où je pouvais tout oublier.
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le Sam 29 Juin 2019 - 23:51

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28 JUIN 2119

Même si parfois, ils partent dans des chemins opposés, Devos ne s’inquiète pas. Au fond de lui, il sait que jamais rien ne pourra s’immiscer entre Chris et lui. La rébellion a certes joué un rôle dans leur histoire, mais d’une façon ou d’une autre, ils auraient eu ce même lien, cette même relation. Cette même façon de se regarder dans les yeux et de se comprendre immédiatement et pourtant ! Chris a ses manières, ses pensées, ses façons de comprendre le monde, d’agir. Et Devos est particulier aussi, son cerveau tourne toujours, ses calculs ne s’arrêtent jamais. Ce qu’il y a de magique, sans doute, c’est que leur différence est sue, d’une manière, les rapprocher. Ils peuvent compter l’un sur l’autre et créer un pont qui relie leurs différents parcours. Si pendant longtemps Devos n’a jamais compris ce qui signifiait la famille, c’est vraiment sur terre et avec les rebelles qu’il a davantage compris. Pour Chris, pour Murphy, pour Tennessee, il est bien capable de tout. De se transformer, d’être meilleur, de se détruire même si besoin.

Dans l’eau, le sourire grand, le soleil sur les épaules, Devos respire. Il n’a peut-être pas eut l’occasion de le faire depuis tellement longtemps, mais peut-être bien au fond que la rébellion à jouer sur beaucoup de choses. Sur sa propre existence même. Ils sont libérés maintenant, d’une vie secrète, d’une mission. Par chance, la communauté est soudée, le conseil est une promesse. Ils sont loin de la déchirure que chaque corps jeté dans l’espace représentait. Loin de ces pauvres qui ne pouvaient plus vivre face à une politique trop difficile. Et maintenant ils sont là, dans l’eau, à l’air libre, des vagues qui glissent, de l’eau qui fait naître en Devos un sentiment de confort nouveau.

Ce moment, il aurait aimé le partager avec d’autres.

C’est étrange, mais il a l’impression d’avoir la conclusion à beaucoup de ses questions. Il ne peut donc s’empêcher de parler de Faust et lance un regard à Chris. Depuis quelque temps, Devos s’est rendu compte qu’il a arrêté de regarder l’horizon en espérant voir Faust apparaître. Il a cessé de croire à son retour. Et si elle lui manque, s’il porte encore la bague qu’il avait créée à partir d’un de ses bracelets retrouvé dans la forêt, il faut croire qu’il a fait appel à sa logique. Qu’une partie de lui ne doute plus.

« On va quand même laisser le bénéfice du doute à ce nouveau conseil. Mais j’ai foi en Murphy. » Il joue avec les vagues, touche le sol de ses pieds et se relève légèrement pour marcher dans l’eau, doucement, tranquillement. Il fait si bon. « Elle a quelque chose qui ne trompe pas. Des émotions, même si parfois elle se laisse submergé, mais cela me suffit. » C’est toujours quelque chose que je ne maîtrise pas, ne comprend pas, que parfois, je n’ai pas. Il sait qu’elle, elle cherchera à toujours faire la bonne chose.

« C’est bizarre, quand même. » Dit-il soudain. « De se dire que c’est fini. Nos réunions dans le bunker vont me manquer. » Plaisante-t-il. L’organisation, peut-être, un peu plus. Se battre au fond, pour cette cause, c’était une telle priorité dans sa vie que maintenant… c’est comme un vide. Les habitudes, les gestes, tous ses moments à écouter en silence les autres, tous ses moments à réfléchir à des plans d’attaques… Que sont-ils, maintenant ?

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le Dim 30 Juin 2019 - 10:19

Let's go to the beach
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« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
De nouveaux départs. Un nouveau conseil.« On va quand même laisser le bénéfice du doute à ce nouveau conseil. Mais j’ai foi en Murphy. » « Moi aussi. » Quand bien même notre relation n'était plus la même, qu'elle avait quitté le mouvement rebelle, j'étais certain qu'elle ferait une très bonne conseillère. Elle méritait ce poste, et j'avais sans doute autant la foi que Devos en elle et en ses compétences. « Elle a quelque chose qui ne trompe pas. Des émotions, même si parfois elle se laisse submergé, mais cela me suffit. » « On a tous nos caractères. » Un sourire qui se dessinait sur mes lèvres alors que je continuais de me laisser flotter sur l'eau, acceptant ce bain de soleil encore un peu. On était chacun différent. Des comportements différents. Des caractères différents. Des individus qui évoluaient au fil des épreuves, au fil de leur vie. Et Devos qui ne se trompait sans doute pas. Murphy qui avait son caractère mais aussi appréciée pour.

Mais il était vrai qu'il fallait laisser le bénéfice du doute à ce conseil. Un conseil autrement composé, plus harmonieusement à mes yeux. Des idées plus favorables et progressistes. « On a sans doute des meilleurs conseillers qu'avant avec Nadja, Richard, Wyatt aussi. » Ceux que je connaissais le plus, que j'avais vu travailler, que j'avais vu à l'oeuvre. En dépit des relations existantes plus ou moins positives, les faits ne trompaient pas les yeux. Il était possible de se rendre compte de leur personnalité, de voir de quoi ils étaient capables en les observant oeuvrer au sein du comportement, en les regardant évoluer avec les autres. Un nouveau départ qui j'espérai serait le bon. Et pouvant comprendre que pour lui aussi, il y avait ce petit doute. Il n'y aurait plus de mouvement de rebelle, dissous désormais. Des élections avaient eu lieu et il fallait espérer que ce nouveau chancelier était le bon, que ce nouveau conseil était lui aussi le bon.

Finissant non moins par me relever pour marcher aux côtés de Devos, les pieds dans l'eau. « C’est bizarre, quand même. » Mon regard qui se posait sur lui, scrutateur alors que je l'observais. « De se dire que c’est fini. Nos réunions dans le bunker vont me manquer. » Un hochement de tête. Le sentiment qui était le même. Une période étrange qui s'était déroulée suite à la clôture du mouvement rebelle. Un sentiment indéchiffrable. Chacun qui devait retrouver sa place, ce qui était compliqué. Habitué à ce rythme. Un changement qu'il avait fallut accepter. Un changement qui en était un. Tant d'heures passées au sein du mouvement, investi. Avant là-haut sur l'odyssée pour recruter de nouveaux membres, pour prendre part aux missions et aider ceux dans le besoin. Tant d'heures aussi investies là. De l'énergie investie à chacune des réunions, même si ces réunions pouvaient être particulièrement enflammées. Pouvant comprendre que ces réunions au bunker même souvent compliquées pouvaient lui manquer. Tellement de passion. « On pourra toujours s'y retrouver pour faire des soirées. » Un sourire amusé au bord des lèvres. Le bunker qui serait en effet toujours là, demain. Le bunker qui serait toujours là-bas, sous-terre. Il ne bougerait pas de sitôt. Incrusté dans le sol. L'intérieur de nouveau aménagé. Chacun qui avait pris part à son aménagement pour le rendre de nouveau vivable, habitable. Amusant de se dire qu'en effet, ces moments au sein du bunker allaient manquer. Mais rien ne nous empêchait de nous rendre là-bas encore. Il était toujours possible de s'y rendre. Le chemin pour aller jusqu'à là-bas gravé dans ma mémoire. Le bunker qui n'avait pas non plus été condamné. Heureusement. Permettant d'offrir toujours un échappatoire, la recherche de quelques heures de solitude.

Mais parfois il suffisait de se trouver en bonne compagnie pour que ces quelques heures de solitude deviennent les meilleures. Il suffisait de ces moments-ci pour que le parfait échappatoire soit trouvé, que ce soupçon de liberté devienne grisant. Mon regard qui se reposait sur Devos alors que je reprenais la parole avec un sourire. « Alors t'as rasé ta barbe ? » Un éclat de malice qui pétillait dans mes yeux. Que tenté de le taquiner. Après tout. Esquissant un sourire autant que je me détournais légèrement pour faire quelques pas dans l'eau, posture de nonchalance bien que je reprenais de nouveau la parole pour le questionner d'un ton amusé. « Cela n'aurait rien à voir avec une fille? » La disparition de sa barbe auquel il semblait tant tenir qui n'avait pu m'interpellé. Trop curieux. Peut être que la réponse était autant simple, peut être qu'il voulait juste avoir une coupe d'été. Ce qui était certain, c'était que si le port de barbe lui allait bien, ce changement le rajeunissait autant, dans le bon sens. Et ne pouvant m'empêcher de l'observer.
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le Dim 25 Aoû 2019 - 11:31

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28 JUIN 2119

Depuis quelques mois maintenant, Devos se sent plus ou moins en paix. Une sensation qu’il a, en réalité, beaucoup de mal à définir et qui reste assez vague, compte-tenue de ses tendances paranoïaque dès qu’un oiseau vol au-dessus de sa tête et qu’un nuage trop foncé s’impose au loin. Pourtant, ses journées sont de plus en plus calme, et il ressent moins ce besoin d’urgence. Le village s’épanouit à son rythme et la survie s’est presque évaporée face au confort. Le plus important réside aussi dans le fait que le conseil a enfin évolué. Peut-être que la politique est encore trop similaire à celle de l’Odyssée, mais ce changement va créer un vent de fraîcheur. C’est un début et c’est déjà bien. Peut-être que maintenant, avec ses nouveaux conseillers, les bonnes questions seront posées et les lois vont se transformer, s’adapter plus formellement, car pendant trop longtemps tout a été fait dans la hâte et l’improvisation. D’avoir Murphy parmi ce conseil à quelque chose d’une victoire. Certes, elle n’était plus d’accords avec les rebelles et notamment à cause de Devos, mais celui-ci ne doute pas qu’elle ait l’esprit du bon côté. Qu’elle a simplement vu avant les autres ce changement. Bon, il sait aussi que Murphy peut parfois se laisser submerger, mais en tant qu’ami, il considère que c’est aussi son rôle de l’épauler dans les situations délicates.

Oui, en tant qu’ami. Lui, qui ne voyait pas l’utilité d’une telle appellation, peut maintenant saisir toute son importance. Cette nouvelle vie sur terre, plus libre, plus surprenante, a ses bons côtés. Devos est sortie du monde digital pour enfin respirer le même air que les autres. Pour comprendre qu’avec un peu d’effort, les interactions sociales avaient du positif sur son quotidien.

« Oui, je suis d’accord. » C’est compliqué de laisser d’autres prendre en charge les situations les plus difficiles. La relation avec les autres tribus, les besoins du village, pour le bien de chacun s’est au conseil de débattre et de choisir. Mais c’est aussi une question de confiance. Après tout ce temps, Devos a conscience des expériences de chacun. Il sait comment Nadja et Richard réfléchissent, comment ils vont se battre pour ce qui leur semblera nécessaire et utilise à chacun. Le nouveau chancelier représente lui aussi le résultat d’un vote réfléchi et Devos sait que la fin des rebelles était la bonne chose à faire. Il ne le regrette pas, mais cela ne l’empêche pas d’agir parfois encore comme tel. D’écouter les conversations, d’observer, de rester discret… C’est tout une partie de lui qu’on lui demande d’effacer, d’oublier. C’est difficile de ne plus s’investir, de ne plus se battre. Mais tout ce qu’ils avaient accomplis, s’était pour ce moment. Pour ces changements.

« Bonne idée. » Et il sourit, imaginant le bunker se transformer, s’ouvrir. Il aurait pu demander l’une des pièces, mais Devos ne peut pas s’amuser à déplacer son travail là-bas. Le métro reste le plus simple et pratique. L’importance, finalement, c’est qu’ils ne se perdent pas de vue, eux, les rebelles. Qu’ils préservent le lien qu’ils avaient créé et alimenté toutes ses années, car Devos a trouvé en eux une famille. Une pensée proche, un soutient sans faille. Il ne veut pas de l’éloignement qui suit la séparation.

« T’as peur que je sois plus beau que toi comme ça ? » Il passe sa main sur ses joues, joueur. Lui qui ne comprend que rarement les sous-entendus, a pourtant très vite saisi de quelle fille Chris parlait. À force de le côtoyer et de vivre à ses côtés, Devos a fini par saisir certaines nuances dans sa façon de s’exprimer. « C’est la chaleur. » Les pieds dans le sable, il se laisse ensuite tombé, le dos collé à ces toutes petits particulaires, le soleil au-dessus de sa tête.

« Faust détestait ma barbe. Elle disait que je faisais peur avec et juste pour l’emmerder, je n’y touchais pas. » Quelque part, il a fini par l'adorer, sa barbe imposante. Cette tête que personne ne voulait embêter, c’était une bonne excuse pour ne parler à personne, rester dans son coin. « Quand j’étais chez les jeunes, après la tempête, l’un d’eux m’a proposé de la raser. » Il pose son avant-bras sur le front, plissant les yeux tout en regardant toujours le ciel. « Elle a vite repoussé. » Et puis il y a eu cette confrontation avec Tennessee, des doigts qui caresse ses joues, l’envie de ne plus jamais la laisser quitter ses bras. « Bref, il commence à faire chaud, alors je m’en suis débarrassé. »

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le Mar 27 Aoû 2019 - 20:24

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« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
La morsure de l'eau fraîche. Un contact que des plus rafraîchissant. Les vagues qui venaient mordiller le sable, tentant d'éviter ces roches improvisés. Roches improvisés contre lesquels les vagues venaient pourtant s'écraser avec un roulement, dans un fracassement. Cercle perpétuel. Le rocher qui roulait le long de la pente, dévalant la montagne avant de finir sa course plus bas. Cette rapidité. Cette intensité alors que les vagues se gonflaient avant de venir s'écraser plus bas. Rouleau perceptible à l'oeil nu. Vision impressionnante la première fois, là où l'océan était maître. Majestueux. Densité d'eau qu'il était impossible de maîtriser. Impossible de même songer à la contrôler. Des vagues qui venaient toutefois terminer leur chute plus doucement contre nos pieds. Pieds qui formaient un rempart mouvant, se déployant. Gouttelettes d'eau projetés contre la peau. Gouttelettes projetés dans le ciel avant de retomber comme dans une pluie d'étincelles en direction de l'eau. Projection sans importance. Note de fraicheur, de passion qui était la bienvenue face aux rayons du soleil. Il y avait le contact du tissus mouillé, sans importance, aussi oublié. Ne comptant pas alors que cette promenade improvisée auprès du rivage, là où les vagues étaient un peu moins féroces n'était qu'appréciable. Compagnie des plus plaisantes alors qu'il était certain que sa compagnie m'avait manqué. Silence appréciable sans besoin forcément de parler sans arrêt à bâton rompu. Le simple fait d'être là suffisait. Mais ce qui était sans doute encore mieux était les taquineries toujours échangées. L'un cherchant toujours l'autre. Frères de coeur. Même plus si on comptait les dires. Pacte de conclu avant. Encore des gosses à l'époque. Plus maintenant. Non. Et pourtant ce même air d’insouciance qui flottait dans l'air. Ces mêmes étincelles de malice qui crépitaient dans l'air.

« T’as peur que je sois plus beau que toi comme ça ? » « C'est que maintenant, tu vas entrer dans la course alors qu'avant, tu vois j'avais le champs libre... » Amusement aux lèvres. Note de malice. Le seul à être dans cette catégorie teddy bear. Sans aucun doute qu'il avait remporté le lot haut à la main alors que sa barbe n'était qu'à lui. Un peu grognon et pourtant un coeur version mashmallow. Non, il n'y avait aucun doute, il pouvait emporter la palme haut à la main. Trophée qui ne pouvait que lui être décernée. Et des coeurs qui devaient sans aucun doute être dérobés volontairement ou non. Quand bien même il était doué plus avec les machines, il fallait reconnaître qu'il était bel homme quoique non intéressé. Paraissant qu'évident que tôt ou tard une femme en vienne à tomber sous son charme. Espérant. Espérant qu'il serait heureux. Le méritant. Méritant de trouver le bonheur mais aussi l'amour. Et quand bien même je tentais je ne pouvais que minauder et manquer de rire en le voyant aussitôt dévier la conversation. Conscient qu'il avait compris le sous entendu, mais hameçon auquel il n'avait mordu. Petit poisson qui nageait dans sa propre direction évitant tout amorce ou tout requin se dressant sur son chemin.

« C’est la chaleur. » Esquissant un sourire. Raison aussi valable. Masse qu'il devait quand même entretenir. Barbe que j'avais toujours évité. Ne me voyant simplement pas avec une barbe. « Faust détestait ma barbe. Elle disait que je faisais peur avec et juste pour l’emmerder, je n’y touchais pas. » « Cela fait plus ours en peluche si tu veux mon avis. » Le taquinant exprès bien que je me doutais que l'ayant entretenu il avait aussi tenté de satisfaire cette image d'ours des cavernes pour ne pas être embêté, pour être laissé tranquille. Et pouvant imaginer facilement la scène sous mes yeux, les rires en écho, les taquineries. Comme si elle se trouvait de nouveau un peu avec nous, l'espace d'un temps. Presque à l'imaginer marcher les pieds dans l'eau à côté, ses cheveux blonds rejetés par-dessus son épaule, flottant au vent, le sourire aux lèvres. Scène idyllique que je préférais toujours imaginer. Le moral remonté. Doux sourire aux lèvres. « Quand j’étais chez les jeunes, après la tempête, l’un d’eux m’a proposé de la raser. » Et ainsi la décision avait été décidée. « Elle a vite repoussé. » On y croirait pas mais pourtant cela poussait, comme des plantes au soleil. « Bref, il commence à faire chaud, alors je m’en suis débarrassé. » « T'as jamais pensé à venir me demander pour te la couper ? » Ton léger. N'osant même pas imaginé le désastre quoique si cela se trouvait, je m'en serai sortie parfaitement à merveille. Et continuant dans cette voie pour l'égayer. « Je te jure tu devrais m'embaucher la prochaine fois. Je te ferai une coupe superbe, gratuite, après il y aura plus de doute tu remporterais toute compétition haut la main. » Ayant même les poignards en guise de ciseaux, d'instrument de torture. Mon regard posé sur l'endroit où se trouvait précédemment son imposante barbe, comme si je devenais plongé dans une parfaite contemplation. Contemplant une oeuvre à venir, comme s'il était soudain le plus beau spécimen que je n'avais jamais vu. Comme si j'étais très sérieux dans l'idée qu'il vienne me trouver la prochaine fois pour tailler tout cela, peut être même faire des formes géométriques alors que je ne m'y connaissais pour dire absolument pas. Quoique cela ne devait pas non plus être sorcier de taille dedans, de dessiner un triangle ou de tenter de former une barbe plus virile. Tout le monde pouvait sans doute le faire, non ? Mais doutant pourtant qu'il soit tenté de venir vers moi, à moins d'avoir perdu un semblant de raison en chemin ou à cause de la chaleur.
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le Mar 10 Sep 2019 - 16:52

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

Devos se dit que c’est ce genre de journée qui, plus tard, invite à la nostalgie. Quand on ressent l’envie de faire un pas en arrière dans l’histoire, de retourner vers un moment doux, agréable. Avec Chris, tout est toujours plus sympathique. Plus facile à aborder. Comme-ci le militaire parvient à détruire les chaînes qui poussent Devos à ne jamais rien faire comme les autres, à ne jamais rien comprendre. Il ne juge pas, il agit simplement. Offre une tape sur l’épaule, sourit, raconte une blague ou deux. Chris a toujours été là, aussi puissant dans l’existence de l’étrange Devos, que le Soleil qui gouverne dans les étoiles. Immanquable, indispensable. En parlant de soleil, celui-ci rayonnait dans un ciel quasi épargné par les nuages. En cette fin de mois de juin, les températures avaient vite grimpé et la peau de Devos, malgré sa tendance à rester sous la terre, avait même changé de couleur. Comme beaucoup d’autres, rester sous les rayons toute une journée pouvait complétement le métamorphoser. Se connaissant, il allait devoir faire attention à ne pas se laisser brûler – ce qui était arrivé une fois, le forçant à ne pas s’allonger sur le dos lorsqu’il était fatigué.

« Ah ! » Allongé contre le sable, il trouve ça relativement drôle. « Tu sais bien que la beauté physique est souvent liée à une perfection géométrique que, crois-moi, tu possèdes à ton avantage. » Tout est une question de mathématique, en réalité. Mais l’idée le fait rire, lui, qu’après toutes ses années de paria, on le considère comme étant beau ou, du moins, attractif. Évidemment, il a eu quelques histoires Devos, purement artificiel. Il s’est bien rendu compte que les femmes qui ont partagé sa couche, lui trouvaient un charme particulier. Le mec mystérieux solitaire, celui dont ne peut vraiment traduire les regards. C’est parfois son côté atypique qui plaît, plus qu’autre chose. Il est certain que son visage est loin d’être laid, mais c’est son corps qui peut captiver. Surtout en cette période de l’année.

« C’est parce que tu n’as pas un avis objectif. » Ils se connaissent trop et derrière les traits, l’un comme l’autre, ils voient le cœur. Ils voient l’homme et la simplicité de son âme. L’image qu’ils ont de l’autre est profondément ancrée en chacun. Au fond, c’est ça qui lui plaît aussi, à Devos. En dehors de Tennessee qui peut saisir la subtilité de ses paroles, seul Chris semble être capable de donner l’espace suffisant à Devos pour qu’il soit simplement lui.

« J’aurais dû ? » Il n’y avait pas pensé. Il se tourne légèrement pour regarder Chris, à ses côtés, lui aussi allongé sur le sable chaud. « Dis plutôt que tu cherches à me saboter, Chris. J’te connais assez pour savoir que t’as aucune compétence en la matière. » Et Devos rit, il rit si fort et si joyeusement que c’est presque douloureux. Il se relève alors, main dans le sable et buste droit, cherchant à calmer cet étrange fou-rire. En même temps, imaginer Chris en coiffeur des cavernes, ça ne peut qu’être drôle. Évidemment, il a entièrement confiance en lui, là n’est pas la question. Il pourrait lui confier sa vie plus que ses cheveux.

Tout comme Chris, même si Devos l’ignore, il imagine parfaitement Faust dans l’eau, les cheveux dans le vent, le sourire éclatant. Elle est là, avec eux, chaleureuse plus qu’elle ne l’a été dans le monde des vivants. Elle sera toujours là, ça Devos l’a compris. Il ne l’attend plus en scrutant l’horizon. Il n’espère plus voir sa forme surgir du néant, le cœur battant. Non, c’est fini. Il a donné à Faust et à ses sentiments une nouvelle place au fond de lui, une place précieuse. Douce et éternelle qui n’a désormais plus d’impact sur son quotidien. Il ne cherche plus à combler le vide que son absence à créer et ça, c’est une sacrée victoire.

« Quand est-ce que tu vas te décider pour Rachel ? » Dit-il soudain, continuant à observer l’illusion de Faust qui disparaît lentement.
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le Mer 11 Sep 2019 - 12:49

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
Deux figures dans le sable. Peut être que si les silhouettes restaient immobiles, elles en seraient même recouvertes tôt ou tard. Grain de sable soulevé par la petite brise qui offrait une note de fraîcheur. « Ah ! » Grains de sable que je regardais se soulever avant de tourner mon attention vers lui. « Tu sais bien que la beauté physique est souvent liée à une perfection géométrique que, crois-moi, tu possèdes à ton avantage. »« Perfection géométrique ou génétique ? » Parce que dans la dernière option, il n'y avait rien de bien valorisant. Il n'y avait rien d'enchanteur d'imaginer que tout ceci était dû à mon cher paternel. Visage qui s'était un peu transformé, peut être devenant un peu plus dur quoiqu'encore suivant la douceur du soleil qui nous surplombait. « On sait tous deux qu'il y a toujours plus que ce qui ne parait au premier regard. » Il y avait toujours plus. Beauté physique. Beauté intérieure. Certains qui recherchaient les deux. Certains pouvant être magnifiques, et le coeur noirci par les ténèbres. Ayant toujours plus pensé faire partie de cette catégorie là. Devos qui ne pouvait l'être. Non, trop pur. Mais ceux qui continuaient de garder les yeux fermés ne pouvaient rien voir. N'empêchant de me demander si les miens ne l'étaient pas encore, totalement clos ou qu'en partie ouvert. Difficile de s'en rendre compte quand aveugle ils étaient.

« J’aurais dû ? » Esquissant un sourire scintillant comme si c'était l'évidence même. Une évidence même qui n'existait pas. « Dis plutôt que tu cherches à me saboter, Chris. J’te connais assez pour savoir que t’as aucune compétence en la matière. » Son rire qui résonnait. Toujours impressionnant de croire que cet ours mal léché d'apparence pouvait rire autant à gorge déployé. Toujours plus que ce qui était visible en apparence. Il y avait toujours plus à gratter derrière la première couche de peinture. Il y avait toujours plus que cette façade offerte aux gens. Il y avait toujours plus derrière le masque opposé ou ce que les autres pouvaient penser. Parfois il fallait se montrer patient. Il fallait déployer des efforts et laisser le temps à l'oeuvre. Un peu ce qui s'était passé. Une amitié qui n'avait pas été créé du jour au lendemain. Première impression plus malencontreuse avant que pas à pas, des liens de plus en plus forts se tissent. Ayant même été plus loin. Non seulement une plaisanterie mais un pacte. Me demandant s'il se rappelait encore de ce pacte qui avait été conclu gamin. Sourire en coin des lèvres alors que je l'observais brièvement. Amusé alors quand il rirait, l'ours se transformait. Comme si un cadeau avait été déposé devant sa grotte. Comme si quelqu'un avait eu la délicatesse que de déposer un pot de miel devant lui. Ces sourires qui apparaissaient sur son visage ils étaient parfois avant caché par sa barbe, qui lui donnait sans aucun plus un air grognon qu'il ne posséderait jamais. Loup solitaire, peut être. Mais qu'était-il plaisant de le voir rire quand bien même je savais que c'était de moi dont il riait. Amusement parce que le sabotage n'avait de place, parce qu'en effet comme il le savait si bien je n'avais aucune compétence en la matière. Aucune compétence dans le coiffage de barbe, ou pour les couper. M'étant toujours demandé s'il lui était arrivé de la coiffer. Mais question qui n'avait jamais traversé mes lèvres parce que certains sujets valaient mieux d'être laissés à leur place. Et indiscrétion dont je ne préférerai peut être pas au final connaître la réponse. Mais des débuts que je pouvais toujours faire s'il était à la recherche de nouvelles expériences. « T'as sans doute raison mais si jamais tu changes d'idée.. » Mieux ne valait sans doute pas pour son propre bien au risque de courir à son propre malheur. Il y avait des tâches qu'il valait mieux ne pas s'occuper. La coiffure et la cuisine en faisant sans doute partie. Trop peu à l'aise pour espérer percer dans le milieu et devenir un chef.

L'horizon qui disparaissait. Le soleil qui miroitait. Surface de l'océan qui semblait être parcouru de milles éclats de cristaux étincelants sous les rayons du soleil. Presque obligé de cligner des yeux pour tenter de discerner une ligne droite. Presque obligé de cligner les yeux pour tenter de maintenir cette illusion intacte. Ce bref moment où la magie se mêlait, où tout ce décor scintillait sous les notes de musique. Peut être un mirage. Ou peut être ce désir de conserver cette note de brillance. Allongé sur le sable, tête apposé contre des bras qui faisaient mine d'oreiller. A croire que je pourrai m'endormir là. La voix de Devos qui semblait même vibrait dans l'air alors qu'il reprenait la parole. Notes plus graves. « Quand est-ce que tu vas te décider pour Rachel ? » « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

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le Lun 30 Sep 2019 - 17:47

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

La brise caresse sa peau, alors que le ciel ne veut pas se recouvrir. Il fait bon, pourquoi vouloir changer l’atmosphère dans laquelle ils sont ? C’est dingue comme parfois, le calme des vagues sur la plage peut adoucir le pire travailleur. Devos est un hyperactif. Rester allongé trop longtemps nécessite un effort supplémentaire de sa part. Il ne se force pas toujours, mais il essaye surtout de ralentir. De ne pas tout faire trop vite, car certaines choses méritent que les secondes s’étirent. Comme ceux passaient en compagnie d’une personne qu’on apprécie, à qui on fait attention. Devos s’inquiète pour Chris, il s’impatiente parfois de ne pas le voir revenir de ses sorties exploratrices, de ne pas savoir avec qui il traîne, de ne pas le croiser dans la cantine quand il essaye de manger à une heure convenable. Quand il pense à son ami, il englobe tout. Le passé comme le futur. C’est un lien important, un lien fort. Un lien qui mérite un peu d’attention et quand Devos parvient à s’extirper de ses différents projets, son regard se pose toujours sur Chris.

« Géométrique. » Comme si Devos pouvait se tromper sur ces choses-là. « Je ne sais pas la tête qu’avait ton grand-père pour pouvoir prouver que tu as hérités de ses traits d’un point de vue héréditaire et génétique. Tu sais bien que ces choses-là sautent souvent une génération et vu que tu n’as pas beaucoup de ressemblance avec ton père dont je me souviens encore parfaitement du visage… » Il soupire. Il a souvent validé cette théorie en observant les différents documents et visage sur l'Odyssée. D’ailleurs, c’est exactement son cas à lui. Il a les yeux et le visage de son grand-père. Cette mâchoire apparemment typique des Acciaro que son père ne possède étrangement pas. Et Devos a toujours ses cheveux alors que son paternel abord un crâne bien vide. « Là-haut, j’aurais été en mesure de vérifier tout ça en un glissement de doigt… Mais passons. D’un point de vue géométrique, t’as de bonne symétrie. » Il serait dans la barre des 87% selon ses propres calculs. Regard, oreille, mâchoire, pommette… Trois secondes sont suffisantes à Devos pour élaborer tout un diagnostic entre la science et les réactions plutôt familières des filles autour de Chris.

« Ce n’est pas toujours évident de savoir ce qui se cache derrière un visage. » Et parfois, ça peut même être surprenant. Décourageant quand impossible à saisir et Devos s’est retrouvé dans l’incapacité de communiquer avec les autres, parce qu’il ne savait pas. Parce qu’il ne comprenait pas. Enfant, cette frustration avait fait naître en lui une véritable colère. Et quand il s’est rendu compte que pour les autres s’étaient aussi compliqué de saisir sa personnalité, alors il a laissé tomber. Personne n’est parfait et personne n’a besoin de perdre son temps à élaborer des ponts entre les âmes que la plupart ne respecte pas. Chris, au moins, n’a jamais baissé les bras. C’est presque comme si avec le temps, il a participé à la consolidation du pont que représente leur amitié. Non, rien ne pourrait faire sombrer ce lien. Le militaire a réussi à ouvrir des portes jusqu’ici toujours closes à la plupart. Personne ne mérite le rire qui l’emporte comme lui.

Le soleil se couche et l’eau brille. Une vision hypnotique qui fait brûler les pupilles. Le temps n’est jamais aussi bon qu’à ce moment précis. L’eau est encore tiède, l'air se rafraîchi légèrement et le soleil colorent tout d’une lueur unique. La nature a décidément sa propre créativité et qu’est-ce qu’elle est belle !

« Tu vas me faire croire que t’as aucun sentiment à son égard ? » Il observe Chris, toujours allongé sur le sable, la tête posée. Devos n’est pas le mieux placé pour parler sentiment, mais là… C’est quand même de l’ordre de l’évidence. « Je sais qu’elle a encore du mal à se remettre de la mort de son frère, ce n’est pas simple, mais j’avais l’impression que ça allait mieux et que c’était en partie grâce à toi. »
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le Mar 1 Oct 2019 - 21:36

Let's go to the beach
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« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
« Géométrique. » « Géométrique ? » Une note de fausse modestie ou cette note de curiosité, de savoir si c’était vraiment ce qu’il voulait me donner comme réponse. M’étant peut être attendu à mieux comme réponse ou explication bien qu’aussitôt, il ne tardait pas à se lancer dans des explications. « Je ne sais pas la tête qu’avait ton grand-père pour pouvoir prouver que tu as hérités de ses traits d’un point de vue héréditaire et génétique. Tu sais bien que ces choses-là sautent souvent une génération et vu que tu n’as pas beaucoup de ressemblance avec ton père dont je me souviens encore parfaitement du visage… » « Heureusement. » Si je pouvais faire comme si je ne l’avais jamais connu, comme si nous n’étions pas affiliés, il était certain que je le faisais. Héritage pourtant revendiqué comme celui du rébellion. Mais encore cette colère, cette rage qui ne partait jamais complètement à son égard. Il y avait toujours cette colère qui continuait alors qu’il parlait des règles que je ne devais briser quand il le faisait. Hypocrite. Sans doute une partie du comportement reproduit à l’égard de son portrait. Mais autant cet esprit du rébellion qui était né avant tout pour répondre aux insultes, et coups, juste pour l’embêter un peu plus, lui faire valoir que je m’enfoutais. Et malgré tout encore cet espoir de croire qu’il pouvait être satisfait, qu’il pouvait être fier. Ce qu’il ne semblait voir alors que j’avais suivi les pas paternels pour me tourner vers le corps militaire. Autres choix qui auraient sans doute été faits si ce n’était pas lui qui m’avait élevé mais ma mère. Il y avait toujours des passages d’histoire que personne ne savait, que certains avaient deviné comme Nadja à l’infirmerie en voyant les coups qui ne pouvaient être simplement dues à l’entraînement. Il y avait encore ces moments de honte, ce gâchis. Ayant cru que je me sentirai mieux après sa mort, alors que je l’avais dénoncé. Comme un doigt d’honneur qui lui était adressé, mais là n’était pas le cas. Il y avait toujours ce même vide. Il y avait toujours cette même colère plus ou moins domptée. Alors sans aucun doute que la théorie de Devos sur des traits physiques hérités d’un grand père et non pas de lui me convenait, parce qu’au moins sur ce sujet là il ne m’avait pas détruit. Un peu le seul lot de consolation, bien qu’avec ce lot, j’en avais détruit d’autres. Et il était que facile de se perdre dans les souvenirs malaisants s’il n’aurait pas repris la parole, s’il n’aurait pas inconsciemment repris la parole, me sortant au passage de mes pensées. « Là-haut, j’aurais été en mesure de vérifier tout ça en un glissement de doigt… Mais passons. D’un point de vue géométrique, t’as de bonne symétrie. » Bref sourire en coin qui réussissait à être arraché. Toujours là même quand cela n’allait pas, même quand il ne s’en rendait totalement compte. Se trouvant au parfait endroit à chaque fois.

« Ce n’est pas toujours évident de savoir ce qui se cache derrière un visage. » « Non. » Tout le monde se cachait. Tout le monde faisait semblant. Tout le monde dissimulait ses pensées. Une façade d’apparence, un physique mais pour percer ce qui se passait dans le cerveau de l’autre, c’était toujours une tâche bien plus ardue, bien plus compliquée. Et il y avait sans doute encore une tâche plus compliquée que de celle de savoir ce qui se passait dans la tête de quelqu’un. Il était encore plus de comprendre ce qu’il ressentait, ce qui se trouvait dans son cœur autant qu’il pouvait être compliqué de savoir ce qui se trouvait dans son propre cœur, de démêler la vérité des mensonges qu’on s’offrait parfois. Au final, cela en revenait souvent à cela, à savoir ce que l’autre ressentait, ce que l’autre pensait. Mais toujours une tâche des plus ardues comme des celles qu’il s’adonnait à cet instant.

« Tu vas me faire croire que t’as aucun sentiment à son égard ? » Mon regard qui se posait lentement sur lui, très lentement alors que je tentais de faire sens de ses mots. Evidemment que j’avais des sentiments pour elle, que je l’aimais tout comme il l’aimait. Evidemment. C’était Rachel. Comment ne pas l’aimer quand bien même elle était insupportable, irritante, me donnant totalement l’envie de la laisser juste planter là comme je le faisais avant dans les couloirs de l’odyssée. Mais la question ne s’était jamais posée de plus. Parce qu’elle était la sœur de Robb. Parce qu’elle était mini-miller, parce que quand bien même elle pouvait être magnifique, tous ces sentiments, ces moindres commentaires que pouvaient faire le cerveau étaient interdits. C’était la sœur de Robb. Cela voulait tout dire. Sans compter que si Robb aurait un jour pensé que la question se posait, mon portrait aurait été refait. Alors la question ne s’était jamais posée jusqu’au bout parce qu’elle était de l’ordre de l’interdit. Raisons qui expliquaient sans aucun doute ce silence alors que je tentais de faire sens de sa question, que les mots continuaient de résonner en écho. Comme si je préférai tenter de comprendre pourquoi il posait cette question que de préférer m’interroger sur ce que je ressentais. La vérité. « Je sais qu’elle a encore du mal à se remettre de la mort de son frère, ce n’est pas simple, mais j’avais l’impression que ça allait mieux et que c’était en partie grâce à toi. » Sans aucun doute que j’y avais contribué, mais elle l’avait fait d’elle-même. Elle était forte, bien plus qu’elle ne le croyait. Elle se relevait. Elle se relevait tel un phoenix naissant de ces cendres, certainement plus resplendissante que jamais. « C’est la sœur de Robb. » Des mots que je répétais comme si lui ne comprenait pas que c’était la sœur de mon meilleur ami. Moment d’égarement alors que je reprenais la parole, peut être le ton un peu plus cinglant alors que je me retrouvais sur la défensive. Comme en train de jouer un combat imaginaire que j’étais déjà en train de perdre, parce qu’il était là en train de m’acculer contre le mur pas à pas. « D’où tu tires cette question d’ailleurs ?! » où était la porte de sortie ?

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le Dim 13 Oct 2019 - 17:47

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

Il acquiesce, sachant que son propos peut être perturbant, mais compréhensif. Devos est un scientifique. Un informaticien qui a souvent vécu dans un monde binaire, un monde cadré par des règles strictes et une réalité fixée. Sa vie sur terre à dérégler par mal de chose sans son système interne, mais sa logique est persistante. Difficile de changer un homme quand il a toujours perçu les choses de la même manière toute sa vie. Il sent, au fond, la note de curiosité et l’étonnement dans l’expression de Chris. Qui parle de beauté en associant la géométrie ? Et qui calcule ça pour faire un classement dans sa tête ? Évidemment, il y a le fameux facteur imprévisible ou chacun à ses propres goûts et donc la note peut varier selon les regards, mais au fond, un beau visage, c’est un visage symétrique. Un ovale bien défini, sans angle charnu.

Au niveau relation paternelle, Devos et Chris sont à deux opposés. Si l’un ressent encore une rage folle et refuse toute affiliation, l’autre passe encore du temps avec son père dont il apprend tous les jours un peu plus. Évidemment, ces deux relations ne sont pas comparables, mais c’est intéressant de voir comment les liens du sang peuvent facilement se briser, et les liens du cœur se renforcer. Devos ne peut nier qu’avoir son père à ses côtés possède certains avantages. D’une part, c’est un homme apprécié et, par conséquent, on apprécie un peu plus son fils aussi. Et d'un autre, le père Acciaro est tout bonnement attachant. Blagueur à ses heures perdues, il a formé un trio avec deux autres vieux mécaniciens et ingénieurs. Son deuil passé, il fait partie de ces âmes respectées du village. Des survivants qui ont trop vécu là-haut, et qui sont près à finir leur vie ici. S’il travaille moins – la faute à son dos, même si ça va beaucoup mieux en ce moment – l’homme de 65 ans a encore de l’énergie à revendre.

Les visages, au fond, ce sont des masques. Il suffit de faire la bonne moue, la bonne expression et voilà qui est suffisant pour camoufler le pire. Devos n’essaye pas de comprendre, il a depuis longtemps échoué à ce jeu-là. Même avec les mots, il n’y arrive pas. C’est comme si les émotions ne l’atteignent pas. Pas facile de vraiment savoir ce que Chris ressent, ou encore Tennessee, mais peut-être qu’un jour Devos trouvera une solution à ce problème. Pas une machine, mais un mécanisme de réflexion qui lui permettrait d’extirper la bonne information lors d’une conversation. Heureusement, après toutes ses années, ces relations avec les rebelles se sont transformées en quelque chose de plus profond, une vraie amitié. Il s’est adapté à eux, ils se sont adaptés à lui.

« Et alors ? » La sœur de Robb. Comme une malédiction dont Chris ne peut pas se défaire. Finalement, c’est peut-être lui qui ne s’est jamais remis du deuil. De ce frère perdu. Devos observe Chris. Il y a un changement de sa position, mais rien d’alarmant. « Simple observation. » Lance-t-il l’air de rien. Comme si c’était aussi simple à découvrir. « Mais Chris, tu n’as jamais envisagé la possibilité que même si Robb était vivant, il aurait plutôt accepté les bras ouverts une relation entre Rachel et toi ? » Il se doute que Chris va le frapper, et lui dire qu’il n’a pas les capacités à comprendre les relations des autres alors que lui-même est incapable de comprendre ce qu’il ressent, mais Devos sait qu’il marque un point et dans le genre têtu… « Il t’aurait probablement défiguré avant, c’est certain, mais en fin de compte, je pense qu’il aurait adoré. Tu ne veux pas toi ? »

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le Mar 15 Oct 2019 - 21:42

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
« Et alors ? » Haussement de sourcils. « Tu te moques de moi ? » Me demandant si c'était une blague. Cherchant la caméra cachée. Evidemment qu'il y avait une ligne tracée sur le sol. C'était Robb. Evidemment qu'il y avait des limites à ne pas franchir. Des limites qui existaient toujours. Des limites que j'avais peut être encore plus tracés vigoureusement. M'étant emparé de la craie blanche pour dessiner chaque ligne. Ayant appuyé encore et encore pour que le marquage blanc soit perceptible sur l'herbe, comme si j'avais tenté de dessiner chaque ligne me séparant du camp adverse. Il ne s'agissait pas d'un dessin où il suffisait de rallier les points pour espérer voir un magnifique dessin se dessiner. Cette hypothèse elle ne s'appliquait pas. Et si cela n'avait pas était une craie blanche que j'aurai tenu entre mes doigts, dont on aurait pu entendre ce grincement le long du tableau noir, cela aurait été un crayon. Mine cassée à force d'appuyer. Papier qui aurait pu même se percer alors que que j'avais continué de frotter, de griffonner jusqu'à rendre la ligne auparavant dessinée d'un noir absolu. Des lignes que j'avais délimité encore plus violemment suite à sa mort. Une promesse. M'ayant demandé de veiller sur elle. Ce que je n'avais jamais fait avant. Ne m'étant jamais posé la question. Ne m'étant jamais soucié d'endosser des responsabilités à son égard, non, cela n'avait été que du fun. M'amusant bien plus à l'embêter qu'autre chose, à profiter de ces instants de complicité qu'aucun de nous deux n'aurait avoué là haut sur l'odyssée. Parce qu'il était plus simple de clamer haut et fort qu'elle m'emmerdait que d'avouer que je l'appréciais. Et alors qu'il était mort cette promesse de veiller sur elle avait pris un autre tournant, avait endossé une autre portée. Rachel qui m'avait bien dit que je n'avais plus à maintenir cette promesse mais de nouveau je m'étais entêté. Ce sentiment de culpabilité peut être encore en train de guider mes pas alors que sans pouvoir prendre sa place, j'avais tenté de l'imiter, tenté de trouver la bonne voie. Lui ayant juré de la protéger, voulant la voir heureuse mais n'ayant jamais osé annexer mon bonheur à son sien. Indépendance qu'elle avait tenté de prendre, m'empêchant de devenir aussi protecteur que Robb. Ce que j'étais sans doute devenu. Faisant face autant à sa volonté de s'extirper du passé, de ne plus être simplement mini-miller, pour que je la vois autrement. Peut être l'un des points de réalisation. Mais à chaque détail, à chaque point de réalisation qui m'invitait à me figer sur place, la ligne avait été tracée encore plus fortement. Gribouillage qui ne ressemblait plus à rien parce que quand bien même je pouvais tenter de tracer des lignes droites, ces lignes devenaient floues tôt ou tard. Des lignes qui étaient floues aux yeux de Devos. Enfin lui semblait voir ores et déjà le dessin relié que je ne pouvais voir, les yeux encore en partie clos.

« Simple observation. » Et cette suspicion parce que cela ne pouvait être une réponse aussi facile, que cela ne pouvait être une simple observation venant de sa part. N'étant pas censé être doué avec les humains mais avec les machines. Et sans doute qu'au fur à mesure de la conversation, j'aurai espéré quand bien même je l'adorais qu'il retourne à ses machines et me laisse tranquille. Comme s'il ne pouvait pas voir les battements de mon coeur qui s'accéléraient alors qu'il prenait plaisir à me torturer un peu plus, à me forcer à penser. « Mais Chris, tu n’as jamais envisagé la possibilité que même si Robb était vivant, il aurait plutôt accepté les bras ouverts une relation entre Rachel et toi ? » Cette fois-ci dressé vers lui, alors que je le regardais plus froidement peut être sans pour autant en venir à le frapper ou esquisser le moindre mouvement en direction de son visage si géométrique. « Il t’aurait probablement défiguré avant, c’est certain, mais en fin de compte, je pense qu’il aurait adoré. Tu ne veux pas toi ? » « De un, il m'aurait tué. De deux, je suis avec Chiraz. » Et me levant soudainement parce qu'il ne servirait à rien de passer mes nerfs sur lui. Retournant en direction de l'océan parce que la vérité était que je ne voulais pas me questionner, que je ne voulais pas penser à l'hypothèse que ce dernier en vienne à sauter de joie. L'idée qui n'était jamais parue enchanteresse, mort qui aurait été plutôt ancrée. Tombe creusée. L'image de Chiraz qui se dessinait dans mon esprit. Sentiment de culpabilité ravivait, et de cette soudaine colère dont je ne réussissais à comprendre l'origine. Peut être en colère car cette éventualité elle s'était envolée dans le vent. Peut être en colère parce qu'il appuyait où cela faisait mal. Trop intelligent pour son propre bien.

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— Chi cerca, trova —
Devos Acciaro
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le Sam 19 Oct 2019 - 11:20

— Let's go to the beach
28 JUIN 2119

Non, il ne se moque pas. Il est sérieux, comme la plupart du temps, comme toujours. Le haussement de sourcil de Chris l’étonne. Bien entendu, il finit par comprendre. Il réalise l’explication simple à tout ça. Il y a un mur qui empêche Chris de voir cette possibilité, ou plutôt une personne. Un homme qui a été un frère. Robb, mort sous ses yeux, sacrifié pour sa vie. Devos se souvient parfaitement de l’état dans lequel Chris était. Un vide, immense, suffoquant. Chris s’était perdu et il avait perdu. Alors dans son deuil long et douloureux, il a attaché Rachel à tout ça. Celle qui, sans doute, est la seule à comprendre ce qu’il ressent, celle qu'il dois protéger. Celle qui sait, ce que cette mort implique. Devos ne peut pas lui. Si son lien avec Robb a existé, son attachement pour le grand-frère de Rachel n’est pas assez gros pour réussir à briser la neutralité de ses émotions. C’est d’ailleurs ce qui l’avait frappé, quand Chris a été retrouvé. À quel point lui, il ressent tout. À quel point il se noie dans toutes ses choses, à quel point il vie à travers chaque chose qui se dégage de son cœur. Devos l’envie et, en même temps, se sent davantage en sécurité dans la sphère dans laquelle il se trouve depuis tout petit.

Pourtant, il n’est pas hermétique à ce qui se passe autour de lui. Il essaye de faire attention, à prendre une seconde pour observer, déterminé des schémas simples pour expliquer des choses comme le regret, la culpabilité ou encore l’amour. Très clairement, il lui était apparue que Chris refusait de traverser les frontières qu’il avait dessiné. C’est toujours plus facile comme ça, dans sa zone, loin de l’imprévu, du risque. Peut-être bien que c’est ainsi qu’il voyait les choses : Rachel était un élément volatile. Elle pouvait le secouer, bousculer son quotidien, l’éloigner de ses retranchements. Devos, de loin, il aperçoit les gestes, les regards. Il aperçoit les non-dits. Le lien indéniable qui peut se transformer, évoluer, devenir plus fort, transcender les limites. Alors oui, et alors ? Pourquoi la mort doit-elle empêcher la vie ? Pourquoi quelqu’un qui n’existe plus, a-t-il autant de pouvoir sur les vivants ? Ça, il ne comprend pas. Simple obstacle que l’homme s’impose à lui-même parce qu’il a peur de faire réellement, ce qu’il désire.

Le soleil descendant, l’air chaud, l’océan qui se jette à leurs pieds. Ils n’ont pas besoin de plus, mais Devos demande. Il insiste. Point sensible qui change la bonne ambiance, mais seulement pour Chris. Devos lui, porte ce calme si habituel qui semble résister à tout danger.

« Chiraz ?! Vraiment ?! » Ah, ça. Il avait oublié la jeune femme, c’est dire le peu de futur qu’il imagine entre eux. Il se relève à son tour, retire un peu de sable et suit les traces que Chris à laisser. « Vous êtes encore ensemble ? » Il hausse les épaules quand Chris le regarde, ne voulant pas le mettre plus en colère qu’il ne l’est déjà. Pourtant, il se doit de reprendre : « Après, l’un n’empêche pas l’autre, il me semble. » Les situations complexes des sentiments de l’âme, Devos est loin de tout saisir, mais il sait bien que c’est complexe. Chris et Chiraz, il n’a jamais compris. « C’est juste que j’ai toujours eu l’impression qu’il y a quelque chose entre Rachel et toi. Comme si vous vous compreniez parfois sans avoir à dire ou faire quoi que ce soit... » Comme si elle connaissait Chris mieux que lui. Il n’est pas jaloux, c’est assez facile de dépasser Devos dans ce domaine, mais quand il les voit ensemble, il y a une connexion.

Un clic comme les deux-pièces d’un même mécanisme.

- Whatever it takes -
Chris Wilson
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le Mar 29 Oct 2019 - 11:50

Let's go to the beach
#chrevos

« Good friends are like stars, you don't always see them but you know they're always there. »
« Chiraz ?! Vraiment ?! » Sa voix qui retentissait en écho, alors qu'il s'exclamait le prénom de la jolie blonde ou se rappelait qu'elle existait. Ayant compris malgré moi que Devos n'était pas le plus grand fan de Chiraz, il n'y avait jamais de démonstration affective venant de lui, il n'y avait jamais rien de plus qu'une pure politesse et note de respect ou d'indifférence masquée à chaque fois qu'ils s'étaient rencontrés, qu'ils s'étaient vu. Bien qu'il y avait toujours cette petite note de déception masquée, je n'y avais jamais portée plus attention, m'étant dit que Devos réagissait ainsi parce qu'il ne savait pas comment plus interagir avec la jeune femme, parce qu'il fallait du temps pour l'atteindre. Conscient qu'ils ne partageaient pas forcément beaucoup de points communs, mais là non plus ce détail n'avait pas pu un grand contraste d'opposition. Après tout ce n'était pas non plus comme si à première vue j'avais beaucoup de points communs avec l'homme qui se rapprochait de moi. Il n'y avait jamais eu de réel points communs auparavant, lui qui ne partageait jamais cet esprit fêtard, qui était plus réservé, plus silencieux sur l'arche. Des centres d'intérêt qui n'étaient pas les mêmes alors que là-haut sur l'odyssée, j'étais encore plus extroverti, partant pour faire les 700 coups toujours en compagnie de Robb. D'ailleurs ce n'était pas tant sur l'odyssée que ce lien s'était créé entre nous deux, qu'il s'était renforcé. Il avait fallut attendre l'arrivée sur cette magnifique planète, il avait fallut attendre de poser les pieds sur le sol alors que tôt ou tard prisonniers des mêmes galères, nous nous étions rapprochés. Lui qui prenait d'autant plus une place réellement importante lorsque Robb était mort. Là pour m'empêcher de sombrer. Présence silencieuse et discrète reconnaissable alors que nul changement n'avait jamais émané de lui. Les péripéties rencontrées par la suite que ce soit avec le mouvement rebelle ou entre nous qui n'avait permis de renforcer cette belle amitié qui était née plutôt. Se forgeant une place dans cette famille encore plus, prenant une place bien plus importante dans mon coeur. Alors évidemment que son avis comptait quand même, évidemment qu'il m'importait que Chiraz puisse être appréciée de lui ou de Rachel. Peiné d'ailleurs de voir que ces deux là mettaient une certaine distance, ne se montraient pas plus chaleureux mais pour autant cela ne m'avait pas m'arrêté. Leur avis qui comptait mais qui ne définissait pas ma vie, suivant ma propre voie. Alors certes des questions s'étaient posées, mais ce n'était peut être que réellement maintenant que je comprenais que toutes ces notes de tension que j'avais pu remarquer en présence de Rachel pouvaient être dues aux sentiments de cette dernière, que cette pointe de distance aussi de la part venant de Devos était justifié parce qu'il pensait qu'elle ne comptait pas. Mais le problème c'était qu'elle comptait, qu'elle était devenue une variable de l'équation. Elle s'était créée naturellement une place dans ma vie où des taquineries, de cette tension électrique étaient nés ces sentiments naturels, ce sentiment naturel d'être bien à ses côtés, d'être heureux. Et heureux, apaisé je l'étais et peut être que j'aurai continuer de mener ma vie tranquillement en continuant d'ignorer ces pointes de tension ou de distance aveuglement. Mais là était le problème maintenant que Devos me forçait à mettre les pieds dans le plat, je ne pouvais plus prétendre être aveugle. Obligé de regarder la vérité en face, de faire face à ce masque d'hostilité que j'avais imaginé bien moindre. Colère qui était là, apparaissant alors que Chiraz n'avait rien demandé pour mériter cela, que soudainement l'impression qu'ils ne lui avaient jamais accordé une seconde chance était acquise. Colère qui était désireuse de s'exprimer mais qui ne le pouvait totalement parce que je ne pouvais en soit reprocher à Devos d'avoir sa propre opinion, de donner son avis même si je pouvais décider de l'ignorer ou non. Rachel qui n'était pas non plus là pour s'exprimer. Il n'y avait que les mots de Devos, ces mots prononcés et ce constat qu'il avait fait. Mais elle, elle ne s'était jamais exprimée sur ses sentiments s'ils existaient, n'ayant jamais rien dit. S'étant contenté de se montrer distance sans que je ne sache réellement pourquoi, alors que j'en venais à assumer que ce n'était qu'une question de rivalité féminine. Et ne sachant si je devais être en colère contre la jeune femme qui n'était pas présente, ou pas. Sentiments qui apparaissaient difficile à définir alors que Devos me forçait à m'interroger sur ce que je ressentais, alors que tout devenait confus et que lui enfonçait un peu plus le clou.

« Vous êtes encore ensemble ? » « C'est si dur à croire ? » Cette note de sarcasme. Cette note de sarcasme volontairement dirigé contre lui parce que oui nous étions toujours ensembles, que l'idée n'était pas difficile à croire pas pour moi. Peut être qu'il pouvait se poser la question alors que notre relation n'avait pas été affichée dans le campement, n'avait pas été clamée sur les toits. Ayant gardé cette discrétion pour nous. La colère qui se ravivait alors que l'idée sinueuse qu'il est imaginer que cela ne durerait pas parce que c'était ainsi, parce que je n'étais pas le plus volontaire à tomber amoureux sur l'odyssée. Réputation qui semblait me revenir à la figure. Ce sentiment. Et peut être aussi que c'était ce qui était différent avec Chiraz. Elle ne m'avait jamais connu avant, elle ne m'avait jamais jugé sur mon comportement d'avant. Elle ne m'avait jamais jugé pour la personne que j'étais avant sur l'odyssée, pour tous ces coeurs que j'avais brisé sans aucun remord. Ne m'ayant pas jugé bien que la crainte était aussi apparu que le passé en vienne se répéter. Ce qu'elle avait cru pendant un bref moment. Mais, non. C'était différent. Le passé qui était derrière moi. Le passé que j'avais enterré. Des erreurs que je commettais toujours mais bien plus droit dans mes bottes que je n'avais jamais pu l'être avec Ailina, avec Isaïah ou les autres que j'avais repoussé sans un regard pour les sentiments après une nuit passée dans leur lit. Elle n'était Ailina. Et je n'étais plus le même. Ayant changé, ayant fait amende du passé. Ayant évolué alors qu'il était certain que l'amour ressenti ne serait plus sacrifié pour la réalisation d'un plan plus important, que les sentiments ressentis ne seront pas enfermés sous clef pour faire passer en avant le mouvement rebelle. D'ailleurs la possibilité qui n'était même plus prévisible alors que le mouvement rebelle avait été dissous, que nous étions encore là qu'à raison de la générosité des membres du nouveau conseil, que c'était une seconde chance qui nous avait été donnée et que nous devions saisir. Il était certain que je n'étais plus ce même parfait connard égoïste que j'avais pu être là-haut sur l'odyssée. Du moins j'espérai que j'avais changé pour le mieux. M'étant assagi. Des erreurs du passé qui n'avaient pas été répétées alors que doucement mais sûrement chaque pierre avec été ajoutée à l'édifice, qu'une base solide avait été construite. Vérité là alors que ce n'était pas seulement une amourette de passage comme il avait cru. La preuve existant.

Et pour autant avec ces questions, il me forçait à me questionner. Des questions qui ne devraient sans doute pas exister si je me sentais parfaitement bien avec elle. Peut être en colère de plus belle alors que la question de savoir si Chiraz n'avait pas été le choix de la sécurité s'implantait dans mon esprit ; si je n'aurai pas fait un choix différent si Robb n'était pas mort alors que ce dernier aurait pu d'ailleurs comme révélé par Devos m'incitait à m'intéresser à Rachel ou si cette dernière n'aurait pas fait un pas plutôt. Il y avait ces "et si" qui étaient posés mais qui ne pouvaient permettre de refaire le monde.

Mais Devos qui tentait de m'inciter à le refaire alors qu'ores et déjà il reprenait la parole pour balayer tout détail qui pouvait poser problème, toute forme de réticence que je lui opposais pour imposer des évidences. « Après, l’un n’empêche pas l’autre, il me semble. » Pour lui, tout s'additionnait. Là où il voyait un mur, il se décidait de trouver une autre porte de sortie supplémentaire ou de raser le mur tout simplement. Sans se préoccuper plus insignifiant, il additionnait a et b, offrait des solutions claires et précises sans poser plus de questions. Une logique implacable qu'il appliquait en ce moment même alors qu'il ne lui paraissait pas impossible que je puisse éprouver des sentiments à la fois pour Chiraz et pour Rachel. Et en soit, en toute objective, l'hypothèse ne semblait pas impossible à envisager alors qu'il était sans doute possible d'aimer plusieurs personnes à la fois autant qu'il paraissait possible de tomber amoureux plusieurs fois de personnes différentes. Cependant l'un des problèmes était que je ne m'étais jamais interrogé sur mes sentiments pour Rachel, que je n'avais jamais envisagé cette double hypothèse. Alors absolument incapable de lui répondre quoique ce soit ou même d'admettre que mon coeur puisse peut être se diriger vers les deux. Des neurones qui surchauffaient, parce que penser à Rachel ou penser à ce que je ressentais pour elle signifiait tout remettre en question. Et ce qui commençait à m'inquiéter était d'autant plus que ces questions commençaient à s'implanter dans mon esprit. Ne pouvant que maudire Devos alors que cette colère, cette frustration commençait à s'exprimer par des poings fermés. Affreux serait-il d'avouer que la pensée de lui coller un coup de poing de son visage pour le forcer à ce terre m'avait traversé l'esprit. Distance que j'installais d'ailleurs entre nous alors qu'intérieurement, cette volonté d'expression était là, qu'il offrait une cible parfaite contre laquelle je pouvais renverser ma colère. Volonté de se défouler contre lui qui était née alors que le désir de lui clouait le bec se renforçait, que j'étais bien tenté de lui dire deux mots sur ses propres histoires d'amour alors qu'il n'était pas foutu de se bouger, qu'il esquivait toujours le sujet dès que possible. N'étant pas là pour m'immiscer à chaque instant pourtant dans ses histoires ou le forcer à se prendre une claque, parce que bien tenté de lui dire de se bouger et d'aller passer la bague au doigt à une belle mécanicienne aux cheveux bruns bouclés dont je n'avais qu'idée que Devos craquait pour elle. Et pourtant cette idée elle était là tentante, s’immisçant dans mon esprit alors que la dernière ligne de défense il s'apprêtait à la franchir, que je tentais de le repousser. Mais évidemment que les mots allaient être prononcés parce qu'il fallait qu'il me secoue un peu plus. « C’est juste que j’ai toujours eu l’impression qu’il y a quelque chose entre Rachel et toi. Comme si vous vous compreniez parfois sans avoir à dire ou faire quoi que ce soit... » Et il me secouait bel et bien alors que dans mon esprit les flash back se répétaient. Tous ces moments passés en compagnie de Rachel. Sur l'odyssée alors qu'elle tentait de réaliser des premiers plats culinaires, alors que je la taquinais ou planquer ses peluches. Il y avait eu ces fous rires, ces bons moments alors que je m'amusais à la torturer un peu plus longuement. Il y avait eu ces moments de parfaite complicité alors que je comprenais qu'en fait je l'appréciais peut être plus que je la détestais. Il y avait eu ces premières retrouvailles dans la forêt. Les feuilles virevoltant et tombant sur le sol alors que je l'avais fait virevolté dans le ciel. Ces éclats de rire où je m'étais rendue compte après, que la gamine que je considérais était devenue une magnifique jeune femme. Il y avait eu ce lien qui s'était retrouvé renforcé alors qu'à chaque retrouvaille, nous devenions encore plus complices qu'avant. Des techniques pour qu'elle apprenne à se battre. Il y avait eu les fous rires, les balades dans la forêt, l'excursion jusqu'à la mer où perchés sur la falaise nous avions contemplé l'océan. Elle avait toujours été là. Même après la mort de Robb. Il y avait toujours eu ce lien existentiel. D'ennemis passant à amis, à complices peut être même confidents bien que pour ne pas ternir cette image qu'elle avait de moi, j'avais laissé de côté certains secrets. Il y avait eu cette volonté qu'elle ne me voit pas au plus bas, après la mort de Robb, qu'elle ne voit que le positif parce que c'était ce qu'elle méritait. Volonté immuable de la protéger, de la voir heureuse même si c'était avec un autre et autant peut être ces notes de jalousie qui avaient manqué d'apparaître que j'avais réprimé. Il y avait toujours eu ce lien invisible, cette volonté de chercher son regard et ces aller-retours incessants en direction de son campement ou vice-versa. Il y avait tous ces détails qui pouvaient laisser supposer qu'en effet si j'y réfléchissais un peu plus, elle n'était simplement une soeur ou une meilleure amie ou un membre de ma famille, que la place qu'elle occupait dans mon coeur était bien plus importante, bien plus forte et cela faisait peur. Tellement peur qu'il était plus facile de vouloir prendre la fuite, que de vouloir fermer les yeux plutôt que s'interroger sur ma relation avec Chiraz, sur ce qui était ressenti.

Il était bien plus facile de faire comme si Devos parlait à l'oreille d'un sourd ou que je pouvais avec évidence employer un ton défensif si ce n'est sarcastique alors qu'à mon tour je mettais les pieds dans le plat sans aucune délicatesse. « Et bien moi c'est toujours eu l'impression qu'il y avait quelque chose en Tennessee et toi, comme si vous vous compreniez parfois sans avoir à dire ou faire quoi que ce soit...» Des guillemets que j'imitais dans le ciel alors que je reprenais la parole tout autant violemment, m'en prenant à lui parce que c'était aussi plus simple, parce que j'autant que je l'adorai... « .. c'est pas pour autant que je t'ai dit d'aller la voir et lui passer la bague au doigt, même si je pense que tu le devrais en plus te bouger le derrière parce que cette fille est trop géniale pour qu'on laisse passer entre ses doigts ! » Elle était lumineuse Tennessee, si ce n'était magnifique. Non, il voulait se mêler de me vie alors je me mêlais la sienne parce que s'il y avait que lui et moi, si j'avais pas voulu le laisser faire, il y aurait longtemps que je lui aurait porté un coup de pied au derrière pour qu'il se bouge. La parfaite alternative pour éviter d'être le sujet de l'attention, alors que pour autant la colère retombait un peu, alors que je continuais sur ma lancée avec un ton de voix pourtant infléchi, plus taquin que violent ou sarcastique. « Tu veux qu'on en parle aussi ou c'est que moi qu'on décide de tourmenter aujourd'hui ? à moins que tu désires toujours qu'on concrétise ce pacte qu'on s'était promis de mettre en oeuvre, et qu'on se marie si on trouvait pas chaussures à nos pieds ?! » Une note plus moqueuse mais un pacte qui n'avait non moins été pris un peu au sérieux ce jour là, juré dans le sang, sang qui s'était mélangé. L'alcool qui coulait alors à flot, alors que j'avais enfin réussi à entraîner un Devos bien plus jeune, et avec une ancienne barbe bien moins florissante à faire la fête. L'ayant sorti de sa grotte. Une fête et un pacte qu'on aurait pu prendre à la rigolade, mais dont on s'était tous deux bien rappeler le lendemain lorsque la gueule de bois avait été là. Et la vérité était qu'autant que le ton pouvait exister, il y avait cette bromance qui existait indéniablement.

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