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Elias Caroll
DATE D'INSCRIPTION : 20/01/2016 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Meeka MESSAGES : 1178 CELEBRITE : Tom Hardy COPYRIGHT : signa by beylin METIER/APTITUDES : guerrier TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 51
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Remember, we were building the sky (Elias) - Page 2 Empty Re: Remember, we were building the sky (Elias)

le Mar 14 Avr 2020 - 14:37


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Remember we were building the sky ;
elias & Murphy


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]— Elias n’a pas pour habitude de parler, d’ailleurs pour tout dire, c’est un truc qu’il a toujours eu en horreur, une situation qu’il n’a jamais vraiment apprécié mais il a toujours fait avec puisque de toute façon, à quoi bon chercher plus loin ? Il n’aime pas parler de lui, raconter sa vie, se soucier de ce qui aurait pu lui arriver, parce qu’en réalité, rien ne lui est jamais arrivé. Il n’aime pas qu’on se mêle de sa vie, qu’on se mette à lui donner quelques conseils qu’il n’a pas demandé. Il sait que la plupart de ses choix ne plaisent à personne, il sait que sur certains aspects, il passe toujours pour le méchant vu qu’il ne veut jamais faire dans la communication, il n’y arrive pas. Mais en réalité, ça ne l’intéresse pas et ça ne risque pas de changer. Il ne supporte pas ça. Bon, il faut bien l’avouer, il ne supporte pas grand chose, en fin de compte. Sur bien des aspects il ferme la porte, il bloque quelconque entrée et il ne supporte pas qu’on puisse lui faire croire que telle ou telle action est bonne ou mauvaise. Il fait des erreurs, il n’est pas parfait et il n’a jamais eu la prétention de l’être. Et c’est mieux comme ça, en fin de compte. Il sait que son comportement est très souvent le mauvais, il sait que souvent, il fait les mauvais choix et que son comportement est désespérant, mais qu’est-ce que ça change ? Rien, à n’en pas douter, pour la simple et bonne raison qu’il se moque bien de l’avis des autres, il ne s’y attarde pas, ne s’y intéresse pas non plus. Et tout a toujours été plus facile comme ça. Il se contente de faire les choses comme il le souhaite et si certaines décisions ne lui conviennent pas, il a seulement à revenir en arrière, sans chercher plus loin à changer les choses. Mais de manière générale, les gens ne prennent aucun risque en ce qui le concerne, dès qu’il est plus ou moins dans les parages, ils ne vont pas lui dire qu’il fait de bonnes ou de mauvaises choses parce que ça ne servirait pas à grand chose non plus. Il n’y a que le chef de sa tribu qui peut lui donner un ordre, en fin de compte. Et ça a toujours été comme ça ou presque. En réalité, même ses parents n’ont jamais été en mesure de vraiment le diriger. Dès qu’il fut en âge de se rebeller, il le fit. Et le contrôle de ses parents fut terminé. Ils l’ont pourtant aimé, toutes leurs vies, sans regretter quoi que ce soit parce que malgré son manque d’envie d'obéir et de suivre l’autorité qu’était la leur, ils l’ont bien élevé, ils ont fait en sorte que ses décisions soient bonnes et non mauvaises.

Alors forcément, quand Murphy s’en mêle, lui propose quelques conseils et tente de se glisser dans sa tête, l’intention de la débarquée n’est pas mauvaise, elle ne lui veut pas de mal, elle ne veut pas faire de vague. L’intention est noble finalement mais aux yeux d’Elias, la chose est forcément différente. L’Athna refuse complètement qu’on puisse lui filer un quelconque conseil, parce que c’est le genre de chose qu’il ne supporte pas, de près ou de loin. Elle ne le fait pas exprès et pourtant, ça lui tombe sur le nez, dans le coin du visage, dans la gueule. Et alors il se referme et tout devient différent, tout change sans qu’il ne soit en mesure d’aller contre ça. Ce n’était pas volontaire, évidemment, mais la situation arrive pourtant, et il n’y a donc plus rien à y faire. Le rapprochement se ferme et explose, finalement et bien que ce soit quelque peu dommage, ça n’a rien de dommage. C’est malheureux mais que pourrait-il en faire, il ne lui est guère possible de revenir en arrière, ce n’est plus le cas, ça ne sert donc plus à rien, c’est un fait. Bien entendu, il aurait pu réagir autrement, être moins froid. Mais dans la forme, Murphy réagit mal elle aussi et de ce fait, la situation se métamorphose et devient délicate. Point dommage, triste, maladroit. Et il faut désormais tenter de masquer les choses qui ne vont pas bien, dans les deux sens. Parce que c’est un peu de ça qu’il s’agit aussi. Elle s’agace parce qu’il n’apprécie pas qu’elle se mêle de sa vie. C’est peut-être son genre à elle, il sait bien qu’elle est un peu comme ça, il l’a compris assez vite. Mais qu’est-ce que ça change ? Il s’ouvre, il ne le fait jamais, et elle se met aussitôt à raconter n’importe quoi, à se mêler de ce qu’il pense. Elle ne pense pas à mal mais lui, il déteste ça, alors il n’est forcément pas nécessaire de chercher plus loin. Même quand elle tente un peu de sympathie, en appuyant sur le fait qu’il l’apprécie, le goût semble amer dans sa bouche. La débarquée s’est refermée et puisqu’il en est de même pour lui, la chaleur qui s’était installée semble s’être envolée sans qu’ils ne soient en mesure de prétendre que tout va bien.

Mais l’échange se termine réellement quand il se montre froid et qu’il lui répond en anglais. Il lui prouve que le rapprochement a pris fin, que tout est terminé, d’une certaine manière. Non qu’ils ne soient plus en mesure de parler ensemble, bien sûr qu’ils le peuvent. Mais quelque chose semble brisé sans qu’ils n’aient été en mesure d’aller contre ça. Ce qui n’a rien de bon, d’ailleurs, mais puisque les choses sont ainsi, il n’est pas vraiment possible de retourner en arrière. La chute est difficile, c’est tout ce qui compte. Mais ce n’est pas plaisant quand même. Tout ira mieux lorsque les esprits se seront calmés, mais pour le coup, là maintenant, ça n’a rien de possible. C’est tout. La conversation est terminée et Elias n’a pas envie de revenir en arrière, il n’a pas envie de faire un pas vers elle.

Enervé, agacé, refroidi, il ne supporte plus de tourner en rond. D’une certaine manière, il n’a plus qu’une seule attente désormais, celle de rentrer chez lui. Peut-être que ça n’a rien d’un comportement adulte, il n’en douterait même pas. Mais il en est malgré tout capable, quoi qu’il en dise. Et c’est surement enfantin, en même temps, ce n’est pas parce qu’il est adulte que toutes ses décisions sont matures. ” Toi rentrer maintenant”. Le contact est rompu. C’est triste mais que pourrait-il faire pour revenir en arrière désormais ? Rien. Ca s’arrangera plus tard, pas aujourd’hui.

Murphy Cavendish
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Lux Aeterna MULTICOMPTES : Nuna Cortez MESSAGES : 45266 CELEBRITE : Sophia Bush COPYRIGHT : jenesaispas (vava); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) METIER/APTITUDES : Conseillère diplomate; militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. TRIBU/CAMP : Odyssée POINTS GAGNES : 836

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le Sam 9 Mai 2020 - 3:30


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Remember, we were building the sky

Murphy Cavendish & Elias Caroll

(27 juin 2119 / recherche d'Isdès dans les montagnes)


Le lien qui l'unissait à Elias était indéfinissable. Au fil des années et des rencontres elle était devenue habituelle, une part de leur horizon à l'un comme à l'autre. Pourtant Murphy avait conscience qu'elle était en perpétuelle construction ; elle n'était pas une exception à cette règle qui régissait toutes les relations : quand on était lié à quelqu'un, on était assujetti à la fois aux circonstances et à l'autre être. Une relation, par définition, était en constante mouvance, en constante évolution. On grandissait avec la relation ou la relation grandissait avec nous. Peut-être que ce soir, Murphy avait voulu la faire grandir trop vite. Elle avait vu une petite porte et comme Alice, s'y était engouffrée sans y réfléchir plus que ça. Elle le regretterait peut-être plus tard ; pour l'instant, c'était à lui qu'elle en voulait. Parce qu'elle voulait être une amie et qu'il ne voulait pas d'elle comme amie. Parce qu'il lui semblait qu'elle s'était fait une idée tout ce temps, en s'imaginant qu'eux deux étaient peut-être quelque choses d'autre que de vagues connaissances dont les chemins se croisaient au hasard des humeurs des destins. Peut-être que leurs destins n'étaient pas liés.

Mais elle avait cru, pourtant, avec cette trappe qu'il avait ouverte, qu'elle avait atteint un trésor inestimable : la confiance d'Elias et l'accès à quelques confidences secrètes, à peine énoncées. Elle n'avait pas pensé à mal, Murphy. Elle ne pensait jamais à mal quand quelqu'un se mettait à nu devant elle comme Elias avait commencé à le faire. Elle se voulait rassurante, réconfortante, une épaule sur laquelle s'appuyer, un esprit capable d'attraper quelques souffrances au passage pour les rendre moins aliénantes. Elle ne prétendait pas tout savoir de lui, de son histoire ou de ce qui se tramait dans sa tête ; au contraire, elle voulait l'inviter à se dévoiler s'il en ressentait le besoin. Elle ne prétendait pas avoir les réponses parfaites à des démons qui ne l'avaient pas attendue pour se loger dans le crâne de l'Athna ; au contraire, elle laissait des idées là, par terre, pour qu'il les trouve maintenant ou plus tard, les apprivoise, les triture, les jette, les adapte ou les adopte. Et ces réponses étaient maladroites mais il n'y avait pas de réponses idéales, peut-être juste des moments qui portaient un brin d'idéal, comme celui qu'elle avait essayé de créer, capables d'apporter un peu d'un réconfort : de ceux qui se construisaient non pas sur les mots mais sur la présence, la compagnie. De ceux qui ne prenaient pas racine dans le tangible ou même l'explicable, et n'avaient pas grand chose à voir avec de grandes idées ou une gymnastique rhétorique. Elle ne voulait pas empiéter sur un terrain sur lequel elle n'avait jamais été invitée, jamais. Pourtant c'était ce qui apparaissait, maintenant ; qu'elle avait été une mauvaise confidente, une mauvaise compagnie, une mauvaise amie peut-être même, si elle pouvait se targuer d'en avoir jamais été une au regard d'Elias.

La fermeture de la coquille était évidente, brutale, violente même. Alors ils étaient deux à se refermer subitement et c'était toute la soirée qui se refermait, bien loin des promesses qu'elle avait laissé présager plus tôt. Est-ce que c'était un retour magistral en arrière, ou est-ce que tout était définitivement brisé ? Murphy réalisait qu'elle comprenait encore moins Elias que ce qu'elle croyait. Pas qu'elle se soit imaginé un seul instant pouvoir le saisir dans son intégralité ou n'importe quelle circonstance. Non, juste qu'il lui semblait que malgré quelques rugosités et difficultés, ils avaient à peu près toujours réussi à se saisir, tous les deux. Elle parlait beaucoup plus que lui, c'était comme ça ; et lui, quand il prenait la parole il mesurait toujours ses mots et n'en prononçait jamais un de trop. Chacun d'eux avait un objectif, chacune d'eux existait pour une raison. Il savait tout ça autant qu'elle savait tout ça. Ce drôle d'équilibre, qui aurait pourtant probablement troublé plus d'un duo, avait toujours fonctionné pour eux. Ils ne l'avaient jamais en question ; elle ne l'avait jamais remis en question.

Mais là c'était toutes les fondations qui s'ébranlaient. Et Murphy ce n'était même pas vraiment ce qu'elle voyait, aveuglée par la colère. Elle fulminait, Murphy, dévorée par l'impression d'être celle des deux qui avait tendu la main à l'autre pour se la faire violemment manger. Les regards ne trompaient pas. Tout passait dans les regards. Le non-dit portait parfois bien plus que ce que les mots pouvaient transmettre. Mais puisqu'il devait la penser trop stupide pour comprendre qu'il était courroucé, il avait repris en anglais, comme pour enfoncer le clou. Il l'insultait un peu au passage, lui rappelant encore une fois, encore une putain de fois, qu'elle était ici une étrangère, une invitée, et qu'elle ne serait jamais rien d'autre. Lui n'essayait pas de comprendre, pour le coup. Il était incapable de se mettre à sa place et à la place des siens - avait-il seulement essayé ? Avait-il seulement envie d'essayer ? C'était de vieilles colères qui profitaient de l'ouverture pour émerger, et soudain Murphy avait envie de se battre pour tout ce qu'elle avait accumulé dans des silences et sourires compréhensifs. Elle en avait marre d'essayer ; d'être la seule, tout le temps, à essayer. D'être la seule des deux à devoir se prouver constamment sans parvenir jamais à le faire. Avait-il seulement penser à elle, à sa place ? La considérait-il donc indigne d'une maison, d'un foyer, juste parce qu'elle en avait connu un autre avant le sien ? Elle était une nouvelle, une enfant qui devait tout réapprendre, même ce qui, à lui, paraissait évident depuis des décennies. Elle était une débarquée, une envahisseuse, elle pouvait le comprendre. Mais à trop le comprendre, à trop se mettre à sa place, elle en avait oublié que la pareille ne lui était pas interdite. Non, peut-être que cet équilibre ne lui convenait plus. Plus ce soir. Elle était une débarquée et une envahisseuse, mais elle n'était pas une colonisatrice. Ils n'étaient pas des colonisateurs. Eux, ils n'avaient pas eu le choix. C'était la survie qui les avait menés ici, avec les coûts qu'on connaissait. Même si ça ne lui servirait peut-être jamais, Elias n'avait jamais eu la curiosité d'elle, d'eux, de leur vie d'avant. A l'écouter, ils étaient nés quand ils étaient tombés ici. A l'écouter, ils n'étaient pas tout à fait humains, juste un peu trop stupides pour mériter autre chose qu'une forme de tolérance bien généreuse.

Oui, elle fulminait, Murphy, et elle pouvait voir qu'il en était de même de l'autre côté des flammes. Leurs colères s'abreuvaient l'une de l'autre et c'était le silence, royal et impardonnable, qui prenait à présent le relais. La brune croqua furieusement dans une baie, se forçant à reporter son regard sur les flammes vibrantes pour oublier celles du regard de son interlocuteur. Peut-être que si elle écoutait suffisamment le silence, elle allait finir par croire qu'il était serein. Pour l'instant, il était encore bien trop lourd, épais et opaque pour ça. Quand il reprit la parole, le sang ne fit qu'un tour. Ses prunelles se relevèrent vers lui, bouillantes, sa mâchoire serrée par toutes les réflexions qui lui étaient venues depuis que le contact avait été rompu. « Tu t'es trompé. C'est pas "rentrer" que tu voulais dire, c'est "dormir". » Elle répondit le plus calmement possible mais certaines intonations et mimiques ne trompaient pas. Il lui avait demandé de se casser alors que la nuit achevait de tomber. Il savait le danger de bouger la nuit. Il savait le danger de bouger de jour sur un terrain qu'on ne maîtrisait pas, comme les montagnes pour une Débarquée - à titre d'exemple aléatoire. Alors évoluer la nuit sur un terrain qu'on ne maîtrisait pas ? Il voulait l'envoyer à la mort pour un ego piqué. Et elle lui en voulait de se moquer de sa sécurité à ce point-là. Oui, elle s'était probablement trompée sur toute la ligne. Ils étaient passée d'une première rencontre de sauvetage en une sentence à mort à demi-mots. Il avait préféré la Murphy qu'il ne connaissait pas, à l'époque, à celle qu'il connaissait aujourd'hui. En fait, en plus d'être en colère, Murphy était un peu triste et blessée, mais elle se garderait bien de le lui dire - elle se gardait bien de se le dire à elle-même. Antarès, comme un parent qui voyait ses deux enfants s'engueuler, les avait observé discrètement avant de se lever pour s'installer plus loin, en attendant que l'orage passe. Mais l'orage passerait-il ? « Allez », lâcha-t-elle sèchement en sortant de son sac, un peu tremblante, sa petite couverture d'été. Elle cala le sac à côté d'elle et s'allongea sur le flanc, dos aux flammes et à lui. « C'est sympa de parler avec toi. Bonne nuit. » Avec un peu de chances il ne profiterait pas qu'elle ait le dos tourné pour la poignarder. Avec un peu de chances il ne profiterait pas de son sommeil pour l'achever. Mais en vérité, Murphy n'était même pas sûre de trouver le sommeil. Il était bien trop tôt dans la soirée, déjà ; et puis elle était trop furieuse, trop triste aussi, et elle savait déjà qu'elle allait ressasser l'échange et les reproches, les dits et les non-dits, et qu'elle allait finir par regretter certaines choses et en reprocher plus fort d'autres. Elle s'attendait, en fait, à ce qu'il lui tourne le dos. Puisqu'il n'était pas foutu de la faire quitter ses tendres montagnes - qui obtenaient plus d'empathie de lui qu'elle n'en serait jamais capable -, alors ce serait probablement lui qui quitterait ses côtés. Murphy devait l'admettre, elle était heureuse d'avoir Antarès à ses côtés. Une nuit douce était morte dans le silence de plomb, mais une autre ne faisait que commencer.
Elias Caroll
DATE D'INSCRIPTION : 20/01/2016 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Meeka MESSAGES : 1178 CELEBRITE : Tom Hardy COPYRIGHT : signa by beylin METIER/APTITUDES : guerrier TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 51
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le Mar 16 Juin 2020 - 11:20


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Remember we were building the sky ;
elias & Murphy


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]— Il est stupide de lui demander de rentrer parce qu’il ne le laisserait pas faire, ce ne serait pas possible. Elias, il voit bien que la nuit est tombée et que le danger est grand, autant faire attention et se méfier de la suite des choses, le but ici n’est pas non plus de créer des problèmes. Mais Elias est une grande gueule dans l’incapacité de faire les choses comme il faut. Il se braque, grogne, se montre un peu détestable et il ne peut absolument rien faire contre ça. Alors désormais, l’échange est froid, distant, il s’est modifié, a explosé. Il n’y peut rien si c’était plus fort que lui mais c’est déplaisant malgré tout ce qu’il pourrait en dire. Il regrette, autant le dire. Les mots lui ont échappé, bien entendu, parce qu’il est distant et froid, il ne supporte pas cette histoire mais il ne peut, par ailleurs, pas y faire grand chose non plus. Il hausse les épaules, quand elle le reprend pour prétendre qu’il s’est trompé de mots. C’est évident, ce n’est absolument pas à lui de faire une erreur de ce genre. C’est maladroit de sa part, bien entendu, et il n’a rien pu faire contre ça, il n’en a jamais eu envie non plus. Les choses se passent comme il se doit et il n’est donc pas vraiment nécessaire de chercher plus loin. Il s’est trompé, est devenu froid et il aurait sans doute été préférable pour lui de rester calme et de ne pas s’offusquer. Sans doute n’a-t-elle pas voulu se montrer déplaisante, oui, sans doute. Mais désormais, il est un peu trop tard pour qu’il puisse revenir en arrière d’une quelconque manière. Ce n’est guère ainsi que ça fonctionne.

Bien sûr, même si l’échange est devenu froid et déplaisant, il ne risque pas de partir, il ne va pas la laisser seule ici. Ce n’est même pas envisageable. Pour autant, il ne peut guère nier le fait que cette histoire soit compliquée. Il n’apprécie pas qu’on se mêle de sa vie, qu’on se mêle de ses problèmes et qu’on se permette de lui faire quelques conseils. Il n’apprécie pas qu’on se montre bienveillant peut-être, mais c’est une partie à laquelle il ne pense pas vraiment. Disons plutôt qu’il se braque dès qu’on se mêle de choses qui ne convient à personne. Il fait toujours attention à ce que son existence soit uniquement la sienne. Les conseils, il ne supporte pas ça, sans doute fait-il une erreur mais il n’a jamais été en mesure de faire autrement. Aujourd’hui, la situation devient un peu plus compliquée mais il ne peut guère y faire quoi que ce soit.

La nuit paraît désormais plus lourde, c’est vrai. Elias n’a pas vraiment pour intention de partir tout de suite, sans doute va-t-il se reposer à ses côtés et au petit matin, il finira par prendre la route et rentrer chez lui, uniquement lorsqu’il sera certain que Murphy est en sécurité. Il a certes une fierté déplacée, il n’en reste pas moins quelqu’un de responsable et de responsable et on ne pourra pas le lui reprocher ou lui en vouloir, également. Elias refuse de se prendre la tête davantage, mais la situation est comme elle est, et il n’est guère possible d’y faire quoi que ce soit. C’est une lourde difficulté étrange à laquelle il est difficile de réfléchir ou même de penser. Le fait qu’ils ne soient pas en mesure d’échanger correctement, ce n’est pas facile. Bien sûr qu’ils viennent d’essayer, ils viennent d’essayer mais ça n’a rien d’évident et il faut désormais tenter de faire attention. Ce n’est juste pas aussi simple que ça. Un soupir s’échappe de ses lèvres, alors qu’il la regarde s’allonger et qu’il ne sait pas vraiment quoi lui dire. D’ailleurs, il n’a pas vraiment envie de chercher plus loin. La situation est très bien comme ça, d’une certaine manière, pas besoin de chercher plus loin.

La situation sera toujours capable de s’arranger plus tard, mais là, maintenant, c’est une affaire un peu plus compliquée déjà. Pas la peine de chercher plus loin, ça ne servirait vraiment à rien, en réalité. Alors il garde le silence, refuse de s’excuser parce qu’elle s’est aussi lancée sur un sujet qui ne la concerne pas, elle est allée trop loin. Peut-être qu’il voit ça de la mauvaise manière mais il préfère se méfier, faire attention, il préfère se méfier.

Et au petit matin, il partit, avant même qu’elle ne se réveille, dans l’ombre, il se faufila. Et demain sera un autre jour pour les réconciliations…

TOPIC TERMINE.


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