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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Thémis, Lazuli MESSAGES : 430 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 200

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le Mar 16 Juil 2019 - 23:49
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Vas-y, pète les plombs, affronte tes démons, une fois pour toutes.
Maori & Chris


Here comes the sun

Au moment où elle avançait sa jambe, Maori eut le sentiment, l'évidence, que ça n'allait pas marcher. Cela ne l'empêcha pas de tenter tout de même ; de toute façon, la jambe était lancée, le mouvement amorcé. Retirer sa jambe maintenant, revenir sur sa décision, ce ne serait pas positif. Elle ne ferait que s'emmêler les pinceaux. Enfin, techniquement, c'est ce qui arriva lorsqu'elle décida de poursuivre son mouvement. Sa jambe s'emmêla avec celle de Chris, dansant un bref duel rapidement perdu par la jeune femme. Maori était bien trop petite, bien peu solide face à Chris. Elle était un poids plume, un little chicken comme son père aimait le dire, il y a bien longtemps. Il y a bien longtemps, également, qu'elle n'avait plus pensé à lui. Et, après lui, et en même temps aussi, ça avait été sa meilleure amie, sa cousine de cœur à défaut de sang, qui l'appelait ainsi. Ces deux êtres revinrent la hanter, au moment où le sol se rapprochait de son corps, et son corps du sol. Dans ce même instant, son esprit s'échappa, s'évada, et plongea dans une fournaise de souvenirs tous plus brûlants les uns que les autres. La main de fer de sa mère, le gant de velours de son père. Et ces images, qui avaient tourné en boucle dans son esprit, ces images, ou plutôt cette image. Toujours la même, mais un million de fois différente. Son père, la mort. Sans jamais vraiment savoir ce qui lui était arrivé. Le mieux ? Il avait juste... abandonné. Le pire ? Il était tombé sous les coups de sa mère. Le flou dans son esprit, un flou quelquefois salvateur, quelquefois douloureux, si douloureux... ! Maori ne se souvenait plus de ce qu'on lui avait dit. Ou même si on le lui avait dit.

« Des jours tranquilles je ne sais pas, mais avec quelqu'un oui. » La voix de Chris sortit brutalement Maori de ses pensées, dans un arrachement aussi ardent que la plongée l'avait été. A plat ventre sur le sol, les larges mains du garde posées sur ses poignets et maintenant ses bras contre le sol, le corps du garde plaquant son corps contre le sol, disparaissant presque sous la masse corporelle de l'homme, Maori faisait plus petite et plus fragile que jamais. Elle resta silencieuse, encore sous le choc de cette anamnèse involontaire. « Elle s'appelle Chiraz. » Ses yeux bruns reprirent un peu de vie, mais cette fois-ci le souvenir ne revint pas. Chiraz... Ce nom lui disait quelque chose, mais soit elle était trop embrouillée pour s'en souvenir, soit ce n'était pas quelqu'un qui l'avait marqué. « Et toi ? Tu es avec quelqu'un ou tu as quelqu'un en vue ? » Œil pour œil, dent pour dent, et femme pour femme. Une silhouette androgyne flotta un instant dans les prunelles de Maori, dont seul le sol du terrain d'entraînement fut témoin, puis elle disparut aussi vite, remplacée par d'autres figures indiscernables. Des formes floues pour qui regarderait dans ses yeux. Mais pour elle, des visages bien connus, des souvenirs bien vivaces, et des noms bien évidents. Maori serra la mâchoire, et grinça des dents. Non ! Ça suffisait ! Elle ne se laisserait pas avoir par sa propre ruse ! Elle ne laisserait pas ces souvenirs qu'elle repoussait depuis si longtemps l'envahir ! C'était le fait d'être ici, dans le camp des Odysséens, tout proche d'eux et pourtant à des années-lumière, qui les faisait remonter à la surface. Elle ne les laisserait pas faire ! Qu'ils restent dans les tréfonds de sa mémoire, ces scaphandriers de réminiscences, ces combinaisons de vestiges, ces masques de cicatrices ! Qu'ils y restent, ils y sont bien !

Sans répondre, une colère désespérée affluant dans ses muscles, les galvanisant et lui soufflant à l'oreille de ne pas la jouer fair-play, Maori se prépara. Diabolique, elle donna un brusque coup de rein, dans le seul but de soulever un peu Chris – elle ne se faisait pas d'illusion, elle ne pouvait pas le faire bouger par la force brute. La jeune femme réussit sa manœuvre, ce qui lui permit d'orienter sa jambe, et, brutalement de la remonter. L'avantage d'être petite, c'est qu'on avait plus facilement accès aux parties les plus douloureuses du corps humain. Du moins chez les hommes. C'était un coup bas, définitivement – littéralement – en dessous de la ceinture, mais ça comptait. A l'extérieur, sur un champ de bataille, elle n'hésiterait pas à l'utiliser, alors pourquoi s'en priver à l'entraînement ? Après tout, l'entraînement, c'était l'entraînement. La surprise ou la douleur, peu importait, obligea Chris à desserrer sa prise. Maori en profita aussitôt, et passa un bras derrière elle, appuyant avec une force incontrôlée sur le nerf dans son épaule, et se libéra en roulant sur le côté, la momentanée immobilité du bras du garde lui étant profitable. Maori, s'étant un peu éloignée, se redressa aussi sec, et se remit en garde, machinalement. Elle était devenue vicieuse, bien plus vicieuse, et n'hésitait plus à l'être. Tant pis pour l'honneur, ce n'était pas ça qui la sauverait. Les poings serrés devant elle, la garde en place, les yeux pourtant lointains. Maori sentait ses mémorables peines grimper le long de sa colonne vertébrale, venir agripper de leurs doigts empoisonnés et de leurs dents gâtées son hippocampe, tenter de le chevaucher dans les abysses de la mémoire. Déjà, elle se sentait presque glisser dans ce ravin, le souffle court. Les larmes perlant aux coins des yeux. De mémorables peines, disions-nous.
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Spoiler:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] j'espère que j'avais tout bien compris comme il faut Here comes the sun [Maori] - Page 2 2215546156 Je répondrai pour Ezra demain ou après-demain Here comes the sun [Maori] - Page 2 484338566
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Chris Wilson
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le Jeu 18 Juil 2019 - 10:52

Here comes the sun
Chris & Maori

« We do not remember days, we remember moments. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Aucune réponse donnée. Coup de rein donné qui me souleva à peine. Pensée qui traversait mon esprit. Une que je n'appréciais pas mais qui fut mis en l'oeuvre l'instant d'après lorsque sans aucune pitié, elle me donna un coup là où j'aurai préféré qu'elle ne le fasse pas. Grognement de douleur qui n'était pas feint. N'y étant pas allée de main mort c'était certain. A vrai dire, je ne m'étais pas attendue à ce qu'elle soit douce non plus. Là n'était pas le but. Certes le but n'était pas de tuer l'autre, mais l'idée ne restait pas de le ménager non plus. S'il fallait ménager chaque personne, alors il était certain que personne n'évoluerait, ni ne progresserait. Voulant justement voir de quel bois elle se chauffait, voulant voir de quoi elle était capable, comment elle agissait. Ce qu'elle me montrait. Et s'il était sympathique de changer d'adversaire pour ne pas perdre la main, il était vrai que j'aurai préféré qu'elle vise un autre endroit. Me relevant malgré la douleur qui s'était répandu dans mon entrejambe avec une grimace. Le calme qui laissait place à cette tempête qui s'amorçait. Décidant que j'avais été jusqu'alors trop gentil avec elle, même lorsque je voyais bien à son regard qu'elle se replongeait dans des souvenirs lointains, plus désagréables. Sentiment que je connaissais que celui de se rappeler des souvenirs plus violents. Pouvant voir de ma place que ses poings étaient serrés, que des larmes commençaient à perler au coin de ses yeux, rendant son regard plus brillant. Peut être aurais-je dû m'émouvoir. Sans doute qu'une partie de moi était en train de s'émouvoir, alors que je voulais m'assurer qu'elle aller bien. Connaissant le poids des souvenirs. Mais cette autre voix me soufflait dans la tête qu'elle venait juste de me porter un coup là où cela le faisait le plus mal, que ce serait de la pure bêtise d'être gentil en cet instant. Alors au lieu de m'émouvoir, je m'avançais d'elle avec un regard plus froid, plus calculateur. Des signes qui devenaient des marques de faiblesse, alors que désormais elle se trouvait sous la coupe des émotions.

Des émotions dont je me détachais alors que je profitais de cet instant où les souvenirs s'ancraient à elle pour attaquer de nouveau. Des poings pour rencontrer la chair. Forçant la jeune femme à reculer sous les assauts alors que j'enchaînais les mouvements pour ne lui laisser aucune prise, tout en prenant plus soin à ne pas m'exposer. Usant de la rapidité pour enchaîner les mouvements, pour qu'elle ne puisse à son tour prendre le dessus et viser au même endroit où elle avait visé auparavant. Ce qui était dérangeant. Si avec Seth, je savais que je ne serait pas inquiété par une telle attaque vicieuse, il n'était pas possible d'appliquer la même stratégie avec les femmes, ou plutôt avec Maori. Sans doute était-il vrai de penser que les femmes étaient plus vicieuses que les hommes, leur poison pouvant autant être leur arme. Poison qu'elle n'avait pas à disposition à la différence de son corps. Si elle se préoccupait de la traque, de la chasse, elle était autant apte à se battre alors que la colère lui servait aussi d'arme. Soit. La colère qui pouvait servir, alors que chacun puisait en soit pour trouver la force. Certains qui se battaient méthodiquement, froidement tandis que d'autres se battaient avec leurs émotions. Chacun qui avaient ses forces et faiblesses. Force que j'usais alors. La dépassant d'une tête, ce qui ne l'empêchait pas de se servir de sa petite taille comme elle l'avait fait auparavant, de la rapidité. Chaque personne qui devait découvrir ses forces et faiblesses, user sa silhouette pour la modeler en arme de guerre. Et si elle était une femme, là n'était non plus une raison d'émotion. Avantage ou délicatesse que je ne lui accordais pas. Sueur qui coulait le long du front, du corps dont je faisais fi dans le but de l'acculer. Comme un loup traquant sa proie. Tel un serpent prêt à fendre et frapper.

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le Jeu 18 Juil 2019 - 14:43
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Maori & Chris


Here comes the sun

Les souvenirs qui perçaient sous une carapace fragilisée sans raison, menaçaient de prendre l'ascendant sur la lucidité de Maori. Elle sentait une espèce de tourbillon à l'arrière de son crâne, un chaos, un tumulte qu'elle ne pourrait arrêter si jamais la dernière digue cédait. Elle n'avait aucune idée de ce que cette dernière digue pouvait être. Sa concentration sur l'entraînement s'était évaporée, envolée alors qu'à l'inverse un poids comprimait sa poitrine. Son petit cœur de hamster, qui battait à mille à l'heure, alors qu'elle ne s'était pas démenée plus que ça pour s'échapper de la prise de Chris. Ils n'étaient qu'au début de l'entraînement ; son cœur n'aurait pas dû s'affoler ainsi, aussi tôt. Ses yeux n'auraient pas dû se mettre à fouiller, à toute allure, dans tous les recoins de la pièce, à la recherche d'un échappatoire. Elle n'aurait pas dû ressembler à une bête traquée, acculée et sur le point de voir la mort venir. Le garde en face d'elle était devenu chasseur. Il était devenu elle, elle était devenue ses proies. Sensation nauséeuse, un parfum de dégoût dans la gorge. Chose qu'elle s'était toujours interdite de faire : imaginer ce que ça ferait, d'être la proie et non plus la chasseuse. Mais aujourd'hui, en cet instant, elle était la proie ; la proie de ses souvenirs, la proie de Chris dans une moindre mesure. Cet entraînement prenait des dimensions disproportionnées, avait des conséquences plus qu'inattendues, imprévisibles. Quelque chose en elle avait cédé ; avec la disparition de sa rancœur envers Chris, un gouffre s'était ouvert, un gouffre qu'il fallait remplir d'autre chose. Disparition trop subite, gouffre trop profond ; le recouvrir d'un tapis de feuilles de soulagement, ce n'était pas suffisant. Il fallait le remplir ; mais de quoi, elle ne le savait pas. C'était ce qui lui faisait défaut : si elle ne pouvait plus haïr Chris, de quoi remplissait-elle ce précipice de sentiments ? D'amitié ? Non, c'était beaucoup trop tôt. D'affection ? Toujours trop tôt. Après la rancœur trop présente, trop prégnante, il n'y avait rien de suffisamment puissant pour prendre la place laissée vacante, tout était trop faible, trop neuf.

Il y eut un changement dans l'air. Maori releva des yeux mouillés de larmes vers Chris, et croisa un regard plus féroce, plus prêt à en découdre qu'il n'y avait quelques instants. Le temps se figea un instant ; Chris en marche vers elle, levant ses poings au ralenti, une jambe en suspens ; Maori la tête à peine redressée, des perles au coin des yeux, des poings serrés mais sans conviction, des épaules baissées, comme défaitistes. Et, subitement, la douleur, le désespoir qui vibraient autour d'elle s'évaporèrent aussi rapidement que sa concentration quelques instants plus tôt. Et cette dernière revint, plus ardente, plus hargneuse qu'auparavant. Gros plan sur les lèvres de Maori : elles s'étirèrent en un sourire de loup, un sourire de prédateur. Le changement d'attitude de Chris s'était communiqué à elle : elle se redressa, raffermit ses poings. Visiblement, elle avait touché là où ça faisait mal, et il n'avait pas apprécié. Parfait. Elle remplacerait la rancœur par une hargne nouvelle, encore insoupçonnée, encore volage, sans but sur lequel fixer sa bouche de sangsue. Cela suffirait pour l'instant.

Le temps se déboucha, le ralenti s'arrêta, et la durée reprit son cours normal. Chris avança sur Maori, et se mit à porter ses coups, coups de poing. Maori releva sa garde pour protéger son visage et sa poitrine,  fut forcée de reculer. Le garde alternait les crochets et les directs, du droit et du gauche, sur le visage, les épaules et les côtes. Maori tint bon, contracta ses abdominaux, raidit ses biceps, épia par la fente entre ses avant-bras. Elle attendait le bon moment, et à chaque coup, elle continuait d'attendre. Jusqu'à ce moment où, alors qu'elle allait être vraiment acculée contre le mur, Chris prit un peu plus d'amplitude pour porter son coup, peut-être porté par l'envie d'en finir, d'atteindre un peu plus durement sa tempe ou de la déstabiliser pour définitivement prendre l'avantage. Peu importait ; Maori prit juste cet instant, ce coude relevé un peu plus, comme un signe qu'elle devait agir. Sans attendre, elle usa de sa petite taille : la jeune femme poussa sur la jambe gauche, pour prendre un peu d'élan, se laisser tomber sur le genou droit, profiter de ce léger élan gagné pour tournoyer, et frapper du poing droit l'arrière du genou gauche de Chris. Quitte à frapper, autant frapper là où ça faisait mal. Ce serait un bon mantra, non ? Maori se releva aussitôt, et chercha à enrouler son bras droit autour du cou du garde, son bras gauche autour de son épaule ; pour bloquer la respiration, pour bloquer les contre-attaques, et obtenir la victoire par forfait. Pas sûr que ça se passe comme prévu ; quand est-ce que les choses se passaient comme prévu, hein ?

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Chris Wilson
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le Jeu 18 Juil 2019 - 19:01

Here comes the sun
Chris & Maori

« We do not remember days, we remember moments. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La forçant à être acculée, la forçant à retirer sous les assauts. Elle n'avait d'autre choix que de tenter de maintenir sa garde, que de protéger son visage des coups qui pleuvaient. Elle reculait pas à pas alors que je l'y forçais, l'obligeant sans lui laisser le choix. Certains coups qui l'atteignirent la forçant à reculer de plus belle. Aucun n'ayant atteint son visage, ce qui ne voulait toutefois pas dire qu'à chaque seconde où elle avait le souffle coupé, où elle était obligée de reculer était un pas dans la bonne direction. Ses côtes qui prirent certains coups, parfois son épaule. Son visage qui fut épargné comme sa poitrine qu'elle protégeait. Des zones sensibles que chacun chargeait à protéger. Bien que dans son cas elle avait déjà frappée dans la zone où j'étais particulièrement vulnérable. Prêt désormais.

Et pouvant lire la hargne sur son visage alors qu'elle tempêtait. Cette même colère qui l'accompagnait lorsqu'elle s'était approchée de moi au campement. Cette même colère qui suivait son passage comme un nuage flottant au-dessus de sa tête, elle était là. Et cette colère, elle se déversait maintenant. Chaque coup donné était un coup où la colère était à l'oeuvre, usé comme une armée, usé comme du métal qu'on travaillerait pour en faire une arme. Cette même froideur qu'elle réveillait au sein de mon corps qui était à l'oeuvre alors que méthodiquement je la forçais à reculer sans pour autant dessiner un plan précis de mes coups. Ayant toujours assuré de rendre mes mouvements incertains. Des mouvements incertains qu'elle ne pouvait prédire, que je tentais qu'elle ne puisse pas prédire. Mais des mouvements incertains qui la caractérisaient aussi alors qu'elle était animée férocement. Deux prédateurs que nous étions alors, nous faisant face. Chacun qui ne voulait céder un pouce de terrain. Chaque coup restait permis comme à la guerre, comme en amour et même là sur ce terrain d'entraînement où j'attendais que telle une aiguille elle en vienne à passer à l'attaque.

Et à l'attaque elle y passait alors que je me préparait à porter un crochet à sa mâchoire. Un poing qui rencontrait le vide. Désarçonné pendant l'espace de quelques minutes, lui donnant l'opportunité de se saisir de cette faille, de s'infiltrer à l'intérieur. Vacillant alors qu'elle se laissait tomber sur le genou droit. Grognement de nouveau alors que chaque coup donné était autant vaillant. Plié alors que son poing frappé ensuite l'arrière de mon genou gauche. Tombant à genou alors qu'elle cherchait à enrouler son bras droit autour de mon cou tel un serpent se resserrant sur sa proie. Son bras gauche autour de mon épaule. Mais cette fois-ci au lieu de me laisser tomber en avant, je me laissais tomber en arrière. Conscient qu'elle était en-dessous, qu'elle serait écrasée sous le poids soudain et forcée à lâcher sa prise. Ce que j'attendais alors que la respiration se faisait plus courte mais qu'après je tombais en arrière. Souffle d'air repris. Bulle d'oxygène de nouveau gagnée alors que je roulais non moins sur le côté pour lui éviter de se retrouver totalement écrasée. Quand bien même elle pouvait porter des attaques violentes, je n'étais pas au point de vouloir la laisser s’asphyxier à sa différence. Ne tardant à me relever bien que conscient autant de la douleur irradiant dans les jambes. Un style de combat bien différent de celui de Seth, ou d'autres que j'affrontais. Mon regard qui se posait sur elle alors que je m'étais reculé pour reprendre mon souffle. Chacun qui avait subi les premières attaques. La douleur qui devait se répandre dans la partie supérieure de son corps à l'inverse. Conscient qu'elle se battait bien et un éclat de fierté alors qu'en effet, elle était douée. Si elle était désormais plus chargée de la traque, la pêche, elle savait toujours se battre.

Un sourire en coin alors que je reprenais la parole non sans la regarder se relever, sans me demander si elle n'était pas un peu sonnée. Ayant bien chuté sur elle, ayant bien reçu de pleine face comme un camion rempli autant que je m'étais dégagé rapidement pour lui épargner de finir aplatie contre le sol. En position de nouveau, en garde de nouveau au coeur de la pièce. « Tu sais que le but n'est pas de tuer hein ?! » Une note sarcastique. Peut être qu'il y avait encore une note de rancoeur de sa part suite à ma trahison mais je savais que ce n'était pas à cause de cela. Si elle s'était exprimée auparavant et était désormais fermée comme une huître, peut être le voudrait-elle de nouveau. Ayant visiblement besoin de s'exprimer, et ce trop plein d'émotions, d'hargne qui faisait qu'elle ne pourrait totalement gagné. « Tu veux en parler ? Tu sembles en avoir gros sur les épaules. » Une proposition inversée alors que je lui avais dans un premier proposé de se battre. Méthodes qui s'intercalaient dans un méli-mélo. Déstabilisant. Me guidant vers mon but. Regard ombragé que j'avais déjà connu. Des larmes que j'avais bien vu couler le long de son visage, preuve qu'elle pliait sous le poids des émotions. Et peut être ne le voudrait-elle pas, mais peut être était-il autant préférable qu'elle en vienne à se débarrasser de ce poids qui manquait de l'écraser, de l'étouffer. Un poids qui l'entraînait vers le bas. Un fardeau qu'elle continuait de porter sur les épaules mais qui l'épuisait à chaque pas réalisé.
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le Dim 21 Juil 2019 - 22:18
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Here comes the sun

La réaction de Chris ne se fit pas attendre, alors qu'il se laissa tomber sur le dos. Maori accompagna le mouvement, afin d'éviter de se blesser inutilement. Le poids de Chris l'écrasa, alors que ses épaules compressaient sa poitrine, lui coupant le souffle. La jeune femme retint sa respiration, desserra sa prise, le laissa filer, et la masse disparut. La charge avait été brève, mais intense, un véritable poids sur ses épaules. Maori put respirer, tandis que Chris roulait sur le côté et se relevait un peu plus loin. La jeune femme fit de même, mais de l'autre côté. Un genou sur le sol, elle prit le temps de reprendre son souffle, une respiration plus calme et donc plus endurante, les yeux néanmoins rivés sur Chris, au cas où il se déciderait à ne pas la laisser faire. Mais ce dernier se remit en garde sans s'avancer, lui laissa l'espace et le temps nécessaire. « Tu sais que le but n'est pas de tuer hein ?! » Sa voix qui résonnait dans la pièce, une pointe sarcastique dans ses paroles. Maori esquissa un nouveau sourire, un faux sourire pas vraiment amusé. « Je me suis laissée emporter. » répondit-elle simplement, sans s'excuser. Elle s'était tellement préparée à se battre, pour de vrai, dans un véritable scénario de vie ou de mort, que ce simple changement d'atmosphère et de partenaire avait déclenché son instinct de survivante. Elle n'était pas à l'aise ici, alors elle réagissait avec sa ténacité et son impulsivité habituelles.

« Tu veux en parler ? Tu sembles en avoir gros sur les épaules. » Maori se redressa, et détendit ses bras et ses épaules, avant de se remettre en garde. Elle sautilla un peu sur place, puis planta de nouveau ses pieds dans le sol, puis s'avança vers Chris. Cette fois-ci, ce serait à elle de mener l'assaut. Maori se recentra de nouveau, retrouva l'acuité des premiers instants de l'entraînement. Au moment où elle se dirigeait vers Chris, elle réfléchissait, pesait le pour et le contre de s'ouvrir à lui. Cela faisait cinq ans qu'elle était sur Terre, cinq années passées à ressasser ses derniers instants sur l'Odyssée, les regrets qu'elle s'était ensuite empêchés d'avoir. Elle ne voulait pas en parler, non. Mais elle en avait peut-être besoin. Maori souffla doucement, puis se lança, et porta quelques coups à Chris, alternant droite et gauche. Ses coups prirent un peu plus de profondeur, un peu plus de vitesse, alors qu'elle se mettait également à parler. « Tu m'as demandé si j'avais un visage en tête, au début. J'en ai trop. Mon père. (Un coup) Ma mère. (Un coup) Rebecka (Un coup) Amaya. (Un coup) Je ne veux pas savoir ce qu'ils sont devenus. Alors ne t'avise pas de me dire quoi que ce soit. » le menaça-t-elle. Et, afin de le priver de cette opportunité, elle lança une nouvelle attaque : arrêtant ses coups de poings, elle planta son talon gauche dans le sol, et leva sa jambe droite. Son pied se dirigea d'abord vers la taille de Chris, mais elle feinta, et, au dernier moment, le dirigea droit vers son épaule. Ce mouvement avait une double utilité : empêcher Chris de répondre, qu'il connaisse ou non ses proches, et l'empêcher elle d'y penser plus avant.
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le Ven 26 Juil 2019 - 14:00

Here comes the sun
Chris & Maori

« We do not remember days, we remember moments. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle ne s'excusa pas. N'attendant à ce qu'elle le fasse alors qu'elle reprenait la parole pour me répondre. « Je me suis laissée emporter. » Un hochement de tête alors que je la laissais s'approcher, mon visage concentré sur elle. La laissant cette fois-ci attaquer en premier autant que je lui proposais de parler si elle en ressentait le besoin. Les premiers coups qu'elle portait à droite et à gauche même plus rapidement facilement contrés. La forçant autant à enchaîner les mouvements alors que je restais concentré sur ses mouvements pour ne pas prendre un coup de ses poings. Tout comme elle l'avait fait, j'attendais la faille dans sa cuirasse.

Conscient qu'alors que ses mains, son corps était occupé sur un autre sujet, son esprit était libre de penser, de réfléchir. Préférant que trop souvent m'occuper les mains alors que je me laissais guider par un flot de pensée incongrue. Ce qu'elle faisait alors. Sa langue que je savais qui ne tarderait à se délier. Pour autant mon attention qui ne focalisait pas sur sa voix, sur son visage alors que tout mon corps restait en mouvement. Faisant un pas quand elle en faisait un et continuant de contrer ses attaques. Sur mes gardes mais non moins attentif alors que je comptais bien enregistrer chacun de ses mots dans mon esprit, dans ma mémoire. « Tu m'as demandé si j'avais un visage en tête, au début. J'en ai trop. Mon père. Ma mère. Rebecka Amaya. Je ne veux pas savoir ce qu'ils sont devenus. Alors ne t'avise pas de me dire quoi que ce soit. »

Une feinte qu'elle réalisait à la perfection et qu'un coup partiellement évité. Son pied qui frappait mon épaule mais en dépit de la douleur, j'attrapais sa jambe pour bloquer toute attaque mais surtout pour lui faire perdre cet équilibre précaire alors que je l'envoyais vers le sol, comme si elle aurait été une poupée de chiffon. Des noms, des personnes plus précisément qui lui portaient à coeur. Elle disait ne pas vouloir savoir ce qu'ils étaient devenus mais il était facile de lire sur son visage qu'elle voulait savoir, que ce fardeau la rongeait. Pourtant borné. Entêté comme pouvait l'être Rachel. Ne démordant de son idée. Et tout comme il lui avait faillit du temps avant de venir me trouver, de briser la glace, elle se trouvait dans la même situation. Elle disait vouloir m'éviter, la rancoeur là et pourtant là, en train de s'ouvrir, dévoilant sa vulnérabilité placardée derrière un masque de guerrière. Cette même vulnérabilité qui transperçait à chacun de ses mots, à chacun des coups qu'elle portait pour attaquer. Me demandant si elle craignait cette réponse. Ils étaient là pourtant tous proches. La vérité qui était à portée de main alors que j'avais même vu Amaya il y a peu. L'ayant vu la veille au soir. Ayant été toujours proche d'elle et la jeune femme qui n'avait pu que m'aider pour la construction de ma demeure, pour les plans. Son génie qui s'écrivait désormais, qu'elle pouvait laisser courir à sa libre guise.

Et mon regard qui restait posé sur elle alors que de nouveau je lui laissais de l'espace avant de reprendre la parole, note sarcastique perceptible dans ma voix. « Tu ne veux vraiment pas savoir ? » Me moquant légèrement d'elle, non méchamment mais elle savait tout comme moi qu'elle se mentait à elle-même. Elle ne voulait pas y penser c'était tout. Et je voulais la forcer dans ses retranchements. Un combat qui n'était pas cette fois-ci tant physique que mental. Le but qui n'était pas de la forcer à reculer, à se retrouver sur la défensive, acculée à un coin du terrain d'entraînement. Le but qui était de la forcer à faire sauter les verrous qu'elle avait posé dans sa tête, qu'elle gardait peut être pour une bonne cause mais qui faisait alors d'elle cette bombe à retardement en train d'exploser. Et moment de vulnérabilité dont je profitais pour attaquer de nouveau, pour la dévier autant de son cours de pensée alors que j'enchaînais de nouveau les poings. Enchaînant les attaques alors que de nouveau ma jambe partait en sa direction, puis mon poing en direction de sa mâchoire. Douleur extériorisé du mieux qu'elle pouvait. Une douleur qui n'était peut être pas alors extériorisée moralement mais autant physiquement. Et un combat amical auquel je comptais bientôt faire prendre fin alors qu'elle recherchait plus que je ne pouvais lui offrir. La paix qui ne pourrait pas être trouvée entièrement sur le terrain d'entraînement, non ce n'était pas la parfaite solution pour elle, pas la plus adaptée quand bien même la colère dont elle était pourvue disparaissait.

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le Sam 27 Juil 2019 - 12:35
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Vas-y, pète les plombs, affronte tes démons, une fois pour toutes.
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Une sorte de routine qui s'installait, Maori qui portait ses coups et Chris qui les parait, et même si elle variait il les parait. A vrai dire, elle ne cherchait pas alors à le déborder, alors qu'elle-même était sur le point d'être débordée par cette angoisse constante. Ce fut un temps de réflexion, d'ouverture, qui prit fin lorsqu'elle feinta. Une joie diabolique l'envahit, lorsque son pied heurta l'épaule de Chris, qui n'avait pu qu'amortir le choc. Maori était heureuse de voir que ses entraînements payaient. Cependant, elle se retrouva à terre, envoyée au sol par Chris sans effort. Sa petite taille lui avait fait défaut, de même que son poids plume ; et alors qu'elle voltait pour retomber durement sur son épaule, elle se sentait ainsi, telle une plume. Mais son vol n'eut rien de délicat, ni de gracieux, et elle ne se posa pas en douceur sur le sol. Un « Ouch. » et une grimace lui échappèrent, alors que la douleur dans son buste se ravivait, mais elle ne perdit pas de temps. Sa main s'appuya sur le sol, la redressa à peine, juste le temps pour elle de lancer sa jambe en arc-de-cercle, tout en sachant parfaitement qu'elle ne l'atteindrait pas. Ce n'était pas le but, loin de là, Maori ne visait que le temps gagné par ce geste. Sans attendre non plus, elle se releva, recula un peu pour se remettre en garde, alors que Chris reprenait la parole. « Tu ne veux vraiment pas savoir ? » Les yeux de la jeune femme se plissèrent, alors qu'elle envisageait toutes les possibilités. Pourquoi posait-il la question ? Cela voulait-il dire qu'elles étaient en vie, ces femmes si importantes pour elle ? Ou au contraire qu'elles étaient mortes, décédées dans le crash ou disparues dans l'océan ? Pourquoi insistait-il tant ? Que savait-il ?

Maori secoua légèrement la tête, s'empêcha d'y penser. « Non, je ne veux pas savoir. » Pas maintenant en tout cas, elle ne voulait pas savoir, elle refusait de savoir ! Quand bien même ces trois visages dansaient dans sa mémoire, leurs yeux leurs traits et leur chevelure, les parties de franche rigolade les disputes et les silences ; les moments passés ensemble, en somme. « Non, je ne veux pas savoir. » répéta-t-elle, un ton plus bas. Ils semblaient tous deux savoir qu'elle ne cherchait qu'à s'en convaincre. Mais pour l'instant, elle ne voulait pas savoir. Cette angoisse, cette peur, ce mauvais pressentiment, elle ne voulait pas le voir se vérifier. Elle avait plus peur de savoir que de l'angoisse de l'attente. Elle ne se sentirait peut-être jamais prête à connaître la réponse à ses questions, hormis peut-être dans un moment d'impulsivité dont elle était si coutumière. Maori se retrouva nez à nez avec les poings de Chris, et les para avec difficulté, prise de court dans son flot de pensées. La jeune femme arrêta de justesse sa jambe, mais ne put stopper son poing dans sa mâchoire. Elle tourna la tête juste avant, amortit la frappe des jointures sur son os, et utilisa le mouvement tournoyant que cela lui fit faire. Maori tourna sur le sol, prépara son poing et ce fut à elle de le diriger vers la mâchoire de Chris, jointures en avant, dos à lui, la tête à peine tournée pour le surveiller par-dessus son épaule.
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le Sam 27 Juil 2019 - 18:18

Here comes the sun
Chris & Maori

« We do not remember days, we remember moments. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Jambe qu'elle lançait en l'air qui n'atteignit pas sa cible. Ayant la délicatesse de la reculer pour la laisser se relever alors qu'elle venait simplement de faire un vol plané. Etant tombée sur le sol avec moins bien de douceur cette fois-ci alors que je ne l'avais réellement aidé à amortir sa chute. Il était certain que chacun allait repartir avec son lot de bleu malencontreusement. Un amont que je comptais néanmoins réduire et éviter un nombre augmentant de blessures. Là qui n'était le but si ce n'était de réduire à néant cette colère, cette rage qui vivait en elle. Douleur qui vivait toujours alors qu'elle pensait à ces proches, tentant de se convaincre qu'elle ne voulait pas savoir.

Vérité que je connaissais qui était autant tragique. Seule Amaya restait en vie. Sa mère et la fille qui avait dérobé son coeur, qui étaient morts. Etant morts lorsqu'une partie de l'odyssée s'était écrasée au coeur de l'océan. Vaisseau de ferrailles qui était tombé du ciel. Des morts il y en avait eu. Chagrin qui avait suivi alors qu'il avait fallut compter les morts et les survivants. Nouvelle que j'avais voulu lui transmettre plutôt. Nouvelle que je lui avais annoncé avant comme les premières fois que j'avais tenté de la rejoindre pour lui parler. Mais alors elle m'avait esquivé. Choix respecté. Sachant que je n'étais la seule personne qu'elle avait évité. Amaya aussi. La jeune femme qui m'en avait fait part. N'ayant pu lui fournir nulle assurance, nulle réponse alors que je ne connaissais pas alors véridiquement ses raisons. Des mots que je pourrai prononcer alors. Une nouvelle triste que je pourrai lui apporter. Ce qu'elle voulait en soit réellement savoir. Et un choix qui lui était offert. Refus de nouveau certifié alors qu'elle reprenait la parole plus vigoureusement. « Non, je ne veux pas savoir. » Un hochement de tête. Soit. Son choix. Elle ne faisait que retarder l'inévitable je le savais. Elle ne faisait que retarder la douleur qui viendrait tôt ou tard. Mais si elle voulait attendre encore un peu alors je ne pouvais que me taire pour le moment. « Non, je ne veux pas savoir. » Un murmure plus bas. Cherchant à se convaincre qu'elle ne le voulait. La vérité qui n'était là. Note de compassion qui passait dans mon regard pour la jolie brune qui avait perdu beaucoup. Elle avait perdu comme de nombreux sur ces terres, mais heureusement elle était encore en vie, là. Toujours là en train de se battre et prête à se défendre.

Un combat dans laquelle elle se perdait de nouveau comme je pouvais le voir. S'y perdant pour éviter de penser. Un sentiment que je comprenais que trop bien. Ayant fait de même mainte fois. Le combat pour oublier, pour canaliser la rage et la colère, pour faire disparaître la peine. Poing qui craquait contre sa mâchoire bien que la douleur resterait là, visible bel et bien. Mouvement amorti et poing qui fusait en direction de ma mâchoire à son tour. Poing que je ne réussissais à éviter non plus. Le goût du sang en bouche. Et j'en venais à m'écarter d'elle, reculant de quelques pas. « Ok, c'est assez pour aujourd'hui. » Un combat que j'annonçais terminer alors que je reculais sans plus attendre, sans lui laisser plus de temps de protester ou d'attaquer. La laissant planter là au centre du terrain d'entraînement. Souffle que je lui permettais de reprendre. Elle avait toujours sur quoi travailler. Elle avait pu oublier un peu, mais pas encore assez. Et je ne pouvais que me rendre auprès de mon sac pour attraper la bouteille d'eau que j'avais précédemment entamée si ce n'était une autre pleine. Une autre bouteille. De nouveau près d'elle avant que je n'en vienne à lui lancer, conscient qu'elle ne pourrait que rattraper cette même bouteille d'eau. Un regard critique posé sur sa silhouette alors que j'évaluais ses blessures avant de reprendre la parole. « Il faut qu'on soulage cela, évite que la douleur puisse se répandre. » Marques qui resteraient pour le moment, mais qui disparaîtraient au fil des jours. « Est-ce que tu veux manger quelque chose aussi ? » Proposition amicale, comme avant. Simple proposition pour qu'elle reprenne aussi des forces. Comme si de rien n'était, comme si elle n'avait pas beaucoup dans son esprit en ce moment. Ayant beaucoup en tête à penser malheureusement.
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le Sam 27 Juil 2019 - 19:06
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Un bref moment de perdition, la spirale des visages qui bloquait sa vision, et le retour brutal à la réalité quand son poing heurta la mâchoire de Chris, lui fendit la lèvre. Et surtout, quand la douleur explosa depuis ses jointures, remonta, faisceau nerveux ébranlé, quasiment jusqu'à son épaule, et que là la douleur se poursuivit parce qu'elle réveilla la perverse souffrance de sa clavicule qui profita de l'occasion pour se rappeler à elle. Alors qu'elle ne l'avait pas oubliée. Maori qui reculait d'un bond, le poing desserré, les lèvres au contraire pincées en une furtive grimace de douleur, qu'elle s'autorisa ensuite à exprimer lorsque Chris signala la fin de l'entraînement. « Ok, c'est assez pour aujourd'hui. » Maori acquiesça, alors qu'il s'éloignait déjà, visiblement pressé de s'éloigner d'elle et de mettre au clair qu'il avait assez pris de coups pour aujourd'hui. Un mince sourire éclaira le visage de la jeune femme, alors qu'elle envisageait fortement de le taquiner avec son retrait rapide, pour ne pas dire précipité, puis elle grimaça lorsque la douleur vint encore une fois se rappeler à elle. Alors qu'elle ne l'avait toujours pas oubliée.

Encore sur le terrain d'entraînement, Maori reprit son souffle, lentes inspirations et expirations, et passa ses mains dans ses cheveux, replaça distraitement quelques mèches échappées derrière ses oreilles. Elle sentit dans le sol les vibrations des pas de Chris, un peu plus proches, et elle se tourna vers lui peu de temps avant qu'il lui lance une bouteille d'eau qu'elle rattrapa habilement de la main gauche, laissant la droite se reposer. Mais elle fut obligée de plier les doigts pour déboucher le récipient, avant de boire une bonne gorgée. « Il faut qu'on soulage cela, évite que la douleur puisse se répandre. » Maori haussa les épaules, une douleur sourde commençait à pulser de ses épaules à ses doigts, et au niveau de sa mâchoire. Elle avait de la chance, ses jambes étaient épargnées. Néanmoins, elle aurait quelques bleus d'ici un ou deux jours, et probablement quelques courbatures aussi. Ni les uns ni les autres ne l'avaient jamais dérangée auparavant, ce ne serait pas aujourd'hui que ça commencerait. Il était rare qu'elle les soigne cependant, préférant la jouer à la dure sur l'Odyssée, n'ayant pas forcément le matériel nécessaire sur Terre. « Ça ne me dérange pas. » se contenta-t-elle de répondre, presque désabusée ou blasée. Elle avait vu pire que quelques hématomes, et la douleur avait au moins le mérite d'être une piqûre de rappel sur ses capacités et ses limites. Rien de mieux pour qu'elle redouble d'attention lors de ses prochaines sorties.

« Est-ce que tu veux manger quelque chose aussi ? » Bonne question. La jeune femme hésita, sonda son corps et son esprit. Question à prendre au sérieux, même si les temps de privation étaient loin. Avait-elle seulement le temps de manger ? Maori but une nouvelle gorgée d'eau, puis la reboucha et la rendit à Chris. Elle avait senti qu'il n'y avait rien de caché derrière sa proposition, juste la volonté de passer un peu plus de temps avec elle. Il n'allait pas la pousser à reconnaître qu'elle voulait effectivement savoir ce qu'il était advenu des femmes de sa vie, et elle ne l'en respectait que davantage. Cependant, Maori secoua la tête, et refusa l'offre : « Merci, mais je pense que mes camarades ont fini. Je vais aller les rejoindre et rentrer au camp. » Elle enfonça ses mains dans les poches, et lui offrit un léger sourire, un peu goguenard néanmoins : « C'était sympa. Surtout la partie où je te tape dans les gosses. »
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le Dim 28 Juil 2019 - 20:10

Here comes the sun
Chris & Maori

« We do not remember days, we remember moments. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Entraînement terminé. Ou plutôt un combat amical auquel j'avais préféré mettre fin. Conscient que j'avais bien fait. Me demandant autant si j'avais adopté la même méthode avec la jeune femme. Il n'était pas facile d'inviter les gens à se livrer, il semblait encore plus difficile de les aider quand ils allaient mal. Il était difficile d'aider Rachel et il était autant difficile d'aider Maori. Elles étaient compliquées. Chacune ayant désormais l'habitude de se renfermer sur elle même. Maori qui était peut être d'autant plus renfermée. Conscient qu'elle retardait l'échéance concernant les nouvelles que j'avais à lui communiquer sur sa famille. Il n'y aurait jamais de bon moment, c'était certain. Il n'y aurait jamais de bon moment pour annoncer la nouvelle, pour lui apprendre leurs décès. Et je ne pouvais qu'espérer aussi qu'elle avait du monde autour d'elle à son campement. Ce que je ne savais pas. Ayant tenté de me rapprocher d'elle, de garder un oeil sur elle mais mon attention focalisait récemment avant tout sur Rachel. La jeune femme qui avait voulu garder ses distances, ce que j'avais respecté. Une distance désormais brisée. Et chacun qui avait ses problèmes, son fardeau à porter sur ses épaules, ses démons. Ce qui ne voulait pas dire que je ne me sentais pas responsable. Au contraire, je me sentais responsable toujours d'eux. Ils avaient été envoyé ici sans aide. Décision face à laquelle je n'aurai rien pu faire. Personne qui n'était au courant. Mais maintenant nous étions là. Peut être que dans ma tête m'assurer qu'ils allaient bien, garder un oeil sur eux était une alternative. Peut être était-ce un moyen non pas de soulager ma conscience, mais de faire un peu de bien. Car la vérité était que je tenais à eux. Me souciant d'eux réellement. Certains qui étaient des amis, part de ma famille. Il était certain qu'ils étaient plus que de simples criminels quand bien même j'étais un soldat, quand bien même je pouvais suivre la loi et aussi la trahir derrière. Mon regard qui s'était de nouveau posé sur elle alors que j'espérai en effet qu'elle trouverait le moyen d'évacuer cette douleur, qu'elle était aussi entourée là-bas. Pensée qui traversait mon esprit d'en parler à Rachel, même Raya, de voir si elles se connaissaient.

Et bouteille d'eau que je lui envoyais pour qu'elle puisse s'hydrater non sans jeter un regard critique à ces hématomes. Les dégâts qui auraient pu être plus violent des deux côtés. N'étant la première fois que j'avais pu me rendre à l'infirmerie. Sourire qui effleurait mes lèvres. Chiraz qui était là-bas d'autant. Ces moments où nous nous retrouvions, ces échappées alors que j'imaginais en effet emmener à la jolie brune faire un rapide check-up à l'infirmerie. Par précaution. Proposition aussi faite qu'elle puisse s'arrêter pour manger un morceau avant de retrouver les siens. Néanmoins le hochement de tête horizontal qui me faisait comprendre sa réponse avant qu'elle n'en vienne à reprendre les paroles. « Merci, mais je pense que mes camarades ont fini. Je vais aller les rejoindre et rentrer au camp. » Un hochement de tête. « Je t'emmène quand même vite fait à l'infirmerie avant puis je te laisse filer. » Un devoir. Voulant aussi m'assurer qu'elle n'aller pas retourner vers ses camarades comme elle disait avec un morceau de bras en moins. « C'était sympa. Surtout la partie où je te tape dans les gosses. » Les coins de ma bouche qui se redressaient légèrement alors que je reprenais la parole. « Je doute t'en être reconnaissant pour cela mais cela m'a fait plaisir aussi de te revoir. » M'ayant fait plaisir qu'elle ait fait un pas en avant, même ce combat amical plutôt déchaîne qui avait laissé ses coups. Certes un détail que j'aurai préféré qu'elle ait sortie de sa tête, de son esprit mais là n'était le cas. L'image rappelée dans mon cerveau autant que la douleur. Conséquence moins favorable de cette rencontre, sans doute la seule. Et l'entraînant ensuite vers l'infirmerie pour qu'elle en vienne après à rejoindre les autres.

End
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