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Meeka Standen
DATE D'INSCRIPTION : 29/01/2017 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Elias MESSAGES : 580 CELEBRITE : Katheryn Winnick COPYRIGHT : ava by dandelion METIER/APTITUDES : Forgeron qui bricole aussi le bois TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 0
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le Jeu 30 Mai 2019 - 19:34
Croisée de chemins, une petite clairière bien entourée. Les torches sont allumées mais la lumière du jour suffit pour tout éclairer ici. Le stand de Meeka n’est pas très grand, elle n’a pas voulu se tracasser, elle n’a pas estimé nécessaire d’avoir trop d’affaires. Elle ne veut pas donner l’impression d’avoir trop d’armes, elle ne veut pas se montrer hostile. Oh, bien sûr que ce n’est pas son intention et bien sûr qu’il serait étrange de voir les choses ainsi. Pourtant, elle ne veut pas donner une trop mauvaise image de tout ça. Elle veut bien faire, sans doute un peu trop d’ailleurs mais qu’est-ce qu’elle y peut ? En réalité, la blonde n’a pas envie de se tracasser pour aussi peu de choses mais elle sait que c’est nécessaire. L’entente entre les tribus évolue, prend une tournure plaisante. Mais ça reste fragile et elle s’en inquiète. Là où tout semble lumineux, une part obscure continue de rester non loin de là. Elle ne sait pas ce qu’il faut en penser mais hors de question pour elle de provoquer un quelconque conflit bancal et maladroit. Mais elle panique pour peu de choses, se soucie de bien des points ridicules. Il faut à tout prix qu’elle se mette en tête que le conflit n’est pas tant une catastrophe que ça et ça n’a strictement rien de facile.

Elle observe ses affaires et finit par lever le nez lorsqu’un homme se glisse devant elle. Elle sourit, reste polie mais ne prononce pas le moindre mot. Ne pas le brusquer, ne pas lui donner envie de fuir. Elle ne sait pas. Elle n’a rien de timide mais parfois elle est maladroite. Elle peut blesser alors elle se mord la joue, elle garde le silence. Assise et assez bien installée, elle regarde une nouvelle fois autour d’elle. Qu’il prenne son temps mais c’est vrai que le rouge monte aux joues de la blonde. Il regarde avec envie, avec plaisir et elle en a besoin. C’est pour ce genre de regard qu’elle fait tout ça. Ces objets en bois, ces petits animaux, ces armes et elle en passe. Elle éprouve le besoin de faire des choses de construire des trucs et de voir le regard des gens par la suite. Ce n’est pas toujours le regard qu’elle veut voir, essuyant des instants d’indifférence pures mais elle ne peut rien y faire. Comment pourrait-elle pousser les gens à s’intéresser à elle quand ce n’est pas ce qu’ils veulent ? Ils n’ont pas toujours le temps, l’envie ou un quelconque intérêt pour elle et elle s’en contente. Elle ne peut pas plaire à tout le monde en tant que personne déjà, donc ça ne peut pas s’arranger pour ses objets. Tant pis, tant mieux, comment savoir ?

Il s’attarde quelques minutes mais son stand n’est pas le seul. Peut-être qu’il reviendra plus tard, peut-être qu’il ne reviendra pas. Elle ne sait pas et elle n’a pas vraiment envie de s’intéresser à tout ça, pas envie de s’attarder sur lui et de lui donner l’impression de le harceler. Bon, okay, une nouvelle fois, elle se pose beaucoup trop de question. Elle ne vient jamais au Duty-Free en réalité. C’est peut-être pour cette raison qu’elle n’est pas très à l’aise. Il n’y a pas beaucoup de passage et on ne sait pas trop comment réagir quand il y en a. Ce n’est pas facile.

Il est grand temps pour elle de faire une pause en tout cas. Elle tasse un peu tout dans un coin, jette un coup d’oeil à son voisin qui s’est proposé tout à l’heure de surveiller ses affaires et il lui sourit. Tant mieux, elle ne se voit pas tout ranger tout de suite alors qu’elle finira par partir d’ici quelques heures à peine. Un peu plus loin, alors que marcher lui fait du bien et lui permet de prendre un peu d’air, elle réalise que l’homme de tout à l’heure est là, un peu plus loin, à observer une jolie fleur.

Oui mais pas n’importe laquelle, une plante qu’on ne doit pas approcher, qu’on ne doit pas trop sentir et qu’il ne faut surtout pas toucher. Son nom lui échappe alors qu’elle tente vainement de s’en souvenir et de recoller les syllabes entre-elles. Mais elle n’essaie pas longtemps. Le plus important n’est pas de se souvenir du nom, c’est de lui dire de ne pas la toucher. Ne pas le brusquer, pour qu’il ne sursaute pas et que sa main n’entre pas en contact avec la plante. Se mettre dans son champ de vision, oui, ça semble être une bonne idée alors elle marche, se glisse en face de lui et se montre bien comme il faut. Oui c’est mieux comme ça, elle en est convaincue. Puisqu’il vient du ciel, il a forcément quelques lacunes vis à vis des plantes d’ici. Il faut dire que certaines d’entres elles ont évolué d’une bien étrange façon après les problèmes de radioactivité. Alors parfois, certaines choses inoffensives sont devenus mortelles. C’est le cas ici. Et visiblement, il n’est pas au courant. " Il ne faut pas toucher cette plante, elle est mortelle. ". Sa voix est douce et rassurante. Mais dans le fond, elle s’inquiète un peu. En réalité, le problème, c’est qu’elle ne sait pas ce qu’il faudra faire s’il y touche. S’il est empoisonné, elle ne pourra pas le sauver.

Bordel, pourquoi est-elle aussi stressée aujourd’hui ?
Leary Wrath
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le Mar 9 Juil 2019 - 21:48
Leary était un rêveur et le duty-free était devenu son nouveau terrain de jeu. Il adorait y passer du temps avec des amis ou seul. Même s’il y avait des heures de marche et que souvent, il ne rentrait pas le soir au camp, cela lui importait peu. Il était parti bien tôt ce jour-là, seul. Il connaissait le trajet par cœur. L’été était là, la nature était réveillée et le trajet fut idéal pour faire les plus belles observations. Armé de son petit carnet, il faisait des croquis, prenait des notes. Il prit plus de temps que prévu pour arriver au camp, mais pas grave au final. Leary arriva soulagé au duty-free. Il alla troquer pour manger un petit quelque chose avant de se balader de stand en stand. Il cherchait ce qu’il y avait de neuf. Oh bien sûr depuis la dernière fois qu’il était venu, il y avait des nouveautés fascinantes. Il passa devant un stand d’une femme qui ne parlait pas, semblait timide. Leary fit l’effort de ne pas parler en anglais, mais dans la langue du continent. « Bonjour. » Il admira les objets en bois, les petits animaux, les armes. Il avait les yeux qui brillaient comme ceux d’un enfant. Il ne sut pas vraiment s’il devait la complimenter. Il n’arrivait pas vraiment à décoller du stand. Le scientifique resta de longues minutes à observer en silence.

Il partit sans demander son reste, rêveur. Il alla voguer de stand en stand, toujours plus fasciné. Parfois, il se demandait bien comment troquer de telles merveilles alors qu’il ne possédait rien de fabuleux. Assurément, cela demandait de l’imagination et des efforts. Leary avait toujours un peu d’amertume quand il venait ici, car il ne pouvait pas prendre tout ce qui lui passait par la tête et c’était bien normal. Il réfléchissait encore où il irait dormir, assis sur un tronc d’arbre mort. Ses pensées voguaient au loin. Son regard clair fut alors attiré par une fleur de toute beauté et il s’en approcha. Le scientifique la regarda, colorée, envoûtante, cette fleur appelait aux caresses. Il tendit la main, quand soudainement, une silhouette se dessina devant lui. Leary, accroupis comme le rêveur qu’il était, stoppa à temps son geste, ignorant le danger qu’il avait couru. « Les apparences sont trompeuses alors. » Dit-il avec un sourire naïf. Il se redressa et recula de quelques pas comme si cela pouvait le protéger de la plante. Il se gratta la tête, gêné. « Heureusement que vous étiez là, merci infiniment. » Souffla-t-il avec joie. Il sentit son ventre gargouiller en signe de protestation du temps qui s’était écoulé depuis le précédent repas. C’était fou comme rêver pouvait lui faire oublier ses besoins vitaux.

« Vous voulez manger avec moi ? Je dois avoir des fruits dans mon sac. » Des pommes et des baies qu’il avait pu troquer. L’homme ramassa son sac laissé un peu à côté, sans tenir compte des voleurs qui pouvaient traîner par là et ne lui vouloir que du mal. Malgré son âge, son expérience de vie était très différente qu’un terrien. Leary sentit sa main droite lui piquer. Malgré le bandage autour de sa main, il avait toujours des douleurs, vestige d’une blessure mal-soignée. Les tremblements n’étaient guère forts aujourd’hui, mais parfois, cela pouvait vraiment être handicapant. Il était clairement dans une bonne journée. Il se souvenait bien de la femme et surtout, de son stand fascinant. « Je voulais savoir, ce qu’il y avait sur votre stand, c’est tout vous qui avez fait ? » Le brun s’était assis, le regard fasciné posé sur la femme dont il ignorait tout. Il était content de parler à une possible artisane. Il avait tant de questions qui lui brûlaient de poser, mais il se retenait de le faire. Il ne voulait pas paraître trop envahissant.
Meeka Standen
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le Mar 23 Juil 2019 - 11:20
Le stress qui monte quand elle est en contact avec le peuple du ciel est un peu perturbant, c’est vrai. Il faut dire que la jeune blonde a toujours peur de faire une erreur, peur de se voir foutre le bordel et provoquer des situations déplacées aux lourdes conséquences. Le genre de chose qu’il est bien souvent préférable d’éviter. Mais on ne fait pas toujours tout ce qu’on veut. Il faudrait vraiment qu’elle arrête de faire des erreurs, ou en tout cas, il faudrait qu’elle arrête de laisser entendre que tout va bien ou que tout ne va pas bien. Ce n’est jamais facile, en fin de compte. Il faudrait juste qu’elle soit capable de comprendre qu’il ne lui arrivera sans doute rien parce que ce n’est pas avec quelques mots et quelques gestes qu’on provoque une nouvelle guerre. Bien sûr que c’est plus facile à dire qu’à faire. Ca n’a jamais été différent. Mais en parallèle à cela, les choses sont un peu plus compliquées. Elle a peur de fauter, de dire la phrase de trop et de rompre un peu ce qui a été accompli jusque là. En réalité, la blonde est un peu trop excitée par tout ça. Se rendre au duty free, c’est une manière de faire connaître ce qu’elle fait et en même temps, c’est une manière de découvrir ces gens aussi, de leurs parler et de sympathiser aussi. Elle en connaît quelques uns mais elle regrette de ne pas en connaître suffisamment. Elle trouve ça dommage. L’idée même de ne pas les connaître, de ne pas en savoir plus sur ce dont ils sont capables ou sur ce qu’ils ont pu faire par le passé. Les choses ne sont pas évidentes mais elle comprend que ça n’ait rien de facile. Mais à force de trop vouloir en savoir, on se rend facilement compte que ce n’est pas aussi simple que ça. Justement, on réalise avec une facilité déconcertante que la curiosité peut entraîner un comportement un peu trop enjoué. Et stupide.

Sauf qu’on oublie parfois qu’ils viennent de loin. On oublie qu’ils ne savent pas forcément tout sur cette île. Certaines choses s’écroulent, tombent et changent sans qu’on ne puisse y faire grand chose. Mais on reprend conscience de la réalité grâce à certaines choses. Cet homme, face à cette plante toxique, il lui rappelle que les choses ne se passent pas toujours comme il le faudrait et que par moment, c’est même tout le contraire qui se produit. Dans la situation actuelle, rien n’est facile. Mais c’est bien aussi. Mine de rien, on réalise avec une aisance sans nom que la situation est plus adéquate et supportable. Mais les choses ne sont pas toujours évidentes.

En tout cas, il a parfaitement raison. Les apparences sont souvent trompeuses. On ne peut jamais se fier à quelqu’un, à une apparence ou autre chose. Il n’est jamais possible de faire les choses comme on le voudrait. Très souvent, c’est même plus compliqué que ça. Pour tout dire, même à Meeka il arrive parfois de se tromper. L’erreur est humaine et on ne parvient pas toujours à faire les choses comme il le faudrait. Souvent, les erreurs arrivent suite à un manque d’attention. Surtout pour les peuples qui ont toujours vécu ici. Il y a des centaines de plantes différentes, des odeurs proches et pourtant si éloignées. Mais au moins, ça lui permet de prendre conscience qu’ils ne sont pas tout à fait prêt à vivre ici. Ils ne prennent pas toujours les bonnes décisions, ou parfois, ils en prennent trop de mauvaises. C‘est une affaire un peu compliquée. Mais il n’y a rien à faire contre ça. Rien à en dire, rien à ajouter. Les choses se passent… Comme elles doivent se passer et il n’y a rien d’autre à ajouter. " Oui, il faut toujours se méfier. A moins de les connaître, il ne faut pas s’en approcher. ". C’est bel et bien ça le problème. Quand on ne sait pas, il vaut mieux se méfier, faire attention et ne surtout pas s’approcher de certaines choses. Rien n’est jamais facile, en fin de compte. Mais il est bon de faire attention et de se méfier. Meeka le sait, elle a été malade plus d’une fois à cause d’une mauvaise plante. Mais le pire dans tout ça, c’est que finalement… Elle a eu beaucoup de chances dans son malheur. Les choses auraient pu être bien pires, mine de rien.

Il la remercie et cela la fait sourire. Il est vrai qu’il aurait pu l’accuser de tous les maux. Il aurait pu lui reprocher de ne pas être digne de confiance ou tout autre chose de ce genre. Les choses ne sont jamais évidentes. Elle est contente en tout cas de l’avoir aidé. En plus de ça, et c’est un parfait petit bonus, il n’est vraiment pas désagréable à regarder. Mais encore une fois, c’est vraiment un parfait bonus et même s’il avait été immonde, elle ne l’aurait pas laissé mourir. Pas juste comme ça, aussi bêtement. Parce que c’est un peu de ça qu’il s’agit finalement. Oh, bien sûr que ça peut arriver à tout le monde mais… Bon, ce n’est pas une mort très honorable pour autant. " Ce n’est rien. Je n’allais quand même pas vous laisser mourir. "

Lorsqu’il lui propose de manger avec elle, elle est touchée et en même temps, elle ne cache pas que cela l’amuse et la fait rire. Sans doute oui, cela peut être assez mal pris. Mais en même temps, un homme qui a failli se faire tuer par une plante propose de partager son repas. Ca n’a rien de vraiment très rassurant, là, vu comme ça. C’est justement ce trait qu’elle trouve relativement drôle. Mais évidemment, elle ne va quand même pas se contenter de rire dans son coin sans lui donner une explication. En plus, elle se moque mais c’est gentiment. Son but n’est vraiment pas de le blesser. " Uniquement s’il n’y a rien de toxique dans ce que vous me proposez ! Mais c’est avec plaisir que j’accepte l’invitation. ". Clairement oui. Parce qu’il semble être d’assez bonne compagnie et qu’il serait stupide de sa part de ne pas apprécier l’instant. Ces moments avec le peuple du ciel se font rares et elle apprécie les échanges qu’ils peuvent être amenés à avoir ensemble.

Elle remarque le pansement sur sa main, se demande ce qu’il a pu faire, ce qui a pu lui arriver. Il semble encore en souffrir en tout cas, peut-être que ce n’est pas assez bien soigné ? " Vous semblez avoir mal à la main. Voulez-vous que j’y jette un coup d’oeil ? ". Il pourrait très bien refuser, lui reprocher de se mêler de ce qui ne la regarde pas et elle ne pourrait même pas lui en vouloir pour ça. Elle comprendrait aisément. Même s’il peut s’être infecté et qu’il est préférable de regarder avant que ça ne puisse empirer d’une quelconque façon.

La situation glisse vers son stand à elle, alors qu’il lui demande si c’est elle qui a tout fait. Il faut dire qu’on peut se poser la question c’est vrai. A côté des armes, qui peuvent amener un sujet un peu plus dur et brut, la finesse de ses figurines peut laisser entendre que ce n’est pas elle qui a fait le reste. Ce n’est pas toujours facile et il faut juste savoir faire avec ce qu’on a. Meeka est fière de tout ce qu’elle produit. D’ailleurs, elle aime aussi attirer la curiosité des autres et leurs regards plein d’interrogations et d’intérêts. Elle aime qu’on s’intéresse à ses oeuvres, à son travail. Il n’y a rien de mieux à ses yeux que de voir les autres s’intéresser à ce qu’elle fait. " Oui, je sais que les figurines et les armes sont assez différentes mais c’est bel et bien moi qui ait tout fait. Cela vous plaît ? "
Leary Wrath
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le Sam 10 Aoû 2019 - 9:18
Leary ne se méfiait pas assez, il était trop curieux. « Vous n’aimeriez pas me voir dans la nature alors. » Normalement, il restait loin des plantes, plus fasciné par les animaux que la flore. Mais là, cette plante avait piqué son intérêt. Il imaginait que c’était son but pour tuer les vivants autour d’elle. Il devrait se montrer plus prudent sinon il risquait vraiment d’y passer dans quelques jours et il ne pourrait s’y prendre qu’à lui-même, ou pas. Il ne prenait pas mal le conseil de Meeka, il appréciait qu’elle l’avertisse. Leary se fit la note mentale de faire un croquis de cette plante pour ne jamais oublier sa dangerosité. Elle aurait pu le laisser mourir, personne n’en aurait rien su. L’odysséen était rêveur, naïf, mais pas trop. Il avait conscience que ce n’était pas l’amour fou avec les terriens malgré les traités, malgré le duty-free. Il y aurait toujours des natifs contre eux et contrariés. Cela arrivait et c’était ainsi. Il décida de ne pas en rajouter une couche car il était suffisamment reconnaissant. Il proposa de la nourriture à la femme et fut étonnée de l’entendre rire. Le brun se demanda ce qu’il avait dit d’aussi drôle. Il ne se vexa pas car ce n’était pas dans son tempérament de se vexer pour si peu.

Son explication ne manqua pas de le faire sourire et il comprenait à présent pourquoi elle avait autant ri. C’était vrai qu’il y avait de quoi rire quand on savait qu’une plante aurait pu le tuer. On pourrait douter de ce qu’il consommait et comment il faisait pour rester en vie depuis son atterrissage ici. « Je crois que je m’en sors mieux avec la nourriture. De toute manière, je vais répertorier cette plante dans mon carnet pour ne jamais l’oublier. » D’abord, il mangeait, ensuite il discutait et après il ferait un croquis. « Elle ne disparaîtra pas ? Je veux dire cette plante ? J’ai vu une fois une plante se rétracter sur elle-même, à tel point qu’on la voyait à peine. » Il avait été fasciné par ce système de protection. Est-ce qu’une chose sur cette planète ne le fascinait pas ? Pas vraiment. Leary lui tendit sa petite bourse composée de fruits. « Ce ne sont que des morceaux de pomme et des baies que j’ai troquées ici. Donc si quelque chose arrive, il faudra se plaindre au marchand. » Dit-il d’un air malicieux. Il riait bien avec cette femme. Elle était sympathique, semblait ouverte d’esprit et n’avait pas peur de s’asseoir à côté de lui et de lui parler. Son sourire s’effrita légèrement quand elle parla de sa main. « La douleur est moindre. Vous êtes guérieusse ? »  Il défit lentement la bande qui couvrait le milieu de sa main.

Elle semblait assez courageuse pour ne pas détourner le regard. Il retourna lentement sa main, exposant sa paume. Le centre était recouvert de tissu cicatriciel. Sans la bande, Leary trembla plus. « Paralysie partielle, tremblements, fourmillements. On m’a planté un couteau et quand j’ai été au soin, j’étais trop blessé pour qu’on me soigne correctement. Je n’étais pas une priorité, j’ai eu les soins que je pouvais avoir. Un nerf, voire plusieurs seraient touchés ce qui expliquerait l’état actuel. » Il énonçait cela froidement, sans sourciller. Sa joie habituelle s’était envolée. « Il faudrait rouvrir la plaie et opérer, sauf qu’on manque de technologie et à mon âge cela ne vaut plus la peine. Je ne vivrai pas éternellement. » Son air de malice revint naturellement. L’idée de mourir d’ici une dizaine d’année, voire plus s’il gardait la forme, ne l’inquiétait pas. En se basant sur l’âge moyen des terriens, ils ne vivraient pas longtemps, pas aussi longtemps que sur le vaisseau. Leary n’avait plus rien à perdre, pas de femme, plus de fille adoptive, rien. Il avait des amis, mais il était bien placé pour savoir que rien n’était éternel, ni irremplaçable. Son meilleur ami Kayden pleurait sa perte, mais le scientifique malgré sa joie habituelle, ne tisait pas des liens extraordinaires.

Il était fantasque, dans son monde. Il fallait vouloir l’atteindre. Peut-être que l’inconnue serait intéressée par l’atteindre, il était curieux de voir. Leary se demanda bien comment elle s’appelait, il ne lui avait toujours pas demandé. Il décida plutôt de parler du stand qu’il avait vu. Il avait adoré son travail. « C’est un très joli travail. Je n’en avais jamais vu. Il faut énormément de talent j’imagine pour faire le bois et les armes ? » Il se demandait avec quoi elle faisait tout cela. Le bois, il imaginait bien un outil tranchant, mais les armes ? Il avait une vague idée du travail de forgeron. Leary ne savait jamais si complimenter un terrien était une bonne idée ou pas. Il espérait ne pas l’avoir froissée. « Je ne crois pas qu’on se soit présenté, je m’appelle Leary et vous ? » Impossible de deviner son prénom.
Meeka Standen
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le Dim 15 Sep 2019 - 15:50


Ce monde n’est pas fait pour tout le monde. Certains matins, la blonde se questionne. Est-ce qu’il lui est possible de se satisfaire du monde qui l’entoure ? Est-il vraiment possible de faire les choses dans l’ordre ou dans le désordre ? En réalité, Meeka se demande parfois si la planète n’est pas un peu trop hostile pour eux. C’est une affaire étrange, une situation qu’on ne comprend qu’à demi-mots. Tout est dangereux, si on n’y fait pas attention. Et eux, ils viennent du ciel, d’un univers différent où les plantes ne tentaient pas de les tuer. En fin de compte, quand on y réfléchit un peu plus attentivement, on réalise aisément que là-haut, le seul danger qu’ils devaient affronter, c’était eux-mêmes. Non que ce ne soit pas déjà un gros chaos. C’est l’homme qui a détruit ce monde. Mais évidemment, c’est le genre de chose qu’on ne dit pas à voix haute. Ca aurait pu avoir un peu trop de conséquences finalement. Les descendants ne sont pas les responsables des maux d’antan, sinon, Meeka serait tout aussi responsable. Ceux de la Terre descendent aussi de ceux de là-haut. Mais on ne peut pas le dire à voix haute puisque de toute façon, ça ne servirait pas à grand chose. Pas la peine de chercher plus loin. Pas la peine de réfléchir davantage à tout ça vu que de toute façon, les avis continueront à diverger à ce sujet. Après tout, certains ont fui, d’autres ont été obligés de rester. En partant de ça, on conserve une certaine distance qu’il n’est pas facile de remettre en place.

Au coeur de la forêt en tout cas, la méfiance est primordiale. Il est nécessaire de faire attention au moindre bruit, à la moindre petite chose. Que ce soit facile ou non, on ne parvient jamais à faire en sorte que cela se passe comme on le veut. Une plante à l’apparence inoffensive peut très bien devenir dangereuse dans la seconde qui suit. Alors forcément, quand on ne s’y connaît pas, il est toujours préférable de faire un peu attention. Elle se fait elle-même berner, de temps à autre. Alors bien sûr, lorsqu’on n’y est pas préparé, c’est plus compliqué. Et cet homme, juste devant elle, visiblement, il n’y est pas préparé. Sans la présence de la Naori, le pire aurait pu se produire et la situation serait devenu beaucoup plus complexe. " Il faut juste se méfier un peu plus. Mais ça s’apprend. Là je suis sûre que vous retiendrez le danger de cette plante. ". Un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Son but ici n’est pas de se moquer de lui, et elle ne voudrait pas qu’il l'interprète de la mauvaise manière.

La noter quelque part pour ne pas oublier, il n’y a rien de mieux. Pourtant, cette plante est un piège. Ici au coeur de la forêt, nombreuses sont les plantes qui se ressemblent et qui sont considérablement différentes. " Il faut se méfier. D’autres plantes y ressemblent et sont totalement inoffensives. Il faut se fier au bout des feuilles qui rougit.". Elle s’avance un peu, lui montre la plante à l’endroit évoqué. Elle ne s’avance pas trop, il ne vaut mieux pas toucher. Non qu’elle soit toxique au contact mais un moment d’inattention, un grattement au niveau de l’oeil et tout de suite, ça devient un peu plus compliqué déjà. Quant à l’histoire de la plante qui disparaît, elle se demande à quoi il fait référence. Après tout, les plantes meurent et renaissent tout au long de l’année. " Chaque année, les plantes meurent et renaissent. Il y a également celles qui se terrent la nuit ou ne sortent que la nuit. Les plantes peuvent être fascinantes. ". mais elle n’est pas la personne la mieux placée pour en parler. Elle n’y connaît pas tout, elle se fie à ses savoirs mais ils ne sont pas suffisamment complets. Parfois, elle s’en plaint, parfois, elle apprécie. Elle ne saurait le dire.

Les fruits, de manière générale, c’est une valeur sûre. Il faut toujours faire attention aux plantes et aux fruits. Tout peut être dangereux. la radioactivité a changé bien des choses. De délicates petites plantes peuvent devenir meurtrières. Il n’y a qu’à voir les animaux et les métamorphoses que certains ont subi. Tout a changé, tout est devenu inconnu et perturbant. Quant au marchand, parfois, il est fourbe. Il s’amuse à jouer pour gonfler ses affaires. Après tout, le troc peut être une réussite quand l’arnaque est complète. Et il en joue. Elle le regarde, une seconde. Ce marchand derrière son stand qui ne les calcule même pas une demi-seconde. Il n’a pas de client, mais s’il ne prête aucune attention, alors elle imagine qu’il n’y a pas le moindre danger. Après tout, lorsqu’il manipule, il aime observer le résultat de ses fourberies. " C’est déjà arrivé. Mais il aime observer quand il trompe les gens. Ca devrait aller. ". C’est qu’elle vient assez régulièrement ici pour en connaître quelques ficelles. " sI un jour, il vous fixe un peu trop, vous saurez qu’il ne faut rien manger. ". Parce qu’il n’est pas facile de deviner ce qui a été piégé. Il sait être malin, quand il le cherche vraiment.

Guérisseuse, elle aurait bien aimé. C’est sans doute pour cette raison qu’elle connaît quelques petits trucs. Oh, pas suffisant pour prétendre au rôle bien sûr. Faut dire qu’avec son père, l’idée même de ne pas reprendre la forge, ce n’était pas possible. Alors elle s’y est intéressée de loin, elle a bidouillé un peu et puis… Il lui est souvent arrivé de se blesser alors elle a fait attention mais ça s’est plus ou moins arrêté là. Malheureusement. On ne fait pas toujours tout ce qu’on veut. Et c’est bien dommage. " Je n’ai pas cette chance mais je connais quelques petites choses. ".

Les conséquences d’une plaie qui n’est pas soignées sont trop nombreuses et il n’est pas vraiment possible d’aller contre ça. C’est bien ça le problème. On fait ce qu’on peut, on fait de notre mieux mais ça ne se passe jamais comme on le voudrait. Parce que ça aussi, c’est un peu un problème finalement. Elle a quelques bases mais ouvrir sa main, ce serait une erreur, elle ne peut pas faire un truc pareil. Elle le regarde, un air triste sur le visage. Elle trouve ça dommage, elle aurait voulu faire de son mieux mais ça n’a jamais fonctionné comme ça. Elle n’a pas les capacités pour l’aider et elle en est désolée. Alors que tout ceci ne provient même pas d’elle. Elle voudrait l’aider mais elle ne le peut pas. Peut-être qu’il serait plus facile pour lui de perdre la main, de vivre sans cet handicap. Parce que c’est un peu de ça qu’il est question non ? Quant aux années qui passent, elle ne peut qu’être d’accord. Meeka le vit mal, ce temps qui passe. Elle réalise que le temps file et qu’elle n’aura peut-être pas la chance d’élever son propre enfant. Cela la chagrine, assez régulièrement, mais elle ne peut malheureusement rien y faire. " J’aurais aimé pouvoir le faire mais cela dépasse mes compétences. Je suis forgeronne, je n’ai pas le talent suffisant. ". Et même si ça avait été le cas, elle ne sait pas si elle aurait pris le risque de le faire.

Pour son art, il lui faut beaucoup de talent oui, sûrement. Puisque c’est une chose qu’elle a appris tout au long de sa vie, ça ne lui paraît pas si compliqué que ça. Elle a toujours su à le faire et c’est un art qu’elle a perfectionné au fil du temps. " Je ne saurais le dire. J’ai fait ça toute ma vie. ". Elle hausse les épaules. Oui, peut-être qu’elle l’a toujours su. Disons que c’est le genre de chose dont elle ignore bien des trucs. Elle n’y fait pas vraiment attention du moins, si on peut se contenter de ça. Il lui faudrait peut-être prendre un apprenti pour voir à quel point son art est compliqué à apprendre. " Je m’appelle Meeka, enchantée. ". Elle l’est toujours au contact d’un homme du ciel (et d’une femme hein). Ils lui paraissent si mystérieux à chaque fois.

Leary Wrath
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le Ven 4 Oct 2019 - 17:57
Leary tentait de prendre des conseils de Meeka. Quand elle lui dit de se méfier plus, il ne manqua pas de sourire, elle avait raison. Il était bien trop naïf et il le savait. En notant, le scientifique n’oubliait pas et à force de relire ses notes, il les apprenait par cœur. « Les feuilles, évidemment ! Comment n’y ai-je pas pensé ? » Souffla-t-il. Il continuait de noter dans son cahier, soulignant les mots feuilles qui rougissent. Elle s’approcha de lui pour montrer la feuille et il fut encore plus fasciné. « C’est subtil. » Vraiment, il fallait rester attentif. C’était important. Il appréciait de pouvoir échanger avec une native sur les plantes. Elle semblait en connaître énormément, il ne se doutait pas que ce n’était pas vraiment le cas. Il resta perplexe quand elle lui expliqua que les plantes mouraient et renaissaient, ils s’étaient peut-être mal compris. Il fronça les sourcils, perplexe. Mais il connaissait ce système des plantes qui se terraient la nuit et cela l’avait fasciné très rapidement dès qu’il était arrivé sur Terre. Un rien fascinait Leary, mais plus de choses que d’autres.

Le brun proposa des fruits à la femme, en se demandant si elle accepterait. Elle fixa quelqu’un et il se dit que c’était probablement le marchand à qui il avait troqué qu’elle regardait. Elle lui expliqua alors qui était le marchand et Leary regarda l’homme qui avait troqué les fruits en se disant qu’aujourd’hui, il avait eu de la chance. Il avait souvent de la chance et c’était limite dérangeant. Il devait vraiment faire attention s’il ne voulait pas que quelque chose lui tombe sur la tête prochainement. « Il cache bien sa fourberie. » Il n’appréciait pas de dire ce genre de choses, mais il le pensait vraiment. Comment pouvait-on être aussi fourbe sans broncher ? C’était tout simplement hallucinant. Leary était vraiment trop gentil pour ce monde, ne se méfiant pas de grand monde. Ils changèrent de sujet pour parler de sa blessure et l’homme du ciel demanda naïvement si elle était guérisseuse. Peut-être accumulait-elle plusieurs travaux et c’était toujours intéressant à découvrir. « C’est toujours utile j’imagine. » Lui savait à peine mettre une bande, enfin oui, il savait mettre celle autour de sa main droite et faire les soins nécessaires, mais rien de plus. Il faisait ce qui était nécessaire pour sa survie. Leary fut surpris par le regard triste de Meeka. « Hey, ce n’est pas votre faute. » Et lui sourit avec tendresse pour tenter de détendre l’atmosphère. Il était touché par l’empathie dont clairement, elle faisait preuve. Elle était très touchante.

Elle lui expliqua qu’elle aurait aimé le faire, mais cela dépassait ses compétences. Leary comprenait parfaitement et ne la jugeait pas pour cela. Il trouvait déjà très bien ce qu’elle lui offrait alors qu’ils étaient de vulgaires inconnus l’un pour l’autre. Après tout, ils ne se connaissaient absolument pas. Il décida de se concentrer sur le travail de la femme pour avoir un sujet de conversation un peu plus intéressant. Elle était humble, vraiment et il sourit encore plus. Il était content de faire sa connaissance. Elle semblait si jeune. «
Quand vous dites que vous avez fait cela toute votre vie, vous avez quel âge si ce n’est pas indiscret ? Dans ma culture, on ne demande pas vraiment l’âge à nos femmes, elles le prennent mal. » Et il avait dit cela avec ce sourire qui voulait dire qu’il ne comprenait pas forcément en quoi cela était vexant. Peut-être que les terriennes avaient d’autres règles ? Après tout, il avait suffi de quelques siècles pour que leur culture de base diffère complètement et qu’ils soient différents. Il la croyait sincère cette Meeka, quand elle se dit enchanté. « Je suis enchanté aussi, vous ne semblez pas aussi hostile que d’autres natifs. » Malgré les trêves, le troc et les accords, il pouvait y avoir des tensions entre les peuples. Il était content de rencontrer quelqu’un qui semblait ouverte d’esprit.

« Ce n’est pas un jugement que je fais, juste un constat, je ne voudrais pas être blessant. »  Leary était très diplomate et il ne voulait pas commettre une erreur. Surtout que s’il mettait les pieds dans le plat et énervait la fameuse Meeka, il s’en voudrait vraiment.
Meeka Standen
DATE D'INSCRIPTION : 29/01/2017 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Elias MESSAGES : 580 CELEBRITE : Katheryn Winnick COPYRIGHT : ava by dandelion METIER/APTITUDES : Forgeron qui bricole aussi le bois TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 0
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le Mer 16 Oct 2019 - 15:36

I can feel you whisper and laying on the floor ★ Meeka & Leay

Elle sourit à son sourire. Faut dire qu’elle a toujours eu le sourire facile. Elle ne peut pas nier que c’est toujours plus agréable comme échange. Mais ce n’est pas toujours aussi facile, en fin de compte. Il y en a qui se serait offusqué de son comportement, de sa manière de ne pas croire les gens ou ce genre de chose. Ce n’est jamais facile, en fin de compte, mais on parvient toujours à faire tout ce qu’on veut. C’est juste un peu plus difficile certains jours. Il y en a qui n’aiment pas sourire, d’autres qui n’aiment pas qu’on leurs disent quoi faire. En fin de compte, il faut savoir se méfier de tout le monde, il faut savoir mâcher ses mots, calculer ce qu’on va dire et faire de son mieux pour que les gens ne s’en offensent pas. Et ça n’a rien de facile, c’est vrai, parce qu’on peut comprendre assez facilement que les gens sont tous différents. C’est juste que certains jours, c’est plus fatiguant que d’autres. Avec cet homme, elle a l’impression que ça se passe assez bien. Qu’il est de compagnie agréable et qu’il refuse de trop se prendre la tête. On ne peut pas vraiment se fier au premier échange, on ne peut pas non plus vraiment prétendre que c’est facile de connaître quelqu’un après une seule et unique journée. Pourtant, elle ne cache pas que ça reste assez agréable. C’est que ça fait du bien, mine de rien.

Bon, le coup des feuilles qui rougit, c’est pas la seule partie qui soit importante. Certes, ça joue et ça aide à repérer la plante. Pour autant, il y en a qui y ressemblent et qui sont inoffensives. Il est juste plus facile de ne plus y toucher du tout afin d’éviter de courir le moindre risque, c’est vrai. On peut se faire avoir par n’importe quoi, on peut se faire berner, se faire piéger également. Tout peut arriver, qu’on s’y connaisse ou non. C’est bien ça le problème. Cette planète est bien assez fourbe pour s’en prendre à tout le monde, quoi qu’on en dise. Et c’est énervant, et lassant, et étouffant aussi parfois. Mais c’est comme ça et il n’y a pas grand chose à en dire, malheureusement. " Très subtil oui, c’est pour réussir à vous berner. ". Elle sourit à nouveau. C’est vrai après tout. La plante réussit à tromper tout ceux qui ne lui accordent pas assez de temps et qui ne l’examinent pas assez. Elle profite de l’impatience des gens, comme toujours. Et elle continuera à berner d’autres gens.

Bien sûr que le marchand cache bien sa fourberie. Ca a toujours été comme ça. Sinon, est-ce qu’il serait question de fourberie ? Non, sans doute pas et ça n’a rien de vraiment si surprenant que ça. Dans le fond, ils sont nombreux à être comme ça. Mais il est plus facile de les oublier parce qu’ils n’en valent pas la peine. Se concentrer sur ceux qui comptent, ceux qui se montrent réellement intéressants, c’est ça qui compte, c’est ça qui est plus facile. Dans un sens. Parfois, on retient mieux ceux qui ne comprennent rien, ceux qui nous font du mal, également. " S’il n’était pas doué en fourberie, il ne réussirait jamais son coup. ". Elle, forcément, ça l’amuse, de temps en temps. On ne peut pas vraiment dire que ce soit toujours facile. Elle trouve ça drôle quand c’est sans gravité et que ça ne touche pas trop les gens. Mais le reste du temps, ça l’agace plus qu’autre chose.

Utile de connaître quelques bases mais agaçant lorsqu’on rencontre quelqu’un de gentil qu’on ne peut pas vraiment aider. Ca devient tout de suite plus énervant et fatiguant. Elle peut comprendre que l’on ne peut pas tout savoir, tout maîtriser. Sur certains aspects, c’est même un peu plus compliqué que ça justement. Elle maîtrise son domaine, elle bidouille dans un autre et elle se permet de penser que c’est déjà bien suffisant. Peut-être qu’elle se trompe, elle ne saurait le dire réellement. " J’aimerais pourtant connaître davantage de choses sur les soins. Peut-être un jour tenterais-je de prendre quelques leçons. ". C’est peut-être un attrait purement Naori, que de vouloir toujours en apprendre davantage. Elle ne saurait le dire. C’est vrai qu’elle ne s’est jamais vraiment posée la question d’ailleurs. De toute façon, la seule chose qui ait réellement de l’importance, c’est le fait qu’elle aime apprendre et qu’elle réalise qu’il est peut-être temps désormais pour une nouvelle leçon.

Quand il lui demande son âge, elle se permet de rire. Surtout lorsqu’il dit que chez lui, on ne demande pas trop. Elle s’en moque en réalité, du nombre d’années écoulées. Elle s’inquiète davantage de cette stupide horloge biologique qui pourrait désormais l’empêcher de devenir maman. Le temps s’écoule et elle en vient sincèrement à se dire que cette occasion ne lui est plus donnée. " J’ai 38 ans. J’espère néanmoins que je ne les fais pas trop. Et vous ? "

Certains natifs continuent de se méfier et font attention à ce qu’ils disent ou font, c’est vrai. Meeka sait très bien qu’il y a des crétins, chez eux. Mais ce n’est pas le seul problème, finalement. Après tout, on voit assez facilement les choses qui ne vont pas bien. Mais ça se situe dans les deux camps. Le point problématique, c’est que si ça continue, il n’y aura pas un campement pour sauver l’autre. C’est énervant. " Je crains que ce soit dans les deux camps. Il y a encore trop de méfiance sur cette île. ". Et ça a ce petit quelque chose d’énervant.
Leary Wrath
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le Mar 19 Nov 2019 - 14:31
Leary avait conscience d’être trop naïf pour ce monde. Il était sans cesse dans son monde et ne pensait pas les autres capables de méchanceté. C’était probablement stupide, mais c’était ainsi. « En effet, j’imagine qu’il survit de cette manière. » Le brun ne pensait pas que les gens étaient fondamentalement mauvais, mais qu’ils avaient une raison pourquoi ils l’étaient au fond d’eux, c’était ainsi. Cela pouvait être blessant, mais il ne s’en vexait pas. Son égo allait très bien. Meeka avait quelque chose qui touchait énormément Leary. Elle communiqua son envie d’en connaître plus. « Je veux bien être votre cobaye. » Dit-il avec un sourire en coin, franchement amusé. De toute manière, elle ne pourrait pas empirer l’état de sa main. Leary ignorait complètement s’il y avait quelque chose à faire. Il s’était résigné au fait que sa main était ainsi. Il se demanda s’il ne devrait pas aller voir un guérisseur natif. Peut-être que quelqu’un qui avait d’autres connaissances pourrait l’aider. C’était une question qui resta quelques secondes dans son esprit. « Vous pensez que quelqu’un d’ici pourrait regarder ? Peut-être avez-vous des soins plus forts que les nôtres. » Il en était presque convaincu en réalité. Il avait parfaitement conscience que dans sa tribu, ils étaient revenus à un temps archaïque où il fallait tout réapprendre. Clairement, ce n’était pas facile.

Cela lui donnait la migraine rien que d’y penser à dire vrai. Il se massa le front. Il décida de changer de sujet et osa demander l’âge de Meeka. Il était toujours dans la découverte de la jeune femme. Il fut étonné d’apprendre son âge. « Tu ne les fais pas et je suis sincère. Tu ne vas pas me croire, j’ai 39 ans. Nous n’avons qu’un an de différence. » Dit-il un petit sourire en coin franchement amusé. Il avait l’impression d’avoir l’air plus vieux qu’elle. Peut-être que les poils blancs dans sa barbe donnaient cet effet. Il s’en fichait bien du temps qui passait et qui marquait les rides au coin de ses yeux, c’était ainsi. Il s’y était fait. Il changea de sujet et parla de l’ambiance générale avec certains natifs et de la méfiance entre chaque peuple. « Il faudra du temps je pense pour que chacun s’apprivoise. » Même si cela faisait un sacré bout de temps qu’ils se trouvaient ici. Mais cela prendrait encore du temps. Il se demandait si les odysséens prenaient plus de temps que les cents pour se familiariser avec les natifs. Il n’avait pas envie de poser la question car la réponse pourrait quand même le frustrer. Il y avait autre chose qui avait attiré l’attention de Leary dans le discours de la blonde. « Nous sommes sur une île ici ? Tu veux dire qu’on est entouré d’eau ? » Il préférait demander de manière précise pour être sûr de bien tout comprendre. Les odysséens faisaient à peine connaissance avec les pikunis et les athnas. Il avait vaguement entendu parler de la catastrophe qui avait touché les calusas. Plus concentré sur l’ouragan qui avait touché leur campement.

Leary se rendait compte qu’il était bien ignorant mine de rien. Il y avait bien des choses qu’il ignorait et il posait des questions plus naïves les unes que les autres. « Vous parlez bien l’anglais. » Et il était bien content. « Je sais quelques mots de trigedasleng. Une native m’avait appris. Malheureusement, nous avons perdu contact alors je n’ai plus personne avec qui apprendre. » Dit-il en haussant simplement les épaules. Il ne savait pas ce qu’il espérait en disant cela. Peut-être en espérant qu’elle aurait envie de transmettre son savoir. Leary avait le niveau d’un enfant de trois ans, ce n’était absolument rien de fou, juste le minimum quoi.  
Meeka Standen
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le Jeu 21 Nov 2019 - 11:14

I can feel you whisper and laying on the floor ★ Meeka & Leay

S’il y a bien une chose dont elle est certaine, c’est que l’homme n’a guère de réelle raison d’user de la naïveté des gens. Et il est sans doute le seul qui se persuade du contraire. Bien sûr que l’évidence n’est pas facile lorsqu’on a pris l’habitude de duper son monde. Il y a toujours une manière plus adéquate de vivre les choses. Une manière plus droite, plus claire également. Les choses ne sont jamais faciles, elles ne l’ont jamais été et très souvent, il faut faire les choses dans l’ordre. Sauf que ça ne marche pas toujours. Et s’il ne veut pas venir dans le droit chemin, il n’a aucune raison de le faire, aucune raison de le vouloir non plus. Et elle ne risque pas de le lui reprocher parce qu’elle sait que ça ne servirait à rien. Il s’amuse à duper les gens, à manipuler et à pousser les gens à croire certaines choses. Sauf que ça ne change pas grand chose. Pas la peine de lui donner plus d’importance, en tout cas, et elle prend la décision de ne plus aborder le sujet.

Sa blessure pourrait sans doute être vu par un guérisseur Naori. Elle ne doute pas de la capacité des siens mais puisqu’elle n’y connaît rien, elle ne pourra jamais prétendre savoir l’ordre des choses et ce qu’il est possible ou non. Elle n’a aucune idée du reste des choses, elle ne sait rien du tout. Mais elle ne cherche jamais bien loin. Du coup, elle pourrait au moins poser la question, voir ce qui pourrait être fait ou pas fait. Demander à quelqu’un de le retrouver, d’examiner sa main. " J’imagine que je peux au moins poser la question. Je ne sais pas quels sont les talents exactes des miens. ". Et non qu’elle mette en doute le savoir des autres tribus mais elle se permet sincèrement de croire que sa tribu est plus débrouillarde que les autres.

Ne pas faire son âge est un plaisir. Cependant, il n’est guère possible de nier le fait que les années restent là. Que ce soit plaisant ou non, c’est présent, et il n’est guère possible d’aller contre ça. Les années passent et c’est peu facile. Parce que le corps féminin a un compte à rebours. Alors elle sourit, un peu tristement. Si elle paraît plus jeune, ce n’est pas le cas de son corps et de ce qui se passe à l’intérieur. Sa vie de mère s’envole doucement, quoi qu’elle en dise, quoi qu’elle y fasse. Ils ont presque le même âge, en tout cas. Il est vrai qu’elle ne l’aurait peut-être pas deviné.

Du temps pour que chacun s’apprivoise, pour que les choses évoluent et ce, dans le bon sens, du temps pour que la paix s’installe pleinement. Mais ce n’est pas facile et ça ne le sera jamais. En réalité, dans la situation actuelle, les choses évoluent dans le bon sens et prennent une assez bonne tournure. Non, ça n’a jamais été facile, et il n’a jamais été question de faire en sorte que ça se passe bien. Pour autant, Meeka garde certains espoirs, s’imagine que ça se passera bien, même si ce n’est pas facile. Le temps, les échanges, la conversation. Il faut quelques petites choses pour que ça s’arrange, mais ce n’est jamais aussi facile. Ce n’est jamais agréable. Avec toute cette méfiance, il est dommage de voir que ça n’évolue pas correctement. Et en même temps, il est presque difficile de croire que ça pourrait réellement revenir vers la guerre. Mais n’est-ce pas malgré tout une possibilité ? " Il paraît difficile de retourner vers la guerre mais je m’inquiète parfois. La paix ne semble pas encore être là. ". Cachée au milieu de la méfiance, la peur continue de guider certaines personnes et ça n’a rien d’évident.

Elle est surprise par sa question, le regarde un instant en fronçant les sourcils. Elle pensait qu’ils savaient mais il est vrai que si on n’explore pas toute la zone, on ne peut pas forcément obtenir la réponse à cela. Une île, bien que très grande mais une île, malgré tout. " Une grande île mais oui, l’eau nous entoure. ". Le peuple du ciel possède encore bien des zones d’ombre quant à la vie sur Terre. Elle ne pourra cependant pas lui dire s’il y a d’autres îles aussi grandes dans le monde, elle ne possède pas cette réponse. Mais elle aimerait le croire.

Parler anglais est une chose qu’elle est heureuse d’avoir apprise. Après tout, l’échange ici serait bien plus compliqué et bien moins satisfaisant, dans un contexte différent. Au moins, elle peut découvrir leur monde, et c’est appréciable aussi. Elle lui sourit, en l’entendant raconter l’histoire de cette native. Il est vrai que c’est plus facile d’apprendre de cette manière. Mais ça ne veut pas dire que c’est si évident que ça non plus. C’est juste un peu différent, disons. " Je pourrais sans doute t’apprendre. Je ne dis pas que je suis la mieux placée pour ça, je n’ai jamais donné de leçon de ce genre. Mais je pourrais essayer. ". De toute façon, si ça vient à mal se passer, il suffira juste de laisser tomber." Mais tu peux refuser, bien sûr. "
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