Aller en bas
Meeka Standen
DATE D'INSCRIPTION : 29/01/2017 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Elias MESSAGES : 554 CELEBRITE : Katheryn Winnick COPYRIGHT : ava by DANDELION ;; sign by anaelle METIER/APTITUDES : Forgeron qui bricole aussi le bois TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 54
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

(I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary Empty (I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary

le Jeu 30 Mai - 19:34
Croisée de chemins, une petite clairière bien entourée. Les torches sont allumées mais la lumière du jour suffit pour tout éclairer ici. Le stand de Meeka n’est pas très grand, elle n’a pas voulu se tracasser, elle n’a pas estimé nécessaire d’avoir trop d’affaires. Elle ne veut pas donner l’impression d’avoir trop d’armes, elle ne veut pas se montrer hostile. Oh, bien sûr que ce n’est pas son intention et bien sûr qu’il serait étrange de voir les choses ainsi. Pourtant, elle ne veut pas donner une trop mauvaise image de tout ça. Elle veut bien faire, sans doute un peu trop d’ailleurs mais qu’est-ce qu’elle y peut ? En réalité, la blonde n’a pas envie de se tracasser pour aussi peu de choses mais elle sait que c’est nécessaire. L’entente entre les tribus évolue, prend une tournure plaisante. Mais ça reste fragile et elle s’en inquiète. Là où tout semble lumineux, une part obscure continue de rester non loin de là. Elle ne sait pas ce qu’il faut en penser mais hors de question pour elle de provoquer un quelconque conflit bancal et maladroit. Mais elle panique pour peu de choses, se soucie de bien des points ridicules. Il faut à tout prix qu’elle se mette en tête que le conflit n’est pas tant une catastrophe que ça et ça n’a strictement rien de facile.

Elle observe ses affaires et finit par lever le nez lorsqu’un homme se glisse devant elle. Elle sourit, reste polie mais ne prononce pas le moindre mot. Ne pas le brusquer, ne pas lui donner envie de fuir. Elle ne sait pas. Elle n’a rien de timide mais parfois elle est maladroite. Elle peut blesser alors elle se mord la joue, elle garde le silence. Assise et assez bien installée, elle regarde une nouvelle fois autour d’elle. Qu’il prenne son temps mais c’est vrai que le rouge monte aux joues de la blonde. Il regarde avec envie, avec plaisir et elle en a besoin. C’est pour ce genre de regard qu’elle fait tout ça. Ces objets en bois, ces petits animaux, ces armes et elle en passe. Elle éprouve le besoin de faire des choses de construire des trucs et de voir le regard des gens par la suite. Ce n’est pas toujours le regard qu’elle veut voir, essuyant des instants d’indifférence pures mais elle ne peut rien y faire. Comment pourrait-elle pousser les gens à s’intéresser à elle quand ce n’est pas ce qu’ils veulent ? Ils n’ont pas toujours le temps, l’envie ou un quelconque intérêt pour elle et elle s’en contente. Elle ne peut pas plaire à tout le monde en tant que personne déjà, donc ça ne peut pas s’arranger pour ses objets. Tant pis, tant mieux, comment savoir ?

Il s’attarde quelques minutes mais son stand n’est pas le seul. Peut-être qu’il reviendra plus tard, peut-être qu’il ne reviendra pas. Elle ne sait pas et elle n’a pas vraiment envie de s’intéresser à tout ça, pas envie de s’attarder sur lui et de lui donner l’impression de le harceler. Bon, okay, une nouvelle fois, elle se pose beaucoup trop de question. Elle ne vient jamais au Duty-Free en réalité. C’est peut-être pour cette raison qu’elle n’est pas très à l’aise. Il n’y a pas beaucoup de passage et on ne sait pas trop comment réagir quand il y en a. Ce n’est pas facile.

Il est grand temps pour elle de faire une pause en tout cas. Elle tasse un peu tout dans un coin, jette un coup d’oeil à son voisin qui s’est proposé tout à l’heure de surveiller ses affaires et il lui sourit. Tant mieux, elle ne se voit pas tout ranger tout de suite alors qu’elle finira par partir d’ici quelques heures à peine. Un peu plus loin, alors que marcher lui fait du bien et lui permet de prendre un peu d’air, elle réalise que l’homme de tout à l’heure est là, un peu plus loin, à observer une jolie fleur.

Oui mais pas n’importe laquelle, une plante qu’on ne doit pas approcher, qu’on ne doit pas trop sentir et qu’il ne faut surtout pas toucher. Son nom lui échappe alors qu’elle tente vainement de s’en souvenir et de recoller les syllabes entre-elles. Mais elle n’essaie pas longtemps. Le plus important n’est pas de se souvenir du nom, c’est de lui dire de ne pas la toucher. Ne pas le brusquer, pour qu’il ne sursaute pas et que sa main n’entre pas en contact avec la plante. Se mettre dans son champ de vision, oui, ça semble être une bonne idée alors elle marche, se glisse en face de lui et se montre bien comme il faut. Oui c’est mieux comme ça, elle en est convaincue. Puisqu’il vient du ciel, il a forcément quelques lacunes vis à vis des plantes d’ici. Il faut dire que certaines d’entres elles ont évolué d’une bien étrange façon après les problèmes de radioactivité. Alors parfois, certaines choses inoffensives sont devenus mortelles. C’est le cas ici. Et visiblement, il n’est pas au courant. " Il ne faut pas toucher cette plante, elle est mortelle. ". Sa voix est douce et rassurante. Mais dans le fond, elle s’inquiète un peu. En réalité, le problème, c’est qu’elle ne sait pas ce qu’il faudra faire s’il y touche. S’il est empoisonné, elle ne pourra pas le sauver.

Bordel, pourquoi est-elle aussi stressée aujourd’hui ?
Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye MESSAGES : 271 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : Professeur en biologie POINTS GAGNES : 84
Voir le profil de l'utilisateur

(I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary Empty Re: (I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary

le Mar 9 Juil - 21:48
Leary était un rêveur et le duty-free était devenu son nouveau terrain de jeu. Il adorait y passer du temps avec des amis ou seul. Même s’il y avait des heures de marche et que souvent, il ne rentrait pas le soir au camp, cela lui importait peu. Il était parti bien tôt ce jour-là, seul. Il connaissait le trajet par cœur. L’été était là, la nature était réveillée et le trajet fut idéal pour faire les plus belles observations. Armé de son petit carnet, il faisait des croquis, prenait des notes. Il prit plus de temps que prévu pour arriver au camp, mais pas grave au final. Leary arriva soulagé au duty-free. Il alla troquer pour manger un petit quelque chose avant de se balader de stand en stand. Il cherchait ce qu’il y avait de neuf. Oh bien sûr depuis la dernière fois qu’il était venu, il y avait des nouveautés fascinantes. Il passa devant un stand d’une femme qui ne parlait pas, semblait timide. Leary fit l’effort de ne pas parler en anglais, mais dans la langue du continent. « Bonjour. » Il admira les objets en bois, les petits animaux, les armes. Il avait les yeux qui brillaient comme ceux d’un enfant. Il ne sut pas vraiment s’il devait la complimenter. Il n’arrivait pas vraiment à décoller du stand. Le scientifique resta de longues minutes à observer en silence.

Il partit sans demander son reste, rêveur. Il alla voguer de stand en stand, toujours plus fasciné. Parfois, il se demandait bien comment troquer de telles merveilles alors qu’il ne possédait rien de fabuleux. Assurément, cela demandait de l’imagination et des efforts. Leary avait toujours un peu d’amertume quand il venait ici, car il ne pouvait pas prendre tout ce qui lui passait par la tête et c’était bien normal. Il réfléchissait encore où il irait dormir, assis sur un tronc d’arbre mort. Ses pensées voguaient au loin. Son regard clair fut alors attiré par une fleur de toute beauté et il s’en approcha. Le scientifique la regarda, colorée, envoûtante, cette fleur appelait aux caresses. Il tendit la main, quand soudainement, une silhouette se dessina devant lui. Leary, accroupis comme le rêveur qu’il était, stoppa à temps son geste, ignorant le danger qu’il avait couru. « Les apparences sont trompeuses alors. » Dit-il avec un sourire naïf. Il se redressa et recula de quelques pas comme si cela pouvait le protéger de la plante. Il se gratta la tête, gêné. « Heureusement que vous étiez là, merci infiniment. » Souffla-t-il avec joie. Il sentit son ventre gargouiller en signe de protestation du temps qui s’était écoulé depuis le précédent repas. C’était fou comme rêver pouvait lui faire oublier ses besoins vitaux.

« Vous voulez manger avec moi ? Je dois avoir des fruits dans mon sac. » Des pommes et des baies qu’il avait pu troquer. L’homme ramassa son sac laissé un peu à côté, sans tenir compte des voleurs qui pouvaient traîner par là et ne lui vouloir que du mal. Malgré son âge, son expérience de vie était très différente qu’un terrien. Leary sentit sa main droite lui piquer. Malgré le bandage autour de sa main, il avait toujours des douleurs, vestige d’une blessure mal-soignée. Les tremblements n’étaient guère forts aujourd’hui, mais parfois, cela pouvait vraiment être handicapant. Il était clairement dans une bonne journée. Il se souvenait bien de la femme et surtout, de son stand fascinant. « Je voulais savoir, ce qu’il y avait sur votre stand, c’est tout vous qui avez fait ? » Le brun s’était assis, le regard fasciné posé sur la femme dont il ignorait tout. Il était content de parler à une possible artisane. Il avait tant de questions qui lui brûlaient de poser, mais il se retenait de le faire. Il ne voulait pas paraître trop envahissant.
Meeka Standen
DATE D'INSCRIPTION : 29/01/2017 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Elias MESSAGES : 554 CELEBRITE : Katheryn Winnick COPYRIGHT : ava by DANDELION ;; sign by anaelle METIER/APTITUDES : Forgeron qui bricole aussi le bois TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 54
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

(I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary Empty Re: (I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary

le Mar 23 Juil - 11:20
Le stress qui monte quand elle est en contact avec le peuple du ciel est un peu perturbant, c’est vrai. Il faut dire que la jeune blonde a toujours peur de faire une erreur, peur de se voir foutre le bordel et provoquer des situations déplacées aux lourdes conséquences. Le genre de chose qu’il est bien souvent préférable d’éviter. Mais on ne fait pas toujours tout ce qu’on veut. Il faudrait vraiment qu’elle arrête de faire des erreurs, ou en tout cas, il faudrait qu’elle arrête de laisser entendre que tout va bien ou que tout ne va pas bien. Ce n’est jamais facile, en fin de compte. Il faudrait juste qu’elle soit capable de comprendre qu’il ne lui arrivera sans doute rien parce que ce n’est pas avec quelques mots et quelques gestes qu’on provoque une nouvelle guerre. Bien sûr que c’est plus facile à dire qu’à faire. Ca n’a jamais été différent. Mais en parallèle à cela, les choses sont un peu plus compliquées. Elle a peur de fauter, de dire la phrase de trop et de rompre un peu ce qui a été accompli jusque là. En réalité, la blonde est un peu trop excitée par tout ça. Se rendre au duty free, c’est une manière de faire connaître ce qu’elle fait et en même temps, c’est une manière de découvrir ces gens aussi, de leurs parler et de sympathiser aussi. Elle en connaît quelques uns mais elle regrette de ne pas en connaître suffisamment. Elle trouve ça dommage. L’idée même de ne pas les connaître, de ne pas en savoir plus sur ce dont ils sont capables ou sur ce qu’ils ont pu faire par le passé. Les choses ne sont pas évidentes mais elle comprend que ça n’ait rien de facile. Mais à force de trop vouloir en savoir, on se rend facilement compte que ce n’est pas aussi simple que ça. Justement, on réalise avec une facilité déconcertante que la curiosité peut entraîner un comportement un peu trop enjoué. Et stupide.

Sauf qu’on oublie parfois qu’ils viennent de loin. On oublie qu’ils ne savent pas forcément tout sur cette île. Certaines choses s’écroulent, tombent et changent sans qu’on ne puisse y faire grand chose. Mais on reprend conscience de la réalité grâce à certaines choses. Cet homme, face à cette plante toxique, il lui rappelle que les choses ne se passent pas toujours comme il le faudrait et que par moment, c’est même tout le contraire qui se produit. Dans la situation actuelle, rien n’est facile. Mais c’est bien aussi. Mine de rien, on réalise avec une aisance sans nom que la situation est plus adéquate et supportable. Mais les choses ne sont pas toujours évidentes.

En tout cas, il a parfaitement raison. Les apparences sont souvent trompeuses. On ne peut jamais se fier à quelqu’un, à une apparence ou autre chose. Il n’est jamais possible de faire les choses comme on le voudrait. Très souvent, c’est même plus compliqué que ça. Pour tout dire, même à Meeka il arrive parfois de se tromper. L’erreur est humaine et on ne parvient pas toujours à faire les choses comme il le faudrait. Souvent, les erreurs arrivent suite à un manque d’attention. Surtout pour les peuples qui ont toujours vécu ici. Il y a des centaines de plantes différentes, des odeurs proches et pourtant si éloignées. Mais au moins, ça lui permet de prendre conscience qu’ils ne sont pas tout à fait prêt à vivre ici. Ils ne prennent pas toujours les bonnes décisions, ou parfois, ils en prennent trop de mauvaises. C‘est une affaire un peu compliquée. Mais il n’y a rien à faire contre ça. Rien à en dire, rien à ajouter. Les choses se passent… Comme elles doivent se passer et il n’y a rien d’autre à ajouter. " Oui, il faut toujours se méfier. A moins de les connaître, il ne faut pas s’en approcher. ". C’est bel et bien ça le problème. Quand on ne sait pas, il vaut mieux se méfier, faire attention et ne surtout pas s’approcher de certaines choses. Rien n’est jamais facile, en fin de compte. Mais il est bon de faire attention et de se méfier. Meeka le sait, elle a été malade plus d’une fois à cause d’une mauvaise plante. Mais le pire dans tout ça, c’est que finalement… Elle a eu beaucoup de chances dans son malheur. Les choses auraient pu être bien pires, mine de rien.

Il la remercie et cela la fait sourire. Il est vrai qu’il aurait pu l’accuser de tous les maux. Il aurait pu lui reprocher de ne pas être digne de confiance ou tout autre chose de ce genre. Les choses ne sont jamais évidentes. Elle est contente en tout cas de l’avoir aidé. En plus de ça, et c’est un parfait petit bonus, il n’est vraiment pas désagréable à regarder. Mais encore une fois, c’est vraiment un parfait bonus et même s’il avait été immonde, elle ne l’aurait pas laissé mourir. Pas juste comme ça, aussi bêtement. Parce que c’est un peu de ça qu’il s’agit finalement. Oh, bien sûr que ça peut arriver à tout le monde mais… Bon, ce n’est pas une mort très honorable pour autant. " Ce n’est rien. Je n’allais quand même pas vous laisser mourir. "

Lorsqu’il lui propose de manger avec elle, elle est touchée et en même temps, elle ne cache pas que cela l’amuse et la fait rire. Sans doute oui, cela peut être assez mal pris. Mais en même temps, un homme qui a failli se faire tuer par une plante propose de partager son repas. Ca n’a rien de vraiment très rassurant, là, vu comme ça. C’est justement ce trait qu’elle trouve relativement drôle. Mais évidemment, elle ne va quand même pas se contenter de rire dans son coin sans lui donner une explication. En plus, elle se moque mais c’est gentiment. Son but n’est vraiment pas de le blesser. " Uniquement s’il n’y a rien de toxique dans ce que vous me proposez ! Mais c’est avec plaisir que j’accepte l’invitation. ". Clairement oui. Parce qu’il semble être d’assez bonne compagnie et qu’il serait stupide de sa part de ne pas apprécier l’instant. Ces moments avec le peuple du ciel se font rares et elle apprécie les échanges qu’ils peuvent être amenés à avoir ensemble.

Elle remarque le pansement sur sa main, se demande ce qu’il a pu faire, ce qui a pu lui arriver. Il semble encore en souffrir en tout cas, peut-être que ce n’est pas assez bien soigné ? " Vous semblez avoir mal à la main. Voulez-vous que j’y jette un coup d’oeil ? ". Il pourrait très bien refuser, lui reprocher de se mêler de ce qui ne la regarde pas et elle ne pourrait même pas lui en vouloir pour ça. Elle comprendrait aisément. Même s’il peut s’être infecté et qu’il est préférable de regarder avant que ça ne puisse empirer d’une quelconque façon.

La situation glisse vers son stand à elle, alors qu’il lui demande si c’est elle qui a tout fait. Il faut dire qu’on peut se poser la question c’est vrai. A côté des armes, qui peuvent amener un sujet un peu plus dur et brut, la finesse de ses figurines peut laisser entendre que ce n’est pas elle qui a fait le reste. Ce n’est pas toujours facile et il faut juste savoir faire avec ce qu’on a. Meeka est fière de tout ce qu’elle produit. D’ailleurs, elle aime aussi attirer la curiosité des autres et leurs regards plein d’interrogations et d’intérêts. Elle aime qu’on s’intéresse à ses oeuvres, à son travail. Il n’y a rien de mieux à ses yeux que de voir les autres s’intéresser à ce qu’elle fait. " Oui, je sais que les figurines et les armes sont assez différentes mais c’est bel et bien moi qui ait tout fait. Cela vous plaît ? "
Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye MESSAGES : 271 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : Professeur en biologie POINTS GAGNES : 84
Voir le profil de l'utilisateur

(I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary Empty Re: (I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary

le Sam 10 Aoû - 9:18
Leary ne se méfiait pas assez, il était trop curieux. « Vous n’aimeriez pas me voir dans la nature alors. » Normalement, il restait loin des plantes, plus fasciné par les animaux que la flore. Mais là, cette plante avait piqué son intérêt. Il imaginait que c’était son but pour tuer les vivants autour d’elle. Il devrait se montrer plus prudent sinon il risquait vraiment d’y passer dans quelques jours et il ne pourrait s’y prendre qu’à lui-même, ou pas. Il ne prenait pas mal le conseil de Meeka, il appréciait qu’elle l’avertisse. Leary se fit la note mentale de faire un croquis de cette plante pour ne jamais oublier sa dangerosité. Elle aurait pu le laisser mourir, personne n’en aurait rien su. L’odysséen était rêveur, naïf, mais pas trop. Il avait conscience que ce n’était pas l’amour fou avec les terriens malgré les traités, malgré le duty-free. Il y aurait toujours des natifs contre eux et contrariés. Cela arrivait et c’était ainsi. Il décida de ne pas en rajouter une couche car il était suffisamment reconnaissant. Il proposa de la nourriture à la femme et fut étonnée de l’entendre rire. Le brun se demanda ce qu’il avait dit d’aussi drôle. Il ne se vexa pas car ce n’était pas dans son tempérament de se vexer pour si peu.

Son explication ne manqua pas de le faire sourire et il comprenait à présent pourquoi elle avait autant ri. C’était vrai qu’il y avait de quoi rire quand on savait qu’une plante aurait pu le tuer. On pourrait douter de ce qu’il consommait et comment il faisait pour rester en vie depuis son atterrissage ici. « Je crois que je m’en sors mieux avec la nourriture. De toute manière, je vais répertorier cette plante dans mon carnet pour ne jamais l’oublier. » D’abord, il mangeait, ensuite il discutait et après il ferait un croquis. « Elle ne disparaîtra pas ? Je veux dire cette plante ? J’ai vu une fois une plante se rétracter sur elle-même, à tel point qu’on la voyait à peine. » Il avait été fasciné par ce système de protection. Est-ce qu’une chose sur cette planète ne le fascinait pas ? Pas vraiment. Leary lui tendit sa petite bourse composée de fruits. « Ce ne sont que des morceaux de pomme et des baies que j’ai troquées ici. Donc si quelque chose arrive, il faudra se plaindre au marchand. » Dit-il d’un air malicieux. Il riait bien avec cette femme. Elle était sympathique, semblait ouverte d’esprit et n’avait pas peur de s’asseoir à côté de lui et de lui parler. Son sourire s’effrita légèrement quand elle parla de sa main. « La douleur est moindre. Vous êtes guérieusse ? »  Il défit lentement la bande qui couvrait le milieu de sa main.

Elle semblait assez courageuse pour ne pas détourner le regard. Il retourna lentement sa main, exposant sa paume. Le centre était recouvert de tissu cicatriciel. Sans la bande, Leary trembla plus. « Paralysie partielle, tremblements, fourmillements. On m’a planté un couteau et quand j’ai été au soin, j’étais trop blessé pour qu’on me soigne correctement. Je n’étais pas une priorité, j’ai eu les soins que je pouvais avoir. Un nerf, voire plusieurs seraient touchés ce qui expliquerait l’état actuel. » Il énonçait cela froidement, sans sourciller. Sa joie habituelle s’était envolée. « Il faudrait rouvrir la plaie et opérer, sauf qu’on manque de technologie et à mon âge cela ne vaut plus la peine. Je ne vivrai pas éternellement. » Son air de malice revint naturellement. L’idée de mourir d’ici une dizaine d’année, voire plus s’il gardait la forme, ne l’inquiétait pas. En se basant sur l’âge moyen des terriens, ils ne vivraient pas longtemps, pas aussi longtemps que sur le vaisseau. Leary n’avait plus rien à perdre, pas de femme, plus de fille adoptive, rien. Il avait des amis, mais il était bien placé pour savoir que rien n’était éternel, ni irremplaçable. Son meilleur ami Kayden pleurait sa perte, mais le scientifique malgré sa joie habituelle, ne tisait pas des liens extraordinaires.

Il était fantasque, dans son monde. Il fallait vouloir l’atteindre. Peut-être que l’inconnue serait intéressée par l’atteindre, il était curieux de voir. Leary se demanda bien comment elle s’appelait, il ne lui avait toujours pas demandé. Il décida plutôt de parler du stand qu’il avait vu. Il avait adoré son travail. « C’est un très joli travail. Je n’en avais jamais vu. Il faut énormément de talent j’imagine pour faire le bois et les armes ? » Il se demandait avec quoi elle faisait tout cela. Le bois, il imaginait bien un outil tranchant, mais les armes ? Il avait une vague idée du travail de forgeron. Leary ne savait jamais si complimenter un terrien était une bonne idée ou pas. Il espérait ne pas l’avoir froissée. « Je ne crois pas qu’on se soit présenté, je m’appelle Leary et vous ? » Impossible de deviner son prénom.
Meeka Standen
DATE D'INSCRIPTION : 29/01/2017 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Milo, Richard, Astrid & Elias MESSAGES : 554 CELEBRITE : Katheryn Winnick COPYRIGHT : ava by DANDELION ;; sign by anaelle METIER/APTITUDES : Forgeron qui bricole aussi le bois TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 54
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

(I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary Empty Re: (I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary

le Dim 15 Sep - 15:50


Ce monde n’est pas fait pour tout le monde. Certains matins, la blonde se questionne. Est-ce qu’il lui est possible de se satisfaire du monde qui l’entoure ? Est-il vraiment possible de faire les choses dans l’ordre ou dans le désordre ? En réalité, Meeka se demande parfois si la planète n’est pas un peu trop hostile pour eux. C’est une affaire étrange, une situation qu’on ne comprend qu’à demi-mots. Tout est dangereux, si on n’y fait pas attention. Et eux, ils viennent du ciel, d’un univers différent où les plantes ne tentaient pas de les tuer. En fin de compte, quand on y réfléchit un peu plus attentivement, on réalise aisément que là-haut, le seul danger qu’ils devaient affronter, c’était eux-mêmes. Non que ce ne soit pas déjà un gros chaos. C’est l’homme qui a détruit ce monde. Mais évidemment, c’est le genre de chose qu’on ne dit pas à voix haute. Ca aurait pu avoir un peu trop de conséquences finalement. Les descendants ne sont pas les responsables des maux d’antan, sinon, Meeka serait tout aussi responsable. Ceux de la Terre descendent aussi de ceux de là-haut. Mais on ne peut pas le dire à voix haute puisque de toute façon, ça ne servirait pas à grand chose. Pas la peine de chercher plus loin. Pas la peine de réfléchir davantage à tout ça vu que de toute façon, les avis continueront à diverger à ce sujet. Après tout, certains ont fui, d’autres ont été obligés de rester. En partant de ça, on conserve une certaine distance qu’il n’est pas facile de remettre en place.

Au coeur de la forêt en tout cas, la méfiance est primordiale. Il est nécessaire de faire attention au moindre bruit, à la moindre petite chose. Que ce soit facile ou non, on ne parvient jamais à faire en sorte que cela se passe comme on le veut. Une plante à l’apparence inoffensive peut très bien devenir dangereuse dans la seconde qui suit. Alors forcément, quand on ne s’y connaît pas, il est toujours préférable de faire un peu attention. Elle se fait elle-même berner, de temps à autre. Alors bien sûr, lorsqu’on n’y est pas préparé, c’est plus compliqué. Et cet homme, juste devant elle, visiblement, il n’y est pas préparé. Sans la présence de la Naori, le pire aurait pu se produire et la situation serait devenu beaucoup plus complexe. " Il faut juste se méfier un peu plus. Mais ça s’apprend. Là je suis sûre que vous retiendrez le danger de cette plante. ". Un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Son but ici n’est pas de se moquer de lui, et elle ne voudrait pas qu’il l'interprète de la mauvaise manière.

La noter quelque part pour ne pas oublier, il n’y a rien de mieux. Pourtant, cette plante est un piège. Ici au coeur de la forêt, nombreuses sont les plantes qui se ressemblent et qui sont considérablement différentes. " Il faut se méfier. D’autres plantes y ressemblent et sont totalement inoffensives. Il faut se fier au bout des feuilles qui rougit.". Elle s’avance un peu, lui montre la plante à l’endroit évoqué. Elle ne s’avance pas trop, il ne vaut mieux pas toucher. Non qu’elle soit toxique au contact mais un moment d’inattention, un grattement au niveau de l’oeil et tout de suite, ça devient un peu plus compliqué déjà. Quant à l’histoire de la plante qui disparaît, elle se demande à quoi il fait référence. Après tout, les plantes meurent et renaissent tout au long de l’année. " Chaque année, les plantes meurent et renaissent. Il y a également celles qui se terrent la nuit ou ne sortent que la nuit. Les plantes peuvent être fascinantes. ". mais elle n’est pas la personne la mieux placée pour en parler. Elle n’y connaît pas tout, elle se fie à ses savoirs mais ils ne sont pas suffisamment complets. Parfois, elle s’en plaint, parfois, elle apprécie. Elle ne saurait le dire.

Les fruits, de manière générale, c’est une valeur sûre. Il faut toujours faire attention aux plantes et aux fruits. Tout peut être dangereux. la radioactivité a changé bien des choses. De délicates petites plantes peuvent devenir meurtrières. Il n’y a qu’à voir les animaux et les métamorphoses que certains ont subi. Tout a changé, tout est devenu inconnu et perturbant. Quant au marchand, parfois, il est fourbe. Il s’amuse à jouer pour gonfler ses affaires. Après tout, le troc peut être une réussite quand l’arnaque est complète. Et il en joue. Elle le regarde, une seconde. Ce marchand derrière son stand qui ne les calcule même pas une demi-seconde. Il n’a pas de client, mais s’il ne prête aucune attention, alors elle imagine qu’il n’y a pas le moindre danger. Après tout, lorsqu’il manipule, il aime observer le résultat de ses fourberies. " C’est déjà arrivé. Mais il aime observer quand il trompe les gens. Ca devrait aller. ". C’est qu’elle vient assez régulièrement ici pour en connaître quelques ficelles. " sI un jour, il vous fixe un peu trop, vous saurez qu’il ne faut rien manger. ". Parce qu’il n’est pas facile de deviner ce qui a été piégé. Il sait être malin, quand il le cherche vraiment.

Guérisseuse, elle aurait bien aimé. C’est sans doute pour cette raison qu’elle connaît quelques petits trucs. Oh, pas suffisant pour prétendre au rôle bien sûr. Faut dire qu’avec son père, l’idée même de ne pas reprendre la forge, ce n’était pas possible. Alors elle s’y est intéressée de loin, elle a bidouillé un peu et puis… Il lui est souvent arrivé de se blesser alors elle a fait attention mais ça s’est plus ou moins arrêté là. Malheureusement. On ne fait pas toujours tout ce qu’on veut. Et c’est bien dommage. " Je n’ai pas cette chance mais je connais quelques petites choses. ".

Les conséquences d’une plaie qui n’est pas soignées sont trop nombreuses et il n’est pas vraiment possible d’aller contre ça. C’est bien ça le problème. On fait ce qu’on peut, on fait de notre mieux mais ça ne se passe jamais comme on le voudrait. Parce que ça aussi, c’est un peu un problème finalement. Elle a quelques bases mais ouvrir sa main, ce serait une erreur, elle ne peut pas faire un truc pareil. Elle le regarde, un air triste sur le visage. Elle trouve ça dommage, elle aurait voulu faire de son mieux mais ça n’a jamais fonctionné comme ça. Elle n’a pas les capacités pour l’aider et elle en est désolée. Alors que tout ceci ne provient même pas d’elle. Elle voudrait l’aider mais elle ne le peut pas. Peut-être qu’il serait plus facile pour lui de perdre la main, de vivre sans cet handicap. Parce que c’est un peu de ça qu’il est question non ? Quant aux années qui passent, elle ne peut qu’être d’accord. Meeka le vit mal, ce temps qui passe. Elle réalise que le temps file et qu’elle n’aura peut-être pas la chance d’élever son propre enfant. Cela la chagrine, assez régulièrement, mais elle ne peut malheureusement rien y faire. " J’aurais aimé pouvoir le faire mais cela dépasse mes compétences. Je suis forgeronne, je n’ai pas le talent suffisant. ". Et même si ça avait été le cas, elle ne sait pas si elle aurait pris le risque de le faire.

Pour son art, il lui faut beaucoup de talent oui, sûrement. Puisque c’est une chose qu’elle a appris tout au long de sa vie, ça ne lui paraît pas si compliqué que ça. Elle a toujours su à le faire et c’est un art qu’elle a perfectionné au fil du temps. " Je ne saurais le dire. J’ai fait ça toute ma vie. ". Elle hausse les épaules. Oui, peut-être qu’elle l’a toujours su. Disons que c’est le genre de chose dont elle ignore bien des trucs. Elle n’y fait pas vraiment attention du moins, si on peut se contenter de ça. Il lui faudrait peut-être prendre un apprenti pour voir à quel point son art est compliqué à apprendre. " Je m’appelle Meeka, enchantée. ". Elle l’est toujours au contact d’un homme du ciel (et d’une femme hein). Ils lui paraissent si mystérieux à chaque fois.

Contenu sponsorisé

(I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary Empty Re: (I can feel you whisper and laying on the floor) _ Leary

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum