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Kayden Elwood
DATE D'INSCRIPTION : 05/10/2015 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Einar Helgusson MESSAGES : 7530 CELEBRITE : Dan Stevens COPYRIGHT : CORVIDAE & ASTRA METIER/APTITUDES : Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture TRIBU : Odysséen POINTS GAGNES : 358
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Not today (Kayden) - Page 2 Empty Re: Not today (Kayden)

le Mar 21 Jan 2020 - 15:24
Tu te sens le coeur un peu plus léger, Kay, à parler avec Murphy.

Libéré du poids du silence, désormais conscient que tu n'es pas seul à porter ce fardeau terrible, ta conscience se retrouve allégée. Ton esprit fracassé peut commencer son lent travail de reconstruction. Mais oh, ce n'est pas tant parler de cet événement qui fait du bien, qui rallume un peu ton optimisme si coutumier. C'est le sourire contagieux de Murphy, son envie de faire le bien. C'est sa volonté de t'éloigner de ces eaux sombres, tout en se livrant un peu elle-même. C'est étrange, tu penses, de vivre sur un campement qui n'est pas si grand, et de si peu se connaître au final. Oh, bien sûr, tu connais Murphy de réputation, tu la croises dans les allées du campement, tu lui dis bonjour quand tu la vois, mais c'est à peu près tout. Tu penses que c'est la première fois que vous avez une vraie conversation, et n'est-ce pas un peu ridicule, d'une certaine façon, au bout de temps d'années à fréquenter les mêmes lieux ? Peut-être que l'Odyssée vous a habitué à vivre chacun dans vos quartiers, chacun avec vos centres d'intérêt. Il n'y avait pas tant de points communs à trouver, là-haut, ni beaucoup ici, pour être honnête – ou du moins, tu le pensais. C'est un peu absurde de se dire qu'il a fallu traverser cette épreuve – un kraken sorti des mers de votre imagination tourmentée, rien que ça – pour que vous parliez enfin. Mais tu ne regrettes pas, Kay. Parler d'amitié serait franchement beaucoup trop prématuré, mais tu penses que tu peux trouver quelqu'un qui pourrait le devenir, en Murphy. Si vous vous en donnez l'occasion.

Vous parlez d'étoiles, et tu souris, le coeur plus léger, quand elle te dit que tu penseras à elle, la prochaine fois que tu regarderas les étoiles. Et c'est sans nul doute ce qu'il se passera. « Fais attention que je ne vienne pas d'embêter lors d'une crise d'insomnie pour que tu me dises quelle étoile appartient à quelle constellation. » la taquines-tu.

Tu as toujours aimé les histoires qui entourent les constellations, tous les mythes qui les ont forgées. Les frères Castor et Pollux, Orion le chasseur avec son fidèle chien Sirius...tu n'as aucune idée de comment on peut voir de telles histoires dans des points scintillants qui ne te semblent suivre aucun motif précis – mais après tout, tu es pratiquement incapable de lire une carte, tu n'es certainement pas la meilleure référence qui soit – mais tu trouves l'idée très poétique.

Mais oh, si tu aimes les étoiles, ton véritable amour a toujours été voué aux mots. Et quand, entre les pages fragiles, vestiges d'un autre monde, tu peux voir les lettres délicates s'aligner sur le papier, t'as ton coeur qui se serre un peu, qui se gonfle un peu aussi. De la joie, surtout, à voir ces livres, ces objets si précieux que tu ne pensais pas pouvoir un jour encore pouvoir toucher, à moins d'un miracle. La guerre, le feu, la destruction, le temps, tant de choses qui auraient dû anéantir ces reliques de fibre et d'encre. Tu tournes un regard profondément reconnaissant vers Murphy. Peut-être que pour certaines personnes, ce ne sont que des bouts de papier sans intérêt, juste bons à faire un feu. Mais pour toi ? Oh, pour toi, il s'agit d'un trésor sans nom.

Peut-être qu'elle sent ton hésitation, ton envie égoïste. T'as l'impression qu'elle te rassure sans parler, en tout cas, et ça calme un peu ton instinct qui te pousse à garder ces objets précieux pour toi, alors même qu'ils ne t'appartiennent pas. Tu souris à Murphy, quand elle dit que tu trouveras peut-être une exception dans la pile. Tu n'as pas envie de tout vérifier maintenant – tu préfères te laisser l'anticipation, le goût de la surprise. C'est avec un enthousiasme non feint que tu réponds :

« Peut-être ! Et puis, ça fait des années que je n'ai pas lu, ma mémoire est probablement un peu rouillée. Je les découvrirai ou redécouvrirai avec plus de plaisir. » Tu lisses une des couvertures un peu gondolées et tu éclates de rire aux propos de Murphy sur l'odeur. « J'ai presque peur de demander. Mais je suis tellement reconnaissant de seulement pouvoir tenir un livre entre mes mains, honnêtement, je me fiche bien d'où ils peuvent venir. » Tu doutes sincèrement qu'il a fallu mort d'homme pour les récupérer, et si le philosophe en toi se dit que tu devrais probablement un peu penser à la moralité de tes actions, c'est ton coeur littéraire qui l'emporte, cette fois. Ton rire se mue en sourire doux, peut-être un peu timide et mélancolique, quand Murphy déclare que les livres représentent un trésor en ce monde. « J'en prendrais soin. » promets-tu, solennellement. « Et j'ai déjà assez à faire pour un moment. » ajoutes-tu, avec un sourire en coin, en soupesant la petite et précieuse pile.

Tu penses à la rivière, à la forêt. En soi, la chaleur ne te dérange pas tant que ça. Tu aimes bien sentir la morsure du soleil, même si ta peau trop pâle n'est pas toujours d'accord avec toi.

« Hmm, faudra que tu me guides alors, j'avoue que je suis un peu un cas désespéré niveau orientation. Enfin, près d'ici, je peux me débrouiller. » ajoutes-tu hâtivement. T'es un cas désespéré, mais pas à ce point. « Juste...si on s'éloigne de trop. » finis-tu un peu lamentablement, avec un petit haussement d'épaules.

Tu peux sentir la surprise de Murphy, à ta question. Peut-être que comme ça fait un petit moment que vous avez emménagé ici, maintenant, tout doit paraître familier et ne plus receler de beaucoup de surprises.

« Je comprends tout à fait. » Sa réponse est logique, en soi. C'est sûr que retaper une maison demande pas mal de travail, et autant se concentrer sur ça. Quand elle te demande si toi, tu as une petite propriété, tu baisses quelque peu le regard. « Ah, non. » avoues-tu, avec une certaine gêne. « J'ai honnêtement deux mains gauches, je risquerais de tout transformer encore plus en ruines. » C'est le souci principal, mais tu sais que ce n'est pas tant un obstacle. Si tu le voulais vraiment, tu pourrais demander de l'aide aux gens. Non, la vérité, c'est que… « C'est peut-être bizarre, parce que c'est pas toujours agréable d'être un peu les uns sur les autres...mais je sais pas, une petite maison isolée...dans l'idéal, ça devrait me plaire, je sais. Mais je sais pas...je crois que l'isolement me fait un peu peur. »

Tu t'isoles trop facilement, Kay, sans même t'en rendre compte, parfois. Tu t'envoles, et t'es difficile à rattraper dans ces cas-là. Alors autant t'ancrer aux gens tout autour. C'est plus prudent, c'est plus sûr. Et le bruit te rassure.
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Murphy Cavendish
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Lux Aeterna MULTICOMPTES : Nuna Cortez MESSAGES : 42172 CELEBRITE : Sophia Bush COPYRIGHT : jenesaispas (vava) ; Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) METIER/APTITUDES : Conseillère diplomate; militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. POINTS GAGNES : 1073
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le Jeu 30 Jan 2020 - 21:48


Not today

Murphy Cavendish & @Kayden Elwood

(05 août 2118 / quelques jours après leur rencontre avec le kraken / au village odysséen)


Elle s'en relèverait. Elle s'était bien relevée de tout le reste, après tout. Pourquoi cette fois serait différente ? C'était ce dont elle parvenait à se convaincre en tentant d'en convaincre Kayden. Ils avaient déjà tant vécu ici, tant subi d'ici, ce n'était qu'une variable de plus à intégrer dans la grande équation de ce monde. Ils ne comprendraient jamais réellement les tenants et les aboutissants de ces quelques instants qui les avaient probablement marqués à vie, mais ils n'en avaient pas besoin. A trop souhaiter intellectualiser les malheurs, on en oubliait de les apprivoiser. Car oui, même les malheurs pouvaient être apprivoisés ; ils ne demandaient que ça pour se laisser diluer dans le reste de l'existence.

Et apprivoiser ces souvenirs et ces traumatismes, ça se forçait peut-être un peu aussi. Il fallait rappeler la mémoire à tout ce qu'elle abritait de plus doux. Il fallait se forcer à passer cette barrière de la survie la plus basique à la vie entière. Le retour au quotidien ne suffisait parfois pas - il fallait forcer la chance et les circonstances. Il fallait se retrouver soi et c'était ça qu'elle appelait, Murphy, lorsqu'elle demandait à Kayden ce qu'il aimait dans la vie. Elle avait gagné un sourire et c'était une victoire qui lui réchauffait le cœur, qui lui rappelait à elle-même que le lendemain ne porterait pas les mêmes angoisses qu'aujourd'hui. Ces quelques heures au bord de la plage finiraient pas se fondre à tout le reste de leur vie et perdraient ainsi tout leur pouvoir. A cet instant précis, elles perdaient de leur pouvoir. A cet instant précis, Kayden et elle gagnaient un premier combat.

Qui l'aurait cru, même quelques heures plus tôt ? Murphy n'était plus seule. Le combat, ils le mèneraient au moins à deux. La brune remerciait celle de quelques minutes plus tôt, quand elle avait invité Kayden à la rejoindre. Il ne suffisait parfois pas de grand chose - cette fois-ci, il avait suffi aux deux inconnus de se trouver pour le devenir un peu moins l'un vis-à-vis de l'autre, des inconnus. Et s'ils étaient deux dans cet état, ils l'étaient sans doute encore plus au sein du village. C'était bête, se disait-elle maintenant, d'avoir été convaincue si fermement qu'elle était la seule à traverser cet enfer. Il suffisait de partager avec Kayden pour comprendre que chaque expérience de ce cauchemar avait été différente, mais le même partage permettait de réaliser que ces quelques heures résultaient dans le même traumatisme. Parler ne faisait pas oublier ; ça ne faisait pas disparaître cette parenthèse temporelle. Parler n'avait jamais rien de miraculeux mais était l'une des meilleures armes de l'humanité pour faire face à l'adversité. Lorsqu'il s'agissait de conflits, c'était le dialogue qui était la meilleure réponse. Lorsqu'il s'agissait de chagrin, c'était d'être épaulé qui permettait de se relever. Et lorsqu'il s'agissait d'angoisse, c'était de l'exprimer qui permettait de la faire taire.

Alors ils devaient bien parler de livres et d'étoiles, parce que c'était ce qui les raccrochait à ce monde et à la vie qu'ils menaient ici bas. Et elle devait bien l'admettre, il y avait dans cette conversation un peu plus légère quelque chose de doux, comme si elle pouvait voir le lien qui se tissait entre ceux qui, quelques instants plus tôt, étaient encore presque des inconnus. Peut-être qu'ils se retrouveraient encore les jours suivants et les mois suivants, les années suivantes. Peut-être que ce n'était là qu'une première conversation qui ouvrait la porte à bien d'autres conversations, qui elles non plus n'auraient pas grand chose à voir avec cette malheureuse expérience commune. Elle aimait l'idée, Murphy. Ça semblait si simple, en cet instant, de rattraper le cours de la vie. « Quand t'as une insomnie tu peux toujours passer. Si ça ronfle derrière la porte, c'est que je dors. Sinon, tu peux tenter le coup. » Elle sourit et pencha la tête sur le côté pour, sur le ton de la confidence, ajouter : « J'avoue. Je mens. Je ronfle pas. » Enfin, elle n'en savait rien. Elle riait juste un peu bêtement, comme avant. Et putain, qu'est-ce que ça faisait du bien... « Tu pourras peut-être me raconter l'histoire derrière les constellations. Nos connaissances se compléteront. » Et elle était soudainement excitée à l'idée de savoir les secrets de ce qui se tramait derrière ses étoiles. Elle connaissait leur nom, mais ce n'était pas leur identité. Kayden, lui, devait connaître les histoires. Il avait du les lire et les relire. Et ici, sans tous les bouquins informatiques qui leur avait été offerts là-haut, il devenait l'un des rares détenteurs de ces connaissances. Dans le livre d'astronomie qu'elle avait offert à Isdès pour son anniversaire, il y avait quelques bribes des mythes qui se cachaient derrière les noms qu'elle connaissait par cœur. Elle les avait lus avant de se séparer du bouquin, mais ce n'était pas grand chose. Elle avait probablement déjà oublié la majorité de ce qu'elle avait lu, d'ailleurs...

Et des livres, elle en avait encore à donner. Elle avait peut-être quelque chose de ce père Noël dont certains parlaient parfois à l'approche de décembre... Mais ceux qu'elle tendait à présent à Kayden n'étaient pas juste ça, pas juste des objets qui occupaient les moments de tranquillité solitaire. Et en un regard à peine, elle encouragea son interlocuteur à accepter le cadeau. Ils n'avaient pas trouvé Thaïs mais ils trouvaient quelqu'un d'aussi passionné. Kayden en ferait probablement bien meilleur usage qu'elle, qui n'avait rien pu en faire d'autre que les laisser prendre la poussière dans un coin, comme si avec eux c'était le regret de ne pas avoir pu les offrir à Thaïs qu'elle souhaitait oublier. « J'en doute pas. Et si je retrouve d'autres un jour, je sais de qui ils sauront être appréciés. » Après qu'elle en ait profité, bien évidemment. Mais elle le savait, chez elle ils ne trouveraient jamais la place privilégiée qu'ils auraient auprès de Kayden et auprès de Kayden, c'était la plus belle vie qu'ils pouvaient vivre.

Malgré eux, les voilà à parler de météo ; des banalités pour certains, beaucoup moins pour ceux qui ne l'avaient pas connu avant de la connaître. Murphy détestait les fortes chaleurs estivales. Elle leur préférait encore les rudes froids de l'hiver, même s'ils avaient le défaut de confiner ses explorations à un territoire bien trop limité pour ses envies de découvertes. Mais le soleil l'avait déjà brûlée plusieurs fois, et elle n'appréciait pas particulièrement cette impression de vivre au cœur du soleil. « Avec une bonne carte, on s'en sort toujours. C'est quand on s'éloigne que ça devient le plus intéressant. » Un petit sourire rêveur s'installa sur son visage. C'était plus intéressant quand on s'éloignait parce qu'on devenait un un pionnier, le premier des siens à mettre les pieds sur un territoire inexploré jusqu'alors. Ce monde-ci n'avait pas arrêté de tourner quand leurs ancêtres l'avaient fui. Oh, les sols ici avaient continué à être foulés par des humains. Mais quand ils avaient débarqué, les Odysséens avaient été les premiers des leurs à les retrouver. Les premiers Célestes à retrouver et redécouvrir ces petits coins de Terre. Murphy aimait cette idée, celle de repousser les frontières de ce qu'ils connaissaient et de ce qu'elle connaissait. « Si ça t'intéresse... » Elle réitérait la proposition, parce qu'il n'y avait pas de raisons qu'elle soit la seule à profiter de ces échappées belles. Si elle pouvait partager un peu de son enthousiasme pour ce monde, peut-être que ça pourrait contribuer à faire oublier ce qui pouvait tant effrayer chez lui.

Et c'était probablement parce qu'elle aimait tant les extérieurs qu'elle n'avait jamais vraiment réfléchi à connaître ce village dans le moindre de ses recoins. Dès le moment où ils en avaient fait un chez-eux, les lieux avaient perdu de leur charme. Les premières explorations faites et les premières barricades dressées, l'attrait n'avait plus été le même. Au sein du village, elle ne fréquentait au quotidien que quelques lieux privilégiés, comme elle avait toujours imaginé que c'était le cas de tout un chacun. Il y avait la place centrale, avec les dortoirs et l'infirmerie, avec le réfectoire, et puis il y avait les habitations et spécialement la sienne, avec son petit voisinage... pour le reste, il s'agissait de lieux de passage et rien de plus. En réalité, Antarès devait mieux connaître le village qu'elle. Il la retrouvait parfois couvert de boue ou d'herbe écrasée et il arrivait à Murphy de se demander où il avait pu s'amuser, mais elle n'avait jamais eu la curiosité de le suivre dans ses petites explorations personnelles. « Tu sais ce que je dis toujours, quand je sais pas faire quelque chose ? » Question bête, ils ne se connaissaient pas suffisamment pour qu'il connaisse ces drôles de principe de vie qui la motivaient dans son quotidien.  « Si moi je sais pas, quelqu'un d'autre saura pour moi. C'est pour ça qu'on est tous ensemble, non ? » Elle conclut dans un sourire doux et emprunt de ce positive pour lequel elle se levait tous les jours. Oui, ils allaient se relever de cette sale aventure, tous les deux, elle le savait. « Si tu veux savoir si c'est fait pour toi, tu peux toujours essayer. Ma porte t'est ouverte. Tu seras pas tout à fait tout seul, on est deux... » Du menton, elle désigna le paillasson canin qui ronflait à l'entrée de sa demi-maison. « Il y a bien de la place pour trois, ici. » Et puis elle rit, légèrement, comme si la raison qui les avait poussés l'un vers l'autre n'existait plus. « Et puis je t'ai dit, je ronfle pas. » Et puis il y avait cette fenêtre ouverte au-dessus de son lit, celle qui permettait, dans les agréables nuits d'été, d'observer les étoiles...
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Kayden Elwood
DATE D'INSCRIPTION : 05/10/2015 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Einar Helgusson MESSAGES : 7530 CELEBRITE : Dan Stevens COPYRIGHT : CORVIDAE & ASTRA METIER/APTITUDES : Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture TRIBU : Odysséen POINTS GAGNES : 358
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le Ven 14 Fév 2020 - 20:27
Le soleil se fait peu à peu moins ardent, la chaleur, un peu plus supportable. Oh, le jour est loin de tomber, sûr, mais le soleil amorce sa course descendante, tu penses. Tu aimes les couleurs que peut prendre le ciel, entre nuit et jour, entre jour et nuit. C'est tellement varié à chaque fois, tellement insoupçonné. Des lueurs de feu, des couleurs roses et pêche, de l'indigo profond...Toutes ces couleurs, tu en avais une idée, bien sûr, de par les archives, mais c'était autrement différent de les voir en vrai. C'était tellement plus magique. Féerique, presque.

Mais oh, tu t'égares, Kay, la nuit n'est pas encore là, le soleil est encore haut, et il chauffe toujours terre, même si vous êtes à l'abri, ici, dans cette petite maison.

L'ambiance est douce, bon enfant. Tu souris davantage, allégé du poids de ne plus supporter ça seul, et tu ris même quand Murphy blague sur ses ronflements.

« Je retiens. Et je confirmerai ou infirmerai le fait que tu ronfles si jamais j'entends quelque chose. » fais-tu, avec un rire léger. Ton air se fait un peu plus pensif quand la militaire évoque la possibilité que tu puisses raconter les histoires derrière les constellations. « Je ne les connais pas toutes, principalement celles liées à la mythologie, mais je peux les partager avec toi, c'est certain. »

Partager tes connaissances te manque un peu, tu dois l'admettre, Kay. Ce n'était pas tant être professeur qui t'intéressait, non, c'était partager tes rêves, tes questionnements, avec d'autres. Tu voulais voir si leur âme résonnait de la même manière, si eux aussi rêvaient à autre chose, rêvaient à un monde idéalisé d'avant. Tu voulais qu'il y ait autre chose que l'Odyssée, autre chose que les choses utiles, mécaniques. Tu voulais rêver, tu voulais t'évader. Et si tu pouvais emmener d'autres avec toi, pourquoi pas ? À vous tous, à vous questionner, à penser à ailleurs, à autre chose, vous auriez pu peut-être changer les choses, amener du mieux. Ou du moins, ceux que tu inspirais, peut-être. Agir et faire bouger les choses n'a jamais été ton fort, Kay. Trop lâche, trop peur de désobéir. Tu désobéissais dans ta tête, tu te rebellais en suivant les lignes. Et ça t'allait.

Tu souris, en imaginant que d'autres livres, d'autres trésors insoupçonnés puissent être trouvés. C'est vrai que tu n'as jamais tant songé à ça, Kay. Ton âme curieuse aime l'idée de découvrir monts et merveilles au détour d'un sentier, mais le côté pratique et rationnel des choses te rappelle que dans la réalité, tu es maladroit, peu doué en orientation, et que tu risques davantage de te retrouvé englué dans les marécages plutôt que nouveau possesseur de tomes précieux. Tu as beau être rêveur, tu connais tes limitations. Mais maintenant...maintenant, ta curiosité est éveillée.

« J'espère que je ne vais pas regretter cette question mais...tu les as trouvés où, ceux-là ? » demandes-tu, en tapotant de l'index la couverture du premier de la pile. Tu ne pensais pas t'aventurer seul pour aller les chercher mais désormais que tu sais qu'il est possible d'en trouver...oui, tu dois bien admettre, tu es curieux.

Vous parlez des endroits à explorer, de votre petit village, de tout ce qu'il y a encore à découvrir. Murphy a l'âme beaucoup plus aventurière que toi et certainement surestime-t-elle ta capacité à déchiffrer une carte. Très sérieusement, tu réponds :

« Oui, sûrement. Si tu sais lire la carte. J'admets que ça a toujours plus ressemblé à des jolis dessins que des instructions claires, pour moi. Le fait que je n'ai qu'une idée approximative du nord n'aide probablement pas. » En théorie, tu sais, bien sûr. Et tu es certain que tu dois avoir bon à peut-être quatre-vingt pourcent. Mais une vague direction nord peut être en vérité le nord-est ou le nord-ouest, et quand on se plante, c'est difficile de rattraper le coup. Fabriquer une boussole ? Tu as bien essayé. Et tu n'es pas certain que les résultats ont été très concluants. C'est plus facile de t'accrocher à des gens qui ont un meilleur sens de l'orientation que le tien. Mais ça n'aide pas forcément à partir à l'aventure tout seul. Que tu n'aies pas encore fini au fond d'un trou, dévoré par les bêtes, est un petit miracle, en soi. « Mais si tu me guides, je veux bien. » ajoutes-tu, avec un peu plus d'enthousiasme. Peut-être que tu pourras savoir où elle a trouvé les livres, si ce n'est pas trop loin d'ici.

D'un sujet découle un autre et tu dois admettre ta maladresse dans encore un autre domaine – vraiment, tu n'es pas fait pour la vie sur Terre, même si tu trouves cette planète sublime, aucune de tes compétences ne t'est d'aucun secours pour la survie – mais la réponse de Murphy t'étonne un peu, cette fois-ci. Tu clignes des yeux, un instant, tu penses avoir mal compris. Mais non, à nouveau, cette blague sur le ronflement. Donc, tu n'as pas halluciné ces mots. Hm.

« C'est... » Et voilà que tu perds tes mots, Kay. Tu devrais réfléchir avant de parler, mais tu as été pris de court, tu dois l'admettre. « C'est gentil de proposer. » Tu as envie de pointer du doigt le fait qu'elle te connaît à peine. Ouvrirait-elle vraiment sa maison à un presque étranger ? Alors oui, vous vous connaissez tous d'une certaine façon, sur l'Odyssée, mais c'est différent, non ? « Tu es sûre ? Enfin... » Tu t'embrouilles, Kay, mon pauvre. « J'y réfléchirais. » finis-tu avec un sourire, un peu lamentablement. Tu as juste été surpris. Si tu y réfléchis à ton aise, ça ira certainement mieux.
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