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le Mer 25 Déc 2019 - 21:07

A dream of spring
Ezra & Roan

« A dog is the only thing on earth that loves you more than you love yourself. »
Une seconde. C’est le temps qu’il fallu à l’esclave pour réagir quant à son choix. Une réaction vive qui le prit par surprise. Ne s’attendant pas à ce qu’une réaction pareille puisse exister dans ce monde de tissu. Ses yeux s’agrandirent, ne comprenant pas pourquoi. « Tu te rends compte à quel point c’est moche ?!! » « Hm… » Regardant cette fois le tissu un peu plus proche pour constater les sous-tons d’orange qu’apportaient les motifs. Elle lui avait demandé de choisir, mais il n’avait rien sur quoi baser son choix excepté un rapide coup d’œil sur la couleur. Si la demeure était pauvre en décoration avant l’arrivée d’Ezra, c’était qu’il ne s’en souciait pas. Ne s’en souciant toujours pas. « On peut pas prendre cela ! » « On ne le prendra pas alors. » N’étant pas très difficile de le convaincre, voulant qu’elle recommence à parler normalement plutôt que produire ces sons aigus. Le mercenaire ne tenait pas non plus à ramener ce tissu chez lui, une décision qu’il était aisé d’abandonner. « Ne me fait pas paraître ridicule. » Lâcha-t-il alors qu’il jeta un coup d’œil aux nouveaux clients qui venaient d’entrer. Un ton qui était plus impatient. « Dis-moi pourquoi tu préfères ce tissus ? ». Il fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi cette question était posée. Peut-être que parfois certaines questions méritaient d’être répondues sans trop réfléchir. « J’aime cette couleur. Elle me rappelle le sang, la chaleur du désert, la passion, la détermination, mais c’est un rouge trop pâle, tu as raison. C’est affreux. » Pour une fois, le mercenaire lui donna raison. « Pourquoi me demander de choisir ? » Une question pour une question. « Tu sais que je ne suis pas le mieux placé pour… ça. Tu sais aussi que c’est une liberté que je t’accorde de te laisser décorer, user de ta créativité ? » Une des seules libertés dont elle disposait avant et qu'elle disposait toujours. User de sa créativité pour créer une demeure un peu plus chaleureuse. Il s'agissait d'un certain privilège.


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le Ven 27 Déc 2019 - 19:00

A dream of spring
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« One day it will all make sense. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] « On ne le prendra pas alors. » Un hochement de tête. C'était mieux, c'est immonde. Cela n'allait pas du tout avec les murs, non cette couleur et ces motifs n'allaient vraiment pas. Plus rassurée alors qu'il l'avait affirmé avec un ton ferme, clair et net. Rassurée et soulageant un peu la pression alors que je reprenais une respiration plus légère. « Ne me fait pas paraître ridicule. » Ayant la décence de rougir légèrement alors que je pouvais reconnaître être montée dans les aiguës. Ayant un peu dû passer pour une hystérique à ses yeux et peut être aux yeux du marchand, des autres clients. Ayant vraiment eu foi en lui. Ayant vraiment cru qu'il puisse prendre le bon tissus, choisir une autre couleur que celle la plus horrible que j'avais jamais vu à mes yeux. Et si certes chacun avait des goûts différents, il y avait des limites au seuil d'acceptabilité que je pouvais tolérer. Ayant la décence aussi de baisser les yeux alors que j'avais bien tenter de le prendre un traquenard. N'ayant peut être pas pensé qu'il irait pas jusqu'à se ridiculiser mais qu'au moins il ferait le bon choix. Une erreur aussi de ma part alors que je reportais mon attention sur lui, en me mordillant cette fois-ci la lèvre inférieure. Mèche de cheveux bruns que je repoussais non se me demander si j'étais pas allée trop loin alors que j'avais bien tenter de le taquiner, de le soumettre à ce test, de pousser de nouveau plus loin les limites, comme avant en quelque sorte. Regard que je posais de nouveau brièvement sur son visage, un peu apaisée en constatant qu'il ne paraissait pas non plus en colère que j'en vienne à critiquer son choix. Paraissant plutôt vouloir éviter un nouveau scandale public, ne pas ternir plus sa réputation.

S'il y avait ce geste qui revenait alors que je trahissais des signes de nervosité, il y avait aussi ce soupçon de curiosité alors que je restais curieuse de savoir pourquoi il avait choisi ce tissus en particulier, cette couleur. Tentant d'avoir une conversation normale ou du moins aussi normale qu'il était possible d'avoir entre nous. Aussi l'une des premières fois où nous nous trouvions volontairement à faire des achats ensembles sans non plus de réelle prise de tête. Surprenant. Un sentiment qui restait rafraîchissant. « J’aime cette couleur. Elle me rappelle le sang, la chaleur du désert, la passion, la détermination, mais c’est un rouge trop pâle, tu as raison. C’est affreux. » Couleur qu'il affectionnait c'était certain. Sang qu'il avait fait des couleurs. Couleur aussi chaleureuse qui ne rappelait pas seulement la violence, qui ne tranchait pas seulement en rappelant la passion. Couleur que je n'aurai pas tant choisi que des teintes plus orangées. Mais couleur qui était trop pâle en effet et aussi hideuse de propre avis. « Tu vois on va pouvoir faire quelque chose de toi. L'espoir n'est pas perdu.  » Un sourire qui réapparaissait sur mon visage alors que tout n'était peut être pas perdu en terme de goût et de décoration. Il pouvait toujours apprendre. Et il reconnaissait que le teint était trop blême, trop fade. « Pourquoi me demander de choisir ? » Une question pour une question. Légitime. Sourire qui s'agrandissait. Me rappelant un autre jeu où la vérité pure et simple était recherchée, et aussi une tournure plus charnelle, passionnée qui avait été prise. N'ayant pas trop d'espoir que ce genre de tournure soit prise mais appréciant qu'il s'intéresse aussi à moi, ce nouveau tournant dans la relation. « Parce que c'est aussi ta maison. » Ne sachant pas trop si j'avais le droit de m'inclure dedans alors que j'étais son esclave, qu'en soit que je lui appartenais. Ce n'était d'ailleurs que sa propriété pas la mienne. Mais il n'en restait pas moins que s'il m'autorisait à décorer, cela restait sa demeure aussi. N'étant pas seulement un endroit froid et vide. N'étant plus cet endroit là depuis qu'il m'avait acquis. A chaque fois qu'il rentrait, une silhouette humaine qui l'attendait, des plats prêts souvent. Vie qui n'était pas parfaite, qui ne l'avait jamais été avant. Et peut être ce sentiment de maison qu'il n'avait jamais partagé. « J'imagine qu'on cherche tous un endroit où appartenir. » Cherchant tout un toit sur notre tête, un jardin secret. Cherchant un endroit où on pourrait se sentir en sécurité. Parfois ce n'était pas le lieu qui comptait mais la présence de la personne avec. « Je n'ai jamais considéré cet endroit comme un... endroit sûr avant... »  Quand bien même il y avait eu des touches féminines c'était aussi là-bas que j'étais malheureuse. C'était un endroit que je tenais à fuir. C'était un endroit auquel je voulais échapper. Voulant échapper aux coups. Voulant lui échapper. « Mais peut être que j'aimerai juste que cela change. » Reprenant mon souffle. Ce sentiment de se sentir en sécurité, il était important. Ce sentiment de sécurité je l'avais ressenti entre les bras de Shanareth puis là-bas dans cette demeure trouvée sur la plage aux côtés d'Erika. « Ne cherches-tu pas aussi un endroit où appartenir ? un endroit où tu te sentirais en sécurité ? où tu te sentirais bien tout simplement ? » Plus qu'un lieu morne et triste. C'était sa maison, ne voulait-il pas que cela compte et s'investir ? « Tu sais que je ne suis pas le mieux placé pour… ça. Tu sais aussi que c’est une liberté que je t’accorde de te laisser décorer, user de ta créativité ? » « Je sais. » Un cadeau qu'il m'offrait. M'ayant offert cette machine à coudre. Me laissant confectionner les robes, les habits. Me laissant apporter ces notes féminines, me sentir à l'aise. « Merci. » Sincérité. Ne lui ayant jamais dit. Ne l'ayant jamais remercié directement depuis mon retour à la cité pour me laisser ce pouvoir, pour me laisser avoir un échappatoire, me sentir libre pendant quelques heures. « Je ne sais pas si on pourra un jour parfaitement s'entendre, mais on peut être tenter de continuer à bien s'entendre ? » Question. Peut être que de nouveau que je replongeais. Peut être que quand bien même je pouvais prétendre ne plus chercher de trace d'humanité dans le regard des hommes, une volonté de vivre au-delà de survivre resterait. Et relation qu'il restait aussi difficile de définir. « Pourquoi est-ce que tu veux être seulement mon maître ? » N'imaginant pas qu'on pourrait être amis, essayant jamais essayer mais peut être ? peut être que nous n'étions pas obligés de répéter les erreurs du passé, de continuer une relation de haine, passion, flamme. Peut être que cela pouvait être quelque chose de plus simple, plus chaleureux.

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le Sam 28 Déc 2019 - 7:24

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« A dog is the only thing on earth that loves you more than you love yourself. »
Un ton qui était redevenu normal et qui assurait de ne pas attirer l’attention d’autrui. Il n’avait définitivement pas besoin qu’une rumeur court sur Roan Ezeriel en ce qui concerne ses aventures peu conventionnelles. Car, oui il s’agissait bien là d’une aventure pour lui. Une aventure dans un monde qu’il ne connaissait pas et dont il était plutôt désintéressé. Peut-être était-ce là un prétexte pour en savoir davantage sur les passions de l’esclave. Lui ayant déjà offert une machine à coudre en guise de récompense et de bonne foi de sa part. Un cadeau inattendu qui n’avait pas manquer de lui faire plaisir. Une action qui pouvait avoir eu des conséquences positives sur ses finances. Des petits services rémunérés de coutures tenues par l’esclave avec son accord. De l’or en surplus. « Tu vois on va pouvoir faire quelque chose de toi. L’espoir n’est pas perdu. » Un sourire esquissé alors qu’il s’imaginait mal devenir excellent en la matière. Non pas excellent, acceptable serait un début ou du moins avoir la capacité de ne pas choisir des trucs moches. « Parce que c’est aussi ta maison. » Elle n’avait pas tort. Avant tout, c’était sa demeure et l’endroit logeait l’esclave. Un milieu de vie partagé. Une liberté qui lui avait été accordée au départ pour décorer un tant soit peu les pièces avec un modeste budget. Le mercenaire ne s’était jamais soucié de l’apparence intérieur de la maison, très peu d’individu y entrait, pourquoi se forcer, pourquoi dépenser ? Ce n’était pas lui qui en profitait le plus, souvent loin pour effectuer des contrats. « J’imagine qu’on cherche tous un endroit où appartenir. Je n’ai jamais considéré cet endroit comment un… endroit sûr avant… » Juste. Il n’était pas très commode. Violent et impulsif, elle avait été souvent victime de son courroux non sans en être responsable la plupart du temps. Prisonnière des murs alors qu’il désirait brimer cette relation avec Shanareth. Partageant aussi certains torts qu’il n’allait pas avouer. Des moments où elle n’avait rien fait, mais que sa mauvaise humeur devait être déchaînée, relâchée sur quelqu’un. Elle. Il restait stoïque et silencieux. Que pouvait-il bien dire ? Rien. Son attention se porta sur les deux autres tissus qu’elle lui avait présentés. Les touchant, les regardant pour n’avoir à la regarder dans les yeux alors qu’elle semblait parler sans filtre. Redoutant qu’elle en viendrait à poser des questions plus profondes. « Ne cherches-tu pas aussi un endroit où appartenir ? un endroit où tu te sentirais en sécurité ? où tu te sentirais bien tout simplement ? » Le fait d’avoir un toit sur sa tête comptait. Il avait connu la pauvreté, dormir à la belle étoile dans les rues. Le sentiment d’insécurité alors qu’il était encore dans les jupes de sa mère. Cette jeunesse où il ignorait la définition de ce mot, la sécurité. Puis, il avait compris que s’il voulait survivre, il devait abandonner sa mère à son sort pour s’en sortir. Aujourd’hui, elle devait être morte. Néanmoins, il espérait qu’elle avait entrevu sa réussite et qu’elle sache qu’elle n’avait rien à voir là-dedans. S’il avait réussi, c’est parce qu’il était déterminé. Ses parents, un fardeau. Des esclaves. L’origine même de son aversion pour eux. La raison première pour laquelle il les traquait et n’avait aucune pitié. « C’est déjà le cas. » Il appartenait à la cité. Il savait se battre, se défendre, cependant il restait humain. Faillible. Une esquive ratée au cours d’une altercation et il pouvait mourir. Sa sécurité étant plus assurée qu’auparavant, il n’était pas à l’abri d’un malheur. Il devait toujours se rappeler qu’il pouvait mourir, un rappel qui lui permettait de vivre, de profiter. Profiter de ces moments où il enlevait la vie. Se délecter des moments où son adversaire était vaincu et lui toujours debout. Un plaisir grisant. La sensation du soleil plombant sur sa peau qu’il ne voudrait abandonner.

Elle savait qu’il s’agissait d’une faveur et l’en remerciait. Un mot qu’il perçu sincère. Un mot qui n’avait peut-être jusqu’à maintenant évoqué d’une telle façon. « Je ne sais pas si on pourra un jour parfaitement s’entendre, mais on peut être tenter de continuer à bien s’entendre ? » Non. Jamais il ne pourrait parfaitement s’entendre. Ayant déjà vécu des altercations musclées avec Radoslav. Une amitié qui restait soudée malgré tout. Des hauts et des bas. Personne ne pourrait jamais s’entendre parfaitement avec lui. Il était trop impulsif. « Nous pouvons continuer. » Il se retourna vers elle. « Seulement si tu tâches de te souvenir où est ta place. » Une condition. En tant que mercenaire et maître, il ne pouvait permettre des écarts. Plus maintenant, alors qu’il était dans cette situation précaire et qu’elle resterait marquée dans les mémoires. Si leur relation était changée, c’était parce qu’elle était désormais l’esclave modèle. Face à ce comportement, il ne pouvait qu’être enclin à lui accorder quelques faveurs bien méritées. « Pourquoi est-ce que tu veux être seulement mon maître ? » Un sujet glissant. « Parce que c’est ainsi. » Une réponse définitivement trop courte et peu satisfaisante pour Ezra. Une réponse trop simple. Parce que c’est ainsi. Les esclaves ont besoin de maîtres. Une réalité. Des maîtres plus cléments et permissifs alors que d’autres sont cruels et violents. Être seulement un maître. En quoi pourrait-il être autre chose ? Il vouait une haine aux esclaves. Une haine qui n’avait pas toujours été là. Erika qui avait été affranchie, mais néanmoins, elle avait été esclave et ce détail ne l’avait pas empêché de tomber amoureux à l’époque. Même qu’il ne l’avait pas jugé alors que les autres gamins de son âge s’en servait de prétexte pour la malmener. C’était avant que ce sentiment de supériorité et de pouvoir. Ayant vécu la pauvreté et le porter le fardeau d’être le fils d’une affranchie. Ayant été tabassé pour les mêmes raisons qu’Erika. Ayant voulu oublier cette époque. Cette époque où il n’était rien. De là, il s’était érigé jusqu’à une position honorable. Il était le mercenaire reconnu pour détester les esclaves. Une qualité pour certains. Une haine qui lui permettait d’être efficace. Il ne pouvait faire autrement, sa réputation était basée là-dessus, non ? Et si sa réputation avait été atteinte, que penserait les autres s’il se permettait d’être plus qu’un simple maître. Des masques, toujours. Il baissa d’un ton, ne voulant pas être entendu bien qu’ils étaient un peu à l’écart. « Est-ce que tu crois vraiment que je puisse être autre chose que seulement un maître alors que tu t’es enfuie et que tu as abimé ma réputation ?  Je ne peux pas. » Sauvegarder les apparences. « Comptes-toi chanceuse que je ne te fasse pas vivre un enfer pire que ce que tu as déjà vécu. Je le pourrais, tu le sais. Je ne suis pas Basile ni aucun autre de tes maîtres auparavant. Je suis mercenaire. J’ai le sang de tes semblables sur les mains, peut-être celui de connaissances que tu n’as jamais revues, qui sait ? Je n’ai aucune pitié pour ton espèce. Tu es une esclave, tu es ce que je déteste le plus... » Des mots prononcés avec une légère irritation. Un endroit où il n’était pas approprié de poser ces questions trop profondes. « Et après, est-ce que tu espères toujours plus de moi ? » Là, n’était pas tout le point de sa question, si ? Son espoir d’entrevoir autre chose qu’une relation esclave-maître.


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le Sam 28 Déc 2019 - 19:17

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« One day it will all make sense. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sa réponse reçue. « Nous pouvons continuer. » Un léger sourire qui disparaissait en entendant néanmoins la suite de sa réponse. « Seulement si tu tâches de te souvenir où est ta place. » Aucun changement. Rien ne changeait au final. Car là était déjà ma place. Là était déjà les mots qu'il souhaitait dont je me souvienne, qui étaient inscrits sur ma peau. Des mots tatoués à l'encre rouge sur ma peau comme une brûlure que j'avais pourtant voulu ignorer. Me rappelant que non, rien ne pourrait jamais changer. Ne semblant pouvoir plus long. Voulant garder ses oeillères visiblement bien que je devais reconnaître qu'il se montrait plus souple, plus sympathique. Ne pouvant que tenter de le questionner plus tout de même. « Parce que c’est ainsi. » Et il avait raison aussi, c'était ainsi. Régime qui gouvernait la cité de feu depuis des millénaires. Il y avait toujours eu des maîtres et des esclaves. Ayant toujours du mal avec le système de l'esclavage. Système qui n'allait sans doute pas changé et être aboli avec le prochain roi de la cité rahjak. Toujours cette note d'amertume en bouche en pensant à la liberté des autres tribus, où chacun était libres et égaux. Là-bas au coeur de la forêt tout était différent, mais ici le peuple continuait de suivre les traditions, continuant de servir. Peuple qui fonctionnement différemment aussi plus fort, plus violent. Cité rahjak que j'avais dans le sang. Semblables et habitants que j'admirais autant que je détestais toujours. Sans doute cette relation ambiguë qui ne disparaîtrait jamais complètement alors que je n'arrivais pas à me contenter de ma place. Mon problème : celui de vouloir plus. Celui de vouloir plus qu'être une simple esclave. Il n'avait définitivement pas choisi la bonne esclave ou celle la plus docile au départ, peut être aurait-il été plus simple pour lui de refuser.

« Est-ce que tu crois vraiment que je puisse être autre chose que seulement un maître alors que tu t’es enfuie et que tu as abimé ma réputation ?  Je ne peux pas. » Sa réputation. Y avait-il seulement autre chose qui comptait que l'argent et les apparences ? N'avait-il pas compris que cela ne faisait pas le bonheur ? Lui qui poursuivait. « Comptes-toi chanceuse que je ne te fasse pas vivre un enfer pire que ce que tu as déjà vécu. Je le pourrais, tu le sais. Je ne suis pas Basile ni aucun autre de tes maîtres auparavant. Je suis mercenaire. J’ai le sang de tes semblables sur les mains, peut-être celui de connaissances que tu n’as jamais revues, qui sait ? Je n’ai aucune pitié pour ton espèce. Tu es une esclave, tu es ce que je déteste le plus... » Toujours un plaisir d'entendre que quelqu'un nous détestait. Le plaisir le plus fatal. Il n'y avait pas à dire il savait parler aux femmes et les refroidir totalement. Pouvant aussi percevoir son irritation alors quand bien même ses mots étaient pressés, qu'il était obligé de ne pas hausser le ton d'où à la présence des clients autour. Un lieu qui n'était pas fait pour les conversations plus intimes, plus directes. Mais la présence d'un public qui le forçait aussi pour dire à me répondre, ou du moins à donner des réponses calmement. Une assurance qui me poussait à reprendre la parole, à poser de nouvelles questions. « Mais pourtant tu étais comme moi au départ. » N'étant pas stupide. Connaissant la vérité. Connaissant son passé. N'en n'ayant jamais parlé totalement avant, ayant gardé cette information. Ce secret qu'il avait sans doute espéré serait tu au départ mais secret que m'avait divulgué Erika. Sachant qu'il était comme moi au départ, comme elle. Un esclave. Un esclave devenu mercenaire. S'étant retourné pour dire contre les siens alors qu'il était venu à les haïr, à les détester. Devenant le traqueur. Désormais lui qui se lançait sur leurs pistes, et qui ramenaient leur corps sans vie à la cité. Ironique. « Tu es né exactement comme moi, comme Erika. » Consciente aussi que j'appuyais sur un autre sujet sensible, que celui de son premier amour. Soeur de coeur aux cheveux ébène, libre à son tour. L'ayant connue avant lui et amusant alors que les chemins se divisaient, le destin réussissait à réunir tout le monde. Il était comme elle, comme moi. Mais à sa différence, il était venu à nous détester. Même Arméthyse quand elle s'était transformait en garde, changeant d'identité n'avait été aussi hautaine à ce sujet. Quoique d'autres à vouloir traquer les esclaves, se retourner contre il y en avait d'autre. Pensant brièvement à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] avant de rencontrer de nouveau son regard. Il y avait toujours cette difficulté à comprendre comment on pouvait se retourner contre les siens. « On fait partie de la même espèce. On a le même sang de la cité qui coule dans nos veines. » Il avait tué mes semblables, que lui. Mais il avait peut être aussi tué des anciens frères et consciente qu'il n'avait pour cela aucun remord. « Si ton passé avait été autrement, tu aurais pu appartenir à un maître. Peut être que tu aurais compris alors. » Un petit sourire triste. Son destin qui n'avait été celui-ci alors que ses pas l'avaient conduits en direction des mercenaires. Son histoire qui aurait pu être différente comme la mienne. Des histoires qui ne pouvaient pas être réécrites mais dont la fin n'était pas terminée.

Et mercenaires contre lesquels j'avais moi-même éprouvé une haine sans pareil. Alors je pouvais certainement comprendre qu'ils puissent nous détester mais là encore rien n'était forgé dans la terre, dans le sable. Il suffisait d'une tempête de sable pour que tout soit balayé. Une autre direction qui pouvait être prise. Un avis qui pouvait changer, se transformer. Ayant pensé aussi que je les détesterai toute ma vie, quand bien même je tentais aussi de voir le bon en eux. Et au final, tout avait changé. Etant tombée amoureuse de l'une d'entre eux. Mais n'ayant pas été la seule à croire que cela ne serait pas possible. Shanareth non plus elle ne s'y était pas attendue. Elle non plus n'avait pas compris. Nous tombant un peu sur la tête. Pas forcément directement, d'un coup doucement pour se rendre compte qu'il y avait quelque chose de réel de créé. Tout pouvait changer. Rien n'était figé. Des rois qui pouvaient être déchus, qui pouvaient être couronnés. Un monde qui pouvait être détruit et reconstruit. Tout était possible. Alors ne détestant plus les mercenaires comme avant. Tout comme je ne détestais plus les membres de la royauté qu'avant. Ayant compris avec les années que certains étaient bons, que tout le fruit n'était pas pourri. Ayant mûri. Et cette même cité auquel j'appartenais, que je pouvais détester et aimer à la fois, elle continuait de m'attirer, de m'hypnotiser. Toujours là. N'ayant pas tenté de nouveau de fuir. Ne le comptant pas. Alors cela ne faisait aucun doute que je respecterai sa condition, que cette fois, pour le moment du moins je continuerai de me rappeler ma place.

Consciente que comme il disait, il pourrait faire pire. Ayant réussi en partie aussi. Comme Basile, il m'avait fait connaître la saveur de l'enfer. La différence était que Basile était supportable, que ce n'était que lorsque je l'avais tenté de tuer que l'homme était totalement devenu un monstre. Quant au bordel, le maître était inexistant, c'était les clients qui devenaient un roi. Un endroit qui n'était pas tout à fait qualifiable d'enfer, ou plus d'un enfer particulièrement passionné. Non, la différence était qu'avec lui, s'il le voulait, j'étais condamnée à l'enfer à l'éternité. Condamnée à marcher dans les plaines désertiques et admirer les rivières de flammes. Mais quitte à y avoir considéré être là-bas, je savais d'avance que quand le sentiment naissait, il n'y avait plus d'autre choix que de continuer. Et j'avais continué. Ayant survécu à mon séjour dans cette prison dorée. Ayant trouvé un échappatoire. Ayant survécu encore et encore. Et en effet, il pourrait encore me briser et me briser. Il pourrait me briser pour me reconstruire encore et encore. Mais à ce point le voulait-il vraiment. Les pièces étaient déjà recollées. La personne qui se trouvait devant lui n'était plus cet enfant au sourire facile. Il n'y avait plus de chant murmuré. Elle était recollée de partout. Brisée physiquement et mentalement. Mais m'étant toujours redressée. Préférant mourir debout que vivre à genoux, mais cela il le savait. Il le savait alors que j'avais tenté de me suicider pour lui échapper, pour ne pas retourner à la cité. Alors certes il pourrait tenter de devenir plus brutal, mais je doutais qu'il soit suffisamment ouvert d'esprit à l'idée de devoir dépenser une besace d'or pour racheter une esclave. « C'est vrai, tu pourrais vouloir faire pire que Basile, que le bordel sur le long terme mais cela ne serait pas dans ton intérêt alors tu ne le feras pas. » Guidé par l'argent, et les apparences. Devenir plus sévère et éviter toute productivité de ma part, toute source de liberté permise ne serait la bonne stratégie à établir. D'autant que plus il me laissait de liberté, plus je me montrais supportable si ce n'était que j'en venais désormais à coudre pour d'autres, à rapporter de l'argent en plus. Pour le moment c'était gagnant gagnant pour les deux. Un choix contraire serait moins désirable. Mais choix qui lui revenait.

« Et après, est-ce que tu espères toujours plus de moi ? » « Je crois, que ta réponse a été plutôt claire pour nous deux, non ? » Une note de sarcasme alors que je le forçais à se positionner, mais il semblait avoir été plutôt direct. Relation maître, esclave ayant compris. Mais ne lui laissant pas trop le temps de répondre. Préférant comme lui quelques instants plutôt ignorer son regard. Ce qu'il avait fait avant lorsque j'avais posé ces questions. Les rôles qui s'inversaient un peu. Une conversation au coeur du commerce qui avait au moins le mérite de faire le point, de fixer de nouvelles limites, de clarifier le contexte de la situation. Réponse que je préférai peut être aussi évité alors que j'avais perçu quelques minutes plutôt, préalablement, les premiers signes de son irritation. Avec le temps il était devenu très facile d'appréhender les premiers signes. Chaque signe qu'il laissait, chaque mouvement qu'il esquissait suffisait pour être sujet d'interprétation. Volonté d'appréhender alors les premiers signes qui indiquaient que la violence suivrait, les premiers signes de colère pour y échapper. Les signes d'irritation qui étaient toujours un début, bien que les éclats de colère pouvaient aussi surgir soudainement. Rien avant et soudainement tout feu tout flamme, le monstre était libéré. La bête libre, détruisant tout sur son passage. Préférant ne pas me retrouver sur son chemin bien que parfois j'étais aussi responsable. Jouant avec le feu. Mais caractère enflammé, trait commun de tous les membres de la cité rahjak. Flammes qui brûlaient et dont les conséquences étaient différentes sur chacun. Mais le sang chaud, c'était certain. Alors je reportais mon regard sur les tissus. Et c'était peut être d'un geste plus brusque que je saisissais celui qui allait le mieux avec la demeure et que je faisais un premier pas vers le marchand pour l'apporter. Peut être aussi faire taire son regard.
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le Sam 4 Avr 2020 - 22:16

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Définitivement, le lieu n’était pas approprié et il était coincé. Ne pouvant hausser le ton, ne pouvant attirer trop les regards sur eux. Cette fois-ci, il ne prenait aucun plaisir à lui rappeler où était sa place. La convaincre, c’était tout ce qui comptait, non ? La convaincre qu’il n’y avait aucune chance qu’il puisse être plus qu’un maître. Et pourtant, le masque avait tombé quand elle avait appuyé sa lame contre sa gorge, là-bas, dans cette forêt. « Mais pourtant tu étais comme moi au départ. » Un éclair de surprise lui traversa le regard. Il avait été assez naïf pour croire qu’Erika s’était tu à ce sujet. Bien sûr que non, pourquoi aurait-elle garder son secret ? « Tu es né exactement comme moi, comme Erika. On fait partie de la même espèce. On a le même sang de la cité qui coule dans nos veines. » Arméthyse avait terminé avec une lame sous la gorge pour n’avoir qu’évoqué ses parents lors d’une soirée et Ezra lui remettait les faits en pleine figure. Sa mâchoire tendue, une respiration profonde, un regard menaçant et cette veine qui ressortait sur son front à chaque colère refoulée. « Si ton passé avait été autrement, tu aurais pu appartenir à un maître. Peut être que tu aurais compris alors. » « Ça suffit. » Siffla le mercenaire en tre ses dents. Une question demeurait en suspens dans son esprit. Comprendre quoi exactement ? Le désir de vivre libre ? « C'est vrai, tu pourrais vouloir faire pire que Basile, que le bordel sur le long terme mais cela ne serait pas dans ton intérêt alors tu ne le feras pas. » Il ne la quittait pas du regard. Il releva un peu le menton, les sourcils froncés. Elle avait raison sur ce point. Il n’y gagnerait rien. Elle ne pouvait plus s’enfuir, c’était l’important. « Je crois, que ta réponse a été plutôt claire pour nous deux, non ? » Silence. Aucune réponse, n’ayant pas pu avoir le droit de répliquer. Ce n’était pas ce qu’il voulait. Il valait mieux pour lui de se taire plutôt qu’enflammer son irritation en plein milieu du commerce. L’esclave se saisit des tissus voulus et fit un pas vers le marchand. D’un geste sans délicatesse, il prit sa main et y déposa quelques piécettes; une somme largement suffisante pour couvrir le coûts des achats. « Je t’attends à l’extérieur. » Il essayait de conserver son calme. Ce n’était pas sans difficulté. Ne pas refaire les mêmes erreurs qu’avant, ne pas s’emporter. Il la lâcha et se marcha d’un pas rapide vers la sortie. Il passa devant le marchant sans lui accorder un regard, cependant il pouvait percevoir le soulagement de ce dernier de le voir partir. L’air extérieur lui permit de retrouver une certaine paix. Son impulsion maîtrisée de peine de misère. Il s’adossa au mur, à côté de la porte, attendant qu’Ezra termine la transaction afin de poursuivre leur route.


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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3214 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : doom days (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 393
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A dream of spring [Roan] - Page 2 Empty Re: A dream of spring [Roan]

le Mer 15 Avr 2020 - 18:25

A dream of spring
Ezra & Roan

« One day it will all make sense. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Ça suffit ». Un sifflement. Un murmure entre ses dents. Mais un son reconnaissable. Le pas sur la ligne. Le pied suspendu au-dessus de cette ligne, qui risquait d’être franchie. Sa mise en garde. Sa mise en garde alors que je risquais d’aller trop loin, mais ayant continuais néanmoins. Tous deux conscients qu’il ne serait pas dans son intérêt de fixer de nouvelles barrières plus sévères. Le meilleur moyen pour fonctionner était de trouver un terrain d’entente. Le meilleur moyen pour continuer cette vie à la cité rahjak sans nouveau coup d’éclat était de faire des compromis et réussir à se laisser assez de liberté à chacun pour que le désir d’arracher la tête de l’autre en vienne à passer. Ni son intérêt ni le mien alors de se retrouver sur la place publique. Comptant bien éviter d’avoir de nouveaux orteils en moins. Comptant bien éviter de subir la douleur de nouveau. Peut être que j’en étais rendue à un stade où je voulais juste souffler et cesser de le chercher sans arrêt, de me disputer. Ce que nous pouvions réussis à faire si nous agissons de manière intelligente. Pouvant aussi tenter de communiquer plus et réussir là où nous rencontrons des échecs précédemment. Il fallait juste trouver la bonne formule. Comme une recette de cuisine, où il fallait savoir mêler les saveurs et les bons ingrédients pour réussir à cuisiner le bon petit plat. Il fallait être parfois inventif et ingénieux pour réussir le bon mélange. Ce qui nous attendait peut être.

Des limites aussi tracées alors qu’il était aussi clair quand à ce qu’il ressentait. Peut être aussi irritée qu’il l’était alors bien que je réussisse à moins le montrer tandis que de nouveau son visage se transformait. Chacun réalisant cette danse plus que maladroite. Avançant et reculant sans cesse. Main qu’il attrapait alors que ses doigts se refermaient autour de mon poignet. Regard que je tournais dans sa direction alors que d’eux-mêmes mes doigts refermés en direction de ma paume s’entrouvraient. Geste sans délicatesse alors que dans cette paume, il déposait les piécettes d’or nécessaires pour payer le marchand. « Je t’attends à l’extérieur. » Note d’agacement alors qu’il filait dehors. Pouvant que le maudire intérieurement d’être aussi peu expressif, communicatif bien qu’il était facile de reconnaitre là sa volonté de mettre fin à la conversation et y couper court pour conserver le contrôle de ses nerfs. Signes qu’il perdait son calme que j’avais appris à reconnaitre et que je pouvais reconnaitre en l’observant si ce n’est par la brutalité de son geste. Main que je ne retirai pas mais qu’il retirait de lui-même avant de sortir. L’impression d’avoir été brûlé. Reprenant mon souffle doucement. Consciente qu’il cherchait sans doute aussi à se calmer, à éviter que cela dégénère. Ce qui était peut être mieux, que chacun en vienne à garder le contrôle. Ce que je tentais de faire de nouveau alors qu’avec un sourire je me tournais vers le marchand de tissus. Marchand qui avait néanmoins toujours ce sourire crispé, et un peu soulagé alors qu’il essuyait avec un morceau de tissus son front chauve. La possibilité de voir que des gouttes de sueur avaient coulé, que la présence d’un mercenaire dans sa boutique l’avait chamboulé. Ce auquel il n’était pas habitué. Pas habitué à voir des mercenaires, des gaillards bien plus haut que lui dans sa boutique alors que d’habitude ce n’était que des silhouettes féminines qu’il croisait. Son visage presque comique qui manquait de me faire sourire. Les coins de ma bouche qui se relevaient alors que voir la vision du marchand m’avait fait un peu retrouvé le sourire. Pièces qu’il s’empressait non moins d’empocher. Les marchands et leurs piécettes d’or. Il était parfois possible de se demander s’ils ne dormaient pas avec une bourse d’or à côté de leurs oreillers, s’ils ne se réveillaient pas la nuit pour entendre le son des piécettes qui teintaient. Mais là étais-je mauvaise langue alors que ce négociant-ci en particulier réalisait des prix corrects, vendaient à des prix abordables la marchandise et les tissus. Des tissus que je repliais d’ailleurs avec soin, et en leur compagnie que je sortais sur le seuil de la boutique. Regard qui s’attardait devant pour tenter de repérer la silhouette du mercenaire. Sa silhouette que je ne repérai pas aussitôt. Le cherchant devant et non sur le côté, alors qu’à vrai dire il se trouvait à un pas de moi, le long du mur, juste à côté de la porte. N’ayant pas encore fait attention. Mèche de cheveux bruns que je prenais le temps de repousser. Rayons du soleil qui se faisaient plus ardents avant que finalement j’en vienne à tourner ma tête vers le côté, pour le découvrir sur ma gauche. Petit sourire qui se dessinait. « Je crois que tu l’as traumatisé. » Pensée qui me faisait sourire alors qu’en effet c’était avec soulagement qu’il nous avait vu quitter sa boutique, bien qu’il ne pût nous en chasser. Le client étant roi. Et l’or passant avant.

Regard qui s’attardait sur les traits de sa silhouette, sur son visage, sur les cicatrices visibles à l’œil nu qui se dessinait sur sa peau. Marques reconnaissables. Paraissant entièrement en contrôle, adossé contre le mur. Presque à le retrouver à couper un fruit à l’aide d’un couteau. La situation aurait été la même. Posture qui imposait. Ayant cette aura autour de lui, qui imposait. Dangereux. Cela ne faisait aucun doute. Un prédateur. Un mercenaire. Du sang sur les mains. Un tueur. L’éclat de la noirceur. Oubliant parfois à force de le côtoyer à quel point j’avais pu jouer un jeu risqué. Mais il suffisait parfois de jeter de nouveau un coup d’œil en direction de sa silhouette pour se rappeler qu’il était dangereux, léthal. Attirant et dangereux. Regard posé sur lui alors que je chassais avec une certaine lenteur ces pensées de ma tête. Ayant été ce qu’il avait de plus clair sur le sujet. Et m’ayant bien fait comprendre qu’il me détestait parce que j’étais une esclave. Si le message n’avait pas été annoncé formellement avant, désormais il était ce qu’il y avait de plus clair. Ne m’étant pas rendue compte sans doute à quel point il me détestait. Peut être pas tant de la haine à mon égard, mais il avait été clair et net. Me détester c’était une certitude. Et pourtant alors qu’il était affirmatif sur ce qu’il ressentait, il m’avait néanmoins laissé du temps. Des mots, des gestes qui le contredisaient. Me demandant parfois s’il ne se mentait pas à lui-même. Ce qui sonnait néanmoins comme une douche froide ou un sceau d’eau froide envoyée à la figure. Il suffisait de se rappeler ses mots et se rappeler en effet que rien n’était acquis. L’enfer qui pouvait être traversé de nouveau, mais quitte à y avoir été, le goût deviendrait peut être un peu monotone.

De nouveau en contrôle, alors que le sourire préalablement dessinée sur mon visage s’était effaçait. Ce léger sourire en le voyant avait disparu de nouveau. De nouveau cette tension étrange. Ce sentiment de malaise. Ne sachant peut être plus sur quel pied dansait. Regard que j’avais détourné, qu’il ne voyait pas. Reprenant le contrôle de mes pensées. Réfléchissant aussi à ce qui devait être réparé dans la demeure, mais c’étaient surtout les tissus qui avaient pâti. Les meubles pouvaient être remis sur pied, les chaises redressées. « On peut aller jusqu’à la grande place pour acheter de la viande en plus… » ou des os pour l’occasion, acheter de quoi nourrir Yuj. Une bouche supplémentaire, mais ce qui n’était pas un problème. Un regard qui se posait sur le mercenaire, attendant d’obtenir son assentiment avant de me diriger en direction de la grande place publique. Regard qui dérivait sur les silhouettes qui se pressaient entre les échoppes environnantes. Les ruelles environnantes la grande place publique qui étaient composées d’auberges, tavernes où les cartes étaient distribuées, mais aussi plus loin la présence reconnaissable des bordels. Attrait de la luxure, des pêchés, des cartes, de l’or, du vin. Un même endroit où tous les plaisirs de la vie, mais des vices étaient aussi réunis. Cité qui se divisait alors que les ruelles autour de ce lieu notable conduisaient aussi en direction des meilleurs artisans, des meilleurs armuriers. Un monde vivant où les couleurs se mélangeaient, où les silhouettes se mélangeaient et se pressaient. Dès lors qu’on arrivait à la grande place, les yeux ne pouvaient que s’écarquillaient face à tant de merveilles, de couleurs. Tous les sens qui étaient utilisés comme l’odorat alors que les odeurs se mélangeaient. Odeur exotique, des épices, des vins. Il y avait des échos de voix de partout alors que les conversations s’entrecroisaient, les marchands tentaient d’attirer près de leurs étalages les clients les plus proches. Il y avait des cris, il y avait des conversations murmurées. Il y avait le tintement de l’or alors qu’il était aussi possible de se faire dérober sa bourse. Un virage à quatre vingt dix degrés alors que se rendre sur la grande place publique pouvait aussi être un voyage étourdissant. Les premiers venus qui pouvaient manquer d’oxygène, avoir l’impression d’être perdus. Mais étant coutumière de ces bruits, à l’aise face la foule, aux étalages. Le risque néanmoins aussi de se perdre et d’être séparés alors que les bousculades étaient aussi de mises. Me rapprochant donc un peu de Roan, alors que ce dernier avait été aussi clair sur le fait que je devais le suivre et rester près de lui. La solution qui ne serait pas de lui échapper dans la foule. Déjà vu. Faisant signe de la tête de se diriger vers les ruelles environnantes. « Il vaut mieux qu’on passe par là, ce sera plus rapide. » Il y avait toujours des raccourcis. Il y avait toujours des chemins de traverse pour éviter la foule. Mais parfois pour se faire, pour se rendre à la grande place publique plus rapidement, il fallait dépasser les tavernes pour la rejoindre par des ruelles adjacentes. La meilleure solution que de marcher un peu plus pour ne pas se retrouver prisonnier de la foule. Quoiqu’il eût lui l’aisance de pouvoir se déplacer facilement et écarter les passants, alors qu’il dépassait d’une tête la plupart de ceux autour. Mais n’ayant pas cette chance. Eclats de voix alors qu’un conflit semblait avoir surgi. Les gardes présents sur les lieux. Les badauds attirés vers l’une des entrées principales pour se rendre sur le marché commun et libre d’accès. Marchand d’un pas assuré bien que mon regard ne pouvait aussi dériver de nouveau vers l’entrée des tavernes. Là où l’alcool coulait à flot, d’où il était possible d’entendre l’écho des rires et des voix. L’entrée qui était libre. Regard qui se reposait sur le visage de Roan, tentant de déterminé s’il était alors attiré par entrer à l’intérieur, si le désir de boire se faisait ressentir ou celui de jouer aux cartes. Là-bas que je l’avais retrouvé ivre mort. Et non loin, les premiers signes reconnaissables de l’arrivée au bordel que les clients masculins qui se pressaient. Les premières filles de sortie alors que certains prenaient une bouffée d’oxygène, d’autres chargées d’attirer les clients et les bourses d’or. Regard qui ne se détournait pas comme il avait pu se détourner de la taverne, lieu vers lequel je n’avais aucun intérêt. Regard qui se posait en direction de ces filles, alors que j’avais été à leur place. Aucune silhouette familière cette fois-ci, mais parfois en croisant certaines, marquées par le temps. Robe qui laissait transparaitre des morceaux de peau alors qu’elles ne pouvaient qu’aussi se diriger vers la taverne, et user de leur charme. Deux qui se dirigeaient dans cette direction, s’approchant. Regard qui se posait sur la silhouette de Roan, alors qu’un pas en retrait, je regardais la première jeune femme au teint hâlé, cheveux bruns jusqu’au dos et aux courbes pulpeuses s’approchait du mercenaire pour l’attirer entre ses griffes. Si la situation ne devenait pas des plus étranges entre nous, elle était sur le point de le devenir.
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