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Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye & Misha Machir MESSAGES : 300 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Gajah METIER/APTITUDES : Professeur en biologie POINTS GAGNES : 30

Face à face de deux scientifiques. | Wyatt Empty Face à face de deux scientifiques. | Wyatt

le Lun 11 Mar 2019 - 21:17
Le temps suivait son cours et la fabrication d’une éolienne annonçait un renouveau au sein du campement. Leary regardait certains odysséens retaper des maisons. Vu son état avec sa main droite qui tremblait régulièrement, il ne pouvait pas aider. C’était extrêmement frustrant et il se sentait inutile. Néanmoins, il garda cette pensée pour lui. Il continuerait à dormir dans les dortoirs communs. Le scientifique ouvrit son petit carnet de notes qu’il emportait partout. Il relut ses dernières notes sur les fleurs de printemps qui commençaient gentiment à éclore sur les sols froids. Malgré les années ici, il restait encore fasciné par les petites plantes qui apparaissaient malgré cette saison froide. Leary serait probablement inutile à vie pour retaper une maison, mais il resterait doué pour répertorier la faune et la flore qu’il serait amené à rencontrer. Cela le remplissait d’une certaine joie rien que d’y penser. Il y avait du positif dans tout cela. Assis sur un petit muret, le brun gribouillait comme un gamin dans son cahier. Il laissait vagabonder ses pensées et de temps en temps, observait ce qui se passait autour de lui. Le scientifique se sentait toujours dans une sorte de bulle. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas faire d’effort avec les autres, c’était juste sa manière de penser.

Il pensa au fait qu’il était allé au duty-free avec Céleste quelques mois auparavant et qu’il avait adoré parler avec des natifs. Oh, il ne pouvait pas tenir une conversation, mais il savait échanger quelques mots et se faire comprendre. Leary devait cet apprentissage grâce à une native qu’il rencontrait de temps en temps. Tout ceci était secret, il n’avait pas partagé cette information avec les autres. A cause de la peur, de la réaction que certains pouvaient avoir. Même si l’entende restait cordiale, autant ne pas tenter le diable. Le brun n’en avait parlé qu’à de très rares personnes de confiance dont il était sûr qu’elles ne répéteraient rien. L’homme rangea son petit carnet et alla aider d’autres odysséens avec la nourriture. Malgré sa main droite blessée, il savait se rendre utile. Les sensations n’étaient pas au top dedans, mais tant pis. La cicatrice resterait à vie et lui rappellerait sans cesse qu’un jeune cent fou avait tenté de le tuer. Mais pour l’instant, Leary avait une autre préoccupation, il avait trouvé cet hiver des objets étranges (rollers) avec des roues remplies de mousse. Il ne savait pas encore à quoi cela servait, ni comment les utiliser.

Il supposait que cela se mettait aux pieds, en tout cas cela avait la forme un peu, de chaussures. Le brun n’avait pas osé les chausser pour l’instant. Il était observateur, un brin aventurier, mais pas trop. Après avoir terminé d’aider des camarades, il retourna sur son bout de tronc d’arbre, à rêver au sens de la vie. Il avait un certain âge pour la vie terrestre, mais Leary restait un rêveur. Une silhouette attira son attention et il reconnut le conseiller Wyatt. Un autre scientifique qui l’impressionnait beaucoup. L’ancien professeur aurait juré que Wyatt se dirigeait vers lui, mais il se trompait probablement. Ils n’avaient pas beaucoup de différence d’âge, mais l’autre homme impressionnait énormément Leary qui restait souvent sans voix face à lui. C’était ainsi déjà sur l’Odyssée et encore plus aujourd’hui. Derrière son très grand calme, le scientifique restait un très grand timide. Il se demandait ce qu’il avait pu faire pour qu’un conseiller s’approche de lui. La peur tordit son ventre, avait-il fait une erreur ? Il espérait que non.
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 925 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : dooms day- poésies cendrées.; ROGERS. - il y a ton sourire ; saez - eilyam METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 220
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le Mer 3 Avr 2019 - 20:48

Une éolienne, quelque chose de complètement abstrait si ce n'est absurde pour tous les débarqués. Quelque chose qui leur semblait fou, vu des étoiles, quelques années plus tôt. Et pourtant, les voilà là, quelques années plus tard à se réjouir d'une avancée qui semblait inatteignable. Le travail sera encore long pour que tout fonctionne correctement, pour que leur vie semble être presque aussi confortable qu'avant, mais ils avancent, tout avance enfin. Le monde avance et change lentement et eux aussi. L'intelligence et les capacités des uns et des autres sont différentes ici. Ils se sont tous adaptés à la belle bleu, retapant le monde à leur façon, pour qu'il ait un peu d'eux. Wyatt n'a pas besoin de grand chose pour se sentir réellement chez lui, puisque chez lui, ça a toujours été ici. Qu'importe le manque de tout ce qu'il y avait là haut. Il y a l'air, la terre, la mer, il y a tout ce qu'il avait espéré et plus encore ici. Mais il y a quand-même quelque chose d'incroyablement satisfaisant à voir le monde se construire autour de lui, avec lui. Les débarqués qui embrassent enfin leur destin, celui de vivre ici et d'y vivre heureux, de tout faire pour en tous cas. Le conseiller donne souvent un coup de main ci et là, simplement pour voir le bonheur dans le regard des autres.

Tout semblait enfin se stabiliser et prendre sens, comme si les enfants du ciel avaient enfin appris à respirer au même rythme que la terre. Sans plus de haine, sans plus de rancœur, simplement cette envie partagée de bonheur. Le biologiste observait tout ça avec une douceur qu'il ne saurait décrire, comme une fierté, de voir enfin sa belle bleue un peu plus aimée. Marchant tranquillement dans le camp alors que la vie suivait son cours tout autour de lui, Wyatt tomba un peu par hasard sur quelqu'un qu'il connaissait bien. Leary, un scientifique qui avait toute l'admiration du biologiste depuis bien avant qu'ils foulent cette Terre de leurs pieds. Mais la vie avait fait que les deux hommes ne s'étaient jamais réellement trouvés, du moins pas au point qu'on aurait pu imaginer vu leurs passions communes. Peut-être parce que Wyatt ne savait que rarement comment aborder les autres, ou peut-être parce que parfois, il faut attendre de longues années avant que les chemins viennent réellement à se croiser.

Jamais très loin l'un de l'autre et pourtant très éloignés. Wyatt se demandait parfois ce que le brun pensait de lui. Il aurait aimé savoir échanger plus avec le professeur, savoir partager un peu de cette passion si particulière qui les animait dans la cage de fer. Mais tout avait changé, Wyatt y compris. Très différent de ce qu'il avait pu être là haut, la planète lui avait mis des claques qu'il n'avait pas pu imaginer. Il n'en regrette pas une, pas même pour les cicatrices qui se sont dessinées sur son corps au fil des années. Le zoologiste aurait très bien pu laisser cette occasion passer, comme toutes les autres avant. Regarder le petit carnet que tenait Leary dans ses mains et simplement garder ses questions pour lui. Mais le conseiller est en manque d'aventure, en manque de découverte de la nature. Il a ce besoin qui vibre en lui, de repartir explorer le monde, découvrir de nouvelles choses encore et encore. Probablement revenir avec un peu plus de cicatrices aussi, mais ça fait partie du jeu comme on dit.

C'est sans doute ce manque qui le pousse à passer au dessus de tous ces silences, de toutes ces années et de tout ce qui les a toujours éloignés. Les yeux rivés sur le carnet du scientifique, Wyatt s'avance suffisamment pour couper la distance réglementaire entre eux. Suffisamment pour que Leary comprenne qu'il cherche à l'aborder. Sourire maladroit, un peu bancal comme toujours, et puis des mots qui traversent enfin ses lèvres, qui marquent le début de quelque chose de totalement nouveau. « Hey, Leary. » Il pointe le tronc sur lequel l'ancien professeur est assis avant de demander poliment, un peu gêné. « J'peux m'asseoir à côté de toi ? »  C'est pas comme ça que ça va devenir moins bizarre. Et presque sur le point d'abandonner, à deux doigts de se dire que c'est trop compliqué d'essayer, Wyatt pose les yeux sur des objets étranges. Tournant la tête de côté pour les observer, ces chaussures qui n'en sont pas, il perd toute sa gêne et tout ce qui le rend peu capable de sociabiliser pour se focaliser sur sa nouvelle pensée. « Qu'est-ce que c'est ? » Sincère, presque gamin, il regarde Leary avec les yeux qui pétillent. Parce que c'est quelque chose de nouveau, quelque chose qu'il ne connaît pas. Et que même si ça vaut pas de se jeter dans une rivière, ça suffit à remplir son cœur de joie pour les heures qui suivent, si le scientifique veut bien partager sa découverte avec lui du moins.

Sans plus penser à s'asseoir pour discuter du carnet, de sciences ou d'aventures, Wyatt se retrouve accroupi face aux deux objets nouveaux et il fouille sa mémoire pour savoir s'il en a déjà vu quelque part. Là haut, dans un livre, un film, ou ici, pour de vrai. Se pinçant les lèvres dans sa réflexion, il retrouve le regard de Leary et ajoute, lentement. « Tu sais à quoi ça sert ? » Peut-être que l'autre scientifique aura plus de réponses que lui, et les yeux plein d'étoiles il se ravit déjà de ce moment qui se dessine, même s'il n'aura duré que ces quelques minutes et que le professeur refuse de continuer l'échange. Il aura su occuper l'esprit compliqué du conseiller pendant quelques instants, et c'est déjà beaucoup.

Comme quoi, ça vaut toujours le coup d'essayer, même après de longues années.
Leary Wrath
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le Dim 12 Mai 2019 - 21:00
« Hey Wyatt. » Les mots étaient sortis de sa bouche sans même réfléchir. Il s’était surpris lui-même à cet instant. Il avait répondu par automatisme et aussi car il était curieux. Même s’il avait un peu peur, il se demandait bien ce que le conseiller lui voulait. « Oui, tu peux. » Il se voyait mal dire non et lui demander de partir. Oh bien sûr, c’était extrêmement tentant de le faire, mais il n’en fit rien. Leary n’était pas aussi sauvage que cela, même s’il pensait l’être de temps en temps. Il vit le regard de l’autre scientifique être attiré par les objets roulants que Leary tenait à la main. Il les posa au sol. « C’est ce que j’essaie de déterminer. J’ai peut-être une idée. » Il regarda Wyatt s’accroupir et observer les chaussures roulantes. Il avait vu le regard pétillant de l’autre homme et cela plaisait vraiment au scientifique. Il aimait ce genre de regard qui activait sa propre curiosité. La curiosité était la base de tout fait scientifique selon lui. Si on perdait ce genre de regard, on n’était définitivement pas digne d’être un scientifique selon lui. « D’après mes recherches, il faut les mettre aux pieds et on…roule avec. » Il avait hésité sur le terme rouler, mais d’après ce qu’il pensait, c’était bien cela qui se passait.

Il fallait les enfiler et rouler, mais comment rouler ? C’était la question qu’il se posait depuis qu’il les avait trouvés. Leary avait peut-être une idée, mais il se demandait si Wyatt allait jouer le jeu. Oserait-il demander ce qui lui traversait la tête ? « Tu voudrais les essayer ? » Il avait enfin osé le demander. Sans risque, la vie était terriblement fade selon lui. Leary se demanda s’il était pris de folie, mais il le vérifierait plus tard. Le brun commença à ôter la vieille mousse coincée dans les roues des rollers. Avec sa main droite en paralysie partielle, cela n’était pas facile de le faire, mais il tenait à le faire. Il détestait dépendre des autres à cause de cette main et devoir demander de l’aide, cela l’énervait au plus au point. « Je serais bien monté dessus. Mais si je tombe, cette main m’est inutile pour me rattraper. » Et il leva sa main droite dont le centre était recouvert de tissu cicatriciel. Cela faisait depuis qu’il était sur Terre qu’elle était dans cet état. Dès les premiers mois de vie ici, un cent fou l’avait attaqué. Cela l’avait rendu plus humble envers les cents et à les considérer mieux. Il avait cru ne commettre aucun pêché, mais il en avait commis un en ne défendant pas les cents qu’il aimait et en les laissant se faire envoyer sur Terre. Ce châtiment était amplement mérité selon lui. Il n’en parlait jamais avec grand monde.

Il n’avait jamais vraiment dit que c’était un cent qui l’avait attaqué. Il avait tu cette information. Avec les méthodes de soin à l’arrivée sur Terre, il avait eu le minimum et il en résultait une méchante cicatrice au centre de sa main, des deux côtés et une paralysie partielle ainsi que des fourmillements continus. Il ne s’y faisait jamais vraiment, mais il relativisait car il était encore en vie malgré tout. C’était une épreuve qui avait été mise sur son chemin. Par qui ? La vie sur Terre, tout simplement. Leary avait étudié ces dernières années la faune locale, répertorier les prédateurs qui rôdaient autour du camp. Il était utile à sa manière. Là clairement, il essayait d’utiliser Wyatt comme cobaye pour tester les patins à roulettes. Il espérait que cela marcherait. « Il faut pousser sur ses pieds et se laisser rouler. » Il y avait aussi une question d’équilibre, mais il ne le précisa pas car il ne savait pas comment l’expliquer. Il ne savait même pas si pousser était le bon terme. Il verrait bien pour mieux décrire ensuite. Il avait bien envie d’essayer aussi, mais pas avant de voir un autre à l’œuvre. Cela pourrait l’encourager à oser.
Wyatt Sheperd
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le Dim 9 Juin 2019 - 21:28
Leary a toujours été quelqu'un que Wyatt admirait. Faut dire qu'il y avait peu de gens là haut qui partageaient son amour pour les sciences avec autant de curiosité et de bienveillance. Le brun écoute le biologiste lui raconter son idée avec une attention toute particulière, qu'il ne réserve qu'à tres peu de gens. Curieux, et un peu perdu dans la fascination de l'objet nouveau, il finit par trouver les yeux de Leary qui lui explique qu'il faut les enfiler et rouler avec. La confiance qu'accorde le conseiller à son compère est toute particulière. Si l'on ne peut pas considérer ça comme quelque chose de personnel, une amitié profonde et unique qui les lie, comme ça peut être le cas avec Murphy, ce qui le lie avec le professeur est tout aussi important. Choisir un domaine scientifique aussi précis et particulier que la biologie là haut, c'était se confronter à des milliers de questions et très peu de réponse. Compliqué pour eux d'aller plus loin que dans des archives ou de micro-échantillons. Pourtant, Wyatt avait toujours eu une confiance absolue en ce que le scientifique à ses côtés pouvait lui dire. Il le savait droit, professionnel et surtout curieux, capable de remettre son savoir en cause au moindre instant pour en apprendre toujours plus.

Alors ce qu'il lui raconte sur ces objets mystérieux ne lui paraît pas si absurde que ça. Le débarqué hoche la tête et finalement le biologiste à ses côtés li fait une proposition un peu inattendue, qui flatte le cadet. Surpris, il ne répond pas immédiatement, peut-être parce qu'il a peur d'avoir mal entendu et de passer pour un abruti complet auprès de celui pour qui il garde toujours une place particulière. De ces gens qui, malgré le temps, la distance, la vie, on ne veut jamais trop décevoir. Leary faisait partie de ceux là pour Wyatt et clairement il se sentait un peu mal à l'aise, de peur de tout gâcher. Mais l'aîné commence à retirer la mousse des petites roues des objets et lui joute une phrase qui confirme qu'il avait bien entendu. Passant une main gênée derrière sa nuque, Wyatt fixe le scientifique et regarde cette main abîmée. S'il était parfaitement au courant, tout ce qui s'était passé aux alentours de leur arrivée était très flou pour celui qui était devenu conseiller. Complètement meurtri par toute la peine et la douleur qui vivait au sein du camp, il avait survécu en ne ressentant plus rien, agissant comme un robot avant de prendre son envol, seul, pendant des mois, à se demander s'il pourrait revenir un jour parmi eux. Regard un peu bas, un peu désolé et sans doute aussi un peu honteux de ne pas avoir été plus présent pour l'autre à ses côtés Wyatt lui dit avec un sourire un peu caché. « Je veux bien, oui. » Il aurait pu ajouter qu'il était désolé, un truc histoire de faire écho aux mots du scientifique et peut-être lui montrer un peu tard qu'il n'en avait pas rien à faire. Mais il était trop occupé à se concentrer sur les fameux rollers et en même temps chercher dans un coin de sa tête une solution pour que Leary puisse les essayer après lui. Le conseiller agit comme un gosse, silencieux, il attend que son aîné lui donne les instructions afin de faire exactement comme il l'attend.

Le brun se relève pour attraper les chaussures à roulette et s'assoit à hauteur de l'autre, contre le petit muret. Enlevant soigneusement ce qu'il avait aux pieds, il prend le temps d'enfiler les rollers dans un silence et une concentration un peu ridicule. Une fois les objets de malheur enfilés, il cherche à évaluer le risque en restant assis et bougeant légèrement ses pieds. Si du côté droit il semble relativement maîtriser son geste, du côté gauche il s'offre un dérapage très peu contrôlé, s'accrochant brutalement contre le muret et laissant un rire mêlant peur et excitation franchir ses lèvres. Son regard croise celui de Leary et il éclate de rire. « Avoue que tu m'as mis moi dessus parce que tu étais sûr que j'allais me vautrer. » Taquin, profondément heureux, il tend une main vers le biologiste. « Est-ce que tu veux bien me servir d'appui ? Je promets de ne pas te faire tomber et de m'éclater de tout mon long tout seul comme un grand, une fois debout ! » Il lui offre un large sourire alors qu'il commence à se servir de son autre bras pour s'appuyer contre le muret et se donner de l'élan afin de se relever. « Allez, un, deux, trois. » Et le voilà debout, appuyé contre Leary. Il reste sur place, cherchant d'abord à trouver un équilibre droit avant de tenter d'avancer. Lentement il lâche sa prise sur son ami et avec des grimaces ridicules, se concentre pour tenir debout au moins quelques secondes avant de tomber.

C'est l'instant parfait pour sortir ce qui lui traverse la tête depuis de nombreuses minutes. Avec la culpabilité et tout ce qui l'habite lorsqu'il se retrouve face à l'un des siens. L'un des siens qu'il a abandonné et auprès duquel il n'a jamais pris le temps de s'excuser. « Si tu veux, une fois que j'aurais des bleus partout et que t'auras pu évaluer correctement les risques... J'te servirai de soutien. » Il est pas vraiment à l'aise avec ça, pas vraiment à l'aise avec sa position au milieu de tout ça et avec Leary. Il se voit pas dire de front qu'il est désolé, il se voit pas non plus mettre Leary au pied du mur, il en a pas le droit après toutes ces années. « Puis vu que j'aurais déjà des bleus partout, on saura pas que t'en as causé quelques uns. » Il tente de rendre la chose la plus naturelle possible. Parce que c'est clairement pas de la pitié et qu'il veut pas que l'autre le ressente comme ça. « Ce serait dommage que tu les essaies pas, au moins un peu, non ? » Il tente un sourire pour accompagner ses dires. Putain, ce qu'il a peur de mal faire, de tout empirer et de mettre mal Leary alors qu'il veut surtout pas. Mais c'est trop tard maintenant, puisqu'il a dit ce qui lui traversait l'esprit. Alors y a plus qu'à croiser les doigts.
Leary Wrath
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le Jeu 25 Juil 2019 - 13:28
Quand Leary montra sa main à Wyatt, il fit face à une étrange réaction. L’autre homme se mit à regarder vers le bas et le scientifique se demanda s’il ne venait pas de le dégoûter avec sa main. Il savait bien que la vision de cette main abimée avec le tissu cicatriciel pouvait dégoûter. Lui s’y était fait à cette apparence, sans plus jamais s’offusquer. Il était bien loin de se douter que c’était autre chose qui passait dans la tête de Wyatt. Leary décida de ne pas s’en offusquer et sourit quand l’autre scientifique accepta de les essayer. Ils partageaient le même goût pour la science et le biologiste adorait tester avec lui, encore plus là, tester un objet insolite. Leary s’approcha de lui, le regardant mettre les rollers, tester leur adhérence au sol. Un tressaillement le traversa quand il vit le pied gauche offrir un dérapage incontrôlé. Un rire digne de celui d’un enfant lui échappa, plus de peur que de mal. « Il faut bien que la jeunesse se sacrifie. » Le taquina-t-il à son tour. Il attrapa la main tendue de Wyatt. « Aie pitié de mon corps. » Dit-il en grimaçant en imaginant Wyatt s’étaler et l’emmener avec lui dans sa chute. Il le tint fermement, le regardant se lever. Ses yeux brillaient comme jamais, tout son cerveau tournait à plein régime, fasciné. Il avait l’impression de revivre.

Il le regarda avancer, enregistrant chacun des mouvements de Wyatt. Il se rendait à peine compte qu’il côtoyait le conseiller, il n’avait pas peur de son statut là où d’autres auraient tremblé. Lui voyait plus ce lien comme un lien amical où ils se ressemblaient énormément et pouvaient s’amuser. Le scientifique grimaça quand l’autre homme tomba, se demandant si la chute faisait aussi mal qu’elle se voyait. Il fut touché quand Wyatt lui proposa à son tour de l’aider. Bien loin de se sentir vexé, il se sentit content. L’homme sourit. « Cela ne te dérange pas ? » Il préférait s’en assurer. Il ne craignait pas vraiment la chute, ni être gauche. Il avait l’habitude d’être à part, de renvoyer une image de rêveur. Il était toujours ainsi. Cela ne lui faisait aucunement peur à dire vrai. Il ne sut pas vraiment comment réagir quand Wyatt dit que les autres ne sauraient pas qu’il en avait causé quelques-uns de bleu. Il se demandait bien ce qu’il voulait dire par là. « Je tâcherai de ne pas t’entraîner dans ma chute. J’ai plus de gras que toi je crois. » Lâcha-t-il avec un rire appuyé et détendu. Avec les années sur Terre, il s’était légèrement épaissi. Malgré les heures de marche, la nourriture plus ou moins légère, l’âge se creusait dans son corps. Il avait vu récemment son reflet dans l’eau de la rivière et il aurait juré voir son père.

Cela lui avait fait un choc. Jamais il n’aurait cru en vieillissant qu’il ressemblerait à ses parents. Oh, il y avait un lien de ressemblance et c’était bien normal, il le savait en tant que scientifique. Mais se voir dans un reflet brouillé d’eau, cela avait fait étrange. Leary se moquait allégrement de lui-même et de son âge, sans vraiment sourciller. Cela ne le dérangeait aucunement d’en rire. En réalité, il avait hâte de faire du roller lui aussi. Il n’aurait jamais pensé que les roues fonctionnaient encore. Il était vraiment content. « Oui ce serait bête, tu as raison. Tu dirais que c’est comment ? Difficile ? Tu dois faire des mouvements comme si tu marchais ? » Le scientifique se retenait de sautiller, mais avec la vitesse à laquelle les questions sortaient de sa bouche, pas difficile de deviner qu’il était enthousiasme. Il n’avait absolument pas perçu le malaise de Wyatt, oui il était complètement dans sa bulle. « Quand tu en as marre, tu peux me passer sans problème les rollers. » Leary était un peu nerveux, mais c’était normal. Il ne savait pas vraiment ce qu’il s’apprêtait à faire. Il espérait juste ne pas se casser une jambe. Le brun avait observé l’autre homme et visiblement, même si les mouvements étaient difficiles, il n’y avait pas de quoi se tordre le cou si tout allait bien. C’était ce qu’il espérait secrètement.  
Wyatt Sheperd
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Face à face de deux scientifiques. | Wyatt Empty Re: Face à face de deux scientifiques. | Wyatt

le Sam 28 Sep 2019 - 2:56
Le ton entre Leary et Wyatt est presque enfantin. Loin d'être deux adultes qui tiennent une de ces conversations rasoirs, ce sont surtout deux enfants heureux de découvrir un nouveau jouet. « Jeunesse, jeunesse... la flatterie ne fonctionnera pas avec moi, Mr. Wrath ! » sa main dans celle de l'autre scientifique, il rit à la remarque de l'autre. « Parce que t'as pitié, toi, peut-être... » Mais le temps des plaisanteries est fini pour le moment. À sa place vient le temps de la concentration. Surtout, ne pas tomber. Surtout, ne pas tomber.

Mais évidemment, ce qui devait arriver arriva et Wyatt se vautra de tout son long. Plus de peur que de mal, le scientifique se redresse dans une grimace enfantine et offre un regard à ses coudes égratignés. Nadja va râler quand elle va le voir couvert de bleus et de plaies. Mais tant pis, au moins il se sera amusé. Alors qu'il s'essuyait les mains entre elles, Leary arriva face à lui, pour l'aider à se relever. Sourire jusqu'aux oreilles, c'est tout naturellement que le conseiller répond « Evidemment que non, au contraire. » La suite laisse à Wyatt un sourire tendre au coin des lèvres tandis qu'il tient enfin de nouveau debout. « Je ne doute pas de toi, va. » Qu'il lui répond naturellement tout en reprenant son équilibre, ayant pour but d'atteindre le point de départ sans nouvelle chute.

Sheperd hésite un peu avant de réellement proposer mais finalement, il ne peut pas s'en empêcher. Beaucoup direr que le risque de blesser l'autre est trop important mais le brun ne peut pas s'empêcher de voir les lueurs brillantes dans les yeux du biologiste. Il en rêve, il le sait. Sans doute parce qu'ils se ressemblent tous les deux. Le conseiller aurait très mal vécu de rester de côté avec une telle merveille à disposition. Alors s'il ne pouvait pas forcer son collègue à dire oui, il pouvait au moins lui proposer d'être là s'il en avait envie.

Sans trop réfléchir, le scientifique mord à l'hameçon et se décide à passer le pas. Sourire plus que satisfait, Wyatt ne peut s'empêcher de rire aux questions qui s'enchaînent. Alors qu'il se pince la lèvre pour garder son équilibre précaire et tranquillement se diriger vers leur point de départ, il s'aventure à répondre aux questions, les bras tendus comme un avion. « Je dirais que c'est... étrange. En fait, ça change ton centre de gravité, du coup, faut le retrouver. » C'est très pragmatique comme remarque mais au fond, c'était une information utile. Alors qu'il relève les yeux vers l'horizon pour quitter ses pieds de vu, le brun songe à ce qu'il vient de dire et lance un « Attends ! » à Leary. Les yeux fixés sur un point au loin, le voilà qui enchaîne les mouvements avec un peu plus d'assurance, et de vitesse aussi. Il rit « Bha voilà, suffit de fixer l'horizon et le cerveau fait tout tout seul ! » Qu'il dit, presque à l'arrivée sans une chute, mais un peu trop de vitesse dans les pieds.

« Comment on freine ?! » Qu'il lance tout en se penchant en arrière, et donc, inévitablement, tombant une fois de plus. Éclaté de rire au sol, il se retrouve avec la tête en bas et la vision de Leary à l'envers non loin de lui. « On va dire que ça a marché ? » Il rit à nouveau et se relève dans un grognement alors que ses mains sont désormais elles aussi écorchées, tenant compagnie à ses coudes et probablement ses genoux aussi. Assis par terre, appuyé contre le muret de départ, il déchausse les chaussures à roulettes sans hésiter et invite Leary d'un geste de la tête à s'asseoir afin de les enfiler. « Je pense que tu seras meilleur que moi. En tous cas, je ne peux que te conseiller de ne pas trop te concentrer sur ton équilibre mais plus sur l'endroit où tu veux aller. » Les engins de torture enlevés, il se relève, enfile ses propres chaussures et s'étire dans un craquement de dos. « Et aussi, va moins vite que moi. Je refuse d'être responsable d'un lumbago ! » Il lui sourit et le regarde enfiler l'objet tout en souriant.

« Tu me dis quand t'es prêt. » Qu'il lui lance en donnant un nouveau coup d’œil à ses blessures de guerre. « En attendant je me repose, tu m'en veux pas. C'est pas bon pour le cœur ton truc ! » Il lui sourit et le regarde faire avec une bienveillance toute particulière. Alors qu'il observe le scientifique et s'apprête à se lever pour l'épauler, Wyatt ajoute. « Avant qu'on ne commence, promets-moi que si tu finis à l'infirmerie tu ne me balanceras pas à Nadja ? » Vraiment, des enfants. En train de faire la plus belle des bêtises main de la main : une découverte inattendue. Sourire toujours jusqu'aux oreilles, Wyatt ponctue sa phrase d'un clin d’œil afin de rassurer celui qui s'apprête à monter sur les rollers. Le conseiller n'en doute pas une seule seconde : il va y arriver.
Leary Wrath
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Face à face de deux scientifiques. | Wyatt Empty Re: Face à face de deux scientifiques. | Wyatt

le Ven 25 Oct 2019 - 20:54
Ils n’étaient que des enfants à cet instant, mais c’était tellement agréable. Retomber en enfance retirait tous les soucis en cours. Leary se sentait léger et heureux à cet instant. Tout semblait si simple. Un rire lui échappa quand Wyatt lui dit que lui avait pitié peut-être. En effet, Leary n’avait pas vraiment pitié. Il sautillait presque sur place, heureux. Tout était si simple à cet instant et léger. Leary préférait s’assurer que le conseiller n’était pas embêté et préféra le demander, visiblement non et il n’en fut que plus heureux. Il le suivait très prêt, attentif aux mouvements qu’il faisait. Son regard ne le lâchait pas une seule seconde, fasciné. Ses yeux brillaient de mille feux. Malgré la chute, Wyatt semblait relativement à l’aise. Bon, si on omettait le fait qu’il avait les bras tendus comme un avion. « Intéressant. » Dit-il en hochant la tête alors que le brun parlait du centre de gravité. « Ton corps doit trouver un nouvel équilibre, comme si tu réapprenais à marcher. » Normalement, l’oreille interne était en train de chercher un centre de gravité et ne tarderait pas à le trouver. Si les théories de Leary étaient juste, cela devrait être plus facile sur des sujets plus jeunes que Wyatt et lui. Il devrait peut-être partir en quête d’un cent d’accord de se mettre sur des rollers.

Quand Wyatt lui dit d’attendre, il devint encore plus attentif, le corps tendu et impatient. « Super, tu as réussi ! » Souffla-t-il tout heureux. Par contre, il cessa de sourire quand Wyatt demanda comment freiner. « Euh…Je ne sais pas… » Dit-il tout penaud avant de le voir s’étaler par terre. Il resta figé quelques instants avant d’entendre son rire résonner et il se mit à rire avec lui, s’approchant en courant de lui. « Ça a marché, oui ! » Il lui tendit la main pour l’aider à se redresser. « Il ne reste plus qu’à trouver les freins. » Et il se demandait bien comment il fallait faire. Il essayerait plusieurs tests. Quel dommage qu’il ne se soit jamais intéressé à l’ancienne époque. Il y avait eu des fanatiques de ce genre d’objets et Leary avait préféré à l’époque se concentrer sur la flore et la faune. Le scientifique sautilla jusqu’à Wyatt assis sur un muret et s’y assit comme un gamin, balançant ses jambes. Il hochait la tête en écoutant les conseils de l’homme. Le brun attrapa les chaussures et les enfila alors que l’autre homme continua ses conseils. « Je n’aime pas vraiment la vitesse. » Il était plus calme qu’autre chose, apaisé. Il ne voulait pas aller vite.

Il était un peu peureux sur les bords, même s’il ne l’avouerait jamais. Leary eut une sorte de sourire en coin. Un rire lui échappa quand Wyatt lui affirma que ce n’était pas bon pour le cœur. « Je suis sûr qu’au contraire c’est très excellent ! » Peut-être pas, mais vu toute la joie qu’il ressentait, il était convaincu que cela était excellent. Un sourire étira ses lèvres. « Nadja, la conseillère ? Je ne pensais pas qu’elle te surveillait. » Dit-il avec un sourire aux lèvres, le rire dans les yeux. « Mais croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer. » Dit-il comme s’il avait de nouveau dix ans. Des enfants effectivement, ils retombaient en enfance et Leary adorait cela. Il se sentit si léger. « J’y vais. » Lentement, il se leva du muret. Il avait peur, mais sa curiosité surpassait sa peur. Lentement, il avança, petit coup de roller par petit coup. Il regarda à l’horizon, décidant de faire confiance à son corps. Automatiquement, il écarta les bras comme un avion. Un faux mouvement du pied et il se sentit déséquilibré et sans avoir le temps de dire ouf, il tomba au sol. Il tomba sur les fesses et le choc le fit grimacer. « Comme si je devais réapprendre à marcher. » Et il allait devoir expérimenter. Lentement, Leary se redressa et se remit en route. D’abord lentement, avant d’accélérer. Maintenant il devait trouver une technique de frein. Il se demanda ce qu’il se passerait s’il écartait les jambes l’une de l’autre. Avec prudence, il tenta d’ouvrir au maximum les jambes. A son grand étonnement, l’allure ralentit légèrement. « Oh j’ai trouvé !! » Et dans son enthousiasme, il gesticula.

Il s’étala comme une crêpe, les mains en avant. Il grogna de toute son âme, les mains en sang et les coudes douloureux. Leary se frotta les poignets. « Je crois qu’écarter les jambes aide. » Et il était bien décidé à tester sa théorie. Il se redressa et repartit de plus belles, testant la manœuvre. Et cela marcha, lentement, mais il s’arrêta. « Tu as vu ?! » Il sautillait presque, mais se retenait de le faire, de peur. Finalement, il s’arrêta et s’assit sur le muret, le souffle rauque. « Je me demande si quelqu’un de plus jeune que nous, apprendrait plus vite. » C’était vraiment le scientifique qui parlait, celui qui voulait tester l’objet avec plusieurs sujets. Il regarda ses mains en sang et grimaça. « En tout cas, apprendre fait mal. » Souffla-t-il, mais cela ne l’empêchait pas d’être heureux.
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 925 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : dooms day- poésies cendrées.; ROGERS. - il y a ton sourire ; saez - eilyam METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 220
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le Jeu 14 Nov 2019 - 21:41
Si quelqu’un levait la tête vers les deux scientifiques en cet instant précis, il y verrait probablement deux enfants qui s’amusent. Deux enfants insouciants et pas très prudents mais qui se perdent dans leur monde et leur tranquillité. Des enfants qui oublient les soucis du monde entier pour un petit moment. Pourtant, pour qui avait l’oreille attentive, des détails ne trompaient pas. Les deux hommes étaient bel et bien adultes et plus ou moins conscients de ce qu’ils faisaient. Wyatt parlait de centre de gravité, expliquant de manière rationnelle à son compère ce qu’il devait surveiller et l’autre lui répondait de manière tout aussi rationnelle, parlant de ré-apprendre à marcher. Le brun hoche la tête pour acquiescer et ponctue d’un « Exactement ! » avec sa voix qui déraille en même temps que son équilibre. Le temps que le tout fasse son travail, que chaque partie de lui trouve sa nouvelle place sur les chaussures à roulettes.

Et puis finalement, tout s’accélère très vite et Wyatt aussi, sur les roulettes qui prennent de la vitesse et la question à laquelle aucun des deux n’a de réponse : comment freiner. Finalement, c’est le sol qui l’arrête. Peut-être pas le moyen le plus simple de s’arrêter mais personne ne pouvait nier son efficacité radicale. Le conseiller voit Leary s’avancer vers lui en courant tandis que les deux rient en chœur. Plus de peur que de mal et surtout, bien plus d’amusement que depuis trop longtemps. La naïveté et la tendresse de la découverte n’avait pas vraiment d’égal dans le cœur de Wyatt et qu’importe qu’il s’écorche maintes et maintes fois, la positivité de l’activité nouvelle surpassait tout le reste. Choppant la main de Leary quand ce dernier lui tend, il se relève dans une grimace légèrement douloureuse tandis que l’autre souligne qu’il reste malgré tout ces foutus freins à trouver. « Pourquoi, ma superbe technique ne te tente pas ? » Qu’il rétorque d’abord, tout sourire et ironisant. Puis il relève les yeux vers le scientifique et lui laisse essayer à son tour les fameux rollers.

Reprenant son souffle tandis que l’autre enfile les rollers et s’apprête à se lancer, le biologiste donne deux-trois conseils de dernière minute et laisse échapper une remarque sur Nadja tout naturellement. C’est souvent que Wyatt oublie que le Conseil a changé beaucoup de choses pour lui. C’est souvent qu’il oublie aussi que tout le monde ne les considère pas comme leurs égaux, qu’il y a un espèce de fossé entre les uns et les autres et que ce qui paraît évident pour lui et loin de l’être pour ceux qui ne sont pas proche de lui. Manque de bol, Wyatt n’avait jamais réellement été proche de grand monde, aussi, sa relation avec Nadja et tout ce qui les liait était sans doute ignoré de la plupart. Pourtant, sur le coup, la remarque de Leary le surprend, et il perd un peu de cette innocence du moment pour se rappeler de sa vie, de ce qu’il est désormais ici. Heureusement, le brun ne le laisse pas seul avec ses pensées et sa promesse enfantine ravive le sourire de Wyatt, qui ne commente pourtant pas la remarque sur son amie médecin.

Les yeux de nouveau plein d’étoiles, il observe Leary se relever du muret avec un stress et une pression absolument ridicule. Les poings légèrement serrés, comme si l’autre s’apprêtait à gagner un championnat d’on-ne-sait-quoi. « Allez, tu peux le faire ! » Qu’il l’encourage comme un gamin tandis que le brun se déséquilibre et que Wyatt se lève brusquement, les yeux plus ronds que dans un dessin animé avant de pouvoir le rattraper. « Pas trop mal ? » Qu’il lance un peu pour le principe tandis que le brun répète ce qu’ils s’étaient dit plus tôt, apprendre à marcher de nouveau. Sourire aux coins des lèvres et le voilà reparti comme si de rien n’était, Wyatt, lui, toujours aussi stressé. Et puis finalement, il prend enfin un peu d’élan, et le cœur du conseiller s’apaise puis des mouvements inconnus se dessinent dans les jambes du scientifique. L’autre arque un sourcil, sur le qui-vive pour lui venir en aide en cas de souci et finalement, l’enthousiasme prend place sur le doute quand il voit que le brun a trouvé les freins.

Problème étant : dans sa joie soudaine, Leary en oublie toutes les bases de ce qu’ils avaient appris et s’étale de tout son long sur le sol. Wyatt ne peut s’empêcher un rire alors qu’il rattrape l’autre pour se poser à ses côtés et l’aider à se relever. « Je crois que tu as voulu faire le malin et montrer que tu étais plus doué que moi et que ça t’a rattrapé oui ! » Qu’il le reprend avec taquinerie tandis que cette fois-ci, Leary avance et s’arrête sans accroc. Incroyablement fier de voir la réussite de son compère, Wyatt a un large sourire et lui dit « Alors là, chapeau, vraiment. » C’est sincère, toujours aussi enfantin, tandis que la question qui suit laisse Wyatt sans réponse. Puis c’est finalement la remarque d’après qui lui laisse un nouvel éclat de rire alors qu’il tapote gentiment sur l’épaule de l’homme en équilibre. « C’est un mal qui fait du bien, j’avais pas ri autant depuis bien longtemps. » Qu’il lui dit tout en avançant pour rejoindre la murette et que les deux prennent une pause bien méritée.

Wyatt repense à ces quelques remarques auxquelles il n’a pas réagi et une fois bien assis il se risque à reprendre le sujet. « Non pas que je ne me pose pas la même question que toi sur la capacité de la jeunesse à mieux apprendre que nous mais Nadja va vraiment m’en vouloir si la moitié du camp se ramène à l’infirmerie par ma faute. » Et c’est finalement le sujet de Nadja, la conseillère, qui revient sur le tapis et Wyatt, qui, mal à l’aise, tente de se voiler la face sur sa propre vie. « C’est pas tellement qu’elle me surveille, c’est juste qu’on est entrés dans le Conseil tous les deux en même temps et on a pratiquement le même âge, j’imagine qu’on a vécu les choses un peu différemment de tous les autres Conseillers et que ça nous a rapproché. » Il ne mentionne pas le cyclone ou ce genre de choses qui ont encore plus changé la donne mais se permet quand-même de dire au scientifique. « C’est bizarre d’être dans le Conseil, tu sais. ‘Fin, je suis biologiste moi, passionné par cette Terre et tout ce qu’elle renferme. Me retrouver à une telle place c’est un peu bizarre et j’ai du mal à m’y faire. Du coup j’oublie que tout n’est pas comme avant et que parfois le regard des gens a changé sur moi, ou même mes relations… » Et puis il baisse les yeux, enfant un peu triste qu’on ne le voit plus comme tel et ajoute. « J’espère que ça n’a pas trop changé ta vision de moi en tous cas. Parce que des journées comme celle-ci, j’en veux plus souvent. » Sourire en coin et regard qui pointe droit dans le ciel.

Les choses avaient changé, tellement changé depuis qu’ils étaient nés, là-haut, dans les étoiles. Mais est-ce que Leary voudrait toujours de lui pour des expériences, malgré son statut de Conseiller ? Est-ce qu’il le voyait toujours comme le scientifique qu’il était ? Des questions compliquées auxquelles il n’y a sans doute pas de bonne ou de mauvaise réponse mais parfois, Wyatt se demande si c’était une bonne idée de prendre cette place. Parce qu’il se rendait de plus en plus compte qu’elle le distançait de ce qu’il aimait : des instants comme il venait de passer.
Leary Wrath
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le Sam 7 Déc 2019 - 20:41
Essayer la technique de Wyatt pour freiner ? Non merci, Leary n’avait pas envie de se casser le nez ou autre chose. Il avait souri quand Wyatt lui avait proposé l’idée. Il retrouvait une seconde jeunesse, une sorte de légèreté. En ce moment, les problèmes semblaient bien loin et légers pour le coup. Il fut sur les patins et les encouragements de l’autre homme lui donnèrent du baume au cœur. Malgré la peur, il tentait d’avancer et il tomba une première fois en grognant. « Ça va, ça va. » Quelques égratignures et un égo froissé, mais il s’en remettrait, pour sûr. Il se redressa et se mit à l’aventure. Il fallait trouver des freins et il laissa son corps chercher un moyen naturel. Leary trouva le moyen de freiner et dans sa joie, il s’étala lamentablement comme une crêpe. Cela fut extrêmement douloureux, mais il s’en remettrait. Le rire de Wyatt ne manqua pas de le faire sourire et il reçut l’aide du conseiller pour se redresser. « Mais je suis plus doué que toi. » Le nargua-t-il de manière taquine. C’était un jeu. Leary n’était jamais imbu de sa personne à ce point. Il accueillit le compliment avec modestie et se contenta de hocher la tête en signe de remerciement. Il était vraiment flatté pour le coup. Il fut rejoint sur le muret par Wyatt. Oui rire faisait du bien. Un sourire étira les lèvres du scientifique. « Moi aussi je n’avais pas rigolé de cette manière de bien longtemps. »

Et cela avait fait énormément de bien. Il n’avait pas ressenti une telle légèreté depuis bien longtemps. Il se sentait revigoré malgré la fatigue et léger. La vie pouvait être simple à certains moments et sans prise de tête. Pas de question à se poser, pas d’inquiétude à avoir à propos de sa main en mauvais état. Oui c’était vrai que si avec leur bêtise, la moitié des jeunes venait en infirmerie, les gens n’allaient pas être contents. Leary grimaça à cette pensée. « Je crois que moi aussi j’aurai des problèmes si je commence à abimer les jeunes avec mes expériences loufoques. » Peut-être que les cents rigoleraient, eux. Ils étaient jeunes, courageux, presque sans peur. C’était ainsi que Leary les voyait. Il avait un peu oublié que si lui avait vieilli, eux avaient grandi et n’étaient plus vraiment des gamins si innocents. Leary n’avait rien demandé, mais Wyatt lui parla de Nadja. Il se justifiait selon le scientifique et c’était étrange à entendre. Le brun ne dit rien, ne voulant pas le couper dans ce discours. Il comprenait bien que c’était un moment précieux et rare. Ils étaient deux hommes âgés, deux scientifiques qui n’avaient pas vraiment parlé d’émotions. La vie de Leary tournait autour de la Terre et de ses secrets. Il n’avait plus de femme à qui parler, il était seul avec lui-même.

Cela lui allait bien. Il souffrait parfois de la perte de sa fille adoptive, de sa femme, mais il s’était fait une raison. La douleur était plus facile à supporter avec les années. Leary n’était pas un homme qui aimait la lumière, alors être dans un Conseil, il trouvait cela complètement fou. Oui il avait enseigné, il avait été dans une sorte de lumière. Mais bon ses élèves avaient été les cents et il était humble. Il avait tenté de les préparer à la vie ici de manière très hypothétique. Il avait l’impression que Wyatt était triste et Leary ne supportait pas cela. « On est des scientifiques, on est fait pour tester. Tu es Conseiller, je pensais que cela te changerait, mais non. » Il pensait vraiment ce qu’il disait. Ils s’étaient connus brièvement sans que jamais Leary n’ose approcher l’autre homme de science. « On se comprend toi et moi. La Terre est notre terrain de jeu. » Un terrain de jeu très dangereux compte tenu des blessures qu’il avait vues que les militaires et les civils avaient récoltées. Mais cela avait permis de comprendre comment la Nature fonctionnait et Leary avait tout consigné. « J’aime bien aussi les journées comme celles-ci. » Il restait timide. Il avait néanmoins une question pour Wyatt, une question qui brûlait ses lèvres.

« Tu regrettes ? D’être un Conseiller je veux dire ? » Il se posait sérieusement la question. Il avait l’impression que Wyatt ne vivait pas vraiment bien son changement de statut. « Tu sais, tu m’as toujours impressionné, encore plus maintenant. Mais je vois bien que tu as le goût des expériences. » Et ça c’était un des meilleurs compliments que Leary pouvait faire à un collègue. Oui Wyatt était comme un collègue. A une autre époque, ils auraient été dans un laboratoire, ils se seraient apprivoisés et auraient pu discuter de bien des choses. Aujourd’hui, il s’agissait d’améliorer leur vie et de pas mourir trop tôt dans d’atroces souffrances.
Wyatt Sheperd
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le Dim 19 Jan 2020 - 20:49
Le ton est simple, presque enfantin. L’ambiance qui règne est reposante et fait du bien au Conseiller. Ces derniers temps - depuis longtemps, il ne prenait plus le temps de souffler et faire des choses pour le simple plaisir de les faire. Aussi, cet instant était particulièrement précieux, et comme Kay le lui avait appris, il devait le savourer. Même si les chutes semblaient accompagner les deux hommes, c’étaient des chutes d’enfant, des chutes remplies d’innocence. Là-haut, ils n’avaient pas tout ça. Ils n’avaient pas le loisir de tomber parce qu’ils essayaient de nouveaux engins. Ils n’avaient pas connu la liberté enfantine des risques infinis qu’offrait la terre. Tout était contrôlé et aseptisé. Quelque part, Wyatt était persuadé que si l’ancien Conseil avait fait autant de connerie c’est parce que là-haut ils ne vivaient pas tout à fait. Ils n’avaient pas eu le droit d’être entièrement enfants, alors ils n’avaient pas pu être complètement adultes.

Même si le monde était un bordel dangereux. Un fouillis dans lequel il était difficile de trouver sa place, le monde leur donnait la place d’exister. Il réveillait en eux cette innocence précieuse et tellement unique. Alors qu’il aide son ami à se relever, la remarque lui laisse une moue faussement triste sur le visage. « Peut-être que je te laisse croire ça ! » Qu’il lui rétorque comme un gamin, le menton un peu relevé, l’ego faussement piqué. Et puis les deux s’assoit tour à tour sur le muret. Un moment qui n’a pas de prix et qui lui rappelle combien il aime les rayons du soleil contre sa peau. Combien il aime savoir que sa peau peut s’écorcher et qu’il peut en rire, aussi simplement. Alors il le dit, parce qu’il fallait dire ces choses là. Et Leary le rejoint dans un sourire. Wyatt, lui, ne peut pas plus sourire qu’il ne le fait en cet instant. C’est un sourire qu’il n’avait pas eu depuis des années qui orne ses lèvres. Peut-être même depuis qu’il avait foulé la terre pour la première fois, ou alors depuis qu’il avait vu Astrid, dans ce moment là aussi, loin de tout. Un sourire loin des préoccupations trop adultes et compliquées. Un sourire loin des tracas de la vie quotidienne. Un sourire de bonheur, un vrai.

Le brun lui ajoute qu’il aurait aussi des problèmes si en effet, ils envoyaient tout l’avenir du camp entre les doigts de l’infirmerie et Wyatt lui donne un léger coup d’épaule. Avec ce murmure encore trop enfantin pour son âge mais pourtant qui retenait son fond de vérité. « Je te protégerai si Nadja s’en prend à toi. » Pour ce qui était d’Emilia il ne garantissait rien. S’il avait établi une relation particulière avec la conseillère, il ne pouvait pas cacher que la chirurgienne le terrifiait. Non pas qu’il n’avait pas peur de sa collègue mais c’était différent avec Emilia. Elle imposait quelque chose qui lui donnait envie de se glisser dans un trou de souris plutôt qu’assumer qu’il avait encore fini avec des plaies partout.

La vie depuis qu’ils étaient ici n’était pas simple. En vérité, leur vie n’avait jamais été simple. L’être humain n’était pas fait pour vivre dans une boîte en fer mais eux, ils étaient aussi inadaptés à la planète Terre. Beaucoup avaient subi des pertes, tous avaient subi des changements auxquels ils n’étaient pas préparés. Pourtant, aujourd’hui, à essayer les rollers avec Leary, tout lui paraissait valoir la peine. Comme si ça prenait son sens d’avoir autant souffert et de ne pas avoir toujours tout compris. Pour des moments comme celui-ci. Même si le brun n’avait jamais été des plus bavards et des plus sociables, il avait toujours chérit des instants particuliers de la vie. Encore plus avec des gens qui aimaient la terre autant que lui. Alors que le biologiste lui avoue qu’il pensait réellement que sa position ferait de lui un homme différent, Wyatt serre un peu les dents. Sans pouvoir affirmer que c’était ce que pensait toute l’odyssée de lui, il savait que si Leary en venait à penser comme ça, il n’était sans doute pas le seul dans ce cas. Au fond, il le savait depuis qu’il avait accepté le poste. Il avait bien vu les regards, les doutes et les questionnements. Mais quelque part au fond de lui il se disait que ce n’était pas ça et que c’était lui qui se faisait des films. Même si l’aveu continue sur une note positive, avouant que le Conseiller n’a pas changé, ça lui laisse un goût doux-amer sur les lèvres. S’il avait pu prouver à Leary que c’était le cas, il était suffisamment lucide pour savoir qu’il ne pouvait pas ouvrir les yeux du monde entier de cette manière là.

Déjà parce que tout le monde ne voudrait pas faire du roller. Et aussi, parce que c’était comme ça. Parfois il fallait accepter que les choses changeaient et ce n’était pas forcément quelque chose de mal. Pour la première fois de toute son existence, Wyatt avait un peu de respect de la part des autres. Sa folie scientifique, son amour démesuré pour la planète avaient payé et il était devenu quelqu’un qu’on saluait sans rire derrière son dos. Peut-être qu’on riait encore derrière son dos, en vérité, mais on riait loin de lui, assez loin pour qu’il n’entende plus rien. « Merci. » Qu’il articule avec un sourire un peu gêné. Il ne pouvait peut-être pas convaincre le monde entier mais l’avis de Leary avait une saveur et une importance toute particulière. L’autre lui ôte les mots de la bouche alors qu’il note qu’ils se comprennent. Son sourire s’élargit un peu plus et il se raccroche une fois de plus à l’instant. Envolés les doutes et tous les questionnements qu’il peut remettre à plus tard. Il se concentre une fois de plus sur son ami à ses côtés et acquiesce à l’appui sur les journées comme celle-ci. Sincèrement, du fond du cœur, il espérait en vivre encore plein. Mais cette pensée là était peut-être un peu trop enfantine pour insister dessus, pour en rajouter encore une couche. Alors il souriait juste, secouant tendrement ses jambes sur le muret, les mains remplies de grains de pierre.

Et puis la question vient et elle lui fait quitter l’enfance. Même s’il sait qu’il n’y a rien derrière, que Leary ne lui pose pas une question piège, ça lui fait toujours bizarre de parler de ce genre de choses. Alors que ses yeux se perdent sur l’horizon, la voix de l’autre s’élève encore. C’est un sourire un peu joueur, un peu timide aussi, qui prend place sur son visage. Il lance un regard léger à l’autre avant de se concentrer une fois de plus sur l’horizon. Ses mains devant lui, il les frotte l’une à l’autre et commence enfin à parler. « Non, je ne regrette pas. » Il se perd dans toute la vie, toute les opportunités. Dans le fait que s’il n’avait pas accepté, peut-être qu’il aurait pu rejoindre Astrid depuis longtemps. Que les choix n’étaient jamais simple et celui-ci était le pire de tous. « En vérité, je suis heureux d’avoir cette chance-là. J’ai toujours eu l’impression que la Terre, que tout ce qu’elle pouvait nous apporter n’était pas une priorité. L’impression qu’elle n’était rien pour eux là où pour moi, elle a toujours été la réponse à tout. Alors quand on m’a proposé une place au Conseil c’était… inespéré ? » Il a les yeux qui brillent, se souvient de tout l’espoir qu’il avait eu suite à cette proposition, et puis de la désillusion. Alors il hausse les épaules. « C’est juste que je suis un peu trop idéaliste, j’ai cru que ça changerait tout mais en fait, personne n’est prêt à d’énormes changements. Ils ont trop souffert… ils sont encore en train de trouver leurs marques et on peut pas aller plus vite qu’eux. » Mais lui ça fait plus de trente ans qu’il attend son tour. C’est tellement long trente ans, alors c’est un peu une torture d’avoir une porte ouverte vers l’avenir mais de pas pouvoir s’en servir. Il se mord l’intérieur de la lèvre et enfin, il tourne son regard vers son ami et reprend d’un ton un peu plus doux, beaucoup moins enjoué que quelques minutes auparavant. « La réciproque est vraie, tu sais. » Qu’il commence simplement, avec ce sourire timide qui lui collait à la peau. « Tu m’as toujours impressionné. Là-haut, t’étais le seul avec une passion aussi dévorante que la mienne et pourtant, tu savais tellement mieux la gérer. J’ai toujours admiré ce que t’avais réussi à construire et comment t’avais fait de ta passion une force là où je me rendais bien compte qu’elle était la plus grande de mes faiblesses. » Il ne dit pas ces choses là normalement. Il n’aurait jamais pensé les dire. Un soupir traverse ses lèvres alors qu’il ajoute, cherchant à remonter la pente, retrouver l’étincelle des enfants qu’ils avaient juste avant. « Le goût des expériences… Visiblement je ne suis pas le seul. » Il lui offre un sourire un peu plus franc et reprend. « Tu sais, si tu veux venir en balade quelques jours avec moi un de ces quatre, ce sera avec plaisir. » Il ne proposait pas ça à grand monde - même à personne en vérité. Mais les deux amoureux de la Terre l’avaient enfin sous leurs pieds, ce serait tellement con de ne pas en profiter. « C’est rarement aussi excitant que ce qu’on a fait aujourd’hui mais des fois il se passe des choses plutôt inattendues. » Il lui sourit et repense à toutes les expériences qu’il a vécu au cours des années. C’était réconfortant, l’idée de se dire qu’il pourrait en vivre quelques unes avec quelqu’un qui aurait les yeux aussi émerveillés que lui.
Leary Wrath
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le Mar 3 Mar 2020 - 15:01
Ils étaient des enfants rien qu’un instant et Leary se sentait tellement bien, tellement léger. Il nargua l’autre homme en disant qu’il était plus doué que lui et Wyatt affirma qu’il le laissait croire cela. Cela ne manqua pas de faire sourire Leary comme un sale gosse. Il ne savait pas qui avait raison entre eux deux, mais pourquoi pas après tout. Ils parlèrent des jeunes et Leary souligna le fait que s’il les envoyait à l’infirmerie, il aurait des problèmes. Wyatt lui donna un coup d’épaule et lui affirma qu’il le protégerait de Nadja, cela ne manqua pas de le faire sourire. « J’y compte bien ! Et moi je promets de ne pas dire que tu es mon complice. » Dit-il avec un clin d’œil de la plus terrible des canailles en culotte courte. Ils étaient des sales gosses qui se couvraient. Cela permettait de souffler un peu et d’oublier les impératifs qui les envahissaient. En tout cas, il riait bien. Il avoua à Wyatt ce qu’il pensait de lui, bien loin de se douter que ses paroles auraient un impact sur l’autre homme. Leary pouvait parfois se montrer maladroit dans sa manière de parler, incapable de maîtriser tout ce qui lui passait par la tête. Le remerciement de l’autre scientifique avait une saveur étrange que le brun ne décryptait pas forcément.

Il sentait que quelque chose gênait, mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus et à comprendre. Leary décida de ne pas y penser, si Wyatt avait quelque chose à dire, il comptait sur lui pour le faire. Il vit le Conseiller secouer ses jambes comme un gosse et cela ne fit qu’agrandir son sourire. La vie semblait si simple à cet instant, si évidente. Mais le scientifique avait des questions à poser et c’était probablement le meilleur moment pour le faire. La vie était légère, douce, il ne devait pas hésiter. Il se demandait ce que c’était d’être Conseiller, d’avoir des responsabilités, de ne plus être seul pour réfléchir. Les actes de Wyatt pouvaient avoir des conséquences. Bien sûr, celles de Leary aussi, car il vivait en communauté, mais il avait l’impression que clairement, cela avait moins d’impact. Il fut heureux de voir son copain d’aventure sourire et se dit qu’il n’avait pas mal fait de poser une question. C’était la bonne décision qu’il avait pris à cet instant se dit-il. Au moins, le Conseiller ne regrettait pas et Leary hocha la tête. Lui aurait-il dit s’il regrettait ? Il se le demandait bien, mais garda sa réflexion pour lui. Leary l’écouta attentivement et fut content que Wyatt soit un des Conseillers. Ils pensaient pareils sur la Terre et cela le rassurait. Le scientifique avait toujours eu peur qu’une guerre éclate entre leur peuple et les natifs.

Il ne désirait pas une telle chose, même si les cents en étaient presque arrivés à cette extrémité à dire vrai. Un extrême qui l’avait tout simplement désolé quand on lui avait raconté ce qui s’était passé entre les deux peuples durant l’affrontement. « Je sais que tu porteras des idées que nombreux d’entre nous avons. » Et cela voulait dire qu’il soutiendrait Wyatt. Oh bien sûr l’homme était un Conseiller parmi d’autres, mais qui disait qu’il n’avait pas d’allié et ne pourrait pas partager son avis ? Leary était franchement content. Cette étincelle dans les yeux de l’autre brun le rassurait vraiment et ne manquait pas de le faire sourire comme un idiot heureux. Il fut néanmoins un peu déçu quand Wyatt affirma que personne n’était prêt à d’énormes changements. « Peut-être que quand ils auront pris leur marque cela ira mieux et que tu pourras proposer des idées ? » Leary s’accrochait un peu à cette idée avec l’âme d’un idéaliste, mais pourquoi pas après tout ? Qui avait-il de mal de croire en les autres et d’espérer que les mentalités pourraient changer un jour ? Il en valait de leur survie. « Si les gens ne changent pas un peu, on mourra. » Et Leary ne comptait pas rester ici à mourir, mais il garda cette information pour lui.

Il adorait explorer, découvrir l’autre monde et parfois ici, il avait l’impression d’étouffer. C’était difficile de vivre avec des gens qui n’avaient pas toujours les mêmes idées que lui. Il s’y était fait en s’armant de courage et de positivisme. Leary était étonné d’entendre qu’il impressionnait aussi Wyatt. Il n’imaginait pas impressionner quelqu’un. « Je suis sûr que tu as fait des choses bien là-haut. Tu sais, quand on m’a demandé d’apprendre aux cents comment survivre sur Terre… J’en avais donné des cours, mais c’était de la théorie, des on dit, des livres anciens que je simplifiais pour eux. Là j’ai dû leur donner des notions claires, des hypothèses et espérer que cela les aiderait. » Cela avait été une lourde responsabilité, surtout quand sa fille adoptive avait été dans le lot après son crime. Il en frémissait encore d’horreur. Ce qu’il avait pu être furieux de sa connerie qui l’avait conduite là-dedans. Oui ils aimaient tous deux les expériences et cela faisait plaisir de voir qu’il n’était pas le seul là-dedans. « Avec plaisir ! Je sors de temps en temps, mais jamais longtemps car je suis seul. J’ai un journal, enfin plusieurs maintenant, où je consigne tout ce que je croise, animaux, flores sauvages. C’est toujours utile quand un militaire revient sans savoir ce qu’il a croisé exactement. » Dit-il en grimaçant, bien souvent, les militaires revenaient entiers en ayant croisé les pires bêtes, ce qui faisait tout simplement halluciner Leary.

Bien souvent, la bêtise humaine maintenait en vie, c’était tout simplement hallucinant. Il hocha la tête, en effet l’extérieur était bien souvent inattendu et sortait de tous les schémas espérés. Mais c’était cela qui rendait les choses encore plus piquantes. « Oh je ne sais pas, parfois c’est excitant de se faire poursuivre par un prédateur, non ? » Dit-il avec plaisanterie, même si quand on se faisait poursuivre, on espérait surtout ne pas finir dans le ventre de la créature…
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones & Nila Yurinova MESSAGES : 925 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : dooms day- poésies cendrées.; ROGERS. - il y a ton sourire ; saez - eilyam METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU/CAMP : Dana (Odyssée) POINTS GAGNES : 220
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Face à face de deux scientifiques. | Wyatt Empty Re: Face à face de deux scientifiques. | Wyatt

le Dim 29 Mar 2020 - 14:03
Si Wyatt ne s’était jamais autant senti à sa place que sur Terre c’était souvent difficile d’omettre totalement le monde pour profiter de la beauté de la planète. Ils avaient vécu et traversé tellement d’épreuves que le bonheur se noyait parfois dans un océan de problèmes dont il ne semblait pouvoir se débarrasser. C’est pour cela que les moments comme ils étaient en train d’en vivre un avec Leary étaient particulièrement précieux. C’était hors du temps, unique. Ca avait un goût presque d’interdit. Comme un secret particulièrement bien gardé entre les deux scientifiques : le goût du bonheur. Les paroles sont simples et pourtant si précieuses. Les promesses enfantines s’enchaînent naturellement, comme s’il n’y avait que ça dans le monde. Le clin d’œil qui accompagne les mots du brun le fait sourire un peu plus.

C’est un instant particulièrement privilégié qu’ils sont en train de vivre et le conseiller aimerait qu’il dure éternellement. Mais comme chaque instant de bonheur pur, innocent, il est insaisissable, impossible à capturer. Alors s’il continue de planer entre eux, l’innocence s’éloigne peu à peu et la discussion redevient celle d’adultes. Des adultes entourés de problèmes et de fatalités. Loin des croix de bois, croix de fer et tous ces enfantillages. Les responsabilités lourdement ancrées sur leurs épaules, le passé comme le présent et même le futur en ligne de mir. Prévoir, anticiper, accepter, apprendre, constamment réfléchir à tout ce qui se passe autour d’eux pour faire le bien. Cherchant à saisir encore le peu d’air tendre qui plane entre eux, Wyatt garde son sourire - bien qu’un peu plus effacé, alors qu’ils parlent plus sérieusement. Leary est quelqu’un d’incroyablement gentil. Même lorsque l’on ajoute les responsabilités, la vie d’adulte et tout ce qui la compose, l’homme est profondément bon et ça a quelque chose de rassurant. Flatté de ce que lui dit le biologiste, Sheperd lui offre un sourire un peu gêné en guise de réponse et un « Merci. » un peu timide, à peine posé sur le bord de ses lèvres.

C’était parfois extrêmement solitaire que d’être dans le Conseil. Bien sûr, il y avait tous les autres qui occupaient des postes semblables mais ils n’étaient pas comme lui. La vérité c’est que parfois, le biologiste se demandait s’il était vraiment à sa place, si le peuple avait besoin de lui, à cette place précise. C’était un doute qui restait au dessus de sa tête et qu’il ne parvenait pas à faire fuir malgré le temps qui passait. Leary, à sa manière venait de l’atténuer. Lui prouver un soutien qu’il n’attendait pas, quelque chose de précieux que l’on ne dit pas assez souvent. Une raison de se battre et de continuer d’avancer, de continuer, s’accrocher même quand on a envie de tout lâcher. Les mots du brun résonnent en lui avec une tonalité toute particulière. Quelque part il a l’impression de s’entendre et ça lui arrache un sourire un peu plus franc. « Ils changeront, ils changent déjà, c’est juste qu’ils ne sont pas encore prêts à l’admettre. » Sa voix est plus douce, plus posée. L’enfant est loin, l’observateur tout près. « Tu aurais pu penser, toi, là-haut, qu’ils s’intéressent au respect de la Terre, de ses besoins et de ce qui la compose ? Les imaginer apprendre une langue étrangère pour mieux s’intégrer, tenter de comprendre les traditions des autres pour mieux les respecter ? Ils sont… on est différent. C’est juste que c’est encore un peu compliqué pour beaucoup de voir à quel point on a changé. Le vaisseau, la vie là-haut et puis tout ce qu’ils ont perdu… S’ils ont l’impression de passer trop vite à autre chose, ils vont penser qu’ils trahissent tout ce qu’on a perdu. » C’était un deuil, un deuil d’une vie, d’un mode de vie et de beaucoup de personnes aussi. Il fallait du temps pour se remettre d’un deuil. Le conseiller l’avait appris à ses dépends, à regarder les gens et tenter de les comprendre alors que lui ne voyait que les belles choses que la planète allait leur apporter. Ils étaient blessés, encore avec des plaies qui se refermaient et il fallait respecter ça. Mais ils finiraient par être prêts, le biologiste s’en était persuadé. Il avait besoin d’y croire pour continuer. « Faut croire en eux, comme on a cru en la Terre toi et moi. On y arrivera, tous ensemble et quand ils seront prêts, je serai là, pour leur montrer et tenter de faire au mieux pour qu’on avance ensemble dans la bonne direction. »

Il parlait rarement de ce qu’il ressentait, encore moins comme ça. Mais avec Leary c’était particulier. Ce lien à la Terre, ce passé un peu similaire, ces pensées et peut-être même ce moment enfantin qui les avait lié, ça lui donnait une pleine confiance. Cette envie étrange et soudaine de se confier, apaisé, posé et peut-être même un peu en paix.

Les yeux qui se perdent entre son interlocuteur et le monde qui vit à son rythme autour d’eux, le brun retourne toute son attention sur le professeur alors que c’est son tour de lui parler de choses plus difficiles. S’il avait du mal à l’admettre - Wyatt n’avait jamais tenté de mesurer tout ce que la mission cent avait pu représenter comme travail en amont. Lorsqu’il avait appris qu’un groupe avait été envoyé sur Terre il n’avait surtout pas compris pourquoi le Conseil n’avait pas demandé des volontaires. Trop ancré dans son propre mal-être, tout le reste lui était passé un peu par dessus la tête. C’était Eris qui lui ouvrait les yeux sur ce passé, parfois Nadja et maintenant Leary assis à ses côtés. « Je ne peux pas imaginer ce que ça a dû être… Déjà être dans un tel secret et puis ne pas savoir vers quoi tu les envoyais. Pourtant, t’as fait du bon travail. Ils sont en vie et ils se débrouillent sacrément bien. Tu leur as sauvé la vie, j’en suis certain. » C’était sincère, pensé du plus profond de son être. Ils avaient tous dû repartir de zéro sur cette planète mais Leary avait donné de précieux outils aux premiers débarqués, des outils qui les avaient probablement sauvé plus d’une fois depuis toutes ces années.

Déjà plusieurs années qu’ils avaient tous quitté le ciel les uns puis les autres. Des années à apprendre et apprivoiser la terre. Sourire à nouveau vissé sur le visage alors que le scientifique lui parle de ce qu’il consigne soigneusement dans un carnet, Wyatt ne peut s’empêcher un rire et un pincement de lèvres avant de répondre, un peu amusé. « C’est pour ça que tu étais professeur et pas moi. Je ne consigne pas grand-chose, je rapporte et je tente d’expliquer, parfois c’est clair et parfois je semble embrouiller plus qu’autre chose… Mais c’est l’intention qui compte, pas vrai ? En tous cas, on partira tous les deux et tu pourras écrire tout ce que tu vois dedans, ils seront ravis de pas m’entendre expliquer à la va-vite les trucs que je croise, ici. »


Le ton enfantin revenait un peu, il restait entre eux, plus ou moins présent selon la tournure de la conversation. Finalement c’était peut-être ça la confiance, quelque chose où l’on arrivait à se sentir à l’aise et un peu enfant, quelque soit le sujet que l’on abordait. Sans peur d’être jugé ou mal compris, sans se dire qu’un seul mot de travers et tout pouvait être fini. Aussi, la conversation suit son cours et leur lien se tisse de plus en plus. Sourire aux lèvres, le brun ne peut qu’acquiescer les propos de l’autre aventurier. « Ca dépend du prédateur ! Quand c’est un des gardes pour me remonter les bretelles parce que je suis sorti plus longtemps que prévu, je t’avoue que je m’en passerai… » Petit rire tandis qu’il jette un coup d’œil autour de lui comme par réflexe. Ce n’était clairement pas le meilleur élève ni le plus discipliné. Mais il avait attendu la Terre tellement d’années… « En tous cas ce sera avec plaisir de me faire poursuivre avec toi. Seulement si tu me promets de rester entier, encore une fois, tu sais, j’ai des responsabilités. » Petit clin d’œil, c’était calme et ça faisait du bien. De simplement penser au bon côté des choses et oublier un peu tout le mauvais. Au moins quelques instants, juste un court instant.
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