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Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 689 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 20

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le Lun 11 Mai 2020 - 22:27
Roue du rp
Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
Il serait bien plus facile pour moi de céder à ma rage et à lui balancer tout ce que je pense des Odysséens à sa figure. Mais cela ne me rendrait aucune véritable satisfaction. Leary n’était pas parmi ceux qui nous ont choisi comme victimes et qui nous ont littéralement jeter à tribord. L’homme devant moi a voulu enseigner, a voulu aider du mieux qu’il pouvait. Comme beaucoup d’entre eux, il avait les mains liées. Je m’en rendais plus facilement compte, depuis que je travaille sur l’évolution de ma santé mentale. Je sortais enfin des tréfonds qui créaient un esprit somme tout assez critique de tout ce que je voyais. « Oui, on a tous notre petit caractère. Disons simplement que le mien … il faut que je le change. » Car en fin de compte, je crachais sur les gens encore en vie, priorisant quelqu’un qui n’existait plus. Un fantôme ne pourrait pas m’aider, qui ne viendrait pas à mon secours en cas d’urgence. Si je voulais pouvoir encore admirer le soleil qui se couche et se lève pendant des années à venir, la hache de guerre que je ne cessais de brandir, il faudrait que je l’enterre, tôt ou tard. Je ne dis pas que je songe m’entendre avec tout le monde, car c’est impossible. Comme Leary l’a si bien dit, chacun possède un caractère particulier, et ils ne sont pas tous fait pour s’entre-mêler.

« On aurait tous peur de telles menaces. Moi-même, je ne sais pas si j’aurais osé les confronter en sachant quelles seraient les conséquences de ma rébellion. » Je parlais beaucoup, mais ma mauvaise langue ne démontrait pas nécessairement ma détermination. Prise entre deux murs, je finirais par céder aux ordres, qu’ils me plaisent ou non. Tout est une question de survie, encore une fois. « J’essaie de voir les choses d’un autre angle. Après tout, si je suis en rétablissement aujourd’hui, je le dois à des Odysséens. Et là encore, sans son aide, je ne crois pas que j’aurais survécu bien longtemps. Même quand j’avais cette rancune envers la plupart d’entre vous, on m’a prouvé que vous cherchiez à nous aider. Donc non, ce serait injuste de ma part que je ne prenne en compte que les décisions prises sans qu’on ne vous le demande. » Même en essayant d’éloigner les gens, même en jouant ma solitaire, les amitiés que j’avais construites ne se défirent pas. Ce sont ces liens qui me tenaient encore debout. Dans ce cas-ci, avec Leary, ce serait le début d’une amitié. Une dette à repayer, après qu’il m’ait secouru. Sujet de conversation duquel on se dévia, finalement, pour en revenir au sérieux de notre situation. La tempête qui se déversait encore, à l’extérieur. Une blessure qui me faisait mal, mais qui était encore soutenable. « J’espère aussi. Sinon … il nous faudra l’affronter. » On ne pourrait rester ici trop longtemps. Nous n’avions que l’essentiel pour un voyage d’un jour. Qui sait combien de temps cela prendra aux autres avant de remarquer notre absence et envoyer des renforts.

Parler de mon rôle au sein du campement des Cents me plaisait bien auparavant. Je ne sais pas comment expliquer pourquoi cela ne m’enchante plus autant. Pourtant, j’adore autant cuisiner. J’imagine que d’avoir de la variété dans mon quotidien est ce qui me manque le plus. Mes journées, je les trouve trop répétitives, dépourvues de cet intérêt qu’apporte généralement le lever du soleil. J’aimerais diversifier, rendre ma vie plus intéressante. En l’entendant dire qu’il risquerait d’empoisonner tout le monde, je proposais à Leary de lui montrer quelques petits trucs faciles, en cuisine. « On est visiblement deux, alors, à se blesser, à cause de notre fascination pour la flore locale. » Je ne lui parlais pas nécessairement des autres fois, comme celle où j’avais goûté à une plante empoissonnée et que j’ai failli en mourir, si ce n’était de l’aide d’un terrien. Des erreurs commises et desquelles on apprenait.

Moi, par exemple, je faisais de mon mieux pour ne pas retomber dans mes mauvaises habitudes. Voilà pourquoi je lui révélais des secrets que je gardais pour moi, en temps normal. Une douleur silencieuse qui me rongea de l’intérieur et qui fit son lot de dégâts. Leary avait raison; ce n’est pas en me sentant coupable de la mort de mon frère que cela le ramènera à moi. Repenser à ceux qui sont décédés pendant notre affrontement contre les grounders, ça ne faisait que réveiller la peine. Visiblement, je parlais à quelqu’un qui comprenais mes émotions, car il m’avoua avoir perdu sa fille et sa femme, en arrivant ici. « Je suis désolée, je ne savais pas. Mais … oui, ça m’a changé à jamais. Pendant un temps, jusqu’à assez récemment, je me suis laissé engloutir par mes tourments, et je n’ai pas réussi à faire mon deuil. » Un bon point, aussi minime soit-il, c’est que j’arrivais à en parler. Pendant un temps, je disais aux autres que tout allait bien, mais maintenant, je faisais face à mes problèmes. Une experte, quand venait le temps de cacher mes douleurs, je ne le lui cachais aucunement ce détail. Par contre, je ne lui mentis pas; pour l’instant, ma jambe ne me torturait guère. Il me conseilla de me reposer, si je me sentais fatiguée, et c’est exactement ce que je fis. « Je vais essayer de fermer un peu les yeux. » Pendant qu’il montait la garde, je finis par m’endormir. Pour une des rares fois, ce sommeil ne fut pas perturbé de flashbacks douloureux. Et à mon réveil, je scrutais les environs, le voyant lui. Puis, mon regard se tourna vers l’extérieur de la grotte. « Leary! Leary! La tempête est levée! » J’étais soulagée de voir que l’on pourrait bientôt sortir d’ici, non pas par mauvaise compagnie, si ce n’est que j’avais hâte de passer par l’infirmerie et m’assurer que ce n’était rien de grave.
(c) DΛNDELION
Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye & Misha Machir MESSAGES : 313 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Cristalline METIER/APTITUDES : Professeur en biologie TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 15

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le Mar 16 Juin 2020 - 17:45
Leary ne se permettrait jamais de dire à quelqu’un de changer son caractère. Il partait du principe que c’était une tâche quasi impossible, voire qu’une fois adulte, le caractère était trop imprimé en soi pour le modifier. Il se contenta donc de hausser les épaules, ne voulant pas contrarier Rachel même s’il comprenait son point de vue. Il fallait avoir du courage pour se rebeller et oser se faire éjecter si on ne se conformait pas à ce qu’on attendait nous. Leary le savait bien. Il appréciait d’échanger avec Rachel qui ne semblait pas tant que ça une tête brûlée. Elle parlait beaucoup, mais elle restait quelqu’un de très réfléchi vu de l’extérieur. Elle lui expliqua essayer de changer d’angle. Il appréciait cela, il se sentait moins jugé. Le scientifique n’avait plus la crainte qu’elle lui saute au cou. Affronter la tempête ? Leary regarda Rachel. « On attendra demain matin. » Même s’il la voyait mal marchée dans la neige, même avec une attelle. Il n’avait rien pour soulager sa douleur et il n’osait imaginer oh combien elle souffrait. C’était le genre de douleur qui pouvait parfois vous empêcher de dormir. Un rire lui échappa quand Rachel dit qu’ils étaient deux à se blesser à cause de leur fascination. « Heureusement qu’on apprend de nos erreurs, sinon on serait déjà mort depuis longtemps. »

Le scientifique se disait que parfois, il avait une bonne étoile qui veillait sur lui, même si c’était le genre de concept auquel il ne croyait pas vraiment. Il ne croyait pas en grand-chose, à part les faits scientifiques. Malgré la perte de sa petite famille, il n’était jamais devenu croyant pour dépasser le deuil. Il avait accepté la douleur, les étapes différentes de deuil jusqu’à arriver à maintenant. Il s’était habitué à la douleur qui vibrait toujours dans son cœur, comme une vilaine cicatrice qui tirait quand il faisait mauvais temps. « Ne t’excuse pas, tu ne pouvais pas savoir. Je ne viens jamais vers les gens en mode hey coucou j’ai perdu ma famille. » Dit-il en haussant les épaules et souriant. Pour lui, il n’y avait aucun problème, tout allait bien. « Ne sois pas trop dure avec toi-même. Le deuil est personnel. Je pourrais te donner tous les conseils du monde que cela ne te parlera pas forcément. C’est un cheminement qu’on fait bien souvent seul. » Car personne d’autre ne pouvait comprendre cette douleur, même pas ceux qui perdaient aussi quelqu’un. La perte était tellement individuelle.

Il lui proposa de se reposer. Il se sentait fatigué, mais il préférait qu’elle se repose pour qu’elle guérisse. Si elle était fatiguée, son corps ne saurait plus où donner de la tête. Il valait mieux remplir les besoins primaires. Il la regarda s’endormir et son regard clair se posa sur la tempête de neige. La nuit risquait d’être longue, mais si tout allait bien, demain matin ils pourraient partir. Il l’espérait vraiment. Leary ne sut plus vraiment à quel moment ses yeux se fermèrent, mais il se sentit s'endormir. La journée avait été rude, le manque de nourriture et le froid avaient un peu eu raison de sa détermination à monter la garde. Il continuait d'entendre les bruits extérieurs et se répétait mentalement que temps qu’il entendrait, tout irait bien. Sans même s'en rendre compte, le scientifique s'enfonça dans les bras de Morphée. La voix de Rachel ne manqua pas de le faire sursauter et ses yeux papillonnèrent. Il mit quelques secondes à réaliser où il se trouvait. Lentement et en grognant, car à son âge dormir par terre ne pardonnait pas, il se redressa. « Super, on va pouvoir partir ! » Il s’étira longuement, regardant le foyer du feu qui s’éteignait progressivement.

Le brun prit une gorgée d’eau et tendit sa gourde à Rachel si elle le désirait. Il avait un goût âcre dans la bouche et il ne serait pas contre manger quelque chose de plus consistant que des baies. « En route ! Tu te sens en état de marcher ? » Il la regarda, impatient de partir. Il espérait qu’ils croiseraient des renforts sur le chemin du retour. Il s’approcha de la brune. « Si t’as besoin d’aide et si tu veux, n’hésite pas à t’appuyer sur moi pour marcher. » Ou alors ils prendraient leur temps et cela irait bien. Le brun regarda la neige, émerveillée par le spectacle. Il fallait bien l’avouer, sans tempête, le paysage était tout simplement magnifique.
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