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le Dim 27 Jan 2019 - 17:39
Roue du RP → Rachel, Leary & Sherazade
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L’hiver reste rude, à l’approche de février, et de la montagne. Si la neige a cessé de tomber une fois au plus proche du niveau de la mer, les alentours n’en restent pas moins frais, si ce n’est froid. Pourtant, le ciel bleu et le soleil tapant offrent une illusion de chaleur dans laquelle certains d’entre vous sont tombés…

Rachel, tu t’es éloignée des cents, cherchant certainement à te prouver à toi-même que tu es mieux aujourd’hui, et que tu parviendras à ramener de nouveaux ingrédients au campement. Cependant, la fine couche de neige recouvrant le sol est traîtresse, et tu ne vois pas le piège disposé là pour un quelconque prédateur. Finalement, c’est autour de ton pied qu’elle se resserre.

Leary, tu te promènes dans cette nature reposée, au ralenti. Tu t’attardes, de temps à autre, sur quelques plantes, te permets de redécouvrir celles-ci dans un autre moment. Pour une fois que rien de dangereux ne s’abat sur vous… Sur le chemin, tu croises cette silhouette, pas vraiment terrienne, que tu connais peut-être, et tu la suis, prêt à l’interpeller. Et tu finis aux premières loges du spectacle, quand les mâchoires du piège se referment…

Sherazade, il est temps pour toi de descendre du village Athna, d’aller voir si les différents pièges posés ont récolté une ou plusieurs proies. Tu t’es équipée, ne sachant pas quels types d’animaux tu allais pouvoir croiser, apprivoisant toujours ce nouvel environnement depuis un an. Et tu tombes sur un étonnant spectacle, avec ce qui semble être deux skaikru.

Et la bête s’approche, discrètement, des trois humains qui se tiennent là…




précisions


→ GM ne repassera plus sauf si demande explicite par mp. Dans ce cas, contactez Rowena Chakraan. De même si vous avez la moindre question ou précision à quémander.

→ Ce rp est laissé entre vos mains et votre imagination, n'hésitez pas à être créatif quant à vos aventures. Roue du RP → Rachel, Leary & Sherazade 484338566  

Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 701 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 120

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le Lun 28 Jan 2019 - 6:09
Roue du rp
Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Grandir, mûrir, et enfin trouver cette raison d’aller de l’avant, de redécouvrir la Terre sous de nouveaux traits. J’avais perdu tout espoir de redevenir la Rachel d’avant, sachant pertinemment que la mort d’un être cher vous transforme, de toute façon. Un nouveau but à atteindre, même s’il me semblait inatteignable. Un pas à la fois, qu’on me disait. Sauter des étapes, ce ne signifie que de reprendre du début, de retomber dans ce néant que je ne voulais plus ressentir. Il fallait que je façonne ma vie, trouver un sens, une raison de tenir bon. Quoi de mieux, dans ce cas, que de partir à l’aventure? Je ne m’étais jamais vraiment éloignée du campement sans être accompagnée de quelqu’un connaissant la survie. La dernière expédition, ce fut en montagne, avec Chris. Et malgré tous les problèmes que l’on rencontra, je ne peux pas dire que j’ai détesté. Ça m’a permis de mieux cerner mes limites et mes capacités. Puis j’ai appris à m’organiser de façon plus poussée, question de ne pas me retrouver en mauvaise posture. Ainsi, en me réveillant ce matin, je repassais par la cuisine afin de préparer quelques rations. Je ne voulais pas mourir de faim en chemin, n’est-ce pas? Je pris également un ou deux couteaux, ne possédant pas de poignard ni d’autre arme pour me protéger. J’estimais avoir pris le strict nécessairement, avant de partir de la tente, me permettant donc de partir dès que je sortis du garde-manger.

N’ayant pas fait le chemin depuis le campement des Cents, je dû passer quelques minutes à établir quelle direction prendre. Je me mis à marcher, repérant quelques recoins, me basant sur les plantes que j’observais, me rapprochant tout de même du campement des Odysséens, juste pour ne pas risquer de me perdre. Craintive de rencontrer des prédateurs et des grounders, ne pouvant encore faire confiance en ces derniers. Plus j’avançais, plus je paniquais à l’idée de ne plus retrouver le campement, à mon retour. Calme-toi. Si jamais tu ne penses qu’au pire, tu ne pourras pas te concentrer convenablement. Mon subconscient qui me suppliait de ne pas crouler sous la peur. Des conseils qui venaient de Chris, aussi, puisqu’il essayait tant bien que mal de me montrer comment me débrouiller. Je m’arrêtais pendant un instant, simplement pour me calmer les nerfs. Tu es capable, tu n’as rien à craindre. Un tantinet plus zen qu’au début de mon parcours, je repris la marche, ne prenant pas en compte le nombre de jours qu’il me fallut pour y arriver. J’y allais un lever de soleil à la fois, mangeant, dormant et surtout, me déplaçant sans arrêt. Il était indéniable; je n’aurais satisfaction que lorsque j’arriverais devant la montagne. Le froid de l’hiver ne me dérogerait pas, certainement très décidée à prouver que je ne me définissais plus par mes maux.

Fatiguée … non exténuée. Plus ou moins une semaine de trajet plus tard, voilà que mes yeux se posèrent enfin sur mon point d’arrivée. La neige offrait tout un spectacle, c’est bien vrai. Cependant, grâce au bleu du ciel et aux rayons chauds du soleil, je me croirais presque au printemps. Un paysage encourageant, invitant à l’exploration. Une petite liste de nouveaux ingrédients à trouver, question d’enrichir notre garde-manger. Qui sait, peut-être pourrait-on réussir à en planter et les voir pousser sans devoir marcher jusqu’ici. Ce n’est pas tout le monde, qui aime ce genre d’aventure, après tout. En tout cas, c’était un vrai plaisir que de me savoir en ces lieux, après une indécision au début de cette expédition. Je me mis au travail, repérant les plantes les plus proches, prenant notes de leur existence, en cueillant quelques-unes et les plaçant dans mon sac. Mon petit calepin à propos de mes découvertes semblait prendre forme, s’enrichir au fur et à mesure. C’était plaisant à savoir. Mais peut-être aurais-je dû arrêter d’y penser. Ce n’est pas l’idéal, d’avoir la tête ailleurs. Oh, et puis zut! Ne pouvais-je donc pas prendre goût aux choses les plus simples de la vie? Je ne faisais que profiter du moment, et marcher … sur … quelque chose d’étrange. Un craquement, un bruit que le sol ne faisait pas. Pas le temps d’en comprendre la provenance, alors que l’instant d’après, je sentis quelque chose de froid se refermer sur mon pied. J’hurlais de douleur, lâchant sac et calepin, tombant sur mes fesses et voyant avec horreur la raison de douleurs si vives. Un piège … je … je venais de mettre mon pied dans un piège. Comment allais-je faire pour m’en sortir? Ça me paraissait impossible, la terreur s’emparant de moi, mon cœur battant à vive allure.
(c) DΛNDELION


Dernière édition par Rachel A. Gomez le Sam 13 Avr 2019 - 7:37, édité 1 fois
Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye & Misha Machir MESSAGES : 320 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Cristalline METIER/APTITUDES : Professeur en biologie TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 60

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le Mar 2 Avr 2019 - 19:03
Il faisait froid en cette saison, mais depuis le nombre d’année que Leary était sur Terre, il s’était fait à cette saison. Il sentait son corps ralenti, son esprit légèrement embué, cela lui demandait des efforts de réfléchir, beaucoup d’effort. Il avait pour objectif de partir vers la montagne, d’explorer et de découvrir une nouvelle faune. Depuis plusieurs jours, le scientifique préparait cette expédition. Il avait demandé de l’aide à une autre exploratrice et ensemble, ils avaient établi un itinéraire précis pour Leary. Il savait quel chemin emprunter, par où aller. Il en avait pour de nombreuses heures de marche et il avait dû arranger ses chaussures pour pouvoir marcher dans la neige sans aucun souci. Leary vérifia une dernière fois son sac à dos et sans aucun regret, quitta son campement. Il avait des amis, mais pas vraiment de famille qui l’attendait. Il n’avait plus de famille depuis l’atterrissage sur Terre où sa femme était morte et que sa fille adoptive avait disparu parmi les cents sans jamais revenir. Une écharpe autour du cou, le scientifique affronta le froid d’hiver. Il plissa légèrement les yeux en se demandant s’il avait perdu la tête.

Son regard clair se posa sur sa main droite qui tremblait, vestige d’une blessure grave qui avait été mal soignée à l’époque. Maintenant il devait faire avec. Il avait appris à vivre avec, mais il devrait bien faire attention aujourd’hui. Ce n’était absolument pas un problème le concernant. Il s’en sortirait très bien. Le scientifique se mit en marche, un brin rêveur face à la nature endormie. C’était vraiment fascinant. L’homme partit en direction de la montagne, le pas sûr. Il ne savait pas combien de temps il tiendrait, mais il était sûr de lui. Il avait des provisions et de quoi boire. Leary avait son petit calepin à la main et de temps en temps, il s’arrêtait pour prendre des notes, répertorier ce qu’il voyait. Le scientifique décida de faire une pause pour manger un petit bout avant de repartir. Il avait en ligne de mire la montagne et après des heures de marche supplémentaires, il emprunta un petit chemin qui grimpait. Il crut reconnaître une silhouette qu’il connaissait déjà et s’arrêta un instant. Il était presque sûr que ce n’était pas un natif. Il décida de suivre les traces de pas dans la neige.

Il était presque certain que c’était quelqu’un du ciel. Un odysséen ? Il l’aurait su si quelqu’un d’autre était parti de son camp. Il avait informé les gens pour qu’ils s’inquiètent s’il ne revenait pas. Leary voulait rattraper cette fille, car maintenant il était sûr, c’était une silhouette féminine. Il l’avait presque rattrapée quand il la vit faire une chute. Il l’entendit hurler et sans réfléchir, Leary se précipita vers elle. Il vit un sac à dos et un calepin, mais il s’approcha de la fille. « Hey, je suis Leary des odysséens. » Elle paraissait jeune, énormément en comparaison de lui qui avait des poils blancs dans une barbe mal-rasée et quelques mèches grises qui commençaient à apparaître. « Ne bouge pas, sinon le piège va se resserrer encore plus fort. » Il avait parlé en anglais, partant du principe qu’il avait raison et que c’était une cent. Il la regarda, elle n’avait pas une allure de native. Il avait déjà vu un piège de la sorte. C’était pour attraper un animal et cela avait été posé par un natif, forcément. Leary se rapprocha du piège et regarda en détail. Il réfléchissait comment le défaire. « Il me faut un bâton pour remplacer ta jambe qui se trouve dedans. » Il regarda autour de lui et bien sûr, tout était recouvert de neige. Il allait devoir creuser.

L’homme se redressa et alla fouiller non loin d’un arbre mort. Il trouva une vieille branche et s’approcha de la femme. « Je vais essayer d’ouvrir le piège pour voir si je peux mettre la branche. Dès qu’elle est dedans, tire ta jambe vers toi, ok ? » Malgré sa main droite tremblante, il tenta d’ouvrir le piège et commença à introduire le bout de bois dedans.
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 701 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 120

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le Sam 13 Avr 2019 - 7:39
Roue du rp
Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]S’il y avait une saison que je détestais le plus, c’était bien l’hiver. Les températures ne donnaient guère envie de se lever, et les rations devenaient encore plus pénibles à contrôler, dès que la neige tombait sur les plantes. Ma passion, enterrée sous un énorme tapis blanc, m’empêchant d’avancer dans mes notes. Mon carnet ne ressemblait à rien, puisque je perdis un certain temps à me demander si je devrais vraiment le continuer. L’envie d’apprendre un peu plus sur les caractéristiques de la vie végétale qui nous entoure ne m’a jamais quitté. En revanche, mon cœur et ma tête n’étaient pas exactement au meilleur de leur forme. J’ai dû redoubler d’effort pour ne pas simplement jeter mes notes, mais maintenant que je le sais dans mon sac, je me rends compte de son importance. Grâce à ce que j’ai appris, au fur et à mesure, j’ai pu aider quelques personnes. Je continuerais de le faire puisque je vais bien mieux, quoique me connaissant, je me pousserais au-delà des limites, et il me faudra rapidement redescendre sur terre, si je ne veux pas être déçue du résultat. Il est préférable de penser petit et se surprendre, car c’est là qu’on remarque les changements, le progrès. Quand j’utilisais cette méthode sur moi, je repensais à mes aveux, devant Chris et Jude. C’est là que j’ai senti que je reprenais le contrôle. Oh, n’allez pas croire que je me redressais immédiatement et reprenait le cours de ma vie exactement comme avant. J’ai simplement décidé de ne plus me laisser choir, de ne pas donner la victoire aux pensées négatives.

Après un tel deuil, pénible, mentalement exténuant et ayant gober une grande partie de ma vie, ces dernières années, où commencer? M’attendre à ce que ce soit un automatisme serait idiot. Ce ne fut pas qu’une prise de tête avec quelqu’un; on parle bien de la mort soudaine d’un être cher sur qui je comptais. Les fondations s’étaient effondrées, j’étais resté assise sur les vestiges, statique. La première étape consistait donc à reconstruire la partie la plus primordiale; cette perte de confiance totale. Certes, j’avais cette vilaine manie du sarcasme, allant jusqu’à comparer mes bras à des branches d’arbres, excuse pathétique que j’utilisais pour ne pas avoir à m’entraîner. Je rajoutais parfois des commentaires à gauche et à droite, à propos de ma voix agaçante ou encore de mon insociabilité. Ah, et puis ça, c’était sans compter les critiques envers le Conseil et envers plusieurs odysséens. Bref, il me fallait sortir de ce cercle vicieux, accepter mes défauts et mes qualités, mais ne pas m’attarder sur ce qui ne va pas, question que ça ne devienne pas une épine dans le pied. Me prouver que j’étais capable de plus, me surprendre moi-même, voilà un peu le but de cette expédition. Non, ce n’est pas comme la dernière fois, quand je partais en forêt en songeant à juste y attendre la faucheuse. Cette fois, je voulais explorer, aller jusqu’à la montagne, y rester pour profiter du lever du soleil et puis revenir au campement. Un peu de positivité dans ma vie, pour une fois! Ça fera changement!

Enfin … c’était le plan … un simple aller-retour sans embûches. Ah, mais c’est que la malchance me suit, quand je pars bien plus loin que le campement. Pour la deuxième fois, je me fais prendre dans un piège. Oh, mais en comparaison, celui qui nous prit au dépourvu moi et Chris, c’était préférable à celui où je mis mon pied. Entre rester accrocher à un arbre, ou voir sa jambe en train de saigner, à ressentir des douleurs atroces, j’aurais rapidement accepté de rester accrocher à un arbre plutôt que de rester coincée. Heureusement pour moi, il semblerait que je n’étais pas seule dans les environs. En effet, un homme s’approcha, probablement alerté par mes hurlements. Il se présenta, ce qui me permit de savoir à qui j’avais affaire. « Rach… Rachel, des Cents. » Mes yeux restaient rivés sur le piège, la terreur s’emparant de moi, provoquant des mouvements brusques. Pas des spasmes, juste une envie pressante de sortir mon pied de là immédiatement. Selon Leary, à chaque fois que je bougeais, le piège se resserrait plus fort. J’allais lui demander, avec un ton presque agressif dans ma voix, que faudrait-il que je fasse pour m’en sortir, mais il m’informa de ses plans sans que je n’aie à le questionner. Bon, un bâton … mais où? Il y avait de la neige partout! Il faudrait déterrer, et le terrain est assez vaste pour ça lui prenne du temps. Je n’avais pas le luxe de pouvoir rester dans cet étau trop longtemps. Je hochais simplement la tête, sachant que je ne pouvais rien faire de plus, de toute façon.

Il se leva soudainement, après avoir fait la constatation du travail fastidieux, que de déterrer toute la neige. Je le vis fouiller près d’un arbre mort, et il sortit victorieux de ses recherches. La branche qu’il apporta avait l’air vieille, ce qui ne me rassura guère, quand il expliqua ce que je devrais faire pour me sortir de ce piège. La branche remplacerait ma jambe, en quelque sorte. Il suffisait de l’y glisser au bon moment, et de retirer la mienne rapidement. « D’accord. » Je tenais le haut de ma jambe, inquiète de la tournure des choses. Je voyais sa main s’approcher, tremblante, que ce soit par peur ou une autre raison que je ne connaissais pas. Je le vis ouvrir un peu le piège et commencer à y introduire le bout de bois. J’attendis, encore et encore. Ma respiration se faisait était quelque peu saccadée, et mon cœur battait à vive allure. Je ne saurais dire combien de temps ça a pris. En tout cas, ce dont je suis sûre, c’est que dès que je sentis les dents du piège me lâcher la jambe, je la retirais immédiatement. Et là, là je compris que la douleur était étouffée par la morsure des dents de ce bidule, par terre. Par instinct, je me recroquevillais, tenant ma jambe blessée, ne pensant pas une seule seconde à consulter mon carnet.
(c) DΛNDELION
Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye & Misha Machir MESSAGES : 320 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Cristalline METIER/APTITUDES : Professeur en biologie TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 60

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le Mar 28 Mai 2019 - 9:38
Leary se fit la réflexion que cela ne tombait que sur lui de devoir s’occuper de quelqu’un dans une mauvaise situation. Rachel, elle ne lui disait rien. D’un autre côté, il y avait tellement de cents, que c’était impossible de connaître tout le monde, même s’il avait été professeur. Il trouva finalement une branche et il espérait qu’elle serait assez solide pour se mettre dans le piège et permettre à Rachel de retirer son pied. « Je vais le mettre. A trois tu retires ta jambe. Un, deux, trois. » Et il introduit le bâton, voyant Rachel retirer sa jambe. Le piège craqua sèchement dans l’air et la branche se brisa en deux. Le bruit résonna dans le froid d’hiver et Leary se rendit compte alors qu’il suait à grosses gouttes, soudainement nerveux. Il regarda Rachel recroquevillée sur elle-même et n’osait imaginer sa douleur vu la plaie qu’elle avait « Il faut faire un garrot. » Il voyait le sang couler. Il était important de stopper l’hémorragie. Leary fouilla son sac et en sortit un tissu rêche. « Laisse-moi regarder. » Il s’approcha d’elle lentement et regarda la jambe pour placer correctement le garrot. Il fit un nœud bien serré et souffla. « Tu n’as pas trop froid ? » Si elle commençait à avoir froid, c’était mauvais signe.

S’il réfléchissait, ils se trouvaient bien loin des deux camps. Il ne savait même pas s’il serait capable de l’aider à marcher. Leary s’assit à côté d’elle, observant autour d’eux. Il y avait quelque chose qui l’inquiétait, le sang qui tâchait la neige. Il avait peur que le sang attire les prédateurs qui devaient mourir de faim avec ce froid. Depuis les années qu’il vivait ici, il avait bien répertorié les animaux, les saisons et comprit qu’en hiver, pour certains prédateurs c’était difficile de se nourrir tandis que d’autres hibernaient. « Moi qui pensais être le seul fou à vouloir venir dans la montagne. Ça fait plaisir de voir qu’il y a encore des gens curieux sur Terre. » Surtout quelqu’un de plus jeune que lui. Pour Leary, c’était un signe que la curiosité naturelle de leur espèce n’était pas perdue, surtout pas chez les gens du ciel. Car en comparaison des natifs, ils étaient tellement différents. Le biologiste se demanda si la fille allait bien prendre ce compliment. Il ne savait jamais vraiment comment agir avec les cents. Une fois sur deux, il se faisait insulter pour des méfaits qu’il n’avait pas commis. Pour l’instant, cela allait. De toute manière, même si elle commençait à l’insulter, blessée comme elle était, Leary ne la laisserait pas.

« Il faudrait trouver un abri. » Dit-il en regardant le ciel gris-blanc. Il savait que c’était le signe que la neige pourrait bientôt tomber. Il sentait dans sa main douloureuse que la neige allait bientôt tomber. Il avait découvert récemment que certaines douleurs dans son corps étaient liées au temps qu’il pouvait faire. C’était tout à fait intéressant. « Quelqu’un sait que tu es ici ? » Lui avait signalé son départ et il espérait que s’il tardait à rentrer, les gens de son camp viendraient le chercher. C’était du moins ce qu’il espérait. De toute manière, ce n’était pas la situation la plus terrible qu’il vivait en ce moment. Il avait vécu bien pire, ce qui lui permettait de relativiser et de ne pas trop paniquer intérieurement.

Spoiler:
désolé du retard^^' et si tu manques de rebond n'hésite pas à dire Roue du RP → Rachel, Leary & Sherazade 171928021
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 701 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 120

Roue du RP → Rachel, Leary & Sherazade Empty Re: Roue du RP → Rachel, Leary & Sherazade

le Mar 25 Juin 2019 - 6:44
Roue du rp
Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’est horrible de s’imaginer débrouillarde, et trébucher dès le premier problème. Dans ce cas-ci, j’espérais que cette exploration soit un accomplissement personnel, un autre pas vers l’avenir, alors qu’en fait, je me retrouvais en mauvaise posture. La tête en l’air que je suis n’a pas exactement regarder là où elle mettait ses pieds. En un instant, une douleur aigue me prit d’assaut, et un craquement lugubre résonna en mon être. Ma jambe … ou plutôt mon pied, devrais-je dire, était coincé dans un piège visant probablement à capturer un animal quelconque. Malheureusement pour moi, je n’avais pas avisé qui que ce soit de mon départ. Dans le froid des montagnes et sans préavis à un autre cent, me voilà en bien mauvaise posture. Je crus devoir rester ici jusqu’à ce que la morsure gelée du vent ne m’emporte, mais il semblerait que le destin soit encore de mon côté. Un homme, probablement un odysséen, vu son anglais et sa façon de s’habiller, s’approcha et vint me porter secours, ayant les bons réflexes, comparativement à moi, encore sous le choc. Il se présenta rapidement, me dit de ne pas bouger sous peine d’empirer mon cas, avant de partir chercher un bâton, question de faire l’échange. Lorsqu’il revint vers moi, il me dit exactement quoi faire et à quel moment. Je hochais simplement la tête, écoutant attentivement le décompte avant de retirer ma jambe d’un seul trait. De voir la branche se briser en deux me terrifia, sachant que quelques minutes plus tôt, c’était moi, coincée entre les mâchoires du piège. Par réflexe, je me recroquevillais, tenant ma jambe encore douloureuse, d’où le sang coulait encore. Leary annonça qu’il fallait faire un garrot. Il est vrai que plus on attendait, plus je risquais d’aggraver mon cas. J’attendis qu’il trouve ce qu’il lui fallait, puis, un peu à contre-cœur quand même, j’essayais de délaisser ma jambe, question que l’homme puisse placer le garrot. Je grinçais un peu des dents, en sentant que le nœud était serré, mais je n’avais guère d’autre choix, de toute façon. « Merci. » Un ton calme qui cachait tant bien que mal ma douleur et mon inquiétude. « Non, pas pour le moment. J’ai mal, c’est tout. » Mon corps m’envoyait les signaux de muscles se contractant dans ma jambe blessée, ce qui n’aidait pas mes maux. Peut-être qu’en fait, j’avais un peu froid, mais pour le moment, ce n’était pas assez pour que je pense à ça.

Maintenant, on se confrontait à plus d’un problème. Le chemin qui me mena jusqu’ici ne se ferait pas qu’en un jour. Pire encore en étant blessée! J’avancerais à pas de tortue, ça c’est certain. Encore faut-il que j’évalue un peu mieux l’état de ma jambe. Il serait fort probable que je doive demander l’aide de Leary, pour rebrousser chemin. Aussi loin d’un camp que de l’autre, le découragement s’immisçait dans mon esprit. Mon dieu! Qu’est-ce que les autres viendraient à penser? Que j’ai joué les casse-cous? Que ma santé mentale va de mal en pire? Pourtant, je suis partie du campement, pleine de bonnes intentions. Un nouveau chapitre que j’essayais d’écrire. Bordel! Est-ce que c’est ça qui m’attend, quand je cherche à améliorer les choses? Me faire prendre, me blesser … voire pire, me faire pourchasser par un animal sauvage? Bah en voyant le sang par terre, il va sans dire que les bêtes qui rôdent peuvent toujours le renifler et essayer de trouver sa provenance. « J’apprends à apprécier de nouveau les expéditions dans le genre … mais je suis … enfin … j’étais de nature très curieuse. J’essaie de la réapprivoiser, justement. Et voilà comment on me récompense. » Y aller avec un brin d’humour aiderait à détendre l’atmosphère. Pas que je le sentais si tendu. C’était plutôt moi qui hésitais encore à parler si ouvertement avec les autres odysséens, ceux que je ne connaissais pas autant. Je faisais de mon mieux pour ne pas les mettre tous dans le même panier, et ne pas les juger. En bref, mes efforts continuaient, avec des journées meilleures que d’autres.

Dès qu’il parla d’abri, je me mis à regarder aux alentours. Il est bien vrai, le ciel semblait changer, ce qui pouvait annoncer un peu n’importe quoi. Soirée qui s’approche, mauvais temps qui s’installe … peu importe. Ce qu’il faut, c’est se trouver un coin où se reposer et établir un plan de match. D’ici aujourd’hui ou demain, on repartirait probablement vers la direction des camps, mais là, tout de suite, je préférais m’assoir près d’un petit feu plutôt que de rester assise au beau milieu de nulle part. « Non. Je … je suis sortie sur un coup de tête, je ne suis pas allée le dire à qui que ce soit. Toi est-ce que tu avertis quelqu’un? » Si l’un de nous aurait annoncé son départ à quelqu’un, ce sera une très bonne bouée de sauvetage, au cas où on devrait rester dans les montagnes un peu plus longtemps que prévu. « Il y a une grotte pas loin d’ici, juste entre les deux énormes chênes là-bas. Je …. J’y suis restée avec Chris, quand on est parti chercher des plantes. Il n’y avait personne qui l’habitait, même pas des animaux sauvages. On devrait être à l’abri de la météo. » Les restant du feu de camp que Chris alluma, la dernière fois, seront fort probablement encore là. Il ne … il ne restait plus qu’à franchir cette distance à cloche-pied.
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Leary Wrath
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le Mar 30 Juil 2019 - 11:31
La situation n’était pas des plus favorables sincèrement. Mais il fallait faire avec et continuer de sourire. Inutile d’en faire toute une histoire sincèrement. Il voyait bien qu’elle avait mal, mais il ne possédait rien pour la soulager. Les médicaments restaient au camp et étaient jalousement surveillés. « Un peu de repos, de chaleur et de nourriture va t’aider. » C’était toujours ce qu’il disait et ce qu’il pensait pour soulager les petits bobos du quotidien. Il n’y avait rien de mieux selon lui. Leary tenta d’établir un dialogue avec Rachel, restant très calme et espérant qu’elle ne serait aucunement agressive. Il avait essuyé régulièrement l’agressivité de certains cents. Il ne leur en voulait pas, il comprenait bien leur besoin. Ce n’était pas toujours facile de jongler avec les enjeux et la rancune de chacun. Il l’aimait bien, elle avait de l’humour et il sourit quand elle parla de réapprivoiser la nature. « Ce n’est que le fruit du hasard si tu es mal tombée. Je suis sûr que ta prochaine sortie sera très bien, fais-moi confiance. Je sors tellement, je suis tombé des fois sur des animaux, des pièges. La nature n’est pas toujours agréable on va dire. » Il y avait des impondérables avec lesquelles il fallait faire avec. Pas trop le choix. Il appréciait sa curiosité et son envie de ressayer. Il se demandait bien ce qui lui avait fait arrêter les expéditions.

Est-ce qu’il avait le droit de demander alors qu’il ne la connaissait pas ? Cela lui semblait franchement déplacé. Il préféra ne rien demander du tout. Peut-être qu’elle lui dirait quand elle serait plus en confiance. C’était du moins ce que le brun espérait. Pour l’instant, il fallait se mettre à l’abri. Le vent soufflait, le ciel était gris. Soit la neige allait de nouveau tomber, soit la pluie. Surtout que compte tenu de la blessure de Rachel, elle serait bien mieux au chaud. C’était ce qu’il pensait. « Oui j’ai dit. On me cherchera si je ne rentre pas d’ici ce soir ou demain matin. Ils savent le coin où je suis. » Au pire, ils attendraient jusqu’à demain après-midi. Car le temps qu’on voit son absence, que des militaires partent, cela prendrait du temps. Il se demandait pourquoi elle n’avait pas annoncé son départ. Ok, c’était sur un coup de tête, mais ils étaient bien loin tout de même. Là encore, Leary préféra garder ses commentaires pour lui et surtout sa langue. Pas besoin d’en rajouter une couche. Elle devait suffisamment s’en vouloir. « Chris Wilson ? » Il ne connaissait qu’un Chris, de nom seulement, chez les odysséens. Peut-être qu’elle parlait d’un autre Chris, il n’en savait rien après tout. « On devrait aller là-bas en effet. Je vais t’aider à te lever et tu pourras te tenir sur moi pour marcher. » Cela ne le dérangeait absolument pas, à voir si elle, elle serait d’accord.

Leary avisa au loin les deux grands chênes et aida Rachel à se lever. Il ne dit rien et se mit à marcher, pas après pas, silencieux. La neige n’aidait pas. Il préférait aller lentement, ne pas se précipiter. Cela serait dommage de se casser une jambe. La grotte se distingua et Leary sentit une vague de soulagement l’envahir. Il passa entre les deux immenses chênes. Encore quelques mètres et ils y seraient. « On y est bientôt. » Le brun eut un soupir de soulagement quand ils arrivèrent dans la grotte. « Tu veux te mettre près du feu ? » Il voyait des traces d’un vieux feu et s’en approcha. Il aida Rachel à s’installer où elle le désirait. Leary détailla le foyer du feu. « Cela ne date pas de longtemps. Il reste même des branches dans un coin. » Dit-il en voyant du vieux bois traîner. Il alla le prendre dans le fond de la grotte, l’installa et sortit son matériel pour lancer le feu. Il frotta avec énergie deux pierres l’une contre l’autre et le feu se lança. « Quelle chance que ce foyer soit encore là. Cela m’épargne de retourner chercher du bois. Je pense on peut tenir quelques heures. Je sortirai quand le temps sera plus clément. » Car entre temps, le vent s’était levé encore plus fort et des flocons de neige tombaient. Quelle poisse. « Tu as faim ? J’ai des provisions. » Il sortit des petites bourses en tissu remplies de baie et de noix.
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 701 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 120

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le Sam 28 Sep 2019 - 4:53
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Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La neige n’aidait en rien ma situation. Dans d’autres conditions, j’aurais parfaitement pu trouver une plante pouvant amoindrir la douleur. Mon petit carnet regorgeait de notes, mais il faisait clairement défaut dès que le tapis blanc commença à se répandre sur le sol. En fait, mes aptitudes en botanique devaient être mises sur pause, pour le moment. Je n’avais plus qu’à faire exactement ce que Leary me conseillait. « Pas le choix. » Lui dis-je d’un ton léger. Que pouvait-on faire d’autre? Ce n’est pas comme si on se trouvait près de l’infirmerie. Il nous fallait improviser et retrouver un coin calme, là où on pourrait se reposer sans se soucier de la météo imprévisible et de l’environnement, avec les animaux sauvages encore bien présents dans les alentours. Les expéditions qui étaient synonymes de peu de joie, à l’époque, et qui, au gré des dernières semaines, ne prirent pas de meilleures tournures. Aujourd’hui, j’essaie de ne pas me laisser abattre par mes mésaventures, même si parfois, je m’arrête et me questionne à propos de mes choix. « Oh, je ne crois pas que cette sortie me marquera à un tel point. Enfin … peut-être que je ne pourrais pas marcher de longues distances pendant quelques jours ou semaines, mais je préfère toujours explorer que de rester au campement toute la journée. » Le seul hic dans tout ça, c’est que je ne bâtissais plus ces liens entre moi et les autres. J’avais clairement établi un abysse, et maintenant, il me fallait combler la distance. Mais je n’y arriverais pas d’un seul coup. Un pas à la fois, là, j’irais loin sans sentir le poids d’un trop de responsabilités sur mes épaules.

Le ciel se faisait plus gris, ce qui n’avait rien de rassurant. Quelles seraient les prochaines précipitations? De la neige? De la pluie? Aucune idée. Tout ce dont on était sûre, c’est qu’il valait mieux ne pas rester ici trop longtemps, autrement, on se trouveraient en plein cœur de ce qui pourrait s’avérer être une tempête. Trouver un abri devenait donc une priorité. Ça … et s’assurer qu’en cas d’urgence, on saurait que nous ne nous trouvions pas au campement. Tandis que j’avais voulu jouer les solitaires, Leary pensa de façon bien plus pratique, en annonçant son départ avant de partir. « C’est une bonne nouvelle! Ils pourront venir nous aider, si jamais on ne réussit pas à retrouver notre chemin, ou si on rester coincés ici. » Heureusement, je reconnu l’endroit où on se trouvait par la montagne non loin. Chris et moi avions déjà passé par ici, et nous nous étions reposé dans une grotte en hauteur. Il semblerait que j’y séjournerais une fois de plus! « C’est bien lui, oui. » Je hochais la tête, repensant au jeune homme en question. Il s’inquiéterait, si je débarquais au campement des odysséens avec ma blessure au pied. Je croirais presque entendre ses reproches dans le vent. Il n’y en avait clairement pas deux comme lui. Enfin … peut-être bien que si. Devos lui emboîtait assez bien le pas. « Merci de ton aide! Ce n’est pas de refus, surtout puisque de marcher jusqu’à cette grotte à cloche-pied ne me semble pas si facile que ça. » Une leçon parmi tant d’autre, que je devrais réapprendre. Arrêter de me croire capable de me débrouiller seule constamment, et laisser les autres aider quand vient le temps.

Je m’appuyais sur lui, une fois qu’il m’aida à me lever. La marche ne serait pas très longue, mais la neige ne nous aidait pas à progresser très facilement. J’aurais préféré pouvoir me mouvoir rapidement, mais ce n’était pas du tout possible. Il me fallait suivre le rythme, y aller lentement. À chaque mètre franchi, je sentais mes jambes se plaindre. L’une des douleurs vives, et l’autre parce qu’elle n’en pouvait plus, d’être la seule en fonction. Le soulagement de franchir l’entrée de la grotte fut indescriptible. Nous étions arrivés, nous avions maintenant un lieu pour se réchauffer et attendre que le pire passe. « Oui, je préfère. » Observer les flammes et écouter le craquement du bois m’aiderait certainement à me calmer mentalement. Puis la chaleur aiderait à ce que j’arrête de grelotter. Leary m’aida donc à m’assoir près du feu. « Ça ne m’étonne pas. Nous sommes venus ici il y a quelques semaines seulement. » Je l’observais alors qu’il partit en chercher dans le fond de la grotte, puis de s’installer à son tour avant de l’allumer avec le matériel requis. Après un frottement répété et rapide de deux pierres, le feu se pointa finalement. « Ce serait plus difficile de trouver du bois avec la neige. Si on en a assez pour rester ici jusqu’à ce la météo se calme, alors on pourra reprendre le chemin. » Je regardais dehors et redoutais du vent fort et des flocons qui tombaient par millier. On passerait clairement la nuit ici. Je n’avais malheureusement pas encore l’habitude de dormir, de crainte de retomber dans mes cauchemars. Je ne m’étais pas donnée de chances, je le sais bien. « Tu n’en as rapporté qu’en comptant sur une personne, non? J’ai quelques provisions avec moi, mais je ne m’attendais pas à devoir rester ici toute une nuit. » Des plantes, des noix, rien de bien nourrissant, mais juste assez pour que je ne sente pas mon estomac gargouiller pendant des heures. « Je n’ai pas été souvent au campement des odysséens, mais il me semble que je ne t’ai jamais vu là-bas. Sors-tu souvent en expédition? » Je préférais ne pas laisser de moment trop silencieux. Autant profiter de cette mésaventure pour retravailler sur les relations humaines.
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Leary Wrath
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le Mer 6 Nov 2019 - 20:59
Leary sourit quand Rachel lui répondit pas le choix face au fait qu’il venait de dire qu’il fallait se reposer, manger et ainsi de suite. « Nous sommes confrontés à notre impuissance. » Il l’avait appris à ses dépens à travers ses propres blessures. L’esprit avait tendance à déjouer les signaux d’alarme, mais le corps se trompait rarement. Il fallait savoir s’écouter pour s’en sortir. Cette jeune cent était au moins philosophique quand elle dit que cette sortie ne la marquerait pas à ce point. Le scientifique n’en doutait même pas à dire vrai. « Tu aimes bien explorer ? » C’était la première fois qu’il rencontrait une jeune aussi fascinée, visiblement, que lui par l’extérieur. Les autres avaient tendance à se méfier, à apprendre, mais dès le début Leary avait été fasciné et curieux. Cela avait été tout simplement plus fort que lui. Il avait été poussé par la volonté de toujours explorer plus. « Ils nous trouveront. » Il n’en doutait absolument pas, ce qui expliquait son calme. Il avait l’impression que même si la blessure de Rachel était grave, le garrot ferait son travail. Le brun se promit de vérifier l’état du bandage une fois dans un lieu sûr. Leary lâcha un rire quand elle parla de marcher à cloche-pied. « Tu auras le temps d’être recouverte de neige. »

Il était loin de se douter d’avoir affaire à quelqu’un qui broyait du noir. Lui la trouvait amusante et visiblement de très bonne humeur, prenant les choses bien compte tenu des circonstances. Leary la plaça près du feu. « Tu connais le coin alors. » Lui c’était bien la première fois qu’il venait par ici. Il réussit à lancer le feu et cela réchauffa son âme, il se sentit tout de suite mieux. Leary regarda en direction de l’entrée de la grotte où il voyait la neige voleter. Il partageait les paroles de Rachel, avec la neige, c’était très difficile de trouver du bois. « Ça ne va pas se calmer avant le petit matin je pense. » Cela ne l’inquiétait pas trop car il y avait du feu et de la nourriture, ainsi que de l’eau, normalement tout irait bien. Il eut un tressaillement à cette pensée. Il avait dormi quelques fois dans la nature, mais pas de nombreuses fois. Cela irait. Il préférait dormir à la belle étoile au sein du campement, c’était plus sécurisant. Il espérait que le feu ferait peur aux animaux qui ne viendraient pas. Il n’y avait plus qu’à l’espérer. « Une personne qui a très faim. » Avoua-t-il avec le sourire de quelqu’un de gourmand. « J’ai un peu de viande, si tu veux. Je ne savais pas à quelle heure je rentrerais et si je louperais le repas du soir. »

Les cuisines ne gardaient pas toujours pour les explorateurs comme lui, pour les gardes oui, mais c’était une autre histoire. Leary était sensé ne pas rentrer trop tard, une promesse qu’il ne tenait pas toujours à dire vrai. Il était souvent rentré tard, à finir le ventre vide car il n’avait pas prévenu. Heureusement, maintenant il avait appris de ses erreurs. Dormir quelques fois le ventre vide n’était pas agréable, même si cela ne tuait pas. Rachel le sortit de ses pensées avec des questions et il la regarda. « Oui, le plus possible. J’étais professeur sur la biologie sur l’Odyssée. Ici, j’ai décidé d’explorer et d’étudier la faune et la flore locales. Ce qui était bien utile durant les premiers mois ici et encore aujourd’hui. » Il sourit avec modestie. Il n’aimait pas toujours s’exposer, par contre il aimait bien discuter. « Et toi ? Tu sembles apprécier l’extérieur. Tu ne sembles pas t’en méfier ou en avoir peur. » Il trouvait que les cents avaient cette fraîcheur que certains odysséens avaient perdu. Les plus jeunes ne semblaient pas avoir peur, ou du moins, pas autant que la génération de Leary. Le scientifique était un des rares à être aussi curieux. Il s’acclimatait bien ici, bien mieux que ce qu’il aurait pensé à dire vrai.

Il regarda le garrot de Rachel. « Ça va ? Tu n’as pas trop mal ou des bouffées de chaleur ? » Cela serait signe que le corps ne tenait plus le coup et qu’ils avaient un problème.
Rachel A. Gomez
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le Jeu 28 Nov 2019 - 21:12
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Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]À force de me plaindre de tout, je ne vois plus la pertinence de le faire continuellement. Si je devais me résoudre à passer outre mon deuil, le mieux serait de ne pas m’appesantir devant chaque embûche. Dans ce cas-ci, l’ancienne mentalité me pousserait à baisser les bras, à rester ici, sans bouger. J’aurais demandé à Leary de me laisser là. C’est difficile et presque tentant de retomber dans ces habitudes. Pourtant, les mots qui sortent ne sont plus dit sur le même ton. Je me convaincs que je n’ai pas vraiment le choix, que d’y aller avec les besoins de base pour que mon corps et mon esprit récupèrent après le choc de ce qui m’est arrivé. Heureusement, la douleur soudaine de quand le piège s’est refermé sur ma jambe s’était doucement dissipée. « Oui, et de plus d’une façon. Si on ne se base que sur notre impuissance, alors on serait toujours foutus. » Je parlais par expérience, car depuis plusieurs mois, je ressassais mon impuissance à sauver mon frère, et ça a donné un résultat … assez catastrophique. Leary ne le remarquerait pas peut-être pas par ma façon de m’exprimer, car je mettais un peu plus d’effort dans ma façon de socialiser, de parler avec les autres, surtout les Odysséens. Une part de moi avait encore un mépris pour eux, estimant qu’ils auraient dû empêcher notre envoi sur Terre. Cependant, je n’avais pas le luxe de maintenir ma haine puisqu’il est venu me voir immédiatement et m’a porté secours sans même y penser à deux fois. « J’explore beaucoup. Je suis toujours à la recherche de nouvelles plantes que je peux utiliser, que ce soit en cuisine, ou alors les donner à l’infirmerie pour qu’on puisse aider les blessés. Mais avec la neige, je me retrouve à juste prendre des très longues marches. Une grande partie de la flore ne survit pas sous de telles températures. » Je gardais toujours espoir en sortant du campement. Je voulais continuer mes recherches, cela formait une distraction apaisante. En revanche, il me faudra prendre l’habitude d’avertir quelqu’un de mes départs. Autrement, lorsque je me retrouverais dans une situation similaire, je serais dans de beaux draps. Pour le moment, le mieux est de me concentrer sur le présent, sur ce qui doit être fait pour ne pas finir coincés dans une possible tempête. « Je préfère voir ce tapis blanc par terre que sur moi. » Dis-je avec un sourire en coin, pas encore complètement capable de rire, mais l’humour ne m’avait jamais quitté.

La chaleur du feu et son crépitement étaient un contraste à la météo juste à l’extérieur de cette grotte. Quel soulagement, d’être à l’abris, même si ma jambe blessée se plaignait un peu, vu la courte marche. Ce n’est pas comme si monter jusqu’à cette grotte se soit fait qu’à une jambe. Instinctivement, j’ai dû mettre un peu de poids dessus. « On n’est pas resté très longtemps, mais oui, je connais un peu le coin. » Comment oublié cette expédition, avec un début assez ardu, et des péripéties marquantes? C’est après notre retour de la montagne, justement, que j’ai dû affronter Chris et Judith, une conversation qui changea complètement ma façon de voir les choses. On n’oublie pas des moments aussi critiques dans une vie, mais je préférais ne pas trop m’attarder sur ces détails avec Leary. « Nous avons ce qu’il nous faut pour passer la nuit, mais demain, on devra éventuellement se mettre en route. » J’avais passé quelques nuits en plein milieu de la nature. Il y a toujours cette crainte qu’un animal sauvage ou qu’un terrien attaque, mais puisque nous n’étions pas à découvert, à l’extérieur, nous ne risquerions pas autant. « Je vois oui. Je garde toujours quelques rations de plus en cuisine justement pour les Cents qui ont très faim. Je devrais probablement en glisser dans mon sac, quand je sors du campement. » Comme toujours, je pensais aux autres, et non à mes propres besoins. Il fallait que je me défasse de cette manie, car autrement, cela me retomberait dessus. Mon dieu, que de petits défauts qui s’étaient glissés dans ma vie. « Je ne dis pas non à un peu de viande, même si je ne suis pas de celles qui mangent beaucoup, en général. Mais tu as très bien fait, de penser à t’apporter de quoi manger, qui soit plus consistant que des plantes. » Je sortis de mon sac mes victuailles, question que l’on puisse partager le repas. « Un pique-nique improvisé, qui aurait dit que ma journée se terminerait ainsi. C’est ça, que de vivre sur Terre. L’inattendu. » Tout était hors de notre contrôle, c’est ce que je devais me répéter. Personne ne pouvait deviner ce qui se passerait dans un jour, dans une semaine ou dans un mois.

Le silence était mon pire ennemi, et ce, depuis presque toujours. C’est dans un moment de vide total, que je me mets à trop réfléchir. Je n’ai guère la capacité à atteindre une paix intérieure, ce qui explique pourquoi je n’attends pas trop longtemps avant de poursuivre la conversation avec Leary. J’en appris un peu plus sur lui, notamment, qu’il était professeur de biologie sur l’Odyssée, ce qui aurait pu permettre sa rencontre, mais je ne replaçais guère son visage, ce qui signifiait que nos chemins ne s’étaient jamais croisés jusqu’à aujourd’hui. Puis s’il part explorer dès qu’il en a le temps, eh bien, c’est tout à fait normal que je ne l’aie pas vu au campement non plus. « C’est un avantage que d’avoir de vastes connaissances sur la faune et la flore avant d’arriver ici. Personnellement, je ne connais que quelques trucs sur la flore, de quelques livres que j’ai pu lire à gauche et à droite. Rien qui se compare à ce que tu as étudié, ça c’est sûr. » J’apprenais avec le temps, c’est pour ça que je prenais des notes dès que possible. Mais je n’avais jamais pris le temps de trouver quelqu’un avec qui en discuter, ou qui pourrait m’en apprendre plus. « Oui, je profite de chaque occasion pour sortir du campement et explorer. Ça m’occupe quand on termine en cuisine, et crois-moi, j’en ai besoin, de trouver des distractions. » Il pouvait facilement croire que je ne faisais que suivre le groupe, vu que bien des Cents avait cette curiosité innée pour la Terre. Il est vrai que je n’étais pas indifférente à la nature qui m’entourait, mais là où avant, mes yeux ne voyaient que la mort, je m’acclimatais calmement à percevoir la lumière. « J’ai un peu mal, mais je crois que c’est parce que j’ai mis du poids dessus, sans même le vouloir, quand on a marché jusqu’à la grotte. Ça passera … enfin, j’imagine. Je suis pas infirmière, donc j’en sais rien. » Je n’osais même pas regarder le garrot, car en le fixant, je me mettais à m’inquiéter.
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Leary Wrath
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le Ven 3 Jan 2020 - 11:41
Leary était moyennement inquiet. Ils avaient un feu, de la nourriture et il fallait juste attendre. Il avait encore de la réserve d’eau et avait vu un petit lagon sur le chemin. Pour une fois, il était relativement serein. Il était bien loin de se douter de l’état général de Rachel. Il était content de croiser une cent aussi curieuse que lui. De manière générale, il trouvait les jeunes nettement plus curieux que les odysséens. Il l’écouta parler de son exploration et de ce qu’elle venait chercher. « Avec ces températures, à part des plantes spécifiques en haute montagne, il n’y a rien. » Mais il était rarement allé en haute montagne. C’étaient d’autres explorateurs qui lui avaient ramené des spécimens qu’il avait étudié et noté dans son carnet. Ils parlèrent de la neige et Leary fut content qu’elle préfère voir la neige plutôt que de partir à cloche-pied. Elle semblait se retenir de rire. Mais peut-être n’était-ce qu’une impression. Le scientifique ne la connaissait pas encore assez bien pour décrypter ses expressions.
Au moins, elle connaissait les lieux et cela avait un côté rassurant. Leary était toujours méfiant quand il entrait dans une grotte qu’il ne connaissait pas, ayant la crainte de tomber sur une bête dangereuse. Il ne lui demanda pas plus de détail sur la mission car clairement, cela ne le regardait absolument pas.

Il hocha la tête quand elle parla que demain, il devrait éventuellement se mettre en route. « On trouvera une solution de fortune. » Malgré le bandage qu’elle avait, il se voyait mal la voir marcher. Peut-être pourrait-il faire une attelle de fortune ? Il suffirait de trouver du bois solide. Ce n’était pas forcément facile de trouver du bois en cette saison. « Je pourrais te faire une attelle si je trouve du bois solide. Cela t’aidera dans ta marche. » Déjà qu’en bon état c’était compliqué de marcher dans de la neige, mais quand on était blessé comme Rachel, c’était encore plus compliqué. Il apprit ainsi qu’elle s’occupait des autres, leur gardait des portions en cuisine. « Tu travailles aux cuisines ? » Ils pouvaient échanger et Leary était content. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher de se demander combien de temps cela durait. Elle pouvait très bien piquer la mouche à un moment donné et s’énerver. Il avait vécu bien souvent ces situations avec des jeunes cents qui en voulaient encore énormément aux odysséens, à plus forte raison. Mais la situation s’annonçait bien. Il sourit quand elle affirma ne pas manger beaucoup et qu’il avait bien fait de prendre des rations. Elle sortit ses rations et Leary mit les siennes au centre.

Un pique-nique, qui l’eut cru ! Pas lui en tout cas. Jamais, il ne se serait douté d’en arriver là. La situation était inédite. « Jamais je n’aurais pensé faire un pique-nique, encore plus dans cette situation. Mais comme tu dis, vivre sur Terre c’est se confronter à l’inattendu. » Et étonnement, il aimait cela. Oui il avait été pépère toute sa vie dans l’Odyssée, à être prof, à ne faire qu’enseigner. Mais sa nouvelle vie lui plaisait énormément. Il vit à mille à l’heure. Leary se mit à manger et se rendit compte alors qu’il avait plus faim que prévu. Il mangea et échangea avec Rachel sur ce qu’il faisait. Elle était nettement plus bavarde que ce qu’il pensait. Cela ne le dérangeait absolument pas à dire vrai. « Si tu veux, je peux te montrer certaines de mes notes. » Sans hésiter, il sortit de son sac un de ses carnets et le tendit à la brune. Il y avait des pages et des pages de dessin de plantes, d’animaux, avec les caractéristiques principales, les choses dont se méfier, les signes distinctifs. « J’en ai rempli des carnets depuis qu’on est arrivé sur Terre. » Il se demanda bien pourquoi elle avait besoin de distractions, mais ne lui demanda pas. Il ne voulait pas dépasser les limites.

Il lui demanda des nouvelles de sa jambe, légèrement inquiet tout de même. Il cachait son inquiétude, il ne voulait pas la stresser davantage. Il hocha la tête quand elle dit avoir mis du poids dessus. « Oui c’est probablement cela. » Il n’était pas infirmier non plus. « Si tu veux, je peux regarder ? Même si je ne suis pas infirmier. » Dit-il avec un haussement d’épaule et un sourire en coin. Il connaissait la base des soins, de quoi survivre s’il allait dehors. Il n’était pas infirmier, mais il avait fallu apprendre un peu au fil des années tout de même.

Spoiler:
désolé du retard Roue du RP → Rachel, Leary & Sherazade 480477335
Rachel A. Gomez
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le Dim 26 Jan 2020 - 7:25
Roue du rp
Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La Rachel d’il y a quelques semaines encore serait en proie à une panique générale, de se savoir blessée et dans l’incapacité de rebrousser chemin aussi facilement. Heureusement, en étant avec Leary, le feu et la nourriture au rendez-vous, je me trouvais calme et presque sereine. Quel changement, quand même, pour quelqu’un avant toujours éviter de tourner la page sur son passé douloureux. Des parties de ma personnalité d’avant, celle que j’avais en débarquant sur Terre refaisaient surface. Notamment, je retombais doucement en amour avec la nature. Cela me manquait terriblement, de juste partir m’égarer en forêt pour admirer le spectacle des rayons du soleil qui pénètrent les feuilles des arbres. Ou encore de découvrir de nouvelles plantes dont je ne présumais même pas l’existence. Oh, le chemin jusqu’à la guérison totale serait long. Il y aura sans doute des rechutes. Mais pour le moment, j’étais sur la bonne voie. « Il y a certaines plantes qui poussent et qui résistent aux températures et à la neige, mais elles sont rares. Je sors quand même, ne serait-ce que pour profiter de la nature et de son silence. » Je n’entrerais dans les détails que s’il me posait des questions. Ce n’est pas tout le monde qui connaissait mon frère, et je me vois mal me mettre à expliquer mon cheminement plutôt terrible. « La dernière fois que je suis venue ici … je n’étais pas tout à fait la même personne. Et je cherchais des plantes spécifiques à ramener à l’infirmerie. Chris m’a accompagnée sans que ce soit de toute gaieté de coeur, mais de toute façon, c’est notre quotidien, que de ne pas s’entendre.. » On était chat-chien quand venait le temps de discuter. Notre façon de faire et nos avis étaient à l’opposé ou presque. Pas difficile quand à la base, nous nous retrouvons dans deux campements différents.

Malgré tout, il fallait penser à notre plan pour demain. D’ici là, la tempête passera, et nous devrons nous remettre en route. « Pas le choix. » Aussi simplette soit-elle, cette solution de fortune devra suffire. Le mieux serait de trouver le moyen de m’aider à marcher, malgré ma jambe en sale état. Autrement, le voyage serait plus dur et plus long pour nous deux. Son idée me plaisait beaucoup, étant donner qu’elle me permettrait de faire quelques pas. « S’il y a assez de bois solide dans le coin, je ne dis pas non à une attelle. Je pourrais me déplacer avec un peu plus de facilité. » Déjà que de marcher sur la neige, c’est pénible! Il me fallait quelque chose pour me donner un coup de pouce. Un peu comme cette conversation qui me permettait de ne pas trop penser à ma jambe. « Oui, c’est ça. J’avais pas vraiment de talent pour quoi que ce soit d’autre, mais au moins, je sais faire à manger. C’est déjà ça. » Encore une petit sourire en coin, cachant une légère frustration. Pas contre lui, mais contre moi-même. Il y a tant de choses que j’aurais voulu être, mais qui me paralysaient beaucoup trop pour que je me lance. Je ressassais les paroles de Chris, alors qu’il me disait capable d’apprendre à me battre et me défendre. Il est vrai que si j’écoutais la rage plutôt que la peur, je pourrais accomplir certaines choses. Malheureusement, je me tournais plus rapidement vers mes craintes.

Je n’eus pas à m’appesantir sur ça trop longtemps, alors qu’on commença à sortir les rations et à les rassembler pour pouvoir manger. « Pour être complètement honnête, je n’aurais jamais cru rompre le pain, pour ainsi dire, avec … eh bien avec un Odysséen. Je parle avec certains, des gens que je connais depuis toujours ou presque … mais moins avec les autres. Peut-être est-ce par incertitude, peut-être aussi un peu par une peine déguisée en haine, je ne sais pas. Mais une chose est sûre; je n’ai rien contre toi, au contraire même. Sans ton aide, je ne sais pas ce que je serais devenue. » Je savais reconnaître que sa présence avait été primordiale à ma survie. Un compliment qui ne sortait pas si facilement que ça de ma bouche, et pourtant, je venais de le faire. C’est comme si le fait d’avoir garder le silence depuis si longtemps me donnait la soif de communiquer avant qu’il ne soit trop tard. « Je ne dis pas non à des notes, ça pourrait m’aider. » Je le remerciais en prenant un carnet qu’il me tendit, me mettant à le feuilleter avec enthousiasme. C’est qu’il en contenant, de l’information! S’il en avait d’autres, c’est qu’il détenait une véritable encyclopédie. « Mon dieu, tant que ça! La chance! J’aurais bien aimé en avoir autant, mais j’ai … pris une longue pause de tout ça. Je ne me sentais plus du tout attirée par la botanique jusqu’à ce que je redécouvre mon carnet et que je le continue. » Je tournais toujours autour du pot sans jamais me mouiller. Je ne savais pas à quel point il serait juste pour moi de lui dévoiler l’un de mes secrets. L’ambiance était bonne, je ne voulais surtout pas l’ennuyer, déjà qu’il s’inquiétait pour moi et ma jambe. « Je n’y connais rien du tout en soins, alors si jamais tu en sais assez pour me donner une idée de mon état, je dis pas non. » J’avais joué les têtues et n’appris rien du tout en ce qui attrait aux soins de base. Je ne me guidais que par les plantes. Pourvu que ma jambe soit dans un bon état, c’est tout ce que je demande.
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Leary Wrath
DATE D'INSCRIPTION : 07/12/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng & Eirik Thorvald & Skylar Rees & Cyd Raye & Misha Machir MESSAGES : 320 CELEBRITE : Luke Evans COPYRIGHT : Cristalline METIER/APTITUDES : Professeur en biologie TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 60

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le Mer 11 Mar 2020 - 15:19
Il appréciait de pouvoir échanger avec quelqu’un qui s’y connaissait en plantes. En tout cas, il comprenait sa démarche de sortir et de profiter de la nature, c’était ressourçant. Leary ne pensa pas à lui demander pourquoi elle faisait cela, compte tenu du fait qu’il le faisait. Il se sentait plus heureux dehors, dans le frais, qu’enfermer au sein du camp à écouter les gens et ne pas être toujours en accord avec eux. Le scientifique était dans son propre monde. Il connaissait Chris de nom et regarda Rachel. « Parfois, il faut s’entendre entre nous pour s’en sortir, mais je comprends ta position. Ce qui vous ait arrivé, à vous les cents… » Il secoua la tête. Il avait mal vécu cet envoie sur Terre, surtout quand sa fille adoptive avait été dans le lot. « J’enseignais dans le vaisseau les cours de biologie et j’ai dû enseigner à certains d’entre vous comment survivre ici, ce qui compte tenu de nos faibles connaissances, c’était dérisoire. » Dit-il avec un bref haussement d’épaules. Il n’avait pas toujours été content de cela, mais il avait joué son rôle, comme les autres. Cela n’avait pas été facile, bien loin de là. Il décida de quitter ce sujet pour aborder la question de quoi faire dès demain. Leary espérait que la tempête serait stoppée ou du moins arrêtée.

Il fallait aider Rachel à se déplacer et pour cela, il fallait une attelle. Sans, elle ne pourrait pas se déplacer convenablement. « Il faudrait que je sorte, ou alors en fouillant cette grotte je vais peut-être en trouver. » Il s’agissait de trouver deux morceaux de bois suffisamment long pour les utiliser. Sortir maintenant sous la tempête n’était absolument pas une bonne idée. Il ne trouverait pas ce qu’il voulait. Il fut curieux quand elle parla et il lui demanda si elle travaillait aux cuisines, à son grand étonnement, elle n’en semblait pas heureuse. « Faire à manger pour les autres est une noble tâche. J’aimerais avoir un talent culinaire, mais je crois que j’empoissonnerai tout le monde. » Dit-il en grimaçant. Il n’était pas très doué pour la cuisine et ce n’était un secret pour personne. Oh il était doué dans le domaine de la science, mais dans le reste, il ne valait mieux pas lui confier des casseroles. Leary sortit ses rations et lui avoua ne pas avoir pensé faire un pique-nique ici, mais finalement, il était content. Il l’écouta dire qu’elle ne s’attendait pas à manger avec un odysséen. Le scientifique redressa la tête et la regarda. Il avait l’impression que dans la bouche de Rachel, odysséen était un mot à bannir, la peste noire.

Il ne savait pas comment prendre toutes ses remarques, mais finalement décida de les prendre avec bonne humeur, surtout quand elle affirma ne rien avoir contre lui. « Ça peut rester entre nous notre rencontre, si tu préfères. Et je comprends ta colère envers nous, le pardon met longtemps à venir. » Comment pour lui rappeler cela, la paume de sa main bandée le chatouilla sérieusement. C’était un vestige qui lui permettrait de ne jamais oublier la colère de son élève cent qui l’avait gravement blessé. Leary décida de passer au-dessus de tout ceci et lui passa avec enthousiasme ses notes. Il n’y avait rien de confidentiel ou de caché là-dedans, juste la vérité. Il aimait partager car il avait toujours la crainte de mourir sans léguer ce qu’il avait fait durant de nombreuses années. Discrètement, il la regarda feuilleter son carnet alors qu’il dressait une sorte de table provisoire pour leur repas du soir. « Qu’est-ce qui t’empêchait de reprendre ? » Il se demandait pourquoi elle avait pris une pause. Peut-être avait-il posé la question de trop, il le regretta dès qu’il avait prononcé cette interrogation. « Les carnets c’est la vie. » Il aimait bien l’idée qu’elle ait repris, cela voulait dire qu’elle avait la passion, comme lui. Et même si à un moment elle avait arrêté, à présent elle avait repris et c’était une bonne chose.

Il hocha la tête alors qu’ils parlèrent de sa jambe et il s’approcha d’elle. « Je vais regarder. » Lentement, il souleva le tissu au niveau de la cheville pour essayer de voir en détail, espérant ne pas lui faire mal. Le peu qu’il en voyait, ce n’était pas beau. Il lâcha le tissu et s’approcha du garrot, sans toucher, il regarda en détail. « Le sang semble avoir bien coagulé. » C’était bon signe. Il approcha sa main de la plaie, sans toucher, mais juste à quelques millimètres pour sentir la chaleur. « Ce n’est pas chaud, ça veut dire que tu ne fais pas d’infection. Pas contre, je n’ai pas de plantes pour soulager la douleur. » Ce qui voulait dire que Rachel allait devoir faire avec, pas le choix. Il tâcherait de lui faire une attelle convenable pour demain. Il la regarda pour voir sa réaction. En tout cas, elle semblait bien tenir le coup, ou alors elle donnait bien le change, au choix.  
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 701 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Panda (avatar), hedgekey (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 120

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le Mar 24 Mar 2020 - 22:02
Roue du rp
Rachel, Leary et Sherazade

« Earth and sky, woods and fields, lakes and rivers, the mountain and the sea, are excellent schoolmasters, and teach some of us more that what we could learn from books.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne l’aurais avoué, auparavant. Mon propre ego en prenait un coup, en ce moment. Qu’importe, il serait plus honteux pour moi de mentir continuellement. La vérité, celle qui me fouettait en plein visage, c’est que j’appréciais beaucoup cette conversation entre moi et Leary. On s’y connaissait en plantes, on partageait cette opinion de la nature et du besoin de pouvoir s’y retrouver. Je lui parlais comme si je le connaissais depuis longtemps, sans vraiment me mettre des barrières. Des sujets qui auparavant m’auraient immédiatement refroidi, je les abordais avec un peu plus de tact et de calme avec l’Odysséen devant moi. C’était le cas notamment de ce qui s’était passé avec les Cents, notre arrivée sur Terre un peu … forcée. « Oh, tu sais, je m’entends avec Chris. Enfin … j’essaie. C’est compliqué, mais on arrive à communiquer malgré tout. Je parle à d’autres odysséens aussi, mais je ne suis pas encore à l’aise de discuter avec tout le monde. » J’avais certaines personnes que je n’arrivais pas à sentir, ou plutôt avec qui je n’avais pas encore fait la paix. Des parts de noirceur que je devrais abandonner tôt ou tard, autrement, elles me causeront plus de mal que de bien. « Ce qui nous ait arrivé, c’est injuste. Pour être honnête avec toi, je n’ai pas pardonné à tous. Mais je … je travaille sur ça. Je travaille sur pas mal de trucs dans ma vie, en ce moment, dont ma rancune. » Je l’écoutais attentivement parler de sa position au sein du vaisseau, au manque flagrant de connaissances alors qu’on nous enseigna. C’est vrai, en tant que prof, il espérait probablement qu’on puisse survivre ici, mais lui-même se doutait que ce n’aurait pas été une tâche facile. « J’ai eu pas mal de cours, avant qu’on ne nous envoie sur Terre. Je ne me souviens pas de la moitié d’entre eux, probablement parce que je me suis adaptée à ce que je savais le mieux faire. Mais … mais ce n’est pas comme tu aurais pu faire quoi que ce soit de plus. La décision a été prise par ceux à la tête, et ils n’ont pas voulu écouter les conseils. En tant qu’enseignant, t’as fait ton possible pour nous préparer. Sauf que personne n’aurait pu deviner ce qui nous attendait ici. » Je lui offris un petit sourire en coin, un peu pour lui montrer que je n’étais complètement ingrate, que mon amertume était surtout dirigée à ceux et celles en tête, que ce soit dans le passé comme dans le présent.

On changea de sujet de conversation, ne voulant pas provoquer plus de morosité qu’il n’y en avait déjà, vu mon état physique et la tempête dehors. Leary préféra commencer à se préparer au lendemain, à ce qu’on devrait faire pour arriver sein et sauf dans nos campements respectifs. Il proposa de chercher un peu dans les environs demain afin de me faire une attelle et d’ainsi m’aider dans mes déplacements. Je hochais de la tête, ne pouvant qu’espérer marcher suffisant pour qu’on s’en sorte. « Pour l’instant, je n’ai pas besoin de me déplace, donc ça peut attendre jusqu’à demain. Quand la tempête sera passée et que le jour sera levé, on pourra mieux voir notre environnement. » Je ne voulais pas qu’il se mette en danger pour rien. Cela ne viendrait que compliquer notre situation. Et puis nous étions bien, là, au chaud et protégés, à discuter de nos vies personnelles. « Oh, c’est ce que les gens disent. Et ce n’est pas que je suis insatisfaite de mes tâches. Je cherche simplement … à faire quelque chose de plus. J’veux pas qu’on me voit juste comme celle qui est toujours dans les cuisines. » J’essayais d’alléger l’atmosphère immédiatement après avoir sortir une remarque pareille. « Crois-moi, au début, je n’arrêtais pas de faire des mélanges plus que douteux, mais avec le temps j’ai appris. Donc si jamais tu veux que je te montre quelques petits trucs qui m’ont beaucoup aidé, je le ferais. J’peux pas te laisser empoissonner tout le monde, quand même! » J’avais beaucoup de patience niveau enseignement de mes connaissances, vu que je pouvais littéralement les compter sur mes mains. Je ne prétendais pas être la plus douée, et je savais que les gens qui n’osaient pas cuisiner se fâchaient après les premiers résultats … comme moi dans tout autre situation. On commença ainsi notre pique-nique improvisé, chacun d’entre nous avouant à l’autre qu’on ne s’attendait pas à une telle situation. Cependant, mon utilisation de vocabulaire sembla surprendre Leary, car en m’entendant prononcer le mot ‘odysséen’, il redressa immédiatement la tête et me regarda. Je lui expliquais ce pourquoi je parlais de cette façon, voulant garder tout cela le plus honnête possible. Par contre, je n’osais pas trop croiser son regard, ne sachant pas comment il réagirait.

Je m’attendais à tout sauf à ce qu’il prenne tout cela avec humour. Heureusement, mes efforts de rester civiliser portaient fruit, alors qu’il proposa que notre rencontre reste entre nous. Il était bien l’un des rares qui comprenaient ma colère. « Je ne veux pas que ce soit un secret. Cela ne devrait pas être une honte ni un sujet d’angoisse, que deux personnes se parlent. C’est juste moi, moi et ma façon de prendre toute la peine du monde sur mes épaules, de me sentir coupable de pas mal de trucs. Je travaille là-dessus, j’essaie de faire ce qu’il faut pour tourner la page. Ça prend du temps, c’est tout. » Cela ne se ferait pas du jour au lendemain. J’avais pris du temps avant d’avouer que ça n’allait pas. Il fallut que Jude et Chris s’y mettent à deux pour me faire avouer que j’avais besoin d’aide. Grimper la pente ne serait pas aussi facile que de la descendre, mais je comptais y arriver. Pour cela, j’avais repris la botanique avec un peu plus de vigueur qu’autrefois, mon carnet pouvait en témoigner. Néanmoins, il n’était pas aussi complet que cela de Leary, que je lisais avec attention. Chaque page semblait fournir beaucoup d’informations, et je ne voulais pas, en tournant la toute dernière, que cela s’arrête. « C’est … » Dire que c’était compliqué ne servait à rien. Autant ne rien dire, si je devais répéter cette phrase. Il me fallait verbaliser, parce que ce n’est qu’en le faisant que j’arrêterais de prétendre vouloir progresser. « J’ai arrêté d’écrire dans ce carnet après la mort de mon frère. » J’imagine que cela tombait comme une bombe dans une conversation. Il s’agissait maintenant de reprendre sans que cela ne devienne trop mélancolique. « Je croyais qu’il était le seul qui m’inspirait à continuer. Mais je me rends maintenant compte que ce n’était pas que lui. La nature est tout aussi inspirante. Et puis qui me dit qu’il n’est pas là, dans les plantes ou dans les fleurs, à me regarder faire. » Tout comme ce que Chris me disait, de temps à autre. « C’est vraiment la vie, oui! » Je reprenais sur un ton plus enjoué, essayant de couper dans le chagrin qui s’accumulait quand même, malgré mes efforts.

Ma jambe! Je l’avais presque oubliée, tant ma concentration était ailleurs. Cependant, sa proposition de voir ma blessure me fit reprendre contact avec la réalité de mes douleurs. Je lui laissais faire, ne me connaissant pas vraiment en soins. Il s’approcha de ma jambe, indiquant qu’il allait voir un peu son état. Il souleva légèrement le tissu au niveau de la cheville, mais je n’osais pas regarder. Je tournais mon visage, le laissant dire ce qu’il en pensait. Les bonnes nouvelles me firent soupirer de soulagement. Je n’avais donc pas d’infection, et le sang coagulait bien. « Ne t’en fais pas. J’ai ironiquement appris a bien caché mes douleurs, donc j’essayerais d’en faire autant pour ça. » J’avais toujours fait comme si ne rien n’était pour mon état physique, même si à un certain moment, j’étais presque trop maigre pour mon propre bien. « Mais si jamais je ne me sens pas bien, je te le dirais. » Je voulais pas non plus qu’il s’inquiète pour moi.
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Leary Wrath
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le Ven 17 Avr 2020 - 15:09
Parler avec les jeunes n’était pas si facile, accueillir leur colère et parfois leur coup l’était encore moins. Leary avait appris à force d’enseigner qu’infantiliser quelqu’un qui n’avait pas encore de diplôme n’apportait que de la colère. Les cents n’avaient pas besoin de cela, ils avaient juste besoin d’écoute. Il trouvait que le dialogue avec Rachel se passait bien même s’il fallait l’avouer, les circonstances laissaient à désirer. Au moins, elle s’entendait avec un autre odysséen et Leary était content. « On reste des êtres humains et nous avons tous notre petit caractère. » Certains odysséens lui étaient désagréables et il préférait les éviter. Ce n’était pas parce qu’ils avaient débarqué ensemble que Leary les portait plus dans son cœur, c’était un fait. Elle lui avoua ne pas avoir pardonné à tous et il comprenait. Comment l’aurait-il pris si on l’avait envoyé de force ici ? Très mal, sans aucun doute. Il hocha donc la tête, c’était ainsi et il fallait faire avec. Cela le fit sourire intérieurement quand elle parla de travailler sur sa rancune. Elle avait donc conscience des choses et essayait d’évoluer, de se remettre en question. Leary ne pouvait qu’apprécier les personnes ainsi.

Leary ne cherchait pas à ce que les cents lui pardonnent, comme les autres, il avait sa part de responsabilité. Il écouta attentivement Rachel. « Tu sais, certains d’entre nous voulaient se rebeller… Mais l’idée même de se faire éjecter a retenu la majorité. » Lui aussi comprit. Il aurait voulu se rebeller pour sa fille adoptive, mais sa femme l’avait convaincu que vivant il serait plus utile que mort. Au final, Leary avait perdu sa fille, il ne l’avait jamais plus retrouvée et ignorait ce qui lui était arrivé sur Terre. «
Mais j’apprécie que tu ne nous mettes pas tous dans le même panier. » Dit-il avec un sourire encourageant. Mais ils quittèrent cette conversation pour se concentrer sur l’idée de faire une attelle à Rachel. Pour cela, se serait bien d’avoir du bois, mais il faudrait sortir. Il fallait attendre demain, se reposer. Leary hocha la tête. « En espérant que la tempête tombe demain. » D’après son expérience, cela devrait arriver. Discrètement, il détailla Rachel, il n’aurait pas la force physique de la soulever. Avec sa main handicapée, il arrivait moins à porter des charges. Il tenta de changer de sujet, de flatter Rachel pour son rôle au sein du campement.

Il était presque sûr que la jeune femme cachait une certaine morosité. Elle voulait être plus, il comprenait, elle avait des ambitions. Il en avait eu aussi étant plus jeune. Un rire lui échappa quand Rachel parla de lui apprendre à faire à manger. Elle avait des petits airs de sa fille adoptive et rien qu’un instant, il retrouva cette légèreté d’antan. « Je veux bien, des fois je suis tellement fasciné par la flore que je me blesse. » Cela lui était arrivé une ou deux fois. Fasciné par les plantes, il avait tendance à tendre trop facilement la main et se retrouver blessé. Il aimait apprendre des autres, alors pourquoi pas apprendre de Rachel. En plus, il ne savait pas cuisiner, ce serait bien de s’y mettre un jour et de rajouter une corde à son arc même s’il y avait déjà de bons cuisiniers au sein du campement. Ils se mirent à manger et remplir son estomac le rendait de meilleure humeur, même s’il n’avait été aucunement de mauvaise humeur. Il était quelqu’un de naturellement joyeux et là encore, il ne dérogea pas à la règle. Il accueillit les paroles de Rachel sans broncher, bien sûr, physiquement il réagit, mais il ne la jugea pas. Elle avait de bonnes raisons d’être en colère. Il lui proposa de garder secret leur rencontre, mais elle ne semblait pas du même avis que lui.

« Parfois, se sentir coupable de quelque chose ne nous ramène pas ce que nous avons perdu. » Il ignorait ce qu’elle avait perdu et ce pour quoi elle se sentait coupable. Sans ses informations, il ne pouvait l’aider, à la place, il tentait de la conseiller comme il le pouvait. Seul le temps était utile pour panser les plaies, c’était évident. Il lui demanda pourquoi elle ne reprenait pas son carnet. Elle lui annonça qu’elle avait perdu son frère et Leary cessa de sourire, il comprenait mieux du coup sa réaction. Elle parla de son deuil, de voir les choses et il l’écouta. Elle tentait de rester enjoué, c’était évident. « J’ai perdu ma femme et ma fille quand je suis arrivé ici, alors je comprends. Perdre ceux que nous aimons nous change à jamais. » Et il fallait apprendre à vivre avec cela. Lui s’était mis au travail à corps perdu pour oublier la douleur, d’autres faisaient comme Rachel, alors il n’irait pas lui jeter la pierre.  Leary était satisfait, Rachel pourrait probablement tenir jusqu’à demain pour qu’ils rentrent. Elle lui affirma cacher sa douleur, comme si elle avait entendu ses pensées, elle affirma qu’elle lui dirait si elle souffrait. « Merci, il vaut mieux me dire oui. »

Il s’éloigna d’elle et regarda un instant les branches qui craquaient dans le feu. Cela avait quelque chose de très reposant de regarder les branches dans les flammes. « Si tu te sens fatiguée, tu peux te reposer, je vais monter la garde. » Il n’était pas un soldat, même s’il avait appris certains coups. Cela ne l’empêcherait pas de les défendre quelques secondes au besoin. Rachel devait se reposer et souffler un peu.
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