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Lion F. Ishtarr
DATE D'INSCRIPTION : 06/02/2016 MESSAGES : 1192 CELEBRITE : Jaden Smith COPYRIGHT : Thémis la plus talentueuse ♥ (ava + gif) ; anaëlle (signa) METIER/APTITUDES : Orientation & Combat // Serveur, voleur à ses heures perdues TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 209

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le Sam 12 Jan - 20:47




RED DAWN


JANVIER 2119 - ROAN + LION
La nuit est lourde. La cité ne connaît pas la fraîcheur de l’hiver. Il y fait chaud toute l’année, même lorsque le soleil fait mine de se cacher. Même quand c’est la lune qui se décide à briller. Sa présence n’apaise pas la chaleur des vagues invisibles qui submergent les hommes vivant plus bas. Et elle s’affiche dans le ciel tel un sourire narquois, défiant les habitants du désert d’implorer sa clémence. Comme pour se donner davantage d’importance. Comme pour faire un pied de nez à son cousin vénéré. Mais elle restera à tout jamais celle qui apporte l’obscurité. Celle qui laisse la lumière s’effacer. Celle qui invite les ténèbres à gouverner. Celle qui, en silencieuse spectatrice, voit se jouer un théâtre d’atrocités.

La nuit est lourde. La cité ne connaît pas le repos. Le jour, la nuit, il y a toujours du bruit, des cris. Des marques de vie qui sont un moyen pour autrui d’échapper à l’ennui. De grosses voix marchandes qui s’approprient les rues brûlantes. Des murmures assassins proférés en toute clandestinité. Des soupirs arrachés aux amants se laissant aller à la bestialité. Des rires alcoolisés qui s’échappent des tavernes bondées. Une flamboyante cacophonie qui fait l’âme de la cité de feu.

La nuit est lourde. Elle est pleine de crasse et des vices qui ont bercé l’enfant. Dès que les lumières s’éteignent, le côté obscur de l’Homme refait surface. La poussière des rues étroites se teinte de la rougeur du sang d’un type qu’on égorge à l’abri des regards. Les portes fermées taisent les bruits sourds des coups portés à un esclave insatisfaisant. Et celui qui mène une double vie quitte le lit pour goûter aux plaisirs de l’interdit. Le ciel noir avale l’humanité des innocents et les transforme en animaux répugnants. Des immondices qu’on devrait éloigner des enfants. Surtout ne pas les leur coller sous le nez, de peur de les voir perdre foi en l’humanité à un âge indécent.

La nuit est lourde. La sueur lui colle à la peau. Il l’ignore, bien trop débordé, bien trop habitué pour lui prêter attention. Ça s’agite dans tous les sens, il se voit obligé d’esquisser des pas de danse pour ne pas s’entrechoquer avec ces corps tout énervés. Mais il est habitué. Habitué à supporter ces rires gras, ces regards ivres, ces gueules cassées qui viennent ici se retrouver et oublier à quel point la vie les a amochés. Ce paysage désolé, désespéré, c’est son quotidien. Et c’est étrange d’en voir transpirer de la tristesse alors que les habitués complètement bourrés cèdent à l’ivresse pour rire à gorge déployée. On dirait qu’aucun malheur ne peut plus les effleurer. Les verres que Lion sert sont des échappatoires. De petits morceaux d’un bonheur temporaire, illusoire, mais nécessaires à ceux qui broient du noir. Le gamin, il s’en fiche. Il tue le temps, il tue la nuit. Il est là presque par dépit. Mais c’est toujours mieux que d’être livré à lui-même dans l’univers impitoyable du désert. Alors il reste ici, guettant la moindre occasion de se divertir. L’ennui, très peu pour lui. Et ainsi entouré de joyeux lurons éméchés, il n’a même pas l’occasion de souffler. En plus d’assurer le service pour ne pas craindre les représailles de son patron, le gamin se laisse facilement prendre à part pour refaire le monde en compagnie de ces amis d’une nuit. Et ça lui convient, comme vie. Peut-être pas pour toute la vie ; mais demain, pour lui, c’est déjà trop loin.

La nuit est longue. Elle l’épuise, le vide de ses forces. Ce soir, il se retrouve vite seul. Ses collègues ont le droit d’écourter leur soirée. Il ne va pas les en priver, seulement un peu les envier. Mais ce repos, ils l’ont bien mérité. La vie ne les a pas gâtés plus que lui. Alors leurs frêles épaules d’enfants peuvent bien s’affaisser quelques instants. Lion assure leurs arrières. Il a de l’énergie à revendre, et est plus qu’heureux de pouvoir s’épuiser à la tâche. En dépit de son corps qui maigrit de jour en jour, consumé par le train de vie de ce rescapé. Rien de bien méchant, pour le moment. Rien qui puisse effrayer ce garnement. Il n’a rien remarqué, bien loin de s’inquiéter de telles futilités. Son corps n’est pas bien important. C’est juste un instrument. Un gabarit qui lui permet de se faufiler n’importe où, une vitesse qui lui permet de semer n’importe qui, une énergie qui lui permet d’échapper au danger. Il a tout ce qu’il lui faut. Et si ses capacités physiques ne changent pas, c’est que lui ne change pas non plus.

Enfin vient le bout de la nuit. La lune entame sa course vers l’horizon. Le ciel ne va pas tarder à s’éclaircir. Dans quelques heures déjà, le soleil reprendra sa place de divinité au cœur de la voûte sacrée. Alors il est temps de refermer la parenthèse nocturne. Peu à peu, la taverne se vide. Les âmes égarées s’éloignent du temple du vice pour tenter de retrouver leur existence terne. Une chaude journée va succéder à ce voyage, et voir les hommes redevenir humains, se laver du manteau des péchés commis à la nuit tombée. Et le cycle reprendra la nuit suivante, et celle qui lui succédera, et celle encore après. Les hommes sont faits ainsi. Ils trompent l’ennui mais s’enferment dans un monotone cycle de vie. Comme c’est étrange, un être humain. Pas étonnant qu’ils se soient pratiquement tous éteints il y a un siècle de ça.

Après l’orage, le calme plat. Si le jour et la nuit semblent identiques, le temps du petit matin est unique. Il a cela de différent qu’il accueille le silence, la paix, le calme. C’est parce qu’il est trop tôt, ou qu’il est trop tard. Désœuvrés, les habitants de la cité s’arrêtent de chanter. C’est là qu’on peut profiter des rues vides, de la grande place tranquille, du silence frénétique qui bourdonne aux oreilles de ceux qui ne dorment pas. Lion fait partie de ceux-là. Sans qu’il s’en rende compte, la tranquillité le repose déjà. Mais elle n’est qu’éphémère pour cet hyperactif qui ne s’arrête jamais. Alors que les gosiers brûlés rentrent se coucher, Lion envoie valser les débris de verre éparpillés, nettoie tables et chaises malmenées, réinstaure le chaos dans ce lieu clos pour y insuffler sa propre mélodie. Celle qui sonne la fin du calvaire, et le point de départ des folles expériences de sa journée. Habitué à régner sur cette courte période de transition entre deux vies, il remarque aussitôt qu’un intrus tente de pénétrer son royaume bien gardé. La porte s’ouvre en émettant le râle usé qui les caractérise, elle et ses années de loyaux services. Le gamin sursaute et dévisage l’homme qui vient se perdre dans les méandres de cette salle évidée. Il le reconnaît aussitôt, ayant trop côtoyé le mercenaire dépité. Lion se rembrunit. Son visage se ferme et son corps se raidit. Inconsciemment, il se redresse, comme pour lui donner l’illusion d’en imposer plus qu’il n’en est en réalité. Il repose sur la table encore humide le tabouret qu’il astiquait dans un geste un peu trop brutal. Mais c’est plus fort que lui. La présence du colosse maussade n’est jamais de bon augure pour ce gamin impulsif. Nombreux sont les coups qu’il a reçus de cette tempête imprévisible. Ce type croit pouvoir en faire son esclave et le marquer avec des bleus indélébiles. Mais Lion n’est pas du genre à se laisser docilement adopter.

- On est fermé, qu’il lance à son interlocuteur.

L’indésirable n’est pas chez lui. Lion, si. Et il aime à le lui rappeler. Roan n’est pas le maître, ici. Il n’a aucun droit. En dépit de sa force et de son âge plus avancé, c’est Lion qui gouverne entre les murs de la taverne. L’enfant sait pertinemment que le mercenaire n’aime pas qu’on lui rappelle à quel point il est impuissant. C’est précisément pour ça qu’il ne peut s’empêcher d’en rajouter. Voyant que son grand ennemi ne fait pas mine de rebrousser chemin, il insiste.

- Ça veut dire que t’es pas l’bienv’nu et que tu dois t’casser, putain. Ramasse ta sale gueule de cadavre et sors de là.

Haaa, ça y est, il a élevé la voix. C’est l’excitation qui le fait bouillonner. Avec Roan, il est sûr de bien s’amuser.


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Roan Ezeriel
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le Mar 22 Jan - 15:36

Red dawn
Lion & Roan

« Game on. »
Ramener des esclaves en fuite, du moins ceux qui n’allait pas plus loin que le désert. Les ramener sans se soucier de leur sort. Comme au début. Mais, ce n’était pas le début. C’était plutôt sa descente aux enfers. Une réputation brisée, il ne récoltait que les petits contrats histoire de la réparer. C’était pénible. Puis, les entraînements où il redoublait d’ardeur. Il comptait mettre autant d’efforts qu’à ses débuts. À son âge… la chute était douloureuse. Ce qu’il avait pris du temps à bâtir, à solidifier, tout s’était effondré à cause d’une esclave. D’une foutue esclave ou peut-être par des sentiments qu’il préférait taire. Après tout, c’était sa faute s’il avait mis plus de temps pour la retrouver. Espérer qu’elle meure dans ce monde sauvage, laissée à elle-même ou pour qu’elle paie. Pour qu’elle espère vivre la fin de ses jours libre, pour qu’elle entrevoit cette liberté juste assez longtemps pour qu’une fois cette liberté ravie, l’effet serait celui d’un poignard. De plusieurs coups de fouets. Un châtiment pire que celui qu’elle avait vécu sur la place publique. Néanmoins, il passait pour un faible. Même si elle était finalement brisée. Tout le mérite était pour son bourreau. Elle était enfin brisée après tant d’années. Ce n’était pas pour autant que ses frustrations s’étaient atténuées.

L’aube était tombée depuis plusieurs heures déjà, cependant le mercenaire ne s’en était pas vraiment préoccupé. Il avait terminé sa journée en nettoyant chacune de ses armes. C’était pour cette raison qu’il avait un peu perdu conscience du temps. Trop absorbé par son travail. Un esprit si concentré qu’il en oubliait la présence d’Ezra. L’esclave avait perdu de tout son intérêt. Il s’en rendait compte. Il passait tout de même le plus clair de son temps à l’extérieur, mais à chaque fois qu’il la croisait, il avait une impression étrange. Il ne savait dire ce qu’il en était exactement. Quelques ordres donnés et il sortit. Cette fois pour prendre un verre. Prendre du bon temps. Il fut toujours un habitué de la taverne, mais ces temps-ci, il passait souvent ses soirées là. À boire, à manger, à fêter. Il y avait ce jeune garçon qui travaillait là-bas. Un jeune garçon qu’il malmenait sans vergogne afin de se défouler. Il était la cible parfaite. Lui qui avait presque autant de caractère que lui. Il avait de la chance qu’Ezra se porte à sa défense, elle savait parfois calmer ses ardeurs, sachant qu’elle pouvait prendre cher elle aussi. Ensuite, elle s’enfuit. Laissant tout derrière elle. Plus aucune barrière entre lui et ce jeune serveur. Depuis sa disparition sa patience était mince et les coups soudains plus rapides et plus rudes. Il lui rappelait Radoslav quand il était lui-même gamin, avec le même tempérament. Radoslav. Putain ce gamin simplement par sa présence lui rappelait ce vide laissé par ce dernier. Roan ne ménageait pas le garçon pour cette raison. Il se foutait bien que ce n’était pas sa faute et qu’il n’en avait sans doute pas conscience. Il voulait simplement faire de sa vie un enfer.

L’ambiance près de la taverne était éteinte. Il n’y avait plus âme qui vive. Il était trop tard. L’établissement avait fermé ses portes. Certes, pas assez longtemps pour qu’elles soient barricadées. Il poussa la porte et entra sans gêne, sans subtilité par le bruit des charnières usées. Il n’avait pas à être ici. Il n’avait aucun droit et pourtant il était entré. Son regard se posa aussitôt sur Lion qui avait capté sa présence, certainement sans difficulté. « On est fermé. » Ce n’était pas pour autant que le mercenaire rebroussa chemin. « Ça veut dire que t’es pas l’bienv’nu et que tu dois t’casser, putain. Ramasse ta sale gueule de cadavre et sors de là. » Il était sur son territoire, ça il le savait bien et c’était bien ce qui l’irritait. « Tu es de mauvais poils dis donc. » Préférant jouer la carte de l’indifférence. « Je ne compte pas partir avant que tu ne me serves, histoire que je sois pas venu pour rien, tu vois ? » Il s’approcha du comptoir, puis fouilla dans sa bourse. Il sortit quelques pièces d’or, un peu plus que le prix des consommations. Il jeta quelques piécettes avec nonchalance sur la surface de bois. « T’as pas envie d’un extra ? » Montrant entre ses doigts l'or restant. Un léger sourire malicieux aux coins des lèvres. S’il aimait lui en faire baver, il aimait l’emmerder également.

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Lion F. Ishtarr
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le Dim 27 Jan - 18:53





RED DAWN


JANVIER 2119 - ROAN + LION
Alors que le garnement se sent tout frémissant, impatient de voir quelle tournure vont prendre les événements, le colosse reste distant. Froid, inaccessible, il ne tressaille même pas à l’attaque de l’enfant. Un adulte comme lui sait pertinemment que l’ignorance est un comportement des plus méprisants, et qu’il suffira à pousser Lion dans ses retranchements. Il a bien compris que le petit m’as-tu-vu fait de son mieux pour paraître intéressant. Pour se donner une importance toute illusoire, lui qui ne vaut guère mieux qu’un bâtard. Le petit rescapé des rues sales et violentes a simplement envie d’exister. Une idée qui ne semble pas plaire au mercenaire. Car pour lui, le petit vaurien est le fantôme de quelqu’un. Un fantôme qu’il n’apprécie pas de retrouver en ce petit insolent. C’est pour ça qu’il le déteste autant. Une explication dont le petit Lion ignore tout. La tête brûlée ne cherche pas à comprendre les motivations secrètes de son bourreau, et se contente de répondre aux coups par les coups. Des coups qui ne valent pas la puissance des assauts de son brutal adversaire. Mais un jour, il s’est promis de le mettre à terre. Un jour il sera fort comme cet abruti. Un jour on cessera de le voir comme une chétive brindille. Un jour on accordera une vraie valeur à sa misérable existence.

Loin d’être impressionné par l’agressivité du petit bouffon qui l’accueille, Roan Ezeriel toise son interlocuteur avec un regard vide. Ni amusé, ni hargneux. Simplement vide. Vide de sens, vide d’émotions, vide de reconnaissance à l’égard du petit effronté. C’est comme s’il balayait du regard une salle entièrement vide, sans rien y voir. Sans même le voir. Et ça, Lion, ça le met en pétard. Le sang afflue à ses poings qui se crispent d’eux-mêmes ; sale habitude chez les gens qu’on malmène. Son regard se fait dur, perd l’étincelle d’hostilité qui le faisait briller. Ça aurait pu s’arrêter là. Quelques secondes de silence de plus, et la bombe pleine de fierté aurait explosé, déversant la rage de son égo blessé. Mais le mercenaire a décidé de jouer. Il laisse à Lyon le temps de se sentir vexé. Et puis il accepte de le laisser exister. Il ouvre la bouche et s’adresse à lui pour la première fois de la soirée. Il ne rentre pas dans son jeu – du moins pas tout à fait. Les règles, c’est lui qui les dicte. Jamais il ne se laissera berner par ce gamin brisé. Alors il poursuit sur sa lancée. Pour irriter le jeune serveur, il adopte un ton indifférent, nullement écorché par les propos de l’enfant. Une remarque moqueuse, négligente, pas tellement affolante. Mais tout ce qui franchit ces lèvres sauvages est interprété comme une insulte déguisée. Pourtant, le ton reste léger, détaché. L’enfant est un peu perturbé. Le mercenaire n’a pas l’air d’humeur à le cogner. Mais combien de fois a-t-il pensé être en sécurité avant de se faire happer dans les filets de sa cruauté ?

- Je ne compte pas partir avant que tu ne me serves, histoire que je sois pas venu pour rien, tu vois ?

Le type annonce la couleur. Il ne se laissera pas intimider. Il n’a pas fait le trajet pour repartir le gosier desséché. Et si Lion compte s’interposer, grand bien lui fasse. Le mercenaire a forcément remarqué que les lieux sont déserts. Lion est seul dans sa taverne, et personne ne lui portera secours pour déloger le client autoproclamé. Pas non plus de témoin si l’un décide de refaire le portrait de l’autre. L’atmosphère se charge d’une tension toute électrique. Alors que Lion est aux aguets, Roan reste impassible. Le mercenaire prend ses aises. Comme s’il ne venait pas de se faire jeter dehors, il s’avance au niveau du comptoir, s’y accoude comme un habitué des lieux. Tout est calme dans ses gestes, et son visage empreint d’un rictus sournois n’indique pourtant aucune nervosité. Avec un calme olympien et un air supérieur, le mercenaire fouille dans sa poche. De là où il se tient, Lion ne devine rien. Jusqu’à ce que quelques pièces d’or se déversent dans un fracas métallique des plus satisfaisants.

- T’as pas envie d’un extra ? demande le mercenaire, acceptant pour quelques secondes de se défaire de sa froide indifférence au profit d’un sourire trop malicieux pour être honnête.

Lion est bête, mais pas trop con. Un coup d’œil lui suffit pour remarquer que la somme avancée dépasse le prix d’une consommation. Le garçon ne peut s’empêcher de lorgner longuement sur ce petit butin inattendu. Pourtant, comme il voudrait ne pas y prêter attention. Ne pas laisser Roan se douter qu’il se laisse appâter. Car c’est un piège, assurément. L’or n’est qu’un moyen de parvenir à ses fins. L’agiter sous le nez de ceux qui en sont privés, c’est se garantir d’être satisfait, peu importe ce qu’on demande en échange. Et le petit voleur a cruellement soif de richesse. Quelques pièces d’or sont autant de pas de plus vers l’émancipation. Vers une liberté qu’il n’a jamais pu qu’effleurer. Vers un rêve auquel ne s’autorise pas à songer. Alors forcément, son regard s’attarde sur ces petits espoirs brillants, bruyants. Un peu trop longtemps. Puis le voleur sort de sa torpeur, avec aux lèvres un sourire moqueur.

- Pour si peu j’ai même pas envie d’te donner une chaise où poser ton cul, réplique-t-il sans se laisser démonter. S’tu veux rester, va falloir allonger, le vieux.

Provocateur comme pas deux, l’enfant se détend un peu. Il a soudain envie de jouer. Il sait qu’il saute à pieds joints dans le manège de Roan. Mais il a trop confiance en lui pour en avoir peur. Lui se voit déjà mener la danse, tromper le mercenaire et lui prendre bien plus que ce qu’il peut imaginer. Mais Lion n’est pas de ces voleurs réfléchis qui élaborent des stratégies. Il est celui qui agit. Il est celui qui bondit. Il est celui qui risque sa vie. Trop aveuglé par son égo surdimensionné, il est incapable de se rendre compte qu’il est trop proche du feu et qu’il va se brûler. D’ordinaire, ses compagnons sont là pour le lui rappeler. Leur calme et leur intelligence compensent la précipitation et l’excitation de leur ami Lion. Un équilibre qui leur sauve la mise dans bien des situations. Mais ce soir, Lion est seul. Il n’a personne pour le ramener à la raison. Personne pour tempérer ses actions. Personne pour freiner ses pulsions. A quoi bon ? Le voleur n’a pas conscience de l’aide que pourraient lui apporter ses amis. Il peut très bien exister sans qu’ils soient à ses côtés. Il ne peut pas disparaître dès qu’ils ont le dos tourné. A ses yeux, il est le loup solitaire qui s’en est sorti tout seul. Certainement pas le parasite qui survit en soutirant de l’aide à autrui. Si ça dégénère à nouveau, il survivra de nouveau grâce à lui-même. Et, comme pour se le prouver, il tente d’allumer la dynamite.

- En plus de t’faire rare, tu t’ramènes à des heures pas possibles, ça va pas l’faire ce cirque, râle le garnement, invitant tacitement son client à rester un peu plus longtemps. A croire qu’t’oses plus sortir en public. Mais j’comprends. Moi non plus j’la ramènerais pas trop si j’dev’nais l’esclave d’mon esclave.

Le feu aux poudres.


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Meeka Standen
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le Dim 8 Déc - 1:42
Ce rp était sorti des archives mais n'ayant toujours aucune réponse, il y retourne. N'hésitez pas à nous faire signe si besoin. RED DAWN // ft. roan 484338566
Roan Ezeriel
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le Ven 27 Déc - 22:31

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Lion & Roan

« Game on. »
Le mercenaire observait longuement le voleur scruter l’or qu’il venait de sortir et d’agiter juste sous son nez. Le regard fixé sur les pièces alors qu’il commençait à espérer qu’il allait sauter dans le piège et obtenir sa consommation. Normalement, il était aisé de sortir un petit supplément d’or devant le plus démunis de la cité pour obtenir une faveur. Certains ramperaient devant la moitié de ce qu’il offrait à Lion. Et le gamin…. Affichait finalement ce sourire moqueur. Son sourire à lui s’effaça, comprenant bien vite que son manège avait échoué. « Pour si peu j’ai même pas envie d’te donner une chaise où poser ton cul. S’tu veux rester, va falloir allonger, le vieux. » Il haussa un sourcil. « Hors de question, morveux. » Ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait négocier avec lui, ce n’était pas non plus aujourd’hui qu’il allait plier face à lui pour une vulgaire soif d’alcool. En fait, Lion était présentement beaucoup plus intéressant que la bouteille. Le mercenaire tendit la main et ramassa son or. Il ne comptait pas lui laisser sauf s’il pliait. Il s’agissait d’un jeu où le but était de savoir qui avait plus d’égo que l’autre. Difficile à dire, étant aussi entêté que le gamin.

« En plus de t’faire rare, tu t’ramènes à des heures pas possibles, ça va pas l’faire ce cirque. » Il était vrai que Roan se faisait plus discret dans les tavernes. Il gardait vaguement des souvenirs de sa dernière grosse picole. Peut-être était-ce mieux ainsi, ayant reprit des missions plus sérieuses. « A croire qu’t’oses plus sortir en public. Mais j’comprends. Moi non j’la ramènerais pas trop si j’dev’nais l’esclave d’mon esclave. » S’il était indifférent face aux insultes, au manque de respect venant de la part du gamin, là il avait touché une corde sensible. Une mèche venant d’être allumé et qui viendrait inévitablement à faire exploser une colère sourde. Déjà, l’air du mercenaire se durcit, sa mâchoire se comprime, son regard le toise. Si Lion voulait le provoquer, alors il avait visé juste. Une action suicidaire alors qu’ils étaient seulement tous les deux. La chaleur instantanée qui irradiait sa tête, ses tempes. Cette enivrante chaleur alors qu’il était sous le joug de la colère. Il ne fallait pas moins de deux secondes pour Roan à s’avancer vers le gamin et le coup qui partait comme un boulet de canon. Direct. Son poing qui entrait en contact avec le visage du jeune. Un coup qu’il aurait pu retenir s’il en avait la volonté. Ce qu’il n’avait pas. Il l’avait cherché. Un coup qui lui laissa une certaine douleur aux jointures. Le crâne humain était résistant et d’une dureté qui ne pouvait être sans conséquence. « Fais ton job au lieu de jouer aux grands. Ça t’feras tuer. » Et ce ne sera pas de ses mains à lui. Pas cette nuit. Tuer un gamin, non. S’il y a un contrat sur sa tête qui exige de le ramener mort, alors il le fera, mais ce n’était pas le cas. Une question de temps peut-être avant qu’il se fasse prendre à voler.  

@Lion F. Ishtarr S'il y que ce soit, fais-moi signe RED DAWN // ft. roan 484338566
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Lion F. Ishtarr
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le Ven 27 Mar - 12:01






RED DAWN


JANVIER 2119 - ROAN + LION
L’or danse bruyamment sur le bois mat. Un son cristallin, clair et pur, qui rompt le silence d’une nuit vide. Pourtant, l’or n’a de pur que le bruit. L’or pourrit, l’or pervertit, l’or avilit, oui. Il achète les âmes, les mœurs, les envies. Pour une pièce à la danse provocante, au toucher froid, à l’aspect clinquant, pour une pièce à peine les avis se plient, les convictions s’effritent, la morale s’assombrit. Un peu d’or, et le soleil se ternit. La lumière des astres s’estompe au profit de l’éclat doré du métal adoré. Bien plus que le dieu soleil, c’est l’argent qui règne sur le destin des gens. L’argent, et la cupidité des individus malveillants. Lion en est-il seulement conscient ? Pas son genre de philosopher, certainement pas sur ce sujet. Seul son bien-être est digne d’intérêt. Le comportement des autres, il s’en moque tant qu’il n’est pas concerné. Pour l’heure, c’est dans ses yeux à lui que se reflètent les petites pièces éclatantes de promesses. Dans la lueur dorée qui tranche la pénombre de la nuit, il voit mille futurs s’offrir à lui. Pour les riches comme Roan, cet argent, ce n’est rien. Deux verres de vin, trois peut-être, en somme un agréable supplément, pour ne pas parler de néant. Pour les rescapés comme Lion, c’est beaucoup plus important. Bien plus qu’un équivalent matériel, c’est une porte ouverte sur des songes qu’il ne s’autorise pas. Il s’interdit de rêver trop grand, trop fort, de consacrer ses journées à l’accomplissement d’un but hors de sa portée. L’argent, c’est quelque chose dont il a toujours été privé. Qu’on lui interdit, même maintenant, de posséder. Ses gains doivent revenir au maître des lieux, celui qui s’est impliqué dans la création de cette taverne miteuse, et non pas aux petites mains employées. Lion n’a droit qu’à sa part travaillée. Alors, rebelle et rusé, il a décidé de mettre de côté. Des petits extras, qu’on lui confie ou qu’il s’accapare dans la plus grande discrétion. Des trouvailles, ici et là, délaissées par ceux qui ne craignent pas le lendemain. Alors, pour lui, ce petit surplus de monnaie, c’est le début d’une grande richesse. Mais surtout, c’est une insulte. Une insulte délibérée proférée par un visage qu’il ne peut plus encadrer. Et sa fierté l’emporte sur tout le reste. Plutôt crever que d’être redevable à ce mercenaire tant détesté. Il n’a pas besoin de faire d’efforts pour se draper d’arrogance et offrir un rempart glacial à cette générosité douteuse. Si Roan peut se défaire de cet or avec autant d’aisance, il doit pouvoir dépenser encore un peu.

Mal lui en prend, à l’enfant. Car le mercenaire, aussi têtu de caractère, se montre réfractaire. Il se renfrogne aussitôt, abandonnant le ton complice de sa proposition, refusant l’invitation. Sa mine s’assombrit, un sourcil se hausse en signe de consternation. Lion comprend tout de suite que l’intrus n’est pas d’humeur à négocier. En plus de le déranger, d’imposer sa présence à cette heure tardive, le chasseur de prime espère soumettre le jeune pédant à son propre règlement. S’ils se dirigent lentement en direction d’un jeu malsain, Roan compte rester le seul à en fixer les règles. Mais des deux fauves, aucun n’a pour habitude de céder. S’ils continuent sur cette voie, l’affrontement est inévitable. Et Lion ne demande que ça. Provocant, suffisant, il ne peut s’empêcher d’en rajouter des couches, comme pour précipiter ce choc de titans. Puisqu’il ne peut obtenir plus d’argent de la part de son adversaire, il se vengera autrement. Et il sait pertinemment sur quelle blessure appuyer pour faire couler le sang. Alors qu’il termine sa tirade railleuse, mordante, il voit le visage de Roan changer une nouvelle fois. Le type abandonne toute façade d’impassibilité. Son regard impérieux se durcit et se glace, se confrontant violemment aux braises ardentes animant les iris incandescents de l’enfant. Sa mâchoire se crispe en même temps qu’une veine palpitant de haine naît au coin de sa tempe. Lion n’y peut rien. Ce soudain changement d’humeur lui arrache un rictus goguenard, particulièrement satisfait.

Voilà. Ce n’est pas plus difficile que ça. Il suffit d’appuyer là où ça fait mal. Et les rumeurs vont bon train dans la Cité. Il n’avait plus qu’à en choisir une, la plus avisée, la plus avérée aussi, et voilà Roan parti. Un pantin manipulable à loisir, tant il est prompt à céder à ses émotions. Le fier et indomptable mercenaire ne supportera jamais d’être comparé à moins qu’un esclave. Et Lion n’en a que faire de salir le nom d’Ezra en cet instant. De toute façon, il s’en moque d’elle. C’est ce dont il tente de se persuader depuis le retour de la fuyarde à la Cité. Sans réel succès. Mais ternir son nom lui importe peu. Il ne pense pas à elle. Il ne pense qu’à blesser son adversaire, à rouvrir des plaies à peine cicatrisées, avec des mots dont il ne saisit ni le sens ni la portée. Tout est bon à dire, du moment qu’il puisse parvenir à ses fins. Mais l’intrépide gamin ne voit pas le coup arriver. Peut-être pensait-il pouvoir échanger encore quelques joutes verbales avec l’intraitable légionnaire. Peut-être espérait-il pouvoir attendre un peu avant l’explosion des nerfs. Sans doute aurait-il préféré être le premier à dégoupiller. Son ennemi juré ne lui laisse pas cette position de force. Il ne lui laissera d’ailleurs aucune chance de l’emporter.

Cédant à la colère, n’écoutant que son instinct brutal et ses réflexes particulièrement incisifs, le colosse se redresse avec une rapidité insoupçonnée, sort de ses gonds et laisse parler ses poings. Il assène un coup violent, empli de rage et de frustration, à un Lion qui ne s’y attendait pas. Le gamin encaisse l’assaut de plein fouet, reculant sous le choc. Sa tête valse en suivant le rythme imposé par la violence. Il part en arrière, s’agrippant au meuble derrière comme à une bouée pour ne pas couler. Il perd pied un instant, sonné. Il porte instinctivement une main à sa jouée déjà enflée, sans trop oser appuyer, de peur d’alimenter la douleur cuisante qui électrise son visage. Il ne sent presque plus la peau sous ses doigts tremblants de fureur et de surprise. Il n’y a que la chair à vif qui se dessine, brûlante, pulsant sous le joug de son pouls qui s’affole. La douleur qui déchire sa mâchoire, le lance de part en part et lui tire quelques larmes de rage. Un coup déraisonné, pas du tout maîtrisé, mais correctement asséné. Les habitudes ont fait de Roan un réel danger. Mais ça, Lion ne l’évalue pas. S’il prend rarement le temps d’analyser le pétrin dans lequel il s’enfonce, face à une telle violence, il voit encore plus rouge. Ça le rend malade, une injustice pareille. Alors quoi ? Le mercenaire ose venir empiéter sur son territoire, et se permet en plus de le malmener ? Il a bien de la chance que la taverne soit déserte. Autrement, Lion n’aurait même pas eu à lever le petit doigt pour se venger. D’autres l’auraient fait pour lui. Mais, entre lui et Roan, le conflit est tout personnel. Et se faire agresser de la sorte, sur son territoire à lui, il ne le laissera pas passer. Hors de question. Les verrous de la cage sautent en un bel ensemble, et le fauve surgit, toutes griffes dehors. Le temps pour Lion de retrouver ses esprits, il se tourne vers son ennemi avec une lenteur glaciale, glaçante. Son regard est noir comme l’encre la plus pure. Il ne reste plus grand-chose de l’enfant ironique qui cherche à attirer la lumière sur lui. Il n’y a plus qu’une boule de nerfs enragés, une dangereuse bombe prête à exploser. Et Roan appuie délibérément sur le détonateur.

- Fais ton job au lieu de jouer aux grands, lance-t-il sur un ton vaguement moralisateur. Ça t’fera tuer.

Il. A. Osé. Prendre des grands airs d’adulte supérieur. Menacer l’enfant qu’il vient de dérouiller. Autant d’insultes impossibles à pardonner. Le sang de Lion ne fait qu’un tour. Sans crier gare, à l’image de cet être qu’il méprise de toute son âme, le gamin se saisit d’un tabouret traînant derrière son comptoir, et le fracasse sur le meuble qui le sépare encore de son adversaire. L’ultime barrière qu’il ne s’autorise pas à franchir. Pas encore. Et pourtant, Lion ne se contrôle plus. Tout n’est plus qu’instinct. Le meuble entre ses mains éclate. L’assise ronde s’en va tournoyer sur le sol, loin des imbéciles de minuit. Ne lui restent que trois pieds en bois fracassés, acérés, que le petit brandit comme autant d’épées. Si Roan ne le tue pas ce soir, c’est son patron qui s’en chargera le lendemain. Détruire le mobilier de la sorte n’entre pas dans ses fonctions. Pire encore, compenser cette destruction délibérée nécessitera de l’argent. Un coût qu’il fera regretter au coupable. Mais c’est bien le dernier de ses soucis. Lion n’y songe pas un seul instant. Il n’y a plus de lendemain. Il n’y a que le moment présent, sa haine et cet adversaire qu’il voudrait voir brûler dans le dernier cercle des enfers.

Le spectacle n’aurait pu être qu’une menace. Des éclats de bois pour intimider un Roan qui ne s’y attendait pas. Mais Lion ne compte pas s’arrêter là. Plus il en fait, plus vite le mercenaire et sa tête patibulaire débarrasseront le plancher. Tous les moyens sont bons pour le faire flancher. Alors, pour continuer sur sa lancée, l’enfant qui se prend pour un grand rassemble ses forces et balance ce qu’il reste du tabouret à l’autre bout de la pièce. Le geste est savamment calculé. Pas assez précis pour heurter l’intrus de plein fouet, mais suffisamment quand même pour le frôler. Juste ce qu’il faut pour lui intimer de déguerpir au plus vite. Sinon, le mercenaire s’expose à bien pire. S’il pensait venir à bout du petit fauve et de sa fierté à l’aide d’un simple coup de poing, c’est bien mal connaître l’enfant. Car, malgré son âge bien inférieur à celui de son adversaire, Lion s’est frotté aux difficultés de la vie, encaissant coups, insultes, déceptions et désespoir, se relevant toujours alors que d’autres voulaient le voir rester à terre. Alors ce n’est pas une petite bagarre d’un soir qui aura raison de celui qui a connu les combats illégaux dans les rues les plus noires de la Cité. Malgré son physique qui n’en laisse rien paraître, Lion est doté d’une certaine force, et n’est pas le plus faible quand il s’agit de cogner. Ses coups aussi font mouche. Encore un geste, encore une offense, et le mercenaire en fera l’expérience.

- ESPÈCE DE SALE P’TITE MERDE ! vocifère la grenade dégoupillée, insufflant du venin dans chaque mot qu’elle extirpe du fond de ses tripes. VA T’FAIRE FOUTRE ! C’est pas d’ma faute si t’es une merde pareille, si t’es pas content d’êt’ moins qu’un esclave faut t’pendre et c’est tout ! J’y suis pour rien ! Sale fiotte, t’as raison ouais, j’vais faire mon job et t’dégager d’là. On est fermés, je tej’ les gros cons comme toi qui veulent pas écouter. Casse-toi, enfoiré.

Comme pour donner corps à la douleur qui le démange, à la haine qui le consume, il va chercher au plus profond de son œsophage, racle sa gorge jusqu’à ses poumons entachés d’une colère viscérale, et crache sur le comptoir, à un centimètre peut-être du mercenaire. Un geste des plus injurieux, irrespectueux, un crachat empli d’une rancune fumante et d’un sang rougeoyant. Un sang blessé qui continue de couler sur ses lèvres entrouvertes, anesthésiées et comme paralysées.


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