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Theodore-Charles Jones
DATE D'INSCRIPTION : 16/09/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : Wyatt Sheperd MESSAGES : 472 CELEBRITE : Dominic Cooper COPYRIGHT : halamshiral - old money ; deadpool 2. METIER/APTITUDES : Marchand - Orientation, Diplomate. TRIBU : Pikuni. POINTS GAGNES : 103
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le Mar 15 Oct 2019 - 21:51

Est-ce qu'il faut toujours dire la vérité ? Est-ce qu'elle est toujours bonne à prendre ? C'était une question que TC s'était très rarement posé. Adepte de la vérité arrangée, des mots qui enjolivent toutes les histoires contées, il n'était clairement pas le mieux placé pour se battre pour la vérité. Et il aurait été sans doute plus facile de mentir à Makenna, peut-être même plus judicieux en vérité. Un simple « non » aurait certainement été plus facile. Autant pour elle que pour lui. Il ne fallait pas être dans les plus malins pour s'imaginer que le fait que la vie continue comme si de rien n'était pour le brun était compliqué à entendre. Les lois de la cité le débecte et s'il a toujours su passer outre pour les affaires, Makenna avait su toucher son cœur d'une manière si particulière qu'il avait songé à tout foutre en l'air.

Mais finalement, comme à son habitude, il n'avait rien fait. S'il avait amené l'ancienne esclave dans les rangs Naoris ce n'était pas seulement parce que c'était eux qui étaient les plus près mais bel et bien parce qu'il les savait aptes à l'aider. Évidemment, TC aurait pu garder Makenna avec lui, demander conseil et aide aux Naoris sans jamais quitter son chevet et ensuite, partir construire sa nouvelle vie avec elle. Il aurait pu être son appui le plus fidèle, si seulement il avait eu un minimum de courage en lui. Au lieu de ça, il s'était tenu à distance, cherchant à la protéger de sa propre lâcheté et à se protéger lui de ce qu'elle pouvait lui renvoyer. Alors pourquoi lui dire la vérité ? Pourquoi risquer la confrontation en cet instant précis ? Peut-être parce qu'il en a marre d'être lâche. Peut-être parce que s'il y a bien une personne dans ce monde qui mérite qu'on ne lui mente plus jamais, c'est Makenna. Même avec toute sa lâcheté, toutes ses faiblesses, Jones en avait conscience. Aussi, même si la vérité lui arrache les tripes et lui retourne le bide, il ne peut pas s'empêcher de l'articuler. Franche et violente, aussi dure que des coups qu'il pourrait lui mettre. Parce qu'il ne vaut pas mieux que ceux qui les rendent esclaves et il le sait. La brune reste stoïque face à la révélation et le brun se brise dans des excuses qu'il ne prononce pas, les yeux rivés sur le sol, comme persuadé qu'elle va finir par se tirer.

Au lieu de ça, c'est une question qui traverse ses lèvres. Une question qui attise la curiosité du marchand, suffisamment pour lui faire relever la tête et la scruter du regard quelques instants. Elle le prend de court et il réfléchit à la réponse, non pas qu'il ne veuille pas lui dire la vérité mais simplement parce qu'il ne sait pas ce qu'elle veut exactement. Mais elle ne tarde pas à le lui faire savoir, parlant de la princesse et d'un réflexe biaisé, TC détourne le regard pour l'éviter. Serrant les mâchoires il se souvient de toutes les rumeurs qu'il a entendu, de tout ce qui a été dit depuis qu'il est retourné à la cité. Être marchand signifiait entendre tout et n'importe quoi, souvent n'importe quoi. Mais franchir les portes d'une cité où les esclaves ne peuvent que murmurer demande une certaine attention. Et alors qu'il avait encore le sang de Makenna gravé dans son épiderme, TC n'avait pas pu faire autrement qu'entendre les rumeurs qui couraient dans les rues de la cité endiablée. Tout se savait, toujours, tout le temps. Évidemment, les mots qui couraient se déformaient et emportaient avec eux une part de vérité. Par exemple, lorsque l'on entendait parler des débarqués kidnappés, on passait de rumeurs qu'ils ne nous ressemblaient pas, qu'ils étaient immenses et monstrueux à des rumeurs qui prétendaient que beaucoup avaient été tués. En faisant le tour du monde, on se rendait facilement compte de ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas. Comme cette esclave, échappée, cachée, qui arpentait le monde dans l'ombre des mercenaires. Esclave retrouvée, d'après certains exécutée, d'après d'autres battue. Pour celui qui ne prêtait pas plus cas que ça, tout pouvait semblait vrai, il fallait longuement creuser pour espérer un semblant de vérité. Et lorsqu'il avait fait son retour à la cité, le cœur en miettes de passer les portes en imaginant une fois de plus tout ce que Makenna avait pu traverser, il avait entendu des millions de choses. Esclave affranchie, disparue dans la nature. Une princesse qui avait pris pitié, l'avait libérée. D'aucun parlaient d'un marché sale, d'autres d'une fausse nouvelle pour donner de l'espoir à des esclaves en mal de liberté. Personne n'avait de réelle réponse, encore moins aux questions de l'homme qui avait retrouvé la belle ensanglantée.

Pourtant, lorsque l'athna prononce le nom de la princesse, les rumeurs deviennent des vérités et d'autres s'effacent entièrement, classées, triées. Si Makenna était traumatisée et ne parlait pas, il savait que la demande n'avait rien d'un hasard. Elle mesurait ses mots et ses demandes, comme le moindre de ses gestes depuis qu'il l'avait retrouvée. C'était donc vrai, qu'il s'imagine. C'était une princesse qui lui avait rendu sa liberté. Mais où est-ce que ça avait merdé ? L'avait-elle trahie, envoyée à une mort certaine après cette promesse de liberté ? La princesse était-elle responsable de tout le sang qui s'était retrouvé sur la peau de l'innocente ensablée ? Des questions qu'il ne peut pas poser, ni à l’intéressée et encore moins à la fameuse princesse mentionnée. Alors il ravale ses doutes et toutes les images qui lui restent en tête. Il ravale les larmes qu'il a posé sur le corps presque mort de son amie, il ravale tous ces instants et il lui répond, après s'être raclé la gorge pour se donner confiance. « De ce que je sais tout se passe bien. » Il reste vague, hausse les épaules et reprend. « Tu sais comment c'est, il y a toujours des rumeurs mais en tous cas, le Palais est toujours là et Irina aussi. Donc c'est que ça va. »

Et ça devrait s'arrêter là, être suffisant. Parce que faut pas remuer le couteau dans la plaie, ni pour elle, ni pour lui. Mais il ferait tout pour elle, pour se faire pardonner de ce qu'il n'a pas fait durant toutes ces années. Alors il lui lance, un peu triste, le regard bas. « Si tu veux que je prenne de vraies nouvelles de la Princesse, je peux le faire. » Une main derrière la nuque. « Si c'est vraiment ce que tu veux, je le ferai, Mak. » Une affirmation, une promesse.

Parce qu'il ne peut pas changer le passé mais il peut l'aider à avoir un avenir. Parce qu'elle n'est pas morte dans ses bras, ce jour là. C'est un signe, un signe qu'il n'est pas encore trop tard pour y croire.
Makenna Askaywen
DATE D'INSCRIPTION : 21/12/2018 PSEUDO/PRENOM : ΛURORΛ BOREΛLIS MULTICOMPTES : MILA SWANN MESSAGES : 136 CELEBRITE : NADIA HILKER COPYRIGHT : VOCIVUS, ENDLESSLOVE, RILÈS METIER/APTITUDES : ESCLAVE AFFRANCHIE TRIBU : LES ENFANTS DE LA FORÊT POINTS GAGNES : 0

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le Ven 18 Oct 2019 - 20:47
Someone told me that I want more. That I'll feel half empty, ripped and torn. They say there'll be plenty other hands to hold. Now I wish they'd told me long ago. Ooh, I don't want this to break you. Ooh, but I've got no one else to talk to. (@birdy// beerus)


« Bien. » Ta réponse tient en un mot, bref, direct, complet. Peut-être un peu trop court pour exprimer les sentiments contradictoires qui se mélangent en toi. Il te faut encore intégrer l’idée que ta vie au Palais soit révolue. Par conséquent, malgré ta préoccupation à son égard, tu n’es plus en charge de la Princesse. Tu n’as plus besoin de l’accompagner, ni même de l’entraîner. Désormais elle est seule face à l’adversité. Et cette réalité te chiffonne quelque peu. Pourtant tu t’es assurée de sa préparation, sa formation, pour lui donner l’opportunité de se protéger. Sans avoir besoin de personne. Sans avoir besoin de toi. Tu avais réduit votre pacte à un simple échange, une banale transaction. Sauf que votre alliance s’est progressivement développée. Tu t’es attachée, contres toutes attentes, à cette orpheline. D’une certaine manière, sa misère faisait écho à la tienne. Ensemble, vous affrontiez les épreuves, combattant main dans la main. Dans un contexte aussi difficile que celui de la cité du feu, avoir une alliée pareille représentait un espoir incommensurable. Le genre d’espoir qui faisait la différence.

« Non, inutile de t’aventurer dans ces eaux-là. » Troubles, profondes, dangereuses, tu ne veux pas qu’il s’approche trop près. Tu préfères encore qu’il ne retourne pas là-bas. Jamais. Hélas tu es mal placée pour lui imposer un tel choix. « Préviens-moi simplement si tu apprends quelque chose. » Tu n’as pas encore tiré un trait sur ton histoire avec @Irina Draghsteel, cela ne fait aucun doute. D’ici quelques mois, peut-être, tu parviendras à prendre des distances. Quand tu auras trouvé tes repères au sein du village Naori. Pour l’instant, les habitudes ont la vie dure et te soucier de son sort en fait partie. Cependant, la proposition te semble adéquate : t’informer sans révéler que tu aies informé. Et ce, par le biais d’un homme de l’intérieur. Tu prends doucement conscience du potentiel de ton sauveur. En effet, sa situation est une véritable aubaine. De par sa profession et son intégration, il peut littéralement passer inaperçu n’importe où. Actuellement, ton esprit stratégique est usé, par conséquent tu ne parviens à ériger un plan sur le long terme mais tu résonnes d’ores et déjà en ce sens.

Petit à petit, les idées commencent à germer et tu tentes maladroitement de leur donner forme auprès de Theodore. « En fait… tu crois que… tu pourrais me rendre un service ? » Tu évites de le regarder en posant la question, gênée d’agir de la sorte. Tu as l’impression de l’utiliser et concrètement, c’est ce que tu fais. Tu identifies rapidement la nature de ton comportement pour avoir connu des comportements similaires durant cette dernière décennie. Tu regrettes presque aussi tôt d'avoir formulé ces mots mais il est le seul à pouvoir réellement t'aider. « J’aimerais que tu lances une rumeur pour moi… » Et tu lâches cette demande comme une bombe larguée depuis les cieux qui se dirige à toute vitesse sur la Terre sans dévoiler sa destination. Elle se contente de dégringoler, menaçant la vie des habitants en l'espace d'un fragment de secondes. « Une rumeur qui doit parvenir au Palais... à Irina. »


→ theodore-charles, entrée du temple sacré, fin décembre 2118
Theodore-Charles Jones
DATE D'INSCRIPTION : 16/09/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : Wyatt Sheperd MESSAGES : 472 CELEBRITE : Dominic Cooper COPYRIGHT : halamshiral - old money ; deadpool 2. METIER/APTITUDES : Marchand - Orientation, Diplomate. TRIBU : Pikuni. POINTS GAGNES : 103
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le Lun 9 Déc 2019 - 14:03
« lost »

C’est une situation particulièrement compliquée dans laquelle se retrouve le Pikuni. S’il n’a qu’une envie, celle de dire à Makenna de ne plus penser au désert, il retient ses mots. Ce n’est pas sa place, pas lui qui l’a laissée pourrir au milieu de cette cité de feu pendant trop d’années. Alors il se plie, une fois de plus, à la volonté de la belle. Dans cet air triste et cette boule au ventre terrible, il lui donne des nouvelles du palais. Même s’il reste évasif sur le sujet, il lui propose de se renseigner, si c’est ce qu’elle veut.

Tout ce qu’elle veut, il le fera pour se faire pardonner. Pardonner de ne jamais avoir été un assez bon homme, un assez bon ami, un assez bon frère. La réponse de l’ancienne esclave est nette, presque froide. D’un soupir il détourne une fois de plus le regard pour ne pas avoir à l’affronter complètement et la suite des propos lui brise le cœur. Dans sa poitrine ça se resserre comme un étau qui lui donne un peu de mal à respirer. « D’accord. » Qu’il lui répond tout simplement. Le brun n’ose plus parler, il n’ose pas s’aventurer plus loin sur le terrain, peureux de se prendre mille et un reproches sur ce qu’il est. Peureux de devoir encore une fois affronter son horrible vérité. Alors il reste silencieux, quelques instants avec les yeux qui dévient sur la forêt. C’est magnifique, par ici. Il ne prend jamais le temps de regarder ce qui l’entoure et pourtant, aujourd’hui, il trouve que son amie et la forêt sont un peu similaires. Immenses, intenses, pleines de mystères et parfois un peu oppressantes. Elle a sa place ici, au milieu des bois, peut-être parce que ces derniers peuvent la comprendre et l’aider comme lui n’a jamais su le faire. Du moins, c’est ce qu’il espère.

C’est finalement l’ancienne esclave qui reprend la parole et attire une fois de plus les pupilles brunes sur son visage. « … oui ? » Lui dit-il interrogateur, un peu perplexe sur ce qu’il va se passer. Les yeux qui se baladent sur les traits à jamais marqués de l’athna, il finit par poser son regard droit dans le sien lorsqu’elle vient au bout de sa pensée. L’idée lui glace le sang. Un frisson d’horreur lui traverse toute la colonne tandis qu’il ne peut plus détourner les yeux de la belle, cherchant désespérément une réponse derrière les yeux abîmés. « Une rumeur… » qu’il répète tout doucement, comme pour s’assurer qu’il avait bien entendu. Makenna, elle, continue sur sa lancée et lui parle de la faire parvenir au Palais, à Irina en particulier.

Le Pikuni serre les poings. Ses ongles rongés s’enfoncent dans ses paumes alors qu’il a l’impression d’imploser. La demande en soi n’est pas si compliquée que ça. Elle est réalisable de la plus simple des façons, pour la bonne raison que les Rahjaks sont férus des rumeurs. Les esclaves, les voleurs à l’étalage. Un murmure dans une oreille et les mots traversent la cité en moins de temps qu’il n’en faut pour terminer sa phrase. Le brun connaissait les personnes à qui parler pour faire parvenir les rumeurs jusqu’au palais. Il savait parfaitement à l’oreille de qui murmurer pour que les oreilles de la princesse trouvent ses mots quelques temps après. En soi, un simple oui suffisait. Oui, il allait le faire. La prochaine fois qu’il irait à la cité, il dirait ce qu’elle voulait. C’est tout ce qu’il avait à lui dire, oui. C’était simple, trois lettres à sortir de la bouche d’un des hommes les plus bavards sur cette planète. Et pourtant, ça se bloque dans sa gorge. Les poings toujours aussi serrés et le regard qui s’éloigne de la femme autrefois terrorisée. Il a beau pousser tout ce qu’il peut en lui pour se donner le courage de lui dire un simple oui, il n’y arrive pas.

Il ne peut pas. Pas comme ça, pas avec si peu d’informations. Il respecte profondément l’intimité de Makenna et tous ses secrets - en même temps, il serait gonflé de le lui reprocher. Mais là, c’est trop, il a peur qu’elle se casse, qu’elle se brise encore une fois sous ses doigts s’il lui offre ce oui tant espéré. Après de longues minutes de silence, seulement entouré par les bruits dormant d’une forêt apaisée, TC vient enfin à parler. Sa voix est brisée, de toute la force qu’elle a mis pour ne pas sortir ce oui qu’il aurait voulu lui donner. « Pourquoi, Mak ? » Ses mains se détendent doucement et ses doigts retrouvent la direction du sol, alors qu’il a les yeux qui brillent, à penser à tout ce que tout implique, dans cette foutue cité. « Pourquoi… tu veux encore être mêlée à ça, à eux ? » Même s’il était au courant qu’elle avait eu une relation un peu privilégiée avec la princesse, ça ne changeait rien pour lui. Elle ne valait pas vraiment mieux que les autres et se satisfaisait d’avoir bon nombres d’esclaves pour répondre à ses besoins. Irina traînait une certaine réputation et les oreilles du marchand le savaient pertinemment. « Je… je le ferai si tu veux mais… réfléchis bien, Mak. T’es sortie de cet enfer, ne leur donne pas des raisons pour t’y entraîner de nouveau. »

Sa voix est saccadée alors qu’il a cette peur qui gronde en lui comme un tonnerre. Cette peur de la revoir traverser les portes de la cité et de plus jamais pouvoir l’en sortir. Makenna était fracassée par la vie, les fouets et l’horreur à laquelle elle avait assisté. Makenna n’était plus l’enfant qu’elle avait un jour été, mais au fond d’elle, y avait cette flamme, celle qui avait conquis le cœur du marchand. Comme une petite sœur à protéger, il avait voulu sauver ce qu’il restait d’elle par des moyens futiles, des objets inutiles. Et puis il l’avait portée à bout de bras jusqu’aux Naoris, jusqu’ici.

Il l’avait enlevée au désert qui l’avait volée il y a de ça des années, pour l’offrir à la forêt. Mais TC était presque sûr que si Makenna franchissait à nouveau un pas sur le sable chaud, cette fois-ci, plus jamais il ne la retrouverait.

Et ça, il y était tout sauf préparé.
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