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Like a Flower made of Iron – Aéris Empty Like a Flower made of Iron – Aéris

le Sam 24 Nov 2018 - 20:37
♫ The Crown OST - The Letter ♫

Like a Flower made of Iron


Tu as l'impression de perdre pied. C'est comme si chaque jour passant, chaque heure, chaque minute, te martelait le crâne tel un gong s'entendant par delà les montagnes. Tu deviens fou Raphaël et pourtant tu tiens encore debout. Il y a bien des années que tu n'as pas eus cette impression de détresse constante... Tu avais alors quinze ans, cela faisait deux ans que les barreaux de ta cage te retenaient et tu en étais à ta troisième tentative d'évasion ou plutôt, d'agression sur gardiens. Tel un animal qui aurait voulu recouvrer la liberté tu te jetais dans la mêlée tout en sachant qu'il n'y avait pour toi aucune issue. Qu'aurais tu fais si tu leur avait échappé? Tu aurais couru jusqu'aux appartements de parents qui t'avaient enterré puis les gardes seraient revenus et tu aurais été ramené dans ta cage... L'Odyssée n'offrait pas à ses prisonniers de chance de survie. Aucune.
Et alors on t'avait assit devant un homme aux yeux d'un bleu glacial, on avait espérer mater l'animal sauvage en lui donnant un dresseur. Un homme qui devait user des mots pour t'adoucir. Et ils avaient réussit.
Tu ne sais toujours pas comment, mais tu avais baisser la tête et tendu l'échine. Tu avais fini par accepter tout ça...

Mais ici tu n'avais personne, tu refusais un contact semblable parce qu'un animal ne courbera pas l'échine deux fois, parce que tu te sens plus faible que l'adolescent de 16 ans.
Et pourtant tu te bas contre cette folie, contre les cauchemars et la douleur, de l'extérieur et si on met de côté des yeux creux et un teint pâle, tu sembles en parfait état aux yeux de tous, tu es guéris. Ou presque.

Voilà des mois que tu n'es pas revenu par ici. Le 9 Juillet. Les lieux, fidèles à eux mêmes et à cette planète à la force monumentale n'ont pas bougés. Le paysage est prit d'assaut par une nature qui engloutit un peu plus chaque jour les restes des bâtiments humains, les avalant peu à peu, à un rythme que l'oeil humain ne peut voir. Un frisson parcours ton échine alors que tu t'avances vers les ruines de l'ancienne prison, passant les anciennes clôtures d'un pas se voulant assuré. Tu as pris avec toi le nécessaire pour passer la nuit, de la nourriture, une carte, la fourrure de Güzis... Tu n'es plus un enfant, tu sais comment rester en vie bien que cela soit plus simple théoriquement qu'en pratique. Et alors que tu avances tu reconnais les lieux, le vieux mur où vous avez remarqué le fauve. Tu remontes la piste lentement, ton regard s'abaisse sur le sol rocailleux, un sourire discret apparait sur tes lèvres lorsque tu te penches pour ramasser le couteau que tu avais lâcher lors de l'attaque. Il est rouillé mais un bon nettoyage devrait le rendre à peu prêt utilisable... Les traces de sang ont disparus, lavés par les pluies et le brouillard, léchés par les animaux, tu es le dernier vestige d'un évènement éphémère nécessaire à la vie sur Terre de tout les carnivores : la chasse.

Plus loin tu t'arrête à l'endroit où le Naori t'as sauvé la vie, là aussi rien ne laisse penser qu'une alliance entre vos deux peuples a pu avoir lieu par le plus grand des hasards au moment où tu en avais le plus besoin. Tu n'as pas revu Güzis depuis, pourtant l'homme aux yeux cerclés de khôl n'a pas quitté tes pensées. Tu aimerais lui montrer que tu es toujours en vie malgré tout et que même s'il ne semblait pas avoir le plus confiance en vous... Tu avais appris la leçon.
Tu t'assieds quelques minutes, reprenant ton souffle, reposant tes jambes d'un voyage qui t'as semblé étrangement long. Tu commences à reprendre de la forme mais tu sais qu'il faudra encore quelques temps avant que tu ne sois capable de miracles...

Tu espérais en venant ici trouver des réponses à tes questions, comprendre pourquoi ton esprit était devenu ce qu'il est. Depuis ton arrivée sur Terre tu n'avais pas une seule fois ressenti la colère, ressenti le besoin de frapper, de hurler... Pourtant ton poing valide montrait les séquelles d'un coup dans un tronc, plus tôt dans la semaine. Tu te souviens encore d'avoir hurler sur Jonas au bord de la mer, alors même que le garçon n'était pas un ennemi, qu'il n'avait rien fait... Tu sais que tu ne peux pas contrôler, les troubles explosifs intermittents sont un handicap mental que tu porteras toute ta vie. Pourtant sur l'Odyssée tu avais de l'aide, aussi bien humaine que chimique. Les médicaments au campement n'existent plus. Pas pour toi. Puis personne ne sait parce que tu as beau inviter les autres à s'ouvrir au monde tu n'es pas capable de suivre tes propres conseils... Ne t'es tu jamais demandé si des gens savaient? S'ils se demandaient pourquoi un gamin e quatorze ans aurait fini en prison pour attendre la dérive?
Non. Non parce que chez vous, chacun est coupable. Du larcin au meurtre, chacun porte son fardeau.

Vous n'êtes plus sur l'Odyssée ici. Et pourtant elle vous hante encore, chacun d'entre vous. Certains en bien, d'autres tel un enfer.

Tu sursautes. D'un bond te revoilà sur tes jambes alors que tes yeux balaient le paysage... Un autre, puis encore un, les pas se rapprochent et sans même chercher à comprendre, tu as le couteau à la main, dos au pan de mur contre lequel tu étais.
Ils se rapprochent et ta main se resserre sur ton arme couleur de rouille. Encore une seconde... D'un mouvement précis tu jaillis de la cachette, Le Bras en écharpe plaquant l'inconnu au mur sans délicatesse, arme levée... Avant que tes yeux ne se posent sur ceux de l'humaine face à toi. Sa peau claire, ses cheveux de feu... Tu recules immédiatement comme pour remettre entre toi et la jeune femme un périmètre de sécurité.
«Tu m'as suivi? »
La question est légitime. Le campement est loin et tu es parti seul. Les chances pour croiser par accident l'un des tiens en cette période sont minces. Le temps est à l'orage, des éclairs frappant la mer à quelques kilomètres d'ici, arrivant vers vous à grande vitesse. Il ne faudra plus longtemps pour que la pluie ne s'abatte sur vous.
Tes iris bleues ne la quitte pourtant pas du regard alors que tu ranges ton arme, la glissant dans ta poche. «Pour être honnête. Je me serais passé de compagnie. »
Tu es monstrueux Raphaël, lorsque tu te sens vulnérable. Tu sais pourtant qu'elle n'a rien fait, qu'elle ne mérite ni tes foudres ni tes humeurs... Puis elle est là, que vas tu faire? La planter sur place? C'est mal te connaître...

Il faudra faire avec, même si tu n'as pas prévu l'équivalent de deux repas, ce n'es sera pas la première fois qu'il te faudra faire avec l'inattendu ; Ainsi est faite la vie sur Terre, ici rien n'est joué. Et c'est cette mise à l'épreuve que tu aimes tant... Sinon, à quoi bon vivre?

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Précisions:
•Le Rp a lieu le 24 Novembre
• Le temps est maussade, il est à l'orage et bientôt la pluie arrivera par rideau sur l'ancienne prison, les éclairs aussi.
• Sans être directement sur les bâtiments, le RP se passe actuellement dans ce qui est sans doute une ancienne cours de prison, pas un bâtiment.
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le Sam 22 Déc 2018 - 20:08
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